L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DE L’ÉOLIEN

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NOVEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

  • ÉOLIEN EN MER – Nouvelle station de stockage pour l’offshore britannique 24 novembre 2022

    Le développeur de projet d’énergie renouvelable Harmony Energy a mis en service une station de stockage électrique par batteries de 196 MWh à Pillswood, près de Hull dans la région du Yorkshire (Angleterre). Elle est raccordée à la sous-station électrique Creyke Beck, celle à laquelle seront également raccordées les futures tranches A et B du parc éolien en mer du Dogger Bank, de 1,2  GW chacune. La première tranche doit être mise en service dès l’été 2023. La fonction de cette station de stockage est de permettre au réseau électrique national d’optimiser l’injection d’électricité éolienne et par conséquent de réduire la dépendance aux combustibles fossiles. Pour le directeur de Harmony Energy, Peter Kavangh : « les systèmes de stockage par batteries sont essentiels pour libérer le potentiel des énergies renouvelables au Royaume-Uni, et j’espère que ce projet mettra en valeur le Yorkshire en tant que leader en termes d’énergies vertes ».

  • ÉOLIEN – Repowering : premier parc rénové dans la Somme 24 novembre 2022

    Installées en 2005, les six éoliennes du parc de Bougainville dans la Somme viennent d’être totalement démantelées pour être remplacées par six turbines Vestas de dernière génération. Cette opération a permis d’augmenter la puissance du parc de 12 à 18 MW sans emprise supplémentaire foncière. La production d’électricité augmentera ainsi de plus de 50 %. Ce repowering mené par Boralex, qui exploite le parc depuis 2018, est le premier du genre dans le département. Outre le gain de puissance, le renouvellement de ce parc profite à l’économie circulaire puisque les éoliennes démantelées vont être acheminées vers la filière recyclage afin de bénéficier d’une seconde vie sur le marché de l’occasion européen. Les matériaux (béton et acier) retirés des fondations seront également envoyés vers leurs filières de recyclage respectives pour être revalorisés dans le secteur du BTP. « Entre l’influence positive sur l’environnement, les avancées technologiques permettant une plus grande production, la pérennisation des engagements avec des territoires accoutumés à l’éolien et la rapidité de déploiement, le renouvellement de parcs éoliens est une réponse concrète à la volonté affichée par le gouvernement français d’accélérer la production d’énergies renouvelables », commente Nicolas Wolff, premier vice-président et directeur général, Europe de Boralex.

  • ÉOLIEN EN MER – Neuf pays rejoignent l’Alliance mondiale pour l’éolien en mer 17 novembre 2022

    À l’occasion de la COP27 sur le climat en Égypte, neuf pays ont annoncé avoir rejoint l’Alliance mondiale pour l’éolien en mer (Gowa). L’Allemagne, la Belgique, la Colombie, les États-Unis, l’Irlande, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni intègrent ainsi cette alliance initiée conjointement par l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), le Danemark et l’association mondiale des professionnels du secteur (Global Wind Energy Council). Leur objectif est de lever les barrières au développement de cette énergie afin de la développer « à grande échelle, en peu de temps et à un prix compétitif ». L’Irena et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estiment, en effet, que les capacités éoliennes en mer devront dépasser les 2 000 GW en 2050, contre seulement un peu plus de 60 GW aujourd’hui, pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et atteindre la neutralité carbone. L’alliance ambitionne de contribuer à cet objectif avec une capacité totale installée d’au moins 380 GW d’ici 2030.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Hywind Tampen entre en service 17 novembre 2022

    La première éolienne flottante du site de Hywind Tampen est entrée en service début novembre. Situé à 140 kilomètres des côtes norvégiennes, ce site sera le plus grand parc éolien flottant au monde avec une puissance de 88 MW. Il comportera au total 11 éoliennes de 8 à 8,6 MW chacune, fixées sur des flotteurs de type “spar” (en forme de crayon immergé). Développé par Equinor, une société norvégienne du secteur de l’industrie pétrolière et gazière, le parc devrait voir la mise en service de six éoliennes supplémentaires d’ici la fin de l’année, les quatre dernières étant attendues pour 2023. Le site de Hywind Tampen participera à la transition énergétique de la Norvège, mais sa production d’électricité alimentera des plateformes gazières et pétrolières Snorre et Gullfaks opérant en mer du nord norvégienne. Le parc couvrira 35 % de leurs besoins d’électricité, réduisant de 200 000 tonnes par an les émissions de CO2 des plateformes.

  • ÉOLIEN – Un parc de 500 MW dans le golfe de Suez 10 novembre 2022

    Le consortium Red Sea Wind Energy, formé par Engie, le japonais Eurus Energy, l’entreprise égyptienne Orascom Construction et l’investisseur nippon Toyota Tsusho Corporation, a posé le 31 octobre la première pierre du parc éolien de 500 MW, situé à Ras Ghareb, en Égypte, sur les rives du Golfe de Suez. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministère égyptien de l’Électricité et de l’énergie renouvelable. Les travaux devraient durer 30 mois et l’électricité produite sera vendue à l’entreprise publique Egyptian Electricity Transmission Company (EETC) dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité d’une durée de 20 ans. Il sera en mesure d’alimenter l’équivalent de 800 000 foyers égyptiens. Un premier parc de 262,5 MW avait déjà été inauguré fin 2019 à proximité par Red Sea Wind Energy.

  • ÉOLIEN EN MER – Eolink passe en phase d’essai 10 novembre 2022

    L’Ademe vient d’accorder une aide financière de 14,9 millions d’euros dans le cadre du Programme « France 2030 » pour soutenir l’installation de l’éolienne flottante Eolink sur le site d’essai en mer du SEM-REV en Loire-Atlantique. Le projet, qui associe Eolink, Valorem ainsi que l’École Centrale de Nantes, porte sur le développement d’une éolienne flottante innovante, où la turbine est juchée en haut d’une structure quadripode et non en haut d’un mât comme les éoliennes actuelles. Cette conception devrait permettre de diminuer le coût de l’électricité grâce notamment à la réduction de 30 % de la masse d’acier du flotteur, estime Eolink. Le démonstrateur sera mis en service courant 2024 sur le site d’essai au large du Croisic. D’une puissance de 5 MW, l’éolienne subviendra à la consommation électrique annuelle de 7 000 habitants. Eolink est concepteur et coordinateur du projet, les Chantiers de l’Atlantique contribuent à la fabrication du flotteur en acier, tandis que Valorem est en charge de l’assemblage turbine-flotteur et de la maintenance de l’éolienne durant son exploitation. Selon Alain Morry, directeur commercial d’Eolink, « Les éoliennes flottantes pourraient subvenir à 50 % des besoins électriques de la France en couvrant seulement 3 % de notre espace maritime. Les éoliennes flottantes tirent profit du vent stable en mer et peuvent être installées loin des côtes. L’enjeu de cette technologie est d’offrir un coût de l’énergie acceptable dans la décennie à venir. Le projet 5 MW est une étape importante pour le développement de notre entreprise, il nous permettra de proposer une solution compétitive pour les fermes commerciales, notamment sur les projets Bretagne Sud et Méditerranée. »

  • ÉOLIEN – Nouveau parc éolien dans la Vienne 4 novembre 2022

    Arkolia Énergies et EDF Renouvelables ont inauguré, le 20 octobre dernier, le parc éolien du Vent de la Javigne situé dans le département de la Vienne (Nouvelle-Aquitaine). Le parc de 15 MW est composé de 5 éoliennes et produit équivalent de la consommation électrique annuelle de 15 000 habitants, soit plus de la moitié de la Communauté de communes du Civraisien en Poitou. Une attention particulière a été portée à la préservation de la biodiversité sur la zone : 1,5 hectare de terrain a été ensemencé avec des plantes dites mellifères, attractives pour les abeilles. Des mesures ont également été mises en place pendant la moisson et la fauche, en bonne coordination avec les exploitants agricoles locaux, afin que les oiseaux puissent venir sur la parcelle se nourrir.

  • ÉOLIEN – L’éolien tiraillé entre le gouvernement et le Sénat 4 novembre 2022

    Le gouvernement et la majorité Les Républicains (LR) du Sénat peinent à s’accorder concernant l’éolien terrestre. La chambre haute a proposé un amendement qui donnerait un « droit de veto » des maires en amont des projets d’implantation d’éoliennes terrestres, y compris pour les maires des communes limitrophes. Les sénateurs proposent de conditionner l’autorisation environnementale à l’accord de toutes les communes concernées par le projet. Un tel droit de veto accordé aux maires irait à l’encontre de la volonté du gouvernement d’accélérer le développement des énergies renouvelables. Ce texte adopté par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat propose un système à double détente qui donnerait la possibilité aux élus locaux de « faire évoluer » le projet en amont puis dans un second temps de valider ou non l’implantation. La ministre de la Transition énergétique s’étonne sur France Inter le mercredi 2 novembre « qu’avant même d’avoir regardé l’impact économique, l’impact sur la biodiversité et sur les paysages, on permettrait à des maires qui n’accueillent pas de projet de donner leur avis. » Selon la ministre, ce droit de veto n’est pas demandé par les maires eux-mêmes. Elle rappelle au contraire les enjeux de souveraineté énergétique du pays et la nécessité d’accélérer le développement de toutes les énergies renouvelables.

OCTOBRE 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

  • ÉOLIEN EN MER – Un partenariat pour 5,2 GW supplémentaires au Danemark 28 octobre 2022

    Ørsted a annoncé le 25 octobre un partenariat avec Copenhagen Infrastructure Partner (CIP) pour le développement de 5,2 GW d’éoliennes en mer au Danemark. Le développeur et le fonds d’investissement joignent ainsi leurs forces (avec une participation de 50 % chacun) pour développer quatre projets : Vikinge Banke (1,1 GW) et Jyske Banke Nord à l’ouest de la péninsule du Jutland, et Bornholm Bassin Syd (1,5 GW) et Bornholm Bassin Øst (1,5 GW) à l’est en mer Baltique. Ces projets seront développés sous le nouveau système « open-door » danois. Ce dernier donne l’initiative au développeur pour proposer son projet (avec une description minimale) qui doit ensuite obtenir une licence pour effectuer des investigations supplémentaires. « Nous sommes fiers de présenter notre proposition avec Ørsted pour garantir la fourniture d’énergie au Danemark, ce qui n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui. Si nous réussissons à mener à bien ces projets, nous assurerons également l’électricité renouvelable nécessaire à l’industrie danoise pour booster le Power-to-X », assure Torsten Lodberg Smed, associé chez CIP.

  • BORNE DE RECHARGE RENOUVELABLE – Recharge à l’électricité éolienne 28 octobre 2022

    Kallista Energy, la start-up qui présentait son projet de station de recharge pour véhicules électriques alimentées par l’éolien il y a plus de 2 ans, a inauguré fin septembre sa station pilote en présence de ses partenaires ABB E-mobility et Seine Normandie Agglomération. Située le long de l’A13, elle accueille quatre points de charge. Les bornes ABB Terra 360 peuvent proposer jusqu’à 360 kW, permettant de recharger 100  kilomètres d’autonomie en 3 minutes, d’après l’entreprise. Cette station pilote permettra d’étudier la possibilité d’un déploiement de 90 autres stations très haute puissance à partir de 2023 dont la majorité sera directement raccordée à des éoliennes (lire le hors-série « La mobilité électrique renouvelable » d’avril 2021 du Journal des énergies renouvelables). « La borne ABB Terra 360 réunit plusieurs qualités que nous voulons mettre au service de nos clients, à savoir la puissance, la simplicité d’usage et l’évolutivité notamment avec les 4 points de charge par borne. À cela viendra s’ajouter une plus grande compétitivité du prix de la recharge quand nous lancerons nos stations raccordées à des éoliennes », explique Johann Tardy, directeur général de Kallista Energy.

  • ÉOLIEN OFFSHORE FLOTTANT – Choix du transporteur des éoliennes flottantes du Golfe du Lion 20 octobre 2022

    Eiffage Métal a confié à Maersk Supply Service (filiale de l’armateur danois Maersk) le transport et l’installation de trois éoliennes de 10 MW sur le parc éolien flottant pilote EFGL (Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion) en Méditerranée. L’étendue des travaux comprend l’ingénierie, le transport, la livraison sur site et l’installation en mer des éoliennes, ainsi que l’approvisionnement et l’installation des systèmes d’amarrage. Le futur parc de EFGL est situé à à 16 kilomètres au large de Leucate dans le Parc Naturel Marin du Golfe du Lion. Les co-développeurs sont Ocean Winds (coentreprise EDPR/Engie) et La Banque des Territoires avec pour projet d’alimenter en électricité 50 000 foyers et entreprises. Les trois turbines seront installées sur des unités WindFloat semi-submersibles conçues par Principle Power. Les opérations devraient avoir lieu au quatrième trimestre 2023.

  • ÉOLIEN OFFSHORE FLOTTANT – Un premier parc flottant sans subvention ? 20 octobre 2022

    Le développeur d’énergies renouvelables allemand BayWa r.e. vient officiellement de demander les droits exclusifs d’exploitation d’une aire marine au large des côtes de Viana do Castelo au Portugal pour un projet, qui, selon la société, sera le premier parc éolien flottant sans subvention au monde. L’entreprise prévoit de développer un site offshore flottant qui comptera 30 turbines et développera jusqu’à 600 MW de puissance totale. Le modèle d’affaires de BayWa r.e. sur le site de Viana do Castelo ne repose que sur la vente de l’électricité du futur parc au travers d’un contrat d’achat d’électricité (PPA). Le directeur technique de l’énergie éolienne en mer de BayWa au Portugal, Ricardo Rocha, a déclaré au journal portugais Público : « Dès que nous aurons le droit d’exploitation, nous commencerons à investir dans le projet rapidement, car notre objectif est de commencer la construction en 2025 pour une mise en service en 2028. » Ce projet représenterait un investissement de 2,5 milliards d’euros, a-t-il ajouté. Au-delà du seul parc de Viana do Castelo, BayWa r.e. entend mobiliser les infrastructures locales pour la création d’une chaîne d’activité tournée vers le segment de l’éolien en mer au Portugal.

  • ÉOLIEN – Nouveau parc éolien dans le Beaujolais 14 octobre 2022

    Le 29 septembre dernier, EDF Renouvelables a inauguré le parc éolien de Beaujolais Vert, situé sur la commune de Valsonne dans le département du Rhône pour une puissance de 12 MW. Composé de 4 éoliennes, le parc a été développé en étroite collaboration avec la commune de Valsonne et la Communauté de Communes de l’Ouest Rhodanien depuis 2014, la construction du parc a été lancée en 2019, mobilisant majoritairement des entreprises locales. Les habitants du département et des départements limitrophes ont été invités à investir dans le projet à travers une plateforme de financement participatif en 2017. Les 150 000 € récoltés ont été collectés à hauteur de 87 % auprès des habitants de la Communauté de l’Ouest Rhodanien. Dans un souci de préservation de la biodiversité, l’impact sur le boisement a également été réduit au maximum avec 2,5 hectares défrichés puis replantés dès la fin du chantier. Le parc fournira l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’environ 13 000 habitants, soit un quart de la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien.

  • ÉOLIEN EN MER – Parc éolien de Noirmoutier : les commandes sont passées 14 octobre 2022

    Un an après le lancement des appels d’offres pour ses fournisseurs de rang 1, le parc éolien en Mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) vient d’annoncer la sélection pour les lots majeurs du futur chantier. Les différents éléments des 62 éoliennes de 8 MW chacune seront fabriqués (pales) et assemblés (nacelles et génératrices) dans la nouvelle usine de Siemens Gamesa au Havre. Les fondations de type monopieux, les pièces de transition seront fabriquées par Eiffage Metal dans ses usines belges de Smulders tandis que la partie basse des monopieux sera réalisée par le groupe chinois Dajin dans ses usines de Penglai, en Chine. La sous-station électrique sera construite par les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire. Concernant le câblage, un contrat a été signé avec la société française Louis Dreyfus TravOcean pour l’installation des câbles sous-marins, reliant les éoliennes à la sous-station électrique, et celle de leur protection. Les câbles sous-marins, seront fabriqués par le groupe Prysmian dans les usines de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne). La mise en service progressive du parc, qui à terme développera une puissance de 496 MW, est prévue courant 2025.

  • ÉOLIEN – Un parc citoyen dans les Côtes-d’Armor 7 octobre 2022

    Le parc éolien du Clos-Neuf, situé sur les communes d’Illifaut et de Merdrignac dans le département des Côtes-d’Armor, a été inauguré le 16  septembre dernier. Le parc, d’une puissance de 12 MW, est composé de quatre éoliennes pour une production annuelle estimée à 26 GWh soit l’équivalent de la consommation électrique de 14 000 habitants. Il a pour actionnaire la société Clos Neuf Éolien Citoyen, la Banque des Territoires, le groupe breton Quénéa et le producteur indépendant d’énergie renouvelable BayWa r.e. Sur un investissement total de 22  millions d’euros, un million d’euros a été investi soit directement par des citoyens actionnaires (500 000 €), soit sous forme de financement participatif (500 000 €). Les actionnaires citoyens disposent ainsi d’un accès à la gouvernance du parc éolien et bénéficieront des retombées économiques du projet en proportion de leurs investissements, sur l’ensemble de la durée de vie du parc.

  • ÉOLIEN – Une filière en retard sur ses objectifs 7 octobre 2022

    Mardi 4 octobre, France énergie éolienne (FEE) a présenté son Observatoire éolien 2022. Ce moment est l’occasion de revenir sur les principaux agrégats économiques et énergétiques du secteur mais également de passer quelques messages forts quant à la situation de l’éolien en France. Côté chiffres clés, le secteur représentait fin 2021  9 000 éoliennes installées sur le territoire pour une puissance totale de 19 GW et une production électrique de 36,8 TWh, soit 7,7 % de la consommation électrique du pays. C’est également la première filière renouvelable en termes d’emplois avec 25 500 emplois directs recensés, un chiffre en progression de 12,8 % par rapport à 2020. Autre donnée importante, la somme reversée à l’État dans le cadre du dispositif de complément de rémunération s’est élevée à 8 milliards d’euros en 2021  pour les filières éolienne et photovoltaïque. Une manne importante qui contribue directement au financement du bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement pour faire face à l’envolée des prix des énergies. Du côté des messages, la FEE rappelle ce que toutes les études nationales ou internationales ont démontré, à savoir que l’éolien, terrestre et en mer, est une filière indispensable pour décarboner le mix énergétique. Aussi, l’association insiste sur le retard pris par rapport aux objectifs fixés par la Programmation pluriannuelle de l’énergie car en 2021 seuls 1 191 mégawatts supplémentaires ont été raccordés, soit la moitié de ce qui aurait été nécessaire pour rester sur la trajectoire des 24 GW en service fin 2023. Au total, France énergie éolienne estime le manque à gagner (sur les recettes perçues par l’État) dû au non-respect des objectifs de la PPE à 600 millions d’euros en 2021.

SEPTEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • ÉOLIEN – Parc éolien dans le Maine-et-Loire 30 septembre 2022

    CNR (Compagnie Nationale du Rhône) et l’exploitant français éolien, energieTEAM, ont inauguré le 14 septembre dernier le parc éolien du Haut-Segréen situé sur la commune de Segré-en-Anjou-Bleu dans le département du Maine-et-Loire. Ce parc éolien mis en service en août 2020, est composé de 3 éoliennes Vestas V100, d’une hauteur en bout de pale de 150 mètres, qui produisent 15 millions de KWh par an, l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 7 000  habitants, soit près du tiers de la population de Segré-en-Anjou-Bleu, et permettent d’éviter l’émission de 4 400 tonnes de CO2 par an.

  • HYDROGÈNE RENOUVELABLE – Un nouveau pas vers une production d’hydrogène vert pour Lhyfe 30 septembre 2022

    Jeudi 22 septembre, la start-up nantaise Lhyfe a franchi une nouvelle étape dans le cadre de son projet Sealhyfe avec l’inauguration à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) du premier démonstrateur de production d’hydrogène renouvelable en mer. Le dispositif est constitué d’une barge flottante houlomotrice (réalisée par GEPS Techno) couplée à une unité de désalinisation d’eau de mer de Lhyfe et un électrolyseur de 1 MW de type PEM (membrane à échange de protons) fourni par l’américain Plug Power. Intégrée par Eiffage énergie systèmes, l’unité pilote produit déjà de l’hydrogène bas carbone à partir d’eau de mer mais utilise pour cela le courant du réseau électrique. L’électrolyseur est, en effet, toujours à quai et ce pour une période test de 6 mois. Au printemps 2023, le démonstrateur sera déployé à 20 km au large du Croisic, sur le site d’essais du SEM-REV de Centrale Nantes, pour une campagne de 12  mois, durant laquelle le système sera alimenté par l’éolienne flottante Floatgen de BW Ideol.

  • ÉOLIEN – Power to X : production d’hydrogène et de chaleur au Danemark 22 septembre 2022

    Au premier semestre 2023, l’entreprise danoise European Energy, spécialiste des projets d’énergie renouvelable, mettra en service une unité de production d’hydrogène vert sur le port d’Esbjerg, situé à l’est du pays. Les électrolyseurs seront alimentés « directement » par le parc éolien de Måde, situé aux portes de la ville d’Esbjerg. L’hydrogène servira aux usages portuaires et maritimes, ainsi qu’à des clients industriels. La chaleur produite par les électrolyseurs alimentera le réseau de chaleur de la ville. Elle permettra de couvrir les besoins de 200 foyers. European Energy ne précise pas la puissance des électrolyseurs mais annonce déjà de futures extensions. « L’usine est également une usine de démonstration et fournira de précieuses connaissances à l’industrie sur la façon de mettre en œuvre le couplage sectoriel lorsque des usines encore plus grandes devront être construites », a déclaré Rene Alcaraz Frederiksen, responsable de l’économie et de l’optimisation des projets Power-to -X, de European Energy.

  • ÉOLIEN – Réparation de pale sur site 22 septembre 2022

    La société danoise CNC a développé un procédé pour réparer sur site les pieds de pale d’éolienne. Avec le temps, des microfissures peuvent en effet se former à la base des pales, connectée au rotor, qui peuvent endommager leur structure voire mener à la casse pure et simple d’une pale. La réparation impliquant un retour en usine, long, logistiquement compliqué et coûteux, le plus simple était généralement de remplacer la vieille pale par une nouvelle. CNC propose au contraire de démonter la pale sur place, et grâce à une unité mobile de forer les cavités usagées et d’y fixer de nouvelles pièces de connexion au rotor. La réparation sur place permettrait ainsi d’étendre la durée de vie des éoliennes existantes. Le service de CNC devrait être disponible à partir de l’automne 2022, pour toutes les tailles de pales, assure l’entreprise.

  • ÉOLIEN – Les préfets rappelés à l’ordre 22 septembre 2022

    Dans une circulaire datée du 16 septembre, le gouvernement demande aux préfets de « mettre en place toutes les actions requises » afin d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables sur le territoire et en particulier l’éolien terrestre. Cette circulaire signée par les ministres de la Transition écologique, de la Transition énergétique, de l’Industrie et de l’Intérieur, indique que les dossiers en cours d’instruction représentent « près de 10 GW de projets photovoltaïques et éoliens et environ 5 TWh de capacités de gaz renouvelables ». Pour le gouvernement, il s’agit de « faire en sorte qu’aucune instruction n’excède 24 mois, sauf situation très exceptionnelle ». En ce qui concerne l’éolien, la circulaire met en avant «  un objectif de 18 mois entre la date de dépôt d’un projet de renouvellement ou d’augmentation de puissance de parcs éoliens existants, et sa mise en œuvre ».

  • ÉOLIEN EN MER – Nouveau parc sans subvention en Allemagne 16 septembre 2022

    En Allemagne, moins d’une semaine après la clôture du dernier appel d’offres éolien en mer, l’Agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur) a annoncé l’heureux lauréat le 7 septembre dernier. L’entreprise RWE Renewables Offshore HoldCo Four GmbH se voit ainsi attribuer un parc de 980 MW en Mer du Nord au prix de 0 c€ par kWh. Le candidat s’est montré en effet assez confiant pour estimer pouvoir vendre l’électricité du futur parc sur le marché ou via des contrats de gré à gré. Le parc doit entrer en service en 2027, précise l’agence. Pour cela, la zone concernée avait au préalable été étudiée (faune, flore, sol marin, etc.) par l’Office fédéral de la navigation maritime et de l’hydrographie (BSH). Les coûts des études préliminaires sont imputés au soumissionnaire retenu.

  • ÉOLIEN EN MER – Seatwirl : le démonstrateur de 1 MW prend forme 16 septembre 2022

    Le projet d’éolienne flottante innovante S2x de l’entreprise suédoise Seatwirl connaît de nouveaux développements. S2x est le démonstrateur d’1 MW d’une éolienne flottante à axe vertical, à trois pales. C’est justement du côté des futures pales qu’une étape importante a été validée début septembre avec l’achèvement des tests de pré-production menés auprès du spécialiste suédois des matériaux composites Elitkomposit. Les essais menés sur une section témoin de deux mètres, mais issus du véritable moule qui sera utilisé lors de la production industrielle, ont été fructueux. Ils ont notamment permis de mieux prévenir la formation de poches d’air dans la structure des pales et de préconiser que les lames soient recouvertes d’un treillis de cuivre afin de mieux prévenir les dégâts de la foudre. La production des véritables pales, longues de 40  mètres, devrait débuter à l’automne. La seconde avancée concerne la construction de la S2x pour laquelle un partenariat a été signé avec le norvégien Westcon Yards, spécialiste de l’industrie maritime et offshore. Pour l’instant, l’accord se limite à une lettre d’intention mais un contrat devrait être prochainement conclu pour le montage et l’acheminement du prototype sur un site d’essai localisé en Norvège et pour lequel Seatwirl a obtenu une concession de cinq ans de la part de la Direction norvégienne des voies navigables et de l’énergie. Le site de démonstration de l’éolienne flottante S2x est situé à environ 700  mètres de la côte dans des profondeurs d’eau allant jusqu’à 130 mètres. Parmi les avantages de la conception à axe vertical figure le fait que le générateur se situe à la base du mât, et non en hauteur comme les éoliennes classiques, ce qui devrait notamment faciliter la maintenance.

  • ÉOLIEN – La Suisse teste un couplage éolien-solaire 9 septembre 2022

    Le centre de compétences immobilières du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, armasuisse Immobilier, a déposé un permis de construire pour l’installation d’une éolienne hybride. Des « pétales » solaires photovoltaïques bifaces, seront en effet fixés à la base du mât de l’éolienne, de façon à former une  « Fleur des vents » comme la nomme la société. Ce dispositif hybride devrait être testé dans l’espace alpin de la zone « La Stadera » (district de la Surselva, canton des Grisons – Suisse). Le rendement attendu pour la partie éolienne est d’environ 27 MWh/an et d’environ 35  MWh/an pour la partie photovoltaïque. Le dispositif devrait pouvoir passer en mode test à l’automne 2023 et l’analyse des résultats est attendue pour le 4e trimestre 2024. Ces données détermineront si le projet d’aménagement final de neuf installations hybrides sera mis en œuvre.

  • ÉOLIEN EN MER – Le parc de Saint-Nazaire est au complet 9 septembre 2022

    Les 80 éoliennes du parc éolien en mer Saint-Nazaire ont toutes été installées, annonce la société Parc du Banc de Guérande, propriétaire du projet. Le raccordement des éoliennes se poursuit mais la mise en service de l’intégralité du parc doit être effective d’ici la fin de l’année. L’électricité produite par le parc fournira l’équivalent de 20 % de la consommation du département de la Loire-Atlantique.

  • ÉOLIEN EN MER – Le plus grand parc éolien offshore au monde 9 septembre 2022

    Développé par la société Ørsted et localisé à 90 kilomètres au large des côtes du Yorkshire, au Royaume-Uni, le site de Hornsea 2 développe une capacité totale de 1,3 GW et peut ainsi générer suffisamment d’électricité pour alimenter environ 1,4 million de foyers, ce qui correspond à la taille de Manchester. Avec le premier parc de la zone, Hornsea 1 de 1,2 GW, ils sont capables d’alimenter 2,5 millions de foyers. Chacune des 165  turbines de Hornsea 2 mesure environ 200 m de haut à partir du niveau de la mer jusqu’au sommet des pales qui mesurent, quant à elles, 81 m de long. Une seule rotation prend six secondes et fournit suffisamment d’énergie pour alimenter une maison pendant une journée. Le futur parc d’Hornsea 3, également attribué à Ørsted en juillet dernier, comptera 2,85 GW supplémentaires, de quoi fournir l’électricité à 3,2 millions de foyers britanniques. Le Royaume-Uni vise 50 GW de capacité en mer d’ici 2030. Il y a dix ans, les énergies renouvelables ne représentaient que 11 % du mix énergétique du Royaume-Uni. En 2021, il était de 40 %, l’éolien offshore étant la composante la plus importante.

  • ÉOLIEN EN MER – L’éolien flottant se concrétise en Méditerranée 1 septembre 2022

    Début août, le gouvernement a annoncé une nouvelle étape pour les deux futurs parcs éoliens flottants de 250 MW en Méditerranée avec la sélection de 13 candidats qui participeront à la phase de dialogue concurrentiel. Un résultat qu’Anne-Catherine de Tourtier, présidente de l’association France énergie éolienne (FEE), qualifie de « nombre record de candidats, preuve de l’attractivité du territoire français, de l’engagement des collectivités territoriales et du leadership français en la matière ». Chaque société va désormais s’atteler à l’élaboration d’un projet de cahier des charges avec les services de l’État. Une fois cette période de dialogue concurrentiel achevée, le gouvernement choisira un ou deux lauréats à l’automne 2023. Le projet débouchera à terme sur la construction de deux parcs éoliens flottants de 250 mégawatts (MW) chacun dans le golfe du Lion : l’un au large de Port-la-Nouvelle (Aude) et l’autre près de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Il est également prévu que chaque parc puisse éventuellement bénéficier d’une extension de 500 MW supplémentaires. Leur mise en service est fixée pour 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – Des pales recyclables pour le parc du Calvados 1 septembre 2022

    Le gestionnaire du parc éolien en mer du Calvados annonce la commande de pales recyclables baptisées RecyclableBlade, développées par Siemens Gamesa et qui seront installées sur dix éoliennes du futur parc. Fabriquée à partir d’une combinaison de matériaux coulés ensemble avec de la résine, le modèle RecyclableBlade permet de séparer efficacement la résine des autres composants à la fin de vie de la pale, pour une réutilisation des matériaux dans de nombreuses applications (industrie automobile, aéronautique, ferroviaire…). Le site sera le premier parc français à être équipé de ces pales recyclables innovantes. D’une capacité de 450 MW, le parc sera composé de 64 éoliennes localisées à plus de 10 kilomètres des côtes du Bessin. En construction depuis 2021, sa mise en service est prévue à l’horizon 2024. Il produira l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 630 000 personnes, soit plus de 90 % des habitants du Calvados.

JUILLET 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • ÉOLIEN – Éolien et photovoltaïque rapportent 15 milliards à l’État 22 juillet 2022

    Selon la délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) du 13 juillet relative à l’évaluation des charges de services publics de l’énergie (CSPE), l’éolien et le photovoltaïque devraient rapporter 15,45 milliards d’euros à l’État sur les exercices 2022 et 2023, dont 10,44 milliards pour l’éolien seul, relève France Énergie Éolienne (FEE). Ce phénomène s’explique par le système de complément de rémunération. Ce dernier prévoit que l’État complète la rémunération des exploitants quand le prix de marché est inférieur au tarif accordé aux projets renouvelables. À l’inverse, quand le prix de marché est supérieur au tarif d’achat convenu pour l’électricité renouvelable, les exploitants reversent le trop-perçu à l’État. FEE avait estimé en avril dernier le bénéfice pour l’État à 14,4  milliards, ce qui est proche du chiffre révélé aujourd’hui par la CRE. D’après cette association des professionnels de l’éolien, ce mécanisme montre qu’il peut être un amortisseur aux crises de l’énergie. Sa présidente, Anne-Catherine de Tourtier, remarque en outre que « La France rallume ses centrales à charbon alors que dans le même temps 4,7  GW de projets éoliens et 3 GW de projets solaires sont actuellement bloqués en instruction. »

  • ÉOLIEN – WPD s’engage pour protéger les pollinisateurs 22 juillet 2022

    Le développeur éolien WPD et Noé, association de protection de la biodiversité, ont conclu un partenariat pour la protection des pollinisateurs. Il s’inscrit dans un contexte où la science nous montre un déclin exceptionnel des populations de pollinisateurs sauvages en France. D’après le directeur général délégué de WPD, Guillaume Wendling, ce partenariat part du constat que « Les énergies renouvelables et la protection de la biodiversité partagent un combat commun : lutter contre le changement climatique, et ses effets qui affectent tant la biodiversité. Pour cela, la transition énergétique ne peut se faire que dans le respect de la biodiversité. »Divisé en deux volets, le partenariat vise à restaurer des milieux favorables aux pollinisateurs, à améliorer les connaissances scientifiques sur les insectes et sensibiliser le grand public. Le premier volet est un accompagnement de WPD par Noé dans ses actions en faveur de la biodiversité. Le second consistera à partir de l’été 2022 à effectuer un protocole d’échantillonnage des pollinisateurs sur les jachères fleuries situées sur les parcelles des parcs de WPD dans le but de mesurer l’efficacité de la mise en place de ces jachères pour les pollinisateurs sauvages.

  • ÉOLIEN – VSB inaugure 9 MW en Loire-Atlantique 13 juillet 2022

    Le développeur et exploitant renouvelable VSB énergies nouvelles, filiale du groupe VSB, vient d’inaugurer un nouveau parc éolien sur la commune de Rougé, en Loire-Atlantique. Il comporte trois éoliennes Nordex N117 de 150 m pour une puissance totale de 9 MW. La production estimée est de 19,6 GWh par an, soit 5 630 tonnes de CO2 évitées. Le projet est né en 2014 grâce au partenariat avec la ville de Rougé. « Les éoliennes sont désormais incontournables dans notre paysage », affirme Jean-Michel Duclos, maire de la ville. «  Leur fonction première est la production d’électricité. D’ailleurs, le développement des parcs éoliens sur notre communauté de communes conduit à estimer que l’équivalent des 100 % de la consommation de notre territoire sera atteint dès 2022. Nos consommations domestiques, le développement économique, les moyens de la mobilité, individuels ou collectifs, nécessitent toujours plus d’électricité. Cette transition (…) est rendue encore plus nécessaire par la crise ukrainienne et les tensions sur les marchés des produits énergétiques. Chaque territoire doit contribuer à cet effort collectif. Chaque territoire doit s’appuyer sur les ressources qu’il peut mobiliser. Nos ressources sont simples à identifier, c’est l’éolien ou le solaire, exactement ce que la transition exige. » Le parc de Rougé vient s’ajouter aux parcs voisins de Soulvache (20 MWh par an) et aux centrales photovoltaïques de La Marne et Tougas. VSB énergies nouvelles exploite 34,3 MW en Loire-Atlantique.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Un parc de 2,85 GW pour Ørsted 13 juillet 2022

    Ørsted annonce avoir remporté l’appel d’offres de l’État britannique pour la construction du futur parc éolien éolien en mer Hornsea 3 avec complément de rémunération sur 15 ans. D’une capacité de 2,85 GW il s’agira du plus grand parc jamais construit, de quoi alimenter en électricité l’équivalent de 3,2 millions de foyers britanniques. Il se situera à 160 km au large des côtes du Yorkshire et pourrait entrer en service dès 2027. Le projet a été attribué à un prix de 37,35 livres par MWh, indexé sur l’inflation, soit un prix près de trois fois moins élevé que l’électricité produite par la future centrale nucléaire d’Hinkley Point, en construction dans le Somerset. Ørsted entend prendre la décision finale d’investissement au cours des 18 prochains mois, voire même d’ici fin 2022. Avec les parcs Hornsea 1 et 2, l’ensemble de la zone devrait représenter 5 GW. D’après les porteurs du projet, Hornsea 3 pourrait contribuer à créer 5 000 emplois pendant la phase de construction puis 1 200 emplois permanents durant son exploitation.

  • ÉOLIEN EN MER – 2021, une année « record » pour l’éolien offshore dans le monde 7 juillet 2022

    En marge de la conférence mondiale sur les océans organisée la semaine dernière à Lisbonne par l’ONU, le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC) a publié son Global Offshore Wind Report. Cette étude annuelle pose le bilan du développement de l’éolien en mer dans le monde et qualifie l’année 2021 « d’année record ». En effet, le secteur a enregistré le raccordement de 21,1 gigawatts (GW) de nouvelles capacités, un chiffre trois fois supérieur à celui de 2020. Cette progression a permis d’atteindre une capacité de 56 GW pour l’ensemble des parcs offshore installés sur la planète. Comme déjà annoncé en avril dernier dans le baromètre EurObserv’ER, c’est la Chine qui se taille la part du lion, avec à elle seule 80 % des nouvelles installations. Le pays, qui bénéficie d’une croissance époustouflante dans ce domaine, occupe la première place du point de vue des nouveaux parcs pour la quatrième année consécutive. En dehors de l’Asie, l’Europe est la seule autre région du monde avec de nouvelles installations raccordées l’an dernier. Arrive en tête le Royaume-Uni (plus de 2,3 GW), suivi par le Danemark (605 MW) et les Pays-Bas (392 MW). Fort de cette croissance, le GWEC a relevé ses prévisions et attend désormais 316 GW de capacités nouvelles sur la décennie (2022-2031), portant le total installé à 370  GW fin 2031. Toutefois, ces prévisions sont inférieures à l’objectif de 380 GW d’ici 2030 fixés par les professionnels en collaboration avec l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena).

  • ÉOLIEN – Grâce aux agriculteurs locaux, RWE inaugure un nouveau parc 7 juillet 2022

    Après le site de Martinpuich (Pas-de-Calais) au printemps dernier (14,7  MW), RWE vient d’inaugurer son deuxième site éolien dans les Hauts-de-France et son troisième sur le plan national. Situé sur la commune de Thieux (Oise), le parc des Hauts Bouleaux va développer une capacité totale de 18 MW répartie sur six éoliennes. Lors de l’inauguration, Joseph Fonio, président de RWE Renouvelables France et exploitant du nouveau site, a tenu à saluer tout particulièrement les agriculteurs locaux à qui le projet doit une fière chandelle. En effet, si le site a pu être livré dans les temps, c’est notamment grâce à l’aide de plusieurs agriculteurs qui ont aidé à l’automne dernier les équipes de construction à assécher le terrain avec des pompes et des camions-citernes. Le chantier avait été inondé à la suite de pluies torrentielles et les travaux étaient alors à l’arrêt. L’intervention a permis de finaliser le raccordement des six éoliennes au réseau électrique. RWE construit actuellement quatre autres parcs éoliens terrestres en France : l’extension du parc éolien de l’Epine Marie-Madeleine (22,8 MW), Moulin à Vent (6 MW), Montagne d’Huilly (15  MW) et Les Nouvions (43,6 MW), ce qui portera la capacité totale en exploitation à près de 150 MW à fin 2022.

JUIN 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • ÉOLIEN EN MER – Westwood projette 15 GW d’éolien flottant d’ici 2030 30 juin 2022

    Le cabinet de conseils et d’expertise anglais Westwood Global Energy Group (Westwood) vient d’annoncer que sur les 121 GW de projets éoliens en mer flottants actuellement en cours de développement dans le monde, près de 15 GW devraient être mis en service d’ici 2030. Cette projection a été réalisée à partir du logiciel d’intelligence WindLogix, créé par Westwood, qui dispose d’une base de données quasi exhaustive dans le domaine de l’éolien offshore. Dans cet ensemble, l’Europe se taille la part du lion puisqu’elle héberge 66 % des projets actuellement en cours de développement dans le monde et 61 % des sites attendus pour 2030  devraient se situer dans cette zone du monde. Plus précisément, c’est le Royaume-Uni qui se révèle être le plus actif avec 32 GW de projets éoliens flottants en développement. Autre aspect intéressant pointé par Westwood, les nombreuses passerelles entre les technologies initialement élaborées pour des plate-formes d’extraction de gaz ou de pétrole et le secteur de l’éolien flottant. Les compétences pétrolières et gazières sont, pour une bonne part, transférables aux technologies renouvelables offshore telles que les structures semi-submersibles, les barges, les plates-formes à jambes tendues ou les bouées à espar. Il en va de même pour les techniques utilisées dans l’exploitation, la maintenance et la réparation des plate-formes. Ces rapprochements technologiques sont également un moyen pour l’industrie éolienne de recruter de la main-d’œuvre déjà qualifiée et opérationnelle. Le Royaume-Uni a d’ailleurs déjà bien identifié ce point puisqu’il prévoit de lancer au troisième trimestre 2023 un passeport numérique tout particulièrement tourné vers une main-d’œuvre ayant une expérience dans l’exploitation du pétrole et du gaz en mer et qui souhaite s’orienter vers l’éolien en mer.

  • ÉOLIEN EN MER – Récifs artificiels au secours des cabillauds 30 juin 2022

    L’énergéticien danois Ørsted et la branche danoise du Fonds mondial pour la nature (WWF Danemark) viennent d’immerger douze structures de récifs artificiels, imprimées en 3D, près des turbines du parc éolien offshore d’Anholt dans le Kattegat (mer du nord). Le but est d’aider l’écosystème marin de la zone à mieux se réguler notamment afin de faire face à une surpêche qui a entraîné un appauvrissement des stocks de cabillaud au cours des 20 dernières années. La morue étant un prédateur important, elle se nourrit d’autres espèces et contribue grandement au maintien de l’équilibre de l’écosystème marin. Lorsque le nombre de morues diminue, l’abondance de leurs proies, comme le crabe vert, augmente. En conséquence, les herbiers marins déclinent car les crabes mangent à la fois leurs graines ainsi que de nombreux escargots qui empêchent la prolifération d’algues nocives aux herbiers. Ce phénomène crée donc un effet domino négatif entraînant l’épuisement en oxygène des fonds et une accélération de la diminution des espèces. L’idée de ces récifs artificiels est venue de l’observation des impacts positifs entraînés par les récifs qui avait été immergés il y a une dizaine d’années, lors de la construction du parc d’Anholt. L’objectif est de recréer des zones propices à la reproduction des cabillauds afin d’inverser la courbe d’évolution des stocks. Les récifs artificiels testés, qui serviront de refuges aux jeunes, sont constitués pour 70 % de sable et pour 30 % de ciment pouzzolanique issu notamment de cendres volcaniques. Ces matériaux sont donc naturels et ne seront pas nocifs pour le milieu environnant, même si certaines parties des récifs devaient s’éroder avec le temps.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Projet d’hydrogène produit en mer 23 juin 2022

    Le producteur d’énergie Vattenfall a reçu une substantielle aide à l’innovation de la part du gouvernement britannique. Le fonds Net Zero Innovation Portfolio Low Carbon Hydrogen Supply 2 a en effet octroyé un soutien de 10,8 millions d’euros au projet Hydrogen Turbine 1 (HT1) développé par le groupe suédois. Ce projet pilote vise à intégrer une unité complète de production d’hydrogène à l’intérieur d’une éolienne offshore. Le site, d’une puissance de 8 MW, va être implanté dans la baie d’Aberdeen au large de l’Écosse et devra être capable de produire suffisamment d’hydrogène pour permettre à un bus de parcourir 24 000  kilomètres. L’hydrogène sera acheminé ensuite vers le rivage au port d’Aberdeen. L’objectif est d’avoir une technologie qui puisse être reproductible à grande échelle afin de pouvoir se combiner aux parcs éoliens offshore en développement ou en activité. La mise en production de l’hydrogène devrait commencer courant 2025.

  • ÉOLIEN – Sondage : les Français voient l’éolien d’un bon œil 23 juin 2022

    Le 15 juin, à l’occasion de la journée européenne du vent et de l’éolien, le groupe espagnol Iberdrola a publié les résultats d’un sondage commandé à l’institut de sondage IFOP sur la perception qu’ont les français du contexte énergétique actuel et sur leurs attentes vis à vis de l’éolien. C’est sans surprise que dans un marché de l’énergie marqué par des hausses de prix le thème de la souveraineté énergétique du pays apparaît comme « tout à fait prioritaire » pour 73 % des sondés. Interrogés plus spécifiquement sur le sujet de l’énergie éolienne, un peu plus de la moitié des répondants (54 %) déclarent avoir un bon a priori sur la filière éolienne, un chiffre qui monte à 60 % dans le cas de personnes vivant à proximité d’un parc en fonctionnement. En revanche, ils sont 53 % à déclarer se sentir plutôt mal (44 %) ou très mal informés (9 %) sur les réalités économiques et énergétiques de la filière. Ainsi, 77 % des sondés se jugent mal ou plutôt mal informés concernant la façon dont les éoliennes sont démantelées et recyclées, 72  % sur la façon dont elles sont produites ou encore 68 % sur l’impact de la filière éolienne sur l’économie nationale. Cependant, malgré cette méconnaissance, un Français sur deux estime que la France est en retard par rapport à d’autres grands pays européens concernant le développement de l’éolien. Enfin, questionnés sur l’énergie perçue comme idéale pour l’avenir, les Français évoquent en premier le besoin d’avoir une énergie 100 % renouvelable (52 %), puis peu coûteuse (51 %) et enfin made in France (47 %). « Ce sondage apporte un véritable éclairage sur la nécessité d’accompagner au plus près le développement des projets éoliens pour favoriser leur acceptation. En tant qu’acteur clé de ce secteur, Iberdrola a à cœur d’améliorer la compréhension du public sur l’éolien, qui apporte une réponse aux enjeux énergétiques et climatiques auxquels nous faisons face. En effet, sans l’éolien et sans le développement massif des énergies renouvelables en général, nous ne pourrons pas atteindre les objectifs de transition écologique et d’indépendance énergétique », commente Emmanuel Rollin, directeur offshore Iberdrola Renouvelables France.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Un parc de 20 MW dans le Grand-Est 16 juin 2022

    L’opérateur italien ERG annonce la mise en service du parc “Les Bouchats” situé dans la Région Grand-Est pour une capacité totale de production de 20 MW. Il est composé de neuf turbines Vestas V 110 d’une puissance de 2,2 MW chacune pour une capacité de production annuelle d’environ 52 GWh. Cette capacité de production énergétique permettra d’éviter l’émission d’environ 25 000 tonnes de CO2 chaque année. Le parc bénéficiera d’un tarif d’achat (un complément de rémunération) pendant 20 ans à compter de sa mise en service. À cette occasion, ERG a signé un accord de partenariat avec Volterres, fournisseur innovant d’électricité verte, afin de proposer une offre énergétique à des prix compétitifs à près de 200 riverains proches du parc.

  • ÉOLIEN EN MER – Des “murs” d’éoliennes en mer 16 juin 2022

    Le norvégien Wind Catching Systems AS (WCS) développe un concept d’éoliennes flottantes en mer, qui rompt totalement avec les modèles actuels. Un “Wind Catcher” (capteur de vent) consiste en une structure rectangulaire haute comme la tour Eiffel et dotée de 117 mini-éoliennes de 1 MW chacune. Selon l’entreprise, ce design permettrait de capturer plus efficacement le vent, de continuer à produire même par vent fort, quand les éoliennes actuelles se mettent en sécurité dès que les vents dépassent des vitesses de 11 à 12 mètres par seconde et ainsi de produire bien plus d’énergie. Cinq de ces unités seraient capables de produire autant que 25 éoliennes classiques. Une seule produirait cinq fois plus qu’une éolienne de 15 MW. Bien qu’en rupture avec les développements actuels de l’industrie offshore, ce concept semble toutefois susciter l’intérêt des investisseurs. En effet, le norvégien a annoncé le 10 juin dernier l’achèvement d’un cycle d’investissement de série A de dix millions de dollars en capital risque. Un investissement de série A est le nom généralement donné au premier cycle de financement par capital risque d’une entreprise. Cette opération devrait déboucher sur une valorisation de WCS à hauteur de 30 millions de dollars. Ces fonds nouvellement levés seront utilisés pour financer le développement et la commercialisation des technologies de WCS qui a également signé un accord de partenariat stratégique avec la société North Energy couvrant des actions de développement technologique, l’exécution de projets et de lobbying.

  • ÉOLIEN – Un faible impact sur le prix de l’immobilier 9 juin 2022

    À l’occasion de la 23e édition des Assises Européennes de la Transition Énergétique, l’Ademe a rendu publique une étude portant sur l’évaluation de l’impact du développement de l’éolien sur les prix de l’immobilier à proximité des parcs. Ce travail s’est basé sur une analyse statistique des historiques de vente des biens immobiliers couplée à une enquête de terrain. Les conclusions mettent en avant un impact marginal de la présence d’un parc éolien sur le prix de l’immobilier puisqu’il n’y aurait eu aucun effet dans 90 % des cas et seuls 10 % des biens vendus auraient observé un très faible impact. Toutefois, les résultats sont partiels car l’Ademe reconnaît avoir été confrontée à un manque d’information portant plus spécifiquement sur le marché immobilier des biens distants de 500 à 2 000 mètres des turbines, soit ceux situés au plus près des parcs. L’Agence regrette notamment le trop faible retour d’information provenant des agences immobilières. L’Ademe indique ainsi des pistes pour peaufiner les résultats de cette étude, notamment le fait d’explorer de nouvelles méthodes d’analyse quantitative ou mener des enquêtes de terrain à réaliser à moins de 5 km d’une éolienne pour mieux qualifier la perception des riverains.

  • ÉOLIEN EN MER – Les fondations arrivent sur zone à Saint-Brieuc 9 juin 2022

    Ailes Marines et le groupe espagnol Navantia Seanergies ont annoncé le 3  juin dernier le chargement sur barges des quatre premières fondations jackets qui viendront soutenir les éoliennes de 8 MW Siemens Gamesa (SG 8.0-167 DD) du parc éolien de la baie de Saint-Brieuc. Ce dernier en comptera au total 62 lorsqu’il sera achevé. L’opération d’embarquement des fondations a été réalisée sur le site de Navantia Seanergies à Fene, en Galice (Espagne). Ces fondations en forme de trépied de 1 150 tonnes et d’une hauteur de 75 mètres ont été installées sur la barge “Sarens Caroline” de la société Van Oord qui procédera à leur installation cet été au large de Saint-Brieuc. Les composants des 62 fondations jackets ont été pour partie construits et assemblés à Fene et sur le polder de Brest par la société Navantia Windar. Sur le site de Brest, 250 emplois ont été mobilisés sur deux ans pour leur réalisation.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Un nouveau parc éolien dans les Vosges 3 juin 2022

    Le groupe Neoen a inauguré le 24 mai dernier, le parc du Pays entre Madon et Moselle situé dans le département des Vosges et qui est son plus grand parc sur le sol français. D’une puissance de 39,6 MW, le site constitué de 18 éoliennes Vestas V110 (2,2 MW) produira l’équivalent de la consommation électrique de 37 400 habitants, chauffage inclus et permettra d’éviter l’émission de près de 28 500 tonnes de CO2 par an. Le parc éolien contribuera également à l’emploi et à l’insertion professionnelle dans la région avec l’entretien des abords et l’aménagement du parc qui ont été confiés à l’association socio-économique et socio-éducative La Bouée, située à Mirecourt (Vosges) et spécialisée dans la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi.

  • ÉOLIEN EN MER – Acciona entre au capital d’Eolink 3 juin 2022

    La filiale énergétique du groupe de BTP espagnol Acciona a annoncé le 30  mai être entrée à hauteur de 24 % au capital d’Eolink et devenant ainsi son actionnaire principal. Créée en 2015 et basée à Plouzané (Finistère), Eolink développe un concept innovant d’éolienne flottante où une structure quadripieds remplace le classique mât unique supportant l’éolienne. Cette nouvelle technologie propose un système d’ancrage qui laisse l’ensemble de la structure s’orienter face au vent, et non la nacelle seule comme pour les éoliennes classiques. Cette conception présenterait l’avantage de réduire les contraintes mécaniques sur les machines et d’allonger leur durée de vie. L’entreprise travaille sur une première éolienne flottante pré-commerciale de 5 mégawatts (MW) qui devrait être installée sur le site de test Sem-Rev au large du Croisic en 2023. Réalisée à partir d’une structure légère, le concept d’Eolink vise à mettre sur le marché des équipements à un prix avantageux. L’an passé, à l’occasion de l’annonce de sa coopération avec le néerlandais Kranendonk, spécialiste notamment de l’automatisation dans la construction navale, Eolink avait annoncé viser des éoliennes flottantes pouvant délivrer de l’énergie à un coût de 35 €/MWh. Le business plan d’Eolink est tout particulièrement orienté vers les marchés espagnol et portugais de l’éolien en mer flottant. Ces deux pays disposent en effet de plateaux côtiers profonds pour lesquels la technologie d’Eolink est particulièrement bien adaptée.

MAI 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • ÉOLIEN TERRESTRE – Nouveau modèle d’éolienne Nordex 25 mai 2022

    Neuf mois après le lancement de la version à 6 mégawatts (MW) de son modèle Delta400, le constructeur d’éoliennes allemand Nordex SE vient d’annoncer l’installation des premières unités de son nouveau modèle N163/6.X sur les sites de Zeebiestocht et Olsterwind dans la province néerlandaise de Flevoland (Pays-Bas). Plutôt adaptée aux conditions de vent moyen et léger, la N163/6.X développera une puissance de 6 MW grâce à des pales d’une longueur de 80 mètres pour une zone balayée de 20 867  mètres carrés. Certaines options incluent différentes hauteurs de rotor allant jusqu’à 164 mètres. Il existe également une version pour climat froid avec système antigivre avancé pour les pales. Alors que la production en série est prévue pour début 2023, plusieurs commandes ont déjà été passées, dont une pour le parc éolien finlandais Pjelax-Bole-Kristinestad Norr de 380 MW.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Provence Grand Large sur de bons rails 25 mai 2022

    EDF Renouvelables et Enbridge Éolien France 2 ont fait état le 17 mai de l’avancement de leur projet-pilote d’éolien en mer flottant, Provence Grand Large, qui doit être installé au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône). Soutenu par l’Union européenne (programmes Ner 300 et Feder) ainsi que par le Programme d’investissements d’avenir (PIA) géré par l’Agence de la transition écologique (Ademe), Provence Grand Large serait le premier projet éolien en mer flottant de France en construction, selon le communiqué. Le projet repose sur un système innovant de flotteurs à lignes d’ancrage tendues, développé par SBM Offshore et IFP Énergies Nouvelles. Installées à 17 km des côtes, les trois éoliennes en mer flottantes de 8,4 MW chacune, soit 25,2 MW au total, produiront l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 45 000 habitants. Le projet a franchi plusieurs étapes importantes ces derniers mois. Lancé en fin d’année 2020, le chantier d’assemblage des flotteurs situé sur le site Eiffage Métal de Fos-sur-Mer se poursuit, mobilisant actuellement une centaine de personnes dans la zone portuaire. Parallèlement, les travaux de raccordement terrestre préalables à la pose des câbles électriques sont en cours de finalisation. Les accords de financement du projet entre le consortium et ses partenaires financiers ont été sécurisés en novembre 2021 pour un coût total d’investissement du projet d’environ 300 millions d’euros. La mise en service est prévue courant 2023.

  • ÉOLIEN EN MER – Deux contrats pour Eiffage en Allemagne 20 mai 2022

    Smulders, la filiale belge d’Eiffage Métal, a été choisie par le spécialiste danois de l’éolien, Ørsted, pour la fabrication des structures secondaires en acier des fondations monopieux de deux parcs éoliens offshore, situés en Allemagne. Il s’agit de 23 éoliennes et de la sous-station offshore pour le parc offshore Gode Wind 3 (mise en service en 2025) ainsi que de celles des fondations des 83 éoliennes du parc offshore Borkum Riffgrund 3 (mise en service en 2025), tout deux situés en mer du Nord. Smulders fournira notamment les structures d’accostage, les échelles extérieures, les plateformes internes suspendues et les cages d’anode servant à la protection contre la corrosion. Ces deux parcs produiront chaque année l’équivalent de la consommation d’environ 1,2 million de foyers allemands.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Nouvelle étape pour l’éolien flottant en Méditerranée 20 mai 2022

    La décision finale d’investissement vient d’être prise pour le projet pilote d’éolien flottant de la société de projet EolMed. Ce projet porté avec Qair, TotalEnergies et BW Ideol devrait être mis en service mi-2024 au large des côtes occitanes de Narbonne (département de l’Aude). Concrètement ce sont 3 éoliennes flottantes de 10 MW chacune qui seront montées sur les flotteurs développés par BW Ideol. De nombreux acteurs publics et privés soutiennent ce projet car il représente beaucoup pour la Région Occitanie qui a pour ambition de devenir la première région européenne à énergie positive en 2050, mais aussi pour l’État français. En effet ce dernier a lancé en mars un appel d’offres pour la construction en Méditerranée de 2 parcs commerciaux de 250 MW chacun, et vise 20 000 emplois créés d’ici 2035. C’est pourquoi le projet pilote d’EolMed est surveillé de près par les acteurs de l’éolien en mer pour qui la Méditerranée représente un potentiel exceptionnel.

  • ÉOLIEN – Recyclage : un accord entre Siemens Gamesa et la start-up Fairmat 13 mai 2022

    La start-up française Fairmat et le groupe industriel éolien Siemens Gamesa viennent d’annoncer un accord de coopération en R&D dans le but de recycler les déchets composites de la fabrication des pales d’éoliennes. Ce partenariat sera basé sur la technologie mise au point par Fairmat qui, en traitant à froid carbone et résine, permet un recyclage des fibres de carbone dans des secteurs tels que l’automobile ou le bâtiment. Le procédé permet également de réduire les coûts énergétiques du recyclage et d’éviter l’émission de 41 kg de CO2 par kg de composite carbone recyclé. Dans le cadre du partenariat, la société française sera chargée de collecter les déchets composites émanant de la fabrication des pales d’éoliennes et de les transporter vers son site de production situé à Bouguenais (44). Ensuite, les deux partenaires étudieront la compatibilité de ces déchets avec le procédé industriel de la start-up française. Fairmat vise une capacité de 5 000 tonnes de matière recyclée par an sur son site de production.

  • ÉOLIEN EN MER – Comment lutter contre la disparition des coraux ? 13 mai 2022

    Le développeur danois Ørsted s’est fixé l’ambition d’aider les coraux à se développer en luttant contre leur blanchiment qui menace la survie des écosystèmes coraliens. Ce phénomène est causé par le réchauffement climatique qui conduit à une augmentation des températures de surface, où vivent les coraux. Ainsi l’entreprise a développé le projet ReCoral (voir la vidéo explicative). Il consiste à profiter des températures plus stables au large, là où sont implantées les éoliennes en mer, pour cultiver des coraux près de la surface, sur les fondations. Depuis 2020  divers spécialistes de biologie marine et de coraux ont étudié la faisabilité du projet. C’est en 2021 que l’équipe a, pour la première fois, réussi à faire pousser des coraux sur des structures de test installées à quai. Et en juin 2022 de nouveaux essais auront lieu sur les sites des parcs éoliens en mer du Grand Changhua à Taïwan (900 MW à terme). Si le concept prouve sa pertinence, Ørsted projette de partager les connaissances acquises avec d’autres développeurs portant des projets éoliens offshore dans les eaux tropicales.

  • ÉOLIEN EN MER – Débat public du parc en mer d’Oléron : absence de consensus 6 mai 2022

    Le débat public concernant le futur parc éolien en mer au large de l’Île d’Oléron (entre 500 MW et 2 000 MW), organisé par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), vient de publier son compte-rendu et ses recommandations. Le projet d’Oléron a été l’occasion d’organiser un débat public, particulièrement novateur, avec notamment la participation de quatre youtubers et le développement d’un jeu pédagogique, le “serious game Énergie 2049”. Au total, 15 900 personnes ont participé au débat public d’une manière ou d’une autre. Le bilan du débat établi par la présidente de la CNDP, Chantal Jouanno, conclut à l’absence de consensus sur la zone retenue pour le développement du parc. La CNDP a acquis la conviction que « la condition de faisabilité de ce projet de parc en mer est son glissement plus loin en mer ». Ce projet de parc a soulevé les mêmes débats et reproches que les autres projets en mer, en particulier l’insuffisance d’études environnementales sur les zones identifiées. Si le public adhère à l’objectif de transition énergétique, il questionne le besoin de production électrique supplémentaire, au nom de la sobriété, et réclame une visibilité à long terme sur le déploiement des parcs en mer. La CNDP relève toutefois les efforts de l’État sur ces sujets. Ce dernier a par exemple lancé fin 2019 un programme de recherche pour répondre au déficit de données environnementales. Cependant, la CNDP appelle à une planification à 20 ou 30 ans pour les projets en mer, afin d’offrir de la visibilité aux acteurs locaux sur les différents usages de la mer.

  • ÉOLIEN EN MER – Un premier navire de service conçu et construit en France 6 mai 2022

    Après l’installation de la première éolienne sur le site du parc en mer de Saint-Nazaire début avril, le chantier a connu une nouvelle actualité avec la mise à l’eau d’un premier navire de transfert d’équipage ou CTV pour Crew Transfer Vessel. Destiné à la maintenance du parc, ce navire est le premier d’une commande de deux bâtiments qui avait été passée par GE Renewable Energy à Louis Dreyfus Armateurs et Tidal Transit en décembre 2020. Entièrement conçus et construits en France, ces navires sont l’illustration de la structuration de la filière des énergies marines renouvelables française qui comptent déjà près de 4 900 emplois selon l’Observatoire des énergies de la mer. Les CTV navigueront sous le drapeau français et assureront le transfert des techniciens et de leur matériel entre la côte et le parc éolien pour la maintenance des machines. Ces navires sont équipés de batteries qui leur permettent de fonctionner en mode hybride. Ils sont également dotés d’un foil (une aile spécifique qui, de par sa forme et sa position, contribue à la stabilité et à la vitesse des bateaux) afin de limiter leur consommation de carburant et leur empreinte environnementale. Avec 80 éoliennes GE Haliade 150-6MW, le parc éolien de Saint-Nazaire aura une capacité de 480 MW et fournira un volume d’énergie équivalent à la consommation de 700 000 personnes. Sa mise en service est attendue pour la fin de l’année en cours.

  • ÉOLIEN – Impression 3D de mâts d’éoliennes 2 mai 2022

    L’américain GE Renewable Energy a inauguré le 21 avril dernier à Bergen (Etat de New-York) aux États-Unis un centre de recherche et de développement dédié à l’impression 3D des mâts d’éoliennes. De la taille d’un immeuble de trois étages, cette « imprimante » fabriquée par l’entreprise COBOD est en mesure d’imprimer des pieds d’éoliennes en béton jusqu’à une hauteur de 20 mètres. Elle peut couler plus de 10 tonnes de béton par heure, assure le fabricant. Le but de ces recherches est de mettre au point cette technologie qui permettrait d’imprimer les bases des éoliennes, dont les diamètres sont les plus grands, directement sur leur site d’implantation. Cette méthode réduirait le coût du transport des sections de mât. Les premières mises en application sur le terrain sont attendues d’ici cinq ans. Le projet est subventionné par le Département américain de l’énergie.

  • ÉOLIEN – Pays-Bas, recyclage d’un parc en mer 2 mai 2022

    L’énergéticien Vattenfall a entrepris en avril le démantèlement du parc éolien “Irene Vorrink“, implanté le long du lac de l’Yssel, à l’est d’Amsterdam, à quelques mètres du rivage (nearshore). Afin de résoudre l’épineux problème du recyclage des pales constituées de matériaux composites, le groupe suédois a fait appel à l’entreprise norvégienne Gjenkraft AS, ainsi qu’au consortium européen de recherche CarbonGreen (projet LIFE). Ce dernier a développé durant 3 ans de nouveaux procédés de retraitement des pales. Ces dernières seront ainsi utilisées par Gjenkraft pour produire des fibres recyclées, des huiles et gaz de synthèse, qui entreront dans la fabrication de différents produits : équipements sportifs (skis, snowboards), isolants, structures composites. En outre, l’institut de formation néerlandais ROCvA a réservé deux anciennes pales qui serviront de plateforme de formation aux futurs chargés de maintenance éolien. Les éoliennes sont déjà recyclables à plus de 90 % (fondations en béton, mât et nacelle). L’exploration des voies du recyclage des pales entre dans la stratégie de Vattenfall d’atteindre un taux de 100 % en 2030.

AVRIL 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • ÉOLIEN EN MER – Les fondations favorisent-elles la biodiversité ? 22 avril 2022

    L’énergéticien suédois Vattenfall va étudier les fondations des turbines de son parc Hollandse Kust Zuid (Pays-Bas) pour déterminer si elles peuvent contribuer au développement de la biodiversité marine. Situé entre 18 et 34 km des côtes, cet énorme parc de 1,5 GW couvrira une superficie de 225 km2. Des ouvertures elliptiques mesurant environ 30 cm sur 1 mètre ont été aménagées au-dessus du fond marin et juste sous la surface de l’eau. De cette façon, les fondations des éoliennes offrent la possibilité aux poissons et autres espèces marines d’y entrer et d’en ressortir. Des mesures seront effectuées à l’intérieur des ouvertures et autour des turbines pendant les deux prochaines années. Inédite au niveau mondial, cette étude permettra de connaître l’impact de ces refuges sur la vie marine. L’éolien en mer est l’une des technologies renouvelables les plus amenées à se développer dans les prochaines années. Son impact va par conséquent devenir un sujet majeur, qu’il va falloir maîtriser, comme l’explique Gijs Nijsten; responsable RSE du parc Hollandse Kust Zuid : « Nous cherchons constamment des moyens de minimiser l’impact de nos projets sur l’écosystème marin grâce à l’innovation dans le design de nos turbines ».

  • ÉOLIEN – Quand l’éolien rapporte à l’État 22 avril 2022

    Dans cette période de flambée des prix de l’énergie, le syndicat France Énergie Éolienne (FEE) a une bonne nouvelle à annoncer : le secteur de l’éolien, loin de grever les budgets publics, permet au contraire de générer des économies substantielles ainsi que des recettes nouvelles pour l’État. Ce phénomène est dû aux dispositions des contrats d’achat d’électricité passés avec les producteurs renouvelables. Conçus pour garantir un prix de rémunération fixe aux acteurs de l’éolien qui oscille entre 85 et 90  euros, ces contrats prévoient une compensation financière pour les producteurs lorsque les prix de marché sont inférieurs à ces niveaux cibles et, en retour, un versement à l’État quand les prix sont supérieurs. Or, depuis le début de la crise de l’énergie, les prix de l’électricité s’envolent ! Au cours du premier trimestre 2022, le prix moyen de l’électricité a été de 231 €/MWh contre 108,83 €/MWh en 2021 et une moyenne de 50 €/MWh avant la pandémie de Covid. Ainsi, alors que pour l’année en cours la Commission de régulation avait budgété 1,3  milliard d’euros de soutien à la filière éolienne à travers les contrats d’achat de l’électricité, cette aide sera nulle et se transformera en produit à hauteur 3,7 milliards d’euros, selon FEE. Anne-Catherine de Tourtier, présidente de France Énergie Éolienne analyse « La filière éolienne aura reversé à la fin de l’année en cours 34 % de ce qu’elle a perçu depuis le début du soutien, en 2003. Si les prix restent conformes aux prévisions de la CRE d’ici à 2025, l’équivalent de l’ensemble du soutien public aura été reversé d’ici le dernier trimestre 2024. » Mieux, en combinant les économies sur les charges du service public de l’électricité et les montants reversés à l’État par l’éolien et le photovoltaïque, ce sont pas moins de 14,4 milliards d’euros qui reviennent dans les caisses de l’État. L’État a-t-il déjà réalisé un meilleur investissement énergétique ?

  • ÉOLIEN EN MER – Repsol et Ørsted s’associent pour l’éolien flottant en Espagne 14 avril 2022

    Ørsted, entreprise danoise spécialisée dans l’éolien offshore et l’énergéticien espagnol Repsol ont signé un accord pour le développement conjoint de projets éoliens flottants en Espagne. Pour Repsol, ce partenariat s’inscrit dans la démarche de décarbonation de son portefeuille, qui vise 20 GW de capacités renouvelables installées en 2030. Les deux entreprises souhaitent ainsi participer à l’objectif espagnol de développement de l’éolien flottant, visant 3 GW d’ici 2030. Le directeur exécutif de Repsol, João Costeira, rappelle que son entreprise est « déjà un partenaire expérimenté pour Ørsted grâce à son implication dans le projet Windfloat Atlantic au large du Portugal ».

  • ÉOLIEN EN MER – Hydrogène d’origine éolienne en Suède 14 avril 2022

    Lhyfe, spécialiste français de la production d’hydrogène renouvelable, et wpd Offshore AB, filiale suédoise du développeur allemand de sites éoliens terrestres ou en mer, ont annoncé le 8 avril dernier avoir conclu un protocole d’accord pour réaliser conjointement une unité de production d’hydrogène à proximité du futur parc éolien en mer suédois de Storgrundet de 1 026 MW, situé sur la localité de Söderhamn, à 280 km au nord de Stockholm. Cette unité, d’une capacité de 600 MW, utilisera l’énergie issue du parc éolien pour produire jusqu’à 240 tonnes d’hydrogène par jour. Ce projet se situe dans une zone du pays où plusieurs autres opérations relatives à l’hydrogène se développent pour des usages dans l’industrie ou dans les transports. Cette opération est cependant planifiée sur le long terme puisque le parc éolien de Storgrundet, développé par wpd Offshore AB, est actuellement dans sa phase d’obtention des permis et devrait être raccordé au réseau en 2030. La construction de l’unité de production d’hydrogène, quant à elle, devrait débuter courant 2025.

  • ÉOLIEN EN MER – Une première éolienne offshore en France ! 14 avril 2022

    La première éolienne en mer de France a été installée au sein du parc offshore de Saint-Nazaire en vue d’une mise en service début mai, constatait mardi 12 avril l’Agence france presse (AFP) sur Twitter. Il s’agit de la première machine du premier parc éolien en mer commercial français. Jusqu’ici, seul le démonstrateur d’éolien flottant Floatgen, installé en 2018, était raccordé au réseau, sur le site d’essai SEM-REV de l’École centrale de Nantes. Le parc de Saint-Nazaire sera composé de 80 éoliennes de 6 MW chacune, pour une puissance totale de 480 MW, et doit être achevé fin 2022. Lire le dossier du Journal de l’éolien « Éolien, pilier du futur mix électrique. »

  • ÉOLIEN EN MER – Occitanie : éoliennes Flottantes du Golfe du Lion choisit Vestas 8 avril 2022

    Le constructeur Vestas vient de se voir confirmer une commande de trois turbines V164 pour équiper le futur parc éolien flottant Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion (EFGL). Composé de trois éoliennes d’une puissance unitaire de 10 MW, ce site pilote totalisera une puissance de 30 MW. Le projet EFGL est porté par Ocean Winds, un joint-venture formé en 2019 par EDP Renewables (EDPR) et Engie. La commande porte à la fois sur la fourniture des machines, mais également leur transport, leur installation ainsi que sur leur maintenance pendant une durée de 18 ans. Les éoliennes V164 seront installées sur des flotteurs semi-submersibles en acier conçus par la société Principle Power et construits par Eiffage. Elles seront ensuite remorquées depuis Port-la-Nouvelle jusqu’à leur localisation définitive située à plus de 16 kilomètres au large de la zone de Leucate-Le Barcarès en mer Méditerranée, à des profondeurs d’eau de 65 à 80  mètres.

  • ÉOLIEN – 11,3 GW raccordés en Europe en 2021 8 avril 2022

    Le baromètre EurObserv’ER 2022 de l’éolien en Europe est disponible. En 2021, le secteur a installé 11,3  GW de puissance supplémentaire sur terre et en mer. Bien qu’en progression par rapport à l’activité 2020, le rythme de développement est toujours beaucoup trop lent pour atteindre les objectifs que l’Union européenne s’est fixés. Avec 0,6 GW mis en service, les installations terrestres compensent à peine une année catastrophique pour l’éolien en mer. L’industrie de l’éolien en mer est pourtant très innovante avec des prototypes de 15 MW en phase de test. Toutefois les contraintes liées aux autorisations de nouveaux parcs brident cette dynamique. Pour atteindre 40 % de renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2030, il faudrait tripler le rythme actuel de développement de l’éolien en Europe. La capacité totale cumulée au sein de l’Union européenne s’élève désormais à 187,8 GW. Côté production d’énergie, l’année 2021  est paradoxalement en recul, avec 384,9 TWh délivrés au réseau, par rapport à 2020 (397,4 TWh), qui avait cependant été une année exceptionnellement ventée.

  • ÉOLIEN EN MER – Production d’hydrogène en mer Celtique 1 avril 2022

    Le groupe de conseil londonien ERM et le développeur britannique Source Energie ont annoncé vouloir utiliser la technologie du projet ERM Dolphyn pour produire de l’hydrogène à partir de l’électricité fournie par éoliennes flottantes en mer Celtique. Il s’agit d’une technologie qui combine électrolyse, dessalement d’eau de mer et production d’hydrogène sur une plateforme éolienne flottante imaginée par ERM. Cette innovation est développée avec le soutien notamment des gouvernements britannique, écossais et gallois qui y voient une opportunité pour exploiter le fort potentiel éolien de leurs côtes. Source Energie, qui travaille sur l’éolien flottant en mer Celtique, s’est rapproché d’EMR afin de développer cette technologie de production d’hydrogène vert. Le projet éolien Dylan, prévu pour une mise en service en 2027-2028, a été identifié comme l’un des meilleurs sites pour cette technologie. Il serait situé à 60 km au large de la côte du Pembrokeshire au Pays de Galles, permettrait d’installer des pipelines à faible impact environnemental, bénéficierait de bonnes conditions de vent et d’un fort potentiel d’expansion. À terme ERM et Source Energie visent ainsi une capacité de production de 2 GW d’hydrogène vert.

  • ÉOLIEN ET SOLAIRE – Éolien et solaire produisent 10 % de l’électricité mondiale 1 avril 2022

    C’est une première ! Le solaire et l’éolien ont représenté conjointement 10,3 % de l’électricité produite dans le monde en 2021, dépassant d’une courte tête le nucléaire (10 %). En y ajoutant l’ensemble des autres énergies renouvelables, le ratio est porté à 38 %. Ces chiffres proviennent de la dernière édition du Global Electricity Review réalisé par le think-tank Ember. On y apprend également que 50 pays ont produit plus d’un dixième de leur électricité à partir de l’énergie éolienne et solaire en 2021, « y compris les cinq plus grandes économies du monde  ». En 2020, ce club des « 10 % » ne comprenait que 43 membres, et 36 en 2019. Parmi les nouveaux pays on compte notamment la Chine (11,2 %) et le Japon (10,2 %). Par ailleurs, la transformation la plus rapide du réseau électrique se produit aux Pays-Bas, en Australie et au Vietnam. En effet, entre 2019 et 2021, ces pays ont connu un recul de la part des combustibles fossiles dans leur mix électrique allant de 9 à 15 points de pourcentage. Ainsi, aux Pays-Bas, la part de l’énergie éolienne et solaire est passée en deux ans de 14 % à 25 %. La progression de l’éolien et du solaire à l’échelle globale est d’autant plus remarquable qu’elle a été réalisée dans un contexte de très forte augmentation de la demande d’électricité, puisque en 2021 le niveau a bondi de +1 414  TWh par rapport à 2020 (année de crise sanitaire) « ce qui équivaut à ajouter une nouvelle Inde à la demande mondiale d’électricité », précise le rapport. Hélas, malgré la croissance record des filières éolienne et solaire, seulement 29 % de la hausse mondiale de la demande d’électricité en 2021 a été comblée par ces deux énergies, contre 59 % par le charbon et les 10 % restants par le gaz et le fioul. Le charbon a d’ailleurs progressé par rapport à 2020 (+ 9 %), profitant de la flambée des prix du gaz.

  • ÉOLIEN EN MER – Une usine d’éoliennes au Havre 1 avril 2022

    Siemens Gamesa a annoncé le 30 mars avoir démarré la production de nacelles et de pales d’éoliennes dans son usine flambant neuve du Havre. « Projet industriel historique d’énergie renouvelable en France, l’assemblage des nacelles d’éoliennes offshore et la production de pales sont pour la première fois au monde regroupées sur un même site, précise le fabricant. » L’usine emploie déjà 500 personnes, tandis que 250 postes supplémentaires doivent être pourvus d’ici le début 2023. Elle dispose d’un carnet de commandes de 2,5 GW en France, constitués de commandes fermes et d’accords de fournisseur privilégié. Les premières nacelles et pales produites sont destinées aux parcs éoliens en mer de Saint-Brieuc et de Fécamp. Outre cette usine, Siemens Gamesa et ses partenaires locaux – la délégation de L’union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) du Havre ainsi que les organismes de formation professionnelle AFPI et AFPA –, ont créé dans la ville normande un centre de formation dédié à la production de nacelles et de pales d’éoliennes. France Énergie Éolienne (FEE) s’est félicitée de cette annonce, précisant qu’avec ce nouveau site industriel, la France dispose désormais d’un tiers des capacités de production de composants d’éoliennes en mer en Europe, en comptant les sites de GE Renewable Energy et des Chantiers de l’Atlantique à Cherbourg, Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire. La filière éolienne en mer française compte 5 000  emplois, sur les 22 000 emplois de l’éolien recensés à ce jour, et s’est engagée, à travers un pacte signé avec l’État, à atteindre 20 000  emplois à elle seule d’ici 2035. « Pour ne plus être dépendant des importations d’énergies fossiles, qui représentent près de 65% de notre consommation d’énergie, nous devons disposer de moyens de production sur notre territoire et plus largement en Europe, ajoute Anne-Catherine de Tourtier, présidente de FEE. Il est indispensable de libérer le développement de l’éolien terrestre et des énergies renouvelables en général – élément crucial pour protéger le pouvoir d’achat des Français, assurer la sécurité énergétique de notre pays, mais aussi pour s’extraire de notre dépendance au gaz russe et plus largement aux énergies fossiles à horizon 2025. »

MARS 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • ÉOLIEN EN MER – Les cinq pays leaders de l’éolien flottant 25 mars 2022

    Bien qu’émergent, le marché mondial de l’éolien en mer flottant est très prometteur comme vecteur d’une transition énergétique neutre en émissions de carbone. Afin d’analyser les potentialités de différentes zones du monde, le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC) vient de publier un rapport qui se penche sur la situation de 115 pays afin d’identifier les futurs potentiels, leaders du secteur. Chaque marché est passé au crible de sept critères, qui évaluent les potentiels techniques disponibles, dont la hauteur des fonds marins défavorables à l’offshore posé, les politiques de soutien en place, les contraintes posées au secteur, mais également les niveaux de concurrence posés par d’autres technologies renouvelables comme l’éolien posé ou le photovoltaïque. Sur la base de cette première analyse, le rapport retient 30 marchés nationaux où l’éolien flottant profite déjà d’un certain développement. Dans un second temps, une analyse plus approfondie met en avant cinq pays qui présentent actuellement les meilleures conditions pour devenir les futurs leaders du secteur après 2030. Si les pays pionniers, Écosse, Corée du Sud et Japon, seront les premiers à déployer des parcs de grande taille, à plus long terme, les mieux positionnés sont l’Italie, le Maroc, les Philippines, l’Irlande et les États-Unis (et plus particulièrement sa côte ouest). Cependant, le rapport insiste sur le fait que si certains pays ont aujourd’hui une avance, rien n’est définitif et que le volontarisme des politiques de soutien jouera un rôle prépondérant dans la structuration des futures places fortes industrielles du secteur de l’éolien flottant.

  • ÉOLIEN – Gouvernance citoyenne en Bretagne 25 mars 2022

    Le développeur de projets renouvelables BayWa r.e. annonce l’ouverture prochaine d’une campagne de financement participatif autour du futur parc éolien de Clos Neuf, situé sur les communes de Merdrignac et d’Illifaut dans les Côtes-d’Armor. Ce site, dont le chantier est actuellement en cours et dont la mise en service est attendue pour septembre prochain, avait déjà bénéficié d’une première campagne de financement lancée en janvier 2018. Par la suite, les riverains avaient souhaité aller plus loin et en concertation avec BayWa r.e., la société Clos Neuf Éolien Citoyen avait été constituée pour permettre à un collectif de 60 personnes d’intégrer le projet en tant qu’actionnaires. La nouvelle campagne, qui débutera le 28 mars et sera accessible via la plateforme de Lendosphere, sera d’un genre nouveau, car bien qu’elle se fasse sous la forme d’obligations (les investisseurs seront donc de simples prêteurs sans participation au capital du projet), elle donnera la possibilité d’accéder à la gouvernance du parc. Ainsi, les investisseurs pourront élire les représentants élus parmi les souscripteurs qui siégeront au Comité Stratégique élargi afin de participer à la gestion du parc de Clos Neuf. L’objectif de cette collecte complémentaire est d’atteindre la somme de 500 000 euros et elle sera ouverte en priorité aux communes situées à proximité du futur site.

  • ÉOLIEN EN MER – Deux nouveaux projets d’éolien en mer flottant en méditerranée 17 mars 2022

    Lundi 14 mars a été un jour faste pour le secteur de l’éolien en mer français. Alors que se signait le « pacte de l’éolien en mer » (voir Actu ci-dessus), le Premier ministre, en visite dans l’Aude, a annoncé le projet de deux parcs éoliens flottants en Méditerranée d’ici 2030. L’un des deux devrait se situer à une vingtaine de kilomètres de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, “sous réserve des résultats des dernières études environnementales”, a précisé Jean Castex. L’autre serait localisé à une vingtaine de kilomètres au large de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. Chaque parc devrait développer une puissance de 250  mégawatts (MW) mais ils pourront être étendus dans un deuxième temps pour atteindre 750 mégawatts de capacité. Concomitamment à cette annonce, le gouvernement a lancé deux nouveaux appels à manifestation d’intérêt orientés sur le secteur de l’éolien en mer. Leur but est de structurer les infrastructures portuaires du pays pour les adapter aux technologies de l’éolien flottant et de faire émerger une véritable industrie de la fabrication et de l’assemblage des flotteurs dès 2023. Ces dispositifs seront ouverts aux candidatures à la fin du mois de mars et seront dotés d’une enveloppe de 300 millions d’euros, dans le cadre du plan France 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – Signature du « Pacte éolien en mer » entre l’État et la filière 17 mars 2022

    Les ministères de la Transition écologique, de l’Industrie et de la Mer ont signé lundi 14 mars un « pacte de l’éolien en mer » avec des représentants du Syndicat des énergies renouvelables (SER), de France Énergie éolienne (FEE) et du Comité stratégique de la filière des nouveaux systèmes énergétiques (CSF-NSE). Ce pacte réaffirme l’intention du gouvernement d’attribuer, dès 2025, un minimum de 2 gigawatts (GW) de puissance éolienne en mer supplémentaire chaque année dans le but d’atteindre une capacité totale raccordée de 18 GW en 2035 puis de 40 GW d’ici 2050. De son côté, la filière s’engage à investir plus de 40  milliards d’euros pour l’atteinte de ces objectifs au cours des quinze prochaines années. Cela devrait conduire à quadrupler la main-d’œuvre du secteur d’ici à 2035, avec au moins 20 000 emplois directs et indirects en France à cette date. De plus, qualitativement l’ambition est d’avoir un contenu local d’au moins 50 % de l’ensemble des investissements des projets tout en réalisant des opérations exemplaires en matière d’intégration à l’environnement. L’ensemble des professionnels de la filière se sont félicités de la signature de ce pacte qui « démontrent la maturité et l’importance stratégique de l’éolien en mer dans notre pays, au moment où la France doit atteindre ce triple objectif : accéder à la neutralité carbone de manière exemplaire, renforcer notre indépendance énergétique tout en relocalisant notre industrie ».

  • ÉOLIEN EN MER – Des drones pour des livraisons vers des éoliennes en mer 10 mars 2022

    Marco Polo Marine, un exploitant de navires basé à Singapour, vient de s’associer à la start-up de drones F-drones pour co-développer à grande échelle les premiers drones électriques de livraison aérienne pour les parcs éoliens offshore. Cette technologie devrait permettre de réduire de plus de 90 % les coûts d’acheminement, d’être quatre fois plus rapide et bien moins consommateur de carburant que les moyens actuels qui reposent essentiellement sur des bateaux ou des hélicoptères. F-drones, qui a déjà développé des drones pour livrer des cargaisons pesant jusqu’à 100 kg et sur une distance de 100 km, proposera son expertise technologique. De son côté, Marco Polo Marine fournira des capacités techniques, opérationnelles et commerciales dans le secteur de l’éolien offshore. Cet accord porte sur le déploiement des drones en Asie-Pacifique.

  • ÉOLIEN EN MER – Saint-Brieuc : reprise des travaux 10 mars 2022

    Ailes Marines, qui développe le futur parc éolien en mer au large de Saint-Brieuc, a annoncé la reprise des travaux de construction des fondations du parc. Le chantier, qui avait été mis à l’arrêt suite deux fuites de fluide hydraulique biodégradable survenues en juin et juillet 2021 lors de la réalisation des forages et l’installation de pieux par la société néerlandaise Van Oord, avait repris durant l’été 2021 après renforcement des mesures environnementales, pour terminer cette première phase de travaux en octobre 2021.  Trois phases supplémentaires sont ainsi prévues entre 2022 et 2023. La première consistera à l’installation des fondations par la société Van Oord. Dans un second temps, la société Saipem installera la sous-station électrique sur site, parallèlement à l’ensouillage des 90 kilomètres de câbles tripolaires sous-marins destinés à relier les éoliennes entre elles. Le parc complet doit être livré et mis en service fin 2023. D’après Ailes Marines, ces travaux mobiliseront sur site simultanément une vingtaine de navires au pic d’activité.

  • ÉOLIEN – Europe : deux fois plus d’éolien nécessaire 3 mars 2022

    L’association de l’énergie éolienne WindEurope a publié le 24 février dernier son rapport annuel présentant les principaux chiffres du marché 2021. Le constat principal est que l’UE-27 est loin de déployer assez de parcs éoliens pour atteindre les objectifs du Green Deal. En 2021, seuls 11 GW ont été raccordés au réseau dans l’Union européenne, et 17,4 GW en y ajoutant le Royaume-Uni. Sur la période 2022 à 2026 ce chiffre devrait plafonner à 18 GW par an. Pourtant, il faudrait au moins installer 30 GW par an pour que l’Europe atteigne ses objectifs d’énergie renouvelable d’ici à 2030. Elle compte sur les différentes technologies en mer pour y arriver bien que l’éolien terrestre reste encore la technologie largement majoritaire, représentant 81 % de la puissance installée. D’après WindEurope les ambitions des États membres sont bel et bien présentes, mais la mise en œuvre de leurs politiques pose problème, notamment au niveau des délais d’autorisation. Associés à la hausse des coûts des matières premières, ces retards entraînent des pertes importantes pour les industriels. En effet, quatre des cinq principaux fabricants d’éoliennes ont subi des pertes nettes l’an dernier. Pourtant l’Europe a plus que jamais besoin de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, elle qui importe toujours 58 % de son énergie.

  • ÉOLIEN EN MER – Parcs offshore de New York : trois français lauréats 3 mars 2022

    Vendredi 25 février ont été dévoilés les résultats des enchères organisées autour des futurs parcs éoliens en mer dans la zone triangulaire appelée New York Bight, au large des côtes du New Jersey et de New York, aux États-Unis. Les montants sont spectaculaires puisque les six groupements les mieux disant vont débourser un total de 4,37 milliards de dollars (3,93 milliards d’euros) pour obtenir les concessions des six zones offshore ouvertes. Des sommes records qui ont largement dépassé celles dépensées lors des précédentes opérations similaires aux États-Unis. En 2018, les lots pour les futurs parcs de Vineyard Wind au large du Massachusetts (800 MW) et de South Fork Wind au large de Rhode Island et de New York (130 MW) étaient partis à 1 040 dollars l’acre contre près de 9 000 dollars par acre cette fois. La France n’est pas absente de cette opération puisque trois groupes nationaux figurent parmi les lauréats : TotalEnergies, EDF et Engie. Ces enchères ne sont que le début d’un long processus, les consortiums vainqueurs devant désormais obtenir les permis nécessaires avant de pouvoir débuter les travaux. Avec 5,6 à 7 gigawatts (GW) de puissance attendue, le projet de New York Bight produira l’équivalent de la consommation de 2 millions de foyers. Il est l’une des clefs de voûte d’un vaste programme éolien offshore lancé par l’administration Biden et qui vise à déployer 30 GW d’ici 2030. Six autres ventes aux enchères devraient se tenir d’ici 2025, avec notamment des zones au large de la Caroline du Nord et du Sud et de la Californie. New York et le New Jersey visent à eux seuls 16 GW en service en 2035.

FéVRIER 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • ÉOLIEN EN MER – Fécamp, première fondation achevée 24 février 2022

    Bouygues Travaux Publics annonce avoir achevé le 11 février la première des 71 fondations gravitaires devant supporter les éoliennes du parc en mer de Fécamp. La construction de ces fondations en béton a débuté il y a 14 mois et doit s’achever à l’été 2022. Chacune d’entre elles pèse 5  000 tonnes et mesure 31 mètres de diamètre à sa base, pour 48 à 54  mètres de hauteur. Ce chantier mobilise jusqu’à 1 000 salariés. Les fondations seront installées en mer à partir du début de l’été 2022, à 13 km des côtes de Fécamp, posées sur le sol marin et remplies de gravier. L’ensemble du parc doit être mis en service fin 2023. D’une capacité de 500 MW, il produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 770 000 personnes, soit 60 % des habitants de Seine-Maritime.

  • ÉOLIEN – Une nouvelle loi inutile 24 février 2022

    Le 9 février, la Loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale, dite « loi 3DS », a été adoptée par le Sénat et l’Assemblée nationale. Côté face, cette loi permettra aux collectivités d’augmenter leur participation dans les projets d’énergie renouvelable en accordant à des sociétés de projets jusqu’à 15 % de leurs recettes réelles de fonctionnement annuel, contre 5 % jusqu’ici. Côté pile, le texte comporte une disposition ajoutant une contrainte réglementaire au développement de l’éolien. La loi 3DS ajoute un article au code de l’urbanisme permettant aux élus locaux de définir dans leur plan local d’urbanisme des zones d’exclusion de l’éolien dès lors que les éoliennes « sont incompatibles avec le voisinage habité ou avec l’usage des terrains situés à proximité ou qu’elles portent atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages, à la qualité architecturale, urbaine et paysagère, à la mise en valeur du patrimoine et à l’insertion des installations dans le milieu environnant ». L’avocat Florian Ferjoux, du cabinet Gossement Avocats, a qualifé cette disposition « d’inutile » et de « périlleuse à appliquer pour les élus locaux », dans une tribune parue dans La Gazette des Communes. Inutile, car les élus peuvent déjà planifier et réglementer l’implantation des éoliennes et ces implantations sont déjà régulées par ailleurs. Périlleuse, car la loi ouvre la porte aux pressions que pourraient subir les élus locaux pour « protéger » des intérêts particuliers. À vouloir trop contraindre, on étouffe.

  • ÉOLIEN EN MER – Nouvelle commande pour les Chantiers de l’Atlantique 18 février 2022

    L’Allemand RWE a choisi Atlantique Offshore Energy, la division dédiée aux énergies marines de la société́ française Chantiers de l’Atlantique, pour réaliser l’ingénierie, la fourniture, la construction, l’installation et la mise en service de la sous-station électrique du parc éolien F.E.W. Baltic II en mer baltique polonaise. Il s’agira de la deuxième collaboration entre RWE et Chantiers de l’Atlantique, puisqu’une première association avait été réalisée lors du développement du parc offshore d’Arkona en Allemagne en 2018. La sous-station recueillera et transmettra l’électricité produite par les éoliennes en mer via des câbles sous-marins à haute tension, tout en contrôlant et en surveillant à distance le fonctionnement du parc. La mise en service du site Baltic II est prévue pour 2025. Ses 350 MW devraient alors permettre de fournir suffisamment d’électricité́ pour répondre aux besoins d’environ 350 000 foyers polonais.

  • ÉOLIEN – Le chef de l’État souffle le chaud et le froid sur la filière 18 février 2022

    En visite la semaine dernière à Belfort, le chef de l’État a déroulé une nouvelle feuille de route combinant énergies renouvelables et nucléaire. Concernant l’éolien, les annonces ont alterné le chaud et le froid. Du côté des points positifs, Emmanuel Macron a mis en avant l’éolien en mer en reconnaissant un retard français en la matière et en jetant les bases d’une nouvelle impulsion qui porterait le parc à un niveau « de l’ordre de 40 gigawatts en service en 2050, soit, pas moins d’une cinquantaine de parcs ». Un développement, certes moins impressionnant que celui du Royaume-Uni (40 gigawatts d’ici à 2030), mais qui a tout de même été salué par les professionnels du secteur. Ainsi pour Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’objectif du président de la République est possible car pour le réaliser, « on aura besoin de moins de 3 % du territoire maritime national métropolitain », a-t-il assuré à nos confrères de France Info. Cependant cette croissance ne se fera pas toute seule. « Il faut que l’État mette des moyens humains dans les différents ministères qui seront responsables de la politique énergétique et maritime ». Même constat du côté du syndicat éolien France énergie éolienne (FEE), pour qui les annonces présidentielles font preuve de « volontarisme ». En revanche, le secteur s’inquiète des propos du président, sur l’éolien terrestre. Emmanuel Macron a annoncé un objectif de 37 gigawatts en 2050, alors que l’actuelle programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit d’atteindre entre 33 et 35 gigawatts en 2028. Pour Anne-Catherine de Tourtier, présidente de FEE, le Président envoie un mauvais signal : « les volumes et le rythme proposés sur l’éolien terrestre sont clairement en décalage avec les besoins de notre pays. Dans ces conditions, cette trajectoire ne permettrait pas, à court comme à moyen termes, de mettre les Français à l’abri des chocs énergétiques, ni d’assurer, dans un temps maîtrisé, le niveau de sécurité et d’indépendance énergétiques qu’un pays comme la France se doit de maintenir. Les travaux de RTE le démontrent d’ailleurs clairement : d’ici à 2035, l’éolien terrestre est la solution la plus efficace et pragmatique à déployer. »

  • ÉOLIEN – Valorem se déploie en Finlande 10 février 2022

    Le développeur et exploitant d’énergies renouvelables Valorem poursuit son développement à l’international. Le 8 février, il a annoncé avoir bouclé le financement d’un parc éolien de 148,5 MW en Finlande, baptisé Matkussaari, soit un investissement de 195 millions d’euros. Situé dans la région de Ostrobothnia, à l’ouest de la Finlande, ce parc accueillera 27 éoliennes d’une puissance unitaire de 5,5 MW, fournissant l’équivalent de la consommation électrique de 60 000 foyers chaque année. Le parc fait partie du projet VIIATTI, qui compte un autre champ éolien de 165 MW vendu par Valorem à un consortium finlandais. Les deux parcs produiront près d’1TWh d’électricité par an, soit 1,2 % de la consommation actuelle du pays. « Nous sommes très heureux de ce closing qui signe l’arrivée de Valorem comme producteur indépendant d’énergie verte en Finlande, a déclaré Philippe Tavernier, directeur général adjoint de Valorem. Le groupe Valorem nourrit de grandes ambitions sur la Finlande avec plus de 500 MW supplémentaires en cours de développement, s’appuyant sur une filiale et une équipe locale forte et en pleine croissance installée à Helsinki. »

  • ÉOLIEN – Les professionnels de l’éolien dénoncent l’acharnement 10 février 2022

    France Énergie Éolienne (FEE) et le Syndicat des énergies renouvelables (SER), ont vivement réagi la semaine dernière à une disposition adoptée par le Parlement dans le cadre du projet de loi relatif à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration, dit « 3 DS ». Une commission mixte paritaire a en effet voté mardi 1er  février un texte qui précise que le Plan Local d’Urbanisme (PLU), communal ou intercommunal, peut délimiter les secteurs dans lesquels l’implantation d’éoliennes est impossible. Pour les syndicats, cela revient à mettre en place un « régime d’exception » pour l’éolien, rappelant que le secteur est soumis depuis plus de dix ans au respect de règles parmi les plus strictes du droit de l’environnement et que les élus disposent déjà de plusieurs outils pour organiser leur territoire, tels que le plan climat-air-énergie territorial (PCAET), le schéma de cohérence territoriale (SCoT) ou encore le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet). Les syndicats dénoncent une mesure injustifiée d’un point de vue réglementaire, qui participe à une stigmatisation de l’éolien terrestre. Pour Anne Catherine De Tourtier, présidente de la FEE, cette disposition est terriblement paradoxale : « Alors que la France est le seul pays européen à ne pas atteindre ses objectifs en matière d’énergies renouvelables, une fois de plus, à travers l’éolien, c’est la transition énergétique de notre pays qui est affaiblie par des tractations de couloir. Pour ne plus être la victime de sa dépendance aux énergies fossiles dont les prix ne cessent d’augmenter et qui impactent chaque jour un peu plus le pouvoir d’achat des Français, notre pays doit développer ses énergies renouvelables et l’éolien en particulier. Pour réussir, nous avons besoin d’une vision de long terme, d’une stratégie fédératrice, et de restaurer la capacité planificatrice de notre pays. » SER et FEE ajoutent : « voter une disposition qui risque de favoriser la multiplication de zones entières interdites à l’éolien revient à accorder à l’activisme organisé d’opposants minoritaires un poids politique excessif, démocratiquement problématique au regard de l’état réel de la volonté populaire et des enjeux climatiques. »

  • HYDROGÈNE RENOUVELABLE – Projet de méthanol de synthèse en Suède 3 février 2022

    Pariant sur une croissante forte à venir des carburants verts, le producteur d’énergie danois Ørsted a annoncé un accord avec le développeur suédois Liquid Wind AB selon lequel il entrerait à hauteur de 45 % dans l’opération FlagshipONE de production de méthanol de synthèse, dit « e-méthanol ». Ce projet a pour ambition de développer une unité d’électrolyse d’environ 70 MW afin de produire 50 000 tonnes d’e-méthanol par an, à partir d’hydrogène d’origine renouvelable et de CO2. Les électrolyseurs produisant l’hydrogène seront alimentés par de l’électricité éolienne. Le CO2 sera pour sa part capté en sortie de la centrale à charbon suédoise de Hörneborgsverket, qui fonctionne en cogénération pour produire chaleur et électricité. Cet e-méthanol est destiné à être utilisé principalement dans le secteur du transport maritime, dont la décarbonation est plus difficile à effectuer que dans d’autres secteurs. Les navires ne peuvent en effet pas utiliser l’électricité de façon directe, via des batteries, et nécessitent des carburants décarbonés (liquides ou gazeux). Selon l’Agence internationale de l’énergie, les émissions du transport maritime international ont augmenté de 40 % entre 2000 et 2019 et représentent environ 2 % du total des émissions mondiales de gaz à effet. Le secteur a un besoin urgent de nouveaux types de carburants pour réduire son impact climatique. La décision finale d’investissement pour le projet FlagshipONE devrait intervenir au cours de l’année actuelle pour une mise en service prévue en 2024.

  • ÉOLIEN EN MER – Engie avance sur l’éolien flottant 3 février 2022

    Ocean Winds, la joint-venture des groupes Engie et EDPR, vient d’enregistrer deux avancées majeures en matière d’éolien flottant. La première est à l’international, puisque Ocean Winds, et son partenaire Aker Offshore Wind ont obtenu fin janvier leur première licence électrique (« Electric Business License », EBL) auprès du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie de Corée du Sud pour le projet Korea Floating Wind. Cette licence porte sur une capacité de 870 MW et correspondra à la première tranche de puissance de l’un des plus importants projets éoliens flottants actuellement au monde. Il s’agit du futur parc qui sera basé au large de la ville portuaire d’Ulsan, au sud-est du pays. Une seconde licence électrique, pour une capacité de 450 MW, est attendue prochainement. Le projet d’Ulsan fait partie de l’ambitieux programme éolien en mer de Corée du Sud, qui vise une puissance totale de 13 GW à fin 2030. La seconde avancée est intervenue le 1er février et concerne un site français, puisque Ocean Winds et la Banque des Territoires viennent de prendre la décision finale d’investissement du projet de ferme pilote d’ Éoliennes flottantes du golfe du Lion (EFGL). Ce parc sera composé de trois éoliennes flottantes de 10 MW, amarrées à plus de 16 km au large de Leucate (Aude) et Le Barcarès (Pyrénées-Orientales). Les éoliennes du projet EFGL seront alors les plus puissantes jamais installées sur un flotteur. Leur production couvrira les besoins annuels en électricité de plus de 50 000  habitants, soit l’équivalent de la ville de Narbonne. La mise en service de la ferme éolienne est prévue fin 2023 pour une durée d’exploitation de 20 ans.

JANVIER 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • ÉOLIEN – L’éolien terrestre renoue avec la croissance en Allemagne 28 janvier 2022

    Le marché de l’éolien terrestre a connu une croissance de 35 % en 2021 en Allemagne par rapport à l’année précédente. Avec une nouvelle capacité installée de 1,9 GW l’an dernier, son développement reste toutefois très insuffisant pour permettre au pays d’atteindre ses objectifs climatiques d’ici la fin de la décennie. Le nouveau gouvernement ambitionne en effet d’avoir 100 GW d’éolien terrestre en service en 2030, contre 56,1 GW raccordés fin 2021. Cela exigerait d’installer en moyenne près de 5 GW d’éoliennes terrestres par an. Or l’association fédérale allemande de l’éolien BWE estime que le marché n’atteindra que 2,3 à 2,7 GW en 2022. Pour monter en cadence, le gouvernement prépare de nouveaux paquets législatifs, afin notamment de libérer du foncier et d’accélérer les procédures d’autorisation. En moyenne, ces dernières durent entre 4 et 5 ans, indique BWE, précisant que 10 GW de projets se trouvent actuellement dans la file d’attente. La révision envisagée des distances minimales avec les radars militaires et systèmes de navigation aérienne pourrait libérer à court terme 4 à 5  GW de capacité éolienne supplémentaire. Le nouveau paquet légistatif doit être présenté au printemps au parlement allemand, pour une mise en application immédiate.

  • ÉOLIEN EN MER – L’Écosse prépare 25 GW en mer 28 janvier 2022

    Le programme éolien en mer écossais s’apprête à connaître une avancée fulgurante. Le 17 janvier, Crown Estate Scotland, l’organisme public responsable de l’aménagement des terres et zones maritimes de l’Écosse, a révélé les résultats d’un appel d’offres concernant l’éolien en mer. Sur 74 projets déposés, 17 ont été sélectionnés, représentant 24,8 GW de nouveaux parcs, soit plus de deux fois le parc actuel d’éolien en mer du Royaume Uni qui comptait 10,5 GW fin 2020. Fait remarquable, plus de 15 GW des projets sélectionnés concernent des parcs éoliens flottants. L’Écosse s’affiche ainsi sur cette filière non seulement comme pionnière mais également leader mondial. Par comparaison, la France envisage de ne lancer que 750 MW d’éolien en mer flottant entre 2022 et 2023. En Écosse, les lauréats se voient proposer des accords réservant les droits sur des zones spécifiques en mer. La superficie couverte par les projets retenus représente un peu plus de 7 000 km2. Parmi les candidats sélectionnés se trouvent BP Alternative Energy Investments, SSE Renewables, Vattenfall, Scottish Power Renewables (Iberdrola) ou Shell. La prochaine étape pour chacun des développeurs va être de finaliser son dossier, notamment en organisant à chaque fois une chaîne d’approvisionnement industrielle locale. « La variété et l’ampleur des projets montrent à la fois les progrès remarquables du secteur éolien offshore et un signe clair que l’Écosse est en passe de devenir une plaque tournante majeure pour le développement de cette technologie dans les années à venir », a déclaré Simon Hodge, directeur général de Crown Estate Scotland.

  • ÉOLIEN EN MER – Le débat public s’associe à quatre youtubers 21 janvier 2022

    Le débat public  « éolienne en mer Nouvelle-Aquitaine » s’est associé à quatre vulgarisateurs scientifiques pour la publication de vidéos destinées à informer les citoyens dans le cadre du débat public sur le futur parc au large de l’Île d’Oléron. Dans une vidéo d’une heure, Le Réveilleur dresse un état des lieux de l’éolien en mer dans le monde et nous explique les différentes technologies existantes, les étapes d’un projet et son intégration dans le mix électrique. La chaîne Le Monde en cartes détaille les multiples critères pour définir le choix d’implantation du futur parc en Nouvelle-Aquitaine. La youtubeuse de Science de comptoir se concentre quant à elle sur l’aspect biodiversité en faisant un état des lieux des études scientifiques disponibles. Enfin la vidéo de Monsieur bidouille nous emmène directement à Saint-Nazaire découvrir le déroulement du chantier en cours pour le futur parc au large des côtes.

  • ÉOLIEN EN MER – Allemagne : aucune éolienne offshore en 2021 21 janvier 2022

    Aucune nouvelle éolienne en mer n’a été raccordée au réseau en Allemagne en 2021. Le pays compte par conséquent toujours 1 501 éoliennes offshore, soit 7,8 GW en service. En 2015 et 2016, le gouvernement Merkel avait en effet tardé à lancer de nouveaux projets de parcs lors de la transition du système de soutien par tarif d’achat vers le mécanisme des appels d’offres. Ce qui a engendré le trou d’air de l’an dernier. Cependant, la construction des nouveaux parcs attribués par appel d’offres en 2017 et 2018 devrait commencer cette année. Les organisations professionnelles espèrent avoir environ 1 GW raccordé additionnel à fin décembre. Avec les 3,1 GW en cours de construction qui seront raccordés après 2022, un total de 12 GW devraient être reliés au réseau allemand d’ici 2026. Par ailleurs, 8,7 GW supplémentaires sont en cours de développement. Mais l’effort ne s’arrêtera pas là. En effet, le nouveau gouvernement entend relever les objectifs pour l’éolien en mer, afin d’atteindre 30 GW raccordés en 2030 (contre 20 GW prévus jusqu’ici), 40 GW en 2035 et 70 GW en 2045. Le gouvernement doit par conséquent rapidement définir de nouvelles zones d’accueil des futurs parcs et soumettre un volume de 9,4 GW par appels d’offres pour atteindre le premier objectif 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – Hydrogène éolien aux Pays-Bas 14 janvier 2022

    Shell et Thyssenkrupp ont signé début janvier un contrat prévoyant l’installation de 200 MW d’électrolyseurs sur le port de Rotterdam (Pays-Bas). Ces électrolyseurs doivent être installés par Thyssenkrupp afin de produire de l’hydrogène à partir d’énergie éolienne. La décision finale d’investissement de ce projet baptisé « Hydrogen Holland I » devrait avoir lieu en 2022, pour une mise en service prévue en 2024. Le projet sera constitué d’un hall de deux hectares, et produira l’hydrogène à partir du parc éolien offshore Hollandse Kust Noord, dont il achètera des garanties d’origine et de l’électricité physique. Thyssenkrupp Uhde Chlorine Engineers, filiale du groupe spécialisé dans les électrolyseurs, fournira tous les équipements nécessaires à l’usine. Un pipeline de 40 kilomètres reliera l’usine à la zone industrielle de Shell à Rotterdam, qui vise à atteindre le zéro émission net à l’horizon 2050. Le parc éolien Hollandse Kust Noord, d’une puissance de 759 MW, doit pour sa part être opérationnel en 2023. Il est construit sans subvention par le consortium CrossWind, composé de Shell et Eneco, à 18,5 km au large de la ville de Egmond aan Zee.

  • ÉOLIEN EN MER – Concertation lancée en Normandie 14 janvier 2022

    Le 3 janvier dernier, l’État a donné le coup d’envoi de la concertation publique pour la mise en œuvre d’un parc éolien en mer au large des côtes de la Manche, du Calvados et de la Seine-Maritime, prévu à horizon 2031. Ce projet global intitulé « Centre Manche », prévoit deux parcs, le premier ayant déjà fait l’objet d’une concertation clôturée en 2020. Le second parc occupera une zone d’environ 250 km2 pour une puissance de 1,5 GW. Sa puissance annuelle équivaudra à la consommation annuelle d’un million de foyers et le coût est estimé entre 4 et 5 milliards d’euros. La concertation est ouverte jusqu’au 7 mars 2022 et reprendra après l’élection présidentielle, du 25  avril au 16 mai 2022. Dix réunions publiques sont organisées au Havre (7 janvier et 6 mai), à Réville (8 janvier), Caen (13 janvier), Cherbourg (14 janvier et 25 février), Colleville-Montgomery (21 janvier), Bayeux (28 janvier), Quettehou (4 février), et Cabourg (4 mars).

  • ÉOLIEN EN MER – L’Espagne adopte sa feuille de route pour l’éolien en mer 7 janvier 2022

    Sur proposition du ministère espagnol de la Transition écologique, le Conseil des ministres d’Espagne vient d’approuver la feuille de route nationale pour le développement de l’éolien offshore et des énergies marines. La stratégie contient 20 lignes d’action avec pour objectif majeur d’atteindre entre 1 et 3 GW d’installations éoliennes offshore flottantes en 2030, soit jusqu’à 40 % de l’objectif de l’Union européenne pour cette filière à cette échéance, et jusqu’à 60 MW d’autres énergies marines (énergie des vagues ou des courants marins). Pour cela, une première enveloppe de 200 millions d’euros consacrée à la recherche et au développement va être débloquée ; à quoi devraient s’ajouter entre 500 millions et 1 milliard d’euros pour adapter les infrastructures portuaires. Si l’Espagne est très engagée dans le développement de l’éolien terrestre (avec le deuxième parc de puissance raccordé en Europe derrière l’Allemagne), le secteur de l’éolien en mer est encore émergent avec seulement 5 MW à fin 2020. La topographie des fonds marins espagnols n’est pas favorable à l’éolien offshore posé puisque très peu de côtes disposent d’un plateau continental. En revanche, l’éolien flottant ouvre davantage de possibilités et l’Espagne est le partenaire européen disposant du plus grand nombre d’installations de R&D pour l’éolien flottant ou d’autres énergies marines, comme la Canary Islands Ocean Platform (PLOCAN), la Vizcaya Marine Energy Platform (BiMEP) ou les marinas Experimental Energy Harvesting Zone de Punta Langosteira, le deuxième banc d’essai au monde pour l’énergie des vagues.

  • ÉOLIEN EN MER – Des usines du chinois MingYang au Royaume-Uni 7 janvier 2022

    Le 17 décembre, le fabricant chinois d’éoliennes MingYang Smart Energy a signé un protocole d’accord avec le ministère britannique du Commerce international (DIT) portant sur la construction Outre-Manche d’usines de fabrication d’éoliennes offshore. L’accord concerne l’investissement de MingYang dans une usine de fabrication de pales, un centre de service et potentiellement une usine d’assemblage de turbines au Royaume-Uni. Les deux parties collaboreront également pour explorer d’autres options y compris des essais d’éoliennes, des projets de démonstration d’éolien offshore ou des parcs éoliens pré-commerciaux. « En cas de succès, cet investissement créera la première usine d’assemblage d’éoliennes du Royaume-Uni. Cela signifie qu’une plus grande partie de l’énergie éolienne offshore que nous utilisons au Royaume-Uni serait produite au Royaume-Uni, créant plus d’emplois verts dans l’une de nos industries les plus passionnantes », mentionné John Edwards, délégué commercial de Sa Majesté en Chine. MingYang Smart Energy, qui a ouvert un centre d’affaires et d’ingénierie à Hambourg (Allemagne) l’année dernière, se dit prêt à utiliser l’ingénierie, les composants fabriqués et d’autres services des acteurs de la filière au Royaume-Uni pour développer sa chaîne d’approvisionnement locale. En octobre 2020, le premier ministre britannique, Boris Johnson, dévoilait son ambitieux programme en matière d’éolien en mer en visant 40 GW en exploitation à fin 2030. Pour respecter cette feuille de route, le pays multiplie depuis les partenariats. De son côté, MingYang renforce son entrée sur le marché européen. Le fabricant fournira les éoliennes du parc Taranto Offshore de 30 MW développé par Renexia, dans le sud de l’Italie, qui est en cours de construction.

DéCEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • ÉOLIEN EN MER – EDF inaugure un parc offshore en Chine 17 décembre 2021

    Le 9 décembre, EDF a annoncé la mise en service du parc éolien offshore Dongtai V avec son partenaire chinois China Energy Investment Corporation (CEI). Ce parc de 200 MW, dont la phase de travaux s’achève après 20 mois, est situé à 40 kilomètres au large des côtes de la province de Jiangsu, au nord de Shanghai. En comptant le parc Dongtai IV de 300 MW mis en service en 2019, la filiale détenue à 37,5 % par EDF exploite maintenant 500 MW d’éolien offshore, soit 125 turbines, en Chine. Présent depuis 2016 dans l’Empire du milieu, les capacités de production d’EDF Renouvelables s’élèvent aujourd’hui à 2 GW. Les projets Dongtai IV et V s’inscrivent dans la stratégie « EDF Cap 2030 » qui consiste à doubler sa capacité installée en énergie renouvelable dans le monde par rapport à 2015, soit 60 GW, mais également dans l’objectif de la Chine de déployer 40 GW d’éolien en mer à l’horizon 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – 50 GW en mer en 2050 17 décembre 2021

    L’ensemble des scénarios sur l’avenir du mix énergétique français publiés dernièrement (RTE, Ademe ou NegaWatt) s’accordent sur la part grandissante que doivent prendre les énergies renouvelables d’ici 2050. L’éolien en mer est notamment appelé à devenir l’un des piliers de la transition énergétique du pays. Toutefois, dix ans après les premiers appels d’offres éolien en mer, aucun site n’est aujourd’hui en service. Le retard accumulé devient important et il est désormais urgent de réagir pour que la France prenne réellement la mesure de son potentiel en la matière. C’est en synthèse le message de France énergie éolienne (FEE) et du Syndicat des énergies renouvelables (SER) qui ont présenté cinq propositions pour accélérer le développement de l’éolien en mer. Selon les deux syndicats, « un objectif de 50 GW d’ici à 2050 » au large des côtes françaises est « réaliste et souhaitable » pour atteindre la neutralité carbone. Pour y parvenir, cinq grands axes doivent être développés. En premier lieu, une meilleure planification du déploiement de l’éolien en mer est nécessaire pour donner de la visibilité à l’ensemble des acteurs concernés (pêcheurs, collectivités, navigation, etc.). Deuxièmement, il faudrait fixer un objectif ambitieux d’ici 2035, soit 18 GW installés, afin de se situer sur une trajectoire correspondant à 5 des 6 scénarios envisagés par RTE. Troisièmement, FEE et le SER souhaitent renforcer l’information du public sur les projets, notamment à travers l’organisation de débats publics sur une trajectoire de 10 ans de l’éolien en mer, pour chacune des 4 façades maritimes. La quatrième proposition passe par une planification avec RTE du développement spécifique d’un réseau électrique en mer afin d’optimiser les coûts et les usages. A l’échelle locale, il s’agirait notamment d’associer aux projets les ports concernés et leurs écosystèmes. Le dernier axe est celui d’une adaptation du cadre économique et réglementaire pour que les projets puissent se développer dans des délais de traitement administratif maîtrisés.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Raccordement terminé à Saint-Nazaire 9 décembre 2021

    Mardi 7 décembre, RTE (réseau de transport d’électricité), a annoncé la fin des travaux de raccordement électrique des éoliennes en mer de Saint-Nazaire. Une première liaison sous-marine de 33 kilomètres à 225  000 Volts a été installée allant du parc éolien en mer jusqu’à la plage de Courance à Saint-Nazaire. La deuxième liaison est souterraine et traverse les communes de Saint-Nazaire, Trignac, Montoir-de-Bretagne, Donges et la commune de Prinquiau où est situé le poste électrique en charge de distribuer au réseau existant l’électricité produite par le parc éolien.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Bureau Veritas certifie la technologie Hi-Float 9 décembre 2021

    La plateforme flottante développée par Hyundai Heavy Industries Co, Ltd (HHI) a reçu une approbation de principe par le Bureau Veritas (BV), multinationale spécialisée dans l’inspection et la certification, après une analyse numérique et des tests en bassin à vague. La structure nommée « Hi-Float » est conçue pour supporter des turbines de 10 MW, et est équipée d’un système de ballast passif. L’entreprise coréenne a reçu la certification de la part du Directeur général de BV lors d’une cérémonie organisée à Ulsan, grande ville portuaire de Corée du Sud. Le développement de plateformes flottantes est indispensable au déploiement des parcs éoliens dans des eaux trop profondes pour l’éolien posé, et il représente un potentiel massif. En 2019 seul 0,2 % des capacités éoliennes offshore en Europe étaient flottantes. Aujourd’hui le principal défi que doivent surmonter ces technologies est de s’adapter à la fois aux conditions atmosphériques, qui impactent la turbine, et à celles océaniques, qui agissent sur les flotteurs.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Ouistreham, base du futur parc éolien en mer 2 décembre 2021

    Deux importants chantiers ont été lancés sur le port de Ouistreham (Calvados). D’un côté, la base d’exploitation et de maintenance du futur parc éolien en mer du Calvados (Courseulles-sur-Mer), doit être opérationnelle d’ici 2023. De l’autre, la rénovation des infrastructures de l’avant-port a été engagée, car ces dernières sont indispensables au bon fonctionnement du futur centre opérationnel d’EDF. Le démarrage des travaux de cette base de maintenance marque une nouvelle étape dans l’avancement du chantier du deuxième parc éolien en mer normand. La construction des fondations du bâtiment et son ossature devraient être finalisées au printemps 2022 pour une fin du gros œuvre à l’été 2022. Commenceront alors les travaux d’aménagement intérieur qui se poursuivront jusqu’à fin 2022. Les équipes du parc éolien en mer du Calvados pourront investir les lieux début 2023. Le chantier de construction de la base emploiera environ 20 personnes sur un an avec un pic à 30 lors des corps d’état secondaires (intérieur du bâtiment) et 80 % du chiffre d’affaires sera confié à des entreprises locales. Une fois achevée, la base emploiera une centaine de personnes pour réaliser les opérations d’exploitation et de maintenance du parc qui comportera 64 éoliennes et dont la mise en service est prévue pour fin 2024.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Hydrogène vert produit en mer 2 décembre 2021

    La jeune société nantaise Lhyfe, spécialisée dans la production d’hydrogène vert, et le bureau d’ingénierie offshore Doris, ont annoncé la signature d’un protocole d’accord qui vise le développement et la commercialisation d’une technologie de production d’hydrogène offshore. Pour cela les deux partenaires ont mis en commun un budget de 60  millions d’euros pour finaliser le design, lever les verrous techniques et économiques, développer et financer un projet pilote avant un déploiement industriel. L’affaire est ambitieuse mais les deux entreprises se connaissent déjà, car cela fait plus d’un an qu’elles travaillent sur ce thème. Le fruit de cette première phase a débouché sur le développement d’une solution baptisée Nerehyd permettant de produire de l’hydrogène dans un flotteur de fondation semi-submersible d’une éolienne flottante. La prochaine phase, qui fait l’objet du protocole récemment signé, est désormais de réaliser un pilote qui soit opérationnel avant fin 2025. Cette solution « pourra être déployée pour des applications connectées au réseau ou hors réseau de la production à petite échelle de 10 MW, à la production à grande échelle de plusieurs centaines de MW », précise le communiqué des deux entreprises. Lhyfe et Doris voient dans la forte croissance mondiale des sites éoliens en mer une opportunité extrêmement alléchante. « Nous commençons à voir apparaître de plus en plus de champs d’éoliennes offshore et les acteurs traditionnels sont friands de perspectives pour faire évoluer leurs infrastructures et solutions », a souligné Matthieu Guesné, président fondateur de Lhyfe qui, par ailleurs, a inauguré en septembre dernier son usine de production d’hydrogène renouvelable à Bouin, en Vendée (voir actu du 7 octobre). L’entreprise produit jusqu’à 1 tonne par jour d’hydrogène grâce à un électrolyseur alimenté directement par des éoliennes.

NOVEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • ÉOLIEN – L’Italie se positionne sur l’éolien offshore flottant 25 novembre 2021

    Le ministère italien de la Transition écologique poursuit ses travaux visant à favoriser le développement d’une nouvelle génération de centrales flottantes offshore, situées au large de ses côtes. Le pays a en effet un objectif de 900 MW d’éolien en mer à l’horizon 2030 inscrit dans son plan national intégré pour l’énergie et le climat (Pniec). La dernière étape en date a été une série de réunions entre différents acteurs de l’éolien en Italie afin de faire remonter des manifestations d’intérêt autour de futurs projets. Ces rencontres concernaient à la fois les acteurs industriels, les associations professionnelles du secteur mais également des associations de protection de l’environnement (WWF, Legambiente et Greenpeace) ou des réseaux de chercheurs tel que le CIRSAM (Consortium international pour le développement et la recherche de l’Adriatique et de la Méditerranée). Ces réunions ont permis de faire émerger de premiers projets puisque 40 projets de parcs éoliens offshore flottants ont été identifiés. Ils sont principalement situés au large des côtes de la Sicile et de la Sardaigne (pour une vingtaine de projets), le long de la côte adriatique (pour une dizaine), le reste étant réparti entre la mer Ionienne et la Tyrrhénienne.

  • ÉOLIEN – Quand l’éolien protège les oiseaux remarquables 25 novembre 2021

    Le producteur d’énergie renouvelable Boralex vient d’annoncer la mise en service d’un nouveau parc en France. Situé sur le site de La Grande Borne dans le département de l’Aisne, en région Hauts-de-France, le nouveau parc est doté de 4 éoliennes Vestas V110 d’une puissance unitaire de 2,2 MW, soit une puissance totale de 8,8 MW. Sa production annuelle est estimée à 26 GWh et elle permettra de couvrir la consommation d’environ 5 600 foyers par an. Ce projet a été mis en œuvre et construit par Boralex dans le respect des engagements de préservation des espèces et de leur habitat. Ainsi, parmi les mesures en faveur de la biodiversité et de la protection des espèces, le parc éolien de La Grande Borne fait l’objet d’une action en faveur des oiseaux remarquables. Elle vise notamment la sensibilisation du milieu agricole à la protection des nichées de busards et la mise en place d’actions de sauvegarde dans un rayon de 20 kilomètres autour du site. «  Dès la phase de conception d’un projet, nous nous engageons à favoriser la conservation de la biodiversité en réduisant l’empreinte de nos activités sur les écosystèmes selon les principes de la séquence  « Éviter–Réduire–Compenser ». En phase de construction comme en phase d’exploitation, cette approche reste intégrée à nos pratiques et permet à nos actifs de production de participer à l’amélioration des connaissances tout au long de leur cycle de vie », a déclaré Nicolas Wolff, vice-président et directeur général de Boralex Europe.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Création d’une taxe sur la zone économique exclusive 18 novembre 2021

    Le 12 novembre a été adopté par les députés l’amendement N°II-3525 au projet de loi de de finances 2022, proposé par le gouvernement. Lors des débats publics organisés autour du développement de l’éolien en mer, des acteurs locaux ont fait remarquer une asymétrie de fiscalité entre le domaine public maritime (DPM) et la zone économique exclusive (ZEE), sur laquelle serait notamment construit dès 2029 un parc éolien au large de Belle-Île-en-Mer et de Groix. Le gouvernement a proposé de s’inspirer de la taxe existante du DPM pour l’étendre à la ZEE, et d’utiliser le produit de cette taxe pour financer « la connaissance et la protection de la biodiversité, à l’exploitation et la transformation durable des produits halieutiques, au développement d’autres activités maritimes et à la sûreté maritime », tandis que la taxe existante sur le DPM continuera de financer les communes du littoral, les comités de pêches, l’Office français de la biodiversité et le sauvetage en mer. Elles s’élèvent toutes les deux à 18 605 euros annuellement, par MW installé.

  • ÉOLIEN – RWE poursuit ses investissements en France 18 novembre 2021

    L’énergéticien allemand RWE vient d’annoncer un prochain investissement dans un projet éolien de 44 MW en France. Il s’agit du parc des Nouvions, situé dans la région des Hauts-de-France, et qui comprendra 11 turbines Nordex de type N149 dont la puissance unitaire est de 4 MW. Ce site devrait être le premier en France à utiliser ces machines. La mise en service devrait s’effectuer en 2023 et le parc délivrera alors suffisamment d’énergie pour couvrir la demande annuelle en électricité de 22 700 foyers. Ce projet s’intègre dans la stratégie éolienne du groupe, qui a acquis en 2020 un portefeuille français de projets éoliens terrestres et solaires en développement de 1,9 gigawatts. Pour 2022, RWE a annoncé mener deux nouveaux chantiers éoliens, toujours en France, pour une puissance totale de 33 MW. Leur entrée en production est prévue pour le courant de l’année prochaine.

  • ÉOLIEN – Parc éolien : électricité en circuit court 10 novembre 2021

    Le 29 octobre, BayWa r.e. a inauguré le parc éolien de Tout-Vent situé sur les communes de Torxé et Chantemerle-sur-la-Soie, en Charente-Maritime. Il est équipé de 6 éoliennes Nordex N131 de 3 MW, soit une puissance totale de 18 MW. Mesurant 180 m de haut (pales comprises) ce modèle permet de profiter des vents d’altitude, plus constants, et d’amener le facteur de charge du parc à 40 %, bien supérieur au facteur de charge éolien moyen en France. Ce dernier s’établissait à 26,35 % en 2020, selon le bilan annuel de RTE. Ce parc pourrait permettre d’éviter l’émission de 18 000 tonnes de CO2  par an. Associé au fournisseur Planète OUI, BayWa r.e. propose une offre d’électricité verte et locale à destination des habitants de 8 communes limitrophes. En outre, les 300 premiers clients se verront offrir 150 € à la souscription, distribués sous forme de bon d’achat permettant notamment de payer leur facture. Des permanences seront également organisées pour permettre aux riverains d’être accompagnés dans leurs démarches de transition énergétique.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – L’Écosse stimule l’éolien offshore flottant 10 novembre 2021

    Les sociétés Ocean Winds (joint-venture de Engie et EDP Renewables) et Aker Offshore Wind ont développé, en partenariat avec l’Université de Strathclyde, située à Glasgow en Écosse, un projet en réalité virtuelle qui servira à présenter une nouvelle base de fabrication pour éoliennes flottantes, dans le but d’attirer de potentiels investisseurs. L’objectif est de proposer aux entreprises du secteur un emplacement compétitif pour établir leurs usines de fabrication et d’assemblage dans le cadre des appels d’offres « ScotWind » lancés par le Crown Estate Scotland en 2020, consistant à installer des parcs éoliens offshore dans plusieurs zones au large de l’Écosse pour un total de 6 GW. Ils ont notamment, via leur filiale commune Principle Power Inc, développé une plate-forme flottante en acier, nommée WindFloat, déjà sélectionnée par plusieurs développeurs pour soutenir leurs parcs. Les deux entreprises estiment que 5 000 emplois pourraient être créés. Equinor, société spécialisée dans l’éolien offshore, notamment flottant, a également dévoilé son concept de fondation éolienne semi-submersible, Wind Semi, pour le déploiement de fermes flottantes à l’échelle du gigawatt. Elle est munie de ballasts passifs (réservoir permettant de changer l’immersion et l’équilibre du flotteur) limitant le risque de défaillance et donc les besoins de maintenance. Son assemblage peut être réalisé dans la plupart des ports industrialisés grâce à un tirant d’eau inférieur à 10 m. Cette annonce fait suite à celle de juillet 2021  où Equinor confirmait avoir candidaté pour l’appel d’offres ScotWind.

  • INDUSTRIE OFFSHORE – Siemens Gamesa : nouvelle usine en Virginie 4 novembre 2021

    Le 25 octobre Siemens Gamesa a organisé une cérémonie de lancement pour sa première usine de fabrication de pales d’éoliennes offshore aux États-Unis, dans le port de Portsmouth en Virginie. Ces pales seront notamment destinées au futur parc de 2,6 GW développé par Dominion Energy aux larges des côtes de la Virginie. Le coût total du projet d’usine est estimé à plus de 200 millions de dollars (172,5 millions d’euros), dont 4 % pour les bâtiments et l’équipement du terminal maritime de Portsmouth, et devrait créer 260 emplois directs. Le projet éolien de 2,6 GW créera également une cinquantaine d’emplois d’opérations et de maintenance. Cette usine renforcera l’intégration du fabricant européen Siemens Gamesa sur le sol américain.

  • ÉOLIEN – Saint-Nazaire inaugure sa base de maintenance 4 novembre 2021

    Le 22 octobre dernier a été inaugurée la base de maintenance du parc éolien offshore de Saint-Nazaire dont les premières machines seront installées au printemps 2022. Situé sur le port de La Turballe, le site, construit par des entreprises locales, est composé d’un bâtiment bioclimatique de 1 250 m2 et de plusieurs pontons destinés à accueillir trois navires de transfert de personnels dédiés à la maintenance du futur parc. Une centaine de techniciens seront recrutés d’ici 2022 pour la surveillance des accès au parc, la surveillance de la production électrique et la maintenance préventive.

OCTOBRE 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • ÉOLIEN – Premier parc éolien en France pour RWE 28 octobre 2021

    L’électricien norvégien Statkraft vient de signer un accord d’achat direct d’électricité (PPA) d’une durée de trois ans avec l’énergéticien allemand RWE afin de gérer la vente d’électricité de son premier parc éolien en France. Il s’agit du site des Pierrots, situé en région Centre-Val de Loire, qui développe une puissance de 26,4 MW et qui bénéficiait jusqu’ici d’un complément de rémunération. La centrale virtuelle de Statkraft, qui agrège de nombreux sites de production décentralisés, permettra de piloter le parc éolien des Pierrots pour notamment arrêter la production pendant les périodes de prix de marché négatifs. Statkraft procédera également à l’équilibrage du réseau électrique et fournira des services de gestion des garanties de capacité. En 2020, RWE a acquis un portefeuille européen de projets éoliens et solaires en développement d’une capacité totale installée de 2,7 GW. La majeure partie de ce nouveau portefeuille, soit 1,9 GW, est basée en France. Outre les Pierrots, deux autres parcs éoliens, les Hauts Bouleaux (18 MW) et Martinpuich (15 MW), sont actuellement en construction, avec une mise en service prévue pour 2022. De son côté, Statkraft a récemment acquis 39 parcs éoliens en exploitation situés en Allemagne et de quatre autres localisés en France pour une puissance totale de 345 MW (voir actu du 7 octobre 2021).

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Écosse : Moray East bientôt totalement opérationnel 28 octobre 2021

    La société de projet Moray East, qui exploite le parc éolien offshore de 950 MW au large de la baie de Moray Firth en Écosse, a inauguré sa base d’opération et de maintenance. Elle emploiera à terme une centaine de personnes et comprendra les installations nécessaires au fonctionnement quotidien du parc, la partie administrative, ainsi que le centre d’achat et d’entreposage des pièces de rechange. Elle abritera également le navire Alba dont l’équipage effectue des missions de maintenance pouvant durer jusqu’à deux semaines. Ce parc situé à 22 km de la côte est équipé de 100 turbines V164 – 9,5 MW qui produiront de l’électricité pour un prix record de £57,50/MWh (environ 68,18 €/MWh actuellement). Le projet Moray East est financé par un consortium d’acteurs rassemblant les entreprises Ocean Winds (56,6 %), Diamond Green Limited (33,4 %) et CTG (10 %) ayant gagné l’appel d’offres émis par le gouvernement britannique en 2017. En juin 2021, le parc a commencé à produire ses premiers MWh et devrait être entièrement opérationnel avant 2022.

  • ÉOLIEN EN MER – GE Renewable Energy embauche à Cherbourg 21 octobre 2021

    GE Renewable Energy, via sa filiale danoise LM Wind Power, vient d’annoncer sa décision d’ouvrir dans son usine de Cherbourg une deuxième ligne de production dédiée à son modèle géant de pale d’éolienne. Long de 107 mètres, ces pales équipent les turbines du modèle Haliade-X (13 MW unitaires) spécialement développé pour les parcs en mer. Cette décision a été prise afin de répondre à la demande grandissante de l’industrie pour des éoliennes de très grande taille. GE Renewable Energy a ainsi récemment reçu la commande ferme de 62 turbines Haliade-X destinées au futur site offshore de Vineyard Wind 1 aux États-Unis (voir actu du 14 octobre 2021). De plus, le groupe va investir dans la modernisation de son usine de Cherbourg et envisage une extension avec la construction d’un hall supplémentaire pour la finition des pales avant leur expédition. Dans cette optique, GE Renewable Energy recrute actuellement 200 personnes supplémentaires qui viendront rejoindre les 600 déjà actives sur le site. Les profils recherchés sont principalement liés à la production avec notamment des postes de superviseurs de production, de contrôleurs qualité et de techniciens de maintenance.

  • INDUSTRIE ÉOLIENNE – Vestas développe une turbine de 15 MW 21 octobre 2021

    Vestas développe actuellement l’une des turbines les plus puissantes pour l’éolien en mer, il s’agit du modèle V236-15 MW. Le 15 octobre le fabricant a annoncé que le premier prototype serait installé au Centre National de test à Østerild au Danemark durant le second semestre 2022. L’éolienne mesurera 280 m de hauteur et pourrait produire théoriquement jusqu’à 80 GWh par an, et éviter ainsi 38 000 tonnes de CO2. Les composants de la machine seront construits dans les usines danoises de Vestas. Les moules ont été développés à l’usine Vestas de Lem et les pales de 115,5 m seront fabriquées à celle de Nakskov. La nacelle sera quant à elle développée et assemblée au port d’Odense. Pour faciliter les tests, l’éolienne sera installée à terre, afin d’obtenir une certification de « type » (Type Certificate) indispensable à la commercialisation. Pour présenter l’intérêt de ce modèle, Vestas compare un parc de 900 MW équipé du modèle V174-9,5 MW, à un parc équipé du modèle V236-15 MW ayant une puissance installée équivalente. Ce dernier produirait 5 % d’électricité supplémentaire et compterait 34 turbines de moins, facilitant ainsi leur intégration.

  • RÉSEAUX – Nouveaux postes électriques en Champagne-Ardenne 14 octobre 2021

    Le 8 octobre, Enedis et RTE ont inauguré cinq nouveaux postes électriques en Champagne-Ardenne dédiés à l’intégration des énergies renouvelables sur le réseau électrique. Le Schéma Régional de Raccordement au Réseau des Énergies Renouvelables (S3REnR), défini en 2015, avait planifié ce projet de postes sources en Champagne-Ardenne pour adapter le réseau autour de Faux-Fresnay (Marne) à l’intégration d’énergie renouvelable équivalente à la consommation de 300 000 personnes. Le chantier a commencé en 2019, après la découverte sur site de vestiges archéologiques, et s’est achevé en juillet 2021. 27 millions d’euros ont été investis par Enedis pour mettre en service 12 transformateurs de 90/20 KV et 21 millions d’euros ont été investis par RTE pour 2 transformateurs 400/90 KV. Le projet a notamment mis l’accent sur l’intégration paysagère en plantant 25 000 arbres et arbustes sur une surface de 12 500 m2. Le site de Faux-Fresnay s’inscrit dans le plan de relance de la Marne et sera entièrement dédié à l’énergie éolienne.

  • ÉOLIEN – Nouvelle commande d’Haliade-X pour GE 14 octobre 2021

    Après avoir été retenu comme fournisseur préférentiel en décembre 2020, GE Renewable Energy vient de recevoir une commande ferme pour une première série de turbines Haliade-X (produites à Saint-Nazaire) qui équiperont le futur site éolien en mer de Vineyard Wind 1. Installé à 25 km au large des côtes de Martha’s Vineyard dans le Massachusetts, le parc comprendra 62 éoliennes d’une puissance unitaire de 13 MW, soit 806 MW. Ce projet fera passer la filière offshore étasunienne dans une autre dimension car le pays ne dispose à ce jour que de deux champs éoliens en mer pour une puissance totale de 42 MW. Le plus important est situé au large de Rhode Island et développe depuis fin 2016 une capacité de 30 MW. L’achèvement du projet de Vineyard Wind et sa mise en production sont prévus pour courant 2023. Si le coût de production du kWh n’est pas encore connu, les porteurs du projet annoncent que le parc devrait alimenter à terme en électricité l’équivalent de 400 000 foyers du Massachusetts et permettre de réduire les émissions de carbone de plus de 1,6 million de tonnes par an.

  • ÉOLIEN – Statkraft vient d’acquérir 43 parcs pour plus de 345 MW en Allemagne et en France 7 octobre 2021

    Après s‘être implanté l’an passé dans le secteur du photovoltaïque avec l’acquisition du développeur britannique Solarcentury, le groupe Statkraft poursuit sa dynamique en se positionnant cette fois dans l’éolien. L’entreprise norvégienne vient en effet d’annoncer l’achat de 39 parcs en exploitation situés en Allemagne et de quatre autres localisés en France. Les sites allemands, qui s’étendent du Schleswig-Holstein à la Bavière, représentent une capacité totale de 311 mégawatts (MW). En France, les parcs sont répartis entre les régions Normandie (1 parc), Nouvelle-Aquitaine (2 parcs) et Pays de la Loire (1 parc) pour une puissance totale de 35 MW. Sur l’ensemble des deux pays, Statkraft a agrandi son portefeuille éolien de 203 machines supplémentaires pour une production d’énergie annuelle de plus de 520 GWh. Cette action s’inscrit dans la stratégie du groupe qui vise à terme à devenir l’une des principales sociétés d’énergie renouvelable au monde.

  • ÉOLIEN – Dix mesures pour un développement « maîtrisé et responsable » de l’éolien en France 7 octobre 2021

    La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a présenté ce mardi 5 octobre, dix mesures visant à assurer un développement « maîtrisé et responsable » de l’éolien en France. Pour la ministre, la croissance de la filière est aujourd’hui une priorité nationale dans un contexte où tous les scénarios prévoient une forte croissance dans les prochaines années de la demande d’électricité. Cependant, pour le ministère de la Transition écologique cela ne peut se faire qu’en travaillant davantage l’un des aspects les plus sensibles : l’acceptabilité des projets. Parmi les dix mesures présentées, plusieurs recoupent des dispositifs qui avaient déjà été annoncés précédemment mais partiellement mis en œuvre jusqu’ici. Parmi cela figurent la circulaire de mai 2021 demandant aux préfets de région d’appliquer un « plus haut niveau d’exigence » en lien avec les enjeux environnementaux locaux quant aux autorisations délivrées aux porteurs de projets. Autre rappel, le projet de réalisation d’une nouvelle cartographie visant à identifier les zones où l’implantation de nouveaux parcs éoliens est encore favorable. D’autres annonces viennent systématiser des pratiques jusqu’ici en réflexion ou seulement expérimentées comme l’obligation d’excavation complète des fondations des éoliennes démantelées, le recyclage de 90 % des éoliennes démantelées et dès le 1er janvier 2022, un contrôle systématique du bruit des éoliennes, avec réduction de la vitesse des pales ou arrêt du parc si nécessaire. Deux dispositifs nouveaux complètent le portfolio de mesures : une bonification de la note des projets intégrant une implication citoyenne lors de la sélection des lauréats dans les appels d’offres et la création d’un «  fonds de sauvegarde du patrimoine naturel et culturel ». Alimenté par 1 % des ventes d’électricité d’origine éolienne en France, soit 30 à 40  millions d’euros par an, il financera la restauration et la protection du patrimoine des communes dotées de parcs éoliens terrestres ou en mer.

SEPTEMBRE 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • ÉNERGIES MARINES – Éolien flottant, hydrolien et hydrogène en Bretagne 30 septembre 2021

    Le producteur Qair a signé un accord avec Bretagne Ocean Power, le collectif dédié aux énergies marines de la région Bretagne, pour un partenariat autour du déploiement des filières de l’éolien flottant, de l’hydrogène et de l’hydrolien. Ainsi Qair s’engage à privilégier les compétences locales pour ses futurs projets en Bretagne. Le projet pilote d’éolien flottant EolMed, en Méditerranée, lui a déjà permis de s’implanter au cœur du territoire et de créer des liens avec les différentes parties prenantes, acteurs industriels, scientifiques, universitaires mais aussi associatifs. Concernant l’hydrogène, Qair compte répondre aux futurs appels à projets, à l’image de celui d’Hyd’Occ en partenariat avec l’Agence Régionale Énergie Climat d’Occitanie qui produira à terme 6 000 tonnes d’hydrogène par an. L’entreprise promeut l’utilisation d’électricité renouvelable issue de parc éolien flottant pour la production d’hydrogène. Également optimiste sur la pertinence de l’énergie hydrolienne, Qair s’est associé au constructeur HydroQuest pour développer une ferme pilote sur la concession du Raz-Blanchard en Normandie, le projet FloWatt. En effet, le potentiel hydrolien de la France est estimé à 3,5 GW.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – L’avifaune marine sous observation 30 septembre 2021

    Dans le cadre du projet de parc éolien en mer de Dieppe – Le Tréport la société Akrocean a été sélectionnée par Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport (EMDT), lauréat du deuxième appel d’offres éolien en mer en France, pour effectuer une campagne de mesure de l’avifaune marine grâce au nouveau radar flottant FLY’RSEA. Ce parc d’une puissance de 496 MW se situera au large des villes de Dieppe et du Tréport, en Normandie. Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la mesure Maveo (Marine VErtebrates & Offshore wind farm) dont l’objectif est de collecter des données sur chacun des groupes de vertébrés aquatiques et aériens évoluant aux alentours du site du futur parc. FLY’RSEA apportera à EMDT un service de détection et de dénombrement des oiseaux ainsi que d’autres données environnementales et météo-océaniques. Akrocean développe FLY’RSEA depuis 2018 en partenariat avec le fabricant de radars Diades Marine, l’expert en environnement marin Gaïa Terre Bleue, ainsi que le concepteur de flotteur GEPS Techno et le spécialiste d’exploitation et de maintenance Valemo. Le flotteur produira d’ailleurs sa propre énergie grâce à des dispositifs photovoltaïques et houlomoteurs. L’État aurait notamment laissé entendre qu’il serait intéressé par cette technologie dans le cadre des appels d’offres en mer 4 et 5.

  • INNOVATION ÉOLIEN – Impression 3D de composants d’éoliennes offshore 23 septembre 2021

    GE Renewable, Fraunhofer IGCV et Voxeljet AG annoncent leur projet de recherche d’imprimante 3D pour composants d’éoliennes offshore. Leur objectif est de permettre la production de composants clés du modèle Haliade-X de GE Renewable au plus près des projets afin de notamment réduire les besoins de transport. Concrètement le projet vise à développer une imprimante 3D grand format capable de produire des moules en sable pour couler diverses pièces métalliques, basé sur la technologie « Binder-Jetting » de Voxeljet. L’Institut Fraunhofer IGCV sera quant à lui en charge des questions de moulages et de matériaux ainsi que de la surveillance numérique des procédés. En plus d’améliorer la qualité et la rapidité de fabrication, ce projet devrait permettre des avancées environnementales conséquentes, en limitant le transport, l’usage de matière et les reprises sur les défauts de moulage.

  • EMPLOIS ÉOLIEN – Vestas ferme 3 usines en Europe : 650 emplois menacés 23 septembre 2021

    Le leader de l’industrie éolienne Vestas a annoncé le 20 septembre sa volonté de mettre fin à ses activités de fabrication dans trois usines, en Allemagne, en Espagne et au Danemark. Dans chaque pays, Vestas proposera des solutions de mobilité aux employés concernés. Le site de Lauchhammer en Allemagne emploie 460 personnes et construit les pales des modèles V117 et V136. Vestas prévoit la fin de son activité d’ici fin 2021. En Espagne, le site de Viveiro emploie 115 personnes et construit notamment les générateurs terrestres de 2 MW. Vestas prévoit également la fin de l’activité d’ici fin 2021. Au Danemark, berceau de Vestas et principal pays d’implantation avec plus de 5 900 employés, le fabricant prévoit la fermeture du site d’Esbjerg. Il emploie 75 personnes et produit les modules de conversion des modèles V164 et V174. La fin de l’activité de cette usine est prévue un peu plus tard, au premier semestre 2022. L’entreprise explique ces fermetures par sa volonté de privilégier ses activités dans l’éolien offshore, comme le montre son rachat des parts de Mitsubishi Heavy Industries en 2020 dans leur entreprise commune d’éolien offshore (MHI Vestas Offshore Wind) auparavant détenue à parité par les deux groupes. Les négociations avec les représentants du personnel des usines prochainement fermées devraient débuter sous peu.

  • RECYCLAGE – Vers des pales éoliennes zéro déchet 17 septembre 2021

    L’énergie éolienne produit aujourd’hui plus d’électricité que toute autre forme d’énergie renouvelable au Royaume-Uni. Derrière cette réussite figure un aspect prépondérant pour l’avenir de la filière : celui du recyclage des pales en fin de vie. Tous les pays possédant des parcs éoliens conséquents se penchent sur cette question et c’est ce que vient de faire le Royaume-Uni avec une étude intitulée « sustainable decommissioning – wind turbine blade recycling phase 2 ». Les pales, composées de matériaux composites de fibres de verre ou de carbone coulées dans une matrice de résine, sont notoirement difficiles à recycler. On évalue à 14 000 le nombre de pales qui devraient atteindre la fin de leur durée de vie utile au cours des trois prochaines années Outre-manche. Réalisé par l’Université d’Aberdeen (Écosse) pour le compte du Net Zero Technology Centre, le rapport explique que bien que diverses technologies alternatives soient en cours de développement pour récupérer les matériaux et l’énergie des pales d’éoliennes, celles-ci n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Si d’importants investissements publics et privés sont consacrés à la fabrication de nouveaux composants d’éoliennes, peu d’investissements sont actuellement disponibles pour le développement d’une stratégie de fin de vie durable pour ces composants. L’objectif à terme pour la filière serait de faire évoluer les turbines vers le zéro déchet grâce à la réutilisation de l’ensemble des matériaux. L’enjeu est d’autant plus important que des risques de tensions sur l’approvisionnement en matériaux composites de fibre de verre ou de carbone existent. En effet, ceux-ci sont de plus en plus utilisés dans les secteurs de l’aérospatiale, de l’automobile, de la défense, du pétrole, du gaz, des loisirs en plus du secteur éolien.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – L’Allemagne repart pour un tour 17 septembre 2021

    Le 9 septembre, l’Agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur) a livré les résultats du dernier appel d’offres portant sur les prochains parcs offshore en Allemagne, représentant au total près d’1  GW. Alors que le prix plafond imposé par l’appel d’offres était de 7,3  c€/kWh, les lauréats ont remporté les zones soumises pour 0 c€/kWh. RWE Renewables Offshore Development Two GmbH a remporté 225 MW en mer du Nord (zone N-3.7) et 300 MW dans la mer Baltique (O-1.3). EDF Offshore décroche pour sa part 433 MW dans la mer du Nord (N-3.8). Pour deux des trois zones, plusieurs entreprises avaient déposé des offres à 0 c€/kWh et elles ont dû être départagées par le tirage au sort. « Le tirage au sort n’est pas un système de répartition pertinent, car il transforme en loterie une attribution de zones devant se faire selon les règles de la concurrence, déplore Stefan Thimm, directeur de l’Association fédérale des exploitants de parcs Offshore (BWO). Malheureusement, le gouvernement allemand a raté l’occasion d’introduire le système des contrats pour différence (Contracts for Difference, CfD) lors de la dernière réforme du processus d’appel d’offres. » Il estime que le coût de production de l’énergie éolienne offshore pourrait être 30 % moins cher en Allemagne avec de tels CfD. Ces derniers offrent en effet une meilleure sécurité aux investisseurs, faisant baisser le coût du capital. « Les offres à 0 euro ne doivent pas nous tromper, ajoute Stefan Thimm. Les coûts de production plus élevés dûs au système actuel devront être reportés sur le coût de l’électricité vendue. Nous espérons fortement que l’Allemagne mettra en place les CfD lors de la prochaine réforme des appels d’offres en 2023, comme l’ont fait de nombreux pays voisins européens. » L’an prochain, une nouvelle zone de 930 MW en mer du Nord (N-7.2) doit être attribuée en Allemagne.

  • HYDROGÈNE ÉOLIEN – Un électrolyseur au pied d’un parc en Vendée 9 septembre 2021

    Lhyfe, la startup spécialisée dans la production d’hydrogène renouvelable, a déclaré le 6 septembre avoir produit 627 kg d’hydrogène par électrolyse directement sur le site éolien de Bouin, en Vendée. Débuté il y a un an, la construction du système d’électrolyse s’est achevée fin août et les premiers tests de production se sont avérés concluants, ce qui augure un très probable démarrage de la commercialisation de 300 kg par jour à partir de fin septembre, puis d’une tonne à terme. Bien que les futurs clients n’aient pas encore été dévoilés, cette usine sera la première à fournir de l’hydrogène produit directement au pied d’éoliennes en France. Le parc de Bouin est assez ancien pour être arrivé au terme de son contrat d’obligation d’achat. La production d’hydrogène lui offre une seconde vie.

  • RECYCLAGE – Siemens Gamesa dévoile sa pale recyclable 9 septembre 2021

    Le 7 septembre Siemens Gamesa a annoncé le démarrage de la commercialisation de son tout nouveau modèle de pale d’éolienne 100 % recyclable, la RecyclableBlade, fabriquée à Aalborg, au Danemark. Les éléments formant les matériaux composites de ces nouvelles pales sont pris dans un nouveau type de résine. Sa composition chimique permet de séparer en fin de vie les différents composants de façon efficace tout en préservant leurs propriétés physiques, afin qu’ils puissent être réutilisés ultérieurement, assure le fabricant. Les six premières RecyclableBlade mesurent 81 mètres de long et seront utilisées pour le parc éolien offshore de Kaskaki en Allemagne, développé par RWE et devant entrer en service en 2022. Siemens Gamesa a également annoncé qu’un des futurs parcs en mer d’EDF Renouvelables en serait équipé, ainsi qu’un parc offshore de WPD, développeur éolien d’origine allemande. Siemens Gamesa a récemment publié sa vision à l’horizon 2040  et prévoit de produire des turbines entièrement recyclables d’ici là.

  • ÉOLIEN EN MER – Jean Castex annonce un nouvel appel d’offre d’1 GW 2 septembre 2021

    En visite à Saint-Nazaire le 28 août dernier, le Premier ministre a effectué une visite du chantier du futur parc éolien en mer qui se composera de 80 machines de six mégawatts chacune et dont la mise en service est prévue pour l’an prochain. Jean Castex a rappelé que la construction de ce parc a déjà mobilisé à lui seul, plus de 2 000  emplois en France, dont 1 200 dans la seule région Pays de la Loire, « premier pôle industriel français de cette nouvelle filière ». Le chef du Gouvernement a par ailleurs ajouté que le développement des parcs éoliens en mer constituait désormais le « deuxième axe prioritaire de stratégie en matière d’énergies renouvelables », devant l’éolien terrestre mais derrière le solaire. Il a également fait plusieurs annonces concernant l’avenir du secteur notamment en indiquant le lancement prochain d’un nouvel appel d’offres pour un deuxième parc d’un gigawatt dans la zone de Barfleur, un périmètre où un premier appel d’offres est actuellement en cours pour un futur parc posé en mer. Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie, étaient du voyage et ont présenté de nouvelles mesures concernant cette fois la prise en compte de la biodiversité autour des futurs sites. Le gouvernement a ainsi annoncé le lancement très prochain d’un nouveau programme d’études consacrées aux environnements marins avec la création d’un observatoire national de l’éolien en mer. Les ministres ont également rappelé les actions en cours comme le groupe de travail Ecume sur les effets cumulés des projets d’énergies marines renouvelables sur l’environnement marin.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Les habitants du Narbonnais consultés 2 septembre 2021

    Dans le cadre du Contrat de Transition Écologique du Grand Narbonne, la DREAL Occitanie, Le Grand Narbonne et le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée viennent de mettre en ligne un questionnaire dédié à l’éolien à destination des habitants de 43 communes du territoire narbonnais. Avez-vous des connaissances sur le fonctionnement de l’éolien ? Avez-vous une opinion sur le potentiel éolien du territoire ? Connaissez-vous le nombre d’éoliennes sur votre commune ? Autant de questions auxquelles les citoyens pourront répondre jusqu’au 28 septembre 2021. À l’issue de cette enquête, deux jurys citoyens seront constitués cet automne par tirage au sort, pour questionner les enjeux de développement de l’éolien terrestre au niveau local. Un deuxième questionnaire sera mis en ligne en novembre 2021 pour réagir aux propositions qui émergeront des deux jurys citoyens. Sur les 43  communes concernées, 117 éoliennes sont déjà en service et avec cette initiative, les décideurs locaux souhaitent aller plus loin dans le développement de l’éolien terrestre.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Le démonstrateur TetraSpar raccordé 2 septembre 2021

    L’éolienne flottante semi-submersible, TetraSpar, située sur le d’essai Metcentre en Norvège et développée par Stiesdal vient d’être raccordée au continent. Après la mise en place des lignes d’ancres en juin, le remorquage et la connexion des ancrages en juillet, le Français Bourbon Subsea Services a terminé l’installation en mer de l’éolienne flottante. Le câble d’alimentation de 3,6 mégawatts a été posé et connecté la semaine dernière et la mise en service sera effective dans les semaines à venir. Un projet soutenu et financé par TetraSpar Demonstrator ApS, société conjointe entre Shell, RWE, Tepco et Stiesdal.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Nouvelles éoliennes flottantes en Écosse 2 septembre 2021

    Cinq éoliennes Vestas de 9,5 MW chacune viennent d’être installées sur leur site de production à 15 kilomètres des côtes écossaises, au large d’Aberdeen. S’ajoutant à l’éolienne de 2 MW déjà en place, les nouvelles venues portent la puissance de cette ferme pilote à 50 MW. Ancrées aux fonds marins, les cinq éoliennes flottantes de 190 mètres de hauteur formeront la ferme de Kincardine Offshore Windfarm, développée par la société espagnole Cobra et produiront de l’électricité pour 55 000  foyers.

  • ÉOLIEN – Un drone faucon pèlerin pour protéger la biodiversité 2 septembre 2021

    La protection de la biodiversité est devenue un enjeu de premier ordre pour les professionnels de l’éolien. H2air, développeur indépendant de parcs éoliens et solaires, teste actuellement différents dispositifs destinés à réduire les risques de collision des espèces sensibles avec les éoliennes. Parmi les différents systèmes observés figure celui du bureau d’études Sens of Life spécialisé dans les solutions de protection des chauves-souris et des oiseaux dans le secteur de l’éolien. Le test consiste à faire voler à proximité des machines un drone ayant l’apparence d’un faucon pèlerin, pour évaluer le déclenchement des dispositifs de détection et d’effarouchement. Le drone mime le rapace aussi bien dans son allure, ses couleurs que dans son vol. Pour cette opération, H2air se fait accompagner par une société experte du pilotage de drones biomimétiques : The Drone Bird Company. La campagne de test va se dérouler sur plusieurs mois autour du parc éolien des Tulipes (Somme) composé de neuf éoliennes de quatre mégawatts chacune. Un ornithologue effectuera des passages réguliers pour vérifier l’efficacité du dispositif en conditions réelles et s’assurer que celui-ci détecte les bonnes espèces d’oiseaux et que l’effarouchement se déclenche à des distances adaptées. Les résultats sont attendus pour l’automne.

  • INDUSTRIE ÉOLIENNE – Turbine de 16 MW par MingYang 2 septembre 2021

    Le turbinier chinois MingYang a présenté son nouveau modèle de turbine offshore qui devrait afficher une puissance de 16 MW, autrement dit la turbine la plus puissante au monde, devant l’Haliade-X de 14 MW de General Electric. Pesant 444 tonnes et munie d’un rotor de 242 mètres de diamètre, la turbine MySE 16.0-242 est prévue pour débuter sa phase de commercialisation dès 2024. L’entreprise chinoise, en parallèle de cette annonce percutante, a clairement montré sa volonté de se développer sur les marchés européen et américain. Sixième au classement Bloomberg des principaux turbiniers mondiaux, MingYang ainsi que plusieurs autres entreprises chinoises pourraient concurrencer férocement les entreprises européennes sur leur propre marché local. Certains experts en doutent toutefois, invoquant d’importantes barrières à l’entrée, comme les standards différents, ainsi que le manque de références et de rapports d’activité traduits en anglais pour convaincre de potentiels acheteurs.

JUILLET 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • ÉOLIEN ET HYDROGÈNE – Collaboration franco-écossaise 29 juillet 2021

    Le Centre européen des énergies marines (EMEC), en partenariat avec la société d’ingénierie française Innosea et le groupe londonien The Renewables Consulting Group (RCG), vient de publier un rapport présentant les conclusions d’une étude réalisée pour le gouvernement écossais visant à examiner les opportunités de collaborations entre l’Écosse et la France dans les domaines de l’éolien flottant et de l’hydrogène. Le rapport rédigé sous forme de recommandations, préconise un état des lieux du développement des composants et systèmes éoliens flottants et à hydrogène dans les deux pays pour la création d’une plateforme de recherche et développement impliquant l’Écosse, la Bretagne et l’Occitanie afin de soutenir des activités d’innovation communes. Les conclusions du rapport « Franco-Scottish research to drive floating wind and hydrogen in Europe » serviront de support au gouvernement écossais pour la préparation de la COP26 qui aura lieu à Glasgow en novembre 2021.

  • ÉOLIEN – En Allemagne, l’éolien terrestre retrouve de la vigueur 29 juillet 2021

    Le syndicat professionnel allemand de l’éolien, BWE, a présenté le 27  juillet les chiffres du premier semestre 2021 pour le marché de l’éolien terrestre en Allemagne. La filière enregistre 971 MW installés au cours des six premiers mois de l’année, soit 62 % de mieux qu’au premier semestre 2020. Au total, seuls 1 431 MW avaient été mis en service l’année dernière. Cette année en revanche, BWE attend de 2 200 à 2 400  MW raccordés. Détail intéressant, 135 éoliennes ont été démantelées au premier semestre 2021 dans le cadre de repowering, représentant 140 MW, et remplacées par seulement 35 nouvelles machines, pour une puissance quasi-équivalente (134 MW). Bien que réjouissants, les chiffres du marché ne satisfont pas les professionnels. « Cette nouvelle croissance du marché ne suffit pas à atteindre les objectifs de la loi énergies renouvelables (EEG) de 2021, qui prévoit près de 4 000 MW par an », explique Matthias Zelinger, directeur de VDMA Power Systems, association de l’industrie allemande du génie mécanique réalisant l’étude de marché éolien. « Avec la nouvelle loi Climat [adoptée avant l’été, ndlr] et son objectif de réduction des émissions de CO2 de l’Allemagne de 65 % en 2030, et les prévisions d’augmentation de la consommation d’électricité établies par le ministère fédéral de l’Économie, au moins 5 000 MW d’éolien terrestre par an seront nécessaires en Allemagne. Le rythme d’ouverture de l’accès du foncier et de suppression des obstacles administratifs doit dès maintenant être fortement accéléré. »

  • ÉOLIEN EN MER – Construction du premier parc sans subvention 22 juillet 2021

    L’énergéticien suédois Vattenfall a annoncé le 5 juillet 2021 avoir débuté la phase de construction de son parc éolien en mer Hollandse Kust Zuid à 18 km au large des côtes de La Haye et de Zandvoort (Pays-Bas). À l’image des deux autres zones choisies par le gouvernement hollandais pour développer l’éolien en mer, Hollandse Kust Noord et Borssele, le parc éolien Hollandse Kust Zuid devrait entrer en service à partir de 2023. Il s’agit d’un parc de 140 machines pour un total installé de 1,5  GW, c’est-à-dire l’un des plus grands parcs au monde. Ce projet sera développé en partenariat avec le groupe chimique allemand BASF qui a acheté 49,5 % des parts à Vattenfall en juin dernier. La particularité du Hollandse Kust Zuid réside dans l’absence de subvention pour sa réalisation, une première mondiale, faisant entrer le marché dans une phase de maturité certaine, d’après Vattenfall.

  • ÉOLIEN – L’éolien : une économie de plus en plus circulaire 22 juillet 2021

    GE Renewable Energy et LafargeHolcim ont signé un protocole d’accord afin d’explorer de nouvelles technologies de valorisation énergétique et de recyclage des pales d’éoliennes y compris comme matériau de construction destiné à la réalisation de nouveaux parcs éoliens. Ce partenariat s’appuie notamment sur les travaux de LafargeHolcim, sous sa marque Geocycle, pour valoriser les pales d’éoliennes GE mises hors service sous forme d’énergie, après qu’elles aient été démontées et broyées. Geocycle propose déjà des solutions de co-traitement de pales d’éoliennes en Allemagne et évaluera la possibilité d’étendre cette solution à d’autres pays européens. Ce partenariat s’inscrit dans la continuité d’une collaboration qui avait déjà annoncé en 2020 le co-développement de pieds d’éoliennes à des hauteurs record en utilisant une technique d’impression 3D du béton avec l’aide de COBOD, une start-up danoise spécialisée dans ce domaine. Depuis le lancement de cette collaboration, des prototypes de pieds d’éoliennes ont été développés en présentant des caractéristiques de solidité et d’efficacité intéressantes tout en offrant l’avantage de pouvoir être construits dix fois plus rapidement qu’auparavant. Le recyclage des éoliennes démantelées est un secteur qui ouvre des perspectives attractives puisque près de 10 GW de turbines vieillissantes en Europe devraient être déclassées d’ici 2025, selon GE.

  • ÉOLIEN – ENGIE rejoint le projet ZEBRA pour des pales 100 % recyclables 13 juillet 2021

    Les pales constituent la partie des éoliennes qui suscitent actuellement le plus d’attention de la part des professionnels du secteur. Après l’annonce du projet TIADE (voir actu du 1er juillet) pour le développement technologique des pâles d’éoliennes en mer, cette semaine c’est la partie recyclage qui est à l’honneur. ENGIE vient en effet d’annoncer son engagement au sein du projet ZEBRA dont l’acronyme signifie Zero WastE Blade ReseArch (Recherche sur les pales zéro déchet) et qui vise à mettre sur le marché des pales d’éoliennes qui soient 100  % recyclables d’ici trois ans. Actuellement, les pales des aérogénérateurs sont essentiellement faites à partir de matériaux composites qui restent les éléments les plus difficiles à récupérer en fin de vie, comme dans de nombreux autres secteurs industriels. ZEBRA va chercher à démontrer la pertinence technique, économique et environnementale de pales fabriquées à partir de la résine thermoplastique Elium développée par la société Arkema. Deux prototypes seront fabriqués et testés afin de valider le comportement des composites et les conditions de production industrielle des pièces. Initié en novembre 2020, le projet ZEBRA rassemble des acteurs de l’ensemble de la chaîne de valeur de l’industrie éolienne (Arkema, Owens Corning, Canoë, LM Wind Power, ENGIE, IRT Jules Verne et Suez) et bénéficie d’un budget global de 18,5 millions d’euros.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Un Groupement d’Intérêt Scientifiques créé autour du parc des Îles d’Yeu et de Noirmoutier 13 juillet 2021

    La société Éoliennes en mer des Îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) crée un Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) pour suivre les effets du futur parc sur l’environnement marin. Il s’agit d’une structure à vocation scientifique composée à la fois de chercheurs, d’associations, d’institutionnels et d’industriels dont l’objectif est d’améliorer les connaissances et l’information sur le milieu marin du parc, afin « d’assurer la meilleure intégration possible du parc à son environnement » explique le coordinateur de ce GIS. Bien que financé par la société EMYN, il reste indépendant, et ses décisions seront prises par vote des 20 structures membres, dans lesquelles on retrouve évidemment EMYN mais aussi la société France Énergies Marines, ainsi que d’autres acteurs tels que des universités et écoles d’ingénieur, des établissements scientifiques publics à l’image du CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement) et des associations comme France Nature Environnement.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – EDF gagne un appel d’offres majeur aux USA 8 juillet 2021

    EDF Renouvelables associée à Shell New Energies US LLC, au travers du consortium Atlantic Shores Offshore Wind a annoncé avoir remporté l’appel d’offres pour un projet de 1,5 GW d’éolien offshore au large de l’État du New Jersey. Ce projet, dont la construction débutera en 2024, se situera entre 15 et 30 kilomètres des côtes. Atlantic Shores est la propriété partagée à 50 % d’EDF et de Shell à travers leurs filiales respectives, et représente l’un des projets les plus puissants de la côte est étatsunienne. Ce dernier s’inscrit dans l’objectif fixé par Joe Biden de 30 GW de capacités éoliennes offshore d’ici 2030. EDF possède aujourd’hui un portefeuille en exploitation ou en développement de 6,5  GW d’éolien en mer, dont 2 GW en France à Dunkerque et sa filiale EDF Renouvelables est également présente sur le segment de l’éolien terrestre aux USA depuis plus de 20 ans.

  • ÉOLIEN – Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le démantèlement des éoliennes 8 juillet 2021

    Chasser les idées fausses sur l’énergie éolienne et informer avec du contenu de qualité, c’est l’objectif affiché par Cemater à travers la réalisation d’un document consacré au démantèlement, recyclage et renouvellement des parcs. Cemater est un réseau qui fédère les entreprises des secteurs des énergies renouvelables et de la construction durable en Occitanie. En matière d’éolien, la région s’est fixée comme objectif d’atteindre 3,6 GW de puissance installée en 2030 puis 5,5 GW à l’horizon 2050. Pour y arriver, il est indispensable de bien informer tous les publics sur les réalités de la filière et notamment sur la fin de vie des parcs, sujet sur lequel beaucoup d’idées fausses circulent. C’est dans cette optique que l’association a mis à disposition sur son site une brochure expliquant de façon claire et concise les enjeux et l’organisation de la filière de démantèlement des éoliennes dans sa région. Le document propose également un volet emploi et formation avec une liste d’établissements régionaux formant aux métiers de maintenance et d’ingénieur énergies renouvelables ainsi qu’une cartographie des acteurs du démantèlement et du recyclage des parcs éoliens.

  • ÉOLIEN – Le projet TIADE va entrer en phase de test 1 juillet 2021

    Le consortium formé par l’énergéticien GE Renewable Energy, l’industriel LM Wind Power et le centre de recherche néerlandais TNO viennent d’annoncer une nouvelle étape de leur projet commun : TIADE (Turbine Improvements for Additional Energy). Initié en 2020, ce programme vise à associer les compétences des trois partenaires dans le but de développer des innovations technologiques dans le domaine des pales d’éoliennes offshore. Un pilote industriel va prochainement entrer en phase de test sur le site de Wieringermeer, aux Pays-Bas. Les innovations issues du projet TIADE vont être testées en conditions réelles sur une éolienne dont le diamètre du rotor atteindra les 130  mètres. L’objectif est d’améliorer la fiabilité, la résistance et l’aérodynamisme des pales qui équiperont les futurs modèles produits par GE. Ils pourront également être utilisés dans le cas de repowering d’anciennes turbines arrivées au bout d’un premier cycle d’exploitation.

  • ÉOLIEN – Valorem et Plüm énergie associés en Loire-Atlantique 1 juillet 2021

    L’opérateur en énergies vertes Valorem a annoncé un accord exclusif de vente d’électricité avec le fournisseur d’énergie verte Plüm énergie autour de la production de son nouveau parc éolien de Saint-Père Énergies (Loire-Atlantique). Constitué de 3 éoliennes d’une puissance de 2,2 MW chacune, le site, situé sur la commune de Saint-Père-en-Retz, est inauguré, aujourd’hui, 1er juillet. Sa production annuelle sera de 18 500 MWh et participera à la transition énergétique du pays comme à la création de valeur dans le Pays de Retz labellisé par ailleurs Territoire à Énergie Positive pour la croissance verte (TEPCV). En plus de la dimension énergétique, le projet a également un aspect social puisque lors du développement du site, Valorem avait ouvert une campagne de financement citoyen, réalisée en majorité auprès des habitants du Pays de Retz. Dans ce cadre, les prêteurs étaient invités à donner une partie de leurs intérêts pour un projet de lutte contre la précarité énergétique porté par l’association Alisée et la Fondation Valorem. Après abondement de la Fondation, l’association a ainsi disposé de 5 000 € pour lancer un programme de repérage des ménages en précarité énergétique à l’échelle de la communauté de communes Sud Estuaire, une action menée en lien étroit avec cette dernière et la commune de Saint-Père-en-Retz. Enfin, pour chaque souscription à l’offre de Plüm énergie, Valorem fera un don de 10  € au profit de l’association Alisée.

JUIN 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • ÉOLIEN – Le Royaume-Uni relié à la Norvège 24 juin 2021

    Après avoir atteint l’équivalent de 5 880 jours de travail cumulés en mer du nord, les travaux de pose d’un câble électrique sous-marin long de 720 km entre le Royaume-Uni et la Norvège viennent de s’achever pour ce chantier commencé en 2018. La dernière section de l’interconnexion a été posée mi-juin, ce qui signifie que les deux pays sont désormais reliés par le plus long câble électrique sous-marin au monde. L’opération baptisée North Sea Link (NSL) est une coentreprise entre le Britannique National Grid et le gestionnaire de réseau norvégien Statnett. Cette connexion d’une puissance nominale de 1,4 GW devrait être opérationnelle à partir du 1er octobre prochain. Elle a été réalisée dans le but de permettre le partage direct d’énergie renouvelable entre les deux pays, notamment l’électricité issue du complexe hydroélectrique d’Ulla-Forre qui développe une puissance de 1 240 MW. Nigel Williams, directeur du projet pour National Grid, a déclaré : « North Sea Link est un exploit d’ingénierie remarquable, mais plus important encore, il représente deux pays qui travaillent ensemble pour maximiser leurs ressources énergétiques renouvelables pour un bénéfice mutuel. Entre le début de l’exploitation et la fin de la décennie, nous estimons que NSL permettra d’économiser 23 000 millions de tonnes de carbone, ce qui en fait un outil clé dans le cheminement du Royaume-Uni vers le zéro [émissions] net ».

  • ÉOLIEN – Trois éoliennes citoyennes dans le Maine-et-Loire 24 juin 2021

    Le levage des trois éoliennes du parc citoyen des Grands Fresnes situé à Beaupréau-en-Mauges (Maine-et-Loire) a été réalisé le 14 juin dernier par le turbinier Nordex. Ce projet citoyen, initié en 2016, est détenu à 60 % par 200 citoyens actionnaires habitants du territoire, la SEM Mauges Énergies et Énergie Partagée. La puissance totale des trois machines sera de 9 MW soit l’équivalent de la consommation électrique (hors chauffage et eau chaude sanitaire) de 18 000 personnes (78 % de la population de la commune qui compte 23 000 habitants). La mise en service du parc est prévue le 12 juillet pour une inauguration en septembre 2021.

  • ÉOLIEN – Un nouveau parc dans le Morbihan 17 juin 2021

    VSB énergies nouvelles a inauguré le 5 juin dernier, le parc éolien de Buléon situé dans le Morbihan. D’une puissance de 13,2 MW, le site compte six éoliennes Vestas V110 de 110 mètres de hauteur, d’une puissance de 2,3 MW chacune soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 13 200 habitants. Dans le cadre de ce projet, VSB énergies nouvelles, en partenariat avec Planète OUI, propose une offre d’électricité locale à un tarif préférentiel de -13 % sur le prix du kWh par rapport aux tarifs réglementés. Les communes concernées sont : Buléon, Bignan, Radenac, Guehenno, Saint Allouestre, Cruguel et Bilio, dans la limite de 3 065 compteurs.

  • ÉOLIEN – Tribune : 115 élus défendent « le patrimoine éolien » 17 juin 2021

    C’est autour d’Amorce, association d’acteurs locaux pour la transition écologique, que se sont rassemblés les élus locaux favorables au développement de l’éolien afin de publier une tribune intitulée « Soyons fiers de notre patrimoine éolien français », également parue dans l’édition du journal Le Monde du 11 juin dernier. Ils y soutiennent le développement des énergies renouvelables en France, et notamment celui de l’éolien, de plus en plus dénigré par certains politiques, associations ou influenceurs, à l’approche des prochaines élections. Le choix de l’éolien, expliquent les signataires : « c’est d’abord faire le choix d’une ressource énergétique française et non plus importée massivement des quatre coins du globe. C’est faire le choix de l’autonomie énergétique, garante d’une stabilité des prix pour le consommateur, plutôt que de dépendre des marchés mondialisés de l’énergie : du gaz russe, de l’uranium du Niger ou du pétrole de la péninsule arabique, pays souvent instables dont nous dépendons massivement et donc dangereusement aujourd’hui. C’est aussi faire le choix de nouvelles ressources financières pour nos territoires et nous n’avons pas honte de le défendre car nous préférons donner de nouveaux moyens financiers à nos services publics, à nos entreprises locales et à nos populations, plutôt que d’enrichir d’autres pays exportateurs de pétrole, de gaz, de charbon ou d’uranium. » Les signataires appellent tous les français à prendre leurs responsabilités vis-à-vis des générations futures pour construire un avenir plus responsable, plus local, plus solidaire en valorisant les ressources renouvelables, nombreuses sur le territoire. La posture du “not in my backyard” (pas dans mon jardin) attribuée aux anti-éoliens est vivement critiquée. En effet, quel que soient les choix énergétiques de la France, son développement économique passera inévitablement par la construction de nouveaux moyens de production, renouvelables ou nucléaires sur tout le territoire.

  • ÉOLIEN OFFSHORE FLOTTANT – Production d’hydrogène en mer 11 juin 2021

    Alors que les initiatives pour la production d’hydrogène en mer émergent dans plusieurs pays européens, la France se lance à son tour dans l’aventure. L’entreprise Lhyfe et l’école centrale de Nantes (Centrales Nantes) ont en effet pour ambition de démontrer la fiabilité d’un électrolyseur en mer. Mis en opération par Lhyfe, en collaboration avec les Chantiers de l’Atlantique, l’électrolyseur sera localisé sur le site de test multi-technologies SEM-REV de Centrale Nantes, situé au large du Croisic. Un électrolyseur sera installé sur une plateforme flottante et connecté aux différentes sources de production d’électricité des démonstrateurs d’énergie marine disponibles sur le site, y compris l’éolienne flottante Floatgen de 2 MW. Centrale Nantes met à disposition ses infrastructures de recherche et se pose en garant de la réussite du projet par un accompagnement sur les différentes étapes réglementaires, expérimentales et logistiques. Ce projet est soutenu par la Région Pays de la Loire, le Pôle Mer Bretagne Atlantique et le comité stratégique de filière des industriels de la mer. La mise en service du démonstrateur est prévue pour 2022.

  • ÉOLIEN – Un premier PPA pour Bouygues Telecom 11 juin 2021

    Bouygues Telecom annonce la signature d’un contrat de fourniture intégrant un PPA (power purchase agreement) avec le groupe EDF qui couvrira plus de 10 % de la consommation électrique de l’opérateur de télécommunications à l’horizon 2024. Pour une durée de trois ans, EDF, via son agrégateur Agregio, va fournir à Bouygues Telecom 203 GWh d’électricité renouvelables soit l’équivalent de la production électrique de six parcs éoliens exploités par EDF Renouvelables. Les parcs concernés sont ceux de Trois-Sources (Meuse), Stenay (Meuse), Niedervisse (Moselle), La Heroudière (Manche), La Nourais (Ille-et-Vilaine) et Riols (Hérault). Bouygues Telecom indique aussi avoir opté depuis début 2021 pour une fourniture électrique 100 % renouvelable certifiée par des garanties d’origine.

  • ÉOLIEN – Développer l’éolien terrestre 4 juin 2021

    Lundi 28 mai, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a réaffirmé la volonté de l’État de poursuivre le déploiement de l’éolien terrestre lors d’une conférence de presse. A cette occasion, elle a rappelé la création d’un outil déjà annoncé en début d’année : la réalisation d’une cartographie des zones propices au développement de l’éolien terrestre sur le territoire national (voir l’Actu du 14 janvier 2021). Cette action se précise désormais un peu plus avec la publication de la circulaire ministérielle demandant aux préfets de région de réaliser cette cartographie. L’objectif de ces futures cartes est d’améliorer la planification du déploiement des nouveaux sites en tenant compte des contraintes de terrain (distances aux habitations, radars, biodiversité, aspects paysagers, gisement de vent). Ce travail devra être réalisé après concertation avec les régions, les communes et les intercommunalités. Un premier retour est demandé sous 6 mois après les élections régionales pour une finalisation un an après ces élections. Les enjeux sont importants car la filière marque de plus en plus le pas en France. Ainsi, selon les chiffres du ministère publiés le 31 mai, le parc national n’a progressé que de 210 MW au cours du premier trimestre 2021 pour une puissance totale en service de 17 933 MW. La croissance sur les trois premiers mois de 2021 est nettement inférieure à celle du premier trimestre 2020 (259 MW), une année qui s’était soldée par moins de 1 GW de puissance nouvellement raccordée, soit la plus faible progression depuis 2013. Rappelons que l’objectif actuel de la programmation pluriannuelle de l’énergie vise un parc de 24,1 GW à fin 2023.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Les pales sont arrivées à Saint-Nazaire 4 juin 2021

    Samedi dernier, les pales du futur parc éolien en mer du Croisic ont été livrées au port de Saint-Nazaire. En provenance d’Espagne, à bord d’un navire spécialisé, les 18 pales de 75 mètres, fabriquées par LM Wind Power ont été déchargées une par une à l’aide de deux grues géantes. La cargaison de 80 tonnes est stockée sur un espace de quinze hectares dédiés qui accueillent aussi les nacelles fabriquées dans l’usine voisine de Montoire-de-Bretagne. Le parc du Croisic sera composé de 80 machines et devrait être en service avant la fin 2022. Le port de Saint-Nazaire servira aussi de stockage pour le parc de Yeu-Noirmoutier et pour les futures éoliennes flottantes du Sud Bretagne.

MAI 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • ÉOLIEN – Méga parc en Finlande 28 mai 2021

    L’énergéticien allemand wpd, les banques Commerzbank et Norddeutsche Landesbank annoncent la clôture du financement du parc éolien terrestre de Karhunnevankangas, situé la région d’Österbotten dans l’ouest de la Finlande. Wpd sera en charge de la construction et de l’exploitation de ce parc d’une puissance de 188 MW pour un investissement d’environ 220 millions d’euros. Dans le cadre de l’accord financier, il a été conclu que l’électricité produite fera l’objet d’un PPA au profit du papetier finlandais UPM. Wpd annonce par ailleurs que le groupe d’assurance-crédit Euler Hermes a été choisi afin d’obtenir la garantie de crédit à l’export du gouvernement allemand. Avec sa filiale wpd Finland Oy, wpd a déjà construit quatre parcs éoliens en Finlande et dispose d’un portefeuille de projets en cours de développement de 1 000 MW.

  • ÉOLIEN – Futur centre de test pour pales XXL 28 mai 2021

    Au cours des cinq dernières années, les dimensions des plus grandes pales de rotor d’éoliennes sont passées d’une longueur de 90 mètres à 115 m soit la longueur d’un terrain de football. Il fallait donc que les infrastructures destinées à tester ces équipements évoluent en conséquence. Ainsi, l’institut de recherche allemand Fraunhofer IWES vient de débuter les travaux de construction d’un nouveau site d’essai de pales éoliennes sur son centre de Großer Westring à Bremerhaven, dans le nord du pays. Une fois terminé, ce site permettra de tester des prototypes pouvant aller jusqu’à 115 mètres de long, voire plus. La localisation du futur centre offre l’avantage d’une proximité avec des installations portuaires, ce qui permettra de transporter les pales par la mer puis de les amener dans les locaux du centre. Le précédent site d’essais du Fraunhofer IWES avait été mis en service il y a 10 ans mais il ne permettait plus de répondre aux demandes de test de lames XXL des fabricants internationaux. Le ministère fédéral de l’Économie et de l’Énergie (BMWi) finance le projet du nouveau centre de Bremerhaven à hauteur de 14,8 millions d’euros auxquels s’ajoutent 4 millions d’euros du ministère fédéral de l’Éducation et de la Recherche (BMBF). La mise en service du futur centre de test est prévue pour l’été 2022.

  • ÉOLIEN – L’éolien flottant de Naval Group intéresse Saipem 20 mai 2021

    Naval Group envisage de céder les activités de sa filiale Naval Energies dans l’éolien flottant au groupe italien Saipem, acteur historique du forage pétrolier, selon le magazine Challenges. En effet, Naval Group avait annoncé le 5 février vouloir stopper ses activités sur l’éolien flottant, après avoir déjà abandonné ses activités sur l’hydrolien en 2018. Les ambitions du groupe français de naval de défense dans l’énergie remontent à 2008 alors qu’il se nommait DCNS. Naval Group avait investi dans trois technologies marines : l’hydrolien, l’éolien flottant, et l’énergie thermique marine, mais n’a finalement pas généré les 1 milliards d’euros de chiffres d’affaires escomptés au bout de 10 ans. Aujourd’hui, d’après l’AFP, il est en négociation exclusive avec Saipem, entreprise qui participe notamment à la construction du parc éolien en mer au large du Calvados. Le montant envisagé de la transaction n’a pas encore été publié.

  • RECYCLAGE ÉOLIEN – Le recyclage des pales avance 20 mai 2021

    Au Danemark, une coalition composée d’industriels et d’instituts de recherche développe une solution innovante pour recycler certains composites utilisés sans la fabrication de pales. Ces dernières sont en effet constituées pour l’essentiel de matériaux dans lesquels des fibres de verres et de carbones sont recouvertes par des résines thermodurcissables de type époxy. Ces composites n’étaient jusqu’ici pas recyclés, mais valorisés sous forme de combustible et de matière dans les cimenteries (lire Le Journal de l’éolien n° 33 et n° 41). La coalition danoise, nommé CETEC (Circular economy for thermosets epoxy composites) est pilotée par Vestas et composée de Olin (leader mondial de l’époxy), du DTI (Danish Technological Institute) et de l’Université d’Aarhus. La solution développée comporte deux étapes. Dans un premier temps, les composites thermodurcissables sont séparés en deux parties, les fibres d’un côté et la résine époxy de l’autre. Puis dans un second temps, une réaction chimique permet de fractionner l’époxy en matières réutilisables directement dans les procédés de fabrication de nouvelles turbines. Ce procédé introduirait ainsi une véritable circularité dans la fabrication des pales. La coalition se fixe l’objectif de proposer une solution commerciale complète d’ici 3 ans. Avec ce procédé, les éoliennes deviendraient ainsi intégralement recyclables.

  • PPA – Nouveaux PPA éoliens pour Boralex 12 mai 2021

    Depuis plusieurs mois, Boralex développe des partenariats autour de contrats d’achat d’électricité pour ses parcs éoliens arrivés en fin d’obligation d’achat. Le dernier deal annoncé est celui conclu avec IBM France pour une période de cinq ans. Depuis le 1er janvier 2021, IBM France couvre l’équivalent de 55% de la consommation annuelle électrique de ses sites et data centers implantés sur le territoire français à partir de courant électrique fourni par le producteur indépendant. La société Axpo Solutions est chargée de l’agrégation de la production d’énergie. Ce corporate PPA (power purchase agreement) est le troisième conclu par Boralex, après celui signé avec Orange en juillet 2020 (pour une puissance de 39 MW) et le contrat d’approvisionnement conclu avec Auchan Retail France en septembre 2020. Cette stratégie va être poursuivie par Boralex puisqu’en 2021 le producteur devrait voir sortir du mécanisme d’obligation d’achat quelque 150 GWh d’énergie sur les 2,4 TWh qu’il produit. D’ici à 2025, ce sont 750 GWh qui arriveront au terme de leur contrat d’achat, ce qui correspond à une puissance installée située entre 350 MW et 400 MW.

  • FORMATION – Les industriels soutiennent la formation 12 mai 2021

    Le Britannique RES, spécialisé dans l’éolien et le solaire, en partenariat avec le Danois Connected Wind Services, prestataire de services indépendant axé sur la maintenance de parcs éoliens, annoncent le renforcement de leur soutien à la formation de Technicien de Maintenance Éolien BZEE (Bildungszentren für Erneuerbare Energien), dispensée par le GRETA 21 au Lycée Gustave Eiffel de Dijon (21). Ainsi, le 20 avril dernier, les stagiaires de cette formation ont pu assister au remplacement d’une boîte de vitesse sur l’une des éoliennes du parc des Pays de Saint-Seine en Côte-d’Or. Avec cette initiative, le GRETA 21  vise à renforcer le contenu pédagogique de ses cours et garantir un niveau de compétence optimal à ses stagiaires en fin de cursus. Financée par la région Bourgogne-Franche-Comté et Pôle Emploi, cette formation répond au besoin de main d’œuvre grandissant dans le secteur de l’éolien. Pour en savoir plus sur les formations aux énergies renouvelables, la nouvelle édition du guide des formations édité par Observ’ER est disponible ICI.

  • RECYCLAGE – Suez se positionne 12 mai 2021

    Le géant de la gestion des déchets Suez souhaite se positionner sur le démantèlement et la valorisation des éoliennes d’après un communiqué daté du 6 mai. Rien qu’en France, près de 1 500 turbines devront être démantelées dans les cinq années à venir, sachant qu’à partir de 2023 leur recyclage deviendra obligatoire. Suez a déjà participé à deux chantiers sur des parcs de première génération depuis 2019, à Port-La-Nouvelle près de Narbonne avec un taux de valorisation matière de près de 97 %. Afin d’être recyclées, les éoliennes, une fois démontées, voient leurs différents composants, comme les métaux, les fibres de verres et déchets électroniques, séparés et orientés vers les centres de recyclage les plus pertinents d’un point de vue environnemental et de transport. Puis, toutes les données de suivi de flux physiques sont enregistrées et transmises aux gestionnaires des parcs. Suez est également partie prenante du projet ZEBRA, piloté par L’Institut de recherche technologique Jules Verne (IRT), consistant à développer des pales en matériaux composites 100 % recyclables.

  • ÉOLIEN – Éolienne terrestre de 5,5 MW 7 mai 2021

    Les équipes d’Enercon ont annoncé avoir achevé l’installation du prototype de l’E-160 EP5 E2 sur le site d’essai de Wieringermeer dans la province de Hollande-Septentrionale. Ce modèle est le successeur de l’E-160 EP5 E1 mais avec une puissance nominale portée à 5,5 MW (contre 4,5 MW pour l’E1). Les principales modifications ont porté sur la partie électronique de la machine alors que les aspects fondations, mât ou nacelle n’ont pas été modifiés. Plusieurs séries de tests vont désormais débuter afin de valider les performances du modèle E2. Ce dernier promet une production de plus de 21,5 GWh par an avec des vitesses de vent moyennes annuelles de 7,5  mètres par seconde à hauteur du moyeu, soit un taux de charge de plus de 40 %.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Bretagne : le dialogue concurrentiel débute 7 mai 2021

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en ligne vendredi 30 avril l’appel à candidatures pour le développement d’un parc éolien flottant au large du sud de la Bretagne, d’une puissance de 230 à 270 MW. Les candidats ont désormais jusqu’au 1er juillet 2021 pour déposer leurs dossiers. Il s’agit de la cinquième procédure de mise en concurrence pour la création d’un parc éolien en mer et de la première pour un parc éolien flottant commercial. Cette procédure a été mise en place pour simplifier le volet administratif des projets et raccourcir les délais de réalisation des sites. Elle comporte trois phases : une sélection des candidatures sur la base de leurs capacités techniques et financières ; un suivi d’un dialogue concurrentiel avec les candidats admis et enfin la sélection des offres pour désigner un lauréat en fonction du cahier des charges remis aux candidats après le dialogue concurrentiel. Pour le futur site breton, l’appel à candidatures a été ouvert alors qu’il n’y a pas encore de consensus sur la zone d’implantation. Pour le moment, un périmètre de 1 330 km2 a simplement été défini. Le document de consultation présente ce périmètre indicatif à cheval sur la limite des 12 milles entre le domaine public maritime et la zone économique exclusive, à proximité des îles de Groix et de Belle-Île. Une zone plus précise de 100 à 200 km2 doit être définie d’ici le 22 mai par décision du gouvernement. La zone sera encore réduite pendant la procédure de mise en concurrence après les résultats des études techniques et environnementales menées par l’État au second semestre 2021.

AVRIL 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • ÉOLIEN – Éoliennes géantes en Allemagne 30 avril 2021

    Fin avril, le producteur indépendant allemand d’énergie Notus Energy a mis en service deux éoliennes terrestres Vestas V150 de 5,6 MW chacune, érigées à 166 m à hauteur de moyeu au sein du parc de Beesenberg, dans le land du Brandebourg. Elles figurent parmi les premières machines de cette taille du fabricant danois à être installées en Allemagne. Fin mars, Vestas annonçait en outre avoir signé un contrat de fourniture de 7 de ces éoliennes, baptisées EnVentus, pour un autre projet allemand, le projet Wohlsdorf à Rotenburg en Basse-Saxe. Porté par la société de projet Windpark Wohlsdorf GmbH & Co. KG, créée par les entreprises Reon et CapCerta, ce projet de 39 MW a été lauréat des derniers appels d’offres de l’Agence fédérale allemande des réseaux (BNetzA). Les éoliennes de ce parc culmineront à une hauteur de 244 mètres, et seront couvertes par un contrat de maintenance de 20 ans entre Vestas et l’exploitant. Les premiers mâts devraient être installés lors du second trimestre 2022. Vestas a également contractualisé des commandes pour des projets en Suède et en Ukraine début 2021.

  • ÉOLIEN EN MER – LES CANDIDATS DU FUTUR PARC DU COTENTIN 30 avril 2021

    Le gouvernement vient d’annoncer la pré-sélection de six candidats pour la mise en œuvre d’un parc éolien en mer, qui sera situé au large du Cotentin (Normandie) pour une puissance prévue de 1 000 MW. Il s’agit de la société Éoliennes en Mer Manche Normandie (EDF avec les canadiens Enbridge et CPPIB) ; de l’espagnol Iberdrola, ; de la coentreprise Ocean Winds (Engie avec le portugais EDPR) ; du groupe anglo-néerlandais Shell ; du consortium franco-allemand Total-RWE et du consortium formé par le suédois Vattenfall, l’allemand Wpd et la Banque des Territoires. Par cette annonce, la ministre Barbara Pompili ouvre officiellement la phase de dialogue concurrentiel issu de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) qui vise à réduire les coûts des projets et à sécuriser leur réalisation. Ce dialogue prévoit des échanges sur le cahier des charges et la prise en compte par les candidats des remarques formulées par le public lors des débats organisés en 2019 et 2020 par la Commission nationale du débat public. La désignation du lauréat est ainsi prévue pour 2022 en vue d’une mise en service du parc envisagée en 2028.

  • EOLIEN – Parc sans subvention en Sicile 22 avril 2021

    Début avril, l’énergéticien allemand RWE a achevé la construction en Sicile du parc éolien Alcamo II de 13,6 MW. Ce parc ne dépend d’aucune subvention publique car l’électricité qu’il produit est intégralement achetée en contrat de gré à gré de long terme (power purchase agreement ou PPA) par le groupe Sofidel, fabricant de papier à usage hygiénique et domestique. Le contrat court de début avril 2021 à fin 2030, précise RWE, et porte sur la livraison de 26 GWh par an. Sofidel acquiert également l’ensemble des garanties d’origine de l’électricité produite. Le tout a offert une stabilité financière suffisante pour rendre la construction du projet possible. Le parc lui-même est constitué de quatre éoliennes Goldwind GW 136 de 3,4 MW chacune.

  • Éolien – La Suède accélère sur l’offshore flottant 22 avril 2021

    L’entreprise suédoise spécialisée dans le développement de projets éoliens flottants, Hexicon, a publié un communiqué de presse le 29 mars pour annoncer un accord conclu avec l’entreprise norvégienne Aker Offshore Wind. Les deux organisations cherchent en effet à explorer les opportunités en Suède concernant le développement de parcs flottants, afin de soutenir l’objectif de zéro émissions nettes de gaz à effet de serre à l’horizon 2045. Il s’agira d’une joint-venture à 50-50 pour développer plusieurs GW de projets après avoir identifié les technologies d’éoliennes flottantes les plus adaptées à la Suède. Hexicon s’est déjà distingué grâce au plus grand parc éolien flottant en service situé en Corée du Sud, le Donghae TwinWind Project de 200 MW. La Suède souhaite accélérer le développement de sites de production d’électricité renouvelable pour remplacer l’énergie nucléaire qui compte encore pour près de 40 % de son mix électrique aujourd’hui.

  • ÉOLIEN EN MER – En Irlande, l’éolien remplace le charbon 16 avril 2021

    La République d’Irlande, via l’entreprise Electricity Supply Board (ESB) dont elle possède 95 % des parts, a annoncé sa volonté de convertir son dernier site de production électrique au charbon en un hub d’énergie renouvelable. Il s’agit du programme Hub Green Atlantic at Moneypoint, qui consiste en plusieurs projets de production d’énergie, dont un site éolien en mer. Il contribuera à atteindre l’objectif de zéro émission nette à l’horizon 2050. Le parc représentera une puissance installée de 1,4 GW sur la côte des Comtés de Clare et de Kerry, à l’ouest de l’île. ESB s’est associé à l’entreprise spécialisée Equinor pour mener à bien ce projet, prévu pour entrer en service avant 2030. Un compensateur synchrone, fournissant de l’énergie réactive au réseau électrique, va être installé pour fournir un service qui était initialement fourni par les machines tournantes de la centrale à charbon. Il s’agira du plus grand compensateur synchrone de ce type au monde. Mais le hub contiendra également une usine de fabrication de turbines d’éoliennes ainsi qu’un site de production et de stockage d’hydrogène vert à destination de l’industrie et des véhicules lourds.

  • ÉOLIEN – Un PPA pour les usines Mercedes 16 avril 2021

    Un nombre croissant de grands industriels cherchent à décarboner leurs process par le biais de contrats d’achat d’électricité renouvelable (PPA, power purchase agreement). Daimler a déjà signé de tels PPA avec des parcs éolien en Allemagne et en Pologne. Un nouvel accord conclu entre Statkraft et le constructeur automobile lui garantit un approvisionnement à 100% en électricité renouvelable en complétant le mix de production éolien et photovoltaïque par de l’hydraulique norvégienne. L’électricité éolienne sera fournie par 200 turbines réparties sur 24 parcs allemands, arrivés au terme de leur contrat de tarif d’achat. Ce PPA permet ainsi d’éviter leur mise hors service. En combinant trois sources d’énergie différentes, cet accord montre que les énergies renouvelables sont capables d’assurer une alimentation fiable et stable à l’industrie.

  • HYBRIDE ÉOLIEN-PHOTOVOLTAÏQUE – Ørsted consolide sa position aux USA 9 avril 2021

    L’entreprise danoise Ørsted a annoncé le 30 mars sa décision finale d’investissement dans le projet Helena Energy Center au sud du Texas. D’une puissance de 518 MW, il s’agira d’un parc hybride éolien et photovoltaïque prévu pour entrer en service début 2022. Situé sur un site propice par son potentiel énergétique et son accès aux réseaux, il consiste en 268 MW d’éoliennes et 250 MW de solaire photovoltaïque pour lesquels Ørsted a contractualisé avec plusieurs PPA pour vendre l’énergie produite, comme celui conclu avec l’entreprise de chimie Henkel et un autre avec l’entreprise de grande distribution Target. Ce projet hybride est également partenaire du programme de recherche Texas Native Seed Program de l’Institut de recherche Caesar Kleberg Wildlife (CKWRI) qui vise à restaurer la flore naturelle au Texas. Avec le projet Helena Energy Center Ørsted continue de progresser au sein du marché états-unien, portant son portefeuille de projets opérationnels et en construction à 4 GW dans le pays.

  • ÉOLIEN EN MER – Aux États-Unis de se jeter à l’eau 9 avril 2021

    Après d’autres, Corée du Sud ou Grande Bretagne, les États-Unis annoncent vouloir faire du développement de l’éolien en mer le pilier de leur transition énergétique et économique. L’administration Biden vient en effet de publier une série de décisions en faveur de ce secteur puisque le pays se fixe officiellement un objectif de 30 GW installés d’ici fin 2030. Les entreprises et les acteurs économiques sont incités à suivre cette voie avec notamment l’annonce d’un programme de prêts garantis doté d’une enveloppe de trois milliards de dollars. L’atteinte de cet objectif nécessitera plus de 12 milliards de dollars d’investissements par an dans des projets sur les deux côtes américaines et devrait permettre la création de dizaines de milliers d’emplois. Les projections font état de 44 000 postes dans l’éolien offshore en 2030. S’il peut apparaître comme ambitieux, le programme américain ne part pas de zéro puisque depuis 2013 plusieurs États ont déjà organisé des appels à projets et ont retenu environ 19 GW de futurs sites en mer, dont les mises en service vont s’étaler jusqu’en 2030. Cette date ne serait d’ailleurs qu’un point d’étape vers l’horizon 2050, pour lequel les États-Unis visent un parc en exploitation de 110 GW. Actuellement, le pays ne compte qu’un seul parc éolien en mer opérationnel, celui de Block Island Wind Farm, composé de cinq turbines Haliade (GE, ex-Alstom) d’une capacité́ totale de 30 MW.

  • INDUSTRIE ÉOLIENNE – L’éolien ne connaît pas la crise 6 avril 2021

    Selon la World Wind Energy Association (WWEA), 93 GW ont été installés dans le monde l’an dernier, dont 52 GW en Chine. Les États-Unis restent en deuxième place, mais loin derrière, avec 16,9 GW. Le tiercé de tête est complété par le Brésil avec 2,5 GW ajoutés en 2020. Malgré la crise sanitaire, le marché éolien mondial a connu une croissance de plus de 50 % par rapport à 2019. La capacité totale en service sur le globe fin 2020 atteint 744 GW, de quoi fournir 7  % de l’électricité mondiale. La Chine affiche une capacité totale cumulée de 290 GW, les États-Unis 122,3 GW et l’Allemagne maintient son rang avec 62,8 GW, près de deux fois plus qu’en Inde, futur géant de l’éolien. L’autre organisation mondiale de l’éolien, le Global Wind Energy Council (GWEC) vient pour sa part de publier le classement annuel des cinq principaux fabricants de turbines éoliennes au niveau mondial en 2020. Comme l’an passé, le groupe danois Vestas occupe la première place avec 16,2 GW installés. Un chiffre qui, soit dit au passage, représente plus de 16 fois le marché total français de 2020 ! Le rapport met en avant la « large stratégie de diversification géographique » du groupe avec de nouvelles installations sur 32 marchés et notamment de bonnes performances aux États-Unis, en Australie, au Brésil, aux Pays-Bas, en France, en Pologne, en Russie ou en Norvège. Le deuxième est l’entreprise GE Renewable Energy qui progresse de deux rangs par rapport au classement de 2019. La firme a installé 14,13 GW dans le monde et a surtout bénéficié du très bon dynamisme de son marché d’origine (les États-Unis) où il a placé pour 10 GW d’éoliennes. Le fournisseur chinois Goldwind complète le podium avec 13,6 GW mais il reste très largement centré sur son marché intérieur avec 12 GW, soit près de 90 % de son activité. Envision (10 717 MW installés) et Siemens Gamesa (8 678 MW) complètent ce classement, respectivement aux quatrième et cinquième places des fabricants éoliens les plus actifs en 2020.

  • ÉOLIEN – Engie ouvre le dialogue sur ses projets 6 avril 2021

    Dans le cadre de son activité de développement et d’exploitation de sites renouvelables en France, Engie a renforcé sa démarche de proximité en développant deux applications tournées vers l’information et le dialogue sur ses parcs en projet, en construction ou en exploitation. La première se nomme Eolien GO. Développée avec la société Highlab, cette application permet de visualiser en réalité augmentée les éoliennes dans le paysage et ce depuis différents points de vue. Utilisée lors des rencontres avec les élus ou les riverains, elle aide à représenter le projet de parc dans son environnement et à retenir sa meilleure configuration. La seconde application, baptisée ENGIE Green & Moi, met à la disposition de tous les publics des informations sur l’avancée des projets, les chantiers en cours et les parcs en fonctionnement.

MARS 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • ÉOLIEN TERRESTRE – Le retour des mâts en bois 26 mars 2021

    InnoVent revient avec ses mâts en bois. Après une longue bataille judiciaire, la Cour d’appel de Nancy vient de donner son feu vert pour la construction de la première éolienne hybride bois/acier en Haute-Marne. En 2006, le développeur éolien, qui prévoit d’installer sept éoliennes en acier sur la commune d’Essey-les-Ponts se voit rendre un avis défavorable suite à une enquête d’utilité publique. Après un long parcours judiciaire, InnoVent obtient l’autorisation de construire son parc et décide d’édifier quatre machines classiques et trois autres hybrides acier/bois. Il faut commencer par installer le mât en acier de l’éolienne (moins long) sur un socle, une structure en treillis composée de poutres de bois. Les travaux débutent, mais la préfecture fait stopper le chantier en avril 2019 pointant le design du mât, qui devait selon elle être intégralement en bois comme prévu initialement. Le 19 janvier 2021, la Cour administrative d’appel de Nancy rend son verdict et suspend l’arrêté préfectoral d’interdiction des turbines hybrides. Le juge invoque l’urgence climatique et reconnaît la contribution du projet « à la lutte contre la pollution et contre le réchauffement ». Une décision historique saluée par l’ensemble des acteurs de la filière. La première éolienne hybride sera mise en service mi-avril. InnoVent indique que ce mât hybride permet de diviser par 8 la quantité de béton dans les fondations et par deux la quantité d’acier utilisée, soit une diminution de 50 % des émissions de CO2 par rapport à un mât conventionnel. « Une innovation française exportable dans le monde entier, se réjouit le développeur. »

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Vers des éoliennes à axe vertical ? 26 mars 2021

    Le projet Periscope, cofinancé par le programme de coopération européen Interreg, a publié un communiqué sur la start-up suédoise SeaTwirl. L’entreprise, qui compte aujourd’hui 13 employés, développe des éoliennes offshore flottantes à axe vertical. Cette technologie est présentée comme plus simple à installer et nécessitant une maintenance moindre que les éoliennes classiques à axe horizontal. La stabilité de la structure flottante est quant à elle assurée par une quille plate permettant de garder la structure droite, à l’instar d’un voilier. Le prototype S1, première éolienne flottante suédoise, consistait en une turbine de 30 kW installée en mer au large de la commune de Lysekil. Aujourd’hui, la SeaTwirl S2, d’une puissance de 1 MW, est en cours de développement et devrait être commercialisée courant 2022, à l’issue des phases de tests sur un modèle pilote. Dans le cadre de sa stratégie sur les énergies renouvelables en mer, l’Union européenne a financé ce projet à hauteur de 2,48 millions d’euros via l’accélérateur EIC (European Innovation Council), à quoi s’ajoutent 500 000 euros dans le cadre du projet Interreg.

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Portail dédié aux renouvelables 19 mars 2021

    L’opérateur en énergie renouvelable, Valorem, vient de mettre en place un portail de financement participatif dédié à ses propres levées de fonds et baptisé “Mon Parc Valorem”. Réalisé en partenariat avec la plateforme Lendosphere le portail regroupe l’ensemble des opérations de Valorem proposant un financement participatif, passées, en cours et à venir. Depuis 2012, date de la première opération du genre, Valorem a convaincu plus de 4 500 prêteurs d’investir 15 millions d’euros dans 39 de ses projets. Dès le lancement du portail, cinq projets éoliens et solaires ont été ouverts au financement participatif : Cléry (Loiret), Saint-Parize (Nièvre), Saint-Amans-Valtoret (Tarn), Montbrun-des-Corbières (Aude) et Garchy (Nièvre). Les modalités de chaque opération concernant les taux d’intérêt ou la durée sont présentées directement sur le portail. Cette démarche vise à rendre l’offre du groupe plus lisible. En 2020, 1,02 milliard d’euros a été collecté sur les plateformes de financement participatif, soit une croissance de 62 % par rapport à l’année 2019, selon le baromètre du financement alternatif en France, publié par Mazars et l’association Financement Participatif France (FPF).

  • ÉOLIEN EN MER – Nouvelle usine pour GE 19 mars 2021

    Le 10 mars, LM Wind Power (groupe General Electric Renewable Energy) a annoncé sa volonté de mettre en service une nouvelle usine de production de pales d’éoliennes dans le Teesside au nord-est de l’Angleterre. Prévue pour débuter sa production en 2023, cette usine servira notamment à fabriquer les éoliennes Haliade-X pour le projet Dogger Bank au large en mer du Nord. Large de 107 mètres de diamètre, les pales de l’Haliade-X en font les plus puissantes éoliennes aujourd’hui en service. Soutenu par le marché britannique très demandeur sur le secteur offshore, GE prévoit la création de 750 emplois directs et de plus de 1 500 emplois indirects dans la région. Cette annonce s’inscrit dans la politique du gouvernement britannique qui prévoit d’atteindre 40 GW d’éolien offshore installés à l’horizon 2030 afin de faire du Royaume-Uni le leader de cette industrie.

  • ÉOLIEN EN MER – Automatisation de la surveillance 11 mars 2021

    Le groupe Belge Sabsca spécialisé dans l’aéronautique a publié un communiqué le 9 mars pour annoncer le succès des tests de drones effectués avec l’exploitant de parcs éolien en mer DEME. Les tests qui se sont déroulés sur le parc Rentel en Belgique sont les premiers de ce type et consistaient en des opérations d’étude, de surveillance, d’inspection, de sauvetage. Des tests de livraison de colis ont également été effectués. Deux types de drones étaient à l’étude, un drone multicopter classique ainsi qu’un drone de surveillance à voilure fixe de plus de 3m d’envergure. Le premier a effectué des vols de surveillance sur le parc depuis la sous station et des navires, tandis que le second était capable de voler 35 km depuis la côte. Les technologies d’intelligence artificielle adaptées au traitement d’image permettent, notamment grâce à la détection infrarouge, d’effectuer des missions de sauvetage en mer très rapidement. Ainsi à terme, les industriels pensent pouvoir considérablement diminuer les coûts d’exploitation liés à la maintenance et la surveillance des parcs actuellement effectuées par bateaux. Sabsca prévoit de déployer ce genre de technologie au-delà des parcs éoliens pour divers besoins en mer et sur terre, dans la région d’Anvers.

  • ÉOLIEN EN MER – Les travaux de raccordement commencent dans le Calvados 11 mars 2021

    RTE vient d’annoncer le démarrage des travaux de raccordement au réseau électrique du futur parc éolien offshore de Courseulles-sur-Mer qui sera situé au large du Calvados pour une mise en service prévue en 2024. Le chantier consiste en une liaison sous-marine de 15 kilomètres entre le parc et le point d’atterrage, lieu de sortie du câble sous-marin, situé au niveau de la commune de Bernières-sur-Mer. Une seconde liaison souterraine de 24 kilomètres ira ensuite de Bernières-sur-Mer jusqu’au poste électrique de Ranville. Composé de 64 éoliennes pour une puissance de 450 MW, le parc produira annuellement l’équivalent de la consommation de 600 000 habitants, soit environ 90 % de la population du Calvados. Selon RTE, le raccordement générera 25 millions d’euros de retombées économiques pour la Normandie. Les différents prestataires seront uniquement locaux : terrassement, fourniture de béton, génie civil, mais aussi les études en mer qui seront réalisées par le laboratoire de l’université de Caen.

  • AILE VOLANTE – Cerf-volant vers l’Asie 5 mars 2021

    Fin février, la startup allemande SkySails Power a annoncé l’expédition depuis le port de Hambourg de son premier système d’aile volante PN-14 vers l’Asie. Le prototype consistait en un cerf-volant de 100 kW pouvant exploiter des vents entre 200 et 400 mètres d’altitude pour produire de l’électricité. Après des tests concluants l’été dernier, l’entreprise passe à l’étape suivante avec une série d’unités dont la première est destinée à l’Asie. L’aile volante PN-14 affiche une puissance de 80 à 200 kW, selon les configurations, avec une surface de 90 à 180 m2. Les prochaines iront alimenter des projets en Allemagne et à l’Île-Maurice. L’avantage principal de ce système est de pouvoir exploiter des vents constants en haute altitude permettant leur utilisation dans des régions reculées, actuellement alimentées en électricité par des générateurs diesel. Le faible impact visuel et la facilité d’installation dans des zones difficiles d’accès permettent de surmonter les problèmes rencontrés par des éoliennes classiques. L’entreprise prévoit également un déploiement en mer sur des plateformes flottantes. Située dans la région de Hambourg, SkySails Power emploie actuellement 90 personnes, et a pour projet de recruter dans les prochaines années, notamment des travailleurs qualifiés en électronique et en mécanique.


  • ÉOLIEN – Hérault : 
la justice exige un démantèlement 5 mars 2021

    
C’est une première : le tribunal judiciaire de Montpellier vient de rendre un jugement devant conduire, pour la première fois en France, au démantèlement d’un parc de sept éoliennes de 93 mètres de hauteur, basé sur le site de Bernagues, à Lunas, près de Lodève (Hérault). Le recours avait été déposé par le collectif “Pour la protection des paysages et de la biodiversité dans l’Hérault”, car le site est localisé dans un couloir privilégié pour les oiseaux migrateurs et elles ont déjà causé la mort de deux oiseaux appartenant à des espèces protégées : un aigle juvénile en 2017 et en 2020, un vautour moine. Le propriétaire du parc éolien, Énergie Renouvelable Languedoc (ERL) du groupe Valeco, a quatre mois pour remettre le site en état sous peine de payer 9 000 euros de pénalités par jour de retard. Le permis de construire de ces éoliennes avait déjà été annulé à trois reprises par le Conseil d’État en 2017, mais il fallait une décision de démolition pour qu’elles soient démantelées.


  • EOLIEN FLOTTANT – Parcs flottants : questions sans réponses 1 mars 2021

    Lundi 22 février, la Commission nationale du débat public (CNDP) a présenté les conclusions des échanges sur l’éolien flottant au sud de la Bretagne. Comme dans le cas du futur parc éolien en mer de la zone “Manche – mer du Nord” (voir l’Actu du 19 novembre 2020), les citoyens ont été consultés autour des deux premiers projets de parc commercial éolien flottant. Le premier devrait être d’une puissance de 250 MW et le second, dont l’attribution n’est pas prévue avant 2024, devrait s’échelonner entre 250 à 500 MW. À l’instar du débat public du futur site normand pour un parc éolien posé, de nombreuses questions sont restées une nouvelle fois sans réponses aux yeux des participants, notamment celles relatives au manque de données environnementales et sur l’absence d’une planification sur le long terme de ce type de projets. L’un des principaux points d’achoppement a été la localisation des deux futurs sites. Malgré le fait qu’une première macrozone de 1 130 km2 avait été préalablement définie, le débat n’a pas permis d’aboutir à une zone consensuelle plus ciblée. Une grande majorité du public a rejeté les zones les plus proches de Groix, Belle-Île-en-Mer et de la presqu’île de Quiberon, là où les éoliennes seraient les plus visibles. De plus, une partie des participants craint que les débats sur l’implantation ne soient que de principe car la conférence régionale de la mer et du littoral, réunissant les parties prenantes bretonnes, avait déjà planché sur la question et abouti à la définition d’une zone consensuelle de 516 km2. Enfin, alors que les quatre fermes pilotes d’éolien flottant françaises n’ont pas encore été construites, des interrogations ont été émises sur la pertinence de lancer des projets industriels avant tout retour d’expérience. « Le public n’a pas compris que l’on n’attende pas les enseignements d’un projet présenté comme expérimental avant de lancer un projet commercial, qui plus est, de grande ampleur », indique le compte rendu de la CNDP. Rappelons toutefois qu’avec 25 GW d’éolien offshore raccordés en Europe fin 2020, les retours d’expérience sur l’éolien offshore posé ne manquent pas.

  • EOLIEN – Unité flottante de désalinisation de l’eau 1 mars 2021

    L’éolien offshore flottant devrait bientôt contribuer à résoudre le problème de la rareté de l’eau potable. Le projet allemand Floating WINDdesal (FWD) consiste en une unité mobile de désalinisation de l’eau de mer, installée sur une structure flottante semi-submersible et surplombée d’une éolienne. La production d’eau potable serait ainsi quasiment entièrement assurée par l’énergie du vent. Floating WINDdesal est piloté par la société Synlift Industrial Products, basé à Potsdam (Brandebourg), spécialiste de la désalinisation d’eau de mer via les énergies renouvelables en partenariat avec d’autres firmes allemandes et européennes*. Une première unité de démonstration doit être mise en service cette année au Moyen-Orient. Selon sa taille, un module est capable de produire 15 000, 30 000 et jusqu’à 50 000 m3 d’eau potable par jour. Le plus grand module pourrait ainsi alimenter l’équivalent d’un demi-million de personnes. L’avantage de cette solution est que l’unité est mobile et pourrait être déplacée en cas de besoin. En outre, l’eau serait produite à un coût inférieur aux procédés traditionnels, assure le directeur du projet Joachim Käufler : « FWD doit rendre la désalinisation d’eau de mer écologiquement durable et économique, tout en la rendant possible à des endroits où la désalinisation conventionnelle ne serait pas finançable. »* Thyssenkrupp Industrial Solutions, CRIST Shipyard, Prysmian Group, Boll & Kirch Filterbau, Aerovide, StoGda Ship Design & Engineering et EMS Maritime Offshore.

FéVRIER 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • ÉOLIEN EN MER – La Corée dévoile ses ambitions 19 février 2021

    Après le Royaume-Uni fin 2020 ou plus récemment la Pologne, la Corée du Sud vient à son tour de dévoiler ses projets en matière d’éolien en mer. Le président du pays, Moon Jae-in, a assuré que « le gouvernement fournira tout le soutien nécessaire dans le cadre de l’objectif de faire de [la Corée du Sud] l’un des cinq plus grands producteurs d’énergie éolienne offshore du monde d’ici 2030 ». Moon Jae-in a notamment promis des mesures administratives visant à raccourcir la période préparatoire au lancement des chantiers et à introduire une législation spéciale pour un “guichet unique”. Preuve des ambitions du pays, un accord d’investissement colossal a été conclu autour de la réalisation de ce qui devrait être le plus grand site de production d’énergie éolienne en mer au monde. Situé dans la province du Jeolla du Sud, le futur parc développera une capacité de 8,2 gigawatts pour un investissement de 43 milliards de dollars. Plusieurs entreprises coréennes dont Korea Electric Power Corp., SK E&C et Doosan Heavy Industries & Construction Co. participent au projet qui devrait créer jusqu’à 120 000 emplois.

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ÉOLIEN TERRESTRE – Luxcara s’associe à GE pour le plus grand parc européen 19 février 2021

    Le gestionnaire d’actifs Luxcara a annoncé le 15 février un accord conclu avec le géant américain GE Renewable pour la construction d’un parc éolien terrestre de 753 MW en Suède. Luxcara finance des projets d’énergie renouvelable depuis 2009 en se concentrant sur les marchés sans subventions. Il possède un portefeuille de 3 GW en Europe. L’accord avec GE stipule la fourniture de 137 éoliennes modèle Cypress 5,5 MW de 158 mètres de rotor au parc d’Önusberget situé dans la région très venté du nord de la Suède, soit 753 MW. À ce jour, il représente le plus important projet éolien terrestre en Europe, mais également le projet le plus important pour GE Renewables en dehors des USA. Les entreprises ont également conclu un contrat de maintenance et de service sur une période de 25 ans pour ce projet, qui devrait permettre d’éviter près d’1 million de tonnes de CO2 au total.

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ÉOLIEN EN MER – Une île artificielle au Danemark 11 février 2021

    L’an passé, le Danemark a signé un accord qui stipule que le pays cessera d’extraire pétrole et gaz en mer du nord après 2050. Cette décision marque un tournant dans l’histoire du pays puisque le Danemark est le premier pays européen producteur de pétrole. Pour préparer le pays à cette échéance, le ministère danois du Climat a annoncé un ambitieux projet de centre énergétique, dont l’appel d’offres est en préparation. Situé en mer du Nord, à 80 kilomètres de la rive de la péninsule du Jutland, ce futur hub se matérialisera sous la forme d’une île artificielle d’une superficie totale de l’ordre de 120 000 mètres carrés, à proximité d’un parc de 200 éoliennes offshore pour la première phase du projet. L’île artificielle centralisera et distribuera l’électricité issue des éoliennes avoisinantes vers le Danemark et les pays voisins. Dans un premier temps, cette énergie devrait permettre l’alimentation en énergie verte de trois millions de foyers. Un volet du projet prévoit également des capacités de stockage pour les surplus de production. Le Danemark souhaite développer ce projet sur la base de partenariats avec le privé et l’appel d’offres à venir devrait préciser les détails de l’opération.

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ÉOLIEN EN MER – Amazon mise sur l’éolien aux Pays-Bas 11 février 2021

    L’Américain Amazon vient d’annoncer qu’il allait acheter plus de la moitié de la production du parc éolien offshore Hollandse Kust Noord qui sera mis en service en 2024 à une vingtaine de kilomètres au large de la station balnéaire d’Egmond aan Zee aux Pays-Bas pour une capacité de production de 759 MW afin d’alimenter en électricité ses sites européens. Ce parc, financé sans aides publiques, composé de 69 turbines Siemens Gamesa, sera construit et exploité par Crosswind Consortium, une co-entreprise fondée par Eneco, fournisseur d’énergie néerlandais et le pétrogazier anglo-néerlandais Shell. Le parc éolien sera couplé à une centrale solaire flottante. Pour le géant du e-commerce, cette initiative contribue à son objectif d’alimenter ses sites avec 100 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030. Selon Amazon, cette opération porte à 187 le nombre de projets solaires et éoliens du groupe dans le monde.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Les Français, favorables à l’éolien 4 février 2021

    Plus des trois quarts des Français (76%) ont une bonne image de l’énergie éolienne. Un chiffre qui reste stable depuis 2018 alors qu’en deux ans, l’éolien s’est beaucoup déployé sur le territoire. Ce chiffre fait partie des résultats d’une enquête d’opinion menée en novembre 2020 pour France Énergie Éolienne (FEE) par Harris Interactive. L’étude s’est plus particulièrement intéressée aux habitants résidant à moins de 5 kilomètres d’un parc éolien et les résultats sont éloquents : 85 % des riverains d’un site en activité déclarent que l’installation des éoliennes dans leur commune n’est pas une mauvaise chose et seuls 7 % des citoyens d’une commune abritant un parc déclarent en avoir une très mauvaise image (6 % pour la totalité des Français). L’enquête montre également que c’est dans la tranche d’âge des 35 ans et moins que l’on rencontre le plus d’opinions favorables au développement de la filière (91 % déclare en avoir une bonne image). Pour Antoine Guiheux, secrétaire général de FEE, « l’étude établit qu’il n’y a pas d’évolution de l’image de l’éolien une fois le parc installé, démontrant que, dans un contexte de large déploiement de l’éolien en France, on ne devient pas “anti-éolien”. Être contre l’éolien est une opinion préalable, liée à autre chose que la cohabitation avec un parc éolien. »

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Record de production pour Floatgen en 2020 4 février 2021

    On a l’habitude de dire que la France ne possède pas encore d’éolienne en mer. C’est aller un peu vite et oublier le projet Floatgen d’une éolienne flottante de 2 MW, installée depuis plus de deux ans sur le site d’essai de Sem-Rev (au large du Croisic) et développée par la société Ideol. Le projet s’est d’ailleurs distingué en 2020 en battant son record de productivité avec 6,8 GWh générés, soit 14 % de mieux par rapport à 2019. L’éolienne flottante avait déjà fait parler d’elle en février 2020 lorsqu’elle avait atteint un facteur de charge de 66 % sur le mois et ce, dans des conditions météorologiques plutôt difficiles avec des hauteurs de vagues maximales de près de 11 mètres. Au vu de ces performances, Ideol a confirmé son partenariat avec l’École Centrale de Nantes, qui exploite le site SEM-REV, et signé un accord qui prolonge de trois ans leur partenariat. Ces trois années supplémentaires permettront de poursuivre les activités de recherche afin d’optimiser encore la solution.

JANVIER 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • ÉOLIEN EN MER 
 – Pologne : virage vers l’éolien offshore
 28 janvier 2021

    L’association polonaise de l’Énergie du Vent (PWEA) a publié le 13 janvier un article concernant le récent virage éolien qu’a pris la Pologne, qui prévoit 5,9 GW avant 2025. En effet, le sénat polonais vient d’adopter l’Offshore Wind Act sans aucun amendement. Il s’agit d’un projet de loi vieux d’un an sur la promotion de la production d’électricité d’origine éolienne en mer. Il fixe les règles pour l’allocation des soutiens publics aux investisseurs intéressés par la construction de parcs en zone économique polonaise en mer Baltique. La première phase des appels d’offres fait donc état de 5,9 GW d’éolien offshore installés, qui seront alloués par le Régulateur Polonais de l’énergie (ERO) et devraient débuter leur production d’ici 2025. Les dépôts de dossier de la première phase pourront durer jusqu’au 31 mars 2021 et la décision d’ERO devrait être rendue publique à la mi-2021. Avec cette entrée dans le marché européen de l’éolien offshore, la Pologne rejoint la mise en œuvre du Green Deal ouvrant la possibilité d’obtenir des financements de l’Union Européenne.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – 
La justice rejette les tracasseries du préfet
 28 janvier 2021

    Le juge des référés de la Cour administrative d’appel de Nancy a rendu une ordonnance le 19 janvier pour accélérer l’installation d’éoliennes, dont les mâts sont constitués de bois. Le juge a reconnu l’urgence de la demande de l’exploitant d’un parc éolien en Lorraine. L’histoire débute lorsque l’exploitant décide de modifier les matériaux des mâts de son parc, initialement en bois et ayant déjà reçu une autorisation préfectorale, par des mâts hybrides en bois et en acier. Alors, le préfet exige une nouvelle demande d’autorisation, considérant qu’il s’agissait d’une modification substantielle car incohérente esthétiquement avec les mâts traditionnels en acier déjà présents, et ce, alors même que les mâts en bois avaient auparavant été acceptés. En conséquence, l’exploitant fait appel au juge des référés pour obtenir la suspension de cet arrêté préfectoral. Ce dernier refuse d’abord arguant que l’exploitant est responsable du retard pris suite à la modification de son projet. Mais cette décision finit par être annulée par la Conseil d’État en 2020 en raison de l’urgence des effets induits par le litige. En effet, les retards engendrés par cette modification et l’arrêté préfectoral pèsent lourdement sur la société exploitante qui risque de perdre le bénéfice de l’obligation d’achat, alors qu’elle a investi 9 millions d’euros dans le projet, et que les déficits engendrés représentent déjà potentiellement près de 2,9 millions d’euros. Finalement, le juge reconnaît l’urgence à la fois pour ces raisons économiques, parce qu’il considère que la modification aura un très faible impact sur le paysage, et parce qu’il met en avant également l’argument d’intérêt général de lutte contre la pollution et le réchauffement climatique auxquels contribuent les éoliennes. Cette décision fera sans aucun doute jurisprudence sur l’utilisation des mâts en bois et hybrides d’un point de vue esthétique.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – L’Allemagne repart à la charge 28 janvier 2021

    En 2020, l’Allemagne a installé 1 431 MW d’éolien terrestre, indique l’association fédérale de l’éolien (BWE). Cela représente une croissance de 46 % par rapport à 2019, année de l’effondrement avec seulement 1 078 MW mis en service (lire Le Journal de l’Éolien n° 36). L’an dernier, 420 nouvelles éoliennes ont été construites pour 203 démantelées dans le cadre d’opérations de repowering. La capacité éolienne terrestre s’établit désormais à 54 938 MW, à quoi s’ajoutent 7 770 MW d’éolien offshore (219 MW raccordés en 2020). La nouvelle loi énergies renouvelables (EEG), adoptée en décembre, prévoit une capacité installée à terre de 71 GW en 2030. Pour atteindre l’objectif européen de -55 % d’émissions de CO2 à la fin de la décennie, il en faudrait 95 GW, selon le BWE. La profession réclame ainsi de 5 à 6 GW de projets autorisés par an, contre 4 GW d’appels d’offres prévus annuellement par la loi EEG jusqu’en 2028. Cela suppose de libérer du foncier, d’accélérer les procédures et de développer une stratégie pour le repowering. Le BWE ajoute qu’en 2020, l’éolien terrestre a produit près de 20 % de l’électricité du pays, pèse 100 000 emplois pour un chiffre d’affaires de plus de 15 milliards d’euros. Pour l’année 2021, l’association professionnelle pronostique entre 2 000 et 2 500 MW installés à terre.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Une cartographie propice à l’éolien, une idée pas si nouvelle 22 janvier 2021

    Lors d’un débat organisé jeudi 14 janvier à l’Assemblée nationale sur le développement des éoliennes en France, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a déclaré vouloir demander aux préfets de régions de réaliser une cartographie “des zones propices au développement de l’éolien”, affirmant ainsi la volonté gouvernementale d’accélérer le développement de cette énergie dans les territoires. L’objectif de ces futures cartes est d’améliorer la planification du déploiement des nouveaux sites. La ministre a déclaré vouloir « demander aux préfets de région d’engager la rédaction de cartographies des zones propices au développement de l’éolien, en concertation avec les acteurs locaux […] Cette cartographie ne sera pas juridiquement opposable, mais pourra servir de guide lors de la mise à jour des documents d’urbanisme ». S’il semble plein de bon sens, l’exercice de cartographie demandé par la ministre n’est pourtant pas une totale nouveauté. Il se rapproche en effet fortement des zones de développement de l’éolien (ZDE), introduites par la loi de grenelle II de 2010, elles-mêmes remplacées quelques années plus tard par les schémas régionaux éoliens (SRE) contenus dans les schémas régionaux climat air énergie (SRCAE). On se souvient d’ailleurs que ces SRE avaient tous été annulés par le Conseil d’État considérant qu’ils avaient été adoptés sans évaluation environnementale préalable, même si aucun texte réglementaire ne prévoyait une telle évaluation à cette époque. Espérons que les “cartographies des zones propices au développement de l’éolien” connaissent un sort différent.

  • ÉOLIEN EN MER – Normandie : le dialogue concurrentiel ouvert

 22 janvier 2021

    Depuis le 12 janvier 2021, la procédure de mise en concurrence avec dialogue concurrentiel pour le prochain parc éolien au large du Cotentin est officiellement activée sur le site de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les candidats devront déposer un dossier justifiant de leur solidité financière et technique dans un délai de 60 jours (la date de clôture est fixée au 12 mars prochain). Une fois cette date passée, la CRE aura un mois pour transmettre au ministère de la Transition écologique la liste des candidatures qu’elle propose de retenir. Il s’agit de la deuxième fois qu’une telle procédure est lancée, la première avait été organisée pour sélectionner le lauréat du projet éolien en mer de Dunkerque. Inspirée de méthodes danoises ou néerlandaises, la procédure de mise en concurrence avec dialogue concurrentiel est censée rendre plus efficace la préparation et le déroulement d’un appel d’offres. Son objectif est d’identifier, très en amont, des acteurs susceptibles de remporter le futur appel d’offres avec lesquels l’administration va échanger afin de définir en détail le cahier des charges et notamment de préciser la zone exacte du futur site. En parallèle, l’État a d’ores et déjà engagé des études environnementales, géophysiques ou géotechniques qui serviront également à affiner le choix de la zone. En termes de calendrier, dans le cas du prochain parc normand, le gouvernement aimerait aller plus vite que dans le cas de Dunkerque. Le dialogue concurrentiel y avait été lancé en décembre 2016, mais la sélection du candidat final n’avait abouti qu’en juin 2019. Cette fois, l’objectif est d’annoncer le lauréat en 2022.



  • ÉOLIEN TERRESTRE – Facture électrique réduite 14 janvier 2021

    Dans le but d’impliquer davantage les citoyens dans le développement et l’activité de ses parcs éoliens, le producteur d’énergie renouvelable EDPR, associé au fournisseur local d’électricité et de gaz naturel, Synelva, a développé une approche nouvelle en France qui consiste à proposer une réduction de 100 € sur la facture annuelle électriques des habitants proches d’un parc éolien. Cette démarche a été initiée autour du site éolien de Marchéville (Eur-et-Loir) qui, depuis le second semestre de 2020, développe un parc de 13,2 MW de puissance composé de 6 éoliennes. Concrètement, cela s’est traduit par l’envoi d’un coupon de réduction aux habitants de Marchéville, qui devront ensuite le faire parvenir au fournisseur local Synelva. Cette offre est limitée à 500 foyers. Si cette initiative a le mérite de chercher à faire bénéficier directement les populations locales de retombées positives générées par l’implantation des parcs, il n’en reste pas moins que c’est avant tout par une bonne concertation locale que se construit l’acceptabilité des projets.

  • ÉOLIEN OFFSHORE
 – HYDROGÈNE
 – 5 millions d’euros pour le projet OYSTER 14 janvier 2021

    
Le FCH2-JU (Fuel Cells and Hydrogen 2 joint undertaking), un partenariat public-privé de la Commission européenne, a attribué 5 millions d’euros au consortium portant le projet OYSTER qui étudie la possibilité de produire de l’hydrogène par électrolyse directement en mer. Ce consortium, composé d’ITM Power, Ørsted, Siemens Gamesa Renewable Energy et Element Energy, vise à accélérer l’introduction sur le marché des technologies de production d’hydrogène couplées à des parcs éoliens offshore. En effet, pour se développer, ces technologies nécessitent des systèmes très compacts et robustes pour résister aux conditions extrêmes en mer avec un minimum de maintenance. Le projet devra également intégrer un système de désalinisation et de traitement de l’eau de mer afin de pouvoir l’utiliser directement dans le procédé d’électrolyse. Le projet doit durer de 2021 à 2024 et vise, à terme, la fourniture d’hydrogène à un prix compétitif par rapport au gaz fossile.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Premier parc sans subvention au Royaume-Uni 8 janvier 2021

    Le groupe allemand BayWa r.e vient d’annoncer la mise en service du premier parc éolien britannique sans subvention. Situé à Inverclyde, au sud de Greenock à l’ouest de Port Glasgow, le parc éolien a produit ses premiers kilowattheures début janvier. Le site est composé de huit éoliennes pour une puissance totale de 24 MW et l’énergie produite permettra d’éviter plus de 18 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Le parc éolien d’Invercycle représente le premier contrat d’achat d’énergie commercial (PPA : Power Purchase Agreement) sans subvention signé pour la réalisation d’un parc éolien au Royaume-Uni. Le contrat de fourniture d’énergie a été conclu avec l’industriel Tesco Stores Ltd pour une durée de 15 ans, concrétisant ainsi son engagement de couvrir 100 % de ses consommations électriques par de l’électricité d’origine renouvelable d’ici 2030. Ce type de projet n’est cependant pas une première pour BayWa r.e., le groupe avait déjà participé en 2018 au développement de la première centrale photovoltaïque européenne sans subvention avec le parc solaire de Don Rodrigo à Séville en Espagne.


  • Ailes Marines : résultats des études environnementales
 – ÉOLIEN
 OFFSHORE 8 janvier 2021

    En décembre 2020, Ailes Marines, société développant le parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc, a annoncé les résultats des études environnementales et des campagnes de tests d’outillage après deux ans d’études. En conséquence, Ailes Marines a décidé d’abandonner la technique de battage au profit de la méthode de forage pour l’installation des pieux des éoliennes, procédé nettement moins bruyant, ce qui réduira considérablement l’impact, notamment pour les mammifères marins. C’est la première fois que de telles études sont réalisées concernant l’impact du bruit des travaux sur l’environnement marin. Elles montrent que les travaux généreront une intensité sonore comparable à celle des navires de croisière ou des jet-skis et n’entraînent pas d’incidences majeures sur les organismes étudiés. D’autre part, les turbidités mesurées lors du forage (caractérisant la teneur en matériaux en suspension dans l’eau) sont inférieures à 5 NTU (Nephelometric Turbidity Unit, unité standard de mesure de la turbidité) et inférieur à 6 NTU à proximité du point de tranchage, avec des pics ponctuels à 17 NTU. Si le NTU est inférieur à 5 l’eau est claire, entre 5 et 30 légèrement troublée, et supérieur à 50 l’eau est trouble. L’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer) a quant à lui estimé que « Les protocoles de réalisation de l’état de référence et du suivi (en phase travaux et exploitation) des populations halieutiques proposés par Ailes Marines et RTE (…) sont suffisamment robustes pour permettre de détecter un éventuel impact du parc et de son raccordement sur les espèces halieutiques ciblées. »

DéCEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • 
ÉOLIEN TERRESTRE
 – Vers un développement plus harmonieux ? 21 décembre 2020

    Le compte-rendu du conseil de défense écologique qui s’est tenu le 8  décembre a été publié sur le site du ministère de la Transition Écologique (MTE), dont l’un des principaux sujets était le développement harmonieux de l’éolien terrestre. Le gouvernement va, avec la filière, expérimenter de nouvelles solutions afin de favoriser l’acceptabilité sociale et environnementale des parcs éoliens. En tête, des mesures concernant les nuisances lumineuses pour les riverains, dues aux éclairages pour la sécurité aérienne, vont être expérimentées pendant les 6 prochains mois. Par ailleurs, la réglementation impose désormais aux exploitants l’excavation complète des fondations lors du démantèlement d’un parc, ainsi que de nouvelles mesures pour 2022 les obligeant à réutiliser ou recycler 90 % de la masse totale des éoliennes. La concertation au sein des territoires est également une priorité. Le gouvernement demande l’élaboration d’une charte avec la filière, afin que les porteurs de projets sollicitent l’accord des communes adjacentes dès les premières phases d’étude des projets, et transmettent aux maires leur étude d’impact environnemental au moins un mois avant leur demande d’autorisation environnementale. L’État s’engage à cofinancer un réseau de conseillers techniques indépendants à hauteur de 5 millions d’euros sur 3 ans, au service des collectivités locales pour leur permettre de mieux appréhender les projets éoliens et photovoltaïques sur leurs territoires. Enfin, une cartographie des zones propices au développement des parcs sera déterminée par les préfets de chaque région afin de sécuriser l’atteinte des objectifs de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Dans cet objectif, le MTE et le ministère des Armées devront également identifier d’ici 2021 des solutions permettant de libérer des espaces d’installation, notamment équipés de radars, car aujourd’hui seuls 20 % du territoire sont accessible aux éoliennes.

  • ÉOLIEN EN MER – 
Coopération en mer du Nord
 21 décembre 2020

    L’Allemagne et le Danemark ont annoncé le 14 décembre leur volonté de coopérer étroitement au développement de l’éolien en mer du Nord. Les deux pays envisagent en particulier de développer ensemble des îles artificielles devant servir de bases de déploiement et de maintenance des parcs offshore, mais aussi de hubs au réseau électrique en mer. À terme, ces îles, dites “Energy Hubs”, pourraient également accueillir des électrolyseurs pour y produire de l’hydrogène vert. Le Danemark porte déjà le projet de construction de deux Energy hubs d’une capacité d’au moins 5 GW d’ici 2030. Par la suite, le pays scandinave souhaite créer des hubs de 12 GW. Lors de l’annonce de ce partenariat transfrontalier, le ministre danois du Climat et de l’Énergie, Dan Jørgensen, a rappelé la décision de son pays de cesser l’exploitation de pétrole et de gaz d’ici 2050. Le dernier numéro du Journal de l’Éolien, également paru le 17 décembre, comporte un dossier complet sur l’industrie éolienne offshore, traitant notamment des Energy hubs en mer du Nord.

  • ÉOLIEN EN MER – 
Au Royaume-Uni, Eni devient partenaire du plus gros projet en cours 10 décembre 2020

    Equinor a annoncé le 4 décembre avoir conclu un accord avec Eni pour vendre 10 % de ses parts des phases A et B du projet Dogger Bank au Royaume-Uni. Ce projet en 3 phases est le plus important projet éolien en mer en construction avec 3,6 GW installés et équipé de la nouvelle Haliade-X de 13 MW de GE. L’autre actionnaire principal, SSE, a également prévu de vendre 10 % de ses parts à Eni aux mêmes conditions, ce qui fera 40 % pour Equinor, 40 % pour SSE et 20 % pour Eni au final. La transaction des 10 % est prévue début 2021, pour un montant de 202,5 millions de livres sterling (environ 225 millions d’euros). D’après Eni, entrer sur le marché de l’éolien offshore avec deux des principaux acteurs du secteur est une opportunité pour gagner en compétence et se développer en conformité avec les objectifs européens à l’horizon 2050. La phase C du projet n’est quant à elle pas concernée : Equinor et SSE gardent chacun 50 % des parts.

  • ÉOLIEN EN MER
 – La zone du futur parc au large de la Normandie a été dévoilée
 10 décembre 2020

    La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, et la ministre de la mer, Annick Girardin, viennent de dévoiler la zone qui accueillera le huitième parc éolien en mer français. Celle-ci est située à plus de 32 kilomètres des côtes normandes au large du Cotentin. Cet espace présente un niveau d’activité de pêche faible et des enjeux de biodiversité limités. La procédure de mise en concurrence peut donc débuter. Elle permettra d’affiner la zone d’implantation, actuellement de 500 km2, pour le futur parc dont la capacité sera d’environ 1 000 MW et qui permettra de produire l’électricité nécessaire aux besoins de 800 000 foyers. La sélection du lauréat est prévue courant 2022. Cette annonce vient après la présentation en novembre dernier des conclusions du débat de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur le futur site éolien en mer dans la zone « Manche – mer du Nord » (voir l’Actu du 19 novembre). Ce débat avait notamment conclu à l’importance de points comme l’impact du futur parc sur l’activité de pêche et la planification du déploiement de l’éolien en mer pour le public qui avait participé aux échanges. Des thématiques qui étaient alors restées sans réponses précises. Aussi, les ministres ont annoncé la nomination d’un garant chargé de s’assurer que l’État apporte des réponses aux différentes interrogations du public. Il sera désigné par la Commission nationale du débat public. Par ailleurs, un site internet d’information sur l’ensemble des projets éoliens en mer devrait être mis en ligne courant 2021, indique le ministère.

  • TRIBUNE – Le jeune Ministère de la Mer défend l’éolien
 4 décembre 2020

    Annick Girardin, actuelle ministre de la Mer, a rédigé un plaidoyer sur l’éolien en mer, publié le 29 novembre dans Le Journal du Dimanche. La filière, très en retard au niveau mondial, et notamment en comparaison à ses voisins européens, fait face à de nombreuses oppositions en France. La ministre défend la mission confiée cet été à son ministère pour développer les espaces maritimes français, considérés comme d’ordre stratégique. Elle prévoit qu’à l’horizon 2050 près d’un quart de l’électricité produite en France le sera en mer, contre 0 % aujourd’hui. Consciente des enjeux environnementaux, touristiques, de pêche, et même économiques, elle met en avant l’opportunité de développer l’éolien en mer, qui est de plus en plus compétitif, à l’image du futur parc de Dunkerque développé par EDF sans soutien public. Ce parc devrait représenter en 2050 près de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 5 000 emplois non-délocalisables. Déjà affaiblie par les nombreux recours contre elle, la filière avait également subi des renégociations de contrats sur 6 de ses projets de parcs en 2018, jugés trop onéreux en comparaison aux nouvelles technologies disponibles en Europe. La ministre souhaite aujourd’hui montrer le soutien du gouvernement et appelle les industriels et les scientifiques à s’approprier le sujet, pour faire de la France, pays européen au potentiel maritime le plus fort, l’un des leaders mondiaux.

  • ÉOLIEN EN MER – Jackpot pour GE 4 décembre 2020

    General Electric (GE) vient d’annoncer que le financement des phases A et B du projet éolien Dogger Bank Wind Farm de 3,6 GW, au large de la côte nord-est de l’Angleterre, venait d’être bouclé. Le projet, développé par SSE Renewables et Equinor, se fera en effet en trois phases de 1,2 GW chacune. Pour les phases A et B, GE Renewable Energy a remporté le contrat de livraison de 95 machines de type Haliade-X 13 MW pour chaque tranche, soit 190 machines au total. La construction de la première tranche de ce qui sera à terme le plus grand parc éolien offshore du monde, va pouvoir débuter. Les développeurs du projet ont conclu un accord avec un consortium d’institutions financières publiques et privées comprenant BNP Paribas ainsi que des agences de crédit à l’exportation telles que Bpifrance, la GIEK, l’Agence norvégienne de garantie des crédits à l’exportation, et la EKN, l’Agence suédoise de crédit à l’exportation. Le parc éolien de Dogger Bank devrait atteindre sa pleine activité commerciale en 2026. Une fois achevé, ce méga parc éolien en mer devrait alimenter jusqu’à 6  millions de foyers par an au Royaume-Uni, ce qui équivaut à 5 % de sa demande d’électricité. Ce projet est une pièce centrale dans les ambitions éoliennes offshore du Royaume-Uni (40 GW d’ici 2030).

NOVEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • ÉOLIEN EN MER – Fécamp lance sa base de maintenance 26 novembre 2020

    EDF Renouvelables vient d’annoncer le démarrage de la construction de la future base de maintenance du parc éolien en mer de Fécamp, qui durera 14 mois. Cette structure, composée de 1 200 m² de bureaux et 800 m² d’entrepôt, accueillera une équipe de 100 personnes en charge de l’exploitation et de la maintenance du futur parc : maintenance préventive et corrective sur les installations, surveillance et optimisation de la production du parc, suivi des conditions météorologiques et planification des interventions. Le chantier a été confié à Eiffage. La construction des pontons, qui serviront aux navires pour acheminer les techniciens de maintenance sur les éoliennes, sera exécutée par Manche Industrie Marine à Dieppe. Une partie des salariés de la base de maintenance sera formée au métier de technicien de maintenance éolien en mer par le Lycée Guy de Maupassant à Fécamp avec le BTS maintenance des systèmes, option éolien. Le parc éolien en mer de Fécamp aura une capacité de près de 500 MW et sera composé de 71 éoliennes localisées entre 13 et 22 km au large des côtes. Sa mise en service est prévue pour 2023.

  • EUROPE – La Commission dévoile sa stratégie pour les énergies marines 26 novembre 2020

    Comme annoncé, la Commission européenne a rendu publique le 19 novembre sa stratégie sur les énergies renouvelables marines. Le point central de celle-ci est d’augmenter la capacité de l’éolien en mer, pour la faire passer de 12 GW aujourd’hui à 60 GW en 2030, puis à 300 GW en 2050. La Commission estime à près de 800 milliards d’euros les besoins d’investissement d’ici 2050, et a clarifié les règles du marché dans un document de travail de ses services. Elle veillera également à ce que les lignes directrices des États membres en matière d’énergie et d’environnement facilitent le déploiement des énergies marines renouvelables. Elle encourage les États à utiliser la « Facilité pour la reprise et la résilience » qui vise à mettre à disposition 672,5 milliards d’euros sous forme de prêts et subventions destinés à soutenir leurs réformes et investissements, ainsi que le programme InvestEU adopté en 2019. Pour permettre le développement industriel de la filière, la Commission veut assurer une chaîne d’approvisionnement en soutenant la formation des travailleurs du secteur et les infrastructures de production. La coopération transfrontalière est également un point central pour optimiser les coûts et le déploiement des parcs.

  • ÉOLIEN EN MER – Manche : questions sans réponses 19 novembre 2020

    Les conclusions du débat de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur le futur parc éolien en mer dans la zone “Manche – mer du Nord” ont été publiées. Il s’agissait de se prononcer sur la localisation de la ou des zones potentielles d’implantations d’un parc éolien de 1 GW dans la Manche, au sein d’une macro zone prédéfinie de 10 500 km2 , s’étendant de Cherbourg au Tréport. Signe de son intérêt, le débat a enregistré 5 600 participants et contributeurs, soit une mobilisation bien supérieure à celle observée lors des sept précédents débats organisés sur des projets éoliens en mer. La CNDP a constaté une défiance grandissante à l’encontre des pouvoirs publics notamment par le fait que des points importants, et déjà largement évoqués par le passé, sont restés sans réponse. Les principales questions ont tourné autour de l’impact du futur parc sur l’activité de pêche et sur la planification du déploiement de l’éolien en mer pour les années à venir. Les pêcheurs ont questionné les autorités sur les conséquences du Brexit et l’opportunité de les laisser exercer leur activité au milieu du parc éolien. Deux points sur lesquels ils estiment avoir eu trop peu de réponses. Le manque d’information n’est pas que politique, il est aussi scientifique notamment sur le plan des impacts environnementaux. Certaines interrogations, comme le bilan carbone et le coût complet comparé des différentes énergies, restent toujours sans réponse, et cela, presque dix ans après les premiers débats. Pour la commission, il est désormais urgent d’apporter des éléments d’information sur ces points sous peine de voir la parole publique discréditée.

  • ÉOLIEN EN MER – Trois lauréats d’un AMI dédié à l’éolien offshore 19 novembre 2020

    Le 16 novembre 2020, trois projets lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Challenge Innovation : éolien en mer » lancé un an plus tôt par WPD et le Pôle Mer Bretagne Atlantique ont été dévoilés. Cet AMI s’adressait principalement aux entreprises et structures implantées en Bretagne et Pays-de-la-Loire. Le premier lauréat est le projet OT2W piloté par Génie Wind Marine. Il est basé sur un concept de navire “pousseur barge” haute mer proposant des services innovants. L’idée consiste à éviter les allers-retours du navire installateur entre le port, où sont stockés les éléments des éoliennes, et le parc en construction. Dans cette configuration, le navire installateur reste sur la zone du parc et est alimenté par un navire pousseur d’une barge sur laquelle reposent les pales, nacelles, mâts et autres fondations. Genie Wind Marine estime ainsi pouvoir réduire de 10 à 20 % le budget d’installation. Deuxième projet retenu, celui de la société Piriou (entreprise française spécialisée dans la construction et la réparation navale), autour d’un modèle de navire hybride hydrogène/gasoil équipé de deux piles à combustible de 140 kW alimentées en hydrogène grâce à un réservoir. Piriou estime que l’hydrogène pourrait propulser ce navire destiné au transfert des personnes un tiers du temps d’opération. Troisième lauréat, la société Kopadia, basée dans l’incubateur de Paris-Saclay est spécialisée dans l’inspection industrielle sous-marine. Elle a proposé un projet de réseau de capteurs installés sur les parcs éoliens en exploitation afin d’optimiser leur monitoring et d’en améliorer la maintenance.

  • ÉOLIEN EN MER – Association pour une offre intégrée 13 novembre 2020

    Dolfines, expert en gestion de projet et en ingénierie des fondations pour éoliennes en mer (posées ou flottantes) ou sur terre et 8.2 France, spécialiste de la due diligence et de la maintenance, ont annoncé le jeudi 12 novembre la signature d’un protocole d’entente afin de s’associer pour proposer une offre de services intégrés au marché de l’éolien notamment offshore. À l’origine de cet accord, le constat partagé par les deux entreprises françaises sur le manque patent d’acteurs, en France ou en Europe, intégrant des services de gestion d’actifs et de conseil en ingénierie. La plupart des sociétés n’interviennent souvent que sur leur propre domaine d’expertise sans avoir une approche plus complète. « 8.2 France nous apporte son expertise dans les technologies éoliennes très complémentaires des nôtres, nous poursuivons la construction méthodique d’une offre créatrice de valeur pour les grands acteurs du gigantesque marché des énergies renouvelables », a déclaré Jean-Claude Bourdon, président de Dolfines. De son côté, Bruno Allain, Président de 8.2 France, a vu dans Dolfines « Un complément majeur et stratégique à [leur] offre de par son expertise dans les fondations et la gestion de projets offshore et onshore en France et à l’international ». Pour les deux associés, le très fort potentiel du marché européen de l’éolien en mer (450 GW de capacité éolienne offshore pourraient être installés en Europe d’ici 2050 selon l’association WindEurope) offre un terrain de chasse privilégié pour leur nouvelle offre.

  • ÉOLIEN EN MER – La Commission planifie la relance 13 novembre 2020

    La Commission européenne va présenter son plan pour la relance de l’industrie éolienne le 18 novembre. Le quotidien allemand Handelsblatt a pu le consulter et voici ce qui en ressort : elle prévoit de multiplier la production éolienne en Europe par 25 d’ici 2050 en développant un réseau d’éoliennes en mer Baltique, en Mer du Nord, en Méditerranée et dans l’Atlantique, soit 300 GW installés. La Commission prévoit que les investisseurs privés ne pourront pas atteindre seuls cet objectif. Elle estime en effet les besoins d’investissements supplémentaires à 789 milliards d’euros et affirme qu’une amélioration de la coopération transfrontalière est nécessaire pour optimiser l’implantation des réseaux électriques et des moyens de production en réduisant notamment les effets de sillage. En effet, les futures infrastructures seront de plus en plus éloignées des côtes nationales ce qui nécessitera une planification très concertée. La France avec ses 4 700 km de côtes devrait être un acteur majeur de ce plan ambitieux.

  • ÉOLIEN EN MER – L’Haliade-X de 13 MW se confirme 5 novembre 2020

    L’Haliade-X de 13 MW, développée par l’Américain GE, est notamment prévue pour débuter sa production au second semestre 2021 sur le site de Saint-Nazaire. Version améliorée de celle de 12 MW, elle mesure 248  mètres et possède des pales longues de 107 mètres. Testée à Rotterdam depuis novembre 2019, elle a permis après optimisation, d’atteindre une puissance maximale de 13 MW, ce qui d’après GE permettra de produire 4 % d’électricité supplémentaires par an. Ses futurs modèles commerciaux ont déjà été commandés pour le projet Dogger Bank au Royaume-Uni et pour des projets aux États-Unis dans le Maryland et le New Jersey. Aujourd’hui éolienne en service la plus puissante, elle devrait cependant être détrônée en 2024 par la future SG 12-222 DD développée par le germano-espagnol Siemens-Gamesa qui fera plus de 14 MW.

  • ÉOLIEN EN MER – 
L’Écosse ambitionne 11 GW d’éolien en mer d’ici 2030
 5 novembre 2020

    Suite aux annonces faites début octobre par Boris Johnson concernant un plan de développement de l’éolien en mer au Royaume-Uni très ambitieux (30 à 40 gigawatts de puissance d’ici à 2030 – voir l’actu du 8 octobre), le gouvernement écossais vient de se fixer un objectif de 11 GW pour la même échéance. Cette annonce s’inscrit dans la stratégie énergétique de l’Écosse pour une décarbonation de son système énergétique et des transports. Pour accompagner le développement des sites en mer, le gouvernement écossais a mis en place un programme destiné à identifier les zones maritimes les plus appropriées pour les futurs projets éoliens. « C’est un moment charnière pour le développement de notre secteur éolien offshore. Nos mers abritent parmi les meilleures ressources éoliennes au monde et notre ambition de capitaliser sur ce potentiel fait partie de l’action audacieuse que nous menons pour soutenir la reprise économique et devenir une société à zéro émissions de CO2 », a déclaré le ministre écossais de l’énergie, Paul Wheelhouse.

OCTOBRE 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • RECRUTEMENT – 350 offres d’emplois au Havre 29 octobre 2020

    Bouygues construction a publié plus de 350 offres d’emplois dédiés au chantier du parc éolien offshore de Fécamp. En collaboration avec Pôle emploi, une campagne de recrutement a été lancée au Havre pour des emplois de coffreurs et d’armaturiers/ferrailleurs dans le cadre de la fabrication des 71 éoliennes du futur parc offshore. Le recrutement se fait sans CV ou qualifications, mais se concentre principalement sur la motivation des candidats, car une formation est prévue par Bouygues, pour des contrats de 12 à 18 mois, rémunérés entre 1 500 et 1 600 €/mois pour les coffreurs. Une trentaine de sessions de tests sont programmées jusqu’en décembre pour une prise de poste à partir de janvier. Bouygues précise que ces contrats peuvent déboucher sur d’autres opportunités de chantiers.

  • APPEL D’OFFRES – L’éolien en baisse de 4 % 29 octobre 2020

    La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé le 20 octobre la liste de 100 projets lauréats aux appels d’offres Énergies renouvelables, pour une puissance totale de 600 MW. Ils bénéficieront d’un tarif d’achat garanti de l’électricité dans le cadre de l’accélération du développement des énergies renouvelables électriques. 23 projets éoliens d’une puissance de 258 MW installés avec un tarif moyen de 59,7 €/MWh, soit 4 % de baisse par rapport à la session d’appel d’offres du premier semestre 2020. Le gouvernement a également annoncé le 19 octobre le doublement des capacités d’effacement bénéficiant d’un soutien public. Les 59 projets lauréats représentent une puissance de plus de 1 509 MW effaçables. Le plafond de prix a été doublé passant à 60 000 €/MW mobilisable pour 2021, afin de compenser la réduction de disponibilité du parc nucléaire cet hiver du fait de sa maintenance décalée par le confinement.

  • STOCKAGE EN MER – La technologie Remora récompensée 22 octobre 2020

    Le groupe français d’ingénierie Segula Technologies développe depuis 2015 une solution de stockage par air comprimé de l’électricité produite en mer, baptisée Remora. « Une nouvelle étape de ce projet a été franchie en juin dernier avec le succès des premiers tests de fonctionnement d’un prototype terrestre baptisé ODySEA, indique le groupe. » Ce dernier vient ainsi d’être récompensé pour cette technologie par le Grand Prix National de l’Industrie 2020, organisé par Syntec-Ingénierie. Elle a en effet coché tous les critères évalués par le jury, innovant, pluridisciplinaire, intégrant des composantes du développement durable, attentif aux problématiques technico-économiques et participant à la relance pour une économie résiliente. À présent, les équipes de Segula travaillent au développement d’un véritable démonstrateur en mer, Seamac, devant être installé au large du Croisic et pour lequel le groupe cherche des partenaires industriels.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – 228 GW d’éolien offshore en 2030 22 octobre 2020

    Selon les projections de l’IRENA, la capacité mondiale installée d’éolien offshore atteindra 228 GW d’ici 2030. Un chiffre très proche de celui avancé à l’été par un premier travail de projection réalisé par le GWEC (Global Wind Energy Council) et qui avait conclu à un parc de 234 GW au même horizon temporel. L’agence internationale a profité de la diffusion de cette projection pour rappeler que pour elle, les énergies renouvelables offshores dans leur globalité connaîtront une croissance substantielle au cours de la prochaine décennie et joueront un rôle essentiel dans la transition énergétique mondiale. Cet ensemble comprend l’éolien offshore, mais également l’énergie des vagues, des marées, l’énergie thermique des mers et le solaire photovoltaïque flottant. Les énergies marines, hors éolien, devraient atteindre une capacité de 10 GW en 2030, estime l’IRENA. Afin d’accompagner le développement de ces filières, cette dernière a mis en place un cadre de collaboration entre une quarantaine de pays dans le but d’identifier les actions de collaboration internationale pour comprendre le rôle des énergies renouvelables en mer dans la transition énergétique et assurer leur déploiement futur. Lors de la première réunion de ce groupe de travail, les pays engagés ont identifié des domaines dans lesquels l’IRENA pourrait soutenir ses membres dans l’avancement de projets de démonstration conjoints et la commercialisation de nouvelles technologies offshores. Les thèmes de travail sont plus particulièrement la réduction du coût des technologies, le couplage des énergies renouvelables offshores avec le Power-to-X, le transfert de connaissances et de compétences du pétrole et du gaz offshore vers les énergies renouvelables en mer.

  • ÉOLIEN OFFSHORE
 – Certification internationale pour les flotteurs de Naval Énergies 16 octobre 2020

    La structuration d’une offre industrielle française en matière d’éolien en mer progresse. Ainsi, Naval Énergies vient d’obtenir une certification internationale pour la technologie de ses flotteurs semi-submersibles, qui seront utilisés dans le parc de Groix et Belle-Île. Cette certification a été accordée par DNV GL, un organisme de renommée internationale particulièrement impliqué dans les énergies renouvelables et notamment dans le secteur de l’éolien en mer. L’évaluation détaillée effectuée par les experts de DNV GL s’est concentrée sur les méthodes de calcul globales liées à l’hydrodynamique, à la structure, à l’ancrage et aux campagnes de tests en bassin. Elle a abouti à l’approbation, documentée dans un rapport de certification, des méthodes de calcul et de conception applicables au flotteur semi-submersible de Naval Énergies. Cette certification montre que les méthodes de calcul et de conception de Naval Énergies sont applicables pour les projets d’éoliennes flottantes actuels, mais également pour des projets futurs. Laurent Schneider-Maunoury, Président de Naval Énergies, a déclaré : « Notre objectif est de produire, pour la ferme pilote de Groix et Belle-Île, dont nous sommes partenaires, mais aussi pour les futures fermes commerciales en France et dans le monde, un flotteur avec les plus hauts standards alliant qualité, durabilité et bien sûr performance technique et économique. Cette certification, délivrée par un organisme indépendant et expert dans notre secteur, est une avancée majeure. En apportant la preuve de la robustesse de nos méthodes de calcul et de conception, elle apporte une certitude et donc une confiance à nos clients actuels et futurs, condition indispensable au développement industriel et commercial que nous visons. »

  • ÉOLIEN OFFSHORE
 – Une feuille de route pour la Pologne ?
 16 octobre 2020

    L’Association polonaise pour l’énergie du vent (PSEW) a publié un rapport en septembre présentant sa vision du développement de l’éolien offshore en mer Baltique. D’après ce dernier, la Pologne pourrait couvrir 60 % de sa demande d’électricité par l’éolien offshore d’ici 2050, ce qui représenterait 28 GW installés pour produire 140 TWh par an, d’après les estimations du PSEW. Afin d’y parvenir, l’association encourage le développement d’un schéma de régulation stable pour tous les investisseurs sur le long terme. Actuellement, douze projets sont en développement dans la partie polonaise de la mer Baltique et le raccordement a été acté pour deux d’entre eux, soit une capacité de 2,2 GW, et sept autres sont en phase de discussion, soit 7,95 GW (lire Le Journal de l’Eolien n° 33). D’après la Commission européenne, le potentiel total de la mer Baltique s’élève à 93,5 GW sachant que, dans son plan de décarbonation, elle vise 450 GW d’éolien offshore installés en Europe à l’horizon 2050. Le PSEW invite à davantage de coopération entre pays dans le développement de leurs politiques énergétiques, notamment concernant l’utilisation de l’espace maritime et le développement des interconnections. En effet, une étude datant du mois de mars mettait déjà en avant le fait que les effets de sillage des parcs frontaliers n’étaient que peu pris en compte lors de l’élaboration des projets.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – EolMed sélectionne ses turbines 8 octobre 2020

    Qair Marine (anciennement Quadran Énergies Marines), développeur du projet éolien en mer flottant EolMed, a annoncé ce lundi 5 octobre avoir sélectionné MHI Vestas Offshore Wind en tant que fournisseur. En effet, cette coentreprise détenue par deux filiales de Vestas et Mitsubishi, spécialisée dans l’éolien offshore, livrera trois turbines V164 de 10 MW chacune pour le futur projet pilote EolMed. Aidé par l’Ademe, ce second projet issu de l’appel d’offres de 2016 attribué par l’État se situera en Méditerranée, à 18 km au large de Gruissan et de Port la Nouvelle. Parallèlement, Qair a également annoncé le 7 octobre que Total venait de souscrire à une augmentation de capital, l’amenant à devenir actionnaire à 20 % d’Eolmed. Fort de son expérience industrielle en milieu marin, Total sera un partenaire privilégié pour Qair Marine dans sa tentative de démontrer la maturité et la compétitivité de ces technologies.

  • ÉOLIEN EN MER
 – L’or bleu plutôt que l’or noir 8 octobre 2020

    Mardi 6 octobre, à l’occasion de la conférence annuelle du Parti conservateur, Boris Johnson a annoncé un très ambitieux plan de développement de l’éolien au Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique souhaite en effet porter la puissance éolienne en mer du Royaume-Uni de 30 à 40 gigawatts d’ici à 2030 contre 9,8 gigawatts fin 2019. L’objectif est simple, faire en sorte que l’éolien « alimente tous les foyers en 2030 » et ainsi faire de son pays « l’Arabie Saoudite de l’éolien », référence à l’exploitation du gisement d’hydrocarbures que l’on pensait illimité dans ce pays du Golfe. Un tel programme a un coût à la mesure de ses ambitions puisque, selon les évaluations du cabinet Aurora Energy Research, cité par le quotidien Les Échos, cela nécessiterait l’investissement de 50 milliards de Livres de la part de la filière britannique. Pour convaincre l’ensemble des investisseurs, Boris Johnson a promis d’injecter 160 millions de Livres dans les ports et les usines du pays afin d’initier un mouvement industriel qui déboucherait sur une filière “Made in UK”. Un tel effort devrait créer rapidement 2 000 emplois dans la construction et permettre au secteur de générer jusqu’à 60 000 emplois directs et indirects d’ici à 2030. Dans son projet, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne permettra à Londres de distribuer plus librement ses aides aux villes côtières et aux centres industriels du pays. Ses engagements sur l’éolien s’inscrivent dans un plan en 10 points que le gouvernement britannique est en train de finaliser. Cette feuille de route pour une “révolution industrielle verte” doit mener le pays vers une neutralité carbone d’ici à 2050.

  • EOLIEN OFFSHORE – Première nacelle pour le parc de Saint-Nazaire 2 octobre 2020

    GE Renewable Energy, la filiale de General Electric dont l’usine de fabrication d’éolienne offshore est basée à Montoir-de-Bretagne près de Saint-Nazaire, a célébré le 15 septembre dernier la sortie d’usine de la première nacelle du futur Parc du banc de Guérande-Saint-Nazaire. Contenant la génératrice, elle est la première de la série d’éolienne Haliade 150 de 6 MW pour le projet de Saint-Nazaire à être assemblée sur le site. Cet évènement marque une nouvelle étape pour le développement de ce projet porté par GE Renewable Energy, EDF Renouvelables et Enbridge, mais surtout pour la filière offshore française tout entière. En effet, ce sont plus de 1 000 emplois créés au niveau local pour la phase de construction de ce parc, composé de 80 éoliennes situées entre 12 et 20 kilomètres des côtes, et dont la mise en service est prévue en 2022. Parallèlement au chantier de GE, des travaux de terrassement ont lieu sur le port de Saint-Nazaire pour préparer le site de stockage et d’assemblage final des éoliennes. La phase d’installation devrait, quant à elle, débuter en 2021 avec les fondations et les câblages, puis la sous-station électrique l’été prochain.

  • INNOVATION – 
Des pales recyclées à 100 % 2 octobre 2020

    L’Institut de Recherche Technologique Jules Verne (IRT) basé à Nantes vient d’annoncer la création d’un consortium dédié à la recherche pour des pales d’éoliennes 100 % recyclables. Ce projet, intitulé ZEBRA (Zero wastEBlade ReseArch) regroupera Engie, Suez et Owens Corning (leader mondial de la production de fibre de verre), mais aussi le fabricant de pales LM Wind Power, le Centre Technologique CANOE pour les composites et les matériaux avancés, et Arkema spécialisé dans les matériaux de performance. Après 20 ou 30 ans de service, les pales actuelles sont déjà à 80 % recyclables mais l’objectif de ce nouveau projet est d’arriver à 100 %. Le consortium travaillera autour de la résine thermoplastique Elium, d’Arkema qui offre des performances physico-mécaniques reconnues, associées à une recyclabilité intégrale avec pour objectif l’étude de la faisabilité industrielle de la production. Le projet, qui a été lancé pour une période de 42 mois, bénéficie d’un budget global de 18,5 millions d’euros.

SEPTEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • ÉOLIEN OFFSHORE – Un contrat de 2,5 GW pour GE 25 septembre 2020

    Le 22 septembre, GE renewable energy a annoncé avoir finalisé son contrat avec Dogger Bank Wind Farm (une joint-venture de SSE Renewables et d’Equinor) pour le projet situé à plus de 125 km au large de la côte du Yorkshire, et dont les deux premières phases seront chacune équipées de 95 Haliade-X de 13 MW. Le contrat de fourniture inclut les 190 éoliennes ainsi qu’un support opérationnel de 5 ans. Les Haliade-X de 13 MW sont une version améliorée de celles de 12 MW, notamment opérationnelles à Rotterdam depuis novembre 2019. Elles possèdent un rotor de 220 mètres de diamètre et des pales de 107 mètres. Les Dogger Bank A et B auront une capacité de 1,2 GW chacun, le premier étant supposé être opérationnel en 2023 et devrait être le premier parc au monde à installer des machines de cette puissance. Ce parc sera également le premier au Royaume-Uni à utiliser le HVDC (courant continu haute tension) pour son raccordement.

  • RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT ÉOLIEN – Éolienne flottante bi-mât 25 septembre 2020

    Le prototype Nezzy² passe en conditions marines. 
EnBW et Aerodyn engineering ont débuté la phase de test en Mer Baltique pour leur prototype à l’échelle 1 : 10 de Nezzy². Cette éolienne flottante à deux têtes, de 18 mètres de hauteur, jusqu’à présent en test dans une ancienne gravière près de Bremerhaven est enfin passée aux conditions de la Mer Baltique pour tester son comportement en présence de houle et de vents plus importants. Elle flotte actuellement à 650 mètres du Port de Vierow au nord de l’Allemagne. Cette technologie flottante pourrait à terme permettre de réduire les coûts de production des éoliennes flottantes grâce à une surface de rotors deux fois plus élevée pour un seul flotteur. EnBW annonce que si les tests sont concluants, une version à taille réelle devrait être installée en Chine entre 2021 et 2022, et cherche à terme à déployer ce type de technologie en France, où le flottant pourrait dépasser les contraintes dues aux profondeurs marines pour le secteur offshore.

  • INNOVATION – L’éolien aéroporté prend son envol 18 septembre 2020

    L’entreprise allemande Enerkite lance une campagne de financement participatif dans le cadre de la commercialisation de son aile volante EnerKíte 2020. Ultra léger et semblable à un deltaplane, ce cerf-volant éolien est mis en altitude via un mât rotatif posé au sol afin d’exploiter l’énergie cinétique du vent. L’aile va donc être propulsée et former des huit dans les airs pour atteindre des vents plus puissants à une altitude allant de 100 à 500 mètres. Les rotations en altitude du cerf-volant exercent une traction sur un câble relié à un alternateur au sol afin de transformer cette énergie mécanique en électricité. Deux autres câbles sont fixés aux extrémités de l’aile et reliés à un enrouleur au sol, ce dispositif servira au décollage et à l’atterrissage du système. Le câblage est en polyéthylène, sept fois plus résistant que l’acier afin de faire face aux vents violents. Le cerf-volant est, quant à lui, fabriqué pour l’essentiel en aluminium et matériaux composites. Le premier modèle commercial aura une puissance comprise entre 30 et 50 kW, avant un modèle de série de 100 kW. Les marchés visés sont les zones insulaires, les sites isolés, les zones rurales non connectées des pays du Sud, entre autres.

  • OFFSHORE – Les pétroliers investissent dans l’éolien 18 septembre 2020

    Total vient d’annoncer un partenariat avec Green Investment Group (GIG), filiale du groupe Macquarie (gestionnaire de fonds australien) pour cinq projets éoliens offshore flottants en Corée du Sud d’une capacité de 2 GW. Les cinq sites concernés seront situés au large des côtes orientales et méridionales du pays (provinces d’Ulsan et de Jeolla du Sud). Des mesures de vents sont actuellement en cours. La construction du premier projet d’environ 500 MW est prévue d’ici fin 2023. Le pétrolier britannique, BP, poursuit pour sa part sa mutation en rachetant 50 % des actifs éoliens offshore du groupe Equinor (compagnie d’énergie pétrolière et éolienne norvégienne) aux Etats-Unis pour un montant d’environ 1,1 Md$. Cette transaction concerne le développement de deux parcs offshore situés sur la côte est des États-Unis pour une capacité 4,4 GW permettant d’alimenter deux millions de foyers. 2 GW pour Empire Wind, au sud-est de Long Island dans l’État de New York et 2,4 GW pour Beacon Wind, au large du Massachusetts. Les travaux du premier parc débuteront en 2022, le second est encore à l’étude.

  • OFFSHORE – Une sous-station pour le futur parc de Saint-Brieuc 11 septembre 2020

    Ailes Marines, filiale de l’espagnol Iberdrola, vient de sélectionner les groupes Eiffage et Engie Solutions pour la construction de la sous-station de transformation électrique du parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc (Bretagne). Les fondations seront de type “jacket” pour une hauteur de 63 mètres (1 630 tonnes), la partie supérieure fera, quant à elle, 55 mètres de long, 31 mètres de large et 23 mètres de haut (3 400 tonnes). L’ensemble devrait être livré courant 2022. Parallèlement à cette annonce, un navire affrété par Ailes Marines est arrivé mercredi 9 septembre dans la baie de Saint-Brieuc pour une série de tests relatifs à l’ensouillage des câbles électriques sous-marins entre chaque éolienne. Le futur parc sera déployé sur 75 km2, aura une puissance totale de 496 MW et produira 1 820 GWh par an, ce qui correspond à la consommation annuelle en électricité de 835 000 habitants. Il sera situé à 16 kilomètres des côtes françaises pour une mise en service prévue en 2023.

  • PPA – Apple investit dans l’éolien 11 septembre 2020

    Apple vient d’annoncer la construction de deux éoliennes géantes de type MHI Vestas 8.4 MW, près de la ville d’Esbjerg située sur la côte ouest du Danemark. Le site prévoit de produire 62 GWh/an pour alimenter en électricité le centre de données Apple de Viborg une ville du nord du Danemark dans le cadre d’un PPA avec European Energy. Après cinq ans de travaux, ce data center déployé sur 45 000 m2 servira à héberger les données de l’AppStore, Apple Music et iMessage en Europe. Le surplus d’électricité sera réinjecté dans le réseau danois selon Apple. Le géant américain qui avait initialement prévu de construire un deuxième centre de données à Aarbenraa au sud du Danemark pour un investissement de 921 millions de dollars a brusquement abandonné le projet en 2019. La firme à la pomme a pour objectif d’alimenter en énergies renouvelables la totalité de ses activités (supply chain, Apple Store, serveurs…) d’ici à 2030.

  • REPOWERING – Une étude de l’Ademe sur l’enjeu du renouvellement des parcs éoliens dans les objectifs PPE 4 septembre 2020

    L’Ademe vient de mettre en ligne une étude détaillée sur la problématique du repowering des parcs éoliens. Ce travail s’inscrit dans le cadre de la nouvelle PPE et traite de la question de l’enjeu du renouvellement des sites dans l’atteinte de ses objectifs nationaux imposés à la filière. Parmi l’ensemble des parcs de l’échantillon étudié, 4 types de renouvellement distincts sont identifiés : ceux qui se révèlent impossibles, ceux qui seront renouvelés quasi à l’identique, ceux ayant des contraintes de hauteur et enfin les “non plafonnés”, c’est-à-dire ne présentant pas de contrainte et pouvant utiliser les dernières technologies disponibles. Dans son scénario principal, l’Ademe estime que sur le périmètre de l’étude (9,2 GW produisant 20 TWh annuels), 1,5 GW de gain de capacité (pour 10 TWh de production supplémentaires) sont envisageables à l’horizon 2031. Pour les parcs renouvelés, “non plafonnés”, les coûts de production devraient se situer sous la barre des 50 €/MWh tandis que pour les quasi-identiques le coût serait plus proche de 70 €/MWh, ce qui pourrait mener à l’abandon de certains sites. Pour la plupart des parcs, la poursuite de l’exploitation au-delà du contrat de tarif d’achat devrait être assurée étant donné les conditions du marché actuel qui se situe aux alentours des 50 €/MWh.

  • OFFSHORE – Un projet de parc hybride aux Pays-Bas 4 septembre 2020

    CrossWind, le consortium formé par Shell (compagnie pétrolière anglo-néerlandaise) et le groupe Eneco (producteur d’électricité néerlandais) vient de remporter l’appel d’offres du gouvernement néerlandais pour la construction du parc éolien baptisé Hollandse Kust. Situé à une vingtaine de kilomètres des côtes néerlandaises, près de la ville de Egmond aan Zee, il sera équipé de 69 éoliennes Siemens-Gamesa (759 MW) avec des machines espacées d’un kilomètre l’une de l’autre afin d’éviter l’effet de sillage. Le site prévoit aussi quelques innovations technologiques avec la mise en place d’une centrale photovoltaïque flottante déployée directement sur le parc. La production sera ainsi stockée au sol par batteries afin de pallier l’intermittence. L’autre innovation sera l’utilisation de l’électricité pour la production d’hydrogène renouvelable via des électrolyseurs. Le groupe Shell prévoit une production de 5 000 à 60 000 kilos d’hydrogène par jour dans l’optique de décarboner la totalité des activités de sa raffinerie de Pernis. Ce site de 550 hectares situé à côté de Rotterdam est le lieu d’implantation historique de la compagnie pétrolière. La mise en service du parc est prévue courant 2023.

JUILLET 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • PPA – Orange passe au vert 15 juillet 2020

    Le groupe Orange, spécialiste français de télécommunications vient de signer un contrat d’achat d’électricité renouvelable (Corporate Power Purchase Agreement – PPA) avec le Canadien Boralex, producteur indépendant d’énergie renouvelable présent en France depuis 20 ans dans le secteur de l’éolien terrestre. À compter du 1er janvier 2021, et ce, pour une durée de cinq ans, Boralex fournira à Orange 67 GWh/an d’électricité renouvelable produite par les 26 éoliennes du parc d’Ally-Mercoeur (Région Auvergne-Rhône-Alpes). Ce contrat permet au parc éolien d’Ally-Mercoeur de sécuriser la vente de son électricité au-delà de son contrat d’obligation d’achat dont l’échéance arrive en décembre 2020. Pour Orange, cet accord est un pas de plus dans sa politique de transition énergétique puisque le groupe a pour objectif de consommer 50 % d’électricité d’origine renouvelable d’ici à 2025.

  • TAIWAN – TSMC sécurise la production d’un parc de 920 MW avec Ørsted 15 juillet 2020

    Ørsted a annoncé le 8 juillet dernier avoir signé un contrat avec le fabricant de semi-conducteur taïwanais TSMC pour la vente de sa future électricité produite par le parc éolien offshore Greater Changua 2b & 4. Le constructeur danois prévoit en effet de mettre en service ces parcs de 920 MW courant 2025/2026 et a signé ce qui devrait représenter le plus gros CPPA (corporate power purchase agreement) au monde avec TSMC pour une période de 20 ans. Le feed-in-tarif initialement prévu en 2018 de 72,30 €/MWh a été revu à la hausse ce qui devrait améliorer la viabilité du projet. Greater Changhua 2b & 4 devrait être construit à environ 50 km de la côte du Comté de Changhua à l’ouest de l’Île de Taïwan, à proximité du Greater Changhua 1 & 2a de 900 MW actuellement en construction, si la décision d’investissement finale est prise en 2023.

  • STATION DE RECHARGE – Des éoliennes pour alimenter des véhicules électriques
 15 juillet 2020

    Producteur français d’énergie renouvelable, Kallista Energy a publié un communiqué de presse le 1er juillet pour présenter son nouveau projet de stations de recharge très haute puissance pour véhicules électriques. L’entreprise prévoit de déployer 80 stations le long des autoroutes françaises de manière à pouvoir effectuer un trajet d’un bout à l’autre du pays. Équipées de bornes ultra-rapides de 350 kW, ces stations permettront de recharger en 10 minutes un véhicule pour un trajet moyen de 300 km. La particularité de ces stations sera d’être alimentées par des éoliennes situées à proximité. Lors des périodes insuffisamment ventées, l’alimentation se fera via le réseau auprès de fournisseurs certifiés 100 % renouvelables. Kallista Energy prévoit la mise en service de leurs premières stations à partir de 2024. Les premiers tarifs annoncés font état d’un coût du kWh aux alentours de 30 centimes d’euro, soit un plein pour 15 €.

  • ONSHORE – De l’électricité verte pour Google 8 juillet 2020

    Neoen, producteur français d’énergie renouvelable, annonce la mise en service du parc éolien de Hedet situé dans l’est de la Finlande à Närpes. D’une capacité de 81 MW, ce parc, détenu à 80 % par Neoen et à 20 % par Prokon Finland (développeur éolien), est équipé de 18 turbines Nordex N149 d’une puissance unitaire de 4,5 MW. L’électricité produite servira à alimenter le data center de Google situé à Hamina, sur la côte sud du pays pour un contrat d’une durée de 10 ans signé avec Neoen. Le géant Américain a investi 14 millions d’euros dans ce data center qui servira à héberger, Stadia, le service de Cloud Gaming de Google. Ce service permettra aux utilisateurs de jouer aux jeux vidéo les plus récents en streaming, directement depuis un navigateur web, et ce, sur n’importe quel appareil connecté à Internet. Le parc éolien de Hedet est le troisième parc qui alimente en électricité renouvelable le data center Finlandais de Google.

  • GROENLAND – L’ambitieux projet Katabata
 8 juillet 2020

    Initié par deux chercheurs de l’Université de Liège, le projet Katabata a pour objectif de mesurer le potentiel des vents catabatiques du sud du Groenland, qui, d’après les simulations, du Modèle MAR (Modèle Atmoshpérique Régional) pourrait être une zone exceptionnelle pour la production éolienne. C’est dans le cadre de l’expédition scientifique Uno Mondo, ayant pris le large le 29 juin dernier en direction de l’Arctique, que 3 stations météos seront mises en places. Prévue pour durer 4 mois, Uno Mondo vise à recueillir des données et témoignages pour mieux anticiper le changement climatique et promouvoir des actions concrètes. Deux de ces stations seront installées sur des petites îles potentiellement très intéressantes pour les régimes de vents, et la troisième dans une vallée glacière aux conditions météorologique extrême. Elles y mesureront la température, l’humidité et bien entendu les régimes de vents à une hauteur de 10 mètres du sol sur la période de 3 ans que dure le projet Katabata. D’après les chercheurs le Groenland est une région qui « enregistre des régimes de vents complémentaires à ceux enregistrés sur le contient européen ». Ainsi, l’idée, à terme, serait d’étudier la faisabilité de relier les deux continents par des lignes électriques hautes tension sous-marines, ou bien d’y produire du gaz synthétique, à partir d’électricité renouvelable, facilement transportable par bateau.

  • ECOSSE – Naval Énergies rejoint Deepwind 8 juillet 2020

    Dans un communiqué de presse du 6 juillet, Naval Énergies, filiale de Naval Group spécialisée dans les énergies marines, a annoncé avoir rejoint le cluster Deepwind. Créé en avril 2019 pour le développement d’une filière logistique de l’éolien en mer, Deepwind rassemble plus de 340 membres issues de l’industrie, du public et du monde universitaire dans le but d’améliorer la chaîne d’approvisionnement des parcs écossais. En effet, l’Ecosse a lancé le 10 juin l’appel d’offres Scotwind Leasing qui vise à atteindre une capacité de 10 GW sur une surface d’environ 8 600 km2. Ce site jouera un important rôle dans la neutralité carbone de l’Ecosse ambitionnée à l’horizon 2045. La majorité de la zone se trouvant à des profondeurs supérieures à 60 m, l’appel d’offres s’adresse principalement à des projets d’éolien flottant, c’est pourquoi Naval Énergies souhaite y apporter son expertise, et peut être son nouveau flotteur semi-submersible. Deepwind fait parti des 8 clusters formés dans le cadre de l’Offshore Wind Sector Deal, partie intégrante de la stratégie industrielle officielle du Royaume-Uni.

  • ENERGIES MARINES – Des chiffres encourageants pour le secteur en 2019 1 juillet 2020

    L’Observatoire des énergies de la mer vient de publier son rapport 2020 présentant les chiffres de la filière des énergies renouvelables en mer. L’étude se base sur les réponses de 291 acteurs de la filière, un chiffre record pour l’association qui enregistre une hausse de 45% des répondants. 2019 marquera le dépassement de la barre des 3 000 emplois en France dans le secteur des énergies marines avec un niveau d’investissement de 452 millions d’euros. Les parcs éoliens en mer de Saint-Nazaire, Fécamp et Saint-Brieuc y sont bien évidemment pour beaucoup depuis leur décision finale d’investissement. En effet ces projets ont fait décoller les engagements financiers des développeurs de projets mais également des acteurs institutionnels et portuaires. La recherche et la formation ne sont pas laissées pour compte avec 11 brevets et 69 thèses traitant des énergies marines présentées en 2019.

  • INNOVATION – Des éoliennes en impression 3D 1 juillet 2020

    Le groupe suisse LafargeHolcim, leader mondial de matériaux et de solutions de construction, vient d’annoncer une collaboration avec GE Renewable Energy et le danois COBOD, spécialisé dans la construction de bâtiments imprimés en 3D. Ce partenariat vise à élaborer des socles d’éoliennes en béton imprimés en 3D (fabrication additive). La base des machines actuelles étant majoritairement limitée à 4,5 mètres de diamètre, tout ce qui est plus large ne peut être transporté par la route, à moins d’en payer le prix fort. Cette solution permettra de construire directement sur place des bases en béton de 10 à 80 mètres pouvant supporter une éolienne en acier de 200 mètres. Un premier prototype de 10 mètres de hauteur a déjà été imprimé en octobre dernier à Copenhague. Selon Matteo Bellucci, responsable des technologies de fabrication avancées pour GE Renewable Energy, « L’impression 3D est dans l’ADN de GE et nous pensons que la fabrication additive grand format bouleversera l’industrie éolienne. Nous nous engageons à tirer pleinement parti de cette technologie tant pour la flexibilité de conception qu’elle permet que pour la simplification logistique qu’elle offre sur des composants aussi massifs. »

  • OFFSHORE – Une première commande de machines de 14 MW pour Siemens Gamesa 1 juillet 2020

    Siemens Gamesa a reçu une première commande conditionnelle pour la fourniture de 100 unités de sa nouvelle éolienne de 14 MW pour le projet offshore Sofia au Royaume-Uni. Ce parc de 1,4 GW prévu pour 2024 pourrait être le premier à être équipé de cette technologie SG 14-222 DD si la décision finale d’investissement était confirmée. Porté par l’énergéticien allemand Innogy, ce projet se situerait à environ 200 km des côtes nord-est de l’île, sur une zone peu profonde connue sous le nom de Dogger Bank. Equipées de rotors de 222 mètres de diamètre, les 100 éoliennes constitueraient le plus gros parc en projet pour l’entreprise, d’une surface de 593 km2, ainsi qu’une innovation majeure pour ce type de parcs situés très au large. Siemens Gamesa estime que ce projet pourrait permettre de fournir l’équivalent de la consommation en électricité renouvelable de 1,2 million de ménages britanniques moyens.

JUIN 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • OFFSHORE – La Belgique dresse le bilan environnemental de 10 années de surveillance 24 juin 2020

    Le 15 juin, à l’occasion du Global Wind Day, l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique a publié un article pour présenter les résultats du programme WinMon.BE, en coopération avec différents institut belges dont l’INBO et l’ILVO. Il s’agit d’un programme de recherche débuté en 2009 et portant sur l’évaluation des impacts environnementaux des projets en mer. D’après l’article, les fondations ont un « effet récif », avec une densité et une diversité plus élevées à proximité des éoliennes. A la surface, les résultats sont très différents suivants les espèces, par exemple pour les oiseaux, les fous de Bassan et les pingouins torda évitent ces zones, tandis que les goélands y sont attirés. L’impact sonore lors de la construction des parcs est réel et peut conduire à des migrations d’espèces de cétacés, notamment les marsouins, mais ce n’est plus le cas en phase d’exploitation. A l’inverse, certaines espèces rarement présentes en Mer du nord semblent attirées, comme certains poissons vivant près des bases des fondations, des invertébrés ainsi que de petites chauves-souris lors de leur migration. La pêche, quant à elle, semble, contrairement aux idées reçues, ne pas être affectée par la présence des parcs belges. Son exclusion des parcs éoliens entraîne un effet de refuge pour certaines espèces, qui, couplé à l’activité des pêcheurs à leurs abords, entraîne des taux de capture de la sole et de la plie égaux voire plus élevés comparés à ce qu’ils étaient dans les zones plus larges. L’atténuation des impacts n’est pourtant pas mise de côté, et des techniques sont présentées dans les rapports, telles que les rideaux de bulles pour réduire l’impact acoustique lors de la construction ou la baisse d’activité des turbines lors des périodes de migration des oiseaux.

  • PARTENARIAT – Un accord germano-danois 24 juin 2020

    Le fabricant d’éoliennes danois Vestas annonce une collaboration avec la société allemande Max Bögl Wind, spécialisée dans la conception et la construction d’installations éoliennes, pour étendre son portefeuille de mâts hybrides en béton. Le système innovant de mâts hybrides 2.0 du groupe Max Bögl permet des hauteurs de moyeux jusqu’à 150 mètres au-dessus du sol pour une hauteur totale de l’installation atteignant 200 mètres. L’objectif de cette collaboration est d’adapter des mâts hybrides à la plateforme EnVentus de Vestas pour les machines V162-5.6 MW et V150-5.6 MW en Allemagne et en Autriche. Le béton réduit l’empreinte en CO2 d’une éolienne de plus de 20 % par rapport aux structures en acier grâce à sa recyclabilité

  • MAINTENANCE – Windsourcing lance sa boutique en ligne 24 juin 2020

    Windsourcing, entreprise allemande spécialisée dans la vente de pièces détachées et de matériels pour l’industrie éolienne, vient d’ouvrir une boutique en ligne entièrement dédiée à ses références. Partant du principe que le secteur de l’éolien doit pouvoir bénéficier d’une offre de pièces détachées très facilement accessibles et cela à travers toute l’Europe et les autres continents, l’entreprise a développé une boutique semblable au modèle des sites de vente en ligne traditionnels. L’acheteur peut créer son compte pour ensuite consulter les nombreux produits proposés comprenant des pièces de rechange d’une éolienne (freins, câbles, rotors, pales, etc.), des éléments électroniques ou électriques mais également des références destinées à la maintenance des machines (revêtement de protection contre la corrosion, mastic, lubrifiant, etc.). Créé en 2013, Windsourcing est partenaire de plusieurs grandes marques de la filière (3M, Akzo Nobel, Sika, ABB, Vestas, Nordex). La boutique en ligne est accessible sur le site de l’entreprise : www.windsourcing.com

  • EOLIEN FLOTTANT – L’industrie cherche à diminuer les coûts 17 juin 2020

    Dans un communiqué presse de juin, l’énergéticien allemand EnBW a présenté le projet Nezzy2. Il s’agit d’un prototype à l’échelle 1 : 10 de double éolienne sur flotteur de 18 m de hauteur. Testé actuellement par EnBW et Aerodyn engineering dans une ancienne gravière près de Bremerhaven, il devrait prendre le large cet été afin d’expérimenter les conditions réelles de vent et de houle en Mer baltique. A l’issue de cette expérience, et si les résultats sont concluants, le prototype devrait être construit en taille réelle avec un partenaire chinois. D’après EnBW les technologies flottantes présentent un fort potentiel, notamment pour les pays possédant peu de zones de faible profondeur, plus propices à l’éolien en mer avec fondation. Une technologie ne nécessitant qu’un seul flotteur pour une surface balayée par les deux rotors deux fois plus importante pourrait à terme permettre de significativement diminuer les coûts de production des parcs. La France est mentionnée par Hannah König, cheffe du département des énergies marines chez EnBW, comme un futur marché très attractif pour cette technologie pour sa filiale Valeco.

  • EOLIEN ET HYDROGÈNE – Fort de son parc éolien, l’Allemagne souhaite devenir le leader mondial de l’hydrogène renouvelable 17 juin 2020

    À 20 jours du début de sa présidence du Conseil de l’UE, le gouvernement allemand vient d’adopter son plan énergétique et climatique national 2030 (NECP) ainsi que sa nouvelle stratégie nationale sur l’hydrogène. Les deux sont étroitement liés car dans ses engagements en matière de climat et d’énergie, l’Allemagne considère « uniquement » l’hydrogène renouvelable, c’est à dire produit par l’électrolyse d’une électricité renouvelable. L’éolien se trouve, de fait, au cœur de la stratégie hydrogène du pays. Le NECP allemand vise à ce que les énergies renouvelables comptent pour 65 % de la production d’électricité et 30 % de la consommation d’énergie finale d’ici à fin 2030. Pour atteindre ses objectifs, l’Allemagne prévoit d’étendre ses capacités éoliennes installées à 67-71 GW pour l’onshore et 20 GW en mer. Le pays veut devenir le « numéro un mondial » des applications et de la production d’hydrogène renouvelable et a besoin pour cela de davantage de puissance éolienne. Ainsi, comme l’a dit la ministre allemande de l’Environnement, Svenja Schulze, « Quiconque dit oui à l’hydrogène renouvelable doit aussi dire oui à l’énergie éolienne ». Le programme hydrogène allemand prévoit 7 milliards d’euros pour accélérer la production nationale, auxquels s’ajoutent 2 milliards d’euros pour établir des partenariats internationaux pour la production et l’importation d’hydrogène.

  • EOLIEN EN MER – Reprise des débats en Normandie 17 juin 2020

    Stoppé le 29 mars dernier suite à la crise sanitaire liée au Covid-19, le débat public portant sur l’implantation d’un quatrième parc éolien dans la Manche a repris le 15 juin avec la réouverture de la plateforme participative dédiée. Il fait suite aux trois parcs éoliens en mer déjà attribués à Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Dieppe-Le Tréport. Le débat public reprend autour d’un débat mobile à travers toute la Normandie, d’un calendrier de réunions présentielles et distancielles, d’outils en ligne pour exprimer un point de vue et proposer une carte de l’implantation du futur parc éolien dans la Manche. Du 1er au 24 juillet, des ateliers cartographie présentiels seront proposés, débutant à Fécamp le 4 juillet. Du 1er juillet au 7 août, se déroulera le débat mobile et fin septembre, la Commission particulière du débat public remettra son rapport.

  • OFFSHORE FRANCE – Top départ pour l’usine du Havre ! 10 juin 2020

    Siemens Gamesa vient d’annoncer la construction de son usine d’éoliennes offshore sur le port du Havre (Seine-Maritime). Confiée au groupement mené par GTM Normandie-Centre, une filiale de Vinci Construction France, le site déployé sur une superficie de 20 hectares avec un bâtiment de 80 000 m2 sera le seul au monde pour Siemens Gamessa à produire à la fois les nacelles et les pales des éoliennes. La construction de l’usine fera appel à des matériaux produits sur le territoire havrais. Le groupement, dont plus du tiers est composé d’entreprises locales, fera appel à des partenaires et sous-traitants de la région. A terme, elle devrait permettre de créer environ 750 emplois directs et indirects et alimentera les projets éoliens offshore en France, comme celui de Fécamp, lancé il y a quelques jours, mais aussi à l’étranger. La mise en service est prévue fin 2021, début 2022.

  • ESPAGNE – Iberdrola a débuté l’exploitation de Cavar wind power complex 10 juin 2020

    Iberdrola a annoncé le début de l’exploitation de son nouveau projet éolien terrestre Cavar, situé dans la région de Navarre. Il est le plus important construit en Espagne depuis 2012, pour une puissance totale installée de 111 MW, ainsi que le 1er depuis le début de la crise sanitaire. Après 12 mois de construction, il aura généré 80 million d’€ de chiffre d’affaires auprès d’un grand nombre de fournisseurs basés dans les régions alentour. En effet presque tout le génie civil et la construction des éoliennes ont été fournis par les régions du nord de l’Espagne, notamment la Navarre. Le projet développé conjointement par Iberdrola et Caja Rural de Navarra, est subdivisé en 4 parcs qui se situent dans les villes de Cadreita et de Valtierra, et permettront d’éviter les émissions de 84 000 tonnes de CO2 par an. Nichés à proximité des parcs, plusieurs spécimens de vautours égyptiens ont été équipés de GPS afin d’étudier leur comportement.

  • ITALIE – L’éolien se taille la part du lion 10 juin 2020

    L’Italien Gestore dei Servizi Energetici GSE SpA vient de publier les résultats d’un appel d’offres destiné aux technologies de production d’électricité renouvelable. Ouvert initialement pour appeler une puissance supplémentaire de 500 MW, le gestionnaire de réseau n’en a finalement retenu que 425,3 MW dont plus de 95 % sont des projets éoliens terrestres. La fourchette des prix proposés par les sites retenus s’étale de 56 à 68,4 € / MWh tout en présentant une moyenne pondérée de 64,6 € par MWh. Les 19,4 MW restant sont issus de projets photovoltaïques. Les développeurs éoliens italiens ont salué le fait que le dispositif d’appel d’offres avait continué de fonctionner durant la pandémie qui a durement touché le pays. Ils y voient un signal fort du pays à l’attention des investisseurs sur l’intérêt porté à leur filière. Les mêmes professionnels ont cependant regretté que les projets de repowering n’aient pas été autorisés à soumissionner. L’Italie a en effet un important potentiel dans ce domaine puisque près de la moitié du parc éolien installé (10 GW) atteindra la fin de sa durée de vie opérationnelle d’ici 2030.

  • OFFSHORE CHINE – Une nouvelle étape dans la joint-venture EDF et CEI 3 juin 2020

    EDF, via ses filiales EDF renouvelables et EDF Chine, est engagé avec CEI (China Energy Investment Corporation) dans deux projets éoliens offshore en Mer de Chine. Dans un communiqué de presse du 2 juin EDF a annoncé avoir franchi une nouvelle étape à travers la clôture financière des accords de joint-venture relatifs à ces deux projets, Dongtai IV et V. Ils portent sur l’exploitation du Dongtai IV mis en service en décembre 2019 ainsi que la construction et la mise en service du Dongtai V, prévu pour 2021, puis la poursuite conjointe de son exploitation et de sa maintenance. Le groupe EDF participe à la joint-venture à hauteur de 37,5 %, suite à l’accord de coopération signé le 25 mars 2019. Déjà acteurs de la filière, les deux entreprises ont acquis une forte expérience, notamment EDF renouvelables qui exploite un portefeuille de 6,5 GW de projet offshore. La Chine est en train de devenir le théâtre du développement de la filière, avec 40 GW prévu à l’horizon 2030, contre 6 GW aujourd’hui, et EDF renouvelables y est déjà présente avec des projets onshore, offshore et solaires. Ce partenariat avec CEI s’inscrit dans la stratégie du groupe de diversifier son portefeuille, ainsi que de multiplier par deux sa capacité renouvelable nette installée entre 2015 et 2030 afin de la porter à 50 GW.

  • RAPPORT IRENA – Vers la fin de l’hégémonie du charbon ? 3 juin 2020

    L’Irena a annoncé la publication du rapport Renewable Power Generation Costs in 2019 début juin. Il nous apprend que les nouveaux projets d’énergies renouvelables permettraient de faire reculer l’intérêt des centrales au charbon existantes. En effet, la moyenne des nouveaux projets éoliens terrestres et photovoltaïques serait moins coûteuse que de continuer à prolonger l’utilisation de certaines centrales au charbon, au point que l’an prochain jusqu’à 1 200 GW de centrale à charbon pourrait connaître des OPEX supérieurs aux coûts totaux de nouvelles centrales, notamment photovoltaïques. Ainsi, remplacer les 500 GW de charbon les plus coûteux par de l’éolien terrestre et du photovoltaïque pourrait permettre d’économiser jusqu’à 23 milliards d’USD par an et de réduire 5 % les émissions mondiales, soit 1,8 giga tonnes de CO2 par an. Parmi les chiffres clés du rapport, on note qu’entre 2010 et 2019 une chute des coûts de 29 % a été observée pour l’éolien offshore, de 39 % pour le onshore, de 82 % pour le photovoltaïque et de 47 % pour le CSP. En 2019 les coûts étaient respectivement de 0,053 USD/kWh et 0,115 USD/kWh pour l’éolien onshore et offshore. D’autre part, le rapport souligne qu’en dépit de la pandémie de Covid-19, le secteur devrait continuer à croître en 2020.

  • OFFSHORE – Début des travaux à Fécamp 3 juin 2020

    EDF Renouvelables annonce le lancement de la construction du parc éolien en mer au large de Fécamp (Manche). D’une capacité de 500 MW, ce parc composé de 71 éoliennes Siemens-Gamesa sera localisé entre 13 et 22 km au large des côtes. Il produira l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 770 000 personnes, soit plus de 60 % des habitants de Seine-Maritime. Le chantier mobilisera au total plus de 1 400 emplois locaux et durant les 25 années d’exploitation une centaine d’emplois locaux pérennes seront créés dans le port de Fécamp pour assurer la maintenance du site. Le coût total de l’investissement du projet est estimé à 2 milliards d’euros avec un consortium composé de EDF Renouvelables (35 %), Enbridge (35 %) et wpd offshore (30 %). La mise en service du parc est prévue pour 2023.

MAI 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • ROUMANIE – L’éolien offshore investit pour la première fois la mer Noire 26 mai 2020

    Le producteur d’électricité roumain Hidroelectrica vient de présenter sa stratégie d’investissement pour les années à venir et parmi ses différents projets se trouve l’ambition de développer ce qui devrait être le premier parc éolien offshore du pays et le premier projet de ce type à être installé en mer Noire. Cette opération, dont la construction est prévue d’ici 2026, aura une capacité comprise entre 300 MW et 500 MW, sous réserve des résultats des études de faisabilité. Le site devrait pouvoir développer un facteur de charge de près de 40% à l’année ce qui permettrait une production électrique de près de 1 TWh pour une puissance installée de 300 MW. En termes financiers, le coût du projet est estimé aux environs des 600 millions d’euros si la puissance retenue est de 300 MW. L’investissement serait financé pour partie par Hidroelectrica et pour une autre part grâce à des financements européens.

  • ESG – Les renouvelables au service de la recherche médicale 23 mai 2020

    Siemens-Gamesa vient de signer une ligne de garantie bancaire à hauteur de 600 millions d’euros pour couvrir la construction du parc éolien Hornsea Project Two. Le projet est lié à la réalisation de critères ESG (sigle international est utilisé par la communauté financière pour désigner les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) qui permettra de financer un projet de recherche sur le cancer du sein au La Paz Institut de Madrid. Situé en mer du Nord (à environ 89 km des côtes du Yorkshire) et appartenant à la société de service public danoise Ørsted, ce parc offshore sera composé de 165 éoliennes Siemens-Gamesa (1,4 GW), capables de produire suffisamment d’énergie propre pour alimenter 1,3 million de foyers au Royaume-Uni. Hornsea Project Two occupera une surface de 462 km2 et deviendra le plus grand parc éolien offshore du monde en 2022.

  • US OFFSHORE – Conférence virtuelle pour la relance économique 23 mai 2020

    L’agence de presse Reuters a annoncé la tenue d’une importante conférence virtuelle gratuite “How U.S Offshore Wind Can Power a U.S Recovery” les 18 et 19 juin prochains. Ce sera l’occasion de faire se rencontrer de nombreux acteurs de la filière, et peut être créer des liens qui permettront de stimuler l’expansion rapide de la filière offshore aux US. D’après le planning annoncé, des acteurs européens comme Iberdrola, RWE Renewable International, Engie et Eolfi devraient prendre part aux conférences. Le représentant du BOEM (Bureau of Ocean Energy Management), l’agence du Département de l’Intérieur américain responsable des projets offshore sera également présent, ainsi que 150 autres intervenants pour s’exprimer devant plus de 5 000 participants. D’après l’American Wind Energy Association, la filière offshore pourrait permettre la création de 83 000 emplois d’ici 2030, en plus des 120 000 qui dépendent déjà de la filière terrestre.

  • ENTREPRISES – Aalto Power passe sous pavillon espagnol 13 mai 2020

    L’énergéticien espagnol Iberdrola vient d’acquérir la société française d’énergie renouvelable Aalto Power pour 100 millions d’euros. Créée en 2005, Aalto Power dont le siège est à Marseille possède 118 MW de parcs éoliens terrestres en exploitation ainsi qu’un portefeuille de 636 MW de projets en différentes phases de développement, en France. Iberdrola (36,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 35 000 salariés) développe actuellement le parc éolien en mer de Saint-Brieuc, après avoir acquis 100 % des parts du projet début mars. Un investissement total d’environ 2,4 milliards d’euros. La construction de ce parc offshore de 496 MW commencera en 2021 pour une mise en service en 2023. Situé à 16 km de la côte bretonne, il générera suffisamment d’énergie propre pour répond