L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DE L’ÉOLIEN

L’Actu Éolien est une synthèse des actualités les plus marquantes de la filière éolienne en France, en Europe et à l’international. C’est le prolongement du magazine qui, en un coup d’œil, permet de ne rien manquer des principales informations économiques, politiques et technologiques du secteur.

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BePositive 2019

DéCEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

  • Le stockage de l’électricité – EDF – PUBLI-REDACTIONNEL 13 décembre 2018

    Le stockage de l’électricité va transformer radicalement le secteur de l’énergie, prédit EDF



    Le développement des énergies renouvelables rend de plus en plus complexe l’équilibrage des réseaux électriques en fonction de la demande des consommateurs. La solution : stocker l’électricité lorsque la source est abondante, afin de la réinjecter ensuite dans le réseau, notamment lors des pics de consommation. Un domaine dans lequel le groupe EDF entend devenir leader européen.

    Le stockage de l’électricité est un élément essentiel de la transition énergétique. Le développement des énergies renouvelables (EnR) requiert en effet de pouvoir stocker l’énergie « les jours où la nature n’en produit pas », rappelle le groupe EDF. Par exemple : l’éolien ou le photovoltaïque nécessitent d’emmagasiner l’électricité lorsqu’elle est produite en abondance, pour pouvoir ensuite la réinjecter dans le réseau électrique en fonction des besoins.

    Pour accompagner le développement de ces nouveaux usages, le groupe EDF a présenté en mars dernier un « Plan Stockage Electrique », en se fixant comme objectif de devenir le leader européen du secteur. D’ici 2035, EDF prévoit la mise en place de 10 GW de nouveaux moyens de stockage dans le monde, en plus des 5 GW déjà exploités. Ce plan représente un investissement de 8 milliards d’euros sur la période 2018-2035.

    « Les technologies de stockage de l’électricité sont appelées à transformer radicalement le secteur de l’énergie », a déclaré Jean-Bernard Lévy, Président-Directeur Général d’EDF. « Le Plan Stockage Electrique d’EDF s’appuie sur l’expertise de l’ensemble des métiers du groupe et sur 25 années d’investissement en R & D. La nouvelle frontière que le groupe dessine est celle d’un système énergétique 100 % décarboné à l’horizon 2050. »

    Batteries zinc-air, STEP et « mini smart grids »

    Parmi les principales solutions utilisées par le groupe pour stocker l’électricité, figure les batteries. Les chercheurs de la R & D d’EDF développent notamment la technologie de batteries Métal-Air. Elle exploite l’oxygène de l’air pour produire de l’électricité. Offrant des performances équivalentes aux équipements Lithium-ion, la batterie Métal-Air n’utilise aucun produit nocif, est recyclable et présente des perspectives de coûts intéressantes.

    Autre solution : les stations de transfert d’énergie par pompage ou STEP. Ces installations hydroélectriques se structurent autour de deux bassins d’eau, installés l’un au-dessus de l’autre. Lorsque le réseau électrique a besoin d’électricité, la STEP utilise l’eau qui se trouve dans le bassin supérieur (mode turbine). Aux heures de faible consommation, l’eau est pompée du bassin inférieur vers le bassin supérieur. « Le bassin supérieur constitue donc une solution de stockage d’énergie », souligne EDF.

    Enfin, l’énergéticien va accélérer le développement des « mini smart grids* », un concept sur lesquels le groupe travaille depuis 2014. Un mini smart grid est un micro-réseau électrique exploitant différentes sources d’énergie (micro-turbines, piles à combustible, panneaux photovoltaïques…), pour alimenter des zones spécifiques comme un éco-quartier ou une zone commerciale. Ce type de dispositif intègre des unités de stockage, principalement des batteries, mais aussi des solutions « intelligentes de pilotage » (automates/algorithmes) car leur faible dimension requiert un équilibrage complexe.

    *réseau intelligent

    EDF-Stockage-Publi-Redactionnel

    www.edfcollectivites.fr

    L’énergie est notre avenir, économisons la !

  • OFFSHORE – Le financement public de Dunkerque approuvé 11 décembre 2018

    La Commission européenne a autorisé l’aide que la France envisage d’octroyer pour le développement du parc…Lire la suite

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  • REPOWERING – Un parc complètement renouvelé en Allemagne 11 décembre 2018

    Lorsqu’un parc éolien arrive en fin de vie, après environ 20 ans d’activité, son renouvellement (repowering) permet de faire mieux avec moins. EDF Renouvelables a pu le démontrer sur son parc d’Eckolstäldt en Allemagne. En 1999, l’entreprise y avait installé 11 éoliennes de première génération pour une capacité totale de 14,5 MW. Dans un communiqué, elle vient d’annoncer avoir terminé le repowering du site qui s’est étalé sur 6 mois, en 2018, après avoir obtenu un nouveau contrat de vente d’électricité de 20 ans en 2016. Désormais, le parc d’Eckolstäldt ne compte plus que 10 éoliennes, mais sa capacité totale est de 34,5 MW ! Et il ne s’agit que d’un début d’une longue série, car l’Allemagne compte 6 000 éoliennes à renouveler d’ici 2020, soit un potentiel de 4,5 GW, et 1 600 autres, soit 2,5 GW, chaque année entre 2021 et 2026.

  • OFFSHORE – Les ambitions allemandes revues à la hausse ? 11 décembre 2018

    L’objectif gouvernemental allemand en matière de développement de l’éolien offshore pourrait passer de 15 à 20 GW en 2030, une perspective dont se réjouit l’association des opérateurs de parcs éoliens offshore (BWO), qui l’a fait savoir dans un communiqué du 3 décembre. « L’objectif actuel de 15 GW en 2030 date d’une époque où le coût moyen de production d’électricité à partir de l’éolien offshore était beaucoup plus élevé que celui des dernières enchères », explique l’entité. BWO est en revanche en désaccord avec la décision du gouvernement de confier l’organisation des développements nécessaires à l’Agence fédérale maritime et hydrographique (BSH).

  • ONSHORE – La simplification (enfin) en marche 4 décembre 2018

    Comme annoncé, le décret ”éolien” est (enfin) paru. Publié le 1er décembre au Journal officiel, ce texte de simplification issu du groupe…Lire la suite

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  • ROYAUME-UNI – Reccord battu 4 décembre 2018

    Le 28 novembre, l’éolien a produit 32,2 % de l’électricité consommée au Royaume-Uni, selon les chiffres de National Grid, le gestionnaire de réseau de transport britannique. Les installations éoliennes à terre et offshore au Royaume-Uni ont même atteint une production de 14,9 GWh entre 6h et 6h30 ce même jour, battant ainsi le précédent record qui remontait au 9 novembre dernier, avec 14,5 GWh, s’est réjoui l’association Renewable UK dans un communiqué du 30 novembre.

  • OFFSHORE – Les Régions tirent la sonnette d’alarme 4 décembre 2018

    Avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie, « le gouvernement affirme ses ambitions, mais ne propose qu’un développement très limité de l’éolien en mer posé et flottant en France dans les prochaines années avec, dans le meilleur des cas, 5 GW en service en 2028 alors que les professionnels et les territoires en proposaient 10 », déplorent notamment les présidents des régions concernés dans un communiqué du 29 novembre. Les annonces du 27 novembre « remettent en cause les modèles économiques de la filière et des territoires proposés dans le cadre de la transition énergétique et laissent présager d’un scénario catastrophe pour le développement d’une filière de l’économie maritime pourtant compétitive et prometteuse, créatrice aujourd’hui et demain de milliers d’emplois non délocalisables », poursuivent les signataires qui comptent également les syndicats professionnels SER et FEE, ainsi que le président du Cluster maritime français. Le document rappelle notamment que « les Régions Bretagne, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, Provence- Alpes-Côte d’Azur ont déjà pris, aux côtés des industriels et entreprises, toutes les initiatives nécessaires à l’accompagnement du développement de la filière, notamment par le biais d’investissements massifs et d’appui aux écosystèmes d’entreprises. » Les Régions et les représentants de la filière demandent enfin au gouvernement de « revoir sa feuille de route pour la filière de l’éolien en mer afin de répondre à l’ambition portée collectivement (a minima 1 GW par an) et demandent à être reçus au plus tôt par le Premier ministre. »

Elatos

NOVEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

  • PPE – Inquiétude pour l’offshore 27 novembre 2018

    « Si les objectifs pour l’éolien terrestre sont juste satisfaisants, les jalons posés pour l’éolien en mer…Lire la suite

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  • OFFSHORE – La CRE s’exprime sur les conditions de raccordement 27 novembre 2018

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé le 22 novembre avoir approuvé le modèle de convention de raccordement au réseau de transport d’électricité des futurs parcs éoliens en mer. Suite à la renégociation des tarifs d’achat pour les six premiers parcs attribués en France, le coût du raccordement est en effet désormais pris en charge par RTE. Une décision actée par la loi ESSOC (État pour une société de confiance). Notant que « de nombreuses évolutions proposées par les acteurs ont été prises en compte par RTE », le régulateur a approuvé le modèle de convention proposé par le gestionnaire de réseau. « Pour ce qui est du raccordement, les conditions sont donc à présent réunies pour permettre la réussite de ces projets ambitieux en matière de transition énergétique et de développement des énergies renouvelables », se félicite la CRE dans un communiqué. L’organisme lance par ailleurs « une consultation publique pour intégrer ces évolutions dans le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) et inciter RTE à réaliser les raccordements nécessaires au moindre coût. »

  • GROUPE DE TRAVAIL ÉOLIEN – La suppression d’un degré de juridiction imminente 27 novembre 2018

    L’État va effectivement supprimer un niveau de juridiction pour le traitement des contentieux liés à l’éolien terrestre afin d’accélérer le développement des projets. Cette mesure issue du groupe de travail éolien dirigé par Sébastien Lecornu, ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, est très attendue par la filière. Le décret qui doit acter cette mesure « est actuellement en relecture finale au secrétariat général du gouvernement », a annoncé Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat (DGEC) lors des Assises nationales de l’éolien terrestre organisées le 22 novembre par le Syndicat des énergies renouvelables (SER). « Ce décret est fait, il sera publié sous peu. Il supprime effectivement un degré de juridiction », a-t-il expliqué.

  • ROYAUME-UNI – Le soleil brille pour l’offshore 20 novembre 2018

    Le Royaume-Uni a revu à la hausse le prochain appel d’offres éolien offshore prévu pour le…Lire la suite

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  • OFFSHORE – Ça avance (enfin) à Dunkerque 20 novembre 2018

    A l’occasion du Comité interministériel de la mer, le 15 novembre, le gouvernement a transmis le cahier des charges définitif aux dix groupements d’industriels présélectionnés, il y a dix-huit mois, pour le projet de parc éolien en mer de Dunkerque. « Les candidats déposeront leurs offres dans quatre mois et nous serons en mesure de désigner le lauréat à la mi-2019 », a indiqué le Premier ministre, Edouard Philippe. Ce projet, d’une taille similaire (500 MW), à celle des six premiers parcs attribués en France, a suivi pour la première fois la procédure de ”dialogue concurrentiel”. La filière « accueille positivement cette annonce qui intervient après une refonte complète du cadre législatif et réglementaire pour l’éolien en mer, depuis fin 2016, et salue par ailleurs la conclusion positive des renégociations tarifaires des premiers appels d’offres, socle de la filière industrielle française », s’est réjoui France énergie éolienne (FEE) dans un communiqué du 15 novembre. « La clarification des objectifs éoliens en mer dans le cadre de la PPE constituera la prochaine étape clef pour l’éolien en mer français et un signal clair pour le marché. Il est en effet impératif qu’une trajectoire claire et volontariste en termes de volumes et de calendrier soit tracée par le Gouvernement, qui ne peut plus ignorer les baisses de coûts significatives des technologies déployées et à venir », a ajouté son président, Olivier Perot.

  • AUSTRALIE – Un contrat de 336 MW pour Vestas 20 novembre 2018

    Vestas a annoncé le 14 novembre avoir remporté un contrat auprès de Tilt Renewables pour fournir les turbines du parc éolien terrestre de Dundonnell, en Australie. Le fabricant danois va ainsi livrer 80 unités de son modèle V150-4,2 MW à ce projet sélectionné en septembre dans le cadre de l’appel d’offres de l’État de Victoria. Il doit être mis en service au 3e trimestre 2020. Le contrat prévoit l’installation et la mise en service du parc ainsi qu’un contrat d’exploitation de 15 ans pour maximiser la production d’électricité, précise le communiqué.

  • FRANCE – 20 % de l’Ifer pour les communes d’implantation des parcs 13 novembre 2018

    Selon un amendement au projet de loi de finances pour 2019, adopté le 7 novembre par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, les communes toucheront systématiquement 20 % des retombées fiscales des nouveaux projets. Ce changement de l’Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer) était une mesure proposée du groupe de travail national sur l’éolien, présidé par Sébastien Lecornu, alors secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Le ministère proposait en effet de modifier la répartition de l’Ifer pour garantir un minimum de 20 % des retombées fiscales aux communes d’implantation des éoliennes, sans modifier le niveau global de l’imposition. Le texte adopté garantit en effet aux communes d’implantation ce niveau d’Ifer, « quel que soit le régime fiscal applicable au sein de l’intercommunalité ». Auparavant, dans certains cas, l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) recevait ces 20 %, et non la commune. Ce changement s’appliquera pour les « installations à venir », comme le précise un sous-amendement également adopté le 7 novembre.

  • ENTREPRISE – Un carnet bien rempli pour Vestas 13 novembre 2018

    Avec des commandes à hauteur de 3,3 GW, soit « une augmentation de 25 % sur un an », le carnet de commandes de Vestas enregistre « un niveau jamais atteint auparavant », a souligné dans un communiqué du 7 novembre le constructeur danois. Les livraisons de turbines aux États-Unis ont ainsi augmenté de 61 % sur le trimestre, à 1,65 GW. Elles représentent plus de la moitié des livraisons. Toutefois, plombé par la chute des prix due à une concurrence accrue, le chiffre d’affaires a stagné de juillet à septembre, à 2,8 milliards d’euros. Le bénéfice net a lui reculé de près de 30 %, à 178 millions d’euros. Vestas laisse ses prévisions inchangées et mise sur un chiffre d’affaires entre 10 et 10,5 milliards d’euros pour l’ensemble de l’année 2018.

  • OFFSHORE – Lancement d’un premier appel d’offres à New York 13 novembre 2018

    Le gouverneur de l’État de New York a lancé le 8 novembre un premier appel d’offres portant sur 800 MW de projets éoliens offshore. Il s’agit d’une première phase pour atteindre un objectif de « 2 400 MW d’éoliennes en mer » d’ici 2030, assure-t-il dans un communiqué du 8 novembre. Pour favoriser cette première étape, pour laquelle les offres sont attendues pour février 2019 et les attributions annoncées au printemps 2019, l’Agence de recherche et de développement énergétiques de l’État de New York (NYSERDA) organise le 15 novembre un forum sur la question. Son but : mettre en relation des fournisseurs de services locaux avec des développeurs et des fabricants mondiaux d’éoliennes offshore. Il faut dire qu’avec 6 milliards de dollars d’investissements à New York et 5 000 nouveaux emplois hautement qualifiés (et 2 000 supplémentaires à long terme), selon les chiffres du gouverneur, l’État américain a toutes les raisons de miser sur l’offshore.

  • MONDE – La Coface prédit une hausse des coûts de production 6 novembre 2018

    « Les prix des matières premières [de l’éolien] sont orientés à la hausse et les coûts de production augmenteront en conséquence, car l’industrie est confrontée à de nombreux autres défis », prédit la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) dans une étude diffusée le 6 novembre. La « guerre commerciale en cours » entre les États-Unis et la Chine et la fin du « financement bon marché »,  compte tenu du durcissement de la politique monétaire américaine, de la fin de l’assouplissement quantitatif de la BCE prévue pour la fin de l’année et de l’arrêt des subventions par certains gouvernements, sont les principales raisons à cette évolution. « Les coûts plus élevés [notamment de l‘acier] ne se traduiront pas dans les prix de vente, mais auront une incidence sur les résultats nets des fabricants », précise la société d’assurance-crédit. « Coface prévoit plusieurs fusions au sein de l’industrie qui permettraient aux industriels d’atteindre une taille suffisante pour faire baisser les coûts des matières premières et des équipements », avance encore l’assureur. « La qualité réputée des fabricants européens repose sur un vaste écosystème où l’innovation et la concurrence sont encouragées ainsi que sur un développement global des ventes. Coface s’attend à ce que l’Europe continue à dominer au cours de la prochaine décennie, en raison de son avance technique et du fort soutien financier national et européen », est-il précisé.

  • OFFSHORE – C’est bon pour les parcs de l’Île d’Yeu et du Tréport 6 novembre 2018

    Le gouvernement a donné son feu vert à l’exploitation des parcs éoliens offshore de l’ïle d’Yeu et Noirmoutier (Vendée) et du Tréport (Seine-Maritime), dans des arrêtés publiés le 6 novembre au Journal officiel. La société Eoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) « est autorisée à exploiter une installation éolienne de production d’électricité en mer, d’une capacité de production de 496 MW, localisée sur le domaine public maritime au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier », a indiqué le ministère de la transition écologique et solidaire, qui a également donné son feu vert à la société Eoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport (EMDT) pour exploiter un parc éolien, d’une capacité de production également de 496 MW. Ces autorisations cessent de « produire effet » si les installations ne sont pas mises en service dans leur « intégralité » au plus tard le 1er juillet 2024, ajoutent les deux arrêtés.

  • FLOTTANT – Une première éolienne pour Kincardine 6 novembre 2018

    Le parc éolien flottant de Kincardine, situé en Écosse, au large d’Aberdeen, a commencé à produire de l’électricité fin septembre, selon un communiqué du 1er novembre de l’américain Principle Power, concepteur des plateformes WindFloat qui équipent le projet. L’électricité actuellement produite est issue de la première turbine, une Vestas de 2 MW. Le développeur de Kincardine, l’espagnol Cobra Wind International, veut y ajouter 5 autres turbines de 8 MW chacune, portant ainsi la capacité de son parc à 50 MW dans les deux ans, ce qui en ferait le plus grand parc éolien flottant au monde, devant le site de Hywind, également en Écosse, dont les 30 MW sont entrés en service il y a un an.

OCTOBRE 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

Voir actus
  • ROYAUME-UNI – L’éolien flottant, potentiel vivier d’emplois 30 octobre 2018

    Crown Estate Scotland estime à 17 000 le nombre d’emplois pouvant être créés d’ici 2050 dans le secteur de l‘éolien offshore au Royaume-Uni. C’est ce qui ressort d’une étude publiée le 29 octobre (téléchargeable ici) et réalisée à la demande du centre de recherche britannique sur l’éolien offshore (Ore Catapult). L’organisme estime en effet que la filière pourrait représenter une valeur ajouté de 33,6 mds£ (38 mds€) d’ici 2050. Le rapport ajoute que l’éolien flottant comptabiliserait 10 GW à l’horizon 2050. Il estime que « le Royaume-Uni a aujourd’hui une petite fenêtre d’opportunité pour capitaliser sur ses réalisations précoces et réaliser des bénéfices à long terme. » Il en appelle à une politique de soutien « qui encouragera le secteur privé à investir » pour un volume de 100 MW de projets pré-commerciaux d’ici 2025 et des projets à échelle industrielle pour, au minimum, 2027.

  • OFFSHORE – Avec EOL, Saint-Nazaire fait l’article au grand public 30 octobre 2018

    Baptisé EOL, le 1er équipement touristique de découverte de l’éolien en mer à destination du grand public, ouvrira à Saint-Nazaire début février 2019, ont annoncé récemment l’ensemble des partenaires de ce projet inédit. Ce centre éolien regroupe en effet industriels (Parc du Banc de Guérande, Éoliennes en mer îles d’Yeu et Noirmoutier, les Chantiers de l’Atlantique, General Electric Renewable Energy) et institutionnels (Région Pays de la Loire, Conseil départemental de Loire Atlantique, Nantes Saint-Nazaire Port). « Accessible à tous les publics, EOL propose un voyage immersif et souvent ludique dans une aventure technologique et humaine, est-il précisé. Le contenu, décliné en plusieurs séquences, va de l’utilisation du vent par l’Homme dans l’histoire au fonctionnement d’un parc d’éolien en mer, les parcs prévus dans la région servant d’exemples concrets. » Installé dans un espace de 240 m2 à l’intérieur de l’écluse fortifiée du port de Saint-Nazaire, l’équipement se complète par un point de vue depuis la terrasse panoramique du même bâtiment, offrant une vue sur le futur site d’assemblage des éoliennes. Les travaux ont démarré en octobre pour une opération d’un budget global de 510 000 €.

  • OFFSHORE – Une nouvelle note technique publiée 30 octobre 2018

    Une note technique « relative à la gestion des opérations de recherche et de sauvetage dans et aux abords immédiats d’un parc éolien en mer », en date du 8 octobre a été récemment publiée. Destinée « à être prise en compte dans les autorisations administratives, cahiers des charges et documents contractuels de l’État et des exploitants des champs éoliens en mer », cette note complète les deux premières notes techniques publiées par la direction des affaires maritimes portant sur la sécurité maritime dans les champs éoliens : sur les mesures de sécurité maritime applicables à la planification d’un champ éolien en mer (juillet 2016) ; sur les principes permettant d’assurer l’organisation des usages maritimes et leur sécurité dans et aux abords immédiats d’un champ éolien en mer (juillet 2017). « Les lignes directrices contenues dans cette note technique s’appliquent aux phases de construction, d’exploitation et de démantèlement d’un champ éolien en mer », est-il précisé.

  • FLOTTANT – Une subvention européenne de 2,5 M€ pour Ideol 23 octobre 2018

    Ideol a reçu une subvention de 2,5 M€ de la Commission européenne pour son projet Leadfloat, dans le cadre du programme Horizon 2020 – Instrument PME, a annoncé le 22 octobre du spécialiste français de l’éolien flottant. « Ce projet poursuit trois objectifs majeurs : la préparation de la fabrication en série de la fondation flottante Ideol dans la perspective de fermes commerciales de 500 MW et plus ; la valorisation des résultats obtenus par l’exploitation de l’éolienne Floatgen installée au large des côtes françaises (études, équipements) dans l’optique d’une optimisation des coûts d’opération & maintenance ; enfin, la poursuite du développement commercial sur les marchés les plus stratégiques, comprenant notamment l’ouverture d’une filiale au Japon », détaille l’entreprise dans un communiqué. Pour rappel, on doit à Ideol la première éolienne flottante française, Floatgen, d’une puissance de 2 MW. Elle a été raccordée au réseau électrique en septembre. Pour le PDG d’Ideol, Paul de la Guérivière, cette subvention est « la preuve que notre entreprise est reconnue comme l’un des fleurons de la cleantech française et européenne. Ce financement est en effet particulièrement difficile à obtenir, puisque parmi les 1200 entreprises candidates, seules 60 – dont Ideol – ont été sélectionnées. »

  • ALLEMAGNE – Trou d’air pour le dernier appel d’offres 23 octobre 2018

    Les résultats du dernier appel d’offres éolien allemand a été publié le 19 octobre par l’agence allemande des réseaux (Bundesnetzagentur). Et ils ne sont pas bons. Seuls 400 MW ont été proposés sur les 670 MW mis en jeu et 57 offres totalisant 363 MW ont été retenues dont 10 en Bavière (69 MW), 9 dans le Brandebourg (63 MW), et 6 en Basse-Saxe (42 MW) et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (25 MW). Le prix moyen est ressorti à 62,6 euros/MWh, soit un peu plus que lors du précédent round, en août (61,6 €/MWh) qui marquait une remontée des prix.

  • BELGIQUE – Décision finale d’investissement pour Northwester 2 23 octobre 2018

    Les actionnaires du projet éolien offshore Northwester 2 ont annoncé le 5 octobre le bouclage de son financement. Parkwind et Summit Tailwind, détenu par Sumitomo, sont les deux propriétaires, dans le cadre d’un partenariat, de ce parc de 219 MW qui sera le sixième parc éolien belge dans la mer du Nord. Il sera construit à 50 km au large d’Ostende. L’investissement pour la construction de ce parc, qui devrait démarrer sous peu et s’achever en 2020, est de 690 millions d’euros dont 210 M€ fournis par la Banque européenne d’investissement (BEI).

  • OFFSHORE – Accord signé pour les usines du Havre 16 octobre 2018

    Siemens Gamesa a annoncé le 15 octobre avoir signé un accord-cadre avec le port du Havre (Seine-Maritime) pour préparer la construction au Havre de ses usines (assemblage de nacelles, fabrication de pales) et de son hub logistique dédiés à l’éolien en mer. « Après plusieurs mois d’incertitudes, cet accord signe une reprise effective des travaux de développement de notre projet », se félicite Filippo Cimitan, directeur général de Siemens Gamesa en France, dans un communiqué. « L’objectif de l’accord est de fournir un cadre pour les prochaines étapes de développement du complexe industriel Siemens Gamesa dans le port du Havre pour fabriquer des éoliennes offshore. L’accord comprend également les travaux nécessaires à la préparation de la zone portuaire à l’implantation d’usines », détaille l’entreprise, mettant ainsi un terme aux incertitudes qui entouraient le projet havrais. Le complexe industriel havrais alimentera les parcs éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier, ainsi que les futurs projets éoliens en mer en France et en Europe. « Ces investissements s’inscrivent dans un cadre d’opportunités industrielles durables pour l’éolien en mer à confirmer dans la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie », ajoute Siemens Gamesa. Prochaine étape, pour 2019, le dépôt des dossiers de permis de construire auprès de la ville du Havre.

  • FRANCE – En attendant le colloque national éolien… 16 octobre 2018

    France énergie éolienne (FEE) a dévoilé, à quelques jours de son Colloque national éolien des 17 et 18 octobre, la 5e édition de son Observatoire annuel de l’éolien. « La filière éolienne confirme un fort dynamisme économique, marqué par des créations d’emplois en constante hausse, explique l’organisation professionnelle. En 2017, l’éolien a créé 1 230 emplois et compte ainsi 17 100 emplois dans l’ensemble de la filière, un chiffre en croissance de 18 % depuis 2015 ! »  Dans le détail, l’étude avance que les entreprises françaises de l’éolien couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière, et se répartissent les emplois à parts assez égales : ingénierie et construction (5 032 emplois), études et développement (4 884 emplois), fabrication de composants (3 799 emplois) et exploitation et maintenance (3 384 emplois). Côté trajectoire éolienne française, « les objectifs PPE pour 2018 seront atteints : pour atteindre ceux de 2023 il faudra raccorder 2 GW par an », prévient FEE. Enfin, le syndicat a présenté les résultats d’un sondage réalisé auprès des Français concernant leur perception de l’éolien. Verdict, près de 3 Français sur 4 (73 %) ont « une bonne image » de l’éolien. « Ce chiffre grimpe même de 7 points (80 %) auprès des Français vivant à proximité d’une éolienne », se réjouit FEE.

  • ENTREPRISE – Plus de 400 MW de capacité installée pour wpd à fin 2018 16 octobre 2018

    wpd a annoncé le 12 octobre qu’il allait dépasser les 400 MW de capacité installée dans l’éolien en France fin 2018. « La mise en service de quatre nouveaux parcs éoliens actuellement en construction (52 MW au total), dans les régions Hauts-de-France et Bourgogne-Franche-Comté, permettra à wpd d’atteindre un total de 29 parcs éoliens terrestres en France », se félicite le développeur dans un communiqué. L’entreprise annonce également l’ouverture d’une cinquième agence régionale, à Lyon, après celles de Boulogne-Billancourt, de Limoges, de Nantes et de Dijon. « Avec ses sociétés sœurs à Paris – pour les activités offshore et photovoltaïque – et à Arras – pour l’exploitation des parcs -, wpd France compte aujourd’hui plus d’une centaine de salariés », ajoute le communiqué.

  • FLOTTANT – Quatre régions sur le pont 9 octobre 2018

    Dans un courrier commun adressé au Premier Ministre, les Régions Provence-Alpes Côte d’Azur, Occitanie, Bretagne et Pays de la Loire affirment leur ambition commune sur l’éolien flottant et attendent de l’État qu’il prenne les décisions nécessaires pour développer la filière. Les présidents des Régions concernées, Carole Delga, Christelle Morançais, Loïg Chesnais-Girard et Renaud Muselier demandent « à l’État de prévoir une PPE ambitieuse, à la hauteur des engagements qui ont été pris pour la protection du climat et de l’enjeu industriel des énergies marines. Cela doit passer par le lancement d’appels d’éolien offshore flottant concomitants et équilibrés sur nos façades, Atlantique et Méditerranée. Nos Régions sont prêtes. Ne manquons pas ce rendez-vous ». Les Régions considèrent par ailleurs l’éolien flottant comme un axe majeur du développement industriel de leur territoire. Elles ont, aux côtés de l’ensemble des acteurs industriels, environnementaux et des professionnels de la mer, participé à identifier des macro-zones qui seront versées aux futurs débats publics, pour préciser les périmètres des sites des futures fermes commerciales d’éoliennes offshore en Méditerranée et en Atlantique.

  • INDE – Contrat de 300 MW pour EDF 9 octobre 2018

    L’électricien français EDF a remporté un appel d’offres en Inde pour fournir 300 MW d’énergie éolienne, a annoncé le 3 octobre la secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, lors d’une conférence de presse à l’ambassade de France à New Delhi. L’emplacement de ce projet éolien, qui produira à 2,62 roupies [0,03 euro] du kWh, reste encore à déterminer. Il sera construit par une coentreprise d’EDF avec l’Indien Sitac et fera l’objet d’un investissement de 300 millions d’euros. La structure doit être opérationnelle « sous deux ans », a précisé la diplomatie française. Pour rappel, en avril dernier, Engie avait annoncé avoir remporté un projet éolien de 200 MW en Inde, au Tamil Nadu. Il s’agissait de son deuxième succès dans cet État après un premier projet éolien de 50 MW, remporté le mois précédent. Début 2018, Engie avait également remporté son premier projet éolien en Inde, d’une capacité de 30 MW, dans l’Etat de Gujarat cette fois.

  • ROYAUME-UNI – L’extension de huit projets offshore validée 9 octobre 2018

    La possibilité d’extension des huit parcs éoliens offshore britanniques qui en ont fait la demande en juin a été validée par le Crown Estate. « Les huit projets, qui représentent 3,4 GW de nouvelles capacités potentielles, ont rempli les conditions de candidature », explique l’autorité dans un communiqué du 4 octobre. Les huit installations concernées sont Sheringham Shoal (extension jusqu’à 317 MW), Dudgeon (402 MW), Race Bank (573 MW), Greater Gabbard (504 MW), Galloper (353 MW), Rampion (400 MW), Gwynt y Môr (576 MW) et Thanet (300 MW). Une analyse d’impact sur les sites protégés concernés sera effectuée par le Crown Estate « dans les six à neuf mois », est-il précisé. Les candidats retenus recevront ensuite l’accord pour une nouvelle concession et pourront commencer leurs études environnementales.

  • AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE – Le Conseil d’État débloque la situation 2 octobre 2018

    Enfin ! Le Conseil d’État a rendu le 27 septembre un avis très attendu par la filière éolienne, mettant ainsi fin à un blocage des projets éoliens qu’il avait lui-même déclenché en décembre 2017, lorsqu’il avait annulé un décret qui donnait au préfet de région la compétence pour délivrer l’autorisation environnementale alors qu’il était par ailleurs compétent pour autoriser le projet soumis à cette autorisation. Les projets viciés par un avis rendu par le préfet de région en lieu et place d’une autorité environnementale indépendante peuvent être régularisés, estime cette fois le Conseil d’Etat. À condition de consulter une autorité réellement impartiale. Le Conseil d’État a ainsi suivi les propositions du rapporteur public de confier aux Missions régionales de l’Autorité environnementale (MRAE) l’expertise environnementale des projets. La MRAE est en effet « une entité administrative de l’État séparée de l’autorité compétente pour autoriser un projet » qui dispose d’« une autonomie réelle la mettant en mesure de donner un avis objectif sur les projets qui lui sont soumis », précise la décision. France énergie éolienne (FEE) avait estimé en juillet dernier que 170 projets (soit 3 GW) étaient suspendus suite à cette annulation. Les modalités de la régularisation des projets vis-à-vis de l’information du public sont également définis par ce texte. Ainsi, dans le cas où l’avis de la MRAE n’est pas différent de celui rendu précédemment, « une simple publication sur internet » suffira, mais s’il diffère « substantiellement », alors « une enquête publique complémentaire devra être organisée ».

  • FRANCE – Le Jura inaugure 6 nouveaux sommets 2 octobre 2018

    Avec une hauteur en bout de pale de 193 mètres, les six éoliennes des parcs de SEPE Sabine et Sabine 2, inaugurés le 29 septembre, sont désormais les plus hautes de France. Les deux parcs sont situés, l’un en zone agricole, l’autre en forêt, sur la commune de Chamole dans le Jura. Le bureau d’études Intervent est impliqué depuis 2007 dans ce projet d’une puissance totale de 18 MW et composés de six éoliennes Enercon, dont l’usine française de Longueil‐Sainte‐Marie, dans l’Oise, a fourni les mâts en béton. L’ensemble des six éoliennes est réparti en deux sociétés d’exploitation : cinq éoliennes de la SEPE Sabine sont exploitées par le constructeur des éoliennes Enercon et l’unique éolienne de la SEPE Sabine 2 est exploitée avec un financement participatif. Environ 630 personnes ont ainsi investi près d’un million d’euros dans une société en charge de son financement et son exploitation.

  • ENTREPRISE – Vestas annonce 400 suppressions d’emplois en Europe 2 octobre 2018

    Constatant « une évolution de la croissance des marchés traditionnels de l’éolien vers d’autres marchés à fort potentiel en dehors de l’Europe », Vestas a décidé de licencier environ 400 personnes. Dans un communiqué du 28 septembre, le fabricant danois d’éoliennes précise que près de 75 % des emplois concernés sont dans ses marchés du nord et du centre de l’Europe, et pour 60 % au Danemark et en Allemagne, principalement des cadres. Cette réduction représentera 1,6 % de l’effectif global. Au 30 juin, Vestas employait en effet 24 300 personnes dans le monde. Le groupe estime à 30 millions d’euros, à partir de 2019, les économies annuelles ainsi réalisées.

SEPTEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • ÉOLIEN FLOTTANT – Les ports européens seraient inadaptés à l’éolien flottant 25 septembre 2018

    Alors que le premier parc mondial d’éolien flottant vient d’entrer en production au large des côtes écossaises (le site Hywind de 30 MW) un rapport fait état du fait que la grande majorité des infrastructures portuaires européennes serait inadaptée au développement de cette industrie. Cette conclusion est tirée d’une étude menée par le cabinet de conseil en construction navale et maritime LOC Renewables. Parmi les 96 ports européens analysés, seuls quelques-uns, situés en Ecosse, en Norvège et en Espagne, répondaient aux critères nécessaires pour réaliser la fabrication et l’assemblage des machines offshore ainsi qu’aux opérations d’exploitation et de maintenance des futurs sites. Dans la plupart des cas, c’est la place sur les quais pour l’assemblage des gigantesques turbines qui fait défaut, ainsi que des zones de mouillage suffisamment grandes pour y préparer les éoliennes flottantes avant leur acheminement sur les sites de production. Sans des aménagements d’infrastructure, LOC Renewables met en garde contre une probable augmentation des coûts et des délais de mise en service des futurs champs d’éoliennes flottantes. De plus, la flotte de navires capables d’intervenir sur de tels chantiers serait elle aussi trop peu fournie. LOC Renewables présentera en détail son étude le vendredi 28 septembre lors de la conférence WindEurope 2018 qui se tiendra à Hambourg.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Au salon FWP Atlantic Forum, une filière prête à décoller 25 septembre 2018

    Les 19, 20 et 21 septembre, le salon FWP Atlantic Forum a accueilli son public pour trois jours consacrés à l’éolien offshore sur la côte française atlantique. Le vendredi, les participants ont pu prendre le bateau pour aller visiter le site de Sem-Rev où a été installée Floatgen, qui a été raccordée au réseau électrique pas plus tard que le 18 septembre. Il s’agit de la première éolienne flottante française, d’une puissance de 2 MW. La veille, le jeudi, la région Bretagne et l’entreprise WPD ont annoncé, dans un communiqué commun, un partenariat, afin de dynamiser le secteur des énergies marines dans la région. D’après WPD, « la Bretagne a tout pour devenir le berceau d’une filière d’excellence, à même d’exporter son savoir-faire ». L’éolien flottant est une belle opportunité si la France veut développer une filière nationale, non seulement pour rayonner à l’export, mais aussi pour exploiter le potentiel de 16 GW de l’éolien flottant qu’offrent les 3 500 km de façade maritime du pays.

  • ENTREPRISES – GE Renewable Energy lance une nouvelle plateforme éolienne terrestre 25 septembre 2018

    Après avoir sorti en mars de cette année une nouvelle plateforme éolienne offshore, l’Haliade X, GE Renewable Energy a dévoilé hier la plateforme terrestre Cypress, destinée à accueillir le nouveau modèle de turbine 5.3-158. Cypress devrait permettre d’augmenter la production annuelle d’électricité de 50% sur l’ensemble de la durée de vie de la machine par rapport à la production des turbines existantes GE de 3 MW, contribuant ainsi à une baisse du coût actualisé de l’électricité (LCOE). D’après GE, la turbine sera dotée de pales plus longues, d’un nouveau design, qui permettront d’équiper des sites jusqu’à présent inexploitables. Ces pales pourront en effet être assemblées sur place, ce qui réduira les contraintes logistiques en termes d’équipement et d’accès au site. La plateforme Cypress sera évolutive et permettra à GE d’offrir à ses clients de la gamme 5 MW, un éventail plus large de puissances nominales et de hauteurs de moyeux.

  • ROYAUME-UNI – L’éolien passe les 20 GW de capacité installée 18 septembre 2018

    Le Royaume-Uni a passé la barre des 20 GW de capacités éoliennes installées, s’est réjouie l’association RenewableUK dans un communiqué du 17 septembre. Grâce à la mise en service au début du mois de septembre des 659 MW de l’extension du parc éolien offshore de Walney, la capacité éolienne britannique a atteint 20 128 MW, « ce qui permet de répondre aux besoins annuels en électricité de plus de 14 millions de foyers tout en réduisant les émissions de carbone de 25 millions de tonnes », explique RenewableUK. L’éolien représente la moitié des 30 % d’électricité renouvelable produite en 2017 au Royaume-Uni, ajoute l’association qui rappelle que le premier projet éolien terrestre date de 1991 tandis que l’éolien offshore a démarré en 2000.

  • ENTREPRISE – EDPR renforce sa présence en France 18 septembre 2018

    EDP Renewables (EDPR), filiale de l’énergéticien portugais EDP, a annoncé le 18 septembre la conclusion d’un accord avec RP Global. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, porte sur 9 parcs éoliens en cours de développement en France et représente une capacité de 142 MW. Ces « nouvelles capacités viendront s’ajouter aux parcs d’EDPR dans les Hauts de France, en Nouvelle Aquitaine et en Normandie, ainsi qu’en Lorraine où EDPR n’était pas encore présent », détaille EDPR dans un communiqué. Le groupe détient désormais un portefeuille de projets de près de 1 000 MW en France plus 410 MW de capacité installée. EDPR est également partenaire d’Engie dans deux projets de parcs éoliens en mer. De son côté, RP Global, présent en France depuis 10 ans, « développe actuellement un portefeuille de projets éoliens de plus de 800 MW, et prévoit également d’étendre ses activités au solaire photovoltaïque », selon son directeur général, Pierre Muller, dans un communiqué commun.

  • FLOTTANT – WindFloat Atlantic choisit les turbines de 8,4 MW de MHI Vestas 18 septembre 2018

    Le fabricant MHI Vestas a annoncé dans un communiqué du 10 septembre avoir obtenu un contrat ferme pour la livraison de trois turbines V164-8,4 MW au parc éolien flottant WindFloat Atlantic. Ce projet de démonstration, situé près des côtes au nord du Portugal, accueillera donc les turbines les plus puissantes jamais installées sur des fondations flottantes. D’une hauteur de 190 mètres, ces éoliennes seront ainsi placées sur des fondations triangulaires semi submersibles de Principle Power, à 20 km de la côte et à une profondeur de 100 mètres. Le contrat a été signé avec WindPlus, un consortium mené par EDP Renewables.

  • APPEL D’OFFRES – Un flop pour la 2e tranche, comme redouté 11 septembre 2018

    Au contraire de la première tranche, attribuée en février dernier, seuls 118,2 MW ont été attribués lors de la seconde tranche de l’appel d’offres national éolien, bien en dessous de l’objectif initial de 500 MW, selon les résultats publiés le 6 septembre par le gouvernement. Ce qui n’a pas étonné la filière, c’est d’ailleurs ce que redoutait France Energie Eolienne en juillet dernier. Les développeurs de parcs éoliens de plus de six mâts, soumis à appel d’offres, n’ont en effet pas osé postuler pour la deuxième vague à cause de l’incertitude juridique qui perdure pour l’instruction des dossiers et pour lequel un décret de clarification est plus qu’attendu. Parmi les cinq projets attribués, Boralex en a remporté deux, l’un de 35,35 MW dans la région Auvergne-Rhône-Alpes (repowering) et un de 14 MW dans les Hauts-de-France (extension de parc). Dans cette même région, Elicio construira un parc de 31,05 MW, tandis qu’Engie-Green a remporté un parc de 13,8 MW dans la région Grand-Est et RES un parc de 24 MW en Occitanie. À noter, le gouvernement n’a pas publié le prix moyen associé à ces projets.

  • PPA – FEE lance un groupe de travail pour un contrat standard 11 septembre 2018

    Persuadé qu’il s’agit de « l’outil qui à terme permettra les financements et investissements dans les infrastructures de production », France Énergie Éolienne (FEE) a annoncé le lancement d’un groupe de travail « corporate PPA » dédié à l’élaboration d’un contrat standard d’approvisionnement en électricité renouvelable. « À l’image du contrat standard d’agrégation publié par FEE en 2017, ce contrat se voudra flexible et adaptable à tous les cas particuliers, afin d’être utilisé par un maximum d’acteurs de marchés », explique FEE dans un communiquédu 6 septembre, qui précise que ce groupe est ouvert aux sociétés non-adhérentes de FEE, l’objectif étant la création d’un contrat standard pour tous les acteurs de la filière. La première réunion de travail a eu lieu le 6 septembre, et dans les prochaines semaines des séances de travail thématiques traiteront tous les aspects du contrat (économiques et financiers, juridiques, techniques, gestion des risques, etc.).

  • ENTREPRISE – Voltalia cède 197 MW au Brésil 11 septembre 2018

    Le producteur français d’énergies renouvelables Voltalia a annoncé le 11 septembre la vente d’un portefeuille de projets éoliens de 197 MW au Brésil à la société Echoenergia, propriété du fonds d’investissement britannique Actis. Cette vente, dont le montant n’a pas été dévoilé, s’inscrit « dans un partenariat plus large concernant un portefeuille de futurs projets éoliens situés dans le cluster de Voltalia de Serra Branca au Nord-Est du Brésil », détaille le groupe dans un communiqué. Dans le détail, Echoenergia aura accès à une série de projets prêts à construire pouvant aller jusqu’à 500 MW au total (y compris les 197 MW objet de l’annonce). Selon Voltalia, les projets éoliens concernés sont « prêts à construire » et il reste à Echoenergia à sécuriser des contrats de vente d’électricité à long terme et à investir pour financer la construction des projets.

  • REMANIEMENT – Les chantiers du nouveau ministre 4 septembre 2018

    Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a été nommé mardi 4 septembre ministre de la Transition écologique et solidaire en remplacement de Nicolas Hulot, qui a démissionné la semaine dernière, a annoncé l’Elysée. La filière éolienne n’a pas tardé à réagir à cette nouvelle. Ainsi, France énergie éolienne (FEE) « se tient prête à travailler conjointement avec le nouveau ministre » et lui adresse quelques rappels. FEE demande en effet « que l’autorité environnementale, qui fait défaut depuis décembre 2017, soit désignée dans les plus brefs délais pour débloquer les 170 projets éoliens représentant plus de 3 GW actuellement à l’arrêt. Elle demande également à ce que le traitement des dossiers en suspens soit accéléré. » Autre voeu formulé par le syndicat professionnel, que les effets des engagements consécutifs au groupe de travail national éolien, soient enfin « formalisés par décrets ou présentés en loi de finances. » Enfin, des objectifs ambitieux pour l’éolien terrestre et offshore sont à formaliser dans la PPE, et des appels d’offres pour des fermes commerciales offshore posé et flottant sont plus qu’attendus par FEE.

  • ENTREPRISE – Grâce à un projet éolien, Voltalia sécurise 1 GW d’EnR 4 septembre 2018

    Voltalia affirme, dans un communiqué publié le 4 septembre, avoir « totalement sécurisé » son objectif d’installer 1 GW de capacités d’énergies renouvelables dans le monde d’ici à 2020. Entre 2016 et 2020, le producteur d’énergie renouvelable devrait ainsi plus que doubler ses capacités installées. Déjà très présent au Brésil, Voltalia a annoncé par la même occasion avoir remporté un projet de construction d’un parc éolien de 60,5 MW dans ce pays, lors d’un appel d’offres organisé fin août. Ce parc éolien, baptisé Ventos da Serra do Mel 2, est situé au nord-est du pays dans l’État du Rio Grande do Norte, une région aux conditions de vent particulièrement favorables et où Voltalia est déjà présente, détaille le groupe. Ce dernier contrat a permis au groupe d’atteindre son objectif d’1 GW de capacité installée en 2020.

  • OFFSHORE – Round 3 à Dunkerque : les rangs s’éclaircissent 4 septembre 2018

    La procédure de dialogue concurrentiel lancée en décembre 2016 pour l’allocation d’un projet d’éolien en mer au large de Dunkerque a été momentanément interrompue par la renégociation des tarifs des rounds 1 et 2. Le cahier des charges, initialement attendu pour le début de l’année 2018, devrait sortir d’ici peu ouvrant la voie à une remise définitive des offres, début 2019. « De nouvelles alliances seront alors dévoilées », confient des sources proches de la procédure. Plusieurs acteurs pré-sélectionnés ont déjà jeté l’éponge, comme l’espagnol Iberdrola qui laisse l’anglais RES dans l’incapacité de concourir seul. « Sur le terrain, seuls 7 ou 8 consortiums sont véritablement impliqués », confie un autre industriel. Pour rappel, 10 consortiums internationaux ont été pré-sélectionnés en mai 2017 : outre le duo Iberdrola/RES sont également autorisés à participer au dialogue concurrentiel Engie/EDPR, EDF EN/Innogy/Enbridge, WPD Offshore/CDC/Vattenfall, Boralex/CMI5i Pastor, Valeco/Parkwind, Statoil, Elicio, Deme Concessions et InControl France.

JUILLET 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • FRANCE – FEE prédit un trou d’air pour le 2e appel d’offres 10 juillet 2018

    France énergie éolienne (FEE) a organisé un point presse le 10 juillet pour annoncer que les volumes déposés lors du deuxième appel d’offre éolien terrestre seront en dessous de 300 MW (sur les 500 MW proposés). En cause, l’annulation partielle par le Conseil d’Etat en décembre 2017, de deux décrets de 2016 réformant l’autorité environnementale, celle-ci se retrouvant depuis 8 mois donc sans dépositaire. Or, en l’absence d’autorité environnementale. les projets, faute d’instruction ne pouvaient pas obtenir d’autorisation, ils ne pouvaient donc pas candidater. Et les conséquences vont bien au-delà des résultats, attendus pour la rentrée, du 2e appel d’offres. Sur la base d’un recensement auprès de ses adhérents, FEE estime ainsi que 3 000 MW de projets en instruction sont suspendus et que 2 000 MW de projets autorisés sont sujets à un fort risque d’annulation par les tribunaux administratifs. Les opposants aux projets éoliens trouvent en effet un moyen juridique infaillible pour que leur recours soit synonyme d’annulation de projet. Pour remédier à cette situation, FEE compte sur le projet de décret soumis, vendredi dernier, à la consultation du public, par le gouvernement, lequel propose que la compétence d’autorité environnementale soit transférée du Préfet de région aux Missions régionales de l’évaluation environnementale (MRAe). Ce décret, pour peu qu’il soit publié au plus vite, constitue, en effet, « un premier élément de sortie de crise, selon Olivier Perot, président du syndicat professionnel. Néanmoins au regard des délais qui s’annoncent, il est impératif que l’exécutif permette en outre d’accélérer le traitement des dossiers bloqués pour lesquels un nouvel avis d’autorité environnementale sera nécessaire. Nous estimons qu’au moins 170 projets éoliens représentant plus de 3 GW sont actuellement à l’arrêt. »

  • ESPAGNE – Une commande de 289 MW pour Siemens Gamesa 10 juillet 2018

    Siemens Gamesa a annoncé avoir décroché des commandes auprès de 5 clients différents, dont deux énergéticiens, pour un total de 298 MW de turbines sur le marché espagnol. 92 machines seront installées sur 10 parcs au total et leur livraison débutera en octobre pour les premières d’entre elles, détaille le groupe dans un communiqué du 9 juillet. Dans le détail, il s’agit d’une soixantaine de 58 turbines de 3,4 MW, d’une trentaine d’unités de 2,6 MW et de 6 éoliennes de 2,1 MW.

  • GRÈCE – Succès du 1er appel d’offres terrestre 10 juillet 2018

    171 MW ont été attribué à l’issue du premier appel d’offres éolien terrestre en Grèce, selon un communiqué publié le 5 juillet par WindEurope. Parmi les 14 projets candidats (d’une capacité totale de 308 MW), l’autorité de régulation grecque de l’énergie (RAE) a ainsi attribué sept projets dont les prix sont compris entre 68 et 72 €/MWh, avec un prix moyen de 69,53 €/MWh. Des prix « plus bas qu’attendus, ce qui montre que l’industrie reprend confiance dans le marché grec et anticipe des réductions de coûts à court terme lorsque ces projets seront clôturés et contractés », analyse Pierre Tardieu, chief policy officer de WindEurope, cité dans le communiqué de l’association européenne. En mai 2018, la Grèce a annoncé le lancement d’un appel d’offres pluriannuel de 2,6 GW de capacité d’énergie renouvelable d’ici 2020. Le pays compte aujourd’hui 2,6 GW de capacité éolienne installée, rappelle WindEurope.

  • OFFSHORE – Cherbourg au centre du jeu 3 juillet 2018

    L’usine de pales d’éoliennes LM Wind Power, actuellement en construction à Cherbourg (Manche), va démarrer janvier 2019 avec une centaine d’employés, a annoncé le 28 juin son futur exploitant, filiale de General Electric Renewable Energy, dans un communiqué. « Une centaine de postes en CDI sont à pourvoir sur l’année 2018. Les recrutements se poursuivront en 2019 et en période de pleine production, l’usine devrait accueillir plus de 550 personnes », détaille Duncan Berry, le président de LM Wind Power, cité dans un communiqué. La veille, plusieurs représentants de l’entreprise ont évoqué, à l’occasion du conseil municipal de Cherbourg-en-Cotentin, la potentialité de voir la plus grande éolienne offshore au monde essayée pendant 5 ans au bout du port de Cherbourg. Il s’agit de l’Haliade-X 12MW, une éolienne de 260 mètres de hauteur qui pourrait donc être testée pendant cinq ans dans la ville normande, même si plusieurs autres villes européennes sont aussi en course.

  • ROYAUME-UNI – EDF concrétise la vente de 49 % de son portefeuille 3 juillet 2018

    EDF a annoncé le 29 mai la vente d’une part de 49 % dans une série de projets éoliens au Royaume-Uni pour 701 millions de livres, soit environ 790 millions d’euros. Ces opérations viennent concrétiser la volonté du groupe français de se désengager de ces actifs, comme l’avait dévoilé fin mai la presse britannique. Cette opération « nous aide à continuer à investir dans de nouvelles capacités renouvelables », explique Simone Rossi, directeur général d’EDF Energy, la filiale britannique d’EDF, cité dans un communiqué. Elle a ainsi cédé à deux fonds d’investissement (Dalmore Capital Limited et Pensions Infrastructure Platform) une partie de sa participation dans un portefeuille qui regroupe 24 parcs d’une capacité d’environ 550 MW. EDF conserve les 51 % restants dans ce portefeuille qui concerne essentiellement des parcs terrestres. Le groupe continuera aussi à l’exploiter et à en racheter l’électricité.

  • ENTREPRISE – La CNR se développe dans le Sud 3 juillet 2018

    La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a signé l’acquisition des 25 éoliennes (21,25 MW au total) développées en 2005 par Mistral Energie à Port-Saint-Louis-du-Rhône sur la zone industrialo-portuaire. « CNR, via sa filiale CN’AIR, s’est portée candidate à la reprise du parc, car la valorisation des énergies renouvelables est au cœur de son savoir-faire et de sa stratégie de développement, explique l’entreprise dans un communiquéAinsi, à compter de 2020, ce premier parc de la Région PACA verra ses kWh directement vendus sur le marché, sans plus aucun soutien public (obligation d’achat de l’énergie). Cette acquisition concrétise aujourd’hui le modèle de gestion long terme et compétitif imaginé et développé par CNR depuis les années 2000 en matière d’énergie éolienne. » Cette opération lui permet également de devenir « le premier producteur éolien de la région PACA, avec 3 parcs et une puissance globale de 39 MW, (soit près de 80 % de la puissance totale installée en éolien dans la région).

JUIN 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • OFFSHORE – Un nouveau pas vers le projet de Saint-Brieuc 26 juin 2018

    Le Préfet des Côtes-d’Armor a signé le 21 juin un nouvel arrêté préfectoral régularisant l’arrêté initial concernant le projet de parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc porté par Ailes Marines. Un premier arrêté, le 18 avril 2017, avait donné à Ailes Marines les trois autorisations administratives nécessaires pour développer son projet, notamment la convention d’utilisation du domaine public maritime pour une durée de 40 ans. Mais la cour administrative d’appel de Nantes avait annulé cette convention le 3 avril 2018 en raison d’un vice de forme. Prenant acte de la confirmation par Emmanuel Macron des six appels d’offres lancés par l’État et des financements publics associés pour construire ces parcs offshore, le préfet des Côtes-d’Armor a de nouveau approuvé par arrêté l’occupation par Ailes Marines (composée à 70 % par Iberdrola, à 30 % AVEL VOR : alliance de RES et de la Caisse des Dépôts et Consignations) du sous-sol marin de la baie de Saint-Brieuc. La phase de construction devrait ainsi démarrer en 2021 et durer jusqu’en 2023, année d’entrée en service programmée des six premiers parcs éoliens offshore français.

  • FRANCE – Offensive éolienne du Tchèque CEZ 26 juin 2018

    « La France bénéficie d’un fort potentiel de croissance en sources renouvelables. Mon impression est que nous sommes là à un moment opportun, celui d’une transition énergétique », a expliqué à l’AFP Martin Pacovsky, responsable de la compagnie d’électricité tchèque CEZ. L’entreprise dont l’État est actionnaire à hauteur de 70 % entend ainsi lancer une « offensive éolienne » en France, pays où « il est bon d’être présent », a-t-il ajouté, toujours à l’AFP. Le premier électricien tchèque, a ainsi fait en juin 2017 l’acquisition en France d’un ensemble de neuf projets d’éoliennes en phase de préparation avancée, auprès de la société allemande ABO Wind. Et elle a déjà obtenu les feux verts nécessaires pour quatre de l’ensemble des neuf projets, d’une puissance installée totale de 42,4 MW. La construction de la première éolienne CEZ en France commencera fin 2018 à Aschères-le-Marché, dans le Loiret, pour être achevée au second semestre 2019. Les cinq autres projets se trouvent, eux, « à différentes étapes d’autorisation », selon M. Pacovsky. Ce dernier estime que le processus d’octroi de permis « n’est pas des plus simples » en France. Si l’ensemble des neuf projets sont réalisés, la puissance installée des éoliennes CEZ en France atteindra 100 MW d’ici cinq ans. Fondée en 2017, la société CEZ-France siège à Toulouse.

  • AUSTRALIE – Vestas fournira les turbines d’un projet de 228 MW 26 juin 2018

    Vestas a annoncé dans un communiqué publié le 19 juin avoir reçu une commande de 228 MW de turbines pour le parc éolien australien de Lal Lal situé dans l’État de Victoria. Le fabricant danois d’éoliennes précise qu’il s’agit du premier projet dans lequel Vestas travaille avec des partenaires australiens, Lal Lal étant détenu par un partenariat comprenant InfraRed Capital Partners, Macquarie Capital et Northleaf Capital. Vestas livrera 60 turbines V136-3.6 MW optimisées à 3,8 MW.

  • ENTREPRISE – EnBW attaque le marché français par le terrestre 19 juin 2018

    EnBW (Energie Baden-Württemberg AG) s’implante en France, annonce l’énergéticien allemand dans un communiqué diffusé le 18 juin. « La nouvelle société EnBW Energies Renouvelables SAS, en cours de constitution, compte développer des parcs éoliens terrestres dans l´Hexagone, en totalité ou en nouant des partenariats », précise le groupe. « Nous souhaitons nous développer en France dans le secteur de l’éolien terrestre et éventuellement aussi dans le photovoltaïque », explique Dirk Güsewell, directeur du développement du parc de production chez EnBW, cité dans le communiqué. La nouvelle filiale d’EnBW en France, EnBW Energies Renouvelables, sera dirigé par Philippe Vignal, qui a récemment quitté la co-direction de Wpd SAS, filiale française du groupe allemand Wpd. Dans l’éolien terrestre, EnBW s’est fixé pour objectif d’exploiter, au niveau européen, un parc éolien d’une capacité globale de 1000 MW d’ici 2020.

  • OFFSHORE – Les députés disent ok à la possibilité d’annuler 19 juin 2018

    Les députés ont donné, dans la nuit de mardi 12 juin à mercredi 13 juin, leur feu vert à la possibilité d’annuler les six premiers projets de parcs éoliens en mer, en cas d’échec des renégociations en cours sur les tarifs de rachat de l’électricité. Les députés ont ainsi adopté l’amendement du gouvernement qui réécrit complètement un article de la loi « pour une relation de confiance avec le public » qui autorisait à prendre des ordonnances sur l’éolien en mer. Ainsi, il sera permis d’arrêter des projets issus d’appels d’offres « si les négociations n’aboutissaient pas à des conditions suffisament favorables pour l’Etat. » Le député communiste Sébastien Jumel a de son côté défendu en vain un sous-amendement, similaire à un amendement LR, demandant que la renégociation du prix ne remette pas en cause les engagements pris auprès des acteurs locaux. Il entendait « faire en sorte que les contreparties ne soient pas le parent pauvre des négociations », estimant que cela ouvre la voie à de « l’éolien offshore low-cost. »

  • OFFSHORE – Un parc de 573 MW inauguré au Royaume-Uni 19 juin 2018

    Le parc éolien offshore de Race Bank a été inauguré le 15 juin, a indiqué son propriétaire à 50 %, le groupe danois Orsted, ex-Dong Energy. L’autre moitié de l’installation de 573 MW (91 turbines Siemens Gamesa de 6 MW) est détenue par Macquarie European Infrastructure Fund 5 (25 %), le japonais Sumitomo (12,5 %) et divers autres fonds. La maintenance de ce projet situé au large du Comté de Norfolk sera, pour la première fois, assurée par un navire qui restera en mer en permanence, son équipage travaillant par roulements de 14 jours, explique Orsted dans un communiqué.

  • OFFSHORE – Le gouvernement enfonce le clou sur l’offshore 12 juin 2018

    Le gouvernement maintient son intention de revoir à la baisse les tarifs accordés en 2012 et 2014, compris « entre 180 et 230 euros » par MWh et « entraînant des rémunérations excessives » des lauréats, du fait de la baisse constatée des coûts de l’éolien en mer ces dernières années, explique le gouvernement dans l’exposé des motifs d’un nouvel amendement déposé par ses soins dans le cadre de la nouvelle lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi « Renforcement de l’efficacité de l’administration pour une relation de confiance ». On s’en souvient, une première version de cet amendement avait été rejetée très largement en mars par le Sénat. Or, contrairement à la première mouture du texte, qui ciblait potentiellement tous les projets d’énergies renouvelables, la nouvelle version concerne précisément les « installations de production d’énergie renouvelable en mer dont le candidat retenu a été désigné avant le 1er janvier 2015 et pour lesquelles les contrats (…) n’ont pas encore été conclu », soit six parcs. Elle fixe le cadre des renégociations en cours avec les entreprises concernées. Le texte prévoit que si elles échouent, le gouvernement peut annuler le projet correspondant, moyennant des indemnités versées pour les études réalisées (météos, géotechniques, vent, etc.) et pour les coûts liés à la rupture des contrats conclus pour ce projet. Par ailleurs, il s’engage à lancer « dans un délai ne pouvant excéder six mois », une nouvelle procédure d’appel d’offres sur la zone concernée ou une zone voisine et pour une puissance au moins similaire.

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Records pour un projet de parc en Côte-d’Or 12 juin 2018

    L’opération présentée sur la plateforme de financement participatif Lendosphere par Velocita Energies pour la construction d’un parc éolien en Côte-d’Or a permis de lever 2,2 millions d’euros et a mobilisé plus de 1 000 prêteurs. « C’est la première fois que le cap du millier de prêteurs et celui des 1,7 million d’euros levés exclusivement auprès de particuliers sont dépassés pour un financement participatif dédié aux énergies renouvelables », explique Lendosphere dans un communiqué du 6 juin. Au total, 1 296 investisseurs particuliers ont prêté entre 50 € et 120 000 € à Velocita, à un taux annuel brut de 5,5% sur 2 ans. Sur les 2,2 M€ levés, 500 000 € ont été prêtés par le Fonds Allianz Crowdlending dans le cadre de son partenariat avec Lendosphere. Pour Velocita Energies, cette opération répond à un besoin concret, celui du financement des premières étapes de construction d’un parc de 16 éoliennes. « Nous nous réjouissons du succès rencontré par cette campagne et nous avons l’intention d’utiliser très régulièrement ce formidable levier pour nos projets », explique Eric Caradec, directeur général de Velocita Energies. Ce parc éolien de 16 machines aura une capacité de 40 MW et sera mis en service fin 2019.

  • FLOTTANT – EnBW et Trident à la conquête des eaux américaines 12 juin 2018

    L’énergéticien allemand EnBW et la société américaine Trident winds ont annoncé le 11 juin la création d’une joint-venture afin de développer un projet de parc éolien flottant au large de Morro Bay, en Californie. « Cela représente la première étape pour le groupe EnBW de tirer parti du potentiel élevé du marché américain », explique le groupe allemand dans un communiqué dans lequel il explique également vouloir se concentrer, dans un premier temps, sur des projets de l’ouest des États-Unis et principalement en Californie. Le premier projet que va développer la coentreprise est Morro Bay, dont la capacité installée sera comprise entre 650 et 1 000 MW.

  • FRANCE – Deux propositions de loi pour encadrer l’éolien 5 juin 2018

    L’encadrement du développement de l’éolien est un sujet qui occupe les parlementaires. Deux députés ont en effet déposé des propositions de loi sur ce thème. Le député UDI Jean-Luc Warsmann propose, dans son projet, d’inscrire l’installation de nouveaux parcs éoliens dans le cadre des zones de développement de l’éolien (ZDE) et de leur assigner un seuil minimal de production en exigeant que le nombre de machines électrogènes soit, sauf exception explicitement prévue, au moins égal à cinq. L’exception concerne l’installation d’une machine électrogène de puissance inférieure ou égale à 250 kW et dont la hauteur du mât est inférieure à trente mètres. Le député LR de l’Indre Nicolas Forissier a rédigé une proposition de loivisant « la sécurité et l’information des populations riveraines de parcs éoliens. » Elle propose que la distance de sécurité entre un parc éolien et les zones d’habitation soit portée à 10 fois la hauteur du mât d’éolienne le plus élevé, sans être inférieure à 500 m.

  • FLOTTANT – L’avis de l’Autorité environnementale 5 juin 2018

    Lors d’une séance du 30 mai, l’Autorité environnementale (AE) a rendu un avis sur les futurs parcs offshore flottant de l’île de Groix et de Belle-Ile. Si « le dossier, qui comprend encore plusieurs variantes avant que les choix techniques définitifs n’interviennent à l’automne 2018, pour une production prévue à partir de 2021, est globalement de bonne qualité et détaillé », quelques aménagements ont été demandés aux maîtres d’ouvrage. L’institution recommande notamment de préciser les limites de l’extrapolation à un parc plus important, industriel, des impacts environnementaux de ce projet expérimental, et de rechercher une variante au tracé de raccordement. Elle recommande également de « préciser la consistance et l’implantation des centres de conduite et de maintenance, d’expliciter le comportement des installations face à des tempêtes ou houles exceptionnelles et de compléter les actions de compensation et de suivi prévues et de les mener pendant toute la durée du projet. »

  • OFFSHORE – La dynamique se poursuit au Royaume-Uni 5 juin 2018

    Huit demandes de nouvelles concessions pour l’éolien offshore ont été enregistrées par le Crown Estate, a annoncé le 1er juin l’institution qui clôturait la période de dépôt des demandes d’extension de parcs éolien offshore. Ces huit demandes, qui vont désormais être analysées par le Crown Estate, représentent une capacité potentielle de 3 GW dans les eaux anglaises et galloises. Celles qui seront retenues pourront faire l’objet d’un pré-contrat de concession à l’été 2019, est-il expliqué dans un communiqué. Le Royaume-Uni dispose actuellement de plus de 7 GW de capacités éoliennes offshore en exploitation tandis que 2,6 GW sont en construction.

MAI 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • FRANCE – Un premier trimestre en demi-teinte 29 mai 2018

    Avec 16 nouvelles installations, le premier trimestre a vu 153 MW d’éolien être raccordés au réseau électrique français, soit moins de la moitié des raccordements enregistrés lors des trois premiers mois de l’année 2017. Le niveau de raccordement de l’année passée avait été « exceptionnellement élevé pour un début d’année », tempère le ministère de la Transition écologique dans son Tableau de bord éolien du 1er trimestre 2018, publié par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES). Le niveau de raccordement du premier trimestre 2018 ressort en effet légèrement plus élevé que ceux enregistrés en 2014 (142 MW) et 2016 (141 MW), mais toutefois inférieur à ceux de 2015 (215 MW) et 2017 (331 MW). Au total, le parc éolien atteint 13,6 GW au 31 mars 2018 et la puissance des projets en cours d’instruction s’élève à 11,3 GW (dont 2,2 GW correspondent à des projets avec une convention de raccordement signée). La production d’électricité éolienne s’élève à 9,2 TWh sur les trois premiers mois de l’année et représente 6,3 % de la consommation électrique française.

  • ESPAGNE – Un nouveau projet de 300 MW 29 mai 2018

    Engie a signé un contrat pour construire, avec plusieurs partenaires, neuf parcs éoliens en Espagne « non subventionnés », représentant une capacité totale de 300 MW, a annoncé le groupe français dans un communiqué du 23 mai. Ces projets, situés dans la province de Saragosse, au nord du pays, ont pour partenaires Engie (15 %), la société d’investissement française Mirova (filiale de Natixis – 51 %), l’américain General Electric (25 %) et l’espagnol Forestalia (9 %). Pour les travaux de génie civil et les installations électriques du nouveau complexe éolien, Engie a créé une joint-venture (50 %) avec Acciona Industrial (25 %) et Copsa (25 %). Engie sera en charge de la construction et de la gestion des futurs parcs, et achètera aussi une grande partie de l’électricité produite via un contrat de 12 ans, a-t-il détaillé dans un communiqué. « Le contrat d’achat d’électricité verte garantit la viabilité économique du projet », précise l’énergéticien. Ces parcs, qui représentent un investissement de 300 millions d’euros, bénéficieront d’un prêt de 50 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement, dans le cadre du « plan Juncker », précise Engie.

  • OCCITANIE – Campagne de financement participatif pour le projet flottant Eolmed 29 mai 2018

    La campagne de financement participatif du projet éolien offshore flottant en cours de développement Eolmed a démarré le 22 mai. Ce projet, lauréat de l’appel à projets de 2015, comprendra quatre éoliennes pour une puissance totale de 24,6 MW. Il doit être installé au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude, et nécessite un investissement de 215 millions d’euros, dont 400 000 sont réservés au financement des habitants de la région Occitanie. Cette somme servira à « financer une partie du Lidar flottant » (radar optique mesurant la vitesse du vent), précise dans un communiqué la plateforme Enerfip, laquelle recueille les contributions pour ce projet porté par Quadran Energies Marines.

  • ALLEMAGNE – Un appel d’offres terrestre ne fait pas le plein 22 mai 2018

    Pour sa deuxième vente aux enchères de capacité de production d’énergie éolienne à terre de l’année 2018, l’Allemagne n’a pas pu attribué la totalité des 670 MW proposés. L’Agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur) a en effet annoncé que les offres proposées ont été insuffisantes, ce qui est une première outre-Rhin. Le prix moyen ressort, lui, en hausse de 21 % par rapport à la précédente enchère (57,3 €/MWh contre 47,3 €/MWh), avec des prix s’étalant de 46 €/MWh (proposé par une coopérative citoyenne) à 62 €/MWh. Ce résultat « confirme la tendance des précédents tours », a indiqué Jochen Homann, président de l’Agence, dans un communiqué. Mais, ajoute-t-il, l’augmentation du soutien dans les futurs appels d’offres devrait offrir aux soumissionnaires plus d’incitations à participer.

  • OFFSHORE – L’Écosse envisage de nouvelles concessions 22 mai 2018

    Crown Estate Scotland, le gestionnaire des territoires en mer et sur terre en Écosse pour la Couronne britannique, a annoncé ses propositions pour déterminer de nouvelles concessions éoliennes offshore dans les eaux écossaises. Un document a ainsi été mis en ligne le 21 mai et les développeurs sont appelés à le commenter. Le développement d’un projet prenant actuellement entre 5 à 10 ans, Crown Estate Scotland veut donc « s’assurer que la construction de nouveaux projets débute dans les années 2020. » Il compte entend donc lancer « son processus final de concession fin 2018 ou début 2019 », en fonction des retours sur le document. Les eaux écossaises comptent actuellement deux parcs en activité (Robin Rigg, 174 MW et Hywind, 30 MW, flottant) et d’autres projets sont en cours de développement.

  • ROYAUME-UNI – EDF met en vente 49 % de son portefeuille 22 mai 2018

    EDF serait en pourparlers pour vendre 49 % de son portefeuille éolien au Royaume-Uni, selon un article publié le 20 mai par le Financial Times. Ces actifs sont actuellement exploités par sa filiale EDF Energy Renewables. Le montant de l’opération serait de 600 millions de livres (684 M€), toujours selon le quotidien britannique qui précise qu’EDF a mandaté Barclays comme conseiller pour cette vente. Les offres fermes sont attendues vers la fin du mois de mai, ajoute le journal économique qui cite plusieurs acquéreurs potentiels. EDF Energy Renewables, détenu à 50/50 par EDF Énergies nouvelles et EDF Energy, possède 23 parcs éoliens onshore et un parc éolien offshore au large des côtes nord-est de l’Angleterre.

  • OFFSHORE – Un appel à contributions pour le projet de Dunkerque 15 mai 2018

    Le groupement Parkwind-Valeco a annoncé le 11 mai le lancement d’un appel à contributions pour « identifier des solutions concrètes dans leur développement, réalisables, pérennes et pouvant être mises en œuvre dans le cadre de la conception, de l’installation ou de l’exploitation du parc éolien en mer de Dunkerque », Pré-qualifié dans l’appel d’offres pour le développement, la construction et l’installation de ce parc offshore, Parkwind (filiale du groupe belge Colruyt) et le français Valeco entendent, avec cette opération nommée dk4wind et disposant d’un site internet dédié, assurer un meilleur ancrage territorial du projet sur le territoire dunkerquois et sur la région Hauts-de-France et une amélioration de la filière éolienne maritime. Cet appel à contributions couvre un large ensemble de sujets : industrie et services, pêche et activité maritime, tourisme et culture, sports nautiques, R&D et innovation, formation initiale et continue, numérique, ainsi que les liens entre éolien en mer et entreprenariat social ou initiatives innovantes. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 11 juin, pour une remise des prix programmée le 20 juin.

  • ALLEMAGNE – E.ON fait l’acquisition de Vortex 15 mai 2018

    Le groupe allemand E.ON a annoncé le 7 mai dans un communiqué avoir fait l’acquisition, pour un montant non dévoilé, des activités allemandes du développeur et exploitant éolien Vortex. Si les activités de l’entreprise en Pologne et en Belgique ne sont pas concernées par cette opération, les 30 salariés de la division allemande seront transférés à E.ON. Installé à Cassel, Vortex opère dans l’éolien terrestre depuis 2004 et détient un portefeuille de 300 MW de projets. Pour rappel, E.ON s’apprête à céder toutes ses activités dans les énergies renouvelables à RWE selon les termes d’un accord conclu en mars entre les deux énergéticiens allemands.

  • CHILI – Premier contrat pour GE Renewable Energy 15 mai 2018

    GE Renewable Energy a annoncé le 9 mai son premier projet d’énergie éolienne au Chili. GE fournira à Arroyo Energy Compañía six turbines de 3,6 MW, représentant un total de 21,6 MW. Ces machines seront installées sur les sites éoliens d’El Maitén et d’El Nogal dans le sud du pays, lequel dispose actuellement de 1,7 GW de capacité éolienne installée, rappelle la compagnie dans un communiqué. Le groupe détaille également le plan «Energia 2050», dirigé par le gouvernement chilien et qui stipule qu’environ 60 % de la demande électrique du pays devront être satisfaites avec des sources d’énergies renouvelables d’ici 2035 et 70 % d’ici 2050.

  • ENTREPRISE – Opération de recapitalisation pour Vergnet 9 mai 2018

    Le fabricant d’éoliennes Vergnet a dévoilé le 3 mai les modalités de son augmentation de capital, d’un montant de 4,1 M€, réservée au consortium financier Arum Industries, qui deviendra actionnaire principal. À l’issue de cette opération, Arum détiendra 63,80 % du capital et des droits de vote de Vergnet, explique le groupe dans un communiqué. Vergnet va également procéder à une augmentation de capital auprès de JMS Consultancy DWC, société basée aux Emirats arabes unis, pour près d’1 M€. Pour rappel, le tribunal de commerce d’Orléans avait, début mars 2018, validé le plan de continuation de Vergnet présenté par Arum. L’entreprise connue pour ses éoliennes rabatables, et qui emploie 140 salariés à Ormes (Loiret), avait été placée en redressement judiciaire le 30 août dernier à la suite de graves problèmes de trésorerie. En 2017, Arum Industries avec, entre autres partenaires, Krief Group, avait repris les titres de la Banque publique d’investissement qui détenait 42 % du capital de Vergnet.

  • OFFSHORE – EDF rachète un projet de parc de 450 MW en Écosse 9 mai 2018

    EDF a annoncé le 3 mai l’acquisition, auprès de la société Mainstream Renewable Power, d’un projet de parc éolien offshore d’une capacité de 450 MW en Écosse. Le groupe indique dans un communiqué avoir acquis ce projet, baptisé « Neart na Gaoithe » (« Puissance du vent » en gaélique), « au terme d’un processus compétitif ». Si EDF n’a pas précisé le coût d’acquisition, le groupe indique que l’investissement total nécessaire à sa réalisation s’élève à près de 1,8 milliard de livres (2 mds€). Cet investissement sera partagé avec des partenaires « le moment venu ». La mise en service de Neart na Gaoithe, qui dispose de toutes les autorisations administratives nécessaires, est prévue en 2023. Le parc bénéficie d’un contrat pour différence (CFD) d’une durée de 15 ans au tarif de 140 €/MWh attribué en 2015, ainsi que d’accords de raccordement au réseau.

  • OFFSHORE – La Belgique adopte un nouveau mécanisme de soutien pour l’éolien offshore 9 mai 2018

    Motivé « en particulier par la diminution sensible des coûts de construction des parcs éoliens offshore à l’horizon 2020-2023 et au-delà, la nécessité d’éviter toute subsidiation excessive dans l’intérêt du consommateur », comme le précise un communiqué, le Conseil des ministres belge a modifié le 27 avril le régime de soutien pour la production d’électricité produite par des parcs éoliens offshores. Concrètement, les parcs Northwerter 2, Mermaid et Seastar, dont le dernier tour d’investissement se réalisera après le 1er juillet 2018, sont concernés, conformément à l’accord conclu et approuvé par le Conseil des ministres fin octobre 2017. Le nouveau mécanisme de soutien prévoit une période de subvention de 17 ans maximum, soit l’équivalent de 63 000 heures de pleine charge, un coût actualisé de l’énergie (LCOE en initiales anglaises) de 79 euros/MWh et la mise en production des parcs avant le 1er janvier 2021. Il prévoit également l’octroi d’un soutien forfaitaire les cinq premières années d’exploitation, sur la base d’une incitation visant à encourager les parcs à rembourser une partie du trop-perçu pendant la période de soutien.

AVRIL 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • ENTREPRISE – Boralex met la main sur Kallista Energy Investment 24 avril 2018

    Boralex a annoncé le 20 avril avoir signé « une convention d’achat visant l’acquisition du portefeuille éolien de Kallista Energy Investment. » Avec cette opération, la puissance installée totale du groupe canadien augmente de plus de 11 %, à 1 619 MW, au niveau mondial. Dans le détail, Boralex acquiert « 163 MW de projets éoliens en opération d’une durée de vie moyenne pondérée restante de 8 ans sous contrat, d’un site prêt à construire de 10 MW ainsi que d’un portefeuille de projets de l’ordre de 158 MW portant ainsi le potentiel de Boralex en Europe à près de 1 000 MW sans considérer les152 MW de projets identifiés en France », où l’entreprise consolide sa place « de premier producteur indépendant d’énergie éolienne » en augmentant sa puissance installée de 609 MW à 772 MW. Le montant de la transaction est de 129,4 millions d’euros et une prise en charge de dettes d’un montant de 94 M€.

  • FRANCE – 4 nouveaux parcs pour le tchèque CEZ 24 avril 2018

    CEZ a annoncé le 19 avril avoir reçu quatre permis de construire et d’exploiter des parcs éoliens terrestres en France, pour une puissance totale de 42,4 MW. Le groupe public tchèque ne précise pas le lieu d’implantation des parcs, mais indique que la construction du premier parc débuterait fin 2018-début 2019 et celle du deuxième fin 2019. CEZ a fait son entrée sur le marché français de l’éolien terrestre en juin 2017 avec l’acquisition de neuf projets de parcs (100 MW au total), auprès de l’allemand ABO Wind. « Nous nous concentrons désormais sur des projets en phase de développement en Allemagne et en France, où nous pouvons appliquer un haut niveau de notre savoir-faire sur le terrain », explique Tomas Pleskac, directeur de la division Nouvelle puissance et distribution de CEZ, dans un communiqué.

  • OFFSHORE – Eolink met à l’eau un petit prototype d’éolienne flottante 24 avril 2018

    Comme prévu (Cf. Le Journal de l’Éolien n° 24), Eolink a annoncé le 20 avril l’installation d’un prototype à l’échelle 1/10e d’une éolienne flottante sur le site expérimental en mer de l’Ifremer de Sainte-Anne-du-Portzic. De 7 m de long et 6 m de large, la structure est dotée de pales qui culminent à 22 m au-dessus de la mer. Elle a été ancrée et connectée au réseau le 19 avril. Cette étape intervient après que le concept ait été éprouvé au bassin d’essai de l’Ifremer, également à Plouzané. Les tests en conditions réelles dureront plusieurs mois, indique l’entreprise. À taille réelle, l’éolienne devrait avoir une puissance de 12 MW d’électricité, mesurer 66 m de long et 58 m de large, et disposer d’un rotor de 200 m de diamètre. L’une des caractéristiques du concept d’Eolink est la structure du mât. Le mât conventionnel est remplacé par quatre bras « qui permettent d’améliorer la résistance de la structure, réduisant ainsi sa masse et son coût ». L’entreprise table sur la construction de premiers prototypes en taille réelle d’ici 2021, pour une fabrication en série en 2025.

  • EUROPE – Hausse de 9 % des investissements en 2017 17 avril 2018

    51,2 milliards d’euros ont été investis dans l’ensemble de la filière éolienne en Europe en 2017 (+ 9 % par rapport à 2016), selon des chiffres publiés le 17 avril par WindEurope. Entre l’onshore et l’offshore, la situation est plus que contrastée. Si le développement de nouveaux parcs a représenté 22,3 mds€ au global, il ressort à 14,8 mds€ pour l’éolien terrestre, soit une hausse de 60 %, et 7,5 mds€ pour l’offshore, soit une baisse de 59 %. Ce montant total pour le développement de nouveaux parcs ressort en baisse de 19 % par rapport à 2016, mais pour un volume cumulé (record) de 11,5 GW, supérieur aux 10,3 GW de 2016. WindEurope explique cela notamment par la baisse des coûts de l’énergie éolienne. À noter, les projets d’acquisition d’actifs ont doublé entre 2016 et 2017 et le volume des contrats d’achat de l’électricité (PPA) a triplé en trois ans en passant de 500 MW en 2014 à 1 400 MW en 2017, souligne WindEurope. « Pour 2018, les perspectives sont bonnes avec des volumes d’investissement qui devraient augmenter, explique Pierre Tardieu. Le système d’enchères pour l’énergie éolienne s’installe, et les projets qui ont remporté des enchères atteignent maintenant leur décision finale d’investissement. » Le directeur des politiques de l’association déplore cependant « un manque de visibilité » sur les nouveaux projets après 2020.

  • OFFSHORE – Renégociation en cours pour faire baisser les prix 17 avril 2018

    Le gouvernement souhaite renégocier au plus vite les tarifs de rachat de l’électricité des six futurs parcs éoliens offshore (au large du Tréport, de Fécamp, de ­Courseulles-sur-mer, de Saint-Brieuc, de Saint-Nazaire et de Noirmoutier), pour aboutir à un nouveau prix d’ici à l’été. Les discussions se feront projet par projet avec les trois opérateurs concernés : EDF, Engie et un consortium dirigé par l’Espagnol Iberdrola. Gérard Rameix, ancien président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), pilotera les discussions. Si les prix restaient « trop importants » à l’issue des négociations, le gouvernement prévoit de relancer des appels d’offres. « Il ne s’agirait pas d’annuler des projets, mais de permettre leur évolution », a affirmé à l’AFP le ministère de la Transition écologique et solidaire. L’exécutif déposerait alors un amendement afin de pouvoir lancer ces nouveaux appels d’offres.

  • MONDE – La baisse des investissements épargne l’éolien 17 avril 2018

    D’après les chiffres publiés le 11 avril par Bloomberg New Energy Finance (BNEF), les investissements dans les énergies propres ont baissé de 10 % au niveau mondial sur les trois premiers mois de l’année 2018 par rapport au premier trimestre 2017. Ils ont atteint 61,1 milliards de dollars. L’éolien est en revanche le seul secteur à afficher une croissance des investissements : + 10 %, à 18,9 mds$. Pour l’ensemble des énergies propres, la Chine arrive une nouvelle fois en première position avec 26 mds$ au premier trimestre (-  27 % par rapport au premier trimestre 2017). Les États-Unis affichent une meilleure dynamique avec 10,7 mds$ (+ 16 %). Tandis que les investissements atteignent 6 mds$ en Europe (-17 %).

  • INDE – Engie remporte un projet de 200 MW 10 avril 2018

    Engie a annoncé le 6 avril avoir remporté un projet éolien de 200 MW en Inde, au Tamil Nadu. Il s’agit de son deuxième succès dans cet État après un premier projet éolien de 50 MW, remporté le mois dernier. Début 2018, Engie avait également remporté son premier projet éolien en Inde, d’une capacité de 30 MW, dans l’Etat de Gujarat cette fois. L’ensemble de ces nouveaux projets permet au groupe de franchir le cap d’1 GW de capacités de production d’électricité renouvelable, installées ou en construction, dans le pays, précise-t-il dans un communiqué. Le dernier projet en date, celui de 200 MW a été remporté par Engie au prix d’« environ 39 $/MWh », dans le cadre d’un appel d’offres portant sur un total de 2 000 MW, organisé par Solar Energy Corporation of India (SECI). Un contrat d’achat d’électricité a été signé sur 25 ans.

  • BRÉSIL – Un projet de 114 MW pour EDF EN 10 avril 2018

    EDF Energies Nouvelles a annoncé le 9 avril avoir remporté un contrat de fourniture d’électricité de long terme pour un projet éolien de 114 MW au Brésil, dont la mise en service est prévue en 2021. « La future installation bénéficie de nouveaux contrats d’achat d’électricité sur 20 ans signés avec 17 distributeurs d’électricité brésiliens », indique la filiale d’EDF dans un communiqué qui ne précise pas les modalités financières de ces contrats mais affirme que ce projet a été remporté, dans le cadre d’une enchère fédérale brésilienne dans l’État de Bahia (est du pays). Présent au Brésil depuis trois ans, EDF EN possède au Brésil 700 MW de capacités de projets éoliens et solaires, en construction ou en exploitation, précise le groupe dont Bruno Bensasson prendra la tête à partir du 16 avril en remplacement d’Antoine Cahuzac, qui a souhaité faire valoir ses droits à la retraite.

  • OFFSHORE – Lancement des enquêtes publiques pour le parc d’Yeu-Noirmoutier 10 avril 2018

    La préfecture de Vendée a ouvert deux enquêtes publiques, du 4 avril au 23 mai, pour le projet de parc éolien offshore des îles d’Yeu et de Noirmoutier. La première est préalable aux demandes d’autorisation liées au projet de parc lui-même, lequel sera situé à 11,6 km de l’île d’Yeu et à 16,5 km de Noirmoutier. Elle porte donc sur l’implantation de 62 éoliennes de 8 MW (pour une puissance totale de 496 MW), sur une surface de 83 km2, et sur la construction de deux bases d’exploitation et de maintenance dans l’enceinte portuaire de l’Herbaudière à Noirmoutier et celle de Port-Joinville à l’Ile-d’Yeu. La deuxième enquête publique concerne, elle, le projet de raccordement électrique du parc éolien.

  • ENTREPRISE – MHI Vestas dans la course à l’offshore taïwanais 3 avril 2018

    MHI Vestas a annoncé le 28 mars la signature de plusieurs protocoles d’entente (MoU) avec des entreprises taïwanaises : CSMC (tours), Li Tien (fabrication de pales), Swancor (composites/résines) et Formosa Plastics Corporation (matériaux pour la fabrication des pales). Ces contrats font suite au choix de MHI Vestas par Copenhagen Infrastructure Partners (CIP) et China Steel Corporation (CSC). Les deux partenaires comptent utiliser la turbine de 9 MW du fabricant dans trois projets éoliens offshore représentant 1,5 GW au large du comté de Changhua, à Taïwan. MHI Vestas entre ainsi dans la course à l’offshore taïwanais dans laquelle plusieurs entreprises européennes sont déjà présentes : EnBW, Siemens Gamesa Renewable Energy, et Orsted. Il faut dire que le gouvernement a dévoilé un plan de développement des énergies vertes en mai 2017, lequel inclut notamment la mise en service de 3 GW d’éolien offshore d’ici 2025.

  • PAYS-BAS – Une feuille de route 2030 pour l’offshore 3 avril 2018

    Tennet, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité néerlandais, a annoncé le 27 mars la publication d’une feuille de route gouvernementale pour l’éolien offshore d’ici 2030. Elle prévoit l’ajout de 7 GW entre 2024 et 2030 pour atteindre une puissance de 11,5 GW. Les Pays-Bas disposent actuellement de 1 GW de capacité et cinq nouveaux parcs représentant une puissance totale de 3,5 GW doivent être mis en service d’ici 2023, pour atteindre une capacité installée à 4,5 GW. La feuille de route spécifie également que trois zones de concession seront ouvertes pour le développement des nouveaux parcs offshore : au nord des îles Wadden près du projet Gemini (600 MW) et sur deux autres secteurs à l’est et au nord-est de la zone de Hollandse Kust. Des appels d’offres pourraient être lancés.

  • OFFSHORE – Une réunion interministérielle sur la question des prix 3 avril 2018

    Le dossier des tarifs de l’éolien offshore français est examiné ce mardi 3 avril lors d’une réunion interministérielle. Une première réunion de ce type avait été programmée le 23 mars, mais avait été reportée suite à l’attentat dans l’Aude. Désormais géré au plus haut niveau, par le secrétariat général de l’Elysée, le sujet agite la filière et tombe à un moment charnière pour le développement de ces premiers parcs en mer français. EDF s’est en effet déclaré « prêt » à lancer « cet été » la construction de son premier parc, au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), une fois le dernier contentieux juridique purgé. Le projet fait en effet encore l’objet d’un pourvoi devant le Conseil d’État, formé par des associations de protection de l’environnement. Début mars, Olivier de la Laurencie, le directeur du projet de parc offshore de Saint-Nazaire, l’un des trois développés par EDF Energies nouvelles en France, estimait que les premiers travaux pourraient commencer « cet été », avec environ « trois ans de retard ». La mise en service partielle de ce parc de 80 éoliennes d’une capacité totale de 480 MW, située sur le banc de Guérande, à entre 12 et 20 km des côtes, est prévue « à partir de l’été 2021 », toujours selon Olivier de la Laurencie. Un calendrier qui pourrait être mis à mal par la volonté du gouvernement de revenir sur les conditions des premiers appels d’offres.

MARS 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • Royaume-Uni – Mitsubishi investit dans l’offshore 27 mars 2018

    La maison de négoce japonaise Mitsubishi Corporation a annoncé le 26 mars avoir signé un accord pour acquérir 33,4 % du projet de parc éolien offshore Moray East, au Royaume-Uni, aux côtés du français Engie et d’EDPR, filiale de l’électricien portugais EDP. D’une capacité de 950 MW et situé en mer du Nord, à 22 km au large de l’Écosse, le parc doit être mis en service en 2022, détaille le groupe dans un communiqué. Dans le détail, Mitsubishi Corporation rachète, via sa filiale Diamond Generating Europe (DGE), spécialisée dans l’éolien en mer et basée au Royaume-Uni, une partie des 77 % détenus jusqu’ici par EDPR. Le groupe japonais détient déjà des participations dans un projet des parcs offshore aux Pays-Bas (700 MW) et en Belgique (300 MW).

  • Justice – Prison ferme requis dans une affaire d’escroquerie 27 mars 2018

    Cinq ans de prison, dont trois ferme, ont été requis le 21 mars à Orléans à l’encontre de Frédéric Bénédite, l’ancien dirigeant de France Éoliennes, dans une vaste affaire d’escroquerie portant sur la commercialisation d’éoliennes domestiques défectueuses. Le procureur de la République Jean-Dominique Trippier, représentant le ministère public, a notamment demandé à ce que cette peine soit assortie d’une mise à l’épreuve consistant à indemniser les quelques 600 parties civiles. Contre Jean-Marie Ollivier, 46 ans, accusé d’avoir occupé un poste de gérant de paille au sein de la société Wind Electric qui a succédé à France Éoliennes après sa liquidation judiciaire, le procureur a réclamé six mois de prison assortis d’une interdiction définitive de gérer une activité commerciale. Enfin, le procureur a réclamé une peine d’un an de prison et une amende de 50.000 euros contre Cyrille Aumont. À la tête de la société Shops Discount, basée en Dordogne, ce dernier importait de Chine des éoliennes défectueuses ou non conformes, et disposait d’un contrat d’exclusivité avec France Éoliennes. Le tribunal correctionnel d’Orléans a mis son jugement en délibéré au 15 mai.

  • PAYS-BAS – Un projet offshore sans subvention 27 mars 2018

    Vattenfall a annoncé le 19 mars avoir obtenu le permis pour développer et exploiter le projet de parc éolien offshore Hollandse Kust Zuid pour lequel le groupe suédois avait présenté en décembre 2017 une offre sans subvention. Ce projet, d’une capacité comprise entre 700 à 750 MW, divisé en deux parcs, sera implanté à 22,2 km au large de la côte ouest des Pays-Bas. « Ce projet sera le premier sans subvention à être opérationnel au monde », a réagi WindEurope. Car le projet néerlandais doit voir le jour en 2022, soit avant les projets sans subvention retenus en avril 2017 en Allemagne qui seront, eux, opérationnels en 2024-2025, détaille l’association. « Cette annonce montre que des offres sans subvention sont possibles pour certains développeurs sur certains marchés, notamment lorsque les gouvernements assument et gèrent une partie des risques du projet », explique encore Giles Dickson, directeur général de WindEurope. Le gouvernement néerlandais assume notamment le coût de la connexion au réseau.

  • OFFSHORE – Nouveaux recours contre 3 parcs 20 mars 2018

    La cour administrative d’appel de Nantes a examiné le 16 mars de nouveaux recours contre trois projets éoliens en mer (Saint-Brieuc, Courseulles-sur-Mer et Fécamp, tous trois attribués en 2012 par le 1er appel d’offres offshore). Les recours ont été déposés par des associations ainsi que des particuliers dans l’idée de faire annuler les conventions de concession de ces trois parcs. Si le rapporteur public a conclu au rejet des recours contre les parcs de Fécamp et de Courseulles-sur-Mer, soulignant « l’éloignement suffisant des futures éoliennes, à au moins dix kilomètres des côtes ou des plages », il a demandé, en revanche, l’annulation de l’arrêté préfectoral approuvant la concession pour le parc au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), pour un vice qui n’affecte pas la concession elle-même. Si la cour suit cet avis, cela entraînerait seulement un nouveau retard dans la mise en service du parc. Les juges administratifs doivent faire connaître leurs décisions dans une quinzaine de jours.

  • ENTREPRISE – 104 MW en France pour Siemens Gamesa 20 mars 2018

    Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE) a annoncé le 15 mars avoir engrangé, depuis octobre dernier, des commandes portant sur 39 turbines éoliennes terrestres, pour une capacité totale de 104 MW. Ces machines sont destinées à cinq parcs en cours de développement dans l’hexagone : 11 éoliennes de 3,2 MW (35,2 MW au total pour le projet d’Eplessier dans les Hauts-de-France (Innovent), même chose pour le projet Les Monts dans la Région Grand Est (Engie), 8 éoliennes de 2 MW (16 MW au total) pour un projet en Bourgogne, 4 éoliennes de 2 MW (8 MW au total) pour un projet dans l’ouest, et 5 éoliennes de 2 MW (10 MW au total) pour un autre projet dans l’ouest. Outre la fabrication, le transport et l’installation de ces turbines, l’ensemble de ces contrats comprennent des accords de services pour les 15 à 20 prochaines années. La France, où le groupe est au 4e rang des fabricants d’éoliennes, est « l’un de ses marchés les plus solides et les plus prometteurs », explique Siemens Gamesa dans un communiqué.

  • OFFSHORE – Le gouvernement persiste sur la renégociation des prix 20 mars 2018

    Le gouvernement est revenu à la charge sur l’amendement décrié par la filière et ce, malgré son rejet par le Sénat le 14 mars. « Nos objectifs restent les mêmes » a indiqué le 15 mars le secrétaire d’État au ministère de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, à propos de ce texte permettant la renégociation des tarifs d’achat des projets éoliens offshore sélectionnés lors des deux premiers appels d’offres en 2012 et 2014. « Le marché de l’offre et de la demande est en train de faire son œuvre avec des prix qui sont en décroissance. Il est logique que les pouvoirs publics qui ont imaginé des mécanismes d’incitation pour faire ces énergies renouvelables, adaptent petit à petit la sollicitation de l’argent du contribuable à mesure que le marché s’empare de ces projets », a-t-il poursuivi lors d’une visite à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). « Ces filières-là, on va les soutenir, on a commencé à le faire, on ne peut pas détacher cet amendement de toutes les mesures – et que d’ailleurs les anti-éoliens me reprochent tous les jours – que nous avons prises ces dernières semaines » pour encourager les renouvelables, a poursuivi le secrétaire d’État.

  • OFFSHORE – GE installe sa première éolienne sur son parc allemand 13 mars 2018

    GE Renewable Energy a annoncé, le 9 mars dans un communiqué, l’installation de la première éolienne du parc éolien offshore Merkur de 396 MW, situé en Allemagne, à environ 35 km au nord de l’île de Borkum, en mer du Nord. La manœuvre a été réalisée par le navire jack up SeaFox 5, qui intervient depuis le port néerlandais d’Eemshaven, où est installée la base logistique de Merkur. Les pales de cette machine de 6 MW (Haliade-150) sont réalisées par LM Wind Power (filiale de GE) à Castellón, en Espagne, les mâts sont fabriqués en Allemagne et en Chine, les nacelles sont produites par l’usine GE Renewable Energy de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire. Ce parc constitue le premier contrat de GE pour un parc offshore commercial et concrétise sa montée en puissance sur cette activité. La fin de l’installation est prévue pour septembre. « Il s’agit d’un jalon extrêmement important pour nous, explique John Lavelle, en charge de la branche éolien offshore de GE Renewable Energy. Nous sommes ainsi devenus le seul fournisseur d’éoliennes en mer à mener à bien des projets à la fois en Europe, en Asie et en Amérique. »

  • ENTREPRISE – Reprise validée et emplois préservés pour Vergnet 13 mars 2018

    Les 110 emplois du site d’Ormes (Loiret) et les 30 autres répartis sur différentes implantations en France et à l’étranger du groupe Vergnet devraient être préservés. Le tribunal de commerce d’Orléans a en effet validé le plan de continuation, présenté par Arum International, de la société spécialisée dans la fabrication d’éoliennes basculantes, placée en redressement judiciaire le 30 août dernier. Et les nouveaux propriétaires ont obtenu un plan d’étalement du passif, évalué en août dernier à 36 millions d’euros, et se sont engagés à ne pas licencier. Il s’agit du consortium Arum International, présidé par Patrick Werner, avec, entre autres partenaires, Krief Group. Il reprend les titres de la Banque publique d’investissement (Bpi) qui détenait 42 % du capital et qui a accepté de remettre à l’entreprise une partie de ses créances. La société espère pouvoir faire recoter son action d’ici la fin du mois de mai. Pour rappel, les représentants salariés du comité d’entreprise avaient manifesté leur préférence pour une offre concurrente qui, elle, prévoyait des suppressions d’emplois.

  • OFFSHORE – La filière vent debout contre un amendement 13 mars 2018

    Un amendement déposé au Sénat le 9 mars par le gouvernement, dans le cadre de l’examen par le Sénat du projet de loi sur un État au service d’une société de confiance (Esoc), a fait bondir la filière éolienne. Pour le SER, qui a réagi le jour même, ce texte permettrait « de remettre en cause de manière rétroactive et par simple décret des projets d’énergies renouvelables pourtant légalement attribués dans le cadre d’appels d’offres. » Le syndicat y voit « un signal désastreux, sans précédent, pour l’ensemble des filières renouvelables et une remise en cause de ses engagements en la matière. » Même son de cloche du côté de FEE, « c’est un message négatif qui porte atteinte à la compétitivité́ de la filière et mine la confiance dans les appels d’offres dont le gouvernement a eu récemment l’occasion de se féliciter. Il fragilise les emplois et les engagements industriels pris. » Une méthode, insiste Olivier Perot, président de FEE, « en contradiction avec la méthode mise en œuvre par le ministère de la Transition écologique et solidaire dans le cadre du Groupe de travail national éolien, qui avait pour but de donner de la visibilité́ à la filière. » Avec cet amendement, le gouvernement entend engager des négociations pour revoir le niveau de prix retenu dans le cadre d’une procédure d’appel d’offres. Le préalable sera alors d’obtenir l’accord du lauréat. À défaut, « une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques ». Dans le viseur, les lauréats des six projets de parc éolien en mer suite aux appels d’offres lancés en 2011 et 2013. La discussion en séance publique au Sénat débute ce 13 mars.

  • Appel d’offres – Le gouvernement lance un pavé dans la mare 6 mars 2018

    « Les bons résultats » du 1er appel d’offres pour la réalisation de 500 MW d’éolien terrestre « vont conduire le Gouvernement à privilégier cette procédure pour les futurs projets, en redéfinissant le périmètre des projets éligibles aux soutiens sous forme d’appel d’offre et de tarif d’achat. » Cette phrase, issue d’un communiqué de Nicolas Hulot en date du 1er mars, a plongé la filière dans l’inquiétude. FEE et SER sont d’accords : il est plus qu’important « de ne pas opposer les deux dispositifs », appel d’offres pour les projets importants et un mécanisme de prix forfaitaire, dit « guichet ouvert », pour les installations plus petites. Or, « cette annonce, moins d’un an après les dernières modifications règlementaires, porte atteinte à la stabilité du marché et met en péril un grand nombre de projets », explique Olivier Perot, président de France Energie Eolienne. Car cette décision, ajoute le syndicat des énergies renouvelables, « serait de nature à fragiliser la filière et devra faire l’objet d’échanges avec la profession. » Pour cette première mise concurrence, les prix des 22 projets lauréats sont ressortis à un prix moyen pondéré 9 % inférieur aux tarifs d’achat (65,4 €/MWh, contre 72 €/MWh). Lancé en mai 2017, l’appel d’offres est divisé en 6 périodes, sur 3 ans, et conduira à l’attribution d’un total de 3 GW. La seconde période de candidature, dont la clôture aura lieu le 1er juin prochain, portera également sur une puissance de 500 MW.

  • Étude – Nouveau record pour l’éolien européen 6 mars 2018

    En 2017, 14 750 MW de puissance éolienne supplémentaire ont été raccordés au sein de l’Union européenne. Ce chiffre constitue le nouveau record de la filière pour un parc qui, dans son ensemble, incluant éolien terrestre et en mer, s’établit désormais à 169 GW. Ces chiffres sont issus du nouveau baromètre EurObserv’ER éolien, qui présente l’état de développement du secteur pour l’ensemble des pays de l’UE-28. La bonne dynamique européenne s’explique en grande partie par la progression de ses trois principaux marchés (Allemagne, Royaume-Uni et France), et surtout du premier d’entre eux, l’Allemagne, qui a également établi un nouveau record d’installation, avec 6 440 MW en 2017. Ces belles évolutions contrastent cependant avec l’apathie d’un bon nombre d’autres marchés. En effet, le baromètre indique qu’aucune puissance supplémentaire éolienne n’a été installée dans près de la moitié des pays de l’Union (13 sur 28). Concernant le segment de l’éolien en mer, les chiffres sont également bons. En 2017, la puissance éolienne offshore européenne a augmenté de 2 568,7 MW contre 1 650 MW en 2016. L’Europe est aujourd’hui la première zone pour l’éolien en mer puisqu’avec un parc de 15 200 MW, elle concentre plus de 83 % de la puissance totale mondiale.

  • Offshore – GE travaille à une turbine de 12 MW 6 mars 2018

    GE Renewable Energy va investir « plus de 400 millions de dollars sur les trois à cinq ans à venir pour développer et déployer » l’Haliade-X, une éolienne offshore de 12 MW, a annoncé le groupe américain le 1er mars. De 260 mètres de hauteur totale, elle sera composée d’un rotor de 220 m et de pales de 107 m de long. « Ces caractéristiques, qui rendent l’Haliade-X moins sensible aux variations de vitesse du vent, devraient lui conférer un facteur de charge accru de 63 %, soit 5 à 7 points au-dessus des turbines actuellement disponibles sur le marché », détaille GE qui évalue la production d’une unité à 67 GWh par an. Le développement de la turbine va passer par 165 millions d’euros d’investissements, en France, sur les sites de Montoir et Cherbourg. L’ingénierie, le développement et la fabrication d’un prototype de l’Haliade-X, ainsi que la chaîne d’approvisionnement associée, sont également prévus. Le groupe prévoit ainsi d’installer la première nacelle de démonstration au second trimestre 2019 et d’amorcer la livraison de la turbine d’ici 2021. Offshore toujours, EDF est « prêt » à lancer « cet été » la construction du premier parc éolien en mer français, au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), une fois le dernier contentieux juridique purgé, a indiqué le 1er mars Olivier de la Laurencie, le directeur du projet de ce futur parc.

FéVRIER 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • France – Le projet d’usines au Havre relancé 27 février 2018

    Envisagées en 2012 par Areva, les deux usines d’éoliennes offshore du Havre pourraient finalement voir le jour, avec 750 emplois à la clé. Filippo Cimitan, président de Siemens Gamesa France, ne dit en tout cas pas le contraire dans un entretien accordé récemment au journal Paris-Normandie. Son groupe fournira les éoliennes Adwen qui équiperont les champs de Dieppe-Le Tréport, lequel vient de recevoir le feu vert de l’agence française de la biodiversité (AFB), mais aussi de Noirmoutier-Île d’Yeu et de Saint-Brieuc. Ainsi, même si le dirigeant n’affirme rien quant au calendrier, il confie que la procédure de préreservation de l’espace portuaire, mise en suspens ces dernières années, a été reprise avec le grand port maritime (GPM) du Havre. « Courant 2018, nous aurons un nouveau dépôt de permis de construire de nos usines. Il va intégrer les modifications apportées à la marge par des innovations technologiques », ajoute Filippo Cimitan. En cas de confirmation des décisions d’investissements des clients, les travaux pourraient alors démarrer en 2019.

  • Monde – Vestas domine le classement des turbiniers 27 février 2018

    Le danois Vestas reste le premier turbinier onshore mondial avec 7,7 GW d’éoliennes mises en service en 2017 (16 % de parts de marché), selon des données communiquées le 26 février par Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Siemens Gamesa suit, avec 6,8 GW (15 %). Le chinois Goldwind complète le podium, avec 5,4 GW (11 %), suivi par l’américain General Electric, avec 4,9 GW (10 %). Ces quatre fabricants concentrent à eux seuls 53 % des parts de marché mondial. Selon BNEF, la capacité éolienne terrestre mise en service en 2017 a été de 47 GW, en recul de 12 % par rapport à 2016. Mais le cabinet prévoit un rebond à 55 GW en 2018.

  • Turquie – Un accord pour 1 GW d’éoliennes 27 février 2018

    Siemens Gamesa Renewable Energy a annoncé la signature d’un accord pour fournir, en association avec Kalyon Enerji et Turkerler Holding, jusqu’à 1 GW d’éoliennes en Turquie. Le périmètre de Siemens Gamesa inclut la fourniture, l’installation et la mise en service des turbines dans plusieurs parcs éoliens, ainsi qu’un contrat de service de 15 ans, explique le groupe allemand dans un communiqué du 27 février. Siemens Gamesa, qui a installé plus de 700 MW de turbines en Turquie depuis son entrée sur ce marché en 2010, annonce également la construction d’une usine de nacelles en Turquie, ainsi qu’un centre de R&D.

  • France – Une consultation publique jusqu’au 8 mars 20 février 2018

    Un projet de décret reprenant certaines mesures issues du groupe de travail sur l’éolien a été mis en consultation le 16 février. Chacun peut consulter le texte et faire part de ses observations. Ce, jusqu’au 8 mars inclus. Ce décret prévoit notamment une modification du code de justice administrative pour confier en premier ressort le contentieux de l’éolien terrestre au cours administratives d’appel. Il se propose aussi d’« améliorer le dispositif de l’autorisation environnementale » et de « mettre à jour, améliorer et clarifier différentes autres procédures du code de l’environnement. » D’autres mesures devront attendre un arrêté complémentaire ou un projet de loi de finances pour se concrétiser.

  • Nouveau – Tout l’éolien à portée de clic 20 février 2018

    Observ’ER vient de mettre en ligne un centre de ressources dédié à l’éolien offshore et onshore accessible via la page du Journal de l’Éolien. L’objectif de ce site, développé avec le soutien de l’Ademe, est de devenir une mine d’information objective sur la filière. En effet, « le déploiement massif de l’éolien a besoin d’être accompagné par ses propres supports de communication », explique Vincent Jacques le Seigneur, président d’Observ’ER. Or, il est parfois difficile de trouver un outil simple pour se renseigner rapidement. Pire, l’espace Internet dévolu à cette technologie est encombré de sites farouchement anti-éoliens, qui font passer l’émotion avant la réflexion. Le centre de ressources couvre de nombreuses thématiques : énergétique, économique mais aussi sur l’enjeu de l’intégration des éoliennes au réseau électrique, les nouveaux métiers du secteur ou les relations entre éolien et riverains. Le site se veut vivant et évolutif, il sera enrichi rapidement par de nouvelles fiches et régulièrement mis à jour.

  • Offshore – Vers un oui de l’AFB pour le projet de Dieppe-Le Tréport 20 février 2018

    Nous saurons dans quelques heures, ce mardi 20 février, si le parc de 62 éoliennes, en mer au large de Dieppe-Le Tréport est validé ou non par l’agence française de la biodiversité (AFB). Le projet normand, contesté, requiert un avis conforme du Conseil d’administration de l’AFB. Selon la presse locale, cette instance devrait émettre, « sauf retournement de dernière minute », un avis favorable, avec certaines réserves. Le report du vote définitif de l’AFB a servi à mener de nouvelles discussions entre l’État et les différentes parties prenantes, parmi lesquelles les ONG, qui considèrent désormais que des éléments environnementaux satisfaisants ont été versés au dossier.

  • Europe – Une année record et des incertitudes 13 février 2018

    Dans son bilan annuel de la filière, publié le 13 février, WindEurope fait état d’une année record en 2017. Avec 15,7 GW, le nombre d’installations a atteint des sommets et ressort en augmentation de 20 % par rapport à 2016. Cela permet à la capacité du parc éolien européen d’augmenter de 9,7 % en un an, à 169 GW. Avec une production de 336 TWh, l’éolien a ainsi pu couvrir 11,6 % de la consommation d’électricité européenne en 2017, contre 10,4 % en 2016 (300 TWh). Mais, tempère Giles Dickson, directeur général de l’association, dans un communiqué, « beaucoup de nouveaux projets ont été hâtés pour bénéficier des tarifs de rachat et d’autres anciens régimes de soutien pendant qu’ils s’appliquaient encore », particulièrement en Allemagne, mais aussi au Royaume-Uni et en France. Et de poursuivre, « malgré ces bons chiffres, les projections à moyen et long terme sont incertaines. La transition vers les ventes aux enchères a été moins structurée que nous l’espérions. Et nous manquons cruellement de clarté de la part de nombreux gouvernements sur leurs ambitions pour les énergies renouvelables après 2020. »

  • Offshore – Année « spectaculaire » en Europe 13 février 2018

    Avec une augmentation de 25 % des capacités installées entre 2016 et 2017, l’éolien offshore a connu une année « spectaculaire », a explique l’association WindEurope dans ses statistiques dévoilées le 7 février. Le marché européen est « fortement concentré », souligne l’association. Ainsi, 98 % de ces capacités se partageant entre cinq pays seulement : le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Belgique. Au total, plus de 4 000 éoliennes offshore sont répartis dans onze pays du continent, ce qui représente une capacité installée de 15,8 GW. 11 parcs offshore sont actuellement en construction, pour une puissance supplémentaire de 2,9 GW, ajoute WindEurope, qui estime que la barre des 25 GW devrait être atteinte dès 2020.

  • France – Lecornu fait le point 13 février 2018

    Sébastien Lecornu, a fait le point sur les dispositifs intéressant la filière éolienne le 8 février, en clôture du colloque du SER. Le  secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé la confirmation, en mars, du « lancement de l’appel d’offres éolien offshore de Dunkerque », pour lequel « le cahier des charges est en cours de finalisation. » Il a expliqué que le gouvernement souhaitait « poursuivre les appels d’offres pour l’éolien en mer, flottant comme posé. Nous avons demandé au préfet coordinateur de façades et au préfet maritime d’identifier des zones propices dans les futurs documents stratégiques de façades, qui font d’ailleurs eux aussi l’objet d’une consultation du débat public. » S’agissant de l’éolien terrestre, « la CRE nous a rendu son analyse de la première tranche de l’appel d’offres, les résultats seront annoncés la semaine prochaine. Avec des prix intéressants, la filière va démontrer son regain de compétitivité », s’est-il félicité.  

  • France – Nomination imminente d’un médiateur national de l’éolien 6 février 2018

    Sébastien Lecornu a annoncé la nommination d’un médiateur national de l’éolien « dans les tous prochains jours ». Le secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire a fait cette déclaration lors des questions au gouvernement le 31 janvier, alors qu’il était interpellé par le député LR Dino Cinieri, lequel sollicitait un moratoire sur les installations éoliennes notamment en zones classées. « La situation n’est satisfaisante pour personne, ni pour les porteurs de projets, ni pour les élus locaux, ni pour les riverains », a estimé Sébastien Lecornu. Le secrétaire d’État a souligné que des mesures de protection étaient conservées, comme l’avis conforme des architectes des bâtiments de France, « ainsi que les règles applicables aux sites classés ». Le futur médiateur viendra « concilier dans les territoires les différentes positions des élus locaux, des porteurs de projets et des préfets », a-t-il précisé.

  • Danemark – Vestas rachète Utopus Insights 6 février 2018

    Vestas a pris le contrôle d’Utopus Insights, une entreprise spécialisée dans l’analyse énergétique et la gestion des données depuis 15 ans, a fait savoir le fabricant danois d’éoliennes le 2 février. Le montant de la transaction est d’« environ 80 millions d’euros », précise Vestas dans un communiqué, lequel précise que cette acquisition « améliore de manière significative les capacités existantes de Vestas sur le marché en matière d’analyse avancée et de solutions logicielles d’énergie intégrées. » Et Anders Runevad, patron du groupe danois, de préciser : « nous serons désormais en mesure de fournir à nos clients une meilleure prévision, une optimisation de la production et une coordination entre les actifs, et de soutenir l’adoption accrue d’énergies renouvelables par l’écosystème à plus grande échelle. » Utopus Insights « propose actuellement 5 logiciels aux industriels des énergies renouvelables et continue de développer de nouveaux produits en s’appuyant sur plus de 30 brevets déposés dans l’innovation énergétique. »

  • États-Unis – Seulement 7 GW de nouvelles installations en 2017 6 février 2018

    Les États-Unis comptaient fin 2017 89 077 MW éoliens en service dans 41 États, selon les derniers chiffres publiés par l’Association américaine de l’énergie éolienne (AWEA). Le Texas garde sa première place avec 22 637 MW, suivi par l’Oklahoma (7 495 MW) et l’Iowa (7 308 MW). Au cours du seul 4e trimestre, 29 parcs ont été mis en service, dans 16 États, pour une grande part au Texas (1 179 MW), en Oklahoma (851 MW) et en Iowa (334 MW). L’industrie éolienne a ainsi mis en service 4 125 MW au cours des trois derniers mois de l’année 2017 portant ainsi à 7 017 MW la capacité installée pendant l’ensemble de l’année et plus de 11 milliards de dollars d’investissements privés. 2017 a donc connu un niveau d’installation inférieur aux deux années précédentes. En effet, 8 598 MW avaient été mis en service en 2015 et 8 203 MW en 2016.

JANVIER 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • France – Feu vert de l’Assemblée pour le « permis enveloppe » 30 janvier 2018

    Les députés ont donné le 25 janvier leur feu vert pour que le gouvernement prenne des ordonnances pour simplifier la procédure d’implantation des éoliennes offshore et adopter le « permis enveloppe ». Les projets d’énergie renouvelable en mer sont soumis à autorisation environnementale et l’exploitant doit avoir une autorisation d’occupation du domaine public maritime. L’objectif « est de sécuriser et d’accélérer le développement des projets en menant le débat public en amont de la procédure d’appel d’offres, ainsi que les études techniques et environnementales, sous la maitrise d’ouvrage de l’État ». Ainsi, au moment où l’appel d’offres sera attribué, toutes les autorisations, environnementales et d’occupation du domaine maritime, seront délivrées au lauréat, alors qu’aujourd’hui un candidat qui se voit attribuer un parc n’a pas la garantie d’obtenir toutes ces autorisations. Le lauréat sera titulaire d’un « permis enveloppe » qui lui permettra de modifier et d’adapter son projet dans des limites définies. Le gouvernement espère ainsi réduire la procédure pour créer un parc offshore à « moins de sept ans », contre 10 ans actuellement.

  • Offshore – L’avis de l’AFB sur le projet du Tréport repoussé 30 janvier 2018

    Attendu cette semaine, l’avis de l’Agence française de biodiversité (AFB) sur le projet de parc éolien en mer du Tréport (500 MW), en Seine-Maritime, a été reporté. Le projet, contesté en Normandie requiert un avis conforme du Conseil d’administration de l’AFB. « À un moment, il y avait une date arrêtée pour un conseil d’administration (de l’AFB) le 1er février. On a décalé un peu parce que le dossier et l’instruction du dossier technique (c’est des kilos de papier) n’est pas terminé », a expliqué le directeur général de l’AFB, Christophe Aubel, lors d’une conférence de presse le 29 janvier, évoquant désormais une réunion « courant février, plutôt la seconde quinzaine ». En octobre, le conseil de gestion du Parc naturel marin avait rendu un avis défavorable sur le projet, mais en décembre, Engie, qui a remporté en consortium l’appel d’offres pour la construction du parc, avait proposé plusieurs modifications pour rassurer les pêcheurs et réduire l’impact du projet sur l’environnement. La directrice générale d’Engie, Isabelle Kocher, a récemment estimé qu’un avis défavorable serait « un signal très négatif » pour la filière éolienne en mer française. À l’instar de la Région Normandie.

  • États-Unis – L’hydroélectricité dépassée par l’éolien dès 2018 ? 30 janvier 2018

    Dans son Short-Term Energy Outlook publié le le 24 janvier, l’Agence américaine d’information sur l’énergie (U.S. Energy Information Administration, EIA) prévoit que l’hydroélectricité sera surpassée par l’éolien dès 2018. L’EIA prévoit en effet la mise en service de capacités éoliennes de 8,3 GW en 2018 et 8 GW en 2019, dans la tendance des années précédentes. Cela devrait permettre à l’éolien d’assurer 6,4 % de la production d’électricité issue d’installations de grande taille en 2018 et 6,9 % en 2019, contre 6,3 % en 2017. Côté hydroélectricité en revanche, elle passerait toujours selon l’EIA, de 7,4 % du mix électrique en 2017 à 6,5 % en 2018, puis 6,6 % en 2019. Et même si la production de ces deux sources d’électricité dépendra largement des conditions météorologiques, les prévisions pour l’éolien « dépendent plus de la capacité et du calendrier des mises en service des nouvelles turbines », précise l’EIA. 

  • France – Le groupe de travail a rendu ses 10 propositions 23 janvier 2018

    Près de trois mois après son lancement, le groupe de travail sur l’éolien terrestre a dévoilé le 17 janvier ses dix propositions : la suppression d’un niveau de juridiction pour accélérer la résolution des contentieux relatif aux parcs éoliens terrestres et à leurs ouvrages connexes – simplifier le traitement des contentieux en figeant automatiquement les moyens au bout de 2 mois – clarifier les règles pour les projets de renouvellement des parcs en fin de vie, via une instruction ministérielle – renforcer la motivation des avis conformes et réévaluer des zones propices au développement de l’éolien – supprimer l’approbation d’ouvrage électrique pour les ouvrages électriques inter-éoliens et les raccordements des parcs éoliens à terre et en mer – passer la moitié des mâts d’un parc d’un balisage clignotant à un éclairage fixe – mieux intégrer l’éolien dans les paysages – Ffaire évoluer la répartition de l’IFER éolien pour « intéresser » les communes aux projets éoliens – travailler à un « guide des bonnes pratiques » entre développeur éolien et collectivité. Inciter le financement participatif des projets éoliens. « La filière se félicite de la convergence des prises de conscience et des décisions : elles sont indispensables pour libérer l’éolien français et pérenniser son développement de façon concertée, harmonieuse, et pragmatique », n’a pas manqué de réagir Olivier Perot, président de France Energie Eolienne. 

  • PPE 2018 – L’objectif éolien devrait être atteint 23 janvier 2018

    La France a raccordé 1 692,05 MW éoliens en 2017, un nouveau record, a annoncé le 18 janvier France énergie éolienne (FEE). Et une augmentation de 7,8 % par rapport à l’année précédente, elle-même exceptionnelle avec 1 560,5 MW. 127 nouveaux parcs ou extensions et 714 turbines ont ainsi été installés pour une puissance moyenne de 13,3 MW. Au total, au 31 décembre 2017, la France comptait une capacité éolienne de 13 760,35 MW. « La puissance raccordée en 2017 représente plus de 12 % du parc éolien total installé et raccordé sur le territoire français », précise FEE dans un communiqué. « Avec près de 1 700 MW raccordés en 2017, FEE est très confiante sur l’atteinte des 15 000 MW à fin 2018 (objectifs PPE) », se félicite son président, Olivier Perot. « Il est clair que, compte-tenu des volumes de projets actuellement en cours de développement, la filière dispose d’assez d’éléments pour viser la fourchette haute des objectifs PPE 2023 avec plus de 26 000 MW d’éolien terrestre et 3 200 MW d’éolien offshore », ajoute-t-il. 

  • Inde – Une commande de 326 MW pour Siemens Gamesa 23 janvier 2018

    Siemens Gamesa a décroché plusieurs contrats dans la fourniture d’éoliennes en Inde. Le groupe a annoncé un volume de 326 MW de machines réparties sur 26 sites différents (compris entre 2 et 60 MW) à travers le pays. Dans le détail, il s’agira d’installer 135 unités de son modèle G114-2.0 et 28 G97-2.0 à partir de mars 2018. Le gouvernement indien a récemment annoncé un appel d’offres d’un volume compris entre 4 et 6 GW de nouvelles capacités éoliennes dans les 4 à 6 prochains mois, de quoi ouvrir de nouvelles perspectives à Siemens Gamesa, explique l’entreprise dans un communiqué

  • Entreprise – Le spécialiste de la maintenance Net-Wind affiche ses ambitions 16 janvier 2018

    Net-Wind a annoncé avoir procédé à une levée de fonds de 840 000 euros, portant ainsi ses fonds propres à 1,6 million d’euros au 31 décembre 2017, soit un doublement par rapport à fin 2016. « Pour réaliser cette opération, Net-Wind a bénéficié de la confiance renouvelée de ses actionnaires historiques et de ses cadres, rejoints par des investisseurs chefs d’entreprises », précise la société qui livre quatre axes de développement : la maintenance, le montage de parcs éoliens, la participation à un groupement d’entreprises et son pilotage pour le démantèlement et le recyclage des éoliennes en fin de vie et l’activité de repowering, la croissance de sa filiale de pièces détachées Mywindparts (cf. JDE n° 27). Une nouvelle direction générale a par ailleurs été mise en place avec Pascal Fuseau, précise Net-Wind, qui a pour objectif est « d’être la référence française en matière de sécurité au travail, alliant performance et respect de la législation grâce à ses ingénieurs et techniciens recrutés et formés en France. » La société vise un chiffre d’affaires de 10 M€ à l’horizon 2020, avec un prévisionnel de 6 M€ en 2018.

  • Danemark – 43,4 % de la consommation électrique couverte par l’éolien en 2017 16 janvier 2018

    Le Danemark « est en bonne voie de dépasser ses objectifs énergétiques » qui visent 50 % de renouvelables en 2030 (contre un tiers actuellement) et zéro énergie fossile en 2050, selon le ministère. La production éolienne a ainsi franchi un nouveau palier en 2017 en assurant 43,4 % de la consommation électrique du pays scandinave, contre 19,3 % en 2008, a annoncé le 11 janvier le ministère danois de l’Énergie. « Nous sommes parvenus à produire de grandes quantités d’énergie éolienne et d’autres sources d’énergie durables tout en conservant un haut degré de sécurité d’approvisionnement », s’est félicité le ministre, Lars Chr. Lilleholt, dans un communiqué. Le pays, qui importe le complément d’électricité nécessaire, entend désormais investir dans le stockage pour renforcer son indépendance et la sécurité de son approvisionnement. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait salué la conversion rapide du Danemark aux renouvelables dans un rapport en novembre, estimant qu’il était devenu en deux décennies un « leader mondial de la décarbonisation ». Côté éolien, le Danemark compte sur le développement et la mise en service de nouveaux champs en mer Baltique et en mer du Nord pour augmenter encore sa capacité.

  • Offshore – Projet du Tréport : Engie redoute l’avis prochain de l’AFB 16 janvier 2018

    Après la Région Normandie, en novembre 2017, c’est au tour d’Engie de tirer le signal d’alarme concernant l’avis défavorable que pourrait rendre l’Agence française de biodiversité (AFB) sur le projet de parc éolien en mer du Tréport, en Seine-Maritime. Ce serait « un signal très négatif » pour la filière éolienne en mer française, a jugé le 15 janvier, en marge de ses vœux à la presse, Isabelle Kocher, directrice générale d’Engie et dont le groupe développe ce projet qui prévoit l’installation de 62 turbines de 8 MW, pour un total de 500 MW. Le projet est contesté en Normandie, notamment par les pêcheurs locaux qui critiquent la zone choisie. L’AFB doit se prononcer dans deux semaines sur ce projet et un avis défavorable le remettrait en cause. « Il faudra regarder dans quelle mesure les (projets) suivants sont porteurs des mêmes risques mais […] pour toute la filière, ce serait un signal très négatif », a affirmé Isabelle Kocher. Auditionné mi-décembre par l’agence, Engie a proposé plusieurs modifications pour rassurer les pêcheurs et réduire l’impact du projet sur l’environnement. « Les premiers (projets) d’une série sont toujours regardés avec plus d’inquiétude, c’est normal », a estimé Isabelle Kocher. « Nous avons changé des paramètres importants du projet », a-t-elle ajouté et si le coût de ces modifications « n’est pas nul », il est « supportable » car Engie a « pu le prendre en compte en gagnant sur l’efficacité de (ses) processus par ailleurs », a-t-elle expliqué. Outre ce parc, Engie est en train de développer un autre parc éolien en mer près de l’île de Noirmoutier. L’espagnol Iberdrola en développe un et EDF deux.

  • Étude – La France sur les bons rails pour 15 GW à fin 2018 9 janvier 2018

    « Avec près de 13 GW de puissance installée, 21 TWh d’électricité produite et 16 000 emplois, l’éolien confirme son dynamisme retrouvé et affirme son rôle de relais de croissance dans les territoires », indique le volet éolien du baromètre des énergies renouvelables électriques 2017 d’Observ’ER . Et « la projection de la dynamique actuelle devrait permettre de conclure 2017 sur un volume total de 1,6 GW et un parc total proche des 13,5 GW », précise l’étude réalisée par l’éditeur du Journal de l’Éolien. « Cependant, la filière doit continuer de monter en puissance et doit, pour cela, se débarrasser des obstacles qui ralentissent encore sa croissance », tempère-t-elle. C’est dans cette optique que le groupe de travail national s’est penché sur cinq thématiques : la simplification des procédures, la protection des paysages, l’éolien en mer, la fiscalité et le repowering. Car si « la France est parvenue à rattraper le retard pris entre 2011 et 2013 pour désormais pleinement s’inscrire dans la lignée de ses objectifs à fin 2018 » (15 GW d’éolien terrestre), pour atteindre 26 GW en 2023, soit la fourchette haute fixée dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie, « la cadence devra encore s’accélérer et passer les 2 GW installés par an, et ce dès 2018 », préviennent les auteurs du document.

  • France – Les conclusions du groupe de travail attendues le 18 janvier 9 janvier 2018

    Le groupe de travail présidé par Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, présentera ses conclusions 18 janvier 2018, a annoncé le ministère dans un communiqué du 8 janvier. Dans le cadre du projet de loi pour une société de confiance, Nicolas Hulot a par ailleurs proposé trois simplifications majeures sur l’éolien en mer, est-il ajouté. La création de la notion de « permis enveloppe » tout d’abord, « permettant la délivrance au lauréat d’un appel d’offres éolien en mer d’autorisations pouvant ensuite évoluer afin de pouvoir intégrer a posteriori, et dans des limites définies, des modifications du projet d’installation et de son raccordement ». Puis, un débat public plus en amont « pour garantir une concertation plus efficace ». Enfin, un cadre nouveau pour le raccordement « afin d’anticiper sa réalisation et de limiter le risque de retard de sa mise à disposition, qui constitue aujourd’hui un risque majeur pour le financement des projets de parcs éoliens en mer ».

  • Royaume-Uni – Les bons chiffres de l’éolien 9 janvier 2018

    L’éolien a contribué pour 15 % au mix électrique britannique en 2017, contre 10 % en 2016, selon un article du site The Conversation. De bons chiffres dûs pour partie à l’installation de nouveaux parcs, notamment offshore, mais aussi à une année plus venteuse. De plus, à 57,50 £ le MWh, l’électricité éolienne britannique voit ses coûts en baisse, la rendant nettement plus compétitive que le nucléaire (92,50 £/MWh), souligne le site. Alors qu’il y a encore six ans, plus de 40 % de l’électricité britannique provenait du charbon, la Grande-Bretagne génère aujourd’hui deux fois plus d’électricité à partir du vent (15 %) que du charbon (7 %), avancent les auteurs de l’article.

DéCEMBRE 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • France – Lancement du 1er appel d’offres ”technologiquement neutre” 12 décembre 2017

    Nicolas Hulot a officiellement annoncé le lancement d’un appel d’offres expérimental mettant en concurrence les filières photovoltaïque et éolien terrestre, « conformément à l’engagement de la France auprès de la Commission européenne », précise le ministre de la Transition Écologique et solidaire dans un communiqué du 11 décembre. ”Technologiquement neutre”, cet appel d’offres expérimental vise à évaluer la compétitivité relative des filières photovoltaïque au sol et éolien terrestre et « porte sur un volume total de 200 MW pour une capacité par projet devant être comprise entre 5 et 18 MW ». Les projets seront sélectionnés sur critères économiques uniquement et le soutien sera octroyé sous forme de complément de rémunération. À noter, les projets financés selon des modes « participatifs » pourront bénéficier d’une majoration tarifaire. Le dépôt des offres est attendu pour le 3 septembre 2018. « Une évaluation de cet appel d’offres permettra d’en identifier les bénéfices et les inconvénients », est-il précisé.

  • Entreprise – Premier contrat de repowering pour Nordex en Espagne 12 décembre 2017

    Avec le remplacement des turbines d’un des plus anciens parcs d’Acciona Energia, Nordex s’est félicité d’avoir remporté son premier contrat de repowering en Espagne. Il s’agit du parc d’El Cabrito (30 MW), situé en Andalousie, précise le fabricant allemand d’éoliennes dans un communiqué du 4 décembre. Acciona Energia va remplacer au cours du deuxième semestre 2018 les 90 turbines existantes, d’une puissance unitaire de 330 kW, par 12 nouvelles machines : 8 N100/3000 et 4 AW70/1500. Le parc disposera donc de la même capacité installée à l’issue de l’opération. Pour rappel, la fusion entre Nordex et Acciona est effective depuis avril 2016.

  • France – BKW inaugure trois parcs 12 décembre 2017

    BKW a inauguré trois parcs éoliens en France, pour un investissement total de 44 millions d’euros, a annoncé le groupe énergétique suisse dans un communiqué du 11 décembre. Il s’agit du parc de Saint-Julien-du-Terroux en Mayenne, composé de cinq turbines d’une puissance installée de 10,25 MW, la centrale de Cruscades-Villedaigne-Ornaisons dans l’Aude avec huit éoliennes d’une puissance installée de 18,4 MW et le parc de Saint-Germier, situé dans les Deux-Sèvres et dotée d’une puissance de 10 MW pour cinq turbines. Ces sites viennent s’ajouter aux deux centrales existantes, portant le total des installations éoliennes de BKW dans l’Hexagone à 28 éoliennes, pour une puissance totale de 62 MW.

  • JOYEUSES FÊTES – L’Actu Éolien revient le 9 janvier 12 décembre 2017

    En raison des fêtes de fin d’année, L’Actu Éolien fait une petite pause et reviendra mardi 9 janvier. Toute l’équipe du Journal de l’Éolien et d’Observ’ER souhaite de très joyeuses fêtes aux lecteurs de L’Actu et leur donne rendez-vous en 2018 pour une année encore plus renouvelable.

  • Entreprise – Crainte des salariés de Vergnet après sa cession 5 décembre 2017

    Le fabricant français d’éoliennes Vergnet SA, en redressement judiciaire depuis août dernier, va être cédé à un consortium de financiers, piloté par la société Arum International et composé notamment de Krief Group, qui a apporté un chèque de 1,5 million d’euros pour financer la suite de la période d’observation. Bpifrance, qui détient 42 % du capital de Vergnet, va céder ses titres, ainsi que ses créances sur le groupe, ce qui permettra au consortium, après diverses opérations financières, de devenir majoritaire. Une fois propriétaire, ce dernier présentera un plan de continuation pour apurer le passif de l’entreprise, qui s’élève à 36 M€. Basée à Ormes, près d’Orléans, Vergnet est particulièrement connue pour ses éoliennes rabattables. Si dans le plan de redressement, le consortium Arum assure qu’il conservera les effectifs en l’état, les 140 salariés craignent que « Krief Group obtienne une recotation du titre, puis lance un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui ferait mécaniquement remonter le cours de l’action », a expliqué à Reuters Jean-Marc Sassolas, le secrétaire du comité d’entreprise (CE), évoquant un « dépeçage ». Global EcoPower (GEP), candidat malheureux a la reprise de la société estime, dans un communiqué du 30 novembre, que « le traitement de l’intégralité du passif de Vergnet SA […] semble impossible à réaliser du fait de l‘importance du passif et surtout des risques hors bilan qui existent nécessairement sur les différents chantiers de l’entreprise actuellement en cours au Tchad, Nigéria, en Éthiopie, etc. » La reprise de la totalité du personnel semble, de même, « totalement irraisonnable », poursuit GEP, qui ne proposait la reprise que d’une partie des employés (78 personnes en tout, dont 48 sur Vergnet SA) et dont l’offre « était unanimement soutenue par le personnel de Vergnet. »

  • France – Raccordements en hausse au troisième trimestre 5 décembre 2017

    Sur les neuf premiers mois de l’année, 103 nouvelles installations ont été mises en service, pour une capacité totale de 1 019 MW, soit une hausse de 23 % par rapport à la même période de l’année précédente, peut-on lire dans le Tableau de bord éolien du troisième trimestre 2017, publié par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES). Ces raccordements portent à 12 908 MW la puissance raccordée du parc éolien français au 30 septembre 2017. La production éolienne atteint ainsi 15,5 TWh durant les trois premiers trimestres de l’année (dont 4,5 TWh pour le seul troisième trimestre), augmentant de 3,7 % par rapport à la même période en 2016. Les éoliennes ont fourni 4,5 % de la consommation électrique nationale sur le troisième trimestre 2017. La puissance des projets en file d’attente continue, elle aussi, de progresser. Elle augmente de 8 % au cours du seul troisième trimestre 2017. « Le rythme des raccordements s’accélère, avec un niveau de puissance installée record de 500 MW au cours du seul troisième trimestre », note le SDES, qui ajoute que « le rythme de développement du parc éolien terrestre est conforme à la trajectoire prévue dans le plan national d’action en faveur des énergies renouvelables (PNA EnR). »

  • États-Unis – Nouveau contrat éolien d’EDF RE avec Google 5 décembre 2017

    EDF Renewable Energy va fournir à Google 200 MW d’énergie éolienne aux États-Unis. L’électricité sera générée par le projet éolien de Glacier Edge, situé dans l’État de l’Iowa et dont la mise en service est attendue pour 2019. « Les capacités ainsi fournies permettront à Google d’atteindre son objectif, à savoir l’achat d’un volume suffisant d’énergie renouvelable pour compenser sa consommation d’énergie au titre de ses activités mondiales », explique la filiale nord-américaine d’EDF Energies Nouvelles dans un communiqué. Google a récemment annoncé qu’il bouclera l’année 2017 en ne consommant que des énergies renouvelables, à la fois pour ses data centers et ses bureaux.

NOVEMBRE 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • Thaïlande – Commande record pour Siemens Gamesa 28 novembre 2017

    Siemens Gamesa a annoncé  dans un communiqué du 27 novembre avoir engrangé la plus grosse commande de son histoire en Thaïlande. Elle porte sur plus de 100 turbines représentant une capacité totale de 260 MW. Ces 103 éoliennes exactement sont destinées au projet de Hanuman, au nord-est du pays. D’une hauteur de 215 mètres en bout de pale, elles seront les plus hautes d’Asie et devraient être livrées en mai 2018. Pour rappel, Siemens Gamesa est issue de la fusion entre les activités éoliennes de Siemens et l’Espagnol Gamesa, mais son capital est majoritairement détenu par le conglomérat industriel allemand. Le groupe a récemment annoncé qu’il allait supprimer « au maximum » 6 000 emplois « dans les prochains mois » dans 24 pays, sans toutefois indiquer lesquels étaient concernés.

  • France – Une 27e base de maintenance pour Enercon 28 novembre 2017

    Enercon a inauguré sa 27e base de maintenance éolienne à Soubès, près de Lodève, dans l’Hérault, a annoncé le 23 novembre le fabricant d’éoliennes dans un communiqué. L’antenne de Soubès couvre 9 parcs éoliens, soit 50 éoliennes pour une puissance totale de 100 MW, selon le groupe allemand qui précise que 6 postes de techniciens ont été créés à son ouverture et 4 postes sont encore à pourvoir : « Au total, ce sont ainsi 10 nouveaux emplois créés à Soubès (34) », qui servira d’entrepôt de stockage de pièces éoliennes et de base de rayonnement pour les techniciens. Cinq bases de maintenance éolienne du groupe, pour un total de 60 emplois, sont désormais opérationnelles en Occitanie. Un centre de coordination est également présent à Narbonne.

  • Entreprise – Six nouveaux parcs pour wpd 28 novembre 2017

    Wpd SAS a annoncé dans un communiqué publié le 24 novembre avoir mis en service six nouveaux parcs éoliens en France en 2017. La mise en service des parcs éoliens de Boule Bleue (14,1 MW), Carreau Manceau (30 MW), Mont du Saule (7 MW), Clussais-la-Pommeraie (11 MW), Tiper (6,6 MW) et Tigné (8 MW) font « passer la puissance totale du parc installé par wpd en France à 347 MW, représentant un investissement total supérieur à 500 millions d’euros », souligne le groupe allemand, présent dans l’éolien en France depuis 2002. Wpd a choisi soit des éoliennes Enercon soit des éoliennes Vestas pour la réalisation de ces six projets.

  • Réglementation – Simplifier sans chambouler 21 novembre 2017

    « Beaucoup de mesures de simplification ont déjà été mises en œuvre depuis 2013, il ne faut pas s’arrêter là et l’administration est ouverte à discuter de ces sujets. Mais il faut trouver un équilibre entre amélioration et stabilité », a expliqué Virginie Schwarz, directrice de l’énergie au ministère de la Transition écologique, en ouverture des Assises de l’éolien terrestre, organisées le 16 novembre par le SER. « Le changement permanent des règles n’est sans doute pas l’idéal. Il faut de vraies améliorations, pas des perturbations », a-t-elle ajouté. C’est en partie ce à quoi doit s’atteler le groupe de travail national mis en place par Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicoals Hulot, et dont la première réunion s’est tenu le 20 octobre. Selon Philippe Bodenez, de la Direction générale de la prévention des risques (DGPR), une procédure simple pour le repowering doit notamment être proposée. L’ingénieur a rappelé qu’il y avait aujourd’hui environ 10 GW de puissance éolienne faisant l’objet de recours. « L’enjeu est donc de limiter la durée du contentieux. » L’ensemble des propositions du groupe de travail seront connues le 14 janvier. L’insertion des projets éoliens dans les territoires a également été au cœur des débats et témoignages lors de cette manifestation, les élus souhaitant être au cœur de la concertation. « Il faut sortir du zonage. Chaque territoire doit définir sa stratégie énergétique », a ainsi expliqué le député Alain Perea.

  • Offshore – La Région Normandie interpelle le gouvernement 21 novembre 2017

    La Région Normandie appelle le gouvernement à considérer « avec la plus grande attention » le prochain avis que l’Agence française de la biodiversité (AFB) doit rendre le 27 novembre sur le projet du parc offshore de Dieppe-Le Tréport. « Un éventuel avis négatif conduirait l’autorité administrative compétente à ne pas autoriser le projet de Dieppe-Le Tréport, prévient-elle dans un communiqué du 20 novembre. Il mettrait indéniablement en difficulté le projet de Yeu-Noirmoutier, porté aussi par le consortium lauréat de l’appel d’offres national. » L’AFB doit en effet se prononcer sur les effets du projet de Dieppe-Le Tréport sur le milieu naturel marin. Or le 20 octobre, le conseil de gestion du parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale a rejeté le projet d’avis favorable avec réserves qui lui avait été présenté. Et, en cas d’avis négatif, « les projets d’implantation d’usines au Havre et la création de 750 emplois directs ne se réaliseraient vraisemblablement pas », affirme la Région qui entend donc que les trois projets prévus au large de ses côtes à Dieppe-LeTréport, à Fécamp et à Courseulles-sur-Mer soient réalisés. Elle demande ainsi au gouvernement qu’« un avis favorable soit élaboré, réaffirmant la nécessaire conciliation des usages et la compatibilité entre la protection du milieu marin et l’implantation d’énergies vertes et renouvelables, dont devra tenir compte le consortium en prenant en considération l’ensemble des préconisations émises par le parc naturel marin ».

  • France – Un parc victime de la Grande Guerre 21 novembre 2017

    « Sensible à l’émotion suscitée en Australie », Engie a annoncé, le 21 novembre qu’il rennonçait à un projet de parc éolien sur un champ de bataille de la Première Guerre mondiale, où environ 10 000 soldats australiens avaient été tués ou blessés. « Respectueux de la mémoire des soldats australiens qui ont fait le sacrifice de leur vie sur le sol français pendant la Première Guerre mondiale, Engie a pris la décision d’annuler le projet », écrit le groupe dans un communiqué en anglais reçu par l’AFP en Australie. Ce projet, dont la mise en service était prévue au mieux en 2020, prévoyait l’implantation de six éoliennes sur le champ de bataille de Bullecourt (Pas-de-Calais), où plusieurs divisions britanniques et australiennes avaient tenté, en avril et mai 1917, de briser la ligne allemande Hindenburg, entre Arras et Soissons. Le gouvernement australien avait demandé des « clarifications » à la France au sujet de ce projet. La secrétaire d’État auprès du ministre des Armées, Geneviève Darrieusecq, avait promis le 10 novembre de « trouver une issue » qui respecte la mémoire des soldats, lors d’un entretien avec le ministre australien des anciens combattants, Dan Tehan.

  • France – Un objectif de 45 % d’EnR en 2030 ? 14 novembre 2017

    C’est en tout cas le souhait de France énergie éolienne (FEE). Au lendemain du report de la baisse à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité française, les acteurs du secteur des énergies renouvelables ont en effet demandé au gouvernement, le 8 novembre, d’augmenter ses ambitions en la matière. Le syndicat professionnel éolien « invite le gouvernement à faire preuve de volontarisme et à se réengager sur un nouvel objectif de 45 % d’énergies renouvelables en 2030, ambitieux mais réaliste », selon son communiqué. Certes, si le report de l’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50 % dans la production électrique d’ici 2025 « porte atteinte aux objectifs de transition et d’indépendance énergétique que la France s’était fixés en 2015 avec la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte », FEE souligne « le changement de paradigme historique » introduit par le bilan prévisionnel de l’équilibre offre-demande publié par RTE mardi 7 novembre. Ce document « valide la stratégie de forte progression des énergies renouvelables dans le mix électrique ». Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) estime de son côté que les énergies renouvelables « pourront fournir 50 % de la production électrique française » à l’horizon 2030, grâce à des « gains de compétitivité croissants ».

  • Offshore – La répartition de la taxe modifiée 14 novembre 2017

    Les députés ont voté le 9 novembre un amendement au projet de loi de finances pour 2018 (PLF 2018) qui porte de 5 à 10 % le produit de la taxe sur l’éolien en mer, au profit de l’Agence française pour la biodiversité (AFB). Et ce, précise l’Assemblée nationale dans son exposé, « en faveur de la préservation des écosystèmes marins et littoraux ». La suppression de la part de 5 % affectée au « financement de projets concourant au développement durable des autres activités maritimes » permet cette augmentation. S’il n’y a pas encore d’éoliennes offshore installées au large des côtes françaises, les premiers projets sont attendus au mieux en 2021. Offshore posé, comme flottant, sont attendus pour participer au futur mix électrique français.

  • Alsace – Mise en service du parc de Herbitzheim 14 novembre 2017

    Le parc éolien de Herbitzheim, situé à la limite nord de l’Alsace, en bordure de Moselle, est officiellement en service depuis la semaine dernière. Initiée en 2006 par le groupe Fabbri, la construction de ce projet de cinq éoliennes Vestas V110, pour une puissance totale de 10 MW, a démarré en décembre 2016. Ce parc, « un des premiers à être implanté en zone mixte plaine/forêt, fera l’objet d’une attention particulière à l’environnement avifaune et chiroptère », explique son investisseur et exploitant, Aalto Power, sur son site Internet.

  • Entreprise – Restructuration annoncée pour Siemens-Gamesa 7 novembre 2017

    Siemens-Gamesa va supprimer « au maximum » 6 000 emplois dans 24 pays, a-t-il annoncé lundi 6 novembre. Le groupe, qui emploie quelque 27 000 personnes, entend ainsi « continuer à accroître sa compétitivité » et procédera à ces suppressions de postes, dont 700 ont déjà été annoncées, « dans les prochains mois », a-t-il précisé dans un communiqué, sans toutefois indiquer quels étaient les pays concernés. Le fabricant d’éoliennes germano-espagnol ajoute que des discussions vont être immédiatement entamées avec les représentants des salariés. « Ce plan (…) est une étape nécessaire pour renforcer le groupe et consolider sa position de leader sur le marché », ajoute-t-il. Le groupe s’attend en outre à un recul de son chiffre d’affaires pour son exercice 2018. Quelques jours auparavant, Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE) annonçait qu’elle allait fournir 310 éoliennes (aussi bien des modèles de technologies Gamesa que Siemens) à cinq projets américains, pour un total de 784 MW. La grande majorité des pales des cinq projets sera fabriquée dans l’installation de SGRE à Fort Madison (Iowa).

  • Europe – Record de production pour l’éolien 7 novembre 2017

    Avec 24,6 % de la demande d’électricité européenne fournis par l‘éolien, la journée du samedi 28 octobre constitue un nouveau record pour la filière, a assuré WindEurope dans un communiqué en date du 31 octobre. Ce niveau est le plus haut jamais enregistré, et dépasse largement le précédent record de 19,9 % constaté le 7 octobre 2017. Le 28 octobre, l’éolien offshore a représenté 2,8 % de la demande électrique, tandis que la partie terrestre comptait pour 21,8 %, précise l’association européenne. Les niveaux sont bien sûr différents selon les pays : l’éolien couvrait ainsi 109 % de la demande électrique au Danemark, et 61 % en Allemagne. « Le nouveau record ne peut pas uniquement être expliqué par une croissance continue de l’énergie éolienne en Europe, explique WindEurope. Il est également la conséquence de vents du Nord particulièrement forts et d’une importante masse d’air froid se déplaçant à travers le centre, l’est et le sud-est de l’Europe. »

  • Égypte – Engie, partenaire d’un projet de 250 MW 7 novembre 2017

    Engie a annoncé le 31 octobre la signature d’un contrat, avec comme partenaires le consortium Toyota Tsusho /Eurus Energy (40 %) et Orascom Construction (20 %), pour la construction, la possession et l’exploitation d’un parc éolien de 250 MW en Égypte. Dénommé Gulf of Suez, ce dernier sera situé à Rhas Gharib, dans le Golfe de Suez, et représente un coût total d’investissement de près de 400 millions dollars. L’énergéticien souligne dans un communiqué que Gulf of Suez est « le premier projet de parc éolien soumis à un contrat de construction-possession-exploitation ». Un contrat d’achat d’électricité a été signé pour une durée de 20 ans avec le gestionnaire du réseau de transport égyptien, Egyptian Electricity Transmission Company, précise Engie.

OCTOBRE 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • Allemagne – Nouveau record mondial de hauteur d’éolienne 31 octobre 2017

    Avec 178 mètres à hauteur de moyeu et 246,5 mètres en bout de pales, l’éolienne installée à Gaildorf, près de Stuttgart en Allemagne, est la plus haute du monde. Son installation est l’œuvre de la société bavaroise de BTP Max Bögl Wind AG et fait partie d’un futur parc composé de 4 machines GE de 3,4 MW qui culmineront à des hauteurs comprises entre 155 et 178 mètres. Il devrait être mis en service au printemps 2018, selon le communiqué de Max Bögl diffusé le 27 octobre. Ce record mondial de hauteur n’est pas la seule particularité du projet. Les 4 éoliennes seront en effet complétées par une centrale hydraulique de pompage-turbinage. À leur pied, elles disposeront d’un bassin en béton, capable de stocker 40 000 m3 d’eau. Il sera relié à un lac artificiel situé en contrebas. Cette installation hydro-électrique aura une puissance de 16 MW, soit une capacité de stockage de 70 MWh, équivalent à environ 5 heures de fonctionnement du parc à puissance nominale.   

  • Belgique – Les tarifs de 3 parcs offshore revus à la baisse 31 octobre 2017

    En Belgique, le conseil des ministres du 27 octobre a approuvé l’accord conclu par Marie-Christine Marghem, ministre belge de l’énergie, et Philippe de Backer, secrétaire d’État à la mer du Nord, sur le mécanisme de soutien pour les parcs éoliens Northwester 2 (224 MW), Mermaid (246 MW) et Seastar (246 MW). Menacés d’une annulation des concessions, les développeurs ont en effet dû négocier avec le gouvernement. Les trois parcs seront ainsi construits à un LCOE (Levelized Cost of Energy, coût actualisé d’énergie) de 79 €/MWh, au lieu d’un prix moyen de 138 €/MWh lors du gouvernement précédent. La période de soutien est fixée à 16 ans, et elle peut être prolongée d’un an en cas de moins bonnes conditions de vent. « La ministre Marghem et le secrétaire d’Etat De Backer réalisent ainsi une économie de 3,9 milliards d’euros », se félicitent-ils dans un communiqué mis en ligne le 27 octobre. 

  • Brésil – Engie rachète un projet de 605 MW 31 octobre 2017

    Engie a été autorisé à racheter, pour 15 millions de reais (environ 3,9 millions d’euros), les droits de développement du projet Umburanas, situé dans l’État de Bahia, dans la partie est du Brésil, a indiqué le 27 octobre la filiale brésilienne de l’énergéticien français. Ce futur complexe éolien de 605 MW au Brésil était jusqu’ici détenus par la société brésilienne Renova Energia. L’opération a reçu le feu vert du régulateur brésilien. Engie revendique la place de premier électricien privé indépendant au Brésil avec 6 % de la capacité de production du pays et affirme que 90 % de sa capacité totale de production provient de sources renouvelables. Le parc éolien de 115 MW de Trairi, récemment mis en service, y contribue, tout comme le rachat, en septembre, de deux concessions pour exploiter pendant trente ans deux centrales hydroélectriques brésiliennes. Le groupe a annoncé la mise à disposition de 950 MW de capacités supplémentaires au cours des six prochaines années, peut-on lire sur son site.

  • France – Première réunion du groupe de travail national 24 octobre 2017

    Comme attendu, le groupe de travail national chargé de simplifier et de consolider les règles dans l’éolien a démarré ses travaux. Il ne s’agit pas d’un « grand soir de l’éolien » avec une remise en cause de ce qui a été fait par le passé, mais de prendre des mesures qui déverrouillent des blocages identifiés, a expliqué Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, au sortir de la première réunion du groupe de travail. « Un consensus est possible rapidement sur une évolution de la fiscalité, avec une meilleure redistribution aux communes des retombées de l’éolien », a-t-il ajouté. Parmi les autres sujets en discussion : l’offshore, avec des simplifications qui pourraient être introduites dans le futur projet de loi sur le droit à l’erreur et le repowering, mais aussi les retombées fiscales et modèles de financement des projets éoliens et la protection des paysages et de la nature. Pour ce faire, des commissions techniques restreintes ont été mises en place. Composé de parlementaires, d’associations d’élus, d’ONG, de représentants des professionnels de l’éolien et de l’électricité, de juristes ainsi que d’administrations des ministères de la Transition écologique et solidaire, le groupe de travail se réunira de nouveau fin novembre pour examiner les propositions émanant de ces comités restreints. Des premières mesures pourraient être annoncées lors de la Conférence nationale des territoires de 2018. Les travaux du groupe devraient d’ailleurs se conclure en janvier 2018. L’initiative a été très bien accueillie par la filière. Ainsi, France énergie éolienne (FEE) se félicite « de la volonté de l’exécutif de mettre toutes les parties prenantes autour d’une même table pour permettre un débat sérieux, dépassionné et objectif, qui permettra à la France d’atteindre ses objectifs et de tenir ses engagements, tout en protégeant ses paysages et son patrimoine ».

  • Offshore – Le projet du Tréport en danger 24 octobre 2017

    « Nous ne pouvions pas prendre une autre décision. L’avis technique contenait 95 réserves et conditions », a déclaré Emmanuel Maquet, député LR et président du syndicat mixte Baie de Somme, dans le Courrier picard . Lors d’un vote, vendredi 20 octobre, le conseil de gestion du Parc naturel marin (PNM) des estuaires picards et de la mer d’Opale a rejeté le projet d’avis favorable avec réserves qui lui a été présenté, concernant le parc éolien offshore de Dieppe–Le Tréport. Développé par Engie (47 %), EDP Renewables (43 %) et Groupe Caisse des dépôts (10 %), ce projet prévoit l’installation de 62 turbines de 8 MW, pour un total de 500 MW. L’Agence française pour la biodiversité a désormais la main sur ce dossier et doit rendre un avis le 27 novembre. En cas d’avis défavorable, « le projet peut ne pas être autorisé et les services de l’État instructeurs du dossier sont tenus de rejeter la demande d’autorisation », a affirmé le PNM au Courrier picard.

  • Entreprise – Acofi Gestion acquiert deux parcs auprès de RES 24 octobre 2017

    Acofi Gestion, via son fonds Transition énergétique France, a acquis 100 % de deux projets développés et construits par le groupe RES, qui en assurera l’exploitation. Il s’agit du parc éolien de Bois de Bajouve, composé de 6 éoliennes Vestas-2MW, et de celui des Monts d’Ain, composé de 9 éoliennes Senvion-2MW. Ces deux parcs, d’une puissance cumulée de 30MW, ont été raccordés au réseau électrique début octobre. Cette acquisition s’est accompagnée de la mise en place d’un prêt bancaire long terme, octroyé par Nord/LB et structuré par les équipes de gestion du fonds et de la banque, comme l’ont précisé les deux acteurs de cette transaction dans un communiqué commun, en date du 24 octobre.

  • Flottant – C’est parti pour la France ! 17 octobre 2017

    La première éolienne flottante produite en France a été inaugurée vendredi 13 octobre à Saint-Nazaire. Réalisé dans le cadre du projet européen Floatgen, ce démonstrateur sera remorqué cet hiver jusqu’au site d’essais en mer SEM-REV, au large du Croisic. Raccordée au réseau électrique terrestre, l’éolienne, opérée par l’École centrale de Nantes, y sera testée pendant deux ans afin de valider, en conditions réelles, le concept, les technologies retenues et les performances de la machine. L’option retenue repose sur la technologie “damping pool” brevetée par Ideol (fondation de type “barge”, construite par Bouygues Travaux Publics). Les partenaires du consortium européen sont l’École centrale de Nantes, Bouygues Travaux Publics, l’université de Stuttgart, RSK Group, Zabala et Fraunhofer IWES.

  • Offshore – Statkraft se retire de Triton Knoll 17 octobre 2017

    Le groupe allemand Innogy, détenu à 75 % par RWE, a annoncé avoir trouvé un accord avec Statkraft pour la reprise de ses parts dans le projet éolien offshore de Triton Knoll (860 MW). Ce projet était détenu conjointement par Innogy Renewable UK et Statkraft. Avec cette opération, Innogy en devient donc le propriétaire à 100 %. L’entreprise a également déclaré qu’elle prendrait la décision finale d’investissement pour ce projet d’ici mi-2018. Ce parc, dont la mise en service est planifiée pour 2021/2022, bénéficie depuis septembre dernier d’un Contract for Difference (CfD) accordé par le gouvernement britannique. L’investissement nécessaire pour sa construction est d’environ 2 milliards de livres (2,3 mds€). Les modalités du désengagement de Statkraft n’ont pas été révélées, et Innogy pourrait faire entrer d’autres partenaires dans les prochains mois.

  • Belgique – EDF va exploiter le plus grand parc de Wallonie 17 octobre 2017

    EDF Luminus a annoncé l’ajout de treize éoliennes au parc éolien existant sur les territoires belges de Villers-le-Bouillet, Verlaine et Wanze, qui en comptent déjà le même nombre. Les 26 éoliennes formeront ainsi le plus grand parc éolien de Wallonie. Les nouvelles machines auront une puissance unitaire de 3,45 MW, soit une capacité supplémentaire de 44,85 MW. Neuf éoliennes seront construites sur le territoire de Villers-le-Bouillet, trois sur celui de Verlaine et une sur celui de Wanze. Elles seront toutes implantées le long de la E42 Namur-Liège, et entreront en service en 2019, selon les informations communiquées par la filiale d’EDF, qui investit dans l’éolien depuis 2001 et revendique 135 éoliennes représentant une capacité de 309 MW. 

  • Monde – Une étude souligne le potentiel de l’offshore 10 octobre 2017

    Les parcs éoliens en pleine mer pourraient générer bien plus d’énergie renouvelable que ceux installés sur la terre ferme, et possiblement assez pour fournir le monde entier. C’est en tout cas la conclusion d’une étude publiée le 9 octobre par la Carnegie Institution for Science. Les chercheurs de cette fondation américaine affirment ainsi que les vents plus forts rencontrés en pleine mer pourraient produire cinq fois plus d’énergie que les turbines installées à terre. Bien qu’il n’existe actuellement aucun parc éolien à grande échelle en eaux profondes, les résultats de l’étude suggèrent que cette technologie vaut la peine d’être étudiée, et ce, même si la puissance de tels parcs varierait en fonction des saisons. « En hiver, les parcs éoliens de l’Atlantique nord pourraient fournir une énergie suffisante pour répondre à tous les besoins actuels de la civilisation », selon cette étude publiée dans les comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS). En été, en revanche, « de tels parcs éoliens pourraient seulement générer assez de courant pour couvrir les besoins en électricité de l’Europe, ou éventuellement des États-Unis ».

  • Offshore – EDF EN affiche ses ambitions depuis le Royaume-Uni 10 octobre 2017

    « L’installation de cinq turbines au large de Blyth est à présent achevée, marquant ainsi la dernière étape du développement d’un parc éolien prototype des parcs du futur. » C’est par cette phrase qu’EDF Énergies Nouvelles (EDF EN) a annoncé la prochaine mise en service de son parc pilote offshore totalisant une puissance de 41,5 MW, grâce à cinq éoliennes MHI Vestas de 8,3 MW chacune. « Le projet intègre trois composants de dernière génération pour les fondations, les turbines et les câbles », rappelle EDF EN dans un communiqué, qui précise que le parc « devrait commencer à produire de l’électricité d’ici à la fin de cette année. » En Europe, Blyth est le deuxième parc éolien en mer mis en service par EDF EN, après celui de Teesside (62 MW) en 2013, également au Royaume-Uni. Le groupe français espère dupliquer ces innovations ailleurs. Par exemple, sur le parc français qu’il développe au large de Fécamp (Seine-Maritime), qui aura le même type de fondations. À condition que ce chantier puisse démarrer, de même que ceux des deux autres projets français du groupe, à Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Attribués en 2012, ils sont toujours suspendus à plusieurs recours devant la justice. L’énergéticien regarde donc vers les États-Unis, et plus encore vers la Chine, où l’éolien en mer est quasi inexistant aujourd’hui, et où le groupe cherche actuellement de potentiels partenaires locaux. À terme, EDF veut pouvoir mettre en service « entre 500 MW et 1 GW tous les deux ou trois ans », a indiqué Antoine Cahuzac, PDG d’EDF EN, à l’AFP.

  • France – Un groupe de travail pour simplifier les règles 10 octobre 2017

    Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé, à l’occasion d’un déplacement dans les Ardennes, le lancement d’un groupe de travail national chargé de simplifier et de consolider les règles dans l’éolien. « Cette démarche de concertation, proposée lors de la Conférence nationale des territoires en juillet dernier, vise à associer l’ensemble des acteurs locaux au développement des énergies renouvelables », a précisé le secrétaire d’État dans un communiqué du 6 octobre. Il précise également les questions que devra aborder le groupe de travail : les simplifications administratives possibles – le raccourcissement du traitement des contentieux – le financement et la fiscalité – l’adaptation de certaines règles pour faciliter la diffusion des progrès technologiques qui ont été faits sur les éoliennes ces dernières années. Cette volonté de simplification est en tout cas très attendue par la filière, laquelle a accueilli l’annonce avec enthousiasme et ne manquera pas de suivre la mise en place de cette initiative.

  • Offshore – Rejet d’un recours contre le parc de Courseulles-sur-Mer 3 octobre 2017

    La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté, le 2 octobre, un recours émanant de plusieurs associations contre l’implantation du parc éolien de 450 MW, situé à une dizaine de kilomètres au large de Courseulles-sur-Mer (Calvados). La requête, présentée par huit associations, visait à faire annuler l’autorisation d’exploiter ce parc, délivrée par arrêté préfectoral le 8 juin 2016. Les juges, dont les motivations n’étaient pas connues hier lundi, ont suivi les préconisations du rapporteur public, qui avait conclu, le 15 septembre, au rejet de la requête. C’est la troisième affaire de ce type qu’examinait la cour administrative d’appel de Nantes, compétente pour statuer, en premier et dernier ressorts, sur tous les litiges relatifs aux installations de production d’énergie renouvelable en mer. La juridiction a déjà validé ces derniers mois les autorisations d’implantation et d’exploitation de deux autres parcs offshore, à Saint-Nazaire et Fécamp, attribués, avec celui de Courseulles-en-mer, en 2012 au groupe EDF, lors d’un premier appel d’offres gouvernemental national.

  • Entreprise – FrancEole a trouvé un repreneur 3 octobre 2017

    Le tribunal de Chalon-sur-Saône a validé, le 29 septembre, l’offre de reprise de FrancEole par le fonds néerlandais Nimbus. C’est le soulagement pour les 55 salariés de l’unité de production de Longvic (située dans la périphérie de Dijon) qui verront leurs emplois conservés. L’entreprise est le seul fabricant français de mâts d’éolienne, cette décision est donc une excellente nouvelle pour la filière, mais aussi pour la pérennité des emplois dans la région Bourgogne – Franche-Comté. Le site du Creusot (Saône-et-Loire) a quant à lui été repris par le groupe Matière, par décision du tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône, le 7 septembre dernier. Le groupe garantit le maintien de seulement 46 emplois sur 100, et veut remplacer la production de mâts d’éoliennes par celle de ponts en métal, sa spécialité depuis 1932.

  • Pales – L’usine marocaine de Siemens fonctionne 3 octobre 2017

    100 millions d’euros, c’est la somme investie par Siemens au Maroc pour la construction d’une unité de production de pales d’éoliennes. Construite à Tanger sur une surface de 37 500 m2, l’usine produit des pales en matériaux composites. Longues de 63 mètres, elles sont, aux dires de l’énergéticien, les plus volumineuses fabriquées dans le monde. La technologie “Integral blade” permet de confectionner des pales en une seule pièce, ce qui augmente leur rigidité et leur durée de vie. 600 personnes sont actuellement employées dans cette usine, et les dirigeants tablent sur 1 200 salariés à terme. À noter aussi, la création d’un centre de formation par Siemens afin de qualifier le personnel. L’infrastructure sera inaugurée le 11 octobre à Tanger, par le ministre marocain de l’Industrie et du Commerce.

SEPTEMBRE 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • Hauts-de-France – Enercon ouvre deux nouveaux centres de formation 26 septembre 2017

    C’est à Longueil-Sainte-Marie, dans l’Oise, qu’Enercon a posé, le 21 septembre, la première pierre à la construction d’un centre international de formation. Situé à côté de l’usine de mâts béton d’Enercon, ce centre, qui pourra accueillir jusqu’à 350 stagiaires dès 2018, formera des équipes internationales d’installation pour le montage des composants et des machines de la plateforme EP2 (2 MW). À proximité de ce chantier, c’est sur la commune de Le Meux que vient d’être inauguré un tout nouveau centre des formations, où plus de 600 salariés pourront, dès à présent, suivre des cours dans les domaines de l’électricité, de la mécanique et de la sécurité. Avec la création de ces deux centres, Enercon, présent en France depuis 2003, renforce encore un peu plus sa présence dans l’Hexagone. D’autant que le groupe allemand a signé, le 18 septembre, un accord de partenariat avec la Bretagne afin de développer l’éolien terrestre dans la région. Il portera, dans un premier temps, sur une coopération dans les domaines de la recheche & développement, puis dans la recherche de solutions de stockage et de gestion optimale de l’énergie.

  • Partenariat – Engie part à la conquête de l’Inde 26 septembre 2017

    L’énergéticien français annonce un partenariat avec le groupe Dubaï Abraaj, un investisseur reconnu dans les pays émergents, en vue de développer un portefeuille de projets éoliens en Inde. « Alliant l’expertise d’Abraaj dans le secteur des énergies propres à l’expérience opérationnelle d’Engie, ce partenariat entend répondre à la demande importante et croissante d’énergie propre de la part du gouvernement indien, ainsi que des entreprises du pays », a indiqué Engie dans un communiqué. Cette collaboration vise les futurs projets à plus de 1 GW de capacité, sachant que l’Inde devrait enregistrer une progression éolienne annuelle  de 9 % jusqu’en 2020. À 2022, l’objectif affiché par le gouvernement indien est d’atteindre 60 GW de capacité.

  • Innovation – Limiter l’empreinte sonore 26 septembre 2017

    Le bureau d’ingénierie acoustique nancéien Venathec et son programme iEars vont proposer au turbinier de réduire l’impact sonore des éoliennes situées à proximité des zones habitées. Cette solution innovante propose la mise en place de micros dans les jardins des riverains, afin procéder à des mesures acoustiques. Lorsqu’un certain seuil sonore prédéfini est atteint, le turbinier est informé et procède au bridage de sa machine, afin d’en réduire l’impact sonore. Cette innovation est d’ores et déjà sortie de sa phase test. Le programme iEars 2, qui sera mise en place dès cet automne, procédera à l’équipement des premiers parcs avec ce nouveau dispositif. Pour rappel, la loi fixe un seuil de niveau de bruit ambiant à 35 décibels (dB). Ce seuil peut être dépassé de 5 dB le jour et de 3dB la nuit, en cas de présence d’éoliennes. Si le niveau de bruit ambiant est inférieur à 35 dB, la mesure ne s’applique pas.

  • Publication – FEE livre 4 piliers pour accélérer 19 septembre 2017

    Le parc éolien français a connu une croissance record en 2016 en dépassant le seuil des 12 GW installés à la fin de l’année, ce qui permettra bientôt à l’éolien de représenter 5 % de la consommation nationale d’électricité, explique France énergie éolienne (FEE) dans son 4e Observatoire de l’éolien FEE. Le syndicat professionnel se félicite que la filière ait créé 1400 emplois en 2016, et plus de 3 300 sur les deux dernières années. Il précise que l’éolien est également une ressource pour les territoires, qui ont notamment bénéficié en 2016 de 132,7 millions d’euros de recettes fiscales. « Une accélération du rythme actuel demeure indispensable pour atteindre l’objectif que la France souhaite – et doit – atteindre dans seulement 6 ans : 26 GW d’énergie éolienne, intégrant 3 GW installés en mer, et 6 GW de projets attribués », explique FEE. L’organisation a ainsi défini quatre grands piliers sur lesquels bâtir l’accélération de l’éolien français : simplifier les procédures, notamment d’instruction – favoriser l’introduction des machines les plus récentes, et donc plus performantes – accélérer le traitement des recours – réduire les délais de raccordement.

  • Éoliennes rabattables – Vergnet résiste à l’ouragan Irma 19 septembre 2017

    Toutes les éoliennes de la marque Vergnet mises en service sur la trajectoire de l’Ouragan Irma ont résisté à des vents dépassant les 300 km/h. Une performance technique à souligner, pour ces machines dont les pales et les nacelles se replient en cas de vent violent. L’entreprise française vient, par ailleurs, de remporter un appel d’offres pour l’installation de 30 éoliennes sur les îles d’Antigua et Barbuda, situées entre la Guadeloupe et Saint-Martin, fortement touchées par le cyclone de catégorie 5, a confié Marc Rivard, directeur commercial de Vergnet, au Journal de l’Éolien. Ces éoliennes serviront à alimenter en électricité des usines de dessalement, ainsi que des hôpitaux. À terme, sept autres sites seront électrifiés par le constructeur français.

  • Offshore – Siemens-Gamesa enterre l’éolienne de 8 MW développée par Areva 19 septembre 2017

    Siemens-Gamesa a annoncé, mardi 19 septembre, l’abandon de la turbine de 8 MW développée jusqu’ici par Adwen, ancienne coentreprise entre Gamesa et le Français Areva. Siemens Gamesa Renewable Energy « a interrompu la fabrication de la turbine éolienne de 8 MW modèle AD8 pour concentrer ses efforts de vente sur un seul modèle de 8 MW », le D8, développé par Siemens, indique le fabricant d’éoliennes hispano-allemand dans un communiqué. L’AD8 devait contractuellement équiper deux parcs offshore français, développés par Engie dans les zones du Tréport et de Noirmoutier/Île d’Yeu. Le ministère de la Transition écologique et solidaire « a autorisé le changement de technologie sur les deux parcs éoliens », et la décision n’aura « aucun impact sur le plan industriel d’Adwen qui prévoit la construction de deux usines au Havre et la création de 750 emplois », assure le communiqué. Les deux futures usines fabriqueront désormais la turbine de 8 MW, développée par Siemens. La mise en service des deux projets, portés par Engie (47 %) avec le Portugais EDP Renewables (43 %) et la Caisse des dépôts (10 %), est prévue en 2021. Les demandes d’autorisations ont été déposées en mai.

  • États-Unis – De l’électricité virtuelle pour Kimberly-Clark 19 septembre 2017

    EDF EN vient d’annoncer un contrat de fourniture d’électricité “virtuelle” (VPPA : Virtual Power Purchase Agreement) avec l’Américain Kimberly-Clark Corporation, sur 120 MW du projet éolien de Rock Falls. Ce parc, situé au nord-est de l’Oklahoma, aura une capacité totale de 154 MW. Via ce VPPA, les 120 MW générés par l’installation seront achetés par Kimberly-Clark Corporation, ce qui permettra à la multinationale de compenser ses émissions de carbone sans avoir d’installation raccordée à ses activités. EDF EN poursuit son implantation aux États-Unis où l’entreprise compte déjà 9 GW de projets développés. Avec ce contrat, Kimberly-Clark Corporation s’inscrit dans la lignée de l’initiative RE100, qui réunit les grandes entreprises engagées à utiliser 100 % d’énergies renouvelables.

  • Offshore – Les appels d’offres britanniques confirment la baisse des prix 12 septembre 2017

    L’éolien offshore a confirmé la baisse des prix avec le résultat des enchères publié hier lundi 11 septembre par le ministère britannique de l’Énergie. Trois projets ont en effet été attribués avec des prix garantis inférieurs à 75 livres par MWh (environ 82 euros). Deux projets affichent même un prix de 57,5 £/MWh (environ 63 euros). L’un d’eux est porté par le danois Dong Energy, qui décroche, avec la construction de Hornsea Project Two, le nouveau plus grand champ mondial en devenir (1 396 MW). Il surpasse, en effet, les 1200 MW d’Hornsea Project One, également construit par Dong. Ces nouveaux projets, qui commenceront à générer de l’électricité d’ici 2023, « sont désormais 50 % moins chers que lors de la première enchère tenue en 2015 », souligne le ministère. « Ce sont des records pour le Royaume-Uni, mais cela s’inscrit dans une tendance plus longue », explique, pour sa part, l’un des responsables de WindEurope, Pierre Tardieu. Les coûts avancés pour ces projets restent toutefois conditionnés au développement encore à venir d’éoliennes de très grande puissance (autour de 13 à 15 MW, contre au mieux 9 MW aujourd’hui). Pour rappel, en France, aucun des six parcs attribués depuis 2012 n’a encore vu le jour. Et un seul nouvel appel d’offres est en cours. Son lauréat doit être désigné l’an prochain.

  • Entreprise – Reprise partielle pour FrancEole, qui pourrait abandonner l’éolien 12 septembre 2017

    Comme espéré, le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône a validé, jeudi 7 septembre, l’offre de reprise partielle de l’usine du Creusot (Saône-et-Loire) de FrancEole, l’un des deux sites de ce fabricant bourguignon de mâts d’éoliennes placé en redressement judiciaire le 17 mai, a appris l’AFP, de source syndicale. Le repreneur, le groupe Matière, garantit le maintien de seulement 46 emplois sur 100 et veut remplacer la production de mâts d’éoliennes par celle de ponts en métal, sa spécialité depuis 1932. « Nous sommes contents qu’il y ait une reprise solide, même si elle ne concerne que 46 emplois, mais nous ressentons de la colère et de l’amertume envers le groupe Pélican Venture, le précédent actionnaire », a déclaré à l’agence de presse Jérémy Bertrand, délégué CGT. Le représentant du personnel critique un plan social qu’il juge “dérisoire” : 300 000 euros, qui devront aussi couvrir le second site, basé à Longvic, près de Dijon, en cas d’échec de son propre processus de reprise, toujours en cours. L’unité dijonnaise fait en effet l’objet d’une offre de reprise du fonds d’investissement Nimbus, qui propose de maintenir la quasi-totalité des emplois, soit une cinquantaine, et de poursuivre l’activité de fabrication de mâts éoliens. Ce repreneur potentiel devrait déposer le 12 septembre sa proposition définitive, qui sera examinée par le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône le 28 septembre. À suivre, donc.

  • États-Unis – Une éolienne terrestre de 4,8 MW pour GE 12 septembre 2017

    « Cette turbine est un bon exemple de ce que nous pouvons faire en combinant la technologie et le développement, avec un design innovant et de l’expertise provenant du Global Research Center, de LM Wind Power et de Blade Dynamics », explique Pete McCabe, président de l’activité éolien terrestre chez GE, dans un communiqué du 12 septembre annonçant une turbine terrestre de 4,8 MW. Il s’agit, pour la compagnie américaine, de sa machine la plus puissante pour une utilisation sur terre, et la première de GE à entrer dans le segment des 4 MW pour une utilisation terrestre. Cette turbine, ainsi que le précise le communiqué, vise les sites offrant des vents faibles à moyens (Allemagne, Turquie et Australie). Le diamètre du rotor s’élève à 158 mètres avec des pales LM Wind Power de 77 mètres.

  • France – Vergnet SA en redressement judiciaire 5 septembre 2017

    Seul fabricant français d’éoliennes, Vergnet SA a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce d’Orléans le 30 août. L’entreprise, située à Ormes, dans le Loiret, emploie 130 salariés. Souffrant de problèmes de trésorerie, Vergnet SA cherchait depuis plusieurs mois un partenaire industriel. Avec Bpifrance comme principal actionnaire, elle n’a cependant plus de ligne de crédit depuis 2014, ni de caution bancaire depuis fin 2015. Plusieurs projets annoncés en juillet n’ont, de ce fait, pas pu se concrétiser. L’entreprise, qui a installé 900 éoliennes depuis sa création, a assis sa notoriété sur les éoliennes basculantes, résistantes aux cyclones, avant de se redéployer dans l’éolien moyenne puissance et les projets hybrides innovants solaire/éolien. Jérôme Douat, son PDG, assure que d’autres contacts ont eu lieu ces derniers mois. Le dossier sera réexaminé par le tribunal fin septembre.

  • Offshore – Mise en service du premier parc finlandais 5 septembre 2017

    Situé au large de Pori, le parc de Tahkoluoto est le premier parc éolien offshore de Finlande. Son développeur, Suomen Hyötytuuli, a annoncé, le 1er septembre, la mise en service de cette installation d’une puissance de 40 MW, grâce à 10 turbines de 4 MW fournies par Siemens Gamesa Renewable Energy. Le développement de ce projet pilote a démarré en 2010. Il doit permettre de déterminer les solutions et les fondations les plus appropriées aux conditions de la mer Baltique, en vue de passer à une production industrielle dans les meilleurs délais. Dans cette optique, le ministère finlandais de l’Emploi et de l’Économie a octroyé à ce projet une aide à l’investissement de 20 millions d’euros en novembre 2014, et Tahkoluoto bénéficiera d’un système de subvention. Technip, entre autres partenaires, est en charge des fondations.

  • Parc éolien – Les puissances éoliennes raccordées en recul 5 septembre 2017

    Le tableau de bord du second trimestre 2017, publié ce 31 août par le service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique, indique, au 30 juin, 54 nouvelles installations, soit 519 MW d’électricité raccordée. Ce qui représente une baisse de 9 % par rapport au niveau (record) recensé au premier semestre 2016. La puissance du parc éolien français s’établit à 12,3 GW. La production d’électricité éolienne s’élève à environ 11 TWh, soit près de 4,5 % de la consommation électrique française. D’après le ministère, « la dynamique des projets en cours d’instruction reste positive » : ces derniers, dont le nombre continue de progresser, représentent 11,6 GW. Le “Tableau de bord éolien-2e trimestre 2017”  et les données chiffrées par région et département sont accessibles en ligne.

JUILLET 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • Offshore – Nicolas Hulot veut s’attaquer aux délais de développement 11 juillet 2017

    Nicolas Hulot s’est agacé des délais de développement de certaines installations de production d’énergies renouvelables, le 6 juillet, lors de la présentation de son plan climat. Le ministre de la Transition écologique et solidaire a pris l’éolien offshore pour exemple : « entre le moment de l’appel d’offres et l’implantation de la première éolienne, il se passe entre 12 et 15 ans, à cause des recours, ce que je peux comprendre. Mais entre-temps, la technologie retenue est complètement dépassée », s’est-il désolé. « Si nous ne trouvons pas une manière d’aller un peu plus vite, nos engagements ne pourront être tenus ». Des déclarations qui n’ont pas manqué de faire réagir France Énergie Éolienne (FEE), qui a tenu « à souligner la pleine compréhension du ministre d’État, des difficultés de développement de l’éolien en France et du retard pris dans le déploiement de nouvelles technologies, pour cause de durée excessive de développement des projets. » L’association précise que « la situation et les conséquences sont identiques concernant l’éolien terrestre », et qu’elle se tient à disposition pour travailler sur les mesures à mettre en place rapidement pour atteindre les objectifs gouvernementaux de déploiement des énergies renouvelables.

  • Pays-Bas – Siemens Gamesa livrera 94 turbines pour l’offshore 11 juillet 2017

    L’énergéticien danois Dong Energy a choisi le fabricant d’éoliennes hispano-allemand Siemens Gamesa pour fournir les éoliennes des parcs de Borssele 1 et 2, en mer du Nord, au large de la province de Zélande, deux champs d’une puissance totale de 752 MW. Ces installations, qui fonctionneront à compter de 2020, couvriront une surface de 128,3 kilomètres carrés. Les machines seront mises en place à une profondeur comprise entre 14 et 38 mètres, selon le communiqué publié le 6 juillet par la compagnie. Les nacelles abritant les composants mécaniques, électriques et électroniques, seront assemblées à Cuxhaven en Allemagne, et les pales à Hull, au Royaume-Uni. Fin 2016, les Pays-Bas disposaient d’une capacité installée de 4 179,5 MW, sur les 153 640,5 MW que totalisaient l’Union européenne.

  • Acquisition – EDF s’offre OWS, spécialiste de l’O&M offshore 11 juillet 2017

    EDF Énergies Nouvelles a annoncé, le 5 juillet, l’acquisition, à travers sa filiale Reetec GmbH, de la société allemande Off-Shore Wind Solutions GmbH (OWS), spécialisée dans l’exploitation-maintenance (O&M) de parcs éoliens en mer, confirmant sa volonté d’expansion en Allemagne et sur le secteur de l’offshore. Antoine Cahuzac, directeur exécutif du groupe EDF, en charge des énergies renouvelables, et directeur général d’EDF Énergies Nouvelles, s’est félicité en ces termes : « C’est avec plaisir que nous accueillons les équipes d’OWS afin qu’elles partagent leur expérience unique de l’activité O&M dans le secteur de l’éolien offshore au sein d’EDF Énergies Nouvelles. Cette opération est une belle opportunité pour le groupe EDF, qui a des ambitions fortes dans le développement de projets éoliens en mer en France comme à l’international, en ligne avec sa stratégie CAP 2030 de renforcer sa présence dans les énergies renouvelables d’ici  2030 ».

  • BONNES VACANCES ! – L’Actu revient le 5 septembre 11 juillet 2017

    Votre rendez-vous hebdomadaire avec les dernières nouvelles de la filière éolienne revient dès le 5 septembre. Toute l’équipe de l’Observatoire des énergies renouvelables et du Journal de l’Éolien vous remercie pour votre fidélité et vous souhaite un très bel été !

  • Entreprise – Le sort de FrancEole toujours en suspens 4 juillet 2017

    Le tribunal de Chalon-sur-Saône doit se prononcer, le 6 juillet, sur le sort du fabricant de mâts pour éolienne FrancEole. À la clé, deux possibilités : la liquidation ou la prolongation de la période d’observation. L’entreprise basée à Longvic (Côte-d’Or) et au Creusot (Saône-et-Loire) a été placée en redressement judiciaire le 17 mai. Or, aucune offre ferme n’avait été déposée au 27 juin, première date butoir, mais « les discussions sont toujours en cours » avec des repreneurs potentiels, selon une source proche du dossier, citée par l’AFP. Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, a demandé, au ministre de l’Économie, Bruno Lemaire, de se saisir du dossier. FrancEole est l’unique fabricant de mâts éoliens dans l’Hexagone. L’entreprise réalise 30 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, mais sa trésorerie ne couvre ses besoins que jusqu’à fin septembre-début octobre.

  • Marché – Ardian continue ses emplettes en Italie 4 juillet 2017

    Après être devenu, en février, l’unique actionnaire de la plateforme Tre Solar, rebaptisée 3 New, le fonds français Ardian continue son marché dans le secteur des énergies renouvelables en Italie. Elle a ainsi annoncé, le 29 juin, l’acquisition de 80 % – via une augmentation de capital —, de la société Tolve Windfarms Holding, laquelle détient les droits de construction pour six parcs éoliens en Italie. Si le communiqué de la société d’investissement ne mentionne pas le montant de l’opération, il précise que la société italienne « possède les autorisations pour la construction de trois fermes éoliennes dans la commune de Tolve », dans la région de Basilicate, au sud du pays, pour une capacité totale de 37,2 MW, « et bénéficiera d’un tarif régulé (…) pendant 20 ans ». Tolve Windfarms Holding possède « trois autres autorisations de construction et d’opération » dans la même région, pour une capacité totale de 37,2 MW supplémentaires. « Les travaux de construction débuteront en juillet 2017 et s’achèveront au deuxième semestre 2018 », ajoute Ardian.

  • Offshore – Le premier parc finlandais installé 4 juillet 2017

    L’installation des éoliennes du premier parc éolien offshore de Finlande, situé au large de Pori, s’est terminée le 3 juillet, légèrement en avance sur le calendrier prévu. Le navire Vole au vent, du groupe belge Jan De Nul, a en effet mis en place la dernière des dix turbines de ce parc dénommé Tahkoluoto, et d’une capacité totale de 42 MW, pour 120 M€ d’investissements. Les travaux de mise en service vont continuer toute cette année, tandis que les premiers essais de raccordement au réseau vont débuter cette semaine. Il s’agit du premier parc éolien offshore optimisé pour résister aux températures polaires de l’Arctique. 

JUIN 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • Justice – De fausses promesses sanctionnées 27 juin 2017

    La cour administrative d’appel de Marseille (CAA) a condamné l’État et la commune de Salses-le-Château à réparer le préjudice subi par la société Electribent. Ce porteur de projet éolien n’avait pas pu construire son parc, malgré la signature d’une promesse de bail avec la commune pour l’implanter sur des parcelles appartenant à son domaine privé. « La commune a ainsi donné des assurances précises et constantes » sur la faisabilité du projet, « dans une zone où ce dernier ne pouvait pas être implanté eu égard à la sensibilité du site », explique l’arrêt. La municipalité avait, en effet, modifié son plan d’occupation des sols pour créer une zone naturelle éolien. Les parcelles promises étaient, en outre, situées sur une zone à venir de développement de l’éolien (ZDE) approuvée par le préfet. Or, à l’heure de solliciter un permis de construire, et après avoir engagé des frais, notamment d’étude d’impact, Electribent s’est vu opposé un refus de la part du préfet. La cour d’appel estime que les dépenses réalisées sont à imputer à la commune (134 714,40 €) et à l’État (89 809,60 €), lequel à donné des assurances sur la possibilité de réaliser le projet par la création de cette zone de développement éolien.  

  • Recherche – Un nouveau hub pour les pales des futures turbines de 15 MW 27 juin 2017

    Le centre de recherches britannique sur les énergies marines, ORE Catapult, et l’Université de Bristol ont annoncé un partenariat de recherche pour un montant de 2,3 milliards de livres (2,62 mds€). D’une durée de 5 ans, ce projet, dénommé Wind Blade Research Hub (WBRH), a pour objet la mise au point de pales destinées aux prochaines turbines de 13 à 15 MW attendues pour 2025, la machine la plus puissante du marché étant actuellement de 8 MW. De nouveaux designs (en longueur et aérodynamique), matériaux et procédés de fabrication auront ainsi l’attention des quelque 150 chercheurs qui composeront le WBRH. L’objectif étant de les tester et de les valider. Le Royaume-Uni compte deux unités de production de pales : celle de Siemens, à Hull, et celle de MHI Vestas, sur l’île de Wight. Il compte sur ce hub pour renforcer son lien avec ces constructeurs. 

  • Russie – Fortum-Rusnano choisit Vestas comme fournisseur 27 juin 2017

    L’alliance Fortum-Rusnano a annoncé avoir choisi le fabricant danois d’éoliennes Vestas comme fournisseur en Russie, dans le cadre de l’appel d’offres de 1 900 MW du gouvernement russe, pour lequel l’énergéticien finlandais s’est associé avec la société russe de développement en avril dernier. Les deux partenaires ont remporté 1 000 MW sur la période 2018-2022 pour développer des projets éoliens en Russie. Dans son communiqué, Fortum explique que son ambition de long terme est de disposer d’environ 500 MW de capacités éoliennes dans le pays. Le constructeur danois indique, de son côté, que « dans le cadre des discussions menées pour obtenir ce contrat, Vestas a prévu de construire une usine dans la fédération de Russie pour se conformer aux objectifs en termes de contenu local ». Il est à noter que l’ensemble des installations éoliennes russes représentaient seulement 15 MW à fin 2016. 

  • Acquisition – Direct Energie s’offre Quadran 20 juin 2017

    « Direct Energie, si on fait abstraction de son CA, est une structure très comparable à Quadran en termes de taille, d’effectifs et de management. Nous sommes complémentaires et compatibles, et partageons la même vision d’un ancrage local fort », estime Jean-Marc Bouchet, président de Quadran. Direct Energie pourrait acquérir 100 % des titres du groupe, pour 303 millions d’euros, d’ici fin 2017. L’opération porte sur un parc de 363 MW bruts (243 MW nets), répartis entre un peu moins de 2/3 d’éolien et 1/3 de photovoltaïque, le complément étant constitué de 6 MW d’hydroélectricité et 10 MW de biogaz. Un complément de prix d’un maximum de 113 millions d’euros sera payable en fonction des mises en service des projets en cours de construction par Quadran. « Il porte sur les parcs mis en service au plus tard en juin 2019, et suffisamment avancés en termes de travaux au 31/12/18. Nous avons 450 MW à construire, et cela nécessite environ 120 M€ de fonds propres. Le projet d’éoliennes flottantes Eolmed ne fait pas partie de nos accords, mais Direct Energie pourrait s’y associer », précise Jean-Marc Bouchet.

  • Flottant – Concertation à venir pour EFGL 20 juin 2017

    Engie et RTE ont réuni ce matin, au Barcarès, les acteurs locaux concernés (collectivités, pêcheurs, associations), afin de lancer la concertation publique du projet “Eoliennes Flottantes du Golfe du Lion” (EFGL). Elle se déroulera du 27 juin au 27 septembre 2017, avec l’appui d’une garante désignée par la Commission nationale du débat public. Deux réunions publiques, suivies d’ateliers thématiques, sont prévues les 27 juin à Leucate, et 5 juillet au Barcarès. C’est au large de ces villes que seront installées, en 2020, quatre éoliennes de 6 MW chacune, sur des fondations flottantes. EFGL est porté par Engie, EDP Renewables, la Caisse des dépôts. Les flotteurs métalliques sont conçus par Principle Power, et construits par Eiffage. Les éoliennes Haliade sont produites par General Electric.

  • Chantier – Les éoliennes les plus hautes de France 20 juin 2017

    Le 15 juin, Enercon a reçu la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté sur le chantier du parc de Chamole (Jura), où les tours de six éoliennes E-115 de 3 MW sont en train d’être montées. Ces mâts en béton de 135 mètres seront équipés de rotors de 115 mètres, pour une hauteur totale de 193 mètres en bout de pale, ce qui fera de ces éoliennes les plus hautes de France. Fabriqués dans l’usine WEC Mâts Béton, dans l’Oise, ces mâts sont labellisés “Origine France Garantie”, avec 68 % du prix de revient acquis en France. Le chantier a démarré en novembre 2016, pour une mise en service en décembre 2017. Les chemins, le câblage électrique qui relie les machines entre elles et les fondations sont déjà terminés.

  • Europe – 60 GW d’offshore en plus sur 10 ans 13 juin 2017

    Ce n’est pour le moment qu’une promesse, mais elle est encourageante : les ministres de l’Énergie de Belgique, d’Allemagne, du Danemark, aux côtés de 25 entreprises du secteur éolien (Siemens Gamesa, Dong Energy…), se sont engagés, le 6 juin, à installer 60 GW d’éolien offshore au cours des années 2020. Ou, au moins, 4 GW par an. De quoi multiplier par quatre la capacité mondiale installée! Une nouvelle étape, après la déclaration publiée il y a un an par 10 pays d’Europe du Nord (dont la France), dans laquelle ces derniers s’engageaient notamment à faire baisser les coûts de l’éolien en mer. Les absents lors de ce nouvel engagement devraient le rejoindre prochainement. Restera ensuite à transformer ces promesses en politiques de soutien concrètes.

  • Vision – TitreWindEurope établit le potentiel éolien en 2030 13 juin 2017

    WindEurope établit le potentiel éolien en 2030 L’éolien offshore est supposé répondre à 7 à 11 % de la demande européenne en électricité, d’ici 2030. Mais, selon l’association d’industriels WindEurope, il pourrait faire beaucoup plus que cela. Publié par ses soins début juin, un nouveau rapport indique qu’à cette échéance, l’offshore pourrait en théorie générer entre 2 600 TWh et 6 000 TWh par an, à un coût inférieur à 65€/MWh, en prenant en compte le raccordement et les technologies qui seront développées d’ici là. « Cette ressource économiquement intéressante pourrait représenter entre 80 et 180 % de la demande en électricité en Europe », détaille le rapport. Qui estime que, même en ne s’arrêtant qu’aux sites les plus favorables, l’éolien en mer pourrait répondre à 25% de la demande en électricité européenne, à des coûts moyens de 54€/MWh.

  • Développement – Ideol lève 8 millions d’euros 13 juin 2017

    Le Français Ideol, qui développe des fondations flottantes pour l’éolien en mer, a levé 8 millions d’euros, notamment auprès de deux investisseurs majeurs : la société allemande Siem Offshore Contractors, qui détient une flotte de plus de 45 navires supports à l’installation offshore, et le groupe japonais Hitachi Zosen, partenaire d’Ideol depuis plus de deux ans, pour l’installation en mer d’un premier démonstrateur de la solution Ideol au Japon. Amundi Private Equity Funds, filiale du groupe Amundi, ainsi que certains des actionnaires historiques de la société (Tertium, PACA Investissement et Conseil Plus Gestion) ont également participé au tour de table. L’objectif étant de donner à Ideol la capacité de proposer une offre clef en main, de l’ingénierie à l’installation.

  • Offshore – Vers un parc de 2 GW minimum en Australie ! 6 juin 2017

    Le premier projet éolien offshore australien est à l’étude, et il pourrait être énorme. Dénommé « Star of the South », le parc en question devrait compter pas moins de 250 éoliennes réparties sur une superficie de 574 km2, 10 à 25 kilomètres au sud-est du pays dans le détroit de Bass, au large du littoral de Gippsland. Sa capacité totale serait ainsi d’« au moins 2 GW », explique le porteur du projet, Offshore Energy, dans un communiqué en date du 2 juin, ce qui suppose l’emploi de turbines de 8 GW. Ce même jour, se tenait la présentation de ce projet élaboré en concertation avec l’État fédéral et le gouvernement local. Une proposition formelle et une évaluation de faisabilité d’une durée ont ainsi été déposées. S’il est retenu, il générera une production de 8 TWh par an, des investissements d’environ 8 milliards de dollars, et créerait 12 000 emplois pendant la phase de construction, 300 emplois durant l’exploitation, la maintenance et l’entretien, comme l’avance Offshore Energy. L’économie de CO2 pourrait approcher les 10,5 t/an.

  • France – Le parc passe la barre des 12 GW au 1er trimestre 6 juin 2017

    La puissance du parc éolien français a franchi le seuil des 12 GW au cours du premier trimestre 2017, pour atteindre 12,1 GW au 31 mars, selon les données du ministère de la Transition énergétique et solidaire, compilées dans son Tableau de bord éolien pour le 1er trimestre 2017. Les nouvelles installations raccordées au 1er trimestre ont, ainsi, plus que doublé sur les trois premiers mois de l’année, pour atteindre 330 MW, contre 141 MW au 1er trimestre 2016. Il s’agit de la plus forte progression jamais observée lors d’un premier trimestre. Une dynamique confortée par la croissance des projets éoliens en cours d’instruction, dont la puissance s’élève à 11,2 GW, comme le révèle le Tableau de bord, qui ajoute que la production d’électricité éolienne s’élève à environ 6,9 TWh au premier trimestre 2017, et représente près de 4,8 % de la consommation électrique française. À noter, les régions Hauts-de-France, Occitanie et Bourgogne-Franche-Comté concentrent à elles seules plus de 50 % de la puissance raccordée en ce début d’année 2017, avec respectivement 81 MW, 57 MW et 47 MW.

  • Financement participatif – Un nouveau projet en Bretagne 6 juin 2017

    Pendant un mois, et à partir de ce mardi 6 juin, les citoyens des départements des Côtes-d’Armor, du Finistère et du Morbihan peuvent prêter entre 50 € et 3 000 € pour le projet éolien de Botsay, situé à Glomel, en Bretagne, avec un taux d’intérêt compris entre 5 % et 7 %. Cette campagne est destinée à financer les dernières phases de développement de ce parc, notamment les études géotechniques, l’analyse des données de vent, l’étude acoustique complémentaire et les premières phases de la construction du futur parc éolien développé par BayWa r.e. France. Prochaines étapes de ce projet : l’enquête publique, prévue en juin-juillet 2017, puis les autorisations administratives, attendues trois mois plus tard. Ce parc d’une puissance totale de 8 MW sera composé de quatre éoliennes de 2 MW et 150 m de haut, en bout de pale. L’offre de financement participatif est réservée exclusivement aux habitants de ces trois départements, précise la plateforme de financement participatif Lendosphere qui accueille le projet.

MAI 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

Voir actus
  • Offshore – Le parc de Fécamp en suspens 30 mai 2017

    Le rapporteur public a préconisé lundi 29 mai à la cour administrative d’appel de Nantes de rejeter le recours déposé contre le projet de parc éolien offshore prévu au large de Fécamp (Seine-Maritime), selon une information rapportée par Reuters. La juridiction, qui a mis sa décision en délibéré, rendra son arrêt sous quinze jours, toujours selon l’agence de presse. On saura alors si elle rejette le recours contre ce projet de 83 éoliennes GE, comme elle l’a fait récemment pour le projet d’éoliennes offshore prévu au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Lors de l’audience, le magistrat a notamment fait valoir que l’étude d’impact de la société Eoliennes Offshore des Hautes Falaises (EOHF) – consortium composé de EDF Énergies Nouvelles (EDF EN), Enbridge et de WPD Offshore – était « suffisante » à tous points de vue. Pour rappel, la cour administrative d’appel de Nantes est compétente en premier et dernier recours sur tous les recours dirigés en France contre les éoliennes offshore. 

  • Offshore – Le parc belge de Nobelwind inauguré 30 mai 2017

    MHI Vestas a annoncé avoir inauguré le parc Nobelwind (anciennement Belwind 2), situé au large des côtes belges. D’une puissance installée de 165 MW, ce parc utilise 50 turbines V112, de 3,3 MW de puissance unitaire. MHI Vestas se félicite de cette nouvelle coopération avec Parkwind après Belwind (165 MW) et Northwind (216 MW). Cette annonce intervient quelques jours après une autre inauguration, celle du parc éolien britannique de Burbo Bank, le premier à utiliser des turbines de 8 MW.  

  • Offshore – Feu vert pour le rachat de neuf parcs britanniques 30 mai 2017

    La Commission européenne a annoncé le 23 mai avoir donné son feu vert pour l’acquisition de neuf parcs éoliens offshore britanniques par Macquarie et USSL. Ce rachat entre dans le cadre du rachat de la Green Investment Bank (GIB) par Macquarie et USSL annoncé fin avril. Les installations en question appartiennent ainsi à UK Green Investment Bank et sont situées au large des côtes de l’Angleterre et du Pays de Galles. 

  • Allemagne – Premier appel d’offres… citoyen 23 mai 2017

    Contre toute attente, 96 % des offres retenues lors du premier appel d’offres éolien terrestre en Allemagne sont des projets de parcs citoyens. Lancé par l’Agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur), il portait sur 800 MW. Sur les 256 offres reçues (2 137 MW), l’agence a retenu 70 projets cumulant 807 MW, dont 65 (776 MW) déposés par des sociétés participatives. Plus remarquable encore, parmi l’ensemble des offres déposées, 70 % étaient représentés par des projets citoyens. Les tarifs des projets retenus vont de 4,20 à 5,78 c€/kWh, pour une moyenne de 5,71 c€/kWh. Les sociétés de projets citoyens bénéficient d’un statut à part dans la loi allemande. Elles peuvent en effet déposer leur offre avant d’avoir obtenu l’autorisation d’exploiter. Il reste par conséquent un doute sur le nombre de projets qui verront effectivement le jour. Ces derniers sont en outre de taille réduite, puisque les projets citoyens participant aux appels d’offres ne doivent pas compter plus de 6 éoliennes ni dépasser 18 MW. Au passage, les habitués des appels d’offres en France apprécieront la célérité des autorités allemandes. La date limite de dépôt des dossiers était le 1er mai et les résultats ont été livrés 18 jours plus tard, le 19 mai. En 2017, les dates de clôture des deux prochains appels d’offres sont fixés aux 1er août et 1er novembre.

  • Chine – Une 4e usine de pales d’éoliennes pour LM Wind Power 23 mai 2017

    Et de quatre. LM Wind Power, filiale de GE, a annoncé le 17 mai la construction d’une quatrième usine de pales d’éoliennes en Chine. Cette nouvelle installation devrait créer 500 emplois et démarrer sa production en juillet, explique un communiqué du groupe. Elle sera située dans le district de Baodi dans le nord-est de la Chine, à 40 km d’une de ses usines de Tianjin. Avec ce nouveau site, LM Wind Power aura 15 usines dans le monde. LM Wind Power emploie actuellement 2 300 personnes en Chine. Pour rappel, le groupe a confirmé en début d’année sa volonté de fabriquer des pales pour éoliennes en mer à Cherbourg, en Normandie, avec à la clé l’embauche de quelque 550 personnes.

  • France – Un parc déjà rentable ouvert au financement participatif 23 mai 2017

    Développé par les sociétés Zéphyr et Quadran, le parc éolien de la Renardière, situé sur les communes de Saint-Vincent-des-Landes et d’Issé en Loire-Atlantique (44), est en fonctionnement depuis 2010. Après plus de 5 ans de présence dans l’actionnariat de ce parc d’une puissance totale de 12 MW (6 éoliennes de 2 MW), la LAD-SELA a décidé de céder ses titres. Un choix inscrit dès l’amont dans les statuts de l’entreprise, avec l’ambition de permettre à des citoyens d’acquérir ces titres en lieu et place de la société d’économie mixte. Zéphyr a donc fait appel à Enerfip pour la mise en œuvre d’un financement citoyen (par le biais d’une collecte officiellement ouverte début juin) visant à se substituer à la LAD-SELA dans le capital de la société « Parc de la Renardière ». « Objectif : lever près d’1 000 000 € et permettre aux citoyens de devenir copropriétaires d’un parc éolien déjà rentable », expliquent les partenaires dans un communiqué. Pour assurer un poids important de la composante citoyenne, une structure destinée à regrouper les citoyens investisseurs dans une seule et même entité a été créée. Ces nouveaux investisseurs en deviendront ainsi directement actionnaires.

  • FRANCE – Les conditions du guichet ouvert fixées par arrêté 16 mai 2017

    Publié au Journal officiel le 10 mai 2017, l’arrêté du 6 mai 2017  fixe les conditions du complément de rémunération pour les installations éoliennes de 6 aérogénérateurs maximum. Il confirme l’éligibilité des seules installations nouvelles. « Seront considérées comme neuves, les installations dont les éléments n’auront jamais servi à la production d’électricité, ce qui devrait permettre d’inclure les petites installations en repowering dans le périmètre du guichet ouvert », analyse l’avocat Fabrice Cassin, responsable de la commission Lois et réglementations de FEE (France Énergie Éolienne). L’arrêté impose une distance minimale de 1 500 mètres avec l’aérogénérateur le plus proche d’un parc éolien voisin. « Une demande de dérogation pourra être accordée par le ministre chargé de l’énergie si le demandeur établit l’indépendance entre les sociétés de projet portant les deux parcs éoliens mitoyens », précise Fabrice Cassin. Enfin, la demande de complément de rémunération ne pourra être faite qu’après la délivrance de l’arrêté d’autorisation environnementale, qui constitue une pièce du dossier.

  • OFFSHORE – Voyants au vert pour le parc de Saint-Nazaire 16 mai 2017

    La cour administrative d’appel de Nantes a rejeté des recours visant à faire annuler l’autorisation d’exploiter le parc au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a-t-elle annoncé hier, lundi 15 mai.  Trois associations avaient attaqué en juillet dernier l’arrêté préfectoral autorisant la société Parc du Banc de Guérande, une filiale d’EDF Énergies nouvelles (EDF EN), à installer et à exploiter pour une durée de 40 ans ce parc éolien offshore composé de 80 machines et d’une puissance totale de 480 MW. Sa mise en service avait été initialement envisagée en 2020 puis repoussée à 2021 ou 2022 du fait de ces recours. Si les requérants peuvent encore former un pourvoi devant le Conseil d’État dans un délai de deux mois, c’est uniquement sur des questions de droit. À noter, la cour administrative d’appel de Nantes doit également statuer dans les prochaines semaines sur des recours déposés contre deux autres parcs éoliens en mer, ceux de Fécamp (Seine-Maritime) et Courseulles-sur-Mer (Calvados), également attribués en 2012 à EDF lors d’un premier appel d’offres gouvernemental national. Par ailleurs, dix dossiers de candidature de groupes français et étrangers ont été présélectionnés dans le cadre de l’appel d’offres pour un futur parc éolien en mer au large de Dunkerque, apprenait-on la semaine dernière. Cette présélection a permis de retenir, sur des critères techniques et financiers, les entreprises qui poursuivront avec l’administration une étape dite de dialogue concurrentiel. Il s’agit du troisième appel d’offres lancé par l’État français pour développer les éoliennes marines posées en France. 

  • ENTREPRISE – Et de trois pour Enercon ! 16 mai 2017

    Trois, c’est le nombre de GW de puissance installée en France pour Enercon, présent dans l’Hexagone depuis 2003. Ce cap a été franchi grâce à l’installation du projet « Bois de Merdelou ». Situé dans le département de l’Aveyron, sa puissance totale est de 16,1 MW. Le groupe allemand y a en effet installé, pour son client Valeco, sept machines E-70/2,3 MW en mâts acier de 64 mètres de hauteur de moyeu. « Nous nous réjouissons de franchir ce cap important et sommes fiers du travail accompli par l’ensemble de nos équipes qui nous a permis d’atteindre cette puissance installée en France », explique Peter Schuster, directeur Enercon en France dans un communiqué diffusé la semaine dernière. « Les 3 GW sont pour nous une étape importante pour la réussite de la transition énergétique en France. Nous allons continuer sur cette voie dans l’avenir et renforcer encore nos activités afin d’atteindre les 4 GW », ajoute celui dont l’entreprise revendique plus de 650 emplois en France dans les différents domaines de la production, de la vente, de la gestion de projets ou de la maintenance. 

  • Annonces – Un appel d’offres lancé et des aides validées 9 mai 2017

    Le 5 mai, la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a annoncé le lancement d’un appel d’offres pour l’implantation d’« installations éoliennes de plus de 6 machines », pour un volume total de 3 000 MW. Six périodes, réparties sur 3 ans, jalonnent cet appel d’offres (500 MW à chaque fois), avec une première phase de dépôt prévue entre le 1er novembre et le 1er décembre 2017. Le cahier des charges est disponible sur le site de la Commission de régulation de l’électricité (CRE), en charge de l’instruction des dossiers. Au moins une des éoliennes doit avoir une puissance nominale supérieure à 3 MW. Ce même jour, Ségolène Royal a obtenu la validation par la Commission européenne de trois nouveaux dispositifs de soutien aux énergies renouvelables. Ceux-ci sont issus de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Ils concernent des parcs éoliens de 6 éoliennes maximum (3 MW max. chacune), les centrales solaires de moins de 100 kW et les installations de combustion du biogaz issu de stations d’épuration. « Ces installations pourront bénéficier d’un contrat pour l’électricité produite sous la forme d’un tarif d’achat ou du nouveau dispositif de complément de rémunération », précise le communiqué du ministère. « Comme promis, les arrêtés tarifaires seront ainsi publiés dans les prochains jours au Journal Officiel ».

  • États-Unis – Connexion à une île du premier parc offshore 9 mai 2017

    Le premier parc éolien offshore aux États-Unis, développé par Deepwater Wind, vient de commencer à alimenter une communauté insulaire de 1 000 habitants, au large de la côte de Rhode Island. Les cinq turbines (30 MW au total) qui alimentent le parc éolien de Block Island ont été connectées au réseau de cette île côtière du nord-est des États-Unis, concluant plus d’une décennie de travail pour convertir la ville aux renouvelables. Situé à 20 km au sud de Rhode Island et à 22 km à l’est de la pointe de Long Island, le parc se trouve suffisamment éloigné pour ne pas faire partie du réseau électrique continental. L’île fonctionnant via un générateur au diesel apporté par un ferry prend ainsi son autonomie. D’autres projets offshore progressent aux États-Unis, le long des côtes de Long Island, du Massachusetts, du Maryland, de la Virginie, du New Jersey et de l’Oregon.

  • Entreprise – Goldwind acquiert un projet australien 9 mai 2017

    Le chinois Goldwind achète le projet de parc éolien australien de Stockyard Hill à Origin Energy pour 110 millions de dollars. Dans le cadre de l’opération, Origin Energy a également accepté d’acheter toute l’énergie produite par Stockyard Hill jusqu’en 2030 pour moins de 60 $/MWh, via un accord d’achat d’électricité à long terme portant sur 530 MW – le plus important à ce jour en Australie. Origin avait obtenu le feu vert en 2010 pour la construction de 157 turbines. Le site est situé à environ 140 km à l’ouest de Melbourne (Victoria). Il comportera la nouvelle éolienne “smart” 3 MW de Goldwind.

  • Études – 490 GW de capacité installée dans le monde 2 mai 2017

    La publication phare du Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC – Global Wind Report: Annual Market Update) est sortie le 25 avril. Plus de 54 GW ont été installés dans le monde en 2016. Le marché mondial s’étend désormais à plus de 90 pays, dont neuf avec plus de 10 000 MW installés, et 29 ayant passé la barre des 1000 MW. La capacité cumulée a augmenté de 12,6 % pour atteindre 486,8 GW. « L’énergie éolienne a créé des centaines de milliers d’emplois », a déclaré Steve Sawyer, secrétaire général du GWEC dans un communiqué. Le Conseil prévoit près de 60 GW de nouvelles installations en 2017, et une capacité cumulée de plus de 800 GW d’ici 2021. La croissance sera menée par l’Asie, avec la Chine en leader. Toutefois, l’Inde a atteint un nouveau record d’installations l’année dernière. Les bases du marché sont solides en Amérique du Nord, et la progression constante en Europe, fortement stimulée par les réductions spectaculaires des prix de l’offshore.

  • Offshore – Recours contre un parc à Saint-Nazaire contesté 2 mai 2017

    Les recours visant à faire annuler l’autorisation d’exploiter un parc de 80 éoliennes au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) ont été examinés le 27 avril par la cour administrative d’appel de Nantes. Le rapporteur public a conseillé à la juridiction de les rejeter. D’après le collectif DLM (défense de la mer), les risques sismiques de l’endroit retenu pourraient mettre en péril les fondations. DLM redoute également une « diminution de la photosynthèse » et une « turbidité accentuée » des eaux de mer, qui feraient fuir les crustacés à la faveur d’« espèces opportunistes ». Le rapporteur public parle d’« allégations », que ni les expériences étrangères offshore ni l’étude d’impact ne confirment. Plus globalement, les opposants à l’énergie éolienne souhaitent obtenir l’annulation des autorisations des trois premiers parcs en prévision au large des côtes françaises (Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer – Calvados et Fécamp – Seine-Maritime). Le parc de Saint-Nazaire, qui doit être exploité par EDF, doit atteindre une puissance de 480 MW. Son coût est estimé à deux milliards d’euros, et sa mise en service, initialement envisagée en 2020, est repoussée à 2021 ou 2022 du fait de ces recours.

  • Pays-Bas – Northland Power achève le parc Gemini 2 mai 2017

    Le développeur canadien Northland Power a parachevé le parc éolien offshore Gemini de 600 MW dans la mer du Nord néerlandaise, dans les temps impartis et en respectant son budget de 2,8 milliards d’euros. En service depuis fin 2016, ses 150 turbines ont généré plus de 250 millions d’euros de revenus nets de pré-achèvement. Le parc appartient à Northland Power (60 %), Siemens Financial Services (20 %), Van Oord Dredging et Marine Contractors BV (10 %) et NV.HVC (10 %). Situé à 85 kilomètres de la côte de Groningue, « Gemini est l’un des plus grands parcs éoliens offshore au monde », affirme le groupe dans un communiqué. Une restructuration des prêts a eu lieu et « le projet commencera en décembre prochain sa rétribution annuelle auprès de ses propriétaires. » Northland prévoit de recevoir environ 31 millions d’euros, correspondant notamment à sa quote-part sur l’excédent des revenus nets de pré-achèvement.

  • Bretagne – La région Bretagne déterminée 1 mai 2017

    Élaboré par le ministère de l’Environnement et la Région Bretagne, le schéma régional éolien (SRE), qui définit les territoires favorables au développement de la filière éolienne, a été annulé en appel par le tribunal administratif de Nantes. Les juges rennais, qui avaient prononcé l’annulation en première instance, lui avaient reproché d’avoir défini les zones défavorables sans « s’appuyer sur aucune donnée scientifique précise ». Dans un communiqué du jeudi 20 avril, la Région affirme demeurer « déterminée à accompagner un développement raisonné et concerté de cette énergie dont la Bretagne a besoin pour assurer sa sécurisation énergétique. » Elle rappelle qu’en concertation avec l’État, une approche “élargie” de l’éolien avait été privilégiée, n’excluant que « quelques zones soumises à des contraintes particulières, laissant le soin à chaque territoire de préciser, localement, les zones d’implantation adaptées. »


  • – La compagnie du vent devient filiale d’Engie à 100% 1 mai 2017

    Ses actionnaires principaux Engie (59 %) et Soper (41 %) ont signé un accord de cession d’actions, faisant de la Compagnie du Vent une filiale à 100 % d’Engie, a indiqué l’acquéreur le 5 avril. « La Compagnie du Vent a plus que quintuplé sa puissance installée depuis l’entrée d’Engie à son capital en 2007 », déclare Gwenaelle Huet, responsable de la Business Unit France Renouvelables d’Engie. Fondée en 1989, la société exploite aujourd’hui 423 MW en éolien, génère une production annuelle de 815 000 MWh et compte 150 collaborateurs. En 2016, « elle a investi plus de 88 millions d’euros dans le développement et la construction de nouveaux actifs dans l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque au sol », précise le communiqué d’Engie. La cession met un terme à un conflit de six ans dans la gestion de cette société, qui opposait Engie et le fondateur de la Compagnie du Vent Jean-Michel Germa.


  • Offshore aux Pays-Bas – Shell veut Quadrupler la puissance 1 mai 2017

    La société pétrolière néerlandaise Shell a déclaré avoir exhorté le gouvernement néerlandais à établir des objectifs plus audacieux concernant l’offshore, et à quadrupler la capacité installée du pays pour l’élever à 20 GW d’ici 2030. Shell compte accroître ses investissements dans les énergies renouvelables d’un milliard de dollars chaque année d’ici la fin de la décennie, a-t-elle annoncé le 13 avril. « Nous devons réduire les coûts du développement, mais voudrions également que le gouvernement opte pour le déploiement de 10-15 GW de capacité additionnelle d’ici 2030 ». En 2015, un tribunal de La Haye, saisi par des écologistes, avait ordonné au gouvernement de réduire les émissions de gaz à effet de serre des Pays-Bas de 25 % en 5 ans. Le pays a depuis lancé un nouveau programme visant à multiplier les projets d’énergie renouvelable et comprenant des appels d’offres pour 4,5 GW de parcs éoliens.


  • Bruits – La réglementation suffit, d’après l’ANSES 1 mai 2017

    Les infrasons des éoliennes « ne dépassent pas les seuils d’audibilité […] à la distance minimale d’éloignement des habitations des sites d’implantation des parcs éoliens (500 m) prévue par la réglementation. » Ainsi tranche l’avis de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), publié en mars 2017, consécutif à sa saisine en 2013 par les ministères de la Santé et de l’Environnement pour évaluer les effets sanitaires potentiels de ces infrasons et bruits basses fréquences, objet d’inquiétudes chez les riverains. En compilant la littérature scientifique en matière d’effets sanitaires auditifs et extra auditifs, l’Anses a mis à jour les connaissances existantes. En complément, une campagne de mesures et de modélisations lui a permis de statuer sur les niveaux de bruit générés par les éoliennes, lesquels ne dépassent jamais 50 Hz à 500 m, seuil en dessous duquel l’être humain ne les perçoit pas. Les données relevées ne révèlent ainsi pas d’effet sanitaire lié aux expositions.


  • – Prototypes d’Adwen destiné aux côtés françaises achevé 1 mai 2017

    La dernière phase d’installation du prototype d’éolienne offshore AD 8-180 a débuté, a annoncé Adwen le 30 mars. Sur le site de Bremerhaven (Allemagne), la société achève à l’instant les tests de pré-mise en service de la nacelle, qu’elle vient de connecter au moyeu principal. Les fondations, comprenant 51 pieux dans le sol et 1 700 m3 de béton, ont été achevées plus tôt que prévu et les trois premières sections, dont celle d’alimentation, ont été installées. Les pales du rotor, « les plus grandes du monde », sont arrivées sur le site. « Nous sommes convaincus que notre éolienne apportera une contribution clé dans la course à la réduction des coûts de l’énergie éolienne offshore, grâce à sa fiabilité et à sa production annuelle d’énergie d’ampleur inégalée », a déclaré David Guiu, directeur du département commercial chez Adwen. Pour rappel, l’AD 8-180 a été choisie pour équiper trois projets au large des côtes françaises, à Dieppe/ Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu/Noirmoutier, pour un total d’1,5 GW.


  • Inde – Suzlon ajoute 100,8 MW de capacité 1 mai 2017

    Le fabricant indien d’éoliennes Suzlon vient de mettre en service deux parcs de 50,40 MW chacun en Inde, pour le compte de la compagnie indienne NALCO (National Aluminium Company Limited). Situés à Jath (Maharashtra, ouest du pays) et à Gondikota (Andhra Pradesh, sud du pays), tous deux comprennent 24 machines de 2,1 MW et doivent alimenter 54 000 foyers. Le groupe annonce par ailleurs avoir installé 10 000 MW éoliens en Inde.


  • Allemagne – Des parcs sans subvention, première mondiale 1 mai 2017

    Le danois Dong Energy a annoncé le 13 avril avoir obtenu l’autorisation de construire trois sites éoliens en mer du Nord, au large des côtes allemandes : OWP West (240 MW), Borkum Riffgrund West 2 (240 MW), Gode Wind 3 (110 MW). Les deux premiers ne recevront pas de subvention. Les revenus de la compagnie proviendront ainsi de la seule électricité produite, une première mondiale pour le secteur. C’est « une percée pour la compétitivité des coûts de l’offshore, démontrant son très gros potentiel en termes de croissance, avec la technologie comme pierre angulaire du passage économiquement viable aux systèmes d’énergie verte », a annoncé Samuel Leupold, vice-président exécutif du département éolien chez Dong Energy, avant d’expliciter les conditions ayant favorisé ces offres. « La mise en service n’est prévue que pour 2024, ce qui laisse aux développeurs le temps de finaliser la turbine prochaine génération, laquelle supportera une part importante de la réduction des coûts. » En outre, il faut noter que le coût de la connexion des parcs éoliens au réseau électrique ne faisait pas partie du cahier des charges. Les gouvernements européens, qui ont jusqu’ici dépensé beaucoup pour de vastes projets offshore dont les coûts restaient élevés, tendent aujourd’hui à imposer par leurs appels d’offres une drastique réduction des coûts liés à la construction. Dans le même appel à projets, l’énergéticien allemand EnBW a remporté le projet He Dreiht (Allemagne), sans subvention également


AVRIL 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • Bretagne – Annulation du SRE : la Région reste déterminée 25 avril 2017

    Élaboré par le ministère de l’Environnement et la Région Bretagne, le schéma régional éolien (SRE), qui définit les territoires favorables au développement de la filière éolienne, a été annulé en appel par le tribunal administratif de Nantes. Les juges rennais, qui avaient prononcé l’annulation en première instance, lui avaient reproché d’avoir défini les zones défavorables sans « s’appuyer sur aucune donnée scientifique précise ». Dans un communiqué du jeudi 20 avril, la Région affirme demeurer « déterminée à accompagner un développement raisonné et concerté de cette énergie dont la Bretagne a besoin pour assurer sa sécurisation énergétique. » Elle rappelle qu’en concertation avec l’État, une approche « élargie » de l’éolien avait été privilégiée, n’excluant que « quelques zones soumises à des contraintes particulières, laissant le soin à chaque territoire de préciser, localement, les zones d’implantation adaptées. » Pour Dominique Ramard, conseiller régional en charge de la transition énergétique, cette annulation ne scelle pas la fin de l’éolien en Bretagne, laquelle « a besoin des éoliennes pour assurer sa transition énergétique. Aujourd’hui, l’éolien représente 60 % de la production électrique bretonne, et couvre 9 % de notre consommation régionale. »

  • Offshore – Le parc de la Baie de Saint-Brieuc autorisé 25 avril 2017

    Le consortium Ailes Marines (Iberdrola, RES et Caisse des dépôts) vient d’obtenir le feu vert pour la construction et l’exploitation du parc en mer de la baie de Saint-Brieuc (Bretagne). Délivrées par le préfet des Côtes-d’Armor, les trois autorisations administratives concernent la concession d’utilisation du domaine public maritime, l’approbation du projet d’ouvrage (APO) privé, l’AUIOTA (autorisation unique pour les installations ouvrages travaux et activités) et la demande de dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces et habitats protégés. C’est le « premier projet d’énergie marine renouvelable de grande échelle en Bretagne, et l’un des tout premiers de cette nature au niveau national à se voir attribuer l’ensemble de ces autorisations », affirme Ailes Marines dans un communiqué du 20 avril. La société, qui sera en charge du développement, de la construction et de l’exploitation du parc, va maintenant finaliser les études techniques avec ses partenaires, avant d’entreprendre la réalisation du site. Ce champ éolien qui comportera 62 machines pour 496 MW de puissance devrait permettre la création de 2 000 emplois. Les premiers MWh ne devraient cependant pas être produits avant fin 2020.

  • Financement participatif – 100 000 euros en 24 heures pour le parc de Fomperron 25 avril 2017

    Le parc éolien Le Champvoisin à Fomperron (Nouvelle-Aquitaine) a déjà récolté 100 000? euros grâce à une campagne de financement ouverte le 18 avril. RP Global France, filiale française du groupe autrichien RP Global, avait prévu un mois pour atteindre 100 000 euros : 24 heures ont suffi. Le prêt moyen s’élève à 460?euros, et près de 60 personnes ont placé 1 000?euros pour l’instant. Le dispositif privilégiait les riverains les plus proches. Les habitants des Deux-Sèvres peuvent prêter jusqu’à 5 000?euros, rétribués à un taux annuel de 6 %. Ceux des communautés de communes Parthenay-Gâtine et Haut Val de Sèvre peuvent allouer jusqu’à 10 000?euros (7 %). Pour les autres, le prêt était limité à 1 000?euros (5?%). À l’étude depuis 2011, et porté par la ville de Fomperron, ce parc de quatre éoliennes d’une hauteur de 150 m en bout de pale devrait atteindre une puissance totale de 13,6 MW. Situées sur « un secteur de cultures intensives et de prairies », les machines sont alignées « sur un axe nord-ouest/sud-est, à plus de 500 mètres des habitations, perpendiculairement à la route départementale 121 », annonce RP Global France.

  • Allemagne – Des parcs sans subvention, première mondiale 18 avril 2017

    Le danois Dong Energy a annoncé le 13 avril avoir obtenu l’autorisation de construire trois sites éoliens en mer du Nord, au large des côtes allemandes : OWP West (240 MW), Borkum Riffgrund West 2 (240 MW), Gode Wind 3 (110 MW). Les deux premiers ne recevront pas de subvention. Les revenus de la compagnie proviendront ainsi de la seule électricité produite, une première mondiale pour le secteur. C’est « une percée pour la compétitivité des coûts de l’offshore, démontrant son très gros potentiel en termes de croissance, avec la technologie comme pierre angulaire du passage économiquement viable aux systèmes d’énergie verte », a annoncé Samuel Leupold, vice-président exécutif du département éolien chez Dong Energy, avant d’expliciter les conditions ayant favorisé ces offres. « La mise en service n’est prévue que pour 2024, ce qui laisse aux développeurs le temps de finaliser la turbine prochaine génération, laquelle supportera une part importante de la réduction des coûts. » En outre, il faut noter que le coût de la connexion des parcs éoliens au réseau électrique ne faisait pas partie du cahier des charges. Les gouvernements européens, qui ont jusqu’ici dépensé beaucoup pour de vastes projets offshore dont les coûts restaient élevés, tendent aujourd’hui à imposer par leurs appels d’offres une drastique réduction des coûts liés à la construction. Dans le même appel à projets, l’énergéticien allemand EnBW a remporté le projet He Dreiht (Allemagne), sans subvention également.

  • Pays-Bas – Shell veut quadrupler la puissance de l’offshore d’ici 2030 18 avril 2017

    La société pétrolière néerlandaise Shell a déclaré avoir exhorté le gouvernement néerlandais à établir des objectifs plus audacieux concernant l’offshore, et à quadrupler la capacité installée du pays pour l’élever à 20 GW d’ici 2030. Il s’agit, entre autres, de donner plus de clarté aux investisseurs. Shell, la plus grande société cotée en bourse aux Pays-Bas, compte en effet accroître ses investissements dans les énergies renouvelables d’un milliard de dollars chaque année d’ici la fin de la décennie, a-t-elle annoncé le 13 avril. « Nous devons réduire les coûts du développement, mais voudrions également que le gouvernement opte pour le déploiement de 10-15 GW de capacité additionnelle d’ici 2030 ». En 2015, un tribunal de La Haye, saisi par des écologistes, avait ordonné au gouvernement de réduire les émissions de gaz à effet de serre des Pays-Bas de 25 % en 5 ans. Le pays a depuis lancé un nouveau programme visant à multiplier les projets d’énergie renouvelable et comprenant des appels d’offres pour 4,5 GW de parcs éoliens.

  • Inde – Suzlon ajoute 100,8 MW de capacité 18 avril 2017

    Le fabricant indien d’éoliennes Suzlon vient de mettre en service deux parcs de 50,40 MW chacun en Inde, pour le compte de la compagnie indienne NALCO (National Aluminium Company Limited). Situés à Jath (Maharashtra, ouest du pays) et à Gondikota (Andhra Pradesh, sud du pays), tous deux comprennent 24 machines de 2,1 MW et doivent alimenter 54 000 foyers. Le groupe annonce par ailleurs avoir installé 10 000 MW éoliens en Inde.

  • Éolien flottant – Concertation pour le projet pilote du Golfe du Lion 11 avril 2017

    La Commission nationale du débat public (CNDP) a annoncé qu’elle organiserait une concertation sur le projet pilote d’un parc offshore flottant dans le Golfe du Lion en mer méditerranée, porté par un consortium regroupant Engie, EDPR et la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Elle estime par ailleurs qu’un débat public n’a pas lieu d’être, le projet ayant été lauréat de l’appel à projets de l’Ademe de novembre 2016. Baptisée « Les éoliennes flottantes du Golfe du Lion », l’initiative prévoit l’installation de quatre machines de 6 MW chacune au large de Leucate et du Barcarès. « Il vise à tester, en conditions réelles, l’ensemble des technologies déployées. Le coût de construction du parc et de son raccordement électrique, incluant les coûts de développement, est estimé à 180 M€ », précise la CNDP dans sa décision du 5 avril. Ce projet « contribue au développement des énergies renouvelables en France et revêt un intérêt national, présente d’importants enjeux socio-économiques, et ses impacts sur l’environnement et l’aménagement du territoire apparaissent limités ». Cette concertation aura lieu sous l’égide d’une garante, Claude Brévan, présidente de la Commission particulière du débat public.

  • Entreprise – La Compagnie du Vent devient filiale d’Engie à 100 % 11 avril 2017

    Ses actionnaires principaux Engie (59 %) et Soper (41 %) ont signé un accord de cession d’actions, faisant de la Compagnie du Vent une filiale à 100 % d’Engie, a indiqué l’acquéreur le 5 avril. « La Compagnie du Vent a plus que quintuplé sa puissance installée depuis l’entrée d’Engie à son capital en 2007 », déclare Gwenaelle Huet, responsable de la Business Unit France Renouvelables d’Engie. Fondée en 1989, la société exploite aujourd’hui 423 MW en éolien, génère une production annuelle de 815 000 MWh et compte 150 collaborateurs. En 2016, « elle a investi plus de 88 millions d’euros dans le développement et la construction de nouveaux actifs dans l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque au sol », précise le communiqué d’Engie. La cession met un terme à un conflit de six ans dans la gestion de cette société, qui opposait Engie et le fondateur de la Compagnie du Vent Jean-Michel Germa, aussi président de Soper. Le dernier numéro du Journal de l’Éolien (n° 23) l’évoquait dans une analyse juridique.

  • Effacement – Le Royaume-Uni utilisera l’éolien pour soulager le réseau 11 avril 2017

    Avec une consommation électrique en baisse et une augmentation de ses capacités de production renouvelable, le Royaume-Uni craint pour son réseau à l’arrivée des beaux jours, faute de moyens de stockage adaptés. National Grid, gestionnaire du réseau britannique, envisage de plafonner la production d’électricité d’origine renouvelable, en compensant financièrement les kilowattheures non produits pour maintenir la rentabilité des producteurs d’électricité verte. Il l’a annoncé dans un rapport publié le 6 avril. En 2015, 354 millions de livres sterling (414,5 M€) ont servi à compenser les périodes de sur/sous-production. Les énergies renouvelables, notamment l’éolien, ont connu un bond ces dernières années au Royaume-Uni, qui souhaitait réduire ses émissions de CO2, et peut aujourd’hui se targuer d’une diminution de 40 % de celles-ci l’année dernière. Dans le même temps, sa consommation d’électricité a largement diminué (310 TWh environ en 2015 – 350 TWh en 2004), et la demande pourrait atteindre un bas record l’été prochain.

  • Bruits – La réglementation suffit, d’après l’Anses 4 avril 2017

    Les infrasons des éoliennes « ne dépassent pas les seuils d’audibilité […] à la distance minimale d’éloignement des habitations des sites d’implantation des parcs éoliens (500 m) prévue par la réglementation. » Ainsi tranche l’avis de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), publié en mars 2017, consécutif à sa saisine en 2013 par les ministères de la Santé et de l’Environnement pour évaluer les effets sanitaires potentiels de ces infrasons et bruits basses fréquences, objet d’inquiétudes chez les riverains. En compilant la littérature scientifique en matière d’effets sanitaires auditifs et extra auditifs, l’Anses a mis à jour les connaissances existantes. En complément, une campagne de mesures et de modélisations lui a permis de statuer sur les niveaux de bruit générés par les éoliennes, lesquels ne dépassent jamais 50 Hz à 500 m, seuil en dessous duquel l’être humain ne les perçoit pas. Les données relevées ne révèlent ainsi pas d’effet sanitaire lié aux expositions éoliennes et ne justifient ni la modification des valeurs limites existantes ni l’extension du spectre sonore actuellement pris en compte.

  • Offshore – Achèvement d’un prototype d’Adwen destiné aux côtes françaises 4 avril 2017

    La dernière phase d’installation du prototype d’éolienne offshore AD 8-180 a débuté, a annoncé Adwen le 30 mars. Sur le site de Bremerhaven (Allemagne), la société achève à l’instant les tests de pré-mise en service de la nacelle, qu’elle vient de connecter au moyeu principal. Les fondations, comprenant 51 pieux dans le sol et 1 700 m³ de béton, ont été achevées plus tôt que prévu et les trois premières sections, dont celle d’alimentation, ont été installées. Les pales du rotor, « les plus grandes du monde », sont arrivées sur le site. « Nous sommes convaincus que notre éolienne apportera une contribution clé dans la course à la réduction des coûts de l’énergie éolienne offshore, grâce à sa fiabilité et à sa production annuelle d’énergie d’ampleur inégalée », a déclaré David Guiu, directeur du département commercial chez Adwen. Pour rappel, l’AD 8-180 a été choisie pour équiper trois projets au large des côtes françaises, à Dieppe/Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu/Noirmoutier, pour un total d’1,5 GW.

  • Onshore – 21 MW d’éoliennes livrées par Siemens à Futuren 4 avril 2017

    Sept turbines SWT-3.2-113, service et maintenance inclus sur une période de 21 ans : voilà ce que comprend la commande effectuée auprès de Siemens Wind Power pour un projet éolien dans le sud-ouest de la France. Détenu par Futuren, producteur international indépendant d’énergie renouvelable, ce nouveau site sera installé près de Courant et Nachamps (Charente-Maritime). D’une puissance nominale de 3,2 MW, les turbines SWT-3.2-113 disposent d’un diamètre de rotor de 113 mètres. La mise en service de ce parc de 21 MW est prévue pour 2018. « Nous sommes fiers de continuer notre collaboration avec Futuren, acteur important du marché français des énergies renouvelables », déclare Thomas Richterich, PDG Onshore chez Siemens Wind Power, dans un communiqué du 31 mars.

MARS 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • Exportation – GE envoie trois éoliennes offshore en Chine 28 mars 2017

    GE Renewable Energy vient de signer un contrat avec la Chine, s’engageant à livrer en 2018 à la société Fuqing Haixia Electricity Generation Company (joint-venture entre China Three Gorges et Fujian Energy) trois éoliennes offshore Haliade (ex Alstom) de 6 MW. Fabriquées pour partie à Saint-Nazaire, elles rejoindront le projet pilote de la province du Fujian dans le sud-est de la Chine. GE l’a annoncé le 27 mars dans un communiqué ainsi que le 23 mars à l’occasion de la pose de la première pierre de l’usine LM Wind Power, rachetée par le groupe. Le contrat comprend la mise en service, l’exploitation durant deux ans, un support technique et un service d’entretien. GE Renewable Energy sera « l’un des nombreux fournisseurs d’éoliennes à participer à ce projet de 73 MW de parcs éoliens », explique le groupe, dont l’usine de Saint-Nazaire fabriquera trois nacelles et les générateurs associés. Les mâts seront confectionnés en Chine (Chengxi), et les pales au Danemark. L’installation devrait avoir lieu fin 2017 (dernier trimestre). La ferme pilote de Fujian s’inscrit dans le vaste programme offshore de la Chine, dont les autorités ont annoncé d’autres investissements dans les énergies renouvelables, lesquels placeront « le pays au premier rang des énergies propres dans le monde », explique GE.

  • Agrégation – Premier contrat en France pour Statkraft 28 mars 2017

    Dans le cadre du nouveau mécanisme français de soutien aux énergies renouvelables, le groupe norvégien Statkraft vient de conclure son premier contrat en France : il s’agit d’un PPA (contrat Power Purchase Agreement, contrat d’achat d’électricité) pour le parc éolien de 6,15 MW Eole Source de la Sensée (Ervillers, Pas-de-Calais) qui appartient à TTR Energy. La société en acquiert la production ainsi que les certificats de capacité, annonce-t-elle le 27 mars dans un communiqué. « Le marché français de l’énergie est l’un des plus importants en Europe et présente des objectifs ambitieux pour le développement des énergies renouvelables », explique le groupe, pour qui cette étape « décisive » dans son implantation en France est rendue possible grâce au « nouveau régime français du “complément de rémunération”, qui remplace le système d’obligation d’achat. » Depuis la publication de l’arrêté tarifaire en décembre 2016, les professionnels de l’éolien doivent basculer vers ce nouveau mécanisme, à savoir une rémunération sur le marché de gros, que complète une prime versée par l’État. Un sujet à retrouver dans le dernier numéro du Journal de l’Éolien (n° 23).

  • Danemark – Le tout premier parc offshore tire sa révérence 28 mars 2017

    Un quart de siècle, c’est l’âge du parc éolien de Vindeby, situé dans les eaux peu profondes, à 2-3 km de l’île de Lolland dans le sud-est du Danemark, à l’heure où il atteint son obsolescence. Il aura couvert la consommation annuelle d’environ 2 200 ménages. Le groupe Dong Energy, son exploitant, a commencé à le démanteler début mars, comme il l’a récemment annoncé dans un communiqué. D’une capacité totale de 5 MW, il disposait de onze turbines, dont huit ont déjà été démantelées. Les trois dernières le seront d’ici la fin du mois. Une seule des plus grandes turbines fabriquées aujourd’hui produit plus de puissance que la totalité de ce parc éolien. Il est de taille miniature, comparé « aux projets titanesques d’aujourd’hui en Europe du Nord, mais sans l’expérience acquise par ce premier parc éolien offshore au monde, nous ne serions pas là où nous en sommes aujourd’hui », explique Leif Winther, directeur de l’éolien offshore chez Dong Energy, d’après qui « Vindeby est le berceau de l’industrie éolienne offshore […] c’est là que l’industrie est née ».

  • Écosse – Un 3e parc éolien flottant approuvé par le gouvernement 21 mars 2017

    Le gouvernement écossais souhaite faire du pays un hub mondial de la technologie éolienne flottante. En vue d’accomplir un nouveau pas en avant dans ce sens, le ministre du Commerce, de l’Innovation et de l’Énergie Paul Wheelhouse a donné le 17 mars son accord pour la construction du site de démonstration de Dounreay Trì, composé de deux éoliennes flottantes (12 MW), à environ six kilomètres du littoral de Caithness dans le nord du pays. Cette approbation constitue l’étape ultime avant la phase de construction. Il suit de peu le récent feu vert accordé au parc éolien flottant Kincardine et celui donné l’an dernier au projet pilote Hywind Scotland. Ces avancées signifient que l’Écosse a aujourd’hui accordé des permis de construire pour un total 92 MW, comme l’a annoncé le ministre dans ce communiqué. « Une fois opérationnel, ce projet de démonstration aidera à développer cette technologie de pointe et à cimenter la réputation de l’Écosse comme positionnée à l’avant-garde de l’innovation dans le secteur des énergies renouvelables ». Le projet prévoit la création d’une centaine d’emplois, lors de l’assemblage, de l’installation et des activités d’exploitation et de maintenance.

  • France – Un nouveau parc en Charente-Maritime pour Futuren 21 mars 2017

    Le producteur d’électricité éolienne Futuren étend sa production, avec un nouveau chantier éolien, situé en Charente-Maritime (à Courant et Nachamps), et dont il vient de conclure l’accord de financement. D’une puissance de 3 MW chacune, les sept éoliennes assureront une capacité totale de 21 MW, comme l’a annoncé le 20 mars la société dans un communiqué. Les travaux ont commencé courant mars 2017, pour une mise en service du parc prévue début 2018. « Il couvrira les besoins électriques de 24 000 foyers chaque année », annonce le producteur. « Le financement bancaire conclu est un prêt à long terme, sans recours, basé sur les flux futurs de trésorerie qui seront générés par le parc. »

  • Europe – GE autorisé à prendre la main sur LM Wind Power 21 mars 2017

    Cette concentration ne pose pas de problème de concurrence en Europe. C’est en tout cas ce qu’a considéré la Commission européenne, autorisant sans condition l’acquisition du fabricant danois de pales d’éoliennes LM Wind Power par General Electric, dont l’unité GE Renewable Energy produit des éoliennes terrestres et marines. D’après la Commission, l’entité qui s’ensuivra devra toujours faire face à des concurrents, comme le précise son communiqué. Hasard du calendrier, l’usine de pales de LM Wind Power à Cherbourg, dont GE est le partenaire, verra sa première pierre posée jeudi 23 mars. Le Premier ministre Bernard Cazeneuve est annoncé. L’installation produira pour GE, désormais constructeur d’éoliennes pour les parcs EDF, après le rachat des activités d’énergies d’Alstom.

  • Offshore flottant – ROTOR, nouvelle plateforme de test 14 mars 2017

    Nass&Wind Industrie et l’Ifremer ont annoncé le 13 mars travailler au projet ROTOR, une plateforme permettant de tester des éoliennes flottantes en bassins d’essais, pour des puissances de turbines allant de 6 à 10 MW. Une maquette d’éolienne flottante à taille réduite, avec un rotor de 3 mètres de diamètre environ, sera conçue, construite et ensuite testée en octobre 2017 au Centre Ifremer Bretagne à Brest en bassin d’essai, expliquent les deux partenaires dans un communiqué. « La maquette sera constituée d’une structure flottante modulaire et d’une turbine permettant le test de systèmes de régulation de puissance et de vitesse, en intégrant directement les stratégies de contrôle/commande des constructeurs de turbines, détaillent-ils. Chacune des pales de la turbine pourra en outre être orientée autour de son axe de façon indépendante. » Au terme du projet, fin 2017, Nass&Wind Industrie et l’Ifremer disposeront ainsi de moyens d’essais en bassin permettant de tester, d’optimiser et de qualifier tous les systèmes éoliens flottants équipés de turbines à axe horizontal en cours de développement.

  • Offshore flottant – Ideol s’allie à Gaelectric pour développer 30 MW en Irlande 14 mars 2017

    Après l’annonce d’un accord pour le développement d’un pipeline de projets éoliens flottants au Royaume-Uni, Ideol refait parler d’elle avec la signature d’un partenariat avec Gaelectric pour le développement de projets éoliens flottants en Irlande. Plusieurs sites d’installation au large des côtes irlandaises sont actuellement étudiés par les deux partenaires, « avec pour objectif initial le développement d’un projet de 30 MW, suivi de projets commerciaux de plusieurs GW au large des côtes est et ouest irlandaises », explique l’entreprise française, qui a développé le concept de fondations flottantes Damping Pool, lesquelles équiperont ces projets. Créé en 2004, l’irlandais Gaelectric est impliqué dans l’éolien sur des projets terrestres et en mer, dont le projet NISA (North Irish Sea Array) situé dans le nord de la mer d’Irlande et d’une capacité de 870 MW.

  • Union – Siemens/Gamesa : la Commission dit oui ! 14 mars 2017

    La Commission européenne a donné hier lundi 13 mars son feu vert à l’acquisition par l’allemand Siemens du fabricant espagnol Gamesa et à la création, de fait, du nouveau numéro un mondial de la construction d’éoliennes. L’exécutif européen n’a posé aucune condition à cette union, considérant « que l’opération ne soulevait pas de problème de concurrence, étant donné qu’il resterait plusieurs concurrents crédibles sur le marché », peut-on lire dans un communiqué. À la suite de cette annonce, Siemens et Gamesa ont indiqué souhaiter que la fusion prenne effet au début du mois d’avril, après l’inscription de la société conjointe au registre du commerce. Pour rappel, les actionnaires de Gamesa avaient adopté le 25 octobre 2016 et à la très grande majorité (99,75 %) les résolutions nécessaires ouvrant la voie à la fusion avec les activités éoliennes de Siemens.

  • États-Unis – New York prend le large 7 mars 2017

    Le gouverneur de l’État de New York (États-Unis), Andrew Cuomo, a annoncé fin janvier que l’énergéticien municipal Long Island Power Authority avait approuvé le projet de parc South Fork Wind Farm de 90 MW. Composé de 15 turbines, il sera implanté au large de l’île de Long Island, à 30 miles marins (55 km) de la ville de Montauk. Sa construction pourrait démarrer en 2019, pour une mise en service complète en 2022. Il sera en mesure d’alimenter 50 000 foyers. Ce parc est la première brique d’une aire de développement offshore de 1 000 MW. Le gouverneur de l’État a également révélé les ambitions de New York pour l’offshore, avec un objectif de 2,4 GW installés en 2030. L’État veut en effet couvrir la moitié de ses besoins d’électricité grâce aux énergies renouvelables à cet horizon. Fin 2017, l’État de New York doit publier un plan de route, l’Offshore Wind Master Plan, indiquant les sites côtiers susceptibles d’accueillir des parcs offshore, définissant les puissances installées et les dates de mise en service pour chacun. Par ailleurs, un mémo publié début février pour la conférence US Offshore Wind 2017 (8-9 mai) recense les projets offshore des États-Unis, portant sur un total de plus de 6,2 GW. À ce jour, le pays ne dispose que d’un seul parc offshore, celui de Block Island (30 MW) situé dans l’État de Rhode Island, mis en service en décembre dernier.

  • Offshore – Engie et EDPR candidats pour Dunkerque 7 mars 2017

    « Engie et EDPR confirment leur ambition dans l’éolien en mer et candidatent au 3e appel d’offres pour l’implantation d’un parc d’une capacité comprise entre 250 et 750 MW au large de Dunkerque », ont indiqué le 6 mars les deux partenaires dans un communiqué commun. Les groupes énergétiques français et portugais ont en effet déposé une candidature commune pour la première phase de l’appel d’offres du futur parc éolien en mer au large de Dunkerque (Nord). « Cette candidature commune en préqualification leur permet de poursuivre et de renforcer une collaboration durable sur ce marché stratégique », précisent-ils. La date limite de dépôt des candidatures pour la première phase de l’appel d’offres avait finalement été fixée au 6 mars, alors que la mise en service du parc de Dunkerque est envisagée pour 2022. Cette première phase doit permettre de sélectionner, sur des critères techniques et financiers, les entreprises qui poursuivront l’étape nouvellement mise en place de “dialogue concurrentiel” avec l’administration pour définir le cahier des charges définitif du projet.

  • Royaume-Uni – 151 MW pour Senvion 7 mars 2017

    Senvion a annoncé le 2 mars avoir signé des contrats avec Banks Renewables pour la fourniture et l’installation de 151 MW de turbines, soit 47 machines réparties sur trois projets de parcs éoliens. Le fabricant allemand remporte également un contrat d’exploitation et de maintenance de 20 ans pour ces trois projets. 26 turbines du modèle 3,4M104 équiperont le parc Kype Muir en Écosse, qui sera mis en service en 2019. 15 unités 3,4M114 seront installées sur le parc Middle Muir Wind, également en Écosse, mais dont le raccordement est prévu dès 2018. Enfin, 6 MM100 équiperont le parc Moor House, situé près de Londres et qui sera mis en service en 2018.

FéVRIER 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • Innnovation – Les bipales à la conquête de l’offshore 28 février 2017

    L’an prochain, le bureau d’ingénierie maritime norvégien Dr.techn.Olav Olsen AS et le nouveau concepteur d’éoliennes bipales hollandais Seawind Ocean Technology vont mettre à l’eau une éolienne bipale de 6,2 MW en Norvège. Elle sera posée sur une fondation gravitaire par 38 m de fond dans le Centre de test d’énergie marine (MetCentre) de Karmøy, à l’ouest du pays. La société Seawind conçoit à la fois la turbine, la structure support et la méthode d’installation de l’éolienne. Cette dernière sera dotée d’un rotor d’un diamètre de 126 m, monté en balancier par articulation lui permettant de résister à des vents violents. Elle ajustera sa puissance moins par le calage des pales que par le contrôle du lacet (yaw). Elle devrait comporter moins de pièces et de matériaux que les tripales, assurent les concepteurs, de sorte que son design réduirait la fatigue de la transmission de 80 % par rapport aux tripales. Le démonstrateur ne devrait coûter que 20 millions d’euros, soit moitié moins qu’une éolienne tripale de puissance équivalente. Des analyses indépendantes estiment ainsi que les bipales sont en mesure de livrer un courant au prix de 71 €/MWh. Plus bruyantes et visuellement perturbantes, les bipales ont été évincées de l’éolien terrestre mais suscitent l’intérêt de nombreux fabricants et bureaux d’études offshore à travers le monde (lire à ce sujet Le Journal de l’Éolien n° 23). Elles pourraient représenter 2 GW des 10 GW de marché annuel attendus pour l’offshore d’ici 2025, selon le journal britannique Recharge.

  • Offshore – Le dépôt des candidatures pour le 3e appel d’offres reporté au 6 mars 28 février 2017

    Le ministère l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer a reporté au 6 mars la date limite de dépôt des candidatures pour la première phase de l’appel d’offres concernant la construction d’un parc éolien en mer au large de Dunkerque (Nord), a indiqué la Commission de régulation de l’énergie (CRE) hier lundi 27 février dans un communiqué. La date limite était initialement fixée à ce mardi 28 février. La CRE n’a pas précisé la raison de ce report. Pour rappel, cet appel d’offres est le troisième lancé par l’État français pour développer des éoliennes marines « posées ». Il porte sur la construction d’un parc d’une capacité comprise entre 250 et 750 MW. La première phase de l’appel d’offres doit permettre de sélectionner, sur des critères techniques et financiers, les entreprises qui poursuivront l’étape nouvellement mise en place de “dialogue concurrentiel” avec l’administration pour définir le cahier des charges définitif du projet.

  • Offshore – 550 nouveaux emplois à Cherbourg 28 février 2017

    LM Wind Power a confirmé en fin de semaine dernière sa volonté de fabriquer des pales pour éoliennes en mer à Cherbourg, en Normandie, avec à la clé l’embauche de quelque 550 personnes. Le fabricant danois a en effet retenu ce site pour implanter sa future usine de fabrication de pales pour éoliennes en mer, « les pales les plus longues du marché », soit 88,4 m, explique dans un communiqué l’industriel, qui entend faire de Cherbourg un hub européen et ne pas se contenter des parcs éoliens offshore français. Le bâtiment sera construit sur le site aménagé par Ports normands associés (PNA) à partir du mois de mars et « l’activité débutera en juin 2018 ». Pour rappel, les collectivités ont déjà beaucoup investi, avec la réalisation d’un quai lourd et de terre-pleins dans le port de Cherbourg, pour un coût de 40 millions d’euros. Une extension du site de 39 hectares, évaluée à 60 millions d’euros, doit permettre l’assemblage des éoliennes.

  • France – L’éolien plébiscité par l’épargne citoyenne 21 février 2017

    Le développeur Énergie éolienne de France (EEF) vient de clôturer un appel au financement participatif qui a dépassé ses espérances. EEF, filiale du fabricant de turbines et développeur allemand Eno Energy, souhaitait en effet lever de 300 000 à 500 000 euros entre décembre 2016 et février 2017 via la plateforme de crowdfunding Wiseed, pour financer une partie du projet de parc éolien de 12 MW de Bray, dans l’Eure. « Les investisseurs de la plateforme ont re´pondu favorablement quasi imme´diatement : de`s la mise en ligne du projet en de´cembre, la collecte avait atteint la barre des 100 000 euros, pour se clo^turer au 30 janvier a` 700 000 euros, soit deux semaines avant la date initialement pre´vue », précise Wiseed. Plus de 600 investisseurs ont répondu à l’appel et ont investi en moyenne 1 125 euros, avec des tickets allant de 100 à 32 000 euros. Ils sont originaires de l’Eure, des départements limitrophes mais aussi d’une dizaine d’autres départements français. Ils percevront un rendement annuel de 5,5 % brut sur 5 ans, bien plus intéressant que les taux actuels de l’épargne populaire. Ce projet de parc de six éoliennes de 2 MW chacune est en développement depuis 2003. Il a obtenu ses autorisations et permis de construire et est purgé de tout recours. Il doit être construit à cheval sur les communes de Le Tilleul-Othon et Bray avant la fin de l’année 2017. Sa mise en service est prévue à l’automne 2017.

  • Allemagne – Un parc de près de 500 MW en mer du Nord 21 février 2017

    C’est parti pour la construction du plus grand parc éolien offshore allemand (497 MW) de Hohe See, en mer du Nord ! L’allemand EnBW a en effet annoncé le 17 février avoir pris sa décision finale d’investissement pour ce projet. Dans le même temps, le canadien Enbridge révélait qu’il en détenait 50 %, tout comme EnBW. Le parc sera équipé de 71 turbines Siemens de type SWT-7.0-154 (7 MW) réparties sur 42 km2 pour un investissement total de 1,8 milliard d’euros. Les nacelles seront fabriquées à Cuxhaven en Allemagne, tandis que les pales proviendront du Royaume-Uni et du Danemark. La mise en service du parc est prévue avant la fin de l’année 2019.

  • Monde – 54,6 GW installés l’an dernier, en baisse par rapport à 2015 21 février 2017

    Une puissance de 54,6 GW d’installations éoliennes a été installée l’an dernier dans le monde, selon un bilan annuel publié récemment par le Global Wind Energy Council (GWEC). Si ce chiffre n’atteint pas le record de 63,6 GW établi en 2015, il s’agit de la deuxième meilleure performance de l’histoire pour la filière. Elle porte en tout cas à 487 GW la capacité du parc éolien mondial (+ 13 %). Les installations éoliennes offshore ont apporté 2 219 MW en 2016, dont 1 558 MW dans l’Union européenne et 592 MW en Chine. La puissance globale installée en Chine ressort à 23,3 GW, en baisse par rapport aux 30 GW raccordés en 2015. L’Union européenne a, elle, installé 12,5 GW l’an dernier, tandis que 8,2 GW ont été installés aux États-Unis, portant le parc américain à 82 GW. « La croissance de la filière reste à deux chiffres mais nous ne pouvons pas attendre de l’industrie qu’elle établisse un nouveau record chaque année », a indiqué dans un communiqué le secrétaire général du GWEC, Steve Sawyer.

  • Allemagne – Un marché au plus haut 14 février 2017

    Pour la deuxième fois de son histoire, le marché de l’éolien terrestre a atteint en Allemagne un niveau record en 2016. L’an dernier, 4 625 MW ont été installés Outre-Rhin, ajoutant une capacité nette (hors repowering) de 4 259 MW. En effet, 336 éoliennes anciennes (366 MW) ont été remplacées par 238 machines flambant neuf (679 MW). En 2014, le marché allemand avait déjà passé pour la première fois la barre des 4 GW installés. Mais selon le Syndicat allemand de l’éolien (BWE), cela devrait être à nouveau le cas cette année. En effet, le nombre de projets déjà autorisés, avant que n’entre en vigueur le nouveau régime des appels d’offre, devrait amener la puissance installée à entre 4 500 et 5 000 MW en 2017, puis à entre 3 000 et 3 500 MW en 2018. À partir de 2019, tous les nouveaux parcs installés auront été sélectionnés via la procédure d’appels d’offres, réduisant le marché à 2 800 MW. « L’industrie devra œuvrer à compenser le ralentissement du marché allemand par l’export », estime Mathias Zelinger, directeur de VDMA Power Systems. En 2016, l’éolien terrestre a produit 67 TWh, soit 10,3 % de l’électricité du pays.

  • Europe – Plus fort que le charbon 14 février 2017

    « Avec une capacité installée totale de 153,7 GW, l’énergie éolienne dépasse désormais le charbon pour devenir le second plus grand parc de capacité de production d’électricité en Europe », a annoncé WindEurope dans son bilan annuel pour 2016 publié le 9 février. L’an dernier, 12,5 GW de nouvelles capacités éoliennes, dont 10,9 GW à terre et 1,56 GW en mer, ont ainsi été installées. Si on observe d’une baisse de 3 % sur un an, elle ont représenté plus de la moitié (51 %) de l’ensemble des nouvelles capacités de production de courant mises en service en 2016, toutes énergies confondues. Le parc éolien reste néanmoins derrière les centrales à gaz, en termes de capacités présentes sur le continent. Sans surprise, l’Allemagne est restée le premier marché européen pour l’éolien l’an dernier (+ 5,4 GW), avec 44 % des nouvelles installations (voir ci-dessus). Cinq pays de l’Union européenne ont quant à eux battu leur record de nouvelles installations : la France (1,6 GW), les Pays-Bas (887 MW), la Finlande (570 MW), l’Irlande (384 MW) et la Lituanie (178 MW).

  • États-Unis – Plus fort que l’hydroélectricité 14 février 2017

    La filière éolienne a terminé l’année 2016 en beauté aux États-Unis. Le dernier trimestre de l’an dernier est en effet le 2e meilleur de son histoire en termes de nouvelles capacités installées, selon les chiffres publiés le 9 février par l’Association américaine de l’éolien (AWEA). 6 478 MW de turbines ont ainsi été connectés au cours de cette période, ce qui porte à 8 203 MW l’ensemble des capacités connectées an 2016. Ce qui a permis aux États-Unis de compter une capacité installée de 82 183 MW au 31 décembre. Avec plus de 52 000 turbines, « l’éolien a dépassé l’hydroélectricité pour devenir la plus importante source de production d’électricité renouvelable aux États-Unis et la 4e source de production d’électricité derrière le gaz, le charbon et le nucléaire », se félicite l’AWEA qui ajoute qu’en 2016, 13,8 milliards de dollars ont été investis dans l’industrie éolienne américaine.

  • Allemagne – Balisage nocturne intelligent 7 février 2017

    Les feux de balisage nocturne des éoliennes sont une des nuisances pouvant perturber les riverains de parcs éoliens, car ils clignotent en continu toute la nuit. Au cours des prochains mois, jusqu’à 200 éoliennes vont être équipées d’un balisage intelligent, ne s’allumant qu’à l’approche des avions, dans le land allemand du Schleswig-Holstein, situé au nord du pays. Les nouveaux systèmes de balisage seront mis en œuvre par Airspex, la filiale du développeur Enertrag, et l’opérateur local de réseau Breitbandnetz Südermarsch UG. Ce dernier reliera en effet par fibre optique les éoliennes au système d’Airspex. Les éoliennes équipées représentent une surface de 122 km2. Présente lors de la signature du contrat de partenariat, la secrétaire d’État à la transition énergétique du Land, Ingrid Nestle (Verts) a déclaré : « Il faut en particulier saluer le fait qu’il ne s’agit pas de mettre un terme au clignotement nocturne de seulement quelques parcs, mais peu à peu dans toute une région. » Airspex teste son système depuis 2012 et entre désormais en phase pleinement opérationnelle. L’entreprise prend également part au projet « Dark Sky » qui prévoit d’équiper jusqu’à 400 éoliennes d’un balisage intelligent dans la région d’Uckermark, située au nord-est de Berlin.

  • France – Une filiale de Drekan consacré au repowering 7 février 2017

    L’entreprise Drekan a ouvert son capital à la société d’investissement Cap3RI en vue du développement de nouvelles activités éoliennes dans le Nord. La société d’investissement injecte ainsi 1,5 M€, sur une levée de fonds globale de 4 M€, dans le reconditionnement intégral d’éoliennes (repowering) via son entrée au capital d’une nouvelle filiale de la Drekan, PME au chiffre d’affaires de 10 M€. Si le groupe spécialisé dans la maintenance des moteurs électriques est basé à Seynod en Savoie, cette nouvelle entité s’installera à Arques, dans le Pas-de-Calais, et créera « 60 emplois non délocalisables à 5 ans en région Hauts-de-France », expliquent les deux partenaires dans un communiqué. « La localisation du projet permettra d’accéder à des éoliennes en fin de vie situées sur des parcs au Bénélux, en Allemagne ou au nord de la France », est-il précisé.

  • Allemagne – 3 100 MW proposés en deux appels d’offres offshore 7 février 2017

    « Après le photovoltaïque, c’est maintenant au tour de l’éolien en mer de passer à un système d’appels d’offres qui n’est plus régi par les textes, mais par le marché, ce qui assure une expansion régulière et rentable », a expliqué dans un communiqué la Bundesnetzagentur (BNetzA). Un premier appel d’offres éolien offshore a en effet été lancé le 30 janvier par l’agence fédérale allemande des réseaux, la BNetzA. Il concernera une puissance de 1 550 MW pour des projets dont la mise en service est prévue au-delà du 31 décembre 2020. Le montant maximal du tarif d’achat est fixé à 12 cents le kWh et l’appel d’offres sera clos le 1er avril. Un deuxième appel d’offres, pour une puissance équivalente, est prévu pour le 1er avril 2018, précise l’agence. Sur le volume total de 3 100 MW, 500 MW devront être situés en mer Baltique.

JANVIER 2017

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • Offshore – MHI Vestas dévoile une turbine de 9 MW ! 31 janvier 2017

    MHI Vestas Offshore Wind a dévoilé une nouvelle turbine de 9 MW le 26 janvier. Cette nouvelle machine, qui atteint cette puissance « dans des conditions spécifiques de vent » est une amélioration de son modèle V164-8,0 MW. Elle lui a d’ores et déjà permis de battre, en décembre, le record mondial de production sur 24 heures, avec 216 000 kWh. Ce grâce à un prototype installé au Centre national d’essais danois pour grandes éoliennes d’Østerild. MHI Vestas, alliance de Vestas Wind Systems, géant danois de l’éolien, et de Mitsubishi Heavy Industries Ltd, est le premier fournisseur à dévoiler une turbine aussi puissante. « Augmenter la production de chaque turbine apporte une vraie valeur ajoutée aux projets éoliens offshore et des économies sur le Capex en installant moins de machines pour une même capacité », explique le groupe dans un communiqué.

  • Éolien flottant – 1,5 GW de projets au Royaume-Uni pour Ideol 31 janvier 2017

    La société française Ideol a annoncé le 26 janvier la signature d’un « protocole d’accord stratégique » avec le britannique Atlantis Resources visant à développer 1,5 GW de projets d’éolien flottant au Royaume-Uni. Les deux partenaires ont l’ambition de mettre en service « une première tranche de 100 MW à l’horizon 2021 », précisent-ils dans un communiqué commun. Si aucun élément financier n’a été dévoilé, les deux groupes précisent qu’Atlantis pilotera l’identification, la sélection et les demandes d’autorisations des sites ainsi que la recherche d’investisseurs tiers, tandis qu’Ideol « réalisera l’ingénierie des concepts techniques et sera le fournisseur exclusif des fondations flottantes ». Cette technologie mise au point par la jeune entreprise française est « adaptée à la quasi-totalité des côtes britanniques », elle « ouvre de très larges perspectives de développement et d’exploitation des ressources du pays », affirme Ideol.

  • Canada – Nouveau parc pour Ikea, en Alberta 31 janvier 2017

    Ikea a annoncé l’acquisition d’un parc, d’une puissance de 88 MW, en Alberta, province de l’ouest canadien connue pour l’exploitation de pétrole à partir des sables bitumineux. « Fort de 55 turbines, le parc éolien de Wintering Hills produira 275 millions de kWh d’électricité, ce qui correspond à la consommation énergétique de 54 magasins Ikea, ou près de 26 000 ménages canadiens », détaille un communiqué de la filiale canadienne du numéro un mondial de l’ameublement. Cette acquisition s’inscrit dans le cadre de l’engagement du groupe « de produire autant d’énergie renouvelable qu’il en consomme, d’ici 2020 ». La finalisation de la transaction devrait intervenir au cours des deux à trois prochaines semaines, ajoute la firme qui assure avoir investi 1,5 milliard d’euros dans les énergies renouvelables depuis 2009 et « s’est engagée à verser une somme supplémentaire de 600 millions d’euros dans les énergies éolienne et photovoltaïque ». Il s’agit en tout cas du second investissement d’Ikea dans les énergies renouvelables en Alberta après l’acquisition du parc éolien de 46 MW de Pincher Creek en 2013.

  • Allemagne – 818 MW offshore en 2016 24 janvier 2017

    L’an dernier, 156 nouvelles éoliennes offshore ont été raccordées au réseau allemand, totalisant 818 MW. L’Allemagne disposait ainsi fin 2016 d’une puissance installée en mer de 4 108 MW. L’offshore a permis de produire 13 TWh, soit 2 % de la production d’électricité nationale, de quoi alimenter 3 millions de foyers, précise le Bundesverband WindEnergie (BWE), le syndicat allemand de l’éolien. Ce dernier estime que la nouvelle puissance raccordée atteindra 1 400 MW en 2017, puis environ 1 000 MW par an jusqu’en 2019. L’offshore allemand est ainsi en passe non seulement d’atteindre mais de dépasser l’objectif officiel de 6,5 GW en 2020. La filière compte environ 20 000 emplois, un chiffre qui devrait rester stable jusqu’en 2020, mais BWE redoute en revanche le changement de régime après 2020, avec un marché annuel chutant entre 500 et 800 MW, comme le prévoit la loi sur l’éolien en mer (Windenergie-auf-See-Gesetz) d’octobre 2016. Cette dernière dispose que le premier appel d’offres pour l’offshore sera lancé le 1er avril prochain pour un volume de 1 550 MW, puis un deuxième de 1 550 MW en avril 2018. Ensuite, des appels d’offres annuels porteront sur des puissances comprises entre 700 et 900 MW de 2021 à 2025 afin d’atteindre l’objectif de 15 GW en 2030.

  • Mexique – Gamesa remporte deux contrats auprès d’Iberdrola 24 janvier 2017

    Gamesa a annoncé le 20 janvier avoir été sélectionné dans le cadre de deux contrats avec Iberdrola pour fournir 325,5 MW d’éoliennes au Mexique. Le premier concerne le parc éolien de Pier IV (220,5 MW) dans l’État de Puebla, détaille le fabricant espagnol dans un communiqué. 84 turbines de type G114-2.625 MW doivent être livrées au début de l’année 2018 pour une mise en service du parc prévue au mois de mars 2019. Le second contrat a trait au parc éolien de Santiago Eolico (105 MW) dans l’État de Guanajuato. Il comptera 50 turbines du modèle G114-2.1 MW et sa construction devrait démarrer au deuxième semestre 2018 pour une mise en service en avril 2019.

  • Arabie saoudite – Mise en service de la première éolienne du pays ! 24 janvier 2017

    La première éolienne d’Arabie saoudite a été mise en service la semaine dernière. La compagnie pétrolière Aramco indique dans un communiqué que cette turbine a été réalisée en partenariat avec la firme américaine General Electric, et que les installations d’éoliennes devraient se multiplier dans le royaume. Aramco ambitionne en effet d’exploiter 9,5 GW d’énergie propre à l’horizon de 2030, conformément à un plan de réformes économiques destiné à réduire la dépendance de l’Arabie saoudite par rapport au pétrole, dont le royaume est le premier exportateur mondial. Selon des projections officielles, la demande électrique du pays devrait nécessiter 120 GW de puissance en 2032. Or actuellement, la quasi-totalité de la production d’électricité est générée à partir du pétrole et du gaz naturel. Pour l’heure, cette première éolienne fournira de l’énergie à une usine d’Aramco à Turaif, près de la frontière avec la Jordanie. « La turbine de cette éolienne développe une puissance de 2,75 MW, de quoi nous permettre de transporter l’équivalent de 19 000 barils de pétrole, ce qui réduit la demande en électricité sur le réseau national », explique la compagnie pétrolière.

  • Turquie – Une ambition de 10 000 MW en 2019 17 janvier 2017

    La Turquie prévoit d’avoir une capacité éolienne installée de 10 000 MW d’ici 2019. Le pays envisage en effet de couvrir 30 % de ses besoins électriques grâce aux énergies renouvelables d’ici 2023. Étant donné qu’environ 5 800 MW étaient déjà en service fin 2016, le volume annuel devrait être de 1 400 MW au cours des trois prochaines années. Avec 1 100 MW installés en 2016, la Turquie est devenue le 7e plus gros marché de l’éolien dans le monde. Selon le développeur proWIND Alternatif Enerji, les conditions se sont beaucoup améliorées pour l’éolien depuis la libéralisation du marché de l’énergie. La rémunération minimale se situe à 7,3 c$/kWh sur une durée de 10 ans. En outre, les projets incluant des composants fabriqués en Turquie bénéficient de bonus supplémentaires allant de 0,6 à 3,7 c$/kWh. Comme en France, l’électricité renouvelable fait l’objet d’une obligation d’achat et est prioritaire sur le réseau. Avec 7 000 km de côtes et une superficie supérieure de 30 % à celle de la France métropolitaine, la Turquie dispose d’un fort potentiel éolien.

  • France – Avis favorable pour le parc éolien de Saint-Brieuc 17 janvier 2017

    Bonne nouvelle pour Ailes Marines, la société qui pilote le projet de parc éolien de la baie de Saint-Brieuc dans les Côtes-d’Armor. La commission d’enquête publique a publié un avis favorable au terme de son enquête publique, laquelle a recueilli un total de 2 582 observations entre début août et fin septembre 2016. Elle considère que le projet, constitué de 62 turbines pour une capacité totale de 496 MW, s’inscrit dans le cadre du Grenelle de l’environnement et constitue un élément majeur du pacte électrique breton de décembre 2010, qui repose notamment sur le développement des énergies renouvelables avec un objectif de 3,6 GW de puissance installée, dont 1 GW d’éolien en mer. Elle estime également que le projet, dont le coût global est évalué à 2,5 milliards d’euros, permettra la création de 2 000 emplois. La commission a aussi donné un avis favorable à la demande de RTE de réalisation du raccordement électrique, dont elle souhaite cependant que les câbles soient enfouis à « au minimum 1,50 m sur l’intégralité du tracé sous-marin ».

  • Pays-Bas – Les trains roulent désormais à l’éolien 17 janvier 2017

    L’ensemble des trains roulant aux Pays-Bas le font désormais grâce à de l’énergie éolienne, a indiqué la semaine dernière la société nationale des chemins de fer (NS), laquelle est en avance sur cet objectif dévoilé il y a deux ans. NS avait en effet lancé un appel d’offres, remporté par le producteur d’électricité néerlandais Eneco, avec en perspective la date du 1er janvier 2018 pour l’approvisionnement de ses trains par 100 % d’énergie éolienne. Des parcs éoliens situés pour moitié aux Pays-Bas et pour l’autre moitié à l’étranger (Belgique et Scandinavie) fournissent l’électricité. Objectif de cette diversification : éviter une flambée des tarifs de l’énergie éolienne pour les autres usages et garantir la continuité de la ressource. Sur un site Internet commun, les deux partenaires assurent que les 600 000 passagers quotidiens sont « les premiers au monde » à voyager grâce à l’énergie éolienne. Une éolienne fonctionnant pendant une heure permet de faire avancer un train sur 200 kilomètres, précisent-ils. Et d’ajouter vouloir diminuer l’énergie utilisée par passager de 35 % d’ici 2020 par rapport à 2005. Pour rappel, en juin 2015, le tribunal de La Haye avait condamné les Pays-Bas à réduire d’au moins 25 % leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 1990.

  • Étude – 1,1 GW supplémentaire raccordé en 2016 10 janvier 2017

    « L’implication des collectivités dans l’écosystème des énergies renouvelables s’est renforcée en 2016, notamment dans la filière éolienne avec la multiplication de projets pilotés par des SEM (société d’économie mixte) », a expliqué Pascal Sokoloff, directeur général de la FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies) ce mardi 10 janvier à l’occasion de la présentation du septième Baromètre des énergies renouvelables électriques en France. Réalisé par Observ’ER avec le soutien de la FNCCR et de l’Ademe, cette nouvelle édition met en avant la bonne dynamique des filières renouvelables électriques en 2016, année marquée par l’entrée en vigueur du nouveau dispositif de complément de rémunération et l’officialisation des objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie qui encadreront les énergies renouvelables dans les prochaines années. Concernant l’éolien, la filière devrait clôturer l’année avec un volume total de l’ordre de 1 100 MW. « Ce serait ainsi la troisième année consécutive qui s’achèverait avec environ 1 GW supplémentaire raccordé. Si cela se confirmait, la France devrait se situer à la deuxième ou troisième place européenne en matière de marché annuel éolien ».

  • Portugal – WindFloat en phase précommerciale 10 janvier 2017

    Le Portugal conserve une longueur d’avance sur la France en matière d’éolien flottant. En décembre, le ministre de l’Économie portugais a autorisé la construction du projet pilote WindFloat Atlantic, porté par le consortium WindPlus, dont fait partie le groupe français Engie. Ce parc précommercial doit comporter trois machines de plus de 8 MW pour totaliser une capacité de 25 MW. Le turbinier n’aurait pas encore été choisi. Les machines seront arrimées à environ 20 km de la côte par 100 m de fond. Le projet représente un investissement de 100 à 125 millions d’euros et le tour de table financier doit être achevé à l’été 2017. Le parc doit ensuite être mis en service en 2019, soit au moins un an avant les premières fermes pilotes françaises. Selon le magazine Windpower Monthly, le projet aurait déjà dû entrer en phase de production cette année, mais il a été retardé par le régulateur de l’énergie portugais (ERSE), qui redoutait son impact sur la facture des consommateurs. Pour lever cette réserve, le consortium aura recours à des fonds européens pour financer la pose du câble sous-marin, à hauteur de 48 millions d’euros, allégeant d’autant l’effort pour les consmmateurs portugais. En juillet dernier, Principle Power, membre du consortium et fabricant des fondations flottantes, a ramené à terre le prototype de 2 MW qui était implanté depuis 2011 à 5 km de la côte d’Aguçadoura, au nord du pays. Le constructeur assure que ce prototype lui a livré de précieuses données et expériences opérationnelles pour aborder la prochaine phase de WindFloat. Le parc commercial définitif doit compter 30 turbines, pour une puissance de 150 MW.

  • Offshore – La cession des parts d’Areva dans Adwen réalisée 10 janvier 2017

    Après avoir signé un accord avec Gamesa le 17 juin 2016, la cession de la participation (50 %) d’Areva dans Adwen a été réalisée, a annoncé jeudi 5 janvier le groupe français. Les activités dans l’éolien en mer d’Areva sont ainsi reprises par le groupe espagnol Gamesa qui détenait déjà 50 % d’Adwen. « Les engagements souscrits au titre des appels d’offres portant sur les installations éoliennes de production d’électricité en mer en France resteront portés par Adwen », rassure Areva dans un communiqué lapidaire. Pour rappel, Adwen est le fournisseur d’éoliennes de trois projets de parc éolien offshore en France, chacun composé de 62 turbines de 8 MW : baie de Saint-Brieuc (Iberdrola/RES/Caisse des Dépôts), Dieppe Le Tréport (Engie/EDPR/Neoen Marine) et île d’Yeu-Noirmoutier (Engie/EDPR/Neoen Marine).

  • Russie – Un premier parc offshore pour 2020 3 janvier 2017

    Le premier parc éolien offshore de la Fédération de Russie verra le jour dans la République de Carélie, située au nord de Saint-Pétersbourg et bordant la mer Blanche. Le chef du gouvernement de Carélie, Alexander Khudilainen, a en effet signé fin novembre un accord avec la société chinoise Sinomec portant sur l’installation d’un parc de 60 MW dans la mer Blanche, pour un montant de 9 milliards de roubles (131 millions d’euros). Le financement sera assuré par Sinomec et la banque russe Russian Direct Investment Fund. Le projet sera développé sur la période 2017-2020. L’accord prévoit en outre que 65 % des composants proviendront d’entreprises russes. Le projet doit créer 200 emplois durant la phase de construction, tandis que 30 personnes seront par la suite chargées de l’exploitation du parc. La République de Carélie couvre aujourd’hui une partie de ses besoins électriques grâce à l’hydroélectricité mais dépend encore des importations de produits énergétiques des régions voisines. En octobre dernier, Alexander Khudilainen a également posé la première pierre de deux nouvelles centrales hydroélectriques d’une capacité cumulée de 49,8 MW. Elles seront installées sur la rivière Kem, qui prend sa source en Finlande et se jette dans la mer Blanche, et doivent commencer à produire dès 2019.

  • Italie – Premier parc offshore (en plus de 800 MW d’éolien terrestre) 3 janvier 2017

    L’Italie a publié en fin d’année 2016 les résultats d’un appel d’offres sur les énergies renouvelables. Parmi les 870 MW de capacité totale retenue, 800 MW concernent des projets éoliens terrestres et 30 MW seront assurés par l’installation d’un premier parc éolien offshore. L’appel d’offres a également sélectionné deux projets de 20 MW chacun, l’un en bioénergies et l’autre en géothermie. Pour cet appel d’offres lancé en juin, l’agence italienne de l’énergie (Gestore dei Servizi Energetici – GSE) explique avoir reçu 2 083 MW de propositions dans l’éolien terrestre. Les projets sélectionnés bénéficieront d’un tarif d’achat de 66 €/MWh sur vingt ans, soit 40 % de moins que le prix de référence, fixé à 110 €/MWh. En comparaison, en 2014, lors d’enchères précédentes, les projets vainqueurs atteignaient 88,9 €/MWh.

  • Marchés – Vestas finit l’année en beauté 3 janvier 2017

    En fin d’année 2016, le fabricant danois d’éoliennes Vestas a multiplié les annonces. On apprenait ainsi qu’il avait remporté son plus grand contrat dans le secteur de l’éolien terrestre au Royaume-Uni. L’énergéticien britannique SSE l’a retenu pour équiper le parc de Stronelairg situé en Écosse. Le fabricant va ainsi livrer 53 turbines V117-3.45 MW et 13 turbines V112-3.45 MW qui affichent des hauteurs respectives de 135 mètres et 125 mètres. Ce contrat s’accompagne d’un autre pour la maintenance et l’exploitation du site pendant 20 ans. La livraison des premières turbines doit intervenir au 3e trimestre 2017, tandis que la mise en service est attendue pour 2018. Vestas s’est par ailleurs félicité d’avoir signé son premier contrat au Honduras. Il va ainsi fournir des turbines V117-3.45 MW pour une capacité totale de 59 MW dans ce pays d’Amérique centrale. L’opération comprend, en plus du contrat de fourniture, un contrat pour la maintenance du parc pendant 15 ans. Les éoliennes seront livrées au 1er trimestre 2017 et la mise en service du parc est planifiée pour la fin de l’année de cette année.

DéCEMBRE 2016

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • Arrêté tarifaire éolien – La Commission européenne dit OK pour 2016 13 décembre 2016

    La Commission européenne a approuvé à l’arrêté tarifaire éolien pour 2016. Pour rappel, dès cette année, les installations éoliennes ayant déposé une demande complète d’aide entre le 1er janvier et le 31 décembre sont soumises au complément de rémunération. La ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, s’est félicitée de cette décision. La filière éolienne sera soutenue par un complément de rémunération à guichet ouvert pour les petits parcs éoliens et sur appels d’offres (pour les parcs de plus de six machines) pluriannuels sur trois ans, avec deux dépôts de projets par an. Un projet d’arrêté tarifaire pour 2017 sera prochainement notifié à la Commission européenne « afin qu’il puisse entrer en vigueur dans les meilleurs délais », précise le ministère, répondant à la demande des professionnels du secteur, lesquels souhaitent que le cadre économique pour les futurs projets soit rapidement fixé.

  • Éolien offshore – Une nouvelle procédure pour l’appel d’offres de Dunkerque 13 décembre 2016

    En déplacement à Dunkerque, la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, a annoncé le 9 décembre l’ouverture de la procédure de dialogue concurrentiel qui marque le lancement de ce 3e appel d’offres éolien en mer au large des côtes dunkerquoises. France Énergie Éolienne (FEE) n’a pas tardé à saluer le lancement officiel de cet appel d’offres « très attendu ». La zone en question, au large de Dunkerque est « un territoire industriel disposant d’atouts incontestables pour accueillir un nouveau projet éolien en mer, outre des ressources en vent parmi les plus abondantes de France », a ainsi souligné dans un communiqué Olivier Perot, président de FEE. Et d’ajouter qu’avec l’ouverture de la nouvelle procédure de dialogue concurrentiel, il avait « bon espoir qu’un “signal prix” positif à l’issue de ce 3e appel d’offres suscite de nouveaux projets, conformément à ce qui est prévu dans le décret relatif à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), publié le 28 octobre dernier, avec jusqu’à 6 GW de capacités supplémentaires attribuées pour l’éolien en mer posé à horizon 2023. »

  • Chine – Apple mise sur Goldwind pour réduire ses émissions 13 décembre 2016

    Apple a conclu un partenariat avec le chinois Goldwind, plus grand fabricant au monde d’éoliennes, a annoncé le 9 décembre la société américaine, sans dévoiler le montant de l’opération. Avec l’acquisition d’une part de 30 % dans les filiales de la société basée en Chine, le géant américain entend mener à bien quatre projets. « Cet investissement qui couvre quatre provinces — le Henan, le Shanxi, le Shandong et le Yunnan — ajoutera 285 MW d’énergie propre au réseau énergétique de la Chine et fait partie de notre engagement à réduire les émissions en dioxyde de carbone dans l’industrie », a expliqué la vice-présidente chargée de l’environnement d’Apple Lisa Jackson, au quotidien chinois China Daily. Il ne s’agit pas d’un coup d’essai pour Apple qui avait déjà soutenu un projet d’énergie solaire de 40 MWc dans la province chinoise du Sichuan ainsi que trois autres projets similaires d’un total de 170 MWc dans la région autonome de Mongolie intérieure.

  • France – Réunion publique le 8 décembre pour Dieppe-Le Tréport 6 décembre 2016

    Dans un contexte de relations tendues avec une partie des pêcheurs, la société Éoliennes en mer Dieppe-Le Tréport (détenue à 47 % par Engie, à 43 % par EDP Renewables et à 10 % par la Caisse des dépôts) poursuit la concertation pour son parc offshore de 62 turbines Adwen de 8 MW. La réunion publique du 8 décembre, à l’hôtel de ville de Petit-Caux, portera sur les caractéristiques techniques du projet. L’équipe technique ainsi que des membres d’Adwen et de RTE seront présents pour répondre aux questions sur la manière dont sont réalisées les études, le fonctionnement d’un parc éolien en mer, le type de fondations ou le cheminement de l’électricité produite. L’enquête publique est prévue en 2017. Le 25 nnovembre, le comité régional des pêches maritimes et des élevages marins de Haute-Normandie a fait savoir qu’il restait opposé au projet malgré le nouveau schéma d’implantation des éoliennes.

  • États-Unis – Une éolienne General Electric-Haliade bientôt réparée 6 décembre 2016

    Malgré une turbine à l’arrêt, le premier parc éolien en mer des États-Unis devrait entrer en service, comme prévu, avant la fin 2016. Situé au large de l’île de Block, dans l’État de Rhode Island, ce parc opéré par Deepwater Wind comporte cinq turbines GE-Haliade de 6 MW construites dans l’usine de General Electric à Saint-Nazaire en France. Une inspection de routine a révélé que, suite à une erreur humaine, un petit objet métallique (un foret) s’était glissé entre le générateur et le système à entraînement direct de l’éolienne numéro 2 (source : Ecori News). Celle-ci devrait fonctionner à nouveau en janvier, une fois que les aimants endommagés dans le générateur seront remplacés. La réparation, couverte par la garantie, devrait être effectuée par GE. L’électricité générée par le parc doit être rachetée par le fournisseur d’énergie National Grid USA au prix initial de 24,4 cents (22,6 centimes d’euro) le kWh.

  • Suisse – Collaboration entre WWF et Suisse Eole 6 décembre 2016

    Dans un paysage suisse à la traîne en matière de parcs éoliens, l’ONG WWF et Suisse Eole, l’association pour la promotion de l’énergie éolienne en Suisse, ont décidé de faire front commun. Alors que le pays compte 37 turbines installées totalisant 75 MW, soit 0,2 % de sa consommation d’électricité annuelle, les deux organisations s’engagent en faveur de la réalisation de 400 turbines supplémentaires. Cet objectif correspond au scénario 2035 de l’Alliance-Environnement, regroupement informel de quatre organisations environnementales (Greenpeace, Pro Natura, WWF et Association transports et environnement) qui milite pour une Suisse 100 % renouvelable en 2035. Le WWF et Suisse Eole discutent des critères d’évaluation des projets éoliens, des mesures pour protéger la nature, des craintes ou des oppositions des défenseurs de la nature. Les réunions sont ouvertes à toutes les organisations.

NOVEMBRE 2016

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • Offshore – Un appel d’offres pour l’île d’Oléron 29 novembre 2016

    Il y aura un appel d’offres pour implanter un parc éolien offshore au large de l’île d’Oléron. La ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, Ségolène Royal, a en effet annoncé le 23 novembre avoir mandaté le préfet maritime de l’Atlantique, le préfet de la région Nouvelle-Aquitaine et le préfet de Charente-Maritime « pour poursuivre les consultations et définir, en concertation avec l’ensemble des acteurs du territoire, et le public, une zone pour le développement d’un parc éolien en mer posé et son raccordement au réseau public de transport d’électricité. » Ni date ni capacité de production n’ont encore été précisées concernant le lancement de cet appel d’offres qui sera le quatrième pour l’éolien offshore français, dans la foulée de celui annoncé au printemps au large de Dunkerque (Nord). La nouvelle procédure de dialogue concurrentiel (voir ci-dessous) sera appliquée pour ces deux appels d’offres.

  • Dialogue concurrentiel – La CRE précise les modalités 29 novembre 2016

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié une délibération sur l’organisation du dialogue concurrentiel, une nouvelle procédure introduite avec le décret du 17 août dernier et qui sera appliquée pour les appels d’offres concernant les zones de l’île d’Oléron et de Dunkerque. La CRE précise ainsi les étapes de la nouvelle phase de présélection des candidats admis à participer au dialogue piloté par le ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer. Les candidats remettent leur dossier de candidature dans un délai de trois mois après la publication de l’avis d’appel à concurrence. Puis, la CRE dispose d’un délai d’un mois pour analyser les offres et juger de leur pertinence. Elle transmet ensuite au ministre les offres qu’elle propose de retenir et les offres éliminées, en précisant le ou les motifs d’élimination. Elle joint également une fiche d’instruction de chaque offre et un rapport de synthèse sur l’appel d’offres. Les candidats retenus sont alors invités à participer au dialogue proprement dit : à partir d’un projet de cahier des charges, des discussions dont la durée indicative est estimée entre 4 et 6 mois s’engagent entre le ministère et les candidats afin d’affiner le document.

  • France – Et de trois pour la CDC et la Compagnie du Vent 29 novembre 2016

    La Caisse des dépôts et consignations (CDC) a annoncé le 25 novembre avoir finalisé l’acquisition auprès de la Compagnie du Vent (groupe Engie) de 49,9 % du capital et droits de vote d’une société de projets détenant le parc éolien des Châtaigniers (14 MW), situé dans la Marne. Cet investissement vient conclure un accord signé en novembre 2015 pour la cession de 49,9 % de trois de ses parcs éoliens : celui de Chemin du Bois Hubert (Oise, 28 MW), celui de l’Auxerrois (Yonne, 32 MW) et celui des Châtaigniers. Cette opération va permettre à La Compagnie du Vent d’apporter les capitaux nécessaires au développement de ses futurs parcs et ce, jusqu’en 2018, poursuit le communiqué, qui souligne que le partenariat noué entre la CDC et la filiale d’Engie pourra continuer de se développer dans les années à venir.

  • Innovation – Des éoliennes de 12 à 21 MW 22 novembre 2016

    L’entreprise américaine Nextwind, société de conseil en ingénierie et de développement technologique, a développé une architecture d’éolienne offshore, qui permettrait de construire des machines de puissance unitaire de 12 à 21 MW. Le projet, baptisé Gaia Concept, repose sur une architecture modulaire de l’ensemble de l’éolienne, allant des fondations jusqu’au rotor. Ainsi, les différents éléments pourraient être fabriqués, transportés et assemblés sur site grâce aux outils de production et équipements déjà disponibles aujourd’hui. Le nez du rotor serait par exemple constitué de plaques d’acier moulées et boulonnées entre elles, les pales fabriquées à partir de différentes sections. Nextwind estime qu’il serait possible de construire des rotors de 15 à 18 MW avec l’outil de production aujourd’hui utilisé pour les rotors de 6 à 8 MW. De même, les fondations sont conçues à partir d’éléments de taille réduite déjà utilisés par l’industrie pétrolière et gazière. Surtout, cette architecture rendrait tous les éléments de la machine remplaçables sur site et assurerait une maintenance plus facile. « Les premières études indiquent que le coût au MW installé d’une éolienne Gaia serait compétitif avec celui de l’éolien terrestre, indique Nextwind. Mais au-delà, nous voyons un vrai avantage dans la réduction des coûts de transport, d’installation et d’exploitation qui amènerait le coût de l’électricité éolienne offshore sous les niveaux de l’onshore. »

  • France – Le plus grand parc de l’Yonne prêt pour sa mise en service 22 novembre 2016

    Le poste source du plus gros parc éolien de l’Yonne, d’une puissance de 44 MWc, a été mis en service à Joux-la-Ville. Ce parc éolien de 22 machines Enercon E-82 ne disposant pas de solution de raccordement appropriée sur le réseau Enedis, WPD, développeur de ce projet, a en effet créé son propre point de raccordement, en partenariat avec RTE. « Le niveau de tension sortant des machines et le niveau de tension du réseau RTE n’étant pas similaire, il a fallu créer un poste source permettant d’élever la tension de l’ensemble des machines de 33 kV à 225 kV grâce au transformateur présent dans celui-ci », explique le groupe dans un communiqué. WPD a investi 80 millions d’euros, dont 70 % sont consacrés au financement des 22 éoliennes, pour cette première réalisation dans la région Bourgogne-Franche-Comté. Joux-la-Ville est le plus grand parc installé par WPD en France et devrait produire 109 GWh par an. La fin du chantier est prévue entre la fin de cette année et le début de l’année 2017.

  • États-Unis – Plus de 500 MW de capacités éoliennes pour Microsoft 22 novembre 2016

    Microsoft a récemment annoncé que son data center situé à Cheyenne, dans le Wyoming aux États-Unis, sera désormais alimenté intégralement par 237 MW de capacités éoliennes, sa plus grosse opération dans l’éolien jusqu’à présent. Plusieurs parcs vont contribuer aux besoins électriques de son installation : 178 MW du projet Bloom Wind (Kansas) et 59 MW des parcs Happy Jack et Silver Sage (Wyoming). L’entreprise ajoute sur son site internet que ces contrats lui permettent de passer le cap des 500 MW de capacités éoliennes sur le sol américain. Il y a quelques mois, Microsoft annonçait que 44 % de l’électricité consommée par ses data centers provenaient de sources solaires, éoliennes ou hydroélectriques. Le groupe informatique souhaite atteindre 50 % d’ici à 2018 et franchir la barre des 60 % dès 2020.

  • Offshore – Pas de parcs français avant 2020, annonce EDF EN 22 novembre 2016

    EDF ne pourra pas mettre en service avant 2020 les trois parcs éoliens qu’il développe au large des côtes françaises, du fait de recours déposés par des anti-éoliens et des écologistes, a prévenu ce mardi EDF EN, sa filiale dédiée aux énergies renouvelables. « Les premières éoliennes pourront être en mer en 2020, et les parcs mis en service en 2021/2022 », a précisé à l’AFP Béatrice Buffon, directrice générale adjointe d’EDF EN en charge des activités maritimes. « Il n’y aura rien avant 2020 », date initialement prévue pour la mise en service de ces trois parcs d’une capacité totale de plus de 1 400 MW. Pour rappel, les trois projets concernés sont ceux au large de Fécamp (498 MW), de Saint-Nazaire (480 MW) et dans la Manche au niveau de Courseulles-sur-Mer (450 MW). Ils ont été attribués en 2012 à EDF EN et ont obtenu cette année le feu vert des préfectures concernées. Mais ces arrêtés préfectoraux ont été attaqués. La cour administrative d’appel de Nantes, seule compétente sur les recours concernant l’éolien en mer, a un an pour se prononcer. En conséquence, EDF EN s’attend à avoir un jugement avant l’été 2017 « ce qui nous permettrait une première décision d’investissement fin 2017 », a précisé Béatrice Buffon à l’AFP.

  • Allemagne – Construction d’un parc hydro-éolien 15 novembre 2016

    La société allemande Naturspeicher, filiale du groupe de BTP Max Bögl, construit à Gaildorf près de Stuttgart (Allemagne) un parc éolien pilote intégrant un stockage hydraulique. Il sera composé de 4 éoliennes GE de 3,4 MW chacune, installées sur la crête d’une colline, et qui disposent dans leur base d’un volume de stockage et à leur pied d’un bassin en béton. Au total, le parc sera capable de stocker 40 000 m3 d’eau. Il sera relié par des conduites à un petit lac artificiel situé en contrebas. La centrale hydraulique de pompage-turbinage aura pour sa part une puissance de 16 MW. L’installation disposera ainsi d’une capacité de stockage de 70 MWh, équivalent à environ 5 heures de fonctionnement du parc à puissance nominale. Cela permettra au parc de lisser sa production et de mieux la valoriser sur le marché. Les éoliennes devraient être mises en service fin 2017, tandis que la partie hydraulique doit être achevée fin 2018. Le groupe Max Bögl envisagerait de construire en Allemagne 1 à 2 installations commerciales par an après cette date.

  • Danemark – Vattenfall établit un nouveau record de prix dans l’offshore 15 novembre 2016

    Avec une enchère à 49,9 euros par MWh, soit le plus bas coût au monde pour l’énergie éolienne offshore, Vattenfall a remporté l’appel d’offres pour la construction du projet danois Kriegers Flak. Ce parc de 600 MW en mer Baltique sera le plus grand parc éolien offshore du Danemark et pourra fournir de l’énergie à 600 000 ménages danois, assure l’entreprise suédoise dans un communiqué. Vattenfall, qui a déjà remporté les deux derniers appels d’offres offshore au Danemark (Horns Rev 3 et Danish Near Shore), chiffre son investissement dans ce nouveau projet entre 1,1 et 1,3 milliard d’euros.

  • Écosse – L’éolien a couvert la demande électrique domestique en octobre 15 novembre 2016

    Avec 792 717 MWh injectés en octobre, l’éolien a fourni la quasi-totalité (87 %) de la demande électrique domestique de l’Écosse et 38 % de la consommation électrique nationale. Ce niveau de production est en hausse de 25 % par rapport au mois d’octobre 2015 « grâce à une hausse des capacités éoliennes et des vents plus forts », selon Lang Banks, de WWF Écosse, cité par The Independant. Cela ne constitue pas un record pour autant. Déjà, en janvier, l’ensemble des installations éoliennes du pays ont produit 1 124 545 MWh, couvrant ainsi 48 % des besoins électriques du pays.

  • Allemagne – Le power-to-gas au service de l’éolien 8 novembre 2016

    Le fournisseur d’électricité verte Greenpeace Energy et la régie municipale de la ville d’Haßfurt ont mis en service en octobre une nouvelle unité de power-to-gas dans la ville bavaroise. D’une puissance de 1,25 MW, l’installation utilise un électrolyseur PEM (polymer electrolyte membrane) de Siemens. La compacité de cette technologie permet de faire tenir l’ensemble de l’installation dans un container. Cette dernière doit injecter environ 500 MWh par an d’hydrogène dans le réseau de gaz naturel de la ville. L’électrolyseur est capable de réagir en quelques millisecondes pour transformer en hydrogène les excès de production du parc éolien citoyen de Sailerhäuser Wald (24 MW), situé au nord-est d’Haßfurt. L’unité d’Haßfurt est ainsi intégrée à la centrale virtuelle de l’agrégateur Next Kraftwerke. Greenpeace Energy propose depuis 2012 une offre de gaz « vert », baptisé Windgas, dont le surcoût par rapport au tarif du gaz naturel sert à développer des installations de Power-to-gas. « La technologie Windgas est un élément central de la réussite de la transition énergétique », explique Nils Müller, président de Greenpeace Energy. En Allemagne, de nombreux autres opérateurs développent cette technologie. Le pays compte actuellement 24 installations pilotes en fonctionnement, une en construction et deux autres en développement.

  • Surtitre – Deux nouveaux projets lauréats 8 novembre 2016

    On connaît, depuis le 3 novembre, les deux nouveaux projets lauréats de l’appel à projets pour des parcs pilotes d’éolien flottant. Le premier, baptisé « Provence Grand Large », porté par EDF Énergies nouvelles, est situé au large de Fos-sur-mer (Bouches-du-Rhône), tandis que le second, appelé EFGL et situé au large de Leucate (Aude), est mené par Engie, le portugais EDPR et la Caisse des Dépôts, détaille un communiqué du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer. EDF EN prévoit d’installer 3 éoliennes de 8 MW, fournies par Siemens, et équipées de flotteurs développés par SBM Offshore et l’Institut IFP EN. Engie va, lui, installer quatre éoliennes de 6 MW, fournies par General Electric et équipées de flotteurs construits par Eiffage. Cette annonce fait suite aux deux premiers lauréats désignés cet été. Le premier est porté par Quadran sur la zone de Gruissan en Méditerranée et le second est mené par Eolfi et le chinois CGN sur la zone de Groix en Bretagne.

  • France – Première commande pour Poma Leitwind 8 novembre 2016

    Nouveau venu dans l’éolien made in France, Poma Leitwind a annoncé le 7 novembre une première commande. La société va ainsi fabriquer, à partir de 2017 et pour le compte de Kallista Energy, 11 éoliennes à attaque directe dans son usine savoyarde de Gilly-sur-Isère, actuellement en construction. Il s’agit de Poma LTW80 de puissance 1,65 MW et de 50 mètres de hauteur moyeu, ce qui permet d’installer les éoliennes « sous le plafond aérien local de type RTBA, à 90 mètres d’altitude », précise Poma dans son communiqué. Un élément essentiel dans cette opération de « repowering », Kallista souhaite en effet renouveler ses installations de Lanfains et Trébry situées dans les Côtes-d’Armor. Le contrat se monte à plus de 15 millions d’euros, a confirmé David Saint-André, responsable industrie éolienne de Poma Leitwind, au Journal de l’Éolien.

  • Simplification – Deux nouvelles mesures pour la filière 1 novembre 2016

    Reprenant les propositions du Conseil de la simplification pour les entreprises, le gouvernement français a acté deux nouvelles mesures destinées à la filière éolienne. Il s’engage ainsi, d’ici janvier 2017, à intégrer le permis de construire pour les éoliennes terrestres au sein de l’autorisation environnementale. Une mesure qui « allégera la charge administrative des porteurs de projets et réduira sensiblement les délais d’instruction ». L’État entend également simplifier le renouvellement des parcs existants. Pour ce faire, le ministère de l’Environnement « élaborera une doctrine d’instruction permettant des évolutions techniques des parcs éoliens sans avoir à reconduire l’ensemble de la procédure d’autorisation ». Elle sera ensuite publiée sous forme d’une circulaire technique aux services de l’État.

  • Fusion – Gamesa-Siemens, c’est fait ! 1 novembre 2016

    L’éolien a un nouveau n°1 ! Les actionnaires de Gamesa ont adopté, le 25 octobre et à la très grande majorité (99,75 %), les résolutions nécessaires pour la fusion avec les activités éoliennes de Siemens. Pour rappel, l’accord, annoncé en juin dernier après trois mois de négociations, stipule que Siemens possèdera 59 % de la nouvelle entreprise et Gamesa les 41 % restants, qui incluent 8 % pour l’espagnol Iberdrola. Si le conglomérat allemand est l’un des plus gros constructeurs de turbines offshore, l’espagnol est un spécialiste de l’éolien terrestre. Leurs activités sont donc très complémentaires. Sans parler de leurs présences géographiques : l’Amérique du Nord et l’Europe du Nord pour Siemens, l’Inde et l’Amérique latine pour Gamesa. Le futur géant, dont le siège sera situé en Espagne et qui sera coté à la bourse de Madrid, devrait voir le jour au 1er semestre 2017 après l’approbation des autorités de la concurrence. Il affichera un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros, un carnet de commandes de 22 mds€, une capacité installée de 70 GW et 22 000 salariés dans le monde.

  • Entreprise – Dong, groupe exclusivement éolien dès demain ? 1 novembre 2016

    Le danois et acteur de l’éolien Dong Energy a annoncé la semaine dernière envisager de se séparer de ses coûteuses activités d’extraction de pétrole et de gaz en mer du Nord. En entrant en Bourse en juin dernier, Dong, qui appartient à 50,1 % à l’État, avait signalé aux investisseurs qu’il ne voyait pas la production d’hydrocarbures comme une activité stratégique contrairement à la distribution d’énergie (55 % de son chiffre d’affaires) et à l’éolien (30 %). Rien n’est joué pour autant. Le groupe a indiqué dans un communiqué examiner les options stratégiques concernant l’avenir de son activité pétrole et gaz et avoir engagé la banque d’affaires américaine J.P. Morgan pour réaliser une évaluation préliminaire du marché. « Toutefois, Dong Energy n’a pas pris la décision de vendre l’activité pétrole et gaz », est-il précisé. Pour rappel, la dernière année de bénéfices du groupe remonte à 2011, et l’année 2016 ne semble pas devoir renverser la tendance, avec une perte de 1,56 milliard de couronnes (210 millions d’euros) au premier semestre.

OCTOBRE 2016

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • Marché – Espagne, le renouveau 25 octobre 2016

    Après quatre années de disette, le marché de l’éolien devrait renaître de ses cendres en Espagne. Le secrétaire d’État à l’Énergie, Alberto Nadal, vient d’annoncer que le gouvernement espagnol allait lancer, avant la fin de l’année, un appel d’offres portant sur « au moins » 1 000 MW de capacité renouvelable, sans préciser, toutefois, la part dédiée à l’éolien. Début 2016, un premier appel d’offres a néanmoins déjà permis d’attribuer 500 MW de projets éoliens. En outre, le cabinet de consultants Rödl & Partner a révélé que le gouvernement espagnol envisageait de lancer en 2017 des appels d’offres portant sur un volume de 3 000 MW de capacité renouvelable, toutes technologies confondues. Depuis le moratoire de 2012 décrété par le gouvernement Rajoy, le marché de l’éolien a littéralement disparu en Espagne, passant successivement de 1 122 MW en 2012 à 175 MW en 2013, puis à 24 MW en 2014. Par la suite, plus aucun parc n’a été mis en service.

  • Rapport – Plus de 500 GW de capacités éoliennes avant la fin de l’année 25 octobre 2016

    La capacité installée devrait franchir la barre des 500 GW avant la fin de l’année, selon un récent rapport de l’Association mondiale de l’énergie éolienne (WWEA). Avec 21,7 GW installés durant les six premiers mois de l’année (une croissance similaire à l’an passé), la filière a atteint une capacité installée de 456,5 GW. Quatre pays ont installé plus de 1 GW sur cette période : la Chine (10 GW), l’Inde (2,4 GW), l’Allemagne (2,4 GW) et le Brésil (1,1 GW). Bonne nouvelle : la croissance devrait s’accentuer au deuxième semestre avec une hausse des capacités éoliennes d’au moins 45 GW, selon la WWEA. L’éolien devrait alors permettre de répondre à 5 % de la demande électrique mondiale.

  • Éolien offshore – Les concessions d’Engie sur le site du Tréport 25 octobre 2016

    Le consortium mené par Engie pour le projet de champ éolien offshore du Tréport, en Seine-Maritime, a annoncé la semaine dernière des concessions pour minimiser l’impact sur la pêche locale. « Nous restons toujours dans la zone prévue dans le cahier des charges, mais nous changeons la disposition des éoliennes et des câbles de façon à accorder plus d’espace pour la pêche », a expliqué à l’AFP Raphaël Tilot, directeur du projet du groupe Engie. Et d’ajouter : « Cela nous coûte cher à la fois en termes de construction et de revenus, mais on pense que cela est justifié pour faciliter la cohabitation avec les pêcheurs ». Pour rappel, ce projet de parc éolien offshore est loin d’être le seul à faire l’objet d’une contestation. À peine avalisés par l’État, les trois premiers parcs éoliens prévus au large des côtes françaises (Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Nazaire) font l’objet de recours, de la part d’anti-éoliens et aussi de quelques écologistes. Ces procédures impliquent un retard difficile à évaluer pour ces projets, a reconnu le service de presse d’EDF Énergies Nouvelles qui les pilote. L’entreprise prévoyait jusqu’alors une décision finale d’investissement sur les trois parcs au premier semestre 2017 pour un début de construction en mer en 2018.

  • UE – Pour un fonds de garantie européen 18 octobre 2016

    Le think-tank allemand Agora Energiewende a publié début octobre une « proposition » concernant la création d’un programme de garantie des investissements dans les renouvelables à l’échelle européenne. Il faut savoir que le coût du capital est l’un des principaux facteurs influant sur le prix de l’électricité renouvelable. Or, si l’Europe s’est donnée l’objectif d’atteindre au moins 27 % d’électricité renouvelable en 2030, le Vieux continent ressemble à une vraie mosaïque du point de vue des investisseurs. En effet, les différences de réglementation et de crédibilité financière des états membres font que le coût du capital pour des projets renouvelables varie du simple au triple : 4 % en Allemagne, 6 % en France ou Autriche, 10 % en Espagne et jusque 12 % en Grèce. Faire baisser ces taux d’intérêt permettrait à l’électricité éolienne d’être partout moins chère par rapport à celle issue du charbon ou du gaz et allégerait la facture des consommateurs européens jusqu’à 34 milliards d’euros d’ici 2030. Le programme européen de garantie des investissements devrait permettre d’assurer les opérateurs d’installations renouvelables contre certains risques, incluant la perte de soutien étatique. Pour cela, un organisme, le « EU Renewable Energy Cost Reduction Facility », conclurait des accords avec les états membres. Au terme de ces accords, les états s’engageraient, par exemple, en cas de défaut à rembourser l’organisme pour les paiements garantis aux opérateurs renouvelables. Cet outil constituerait un moyen concret permettant à l’Europe d’atteindre ses objectifs. Agora Energiewende entamera au cours des prochains mois des discussions autour de sa proposition.

  • Italie – OPA sur Alerion : Edison affirme ses ambitions 18 octobre 2016

    Edison, la filiale italienne d’EDF, a annoncé le 12 octobre le lancement d’une offre publique d’achat sur Alerion Clean Power. Avec le rachat de l’exploitant éolien, Edison entend ainsi se renforcer dans cette filière dont il devient, de fait, le numéro deux en Italie, derrière ERG. Alerion détient en effet un portefeuille de dix parcs éoliens dans la botte italienne pour une capacité installée de 259 MW et 6 MW en Bulgarie. Le marché de l’éolien italien, qui représente 9 000 MW, est éclaté entre une vingtaine d’entreprises dont la majorité détiennent moins de 300 MW. Pour rappel, Edison a déjà constitué une coentreprise d’énergies renouvelables avec le fonds italien d’infrastructures F2i baptisée E2i et qui possède déjà environ 500 MW de capacité. La filiale d’EDF, qui compte retirer Alerion de la Bourse s’il arrive à ses fins, précise qu’il lancera son offre par l’intermédiaire d’Eolo Energia, une filiale dont la coentreprise avec F2i détient 49 % du capital. F2i, l’une des figures de proue des énergies renouvelables en Italie, détient lui-même 15,7 % d’Alerion.

  • Marché – GE prend le contrôle du danois LM Wind Power 18 octobre 2016

    General Electric (GE) a annoncé le rachat du danois LM Wind Power au fonds de capital investissement Doughty Hanson. Premier fournisseur de pales de GE Renewable Energy, filiale du groupe américain dédiée aux énergies renouvelables et basée à Paris, LM Wind Power gère 13 sites dans huit pays : Danemark, Espagne, Pologne, Canada, États-Unis, Inde, Chine et Brésil. Avec cette transaction d’un montant de 1,65 milliard de dollars (1,49 milliard d’euros), GE, déjà fabricant de turbines éoliennes, intègre une compétence supplémentaire sur la chaîne de valeur de la production d’éoliennes. L’opération devrait être finalisée au premier semestre 2017. Le fabricant danois restera cependant une entité séparée au sein de GE Renewable Energy qui pourra continuer de se fournir auprès d’autres fabricants de pales, précise GE dans un communiqué.

  • Europe – 140 GW de nouvelles capacités d’ici 2025 11 octobre 2016

    Le cabinet de consultants MAKE pronostique dans son dernier rapport « Europe Wind Power Outlook » que 140 GW seront installés en Europe entre 2016 et 2025. Cela équivaut à un doublement de la capacité totale raccordée fin 2015 : 142 GW, dont 11 GW offshore. Le marché européen devrait ainsi se maintenir au niveau de 2015 (14,4 GW) au cours de la prochaine décennie. Selon les consultants, 60 % de la nouvelle capacité attendue se situera dans les pays de l’Europe du Nord, représentant un marché annuel de 8 GW. En Allemagne, 36 GW devrait voir le jour d’ici 2025. L’Europe du Sud (Turquie incluse) devrait représenter 28 % de la capacité supplémentaire, tandis que les derniers 12 % se situeront en Europe de l’Est. Dans l’éolien offshore, 1,2 GW devrait être raccordé au réseau en 2016, mais les raccordements devraient ensuite s’établir à 3 GW par an entre 2017 et 2025.

  • Argentine – EREN RE à la conquête de l’Amérique latine 11 octobre 2016

    Eren Renewable Energy (EREN RE) a décroché son premier contrat sur le continent américain avec la construction de “Viento Los Hercules“, un parc éolien de 97,2 MW en Argentine. Le groupe français est en effet l’un des lauréats d’un appel d’offres national d’environ 1 GW lancé en mai dernier par le gouvernement argentin qui a attribué 16 autres projets, essentiellement éoliens et solaires. EREN RE exploitera également pendant 20 ans, l’électricité de ce parc, via un contrat d’achat signé avec Cammesa, le gestionnaire du réseau électrique argentin, précise le producteur d’énergies renouvelables dans un communiqué publié ce mardi. « Ce premier succès marque l’entrée d’EREN RE en Amérique latine, explique Fabienne Demol, directrice exécutive “Business Development“ d’EREN RE. Nous avons pour ambition d’y installer plus de 500 MW de projets supplémentaires dans les trois à cinq ans. »

  • Allemagne – 200 éoliennes Siemens pour Ventotec 11 octobre 2016

    Le développeur allemand Ventotec a signé un accord-cadre avec son compatriote Siemens. Cet arrangement, dont le montant n’a pas été dévoilé, comporte la fourniture par Siemens d’au moins 200 éoliennes à entraînement direct, lesquelles seront déployées sur différents projets éoliens terrestres en cours de développement sur le territoire allemand. Il prévoit ainsi la fourniture par Siemens d’un minimum de 35 turbines par an à Ventotec au cours des huit prochaines années. Ce qui devrait permettre à l’énergéticien allemand d’équiper environ 40 nouveaux parcs éoliens d’ici 2025, précise Ventotec dans un communiqué. Par ailleurs, Siemens bénéficiera d’un contrat de maintenance de 20 ans sur les éoliennes installées.

  • Innovation – Première éolienne à supraconducteurs en 2017 4 octobre 2016

    Jeumont Electric doit commencer en mars prochain la construction du premier générateur à supraconducteur destiné à l’éolien sur son site de Jeumont (59). Ce prototype sera installé dans une éolienne existante dans le cadre d’un retrofit, une opération consistant à remplacer le seul générateur. Jeumont Electric fait partie du projet européen « EcoSwing » impliquant huit autres partenaires de six pays (Danemark, Norvège, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Allemagne, France). « Il existe différents prototypes de générateur à supraconducteurs à travers le monde, mais EcoSwing est le seul projet à l’échelle 1:1 dans le domaine de l’éolien », a révélé Sofiane Bendali, ingénieur de recherche de Jeumont Electric, au Journal de l’Éolien lors du salon Wind Energy Hamburg (27-30 sept.). La technologie des supraconducteurs permet de fabriquer des générateurs dont le poids est divisé par deux par rapport à ceux sur le marché. Elle sera particulièrement intéressante pour l’offshore où la puissance des machines s’achemine vers les 10 MW par unité.

  • Entreprise – Le plus grand parc onshore belge passe sous pavillon chinois 4 octobre 2016

    Avec une capacité totale de 81 MW (11 turbines E126 Enercon), le parc éolien d’Estinnes, dans le Hainaut, est le plus grand parc onshore de Belgique. Développé, construit et exploité depuis cinq ans par la société WindVision, il va devenir propriété de China General Nuclear (CGN), l’un des principaux acteurs chinois dans l’énergie. Si le prix de la transaction n’a pas été dévoilé, WindVision assure dans un communiqué que la vente devrait être finalisée d’ici la fin de l’année. Elle continuera cependant à assurer l’exploitation de ce parc pour lequel elle a investi au total 130 M€. « Les revenus générés par cette transaction vont permettre à WindVision de réaliser ses activités de développement, qui comprennent 2 000 MW de projets d’énergie renouvelable d’ici à 2021 », explique Stephan Moelans, CEO de la société néerlando-belge. Côté CGN, il s’agit du premier investissement en Belgique. Le groupe chinois est en revanche déjà présent en Europe, notamment en France et au Royaume-Uni.

  • Offshore – 300 M€ de l’UE pour le développement d’un parc en Belgique 4 octobre 2016

    L’Union européenne va soutenir la construction du parc éolien offshore Rentel grâce à un prêt de 300 M€. Consenti par la Banque européenne d’investissement (BEI), une partie de ce prêt (250 M€) bénéficiera de la garantie du Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS). Le coût total du projet est estimé à environ 1,1 milliard d’euros, dont 27 % seront donc financés par le concours de la BEI. La réalisation de ce nouveau parc éolien permettra la création de 1 400 emplois directs et de 1 400 emplois indirects supplémentaires pendant les phases d’élaboration et de construction, assure la BEI dans un communiqué, qui précise qu’une centaine de nouveaux emplois permanents seront créés une fois le projet opérationnel. La phase de construction en mer de ce parc de 42 éoliennes d’une puissance totale de 309 MW, devrait démarrer au cours du deuxième trimestre 2017. Il sera équipé de la plateforme D7 de Siemens, dotée d’un rotor de 154 m de diamètre pour une hauteur de 106 m.

SEPTEMBRE 2016

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

Voir actus
  • Onshore – Des appels d’offres dès 2017 27 septembre 2016

    Le gouvernement français a complètement revu sa position concernant le régime applicable à l’éolien terrestre. Alors que le système de tarif d’achat devait prévaloir jusque fin 2018, la Commission européenne a demandé à la France de se conformer immédiatement à ses lignes directrices. Dès janvier 2017, les nouveaux parcs éoliens devraient par conséquent être retenus dans le cadre d’appels d’offres. Selon un projet de texte soumis aux organisations professionnelles à l’automne, une courte période transitoire pourrait être mise en place avant la fin de l’année. Les projets de parcs ayant obtenu la confirmation de leur tarif d’achat avant le 1er janvier 2016 bénéficieraient du tarif d’achat à l’ancienne. Les projets confirmés entre le 1er janvier et le 31 décembre 2016 devraient passer sous le régime du complément de rémunération en « guichet ouvert ». À compter du 1er janvier 2017, les nouveaux parcs éoliens seront éligibles au complément de rémunération en guichet ouvert pour les parcs comprenant six machines ou moins. Au-delà de cette limite, les projets éoliens devront être retenus dans le cadre d’appel d’offres. Un bouleversement pour la filière qui sera donc introduit sans véritable phase d’expérimentation.

  • Iran – Meci signe pour un projet de 270 MW 27 septembre 2016

    Le groupe international Meci, basé en Suisse, a signé un accord avec le gouvernement iranien pour construire un parc éolien d’une capacité de 750 MW, selon l’agence Bloomberg. Il s’agit d’un projet de 750 millions d’euros sur une durée de cinq ans avec rachat à prix fixe de l’énergie produite. Les tests de turbines ont déjà lieu dans les régions montagneuses du nord de l’Iran où est situé le futur parc, selon le président de Meci, Jeremiah Josey. Le groupe n’est pas le seul à avoir des velléités sur le marché iranien, en pleine ouverture depuis l’apaisement des tensions à l’international. De nombreuses entreprises européennes sont également sur les rangs et tenteront d’obtenir des parts de ce nouveau marché au cours de l’un des plus grands salon sur les énergies renouvelables organisé à Téhéran du 5 au 8 décembre prochain.

  • Royaume-Uni – Un « hub » pour l’éolien offshore par Dong Energy 27 septembre 2016

    C’est à Grimsby, un port du nord-est de l’Angleterre, que Dong Energy va installer le plus important centre d’opérations britannique pour l’éolien offshore. Le Danois a annoncé dans un communiqué qu’il investira de 10 à 20 millions de livres (11,5 à 23 millions d’euros) dans ce « hub », qui lui permettra d’assurer les opérations de maintenance de ses parcs éoliens de Lincs (270 MW) et Westermost Rough (210 MW), ainsi que les sites en construction de Race Bank (573 MW) et Hornsea One (1 218 MW). Le site devrait être opérationnel en mars 2018 et générer 250 emplois directs.