L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DE L’ÉOLIEN

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JUIN 2024

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

  • ÉOLIEN EN MER – Début des travaux du parc éolien en mer des îles d’Yeu et Noirmoutier 14 juin 2024

    Publié le 13 juin 2024. La première fondation monopieu du parc éolien offshore Yeu-Noirmoutier a été installée avec succès le 4 juin a annoncé la société Ocean Winds, actionnaire majoritaire du projet. L’installation des monopieux est réalisée par la société belge Deme. Son navire  « Innovation » est arrivé au port de La Rochelle le 26 mai. Il a mis le cap sur le parc situé à 11 kilomètres au large de l’île d’Yeu et à 16 km de l’île de Noirmoutier, chargé de deux fondations monopieux et deux pièces de transition. Les monopieux mesurent 7 mètres de diamètre pour des longueurs variant entre 45 à 68 mètres, selon la profondeur des fonds. L’installation des 61 fondations durera jusqu’au début de l’année 2025 pour une mise en service du parc la même année. Il devrait produire 1 900 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 800 000 personnes. 2 milliards d’euros d’investissement seront nécessaires à la réalisation de ce projet.

  • ÉOLIEN – Nouveau parc dans l’Aisne 14 juin 2024

    Publié le 13 juin 2024. RWE a inauguré, le 7 juin, le parc éolien des Nouvions dans l’Aisne. Composé de 11 éoliennes Nordex N149, le parc a une capacité totale de 44 MW, suffisante pour alimenter environ 19 000  foyers en électricité verte. Ses turbines, atteignant 179,5 mètres en bout de pale, sont les premières de cette gamme à être installées en France. RWE dit avoir développé le projet en concertation avec les citoyens locaux et les acteurs du territoire, et accordé une attention particulière à l’intégration environnementale et paysagère du projet. En collaboration avec un bureau d’études indépendant, des mesures ont été prises pour minimiser l’impact sur la faune, notamment par la mise en place d’un bridage des machines pour protéger les chauves-souris et la plantation d’arbres à Nouvion-le-Comte. De plus, l’église de Nouvion-et-Catillon a été rénovée pour répondre aux attentes locales.

  • ÉOLIEN – Extension du parc éolien du Chemin de Valenciennes 6 juin 2024

    Publié le 6 juin 2024. JP Énergie Environnement a inauguré un nouveau parc éolien, situé à Haussy, dans le Nord, en partenariat avec la Communauté de communes du Pays Solesmois, qui détient 17 % de ce projet public-privé. Le parc comprend quatre éoliennes de 3 MW chacune, s’ajoutant aux six déjà en service dans la commune. La production annuelle combinée des deux parcs atteint plus de 90 000 MWh, couvrant les besoins de 41 000 personnes et générant 485 000 euros de recettes financières pour la région. Les retombées économiques du parc, estimées à 264 000 euros par an, financent des projets locaux tels qu’une maison de santé et à terme, une école familiale.

  • ÉOLIEN EN MER – Inauguration du parc de Saint-Brieuc 6 juin 2024

    Publié le 6 juin 2024. Iberdrola, via sa filiale Ailes Marines, annonce la mise en service du deuxième parc éolien en mer français, situé dans les Côtes-d’Armor en Bretagne et construit à 16 kilomètres des côtes. Le parc est équipé de 62 turbines de 8 MW chacune, pour une capacité totale de 496 MW et une production annuelle de 1 820 GWh/an, ce qui représente la consommation d’électricité de 835 000 habitants (chauffage compris) soit 9 % de la consommation électrique totale de la Bretagne. L’investissement total s’élève à 2,4 milliards d’euros, entièrement financé par Iberdrola, mobilisant plus de 1 700 emplois en France, dont 500 en Bretagne.

MAI 2024

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

  • ÉOLIEN – De l’énergie renouvelable pour les Data Centers 31 mai 2024

    Publié le 30/05/2024. Le 23 mai, le gestionnaire de data centers américain Digital Realty a annoncé avoir signé cinq contrats d’achat d’électricité à long terme (PPA) pour une capacité installée de 134 MW. Deux contrats d’une durée de 15 ans ont été signés avec le développeur d’énergie renouvelable allemand wpd pour des projets français. Ils comprennent des parcs éoliens situés en Bretagne et dans les Hauts-de-France pour une capacité totale de 24,6 MW. Digital Realty est présent en France avec 16  data centers en région parisienne et à Marseille. L’entreprise a également signé trois contrats d’une durée de 12 ans avec le développeur espagnol Bruc pour des projets d’énergie solaire en Espagne, situés dans les provinces de Cadix et de Saragosse. Ces cinq contrats représenteront au total une production annuelle estimée à 347 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique d’environ 200 000  ménages européens durant la même période.

  • ÉOLIEN – Inauguration du parc éolien du Bois-des-Saulx 31 mai 2024

    Publié le 30/05/2024. Amundi Transition Énergétique, filiale du groupe Crédit Agricole et Opale Énergies Engagées ont inauguré le parc éolien du Bois-des-Saulx, situé au Nord de Dijon (Bourgogne), le 16 mai dernier. Amundi Transition Énergétique, détenant 80 % des parts, et Opale, qui a supervisé la construction et gère désormais l’exploitation, ont concrétisé ce projet grâce à leur partenariat lancé en 2020. Le parc se compose de six éoliennes avec une capacité totale de 18 MW, pour une production d’électricité correspondant à la consommation d’environ 18  000 personnes, ce qui permettra d’éviter l’émission de 22 000 tonnes de CO2 par an. Alignée avec le Projet Sociétal de Crédit Agricole, Amundi Transition Énergétique investit dans des infrastructures liées à la transition énergétique, incluant des énergies renouvelables, des réseaux de chaleur, et des solutions pour la mobilité électrique et l’efficacité énergétique.

  • ÉOLIEN EN MER – Construction du plus grand parc éolien offshore d’Allemagne 23 mai 2024

    L’énergéticien allemand, EnBW, a lancé la construction du parc éolien offshore « He Dreiht » en mer du Nord, le plus grand d’Allemagne, avec une capacité de 960 MW. Ce projet, mené sans subventions publiques, représente un investissement de 2,4 milliards d’euros et fournira de l’électricité à 1,1 million de foyers. EnBW avait remporté ce projet en 2017 lors du premier appel d’offres offshore en Allemagne (après la fin des tarifs d’achat). Le parc « He Dreiht », à environ 85 kilomètres de Borkum et 110 kilomètres de Helgoland, mobilisera 500 personnes et plus de 60 navires pendant sa construction. Une grue flottante posera les premières fondations, des monopieux en acier de 70 mètres. La construction des fondations se terminera cet été, avec les éoliennes et câbles installés au printemps 2025. EnBW gérera l’exploitation depuis la ville côtière d’Emden, tandis que TenneT assurera le raccordement au réseau via une station de conversion offshore et des câbles courant sur 120 kilomètres sous l’eau et 110 kilomètres à terre. Un consortium comprenant Allianz Capital Partners, AIP et Norges Bank Investment Management détient 49,9 % des parts du projet. La mise en service complète est prévue pour fin 2025.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Parc éolien flottant Bretagne Sud : le lauréat est Pennavel 23 mai 2024

    Le consortium Pennavel, composé d’Elicio et BayWa r.e., a été désigné lauréat du premier appel d’offres (A05) pour un parc éolien flottant au sud de la Bretagne, d’une capacité de 250 MW. Ce projet, pionnier au niveau mondial pour son tarif d’achat, produira de l’électricité pour environ 450 000 habitants. Le tarif proposé de 86,45 €/MWh paraît ambitieux pour cette filière émergente, mais démontre la compétitivité de l’éolien flottant. Le projet générera environ 4,5 millions d’heures de travail et plus de 30 emplois permanents pour la maintenance. L’appel d’offres, lancé en avril 2021 après un débat public, a vu la participation de 10 candidats présélectionnés par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Pennavel s’engage à inclure au moins 10 % de PME locales dans les études et la construction, ainsi qu’à dédier 500 000 heures à l’insertion professionnelle et lever 10 millions d’euros via l’investissement participatif. Le consortium investira 20  millions d’euros dans des mesures environnementales et de biodiversité. Le projet sera développé en collaboration avec les ports de Brest, Lorient et Saint-Nazaire pour maximiser les retombées économiques locales. Cette annonce s’inscrit dans les objectifs de 18 GW d’éolien en mer d’ici 2035 et 45 GW d’ici 2050.

  • ÉOLIEN EN MER – Alerte sur l’éolien flottant 17 mai 2024

    Publié le 17/05/2024. Vingt-deux sénateurs de l’arc méditerranéen, représentant les Régions Occitanie et Paca, alertent sur la situation critique des trois projets pilotes d’éoliennes en mer Méditerranée dans une tribune publiée le 13 mai par nos confrères de La Dépêche. Ils exigent de l’État un soutien immédiat pour sauvegarder ces initiatives, soulignant les risques financiers et la menace sur les emplois. En particulier pour le projet Eolmed, près de Gruissan (Aude) qui est menacé d’arrêt. Les sénateurs appellent à une réunion d’urgence avec le ministre de l’Industrie et de l’Énergie ainsi qu’avec le Président de la république pour trouver des solutions. La viabilité du premier hub d’énergie verte en Méditerranée, Eolmed est en jeu, car confronté à une hausse considérable des coûts de production, due aux retards et à l’inflation. Sans intervention publique, des centaines d’emplois seront perdus, menaçant l’essor de l’industrie éolienne offshore en France. Les sénateurs soulignent que l’inaction met en péril la transition énergétique et appellent à une planification transparente et à des mesures concrètes de soutien, y compris une indexation tarifaire.

  • ÉOLIEN – L’éolien à la conquête du rail 17 mai 2024

    Publié le 17/05/2024. SNCF Voyageurs et Valorem, viennent de conclure un contrat d’achat direct d’électricité renouvelable sur 25 ans. Valorem s’engage à fournir 93 GWh d’électricité par an, issus de son parc éolien, situé à Cheniers dans la Marne, marquant ainsi le plus grand contrat de ce type pour un parc éolien en France. L’objectif principal de cet accord est de stabiliser les coûts d’approvisionnement en électricité de SNCF Voyageurs face à la volatilité des prix du marché de l’électricité. En plus de garantir des prix stables, cette initiative permettra au groupe de réduire significativement ses émissions de CO2. Le parc éolien de Cheniers, dont la construction a débuté en 2023, devrait être opérationnel à l’automne 2024. Avec ses 8 éoliennes et une capacité installée de 36 MW, il produira suffisamment d’électricité pour alimenter environ 20 400 foyers chaque année ou répondre aux besoins énergétiques de liaisons ferroviaires majeures telles que le TGV Paris-Rennes. SNCF Voyageurs a pour objectif d’atteindre 40 à 50 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2026.

  • ÉOLIEN EN MER – Nouveaux investissements pour l’éolien offshore flottant 2 mai 2024

    Publié le 2 mai 2024. Octopus Energy Generation, filiale du groupe énergétique Octopus Energy, a annoncé le 24 avril investir dans l’entreprise américano-française Ocergy, qui développe une technologie de flotteur pour l’éolien en mer. Octopus Energy entend injecter plusieurs milliards d’euros dans ce secteur mondial via son fonds éolien offshore Vector. Ocergy dit avoir la particularité de travailler avec des fabricants locaux et utilise des fondations légères et modulaires, plus faciles à transporter et à assembler sur les lieux de l’installation. « L’approche révolutionnaire d’Ocergy a le pouvoir de réduire les coûts de l’éolien offshore flottant – et grâce à notre investissement, elle y parviendra plus rapidement, ouvrant la voie à des systèmes énergétiques plus propres et plus verts dans le monde entier », a déclaré Zoisa North-Bond, le PDG d’Octopus Energy Generation. L’investissement d’Octopus contribuera à commercialiser la technologie d’Ocergy et à développer l’entreprise sur différents marchés tels que le Royaume-Uni, la France, la Norvège, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud et les États-Unis. En France, l’entreprise dispose déjà d’équipes à Aix-en-Provence, Marseille et Paris et espère doubler ses effectifs dans les prochaines années.

  • ÉOLIEN – Engie acquiert une partie d’Ørsted 2 mai 2024

    Publié le 2 mai 2024. Le 29 avril, l’énergéticien danois Ørsted a annoncé qu’il allait céder à Engie une partie de ses actifs renouvelables installés en France dans le cadre de sa priorisation stratégique des autres marchés européens. Cet accord comprend l’acquisition par Engie d’Ostwind International SAS, Ostwind Engineering SA et de leurs filiales, dont fait partie Ostwind France qu’Ørsted avait acquis en 2022. Engie prendra ainsi le contrôle des activités solaires et éoliennes terrestres d’Ørsted en France. « Dans le cadre de notre plan d’affaires mis à jour, nous avons revu nos ambitions de développement jusqu’en 2030 en mettant l’accent sur les marchés où nous pensons pouvoir réaliser le plus de valeur pour Ørsted. S’appuyant sur ce plan, nous avons décidé de concentrer nos efforts sur les marchés britannique, irlandais, allemand et espagnol pour l’éolien terrestre et le solaire, en Europe. Dans cette optique, je suis très heureux que nous ayons trouvé un bon futur propriétaire d’Ostwind France en Engie », a déclaré Kieran White, le vice-président senior et responsable de l’éolien terrestre en Europe d’Ørsted. La filiale française de l’entreprise a déjà 54 MW en exploitation dans l’Hexagone et 24 MW de projets éoliens en construction. La transaction devrait être conclue au deuxième trimestre de 2024.

AVRIL 2024

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • ÉOLIEN – Le vent, une ressource très prévisible 26 avril 2024

    Publié le 26/04/2024. Le bureau d’étude indépendant, Eoltech, spécialiste de ressources éoliennes et solaires, a révélé les résultats d’une étude sur les variations interannuelles de la ressource éolienne mondiale. Selon cette étude, la production d’énergie éolienne à l’échelle mondiale est très prévisible en raison de la diversité des régimes de vent. Les données recueillies sur les 15 dernières années montrent des oscillations de production annuelle dans une plage de plus ou moins 3 %. Ces mesures sont issues de l’Irec Index, un outil développé par Eoltech et permettant, chaque mois, de disposer d’une vue d’ensemble des capacités de production des parcs éoliens suivis, couvrant 80 % des parcs éoliens terrestres mondiaux installés en 2023. L’étude, basée sur une combinaison d’indicateurs Irec Index, fournit un aperçu des tendances à grande échelle de l’évolution de la ressource éolienne au cours des 15 dernières années, en se concentrant sur les zones géographiques où sont implantées la majorité des parcs éoliens. Les résultats révèlent que les variations de production annuelle varient de ± 7 % en Europe à ± 3 % à l’échelle mondiale. Selon cette étude, bien que la production varie localement jusqu’à ± 25 % en raison de la diversité des régimes de vent, la production cumulée reste stable à l’échelle européenne et mondiale. Aucune tendance à la baisse de la ressource éolienne n’a été observée au cours des 15 dernières années.

  • ÉOLIEN – 2023, l’année des records pour l’éolien mondial 26 avril 2024

    Publié le 26/04/2024. Dans son Global Wind Report 2024 publié récemment, le Global Wind Energy Council (GWEC) décrit la dynamique du développement de l’éolien dans le monde en 2023. Selon ce rapport, la capacité éolienne installée dans le monde l’an dernier, toutes technologies confondues, s’élève à 117 GW, soit une augmentation de 50 % par rapport à 2022. En ce qui concerne l’éolien terrestre, 106 GW ont été raccordés en 2023, en augmentation de 54 % par rapport à l’année précédente, ce qui constitue la meilleure performance enregistrée dans ce segment. L’éolien offshore a également connu une progression significative, avec une augmentation de 10,8 GW l’année dernière, représentant la deuxième meilleure performance de son histoire. La Chine se distingue comme le principal contributeur à la croissance de l’éolien, avec un autre record de 75 GW de puissance raccordée, soit près de 65 % du total mondial. Le pays fait figure de fer de lance de la région Asie-Pacifique, qui a enregistré une croissance annuelle spectaculaire de 106 %. L’Amérique Latine a également affiché une croissance notable en 2023, soutenue par les 4,8  GW de nouvelles installations au Brésil, classant le pays au troisième rang mondial. En 2023, la capacité éolienne totale en service à l’échelle mondiale a franchi la barre symbolique du térawatt, s’établissant à 1 021 GW, dont 75 GW d’éolien en mer (7 %).

  • ÉOLIEN – Un avion pour transporter les pales 18 avril 2024

    Publié le 18/04/2024. La start-up américaine Radia prévoit la construction d’un avion, le WindRunner, pour transporter les plus grandes pales d’éoliennes du marché. Pour la start-up, cet avion est la seule solution viable pour transporter les pales « directement vers des parcs éoliens inaccessibles par voie terrestre ou qui ne sont pas économiquement viables ». En effet, les autres solutions étudiées jusqu’ici – les dirigeables, les avions à décollage et atterrissage vertical (VTOL), les hélicoptères ou même les plus gros avions de transport de fret – présentent toutes des défauts les rendant inadaptées à l’acheminement des pales. D’une longueur de 108 mètres, le WindRunner aurait un volume de charge utile 12 fois supérieur à celui d’un Boeing 747-400F. Mais malgré ses 38 mètres supplémentaires il aurait besoin d’une piste d’atterrissage de seulement 1,8 kilomètre, soit plus 1 kilomètre de moins que la piste nécessaire à l’atterrissage du Boeing 747-400F.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Don d’une éolienne flottante à double turbine 18 avril 2024

    Publié le 18/04/2024. L’énergéticien allemand EnBW et sa filiale française spécialiste des énergies renouvelables Valeco ont célébré vendredi 12 avril, le don du prototype d’éolienne flottante Nezzy à l’Université de Montpellier. Venu d’Allemagne, il a été inauguré à Port-La-Nouvelle, futur port éolien flottant de la Région Occitanie. Résultat de la R&D du groupe EnBW, ce modèle d’éolienne flottante à deux têtes s’inscrit dans le cadre du projet académique de la Région Occitanie Tama’Occ. Ce projet est une initiative régionale mise en place par l’agence de développement économique de la région Occitanie (Ad’Occ) et l’Université de Montpellier. L’éolienne est mise à la disposition des étudiants et des industriels de la région pour mener des projets de recherche et développement dédiés à l’éolien flottant. « Le prototype Nezzy, développé à partir de 2019 par la société Aerodyn, soutenue financièrement par EnBW, est une éolienne flottante à l’échelle 1/10e. Son originalité réside dans l’utilisation de deux turbines contrarotatives et dans l’optimisation du poids de la structure des flotteurs. L’objectif de ce design est de réduire les coûts d’investissement », a expliqué Klaus Ulrich Drechsel, ingénieur chez EnBW.

  • ÉOLIEN EN MER – Infrastructures pour l’offshore en Écosse 5 avril 2024

    Publié le 05/04/2024. En Écosse, le déploiement du SIM (Strategic Investment Model) a franchi une nouvelle étape. Cette initiative a lancé en mai 2023 un appel à propositions auprès des secteurs connexes à l’éolien offshore, tels que les ports et les entreprises impliquées dans les chaînes d’approvisionnement. Au total, 38 projets ont été sélectionnés. En février 2024, trois d’entre eux ont été placés sur la liste des projets considérés comme prioritaires, car ils présentent un intérêt crucial pour les développeurs de l’éolien offshore. Ce 2 avril, le Scottish Offshore Wind Energy Council a ajouté sept nouveaux projets dans cette liste. Ces projets prioritaires regroupent cinq installations portuaires – dont les ports de Nigg, l’extension du port de de Cromary, et des travaux de mise à niveau de port d’Aberdeen – ; quatre en lien avec les chaînes d’approvisionnement et un projet d’équipement. La prochaine étape consistera en des réunions facilitées entre les porteurs de ces projets et les développeurs opérant dans l’éolien offshore.

  • ÉOLIEN EN MER – Fécamp : 100 % opérationnel 5 avril 2024

    Publié le 05/04/2024. La dernière éolienne du parc éolien en mer de Fécamp, premier parc éolien en mer de Normandie, a été installée lundi 25 mars. Au total, 71 éoliennes ont été installées depuis le mois de juillet 2023. Après une phase de tests, les dernières éoliennes devraient produire de l’électricité dans les prochaines semaines. Les éoliennes du parc, totalisant une puissance de 500 MW, sont situées entre 13 et 24 kilomètres des côtes normandes. Le parc produira l’équivalent des besoins annuels en électricité d’environ 770 000 habitants, soit 60 % de la population de la Seine-Maritime.

MARS 2024

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • Éolien – WindEurope 2024 29 mars 2024

    Publié le 28/03/2024. Du 20 au 22 mars 2024 a eu lieu l’événement annuel WindEurope à Bilbao. Rassemblant plus de 12 000 personnes, l’événement permet de revenir sur les avancées qui ont eu lieu en 2023 dans le secteur de l’éolien. L’optimisme est au rendez-vous cette année. L’énergie éolienne représente 19 % de toute l’électricité consommée en Europe sur les 35 % visés en 2030. L’objectif est « à portée de main » grâce à l’amélioration des autorisations et à l’augmentation des nouveaux investissements et des volumes d’enchères. WindEurope prévoit que l’UE installera en moyenne 29 GW par an entre 2024 et 2030, portant la capacité éolienne installée du Vieux continent à 393 GW d’ici 2030. En 2023, les investissements dans l’énergie éolienne en Europe ont plus que doublé par rapport à 2022, portés par le financement record de projets éoliens offshore. L’Europe a investi l’année dernière un montant de 48 milliards d’euros dans l’énergie éolienne, soit 21,2 GW de capacité financée. Ce rebond significatif est dû à une relative stabilisation des coûts après deux années de forte inflation mais aussi grâce à une amélioration des politiques gouvernementales. En effet, le paquet éolien de la Commission européenne d’octobre a défini 15 actions concrètes et immédiates pour renforcer l’industrie. En décembre, 26  États membres de l’UE et 300 entreprises ont signé la Charte européenne de l’énergie éolienne, approuvant ce paquet. De plus, le règlement pour une industrie « zéro net »  (NZIA) récemment adopté fixe un objectif de 36 GW par an pour la fabrication d’éoliennes en Europe. Pour en savoir plus sur les avancées de l’éolien en Europe vous pouvez retrouver le baromètre éolien 2024 qui vient d’être publié par EurObserv’ER. Il est disponible en anglais et bientôt en français sur le site d’EurObserv’ER.

  • Éolien – 41 milliards d’investissement pour Iberdrola 29 mars 2024

    Publié le 28/03/2024. L’énergéticien espagnol Iberdrola a annoncé qu’il investira 41 milliards d’euros d’ici 2026. 60 % des fonds serviront pour étendre et renforcer les réseaux notamment aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Brésil et en Espagne où 21,5 milliards d’euros seront investis. Les énergies renouvelables représenteront un investissement de 15,5 milliards d’euros brut, dont 5 milliards d’euros apportés par les partenaires. Plus de 50 % de la somme sera consacré à l’éolien offshore, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne. En effet, l’objectif est d’atteindre 3 000 MW d’offshore supplémentaires en exploitation à partir de 2027, pour un total de près de 5 000 MW. De plus, 6 000 MW supplémentaires d’énergie éolienne et solaire terrestre devraient être mis en service à partir de 2027. Le stockage de l’énergie est également prioritaire, avec 1,5 milliard d’euros d’investissement pour atteindre 120 GWh de capacité de pompage-turbinage d’ici 2026. Selon l’entreprise, 70 à 80 % de l’énergie vendue aux clients industriels se fera via des PPA et sur les marchés régulés avec des contrats à long terme.

  • ÉOLIEN EN MER – Nouveau parc offshore aux États-Unis 22 mars 2024

    Publié le 21/03/2024. Le 15 mars, les sociétés Ørsted et Eversource ont annoncé l’achèvement du parc éolien de South Fork Wind, situé sur la côte est du pays au large de Montauk, dans l’État de New York. Ce projet est le troisième parc éolien en mer des États-Unis. Sa construction a commencé en 2022 et vient de s’achever. Les douze éoliennes, totalisant une puissance d’environ 130 MW, fournissent désormais l’électricité à l’île de Long Island et la péninsule de Rockaways. Le parc sera en mesure de fournir en énergie plus de 70 000 foyers et entreprises. Durant toute la durée de vie du parc, jusqu’à six millions de tonnes d’émissions de carbone seront évitées. Ce projet s’inscrit dans les objectifs du Climate Leadership and Community Protection Act de l’État de New York qui vise à atteindre 70 % d’énergie renouvelable d’ici 2030 et à installer neuf gigawatts d’énergie éolienne offshore d’ici 2035.

  • ÉOLIEN – Parc éolien sans aide de l’État dans la Vienne 22 mars 2024

    Publié le 21/03/2024. Le groupe Sorégies, producteur et fournisseur d’énergie, a inauguré le parc éolien de Chaunay 2, situé à Chaunay dans la Vienne, qui est son premier parc financé sans aucun soutien public. Développé en partenariat avec Abo Wind, ce parc affiche une capacité installée de 13,5 MW pour une production annuelle de 36,5 GWh, directement commercialisée par Sorégies lui-même par des contrats de gré à gré de long terme avec ses clients. Ce projet est financé par un prêt de 250 millions d’euros accordé par la Banque européenne d’investissement (BEI) en novembre 2023. Chaunay 2 s’intègre au plan stratégique « Energie Vienne 2030 », axé sur des investissements massifs en faveur de la transition énergétique. Entre 2024 et 2026, Sorégies prévoit d’investir 500  millions d’euros, dont les deux tiers seront consacrés à la production d’énergie renouvelable.

  • PARUTIONS – Découvrez nos dernières publications ! 8 mars 2024


  • ÉOLIEN – Nouveau parc éolien Boralex en Bretagne 8 mars 2024

    Le 27  février, le producteur d’énergie renouvelable canadien Boralex a annoncé la mise en service de son sixième parc éolien en Bretagne. Situé à Marcillé-Raoul en Ille-et-Vilaine, le parc est doté de six éoliennes Vestas V100 et d’une puissance totale installée de 13,2 MW, soit l’équivalent de la consommation annuelle de plus de 12 000 habitants. Cette mise en service porte la puissance installée de l’entreprise en France à 1 259 MW. En Bretagne, Boralex exploite aujourd’hui six parcs éoliens pour une puissance totale installée de 114 MW. Pour ce projet, des mesures spécifiques liées à la préservation de l’environnement local (biodiversité et paysage) ont été mises en œuvre. Parmi elles, l’installation d’une dizaine de nichoirs à chiroptères dans un rayon allant de 500 mètres à 2 kilomètres autour du parc. Boralex s’est également engagée à accompagner la commune de Marcillé-Raoul dans la valorisation du site archéologique des buttes du Châtel, en participant à son ouverture et sa protection.

  • ÉOLIEN AÉROPORTÉ – Éolien aéroporté : Enerkite célèbre sa première vente 8 mars 2024

    Fin février, l’allemand Enerkite a annoncé avoir vendu son premier kite EK100 de 100  kW à l’entreprise industrielle Seipp & Kehl, située à Gemünden en Bavière. Cette dernière affiche une consommation électrique d’environ 600 000 kWh par an et entend réduire sa facture grâce à l’éolien aéroporté. Les voiles d’Enerkite sont livrées avec leur container, permettant de les lancer et de les ramener de façon automatique et autonome. Les kites évoluent à des hauteurs situées entre 200 et 300 m et collectent l’énergie mécanique du vent en décrivant des 8 dans le ciel. L’installation doit être raccordée directement au site de Seipp & Kehl, pour de l’autoconsommation éolienne. Enerkite n’a en revanche pas indiqué la production annuelle que cet EK100 permettra d’atteindre. Il assure avoir un pipe-line de sept autres projets de ce type en Allemagne, deux en Europe et un à l’étranger.

  • PARUTIONS – Découvrez nos dernières publications ! 1 mars 2024


  • ÉOLIEN EN MER – BayWa r.e. précise ses plans pour l’offshore en Italie 1 mars 2024

    Le développeur de projets renouvelables BayWa r.e. AG précise ses ambitions en matière d’éolien en mer en Italie. Le groupe annonce disposer actuellement d’un portefeuille de projets totalisant plus de 9 GW autour de 14 projets éoliens flottants. Ces opérations, qui sont à différents stades de développement, comprennent deux projets de parc au large des côtes de la région du Latium, deux au large des Pouilles, quatre au large de la Sardaigne et six au large des côtes de la Sicile. L’entreprise estime que trois à cinq d’entre eux en Italie pourraient être mis en service d’ici 2030, correspondant à une capacité totale d’environ 2 GW, le tout pour un investissement d’environ 6 milliards d’euros. Outre l’Italie, BayWa r.e. est également actif dans le secteur offshore au Royaume-Uni, en Allemagne, au Portugal, en Australie et en France. Dans l’Hexagone, BayWa r.e. s’est pré-qualifié pour les deux appels d’offres AO5 et AO6 portant respectivement sur 250 MW au sud de la Bretagne et jusqu’à 500 MW en mer Méditerranée.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Projet d’éolien flottant à La Réunion 1 mars 2024

    Akuo et BlueFloat Energy, en collaboration avec le Cluster de la Transition Énergétique de La Réunion et celui de la Transition Énergétique Temergie, ont organisé le 8 février une session d’information concernant un projet d’éolien flottant.  Ce programme de 200 MW, situé au large La Réunion générerait environ un quart de la consommation d’électricité de l’île. Outre les avantages écologiques, le projet offrirait une électricité jusqu’à deux fois moins chère pour les habitants. L’éolien flottant, adapté aux conditions de La Réunion, présente un faible impact environnemental et résiste aux conditions climatiques extrêmes, notamment les cyclones. Prévu au large de Sainte-Marie/Sainte-Suzanne, le projet pourrait voir le jour vers 2030, créant une filière industrielle locale et des emplois.

FéVRIER 2024

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • ÉOLIEN EN MER – Allemagne, des PPA pour l’offshore 23 février 2024

    Le 19 février, le producteur d’énergie RWE a annoncé la signature de sept PPA avec des entreprises allemandes pour la fourniture de l’électricité produite par le parc éolien de Kaskasi, situé en mer du Nord. Un premier PPA avait été signé avec le pôle commercial du groupe Schwarz (Lidl, Kaufland) au printemps 2023 et six autres viennent d’être signés avec le groupe DHL, Ensinger, Evonik, Infraserv Höchst, thyssenkrupp Steel Europe et Vodafone. La plupart des contrats ont une durée de dix ans et comprennent un achat direct (as-produced), une livraison de profil programmée (as-nominated) ou une livraison de volumes constants (baseload delivery). Le premier contrat débutera en 2026 et les autres en 2027 et 2028, attribuant la totalité du volume d’électricité disponible pour les PPA. Situé à environ 35 kilomètres au large de la côte de Heligoland en Allemagne, le parc Kaskasi compte 38 éoliennes pour une capacité totale installée de 342 mégawatts. Il fournira en électricité l’équivalent de 400 000 foyers par an. Trois des machines du parc sont équipées de pales recyclables. Le parc est connecté au cluster de connexion de Heligoland, qui comprend également les parcs éoliens d’Amrumbank et de Nordsee Ost, et est entré en service au printemps 2023.

  • ÉOLIEN – Éolien compatible avec le patrimoine mondial 23 février 2024

    Le 19 février, le préfet d’Indre-et-Loire a répondu favorablement au projet éolien Oratorio situé à Auzouer-en-Touraine, après une tierce expertise paysagère. Porté par le développeur québécois Innerex, le projet éolien se compose de quatre turbines de 142 mètres de hauteur et a fait l’objet d’une tierce expertise paysagère demandée par le préfet d’Indre-et-Loire. Cette demande avait pour objectif d’évaluer très précisément l’impact visuel sur les paysages du Val-de-Loire, inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Elle a été réalisée par un bureau d’études indépendant sur la base d’un cahier des charges préparé par l’inspection des installations classées de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Les résultats de cette tierce expertise confirment un impact visuel faible et l’absence d’atteinte au bien inscrit par l’Unesco sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité. L’autorisation environnementale a été délivrée par arrêté pour la réalisation du projet.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – États-Unis : 4 millions d’euros pour la R&D sur l’éolien flottant 15 février 2024

    Le département américain de l’énergie (DOE) et le Fonds d’innovation danois ont annoncé le 8 février un partenariat pour débloquer 4,2 millions de dollars pour l’éolien offshore flottant. Ensemble, ils souhaitent faire progresser les systèmes d’énergie éolienne offshore flottants vers une commercialisation rentable et à grande échelle. Cette annonce s’appuie sur un protocole d’accord entre le DOE, le ministère danois de l’Enseignement supérieur et des Sciences, le ministère danois du Climat, de l’Énergie et des Services publics et le Fonds pour l’innovation danoise, signé en 2021. Les financements, apportés équitablement par les parties prenantes, permettront d’effectuer des recherches pour améliorer les technologies et les méthodes d’amarrage utilisées pour sécuriser les fondations flottantes au fond marin. Cette entente entre les États-Unis et le Danemark a pour objectif de faire progresser l’industrie mondiale de l’énergie éolienne offshore flottante en encourageant la collaboration bilatérale. « Cet effort soutient le Floating Offshore Wind Shot, un objectif visant à réduire le coût de l’éolien offshore flottant aux États-Unis de 70 % d’ici 2035 », a déclaré Geri Richmond, sous-secrétaire du DOE pour la science et l’innovation.

  • ÉOLIEN ET SOLAIRE – L’éolien et le solaire : indispensables à la décarbonation de l’électricité 15 février 2024

    Le 9 février, le think thank britannique Ember a publié une analyse sur l’importance de l’éolien et du solaire dans la décarbonation du secteur de l’électricité. Décrites comme les solutions les moins chères, les plus rapides et les plus avancées, ces deux sources d’énergie renouvelables répondent à l’augmentation de la demande d’électricité, évitant ainsi une production supplémentaire venant du charbon et du gaz. Entre 2010 et 2020, les coûts de l’énergie éolienne et solaire ont chuté respectivement de 55 % et 85 %. Selon les données de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), 85 % de la puissance éolienne et solaire mondiale installée en 2022 l’ont été à moindre coût par rapport à une alternative fossile. La capacité éolienne et solaire ajoutée chaque année est bien supérieure à celles des combustibles fossiles et des autres énergies renouvelables et du nucléaire combinées. La rapidité d’installation des projets est la raison majeure pour laquelle les énergies éolienne et solaire seront cruciales pour fournir la majorité de la nouvelle production propre de cette décennie. De plus, ces sources d’énergie sont déployables partout et l’amortissement de l’énergie liée à la fabrication des éoliennes ou modules photovoltaïques se fait en quelques mois. La capacité mondiale de production de modules photovoltaïques devrait atteindre près de 1 000 gigawatts en 2024, soit le double de ce qui avait été produit en 2022.

  • ÉOLIEN EN MER – PPA pour Google 8 février 2024

    Google a annoncé la signature d’un PPA pour 478 MW d’électricité verte, issue des parcs éoliens en mer Hollandse Kust Noord et Hollandse Kust West, situés aux Pays-Bas via une coentreprise avec Shell et Eneco. Cet accord contribuera à porter à 90 % la consommation d’électricité verte dans les data centers de Google aux Pays-Bas, dès 2024. En plus de ses deux PPA aux Pays-Bas, Google a signé un accord en Italie avec ERG pour 47 MW d’énergie éolienne, en Pologne, deux accords pour 106 MW d’énergie solaire et en Belgique, deux nouveaux accords de 84 MW provenant de onze nouveaux parcs éoliens. Ces initiatives répondent à l’engagement de Google, qui a pour objectif d’alimenter tous ses data centers en électricité verte d’ici à 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – Éolien en mer et environnement 8 février 2024

    Le Syndicat des énergies renouvelables et France Renouvelables ont publié un livret rédigé par France Énergies Marines qui explique les effets de l’éolien en mer sur l’environnement. Ce travail présente sous formes de fiches didactiques les résultats d’une synthèse bibliographique détaillée sur la base des données disponibles en 2022 en France et à l’étranger. Cette publication décrypte les principales pressions induites par l’éolien marin (changement d’habitat, émissions sonores, émissions électromagnétiques, collisions…), leurs sources d’émissions, leurs effets potentiels sur les principales espèces concernées et les mesures d’évitement, de réduction et de compensation qui peuvent être appliquées pour contenir ces effets sur l’écosystème marin. Chaque fiche fait aussi l’objet de retour d’expérience de sites pilotes ou de parcs éoliens en France et en Europe.

  • ÉOLIEN – PPA entre Engie et Amazon 1 février 2024

    Le 30 janvier dernier, Amazon a signé un contrat de gré à gré (cPPA) avec Engie portant sur l’achat d’une partie de l’électricité (473 MW) produite par le parc éolien en mer de Moray West, situé au large de l’Écosse et exploité par Ocean Winds, la joint-venture d’Engie et de EDP Renewables. La quantité d’électricité qui sera livrée à Amazon correspond à la consommation de 650 000 foyers. Ce parc de 882 MW est actuellement en construction et sa production d’électricité devrait débuter cette année. Le projet Moray West s’inscrit dans les objectifs d’Ocean Winds d’atteindre 5 à 7 GW de projets en exploitation ou en construction d’ici 2025 et 5 à 10 GW de projets en cours de développement avancé à la même date. Amazon a annoncé 39 nouveaux projets d’énergie renouvelable à travers l’Europe en 2023, ajoutant plus de 1 GW de capacité d’énergie décarbonée aux réseaux européens. Par ailleurs, ENGIE a signé en 2023, 19 accords innovants dans cinq pays, pour une capacité totale d’énergie décarbonée de 1 GW. Cela porte son portefeuille CPPA à 7,3 GW.

  • ÉOLIEN EN MER – Le port de Marseille-Fos se positionne sur l’éolien flottant 1 février 2024

    Selon nos confrères de La Tribune Dimanche, le président du conseil de surveillance de Marseille-Fos, Christophe Castaner, a annoncé le 28 janvier un vaste projet de construction d’infrastructures portuaires dédiées à l’industrie de l’éolien flottant. Nommé Deos, ce projet comprendra « une plateforme ainsi que des zones de stockage qui serviront les besoins de déploiement de la filière offshore », a expliqué Christophe Castaner. Il nécessitera un investissement de 550 millions d’euros et s’entendra normalement sur « 75 hectares à terre, 45 hectares en mer et 1 000 mètres linéaires de quai », a-t-il précisé. 1 520 emplois devraient être créés pendant la phase des travaux, selon le président du conseil de surveillance. Les travaux devraient débuter en 2026 pour une livraison prévue en 2028.

  • À L’ATTENTION DE NOS LECTEURS – Alerte publicité frauduleuse ! 1 février 2024

    En quatrième de couverture du numéro 266 du Journal des énergies renouvelables qui a été expédié aux abonnés en date du 25 janvier 2024, une publicité titrée « Investir » propose des placements dans des « parkings équipés de bornes électriques ». Les auteurs de cette publicité ont usurpé le nom, l’adresse et les coordonnées RCS de l’entreprise SIM (Société d’investissement multimarques) filiale du Groupe AccorInvest, propriétaire exploitant hôtelier. Cette page de publicité renvoie sur une plateforme qui vous demande de laisser vos coordonnées. Ne les appelez pas, n’activez pas le QR code et ne laissez pas vos coordonnées. Cette publicité est une fraude caractérisée, et le Journal des énergies renouvelables met en garde ses lecteurs contre tout risque d’escroquerie à l’épargne, et a informé l’Autorité des marchés financiers (AMF) avoir publié cette publicité. L’AMF a publié le 30 janvier un communiqué de mise en garde sur ce type de fraude. Celle-ci recommande également, en cas de doute, de contacter le service d’accueil téléphonique des épargnants Épargne Info Service 01 53 45 62 00 du lundi au vendredi de 9h00 à 12h30 (prix d’un appel local). NB : La publicité frauduleuse a été retirée de la version électronique du Journal des énergies renouvelables n° 266 que vous pouvez lire dans votre kiosque abonné.

JANVIER 2024

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • ÉOLIEN – Parc citoyen en Charente-Maritime 26 janvier 2024

    Le premier parc éolien citoyen de Charente-Maritime, constitué de trois machines et situé à Andilly-les-Marais, a reçu début janvier les éléments constituant sa première éolienne : mât, nacelle, moyeu et pales. Les pales des deux dernières éoliennes, ont été acheminées via des convois exceptionnels les 16 et 23 janvier. Ces éoliennes Vestas de 200 mètres de hauteur en bout de pale ont emprunté un itinéraire allant du Grand Port Maritime de La Rochelle jusqu’au site d’Andilly-les-Marais. Le parc, initié en 2017 par la municipalité, est le fruit de la collaboration entre une société citoyenne locale, l’opérateur Valorem, et un fonds d’investissement de la région Nouvelle-Aquitaine. Ce projet s’inscrit dans une démarche politique, économique et sociale de réappropriation de l’énergie par les citoyens, avec la participation active de 320 sociétaires. Le premier parc entrera en service à l’été 2024 et produira près de 48,5 GWh d’électricité par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de 10 600 foyers.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – L’offshore européen monte en puissance 26 janvier 2024

    Le 18 janvier, l’association spécialiste de l’énergie éolienne Wind Europe, a publié son bilan 2023 de la filière éolienne. L’année dernière fut une année record pour l’off-shore Européen avec 4,2 GW raccordés, soit 40 % de plus que 2022 qui s’étaient arrêtées à 1,7 GW. Les Pays-Bas, la France et le Royaume-Uni sont ceux qui ont installé le plus de nouvelles capacités. 30 milliards d’euros d’investissement dans l’éolien off-shore ont également été confirmés. Cela représente 9 GW de puissance supplémentaire. En 2023, l’Europe a légiféré, en publiant le paquet européen sur l’énergie éolienne. Celui-ci comprenait 15 actions immédiates pour soutenir le secteur. Afin de suivre ces actions, 26 pays se sont engagés en signant la Charte européenne de l’énergie éolienne. En 2024, au moins 40 GW seront mis aux enchères si tous les pays les organisent comme prévu. La France annoncera les résultats du premier appel d’offres européen pour l’éolien offshore flottant à l’échelle commerciale et l’Allemagne mettra aux enchères 8 GW rien qu’en 2024. La chaîne d’approvisionnement industrielle se développe en se dotant de nouvelles usines de fabrication notamment en Pologne, ce qui porte la capacité de production à 7 GW annuels. Cependant, les pays européens n’ont pour ambition de construire qu’environ 5 GW d’énergie éolienne offshore par an au cours des trois prochaines années. Ceci signifie qu’il leur faudra monter à 24 GW par an sur la période 2027-2030 pour atteindre les objectifs de 2030. Et l’industrie européenne, en l’état actuel, ne sera pas en mesure de les fournir. Il faut donc que les efforts d’investissement sur la chaîne de production se poursuivent.

  • ÉOLIEN EN MER – Une deuxième usine de matériel offshore en Pologne 18 janvier 2024

    Le 11 janvier 2024, Vestas a annoncé son intention d’installer à Szczecin (Pologne), une usine dédiée à la fabrication des pales de ses éoliennes offshore V236-15.0 MW, l’un des modèles les plus imposants du marché avec ses 15 MW de puissance par machine. Prévu pour être opérationnel en 2026, ce centre de production créera plus de 1 000 emplois directs, selon l’entreprise. Szczecin accueillera aussi une unité d’assemblage de nacelles du turbinier, dont la mise en service est prévue pour 2025 et devrait être pourvoyeuse de 700 emplois directs. En comptabilisant ces opérations futures et ses activités en cours en Pologne, Vestas devrait employer plus de 2 500 personnes dans le pays. Ce choix d’implantation répond à une stratégie de l’entreprise, qui vise à se positionner en premier lieu sur un marché européen avec des perspectives de croissance bien orientées.

  • ÉOLIEN EN MER – Fécamp : la moitié des éoliennes sont installées 18 janvier 2024

    Depuis le 15 janvier, 37 des 71 éoliennes du parc de Fécamp sont installées, à une distance variant entre 13 et 24 kilomètres des côtes normandes. Le site injecte déjà de l’électricité sur le réseau depuis l’été 2023. Les éoliennes affichent une puissance unitaire de 7 MW. D’une capacité totale de près de 500 MW, le parc fournira en électricité l’équivalent de la consommation annuelle de 770 000 personnes, soit environ 60 % de la population du département de la Seine-Maritime. Durant les trois ans de chantier, le parc a mobilisé 1 000 personnes réparties entre Le Havre, Cherbourg et Fécamp. La mise en service de la totalité du parc est prévue au printemps 2024.

  • ÉOLIEN – Nouveau cPPA entre Valorem et Les Mousquetaires 12 janvier 2024

    Le 3 janvier, le développeur d’énergie renouvelable Valorem a annoncé la signature de deux cPPA (corporate power purchase agreement) long terme avec le Groupement Les Mousquetaires (Intermarché). Cet accord comprend la vente de la production de deux parcs éoliens appartenant à Valorem à partir de 2025 et pour une durée de 20 ans. Cela représente 57 GWh/an. L’électricité alimentera des points de vente, des bases logistiques et des unités de production en France du Groupement Les Mousquetaires. Valorem, accompagné du cabinet de conseil Envinergy, a lancé mi-2023 une consultation auprès des acheteurs du marché à la recherche de cPPA, en particulier pour deux projets éoliens. Preuve de l’attractivité de ce modèle de vente, dix sociétés ont remis des offres. Valorem et Le Groupement Les Mousquetaires avaient précédemment signé un cPPA portant sur l’achat de l’électricité produite par un démonstrateur agri-PV. Ce sont les quatrième et cinquième cPPA éoliens pour l’acteur de la grande distribution qui a signé en décembre dernier trois cPPA éoliens avec Kallista Energy pour la même durée. « Depuis 2021, le Groupement diversifie ses approvisionnements en électricité en multipliant la signature de cPPA (seize cPPA signés en 2023 avec cinq partenaires différents) », a déclaré Olivier Boussinesq, chef d’entreprise Intermarché en charge de la direction Énergies Nouvelles du Groupement Les Mousquetaires.

  • ÉOLIEN EN MER – Le parc éolien flottant Eolmed prend forme 12 janvier 2024

    Bourbon Subsea Service, filiale de l’entreprise de service maritime Bourbon, a annoncé le 9 janvier avoir terminé cet automne l’installation du hub électrique flottant (FEH, Floating Electrical Hub) du parc en mer Eolmed. Situé au large de Gruissan, en Méditerranée, ce projet de ferme pilote d’éoliennes flottantes sera équipé de trois machines de 10 MW chacune. Il devrait produire d’ici 2025 plus de 110 millions de kWh/an soit l’équivalent de la consommation annuelle de 50 000 habitants. Le projet Eolmed, porté par l’énergéticien renouvelable Qair, s’inscrit parmi les premiers projets de ferme éolienne flottante en Méditerranée. Le FEH est quant à elle une infrastructure flottante à laquelle seront connectées les trois éoliennes et le câble de raccordement venant de la terre qui permettra d’acheminer l’électricité vers le réseau électrique. La préparation aura duré un an et l’installation 2 mois. Cette ferme pilote permettra de valider la fiabilité technique et le modèle économique d’une telle installation.

  • ÉOLIEN EN MER – En Norvège, test d’un hub de raccordement sous-marin 4 janvier 2024

    Le 3 janvier 2024, le centre de tests d’énergies marines norvégien (METCentre) et l’entreprise Aker Solutions ont signé un contrat d’avant-projet d’ingénierie et de design (Front-End Engineering and Design) pour déployer un hub de raccordement sous-marin, le système Subsea Collector mis au point par cette dernière. Contrairement au raccordement en ligne traditionnellement mis en œuvre pour les éoliennes en mer, Subsea Collector permet un raccordement en étoile des éoliennes d’un parc en mer. Cette disposition s’accompagnerait de gains de flexibilité notamment lors de la phase de construction des parcs, en plus d’en réduire potentiellement leurs coûts et leur complexité. Selon Aker Solutions, « les premiers résultats suggèrent une économie jusqu’à 10 % des coûts totaux pour un parc éolien flottant de 1 GW ». Le METCentre a ainsi sélectionné cette technologie pour l’extension de leur site de démonstrateurs d’éoliennes flottantes, à horizon 2026.

  • ÉOLIEN – Tibet : parc éolien en altitude 4 janvier 2024

    Selon le média d’État chinois CGTN, le groupe China Energy a mis en service le 1er janvier un parc éolien de 25 machines, situé à Nagqu, au Tibet, et couvrant une superficie de plus de 140 000 mètres carrés. Selon la China Energy, le développeur du projet, le parc a été construit entre 3 500 à 5 500 mètres d’altitude. Avec une capacité de 100 MW, le site produira 200 millions de kWh d’électricité par an, destinés aux 230  000 habitants de la ville de Nagqu. Les éoliennes étant exposées à des conditions météorologiques extrêmes telles que la grêle et la foudre, les rayons UV, les changements de température et à l’érosion par le vent fréquent, le sable, la pluie et la neige, une technique spéciale a été développée pour pulvériser la peinture. Procédé qui vise à prévenir le vieillissement prématuré des machines.

DéCEMBRE 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • ÉOLIEN – Une nouvelle pale recyclable 21 décembre 2023

    Dans le cadre du projet Zebra, LM Wind Power a annoncé le 15 décembre la réussite des tests de validation à grande échelle de la première pale recyclable et la production de la deuxième pale thermoplastique recyclable. La première pale de 62 mètres, mise au point en mars 2022, a été fabriquée à partir de thermoplastique liquide Elium® et de nouveaux matériaux en fibre de verre haute performance. Ce projet a pour objectif de démontrer l’intérêt technique, économique et environnemental des pales d’éoliennes thermoplastiques à grande échelle, avec une démarche d’éco-conception pour faciliter le recyclage. Il est mené par l’Institut de recherche technologique Jules Verne, en partenariat avec des industriels dont Arkema, Canoe, Engie, LM Wind Power, Owens Corning et Suez. Cette pale mesure 77 m de long et a été fabriquée dans l’usine de LM Wind Power à Castellón, en Espagne. Elle est faite à partir d’une nouvelle technologie de longeron en résine Carbon-Elium et d’un nouvel adhésif d’Arkema. « Les prochaines étapes […] seront la livraison d’une analyse complète du cycle de vie basée sur les pales produites dans le cadre du projet Zebra, l’accent mis sur les activités de recyclage et l’achèvement des tests de validation sur la deuxième pale contenant le nouveau longeron en résine Carbon-Elium », souligne Guillaume Sana, chef de projet à l’Institut de recherche technologique Jules Verne.

  • ÉOLIEN EN MER – Toutes les éoliennes du parc de Saint-Brieuc sont installées 21 décembre 2023

    Le 18  décembre, Ailes Marines, la filiale d’Iberdrola, a annoncé la fin de l’installation des 62 éoliennes en mer du parc de Saint-Brieuc. Les travaux d’installation des 62 éoliennes sur leurs fondations jacket avaient débuté en mai 2023. Les machines, d’une puissance unitaire de 8  MW, ont été construites au Havre dans l’usine de Siemens Gamesa Renewable Energy. Le parc, d’une puissance totale de 496 MW, produira environ 1 820 GWh par an ce qui correspond à la consommation annuelle en électricité de 835 000 habitants ou 9 % de la consommation électrique totale de la Bretagne. La mise en service du parc se fera par tranche. Une première tranche, qui représente 20 % du parc, est déjà opérationnelle. Une seconde tranche de 50 % sera réalisée début 2024, avant d’atteindre 100 % au cours du premier trimestre 2024.

  • ÉOLIEN EN MER – Nouvelle mise aux enchères pour l’éolien en mer américain 14 décembre 2023

    L’administration Biden vient d’annoncer la prochaine mise aux enchères d’un bail pour le développement et l’exploitation d’un parc éolien en mer en zone atlantique. Le site sera localisé au large des États du Delaware et du Maryland, dans une zone au large du Commonwealth de Virginie. Cette annonce fait partie d’un grand plan d’investissements de l’administration Biden pour l’éolien en mer, bien moins développé aux États-Unis qu’en Europe. L’objectif est de générer 30 GW (30 000 MW) d’énergie d’ici 2030. Pour l’instant, aucune information n’a été communiquée sur la puissance souhaitée à terme dans cette nouvelle zone. Le Bureau of Ocean Energy Management, organisme chargé de la mise aux enchères, indique simplement que le futur parc devra alimenter en énergie renouvelable l’équivalent de 2,2 millions de foyers. La construction devrait commencer au printemps prochain, et se terminer fin 2026. Le chantier permettra de générer 900 emplois, puis 1 100 une fois la période d’exploitation entamée. Au cours des trois dernières années, quatre premières mises aux enchères relatives à des sites éoliens offshore ont été organisées, notamment au large de New York et du New Jersey. Au total, l’État américain a encaissé 5,5 milliards de dollars pour la vente de ces baux.

  • ÉOLIEN EN MER – Trois premiers lauréats pour l’Office français de la biodiversité 14 décembre 2023

    L’Office français de la biodiversité (OFB) a annoncé, le 7 décembre, les trois premiers lauréats de son appel à projets de recherche, lancé le 15 juin 2023. Cet appel à projets vise à acquérir de nouvelles connaissances sur le milieu marin et les interactions entre les éoliennes en mer et cet environnement. Trois projets ont été sélectionnés lors de la première vague, bénéficiant d’un soutien financier total dépassant les 2 millions d’euros. Les projets retenus couvrent des domaines variés, notamment les pressions acoustiques liées à l’éolien en mer sur les mammifères marins et l’ichtyofaune (projet Echo de l’Université de La Rochelle), l’amélioration des connaissances sur l’état initial des écosystèmes du golfe du Lion et les impacts potentiels des éoliennes flottantes (projet Gol_Eole de Cefrem, Université de Perpignan), ainsi que la caractérisation de l’impact du bruit et des vibrations des éoliennes en mer sur les espèces benthiques (projet de la Société d’Observation multi-modale de l’environnement, Somme). L’appel à projets se poursuit jusqu’au 31 décembre 2023, date de la seconde relève.

  • ÉOLIEN – Accord pour un parc éolien en Ukraine 8 décembre 2023

    Le 4 décembre, l’investisseur privé Ukrainien DTEK et le fabricant d’éoliennes Vestas ont signé un protocole d’accord pour collaborer à la construction de la deuxième partie du projet éolien Tyligulska. Ce projet avait été suspendu lorsque la guerre en Ukraine a éclaté. Mais cette signature réaffirme leur engagement commun et leur résilience pour continuer de développer le secteur des énergies renouvelables en Ukraine. Située dans le sud de l’Ukraine, cette deuxième partie du parc aura une puissance de 384 MW. 114 MW ont déjà été mis en service au printemps 2023, lors de la première partie. En additionnant les deux, le parc comptera 83 éoliennes d’une puissance unitaire de 6 MW pour une capacité totale de 498 MW. « Le parc éolien de Tyligulska augmentera considérablement la stabilité de notre système énergétique, contribuera à renforcer la sécurité énergétique du pays et permettra à l’Ukraine de devenir un leader en matière de décarbonation », a déclaré Maxim Timchenko, PDG de DTEK.

  • ÉOLIEN EN MER – Parc offshore des îles d’Yeu et de Noirmoutier : travaux en cours 8 décembre 2023

    En décembre, une nouvelle phase des travaux du parc éolien en mer des îles d’Yeux et de Noirmoutier (EMYN) débutera. L’opération a pour objectif de préparer l’arrivée de la sous-station électrique. Le navire auto-élévateur de type jack-up « SCYLLA », viendra se positionner pour installer les quatre pieux qui recevront en 2024 la fondation jacket et le « top-side » de la sous-station électrique en mer. Un bateau de surveillance sera également présent. Durant deux mois, la zone restera ouverte aux usagers mais quelques restrictions à la navigation seront de mise pour assurer la sécurité. Au préalable, des travaux de préparation des sols ont eu lieu pour accueillir les fondations et garantir un ancrage stable du bateau. Les conséquences des travaux sur l’environnement ont également été évaluées à travers une large étude d’impact environnemental réalisée dès 2014. En concertation avec les usagers de la mer, des règles de navigations ont été définies et sont à retrouver sur le site du projet. L’EMYN qui a remporté en 2014 un appel d’offre lancé par l’État devrait entrer en service en 2025.

  • ÉOLIEN EN MER – Nouvelle usine de Monopieux XXL au Danemark 1 décembre 2023

    L’entreprise allemande, Baltic Structures Company (BSC), spécialisée dans les fondations des éoliennes offshore a annoncé cette semaine la construction d’une usine de production de monopieux XXL. Situé sur le port d’Esbjerg, au Danemark, l’établissement de 100 000 m2 aura une capacité de production de 200 monopieux XXL par an. BSC s’est doté d’une technologie provenant de fournisseurs européens pour la fabrication de ces structures. Cette usine se concentrera sur des fondations allant jusqu’à 15 mètres de diamètre, 130 mètres de longueur et des poids unitaires allant jusqu’à 4 000 tonnes. En plus des monopieux, l’entreprise fabriquera des pièces de transition, des pieux d’ancrage (pin piles) et des composants pour les jackets et les fondations flottantes. Le début de la production est prévu pour fin 2026.

  • ÉOLIEN EN MER – Deux parcs flottants en Méditerranée 1 décembre 2023

    Le 23 novembre, les ministres Christophe Béchu, Agnès Pannier-Runacher et Hervé Berville ont détaillé la localisation de deux projets de parcs éoliens flottants d’environ 250 MW chacun et de leurs futures extensions pour environ 500 MW. Cette décision s’inscrit dans l’objectif présidentiel de développer 45 GW d’éolien en mer d’ici 2050. Les deux parcs et leurs extensions produiront l’équivalent de la consommation électrique de 2,9 millions d’habitants, soit plus de 9 % de la consommation totale des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Occitanie. Les parcs seront situés dans les zones 1 et 2 identifiées après un débat public en 2021. Le premier projet, dans la zone 1 au large de la côte narbonnaise, sera à plus de 25 kilomètres des côtes avec une extension à plus de 30 kilomètres. Le deuxième projet et son extension, dans la zone 2 au large du golfe de Fos-sur-Mer, sera également à plus de 25 kilomètres des côtes. La procédure de mise en concurrence pour les deux premiers projets de 250 MW sera achevée d’ici l’été 2024. Les développeurs retenus devront obtenir les autorisations environnementales et suivre la séquence « Éviter Réduire Compenser » pour minimiser les impacts. La mise en service des parcs est prévue en 2031.

NOVEMBRE 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • ÉOLIEN – PPA pour Les Mousquetaires 23 novembre 2023

    Le Groupement Les Mousquetaires, acteur majeur de la grande distribution en France, annonce la signature de trois contrats d’achat d’électricité à long terme (PPA) avec Kallista Energy pour une durée de 20 ans. L’électricité produite sera issue de trois parcs, situés dans les Hauts-de-France qui doivent faire l’objet d’un repowering, un renouvellement avec des machines plus performantes pour une puissance totale de 35,2 MW. La totalité de la production d’électricité de ces trois parcs, soit environ 100 GWh par an, sera achetée par le Groupement Les Mousquetaires à travers sa filiale Bonacieux Énergies. La mise en service des parcs est prévue en 2024. Cette initiative marque un changement pour le Groupement Les Mousquetaires, qui, jusqu’à présent, avait conclu des PPA portant sur de l’électricité issue de centrales photovoltaïques.

  • ÉOLIEN – Siemens Energy face à des vents contraires 23 novembre 2023

    Le 15  novembre, Siemens Energy a annoncé ses résultats financiers pour l’année fiscale 2023. Malgré les performances solides de trois de ses branches (Gas Services, Grid Technologies et Transformation of Industries), la profitabilité du groupe a été très largement obérée par les problèmes rencontrés cette année sur les équipements éoliens fabriqués par Siemens Gamesa. Au global, Siemens Energy enregistre une perte nette de 4,59  milliards d’euros au terme de l’exercice fiscal 2022/2023. L’énergéticien est aussi revenu sur le soutien financier d’un montant de 7,5 milliards d’euros apporté par le gouvernement allemand, faisant écho à ses ambitions du pays en matière de transition énergétique et au rôle stratégique de l’entreprise dans le tissu industriel d’Outre-Rhin. Si l’entreprise annonce un bénéfice de l’ordre de 1 milliard d’euro pour l’année fiscale 2024, c’est plutôt à moyen terme que ses perspectives financières pourraient se consolider. Tandis que les autres branches de Siemens Energy semblent en bonne voie pour atteindre leurs objectifs, Siemens Gamesa deviendrait rentable à horizon 2026.

  • ÉOLIEN – Deuxième PPA pour Auchan 17 novembre 2023

    Boralex et le groupe Auchan annoncent le renforcement de leur partenariat avec la prolongation pour trois ans d’un premier PPA signé en 2020. Les parcs éoliens de Chépy (deux éoliennes, 4 MW) et Nibas (six éoliennes, 12  MW), mis en service entre 2003 et 2004 continueront d’approvisionner directement les magasins et entrepôts de l’enseigne dans le nord de la France jusqu’en décembre 2026. Autre annonce, la signature d’un second PPA pour une durée de 20 ans qui permettra le financement et la construction du parc éolien de Moulin Blanc. Opérationnel au 4e  trimestre 2024, il produira annuellement 60 GWh d’électricité renouvelable, couvrant 8 % des besoins d’Auchan, qui portera ainsi à 29 % la part renouvelable de sa consommation d’électricité.

  • ÉOLIEN EN MER – Algoculture dans le parc offshore d’Anhold 17 novembre 2023

    Le parc éolien offshore d’Anhold accueille un nouveau projet de recherche visant à cultiver des algues et des moules pour la consommation humaine. Situé au Danemark, ce parc a une capacité totale de 400 MW, soit la consommation électrique annuelle de plus d’un million de Danois. Il appartient à 50 % à Orsted, le reste étant détenu par des fonds de pension danois. Dans le cadre du projet Ultfarms, des chercheurs de l’Université technique du Danemark ont installé dans l’eau des lignes autour des 111 éoliennes du parc. Ils attachent à ces lignes des plants pour cultiver trois types d’algues différentes. Au printemps prochain, ils devraient commencer la culture des moules bleues. L’objectif est double : apporter une ressource alimentaire à faible impact environnemental avec la culture des moules sur corde, qui nécessite très peu d’énergie et ne perturbe pas les fonds marins. Mais aussi protéger le milieu marin grâce aux algues qui sont très efficaces pour absorber le dioxyde de carbone. Elles servent aussi d’habitats pour les espèces marines. Au printemps 2024, les chercheurs commenceront à récolter les algues pour déterminer si cette culture est économiquement durable.

  • ÉOLIEN – Repowering en Sicile 10 novembre 2023

    Les 24 et 25 octobre derniers, ERG a inauguré son premier parc éolien en repowering de Partinico Monreale situé dans la province de Palerme en Sicile. Le parc dont la construction s’est terminée le 14 juin 2023  compte désormais 10 turbines Vestas V132 de 4,2 MW avec une capacité installée totale de 42 MW, soit une production annuelle de 94 GWh. Ce projet permet la suppression de 9 machines mais augmente la capacité installée de 26 MW, soit 67 GWh de plus. 75 % de l’électricité produite sera vendue dans le cadre d’un PPA sur 12 ans signé avec l’industriel Luxottica, une entreprise italienne, leader mondial dans la fabrication et la distribution de montures de lunettes. Conclu au premier trimestre 2023, le contrat prévoit la fourniture d’environ 900 GWh d’énergie propre à l’entreprise sur la période 2023-2034. Un second parc éolien en repowering a également été raccordé il y a un mois. Situé à Palerme, le parc de Camporeale compte 12 turbines de 4,2  MW pour une puissance installée totale de 50,4 MW, qui remplacent les 24  anciens aérogénérateurs de 0,85 MW (total de 20,4 MW). La production annuelle est estimée à environ 86 GWh contre seulement 31 GWh précédemment. ERG a achevé sa transition vers le tout renouvelable quelques jours avant l’inauguration du parc de Monreale. L’entreprise a en effet vendu son dernier actif thermique et marqué la sortie définitive du Groupe des énergies fossiles.

  • ÉOLIEN EN MER – Partenariat anglo-allemand sur l’offshore 10 novembre 2023

    Le 3  novembre, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont annoncé un nouveau partenariat visant à renforcer leurs liens en faveur des énergies renouvelables et plus précisément sur l’éolien offshore et l’interconnexion électrique en mer du Nord. Un accord qui vise à éliminer les barrières réglementaires et à accélérer le déploiement de projets hybrides en mer. Les deux pays s’engagent également à partager leurs connaissances et leur expertise dans la capture, l’utilisation et le stockage du CO2. Il renforce aussi la collaboration déjà existante dans le secteur de l’éolien en mer du Nord avec la création d’une liaison entre les deux pays par câbles électriques sous-marins qui sera opérationnelle en 2030.

  • ÉOLIEN – Pays-Bas : les aigles cohabitent avec l’éolien 3 novembre 2023

    Aux Pays-Bas, la population de pygargues à queue blanche, aussi appelés  « aigle des mers », semble se développer correctement. Cette année, 45  jeunes oiseaux ont pris leur envol, ce qui serait un record d’après l’exploitant du parc éolien de Zeewolde. Ce dernier est constitué de 83  éoliennes pour une puissance de 320 MW, qui en fait le plus grand parc éolien terrestre du pays. Il est situé en bord de mer, dans la province du Flevoland, près d’Amsterdam. Une zone naturelle est située au nord-ouest de cette province et il arrive que les aigles volent sur le site du parc éolien. Pour éviter les collisions avec les oiseaux, l’exploitant a décidé d’équiper les éoliennes d’un système de détection et reconnaissance des pygargues du français Biodiv-Wind. Le parc investit plusieurs millions d’euros dans l’installation de caméras, qui doivent arrêter les machines à l’approche des aigles. Le système sera opérationnel à la mi-2024. Le parc de Zeewolde a fait l’objet d’un repowering, les 83 éoliennes ont remplacé les quelques 220 machines anciennes.

  • ÉOLIEN – Un plan d’action européen pour l’éolien 3 novembre 2023

    La Commission européenne a révélé, le 24 octobre, un plan d’action visant à soutenir l’industrie éolienne en Europe. Avec l’objectif ambitieux de l’UE de parvenir à 45 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, une augmentation significative de la capacité éolienne installée est nécessaire, passant de 204 GW en 2022 à plus de 500 GW en 2030. Plusieurs défis, tels qu’une demande incertaine, des procédures d’autorisation complexes, l’accès aux matières premières, la concurrence internationale, l’inflation des prix des matières premières et le manque de main-d’œuvre qualifiée, menacent le développement futur de l’industrie éolienne européenne. Le plan se concentre ainsi sur six domaines clés : l’accélération du déploiement des parcs, l’amélioration des appels d’offres, l’accès au financement, des mesures pour rendre la concurrence internationale équitable, le renforcement des compétences et l’engagement de l’industrie et des États membres. Il englobe également le développement de l’éolien en mer afin de répondre aux objectifs climatiques de l’UE. Ce plan a pour objectif de maintenir la compétitivité de l’industrie éolienne européenne et de favoriser une transition énergétique réussie, conformément aux engagements climatiques et énergétiques de l’UE.

OCTOBRE 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • ÉOLIEN – Parc éolien dans le Doubs 26 octobre 2023

    Le 16 octobre, le développeur, Opale Énergies Engagées, a inauguré le parc éolien des Trois Cantons, un projet démarré en 2016, situé sur les communes de Étouvans, Colombier-Fontaine et Écot, dans le département du Doubs. D’une puissance de 18 MW, composé de six éoliennes, le parc fournira une électricité en circuit court à environ 21 000 personnes et permettra d’économiser 22 000 tonnes de rejet de CO2 par an. Opale a privilégié la collaboration avec des acteurs locaux tout au long du projet, du financement, à la construction et à la maintenance. L’entreprise envisage également de développer une centrale photovoltaïque à proximité pour assurer un approvisionnement constant en énergie renouvelable, quelles que soient les conditions météorologiques.

  • ÉOLIEN – Un PPA pour de l’hydrogène 26 octobre 2023

    Lhyfe et Kallista Energy annoncent la signature d’un contrat de vente d’électricité à long terme (PPA). Kallista Energy fournira à Lhyfe de l’électricité produite par ses éoliennes via ce contrat qui assurera le financement du renouvellement d’un parc éolien détenu par Kallista Energy situé à Brachy en Seine-Maritime. Le parc de Brachy, qui existe depuis près de 17 ans, sera équipé de 5 nouvelles éoliennes Vestas V126, pour une puissance totale de 15 MW, permettant ainsi d’augmenter la production de 70 % par rapport aux anciennes installations. Le contrat de vente d’électricité s’étendra sur 15 ans et garantira l’approvisionnement énergétique des futures installations de production d’hydrogène vert de Lhyfe. L’hydrogène produit servira à décarboner la mobilité et l’industrie. La mise en service du parc est prévue à l’été 2024.

  • ÉOLIEN – Éolien et protection de la biodiversité dans la Vienne 19 octobre 2023

    Q Energy a inauguré, le 13 octobre, le parc éolien de Croix de Bertault situé dans la Vienne. Ce parc de 12 MW, équipé de quatre éoliennes Nordex, produira 36,4 GWh d’électricité par an, l’équivalent de la consommation électrique de 16 071 personnes. Le projet, qui a demandé plus de dix ans de planification, a bénéficié du soutien de la communauté locale et d’efforts pour préserver la biodiversité. Une convention a été signée avec les agriculteurs locaux au profit de certaines espèces (micro-habitats destinés aux amphibiens et cultures favorables à l’œdicnème criard), et 1 200 mètres linéaires de haies ont été plantées par l’association Prom’haies. L’accès au site ne pouvait se faire que par des passages étroits à travers les villages, l’utilisation d’un “blade lifter”, engin spécialement dédié au transport des pales, a permis d’incliner et de faire pivoter des pales de 65,5 mètres de long. C’est le quatrième parc de la région mis en service par Q Energy, portant son portefeuille total de projets à 57 MW.

  • ÉOLIEN – Misères de l’éolien en France 19 octobre 2023

    Le 17  octobre, la Cour des Comptes a publié un rapport dédié au soutien à l’éolien terrestre et maritime. Les magistrats de la rue Cambon ont évalué le cadre réglementaire actuel régissant la filière, enrichi des dispositions inscrites dans la récente loi d’accélération des énergies renouvelables, ainsi que les aides financières à la production. La publication souligne le retard pris en matière de déploiement du secteur, avec seulement 80 % de l’objectif atteint pour 2023 stipulé par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), pourtant revu à la baisse. « Seul pays européen à ne pas avoir atteint les objectifs de la directive [énergie renouvelable] de 2018, la France doit acheter des «  droits statistiques » pour des sommes importantes et encourt en outre des sanctions financières », insiste la Cour. Les freins au développement de l’éolien résident principalement dans les servitudes imposées par la réglementation, la lourdeur et la complexité des procédures d’autorisation, ce qui a pour effet de restreindre la disponibilité du foncier et de ralentir considérablement les projets. Il faut ainsi deux fois plus de temps en France pour construire un projet éolien en mer ou sur terre, que dans d’autres pays européens. La mise en place en 2017 d’une autorisation environnementale unique devait ramener les délais d’instruction à 9 mois, ils sont toujours de 22 mois en moyenne. En outre, la mise en place des mesures de la loi d’accélération des énergies renouvelables se fait dans des délais « incohérents » avec les objectifs de la PPE. La Cour formule ainsi des recommandations susceptibles de faciliter les procédures. La planification de l’éolien en mer est mieux maîtrisée que celle de l’éolien terrestre, mais elle se fait également à un rythme incompatible avec l’objectif de la politique énergétique. En outre, le déploiement de 50 parcs offshore en 2050  s’apparente à un grand projet industriel et la Cour appelle les services de l’État à se structurer pour répondre à cette ambition.

  • ÉOLIEN – Éolien en France : 11 % d’emplois supplémentaires 13 octobre 2023

    France Renouvelables, anciennement France Énergie Éolienne, a profité du 13e  colloque national éolien qui s’est tenu la semaine passée à Paris pour présenter les résultats de la dernière édition de son Observatoire de l’éolien, réalisé en partenariat avec Capgemini invent. Cette publication annuelle analyse le marché de la filière sous toutes ses coutures avec notamment un volet sur l’emploi particulièrement détaillé. Pour l’édition 2023, trois chiffres peuvent être mis en avant. Le premier renvoie aux 2,1 GW de capacités éoliennes raccordées en 2022, dont 1,6 GW d’éolien terrestre et 0,48 GW en mer. C’est la seconde fois depuis ses débuts que la filière atteint ou dépasse le seuil des 1,6 GW nouvellement installés en une année (la première fois étant les 1,8 GW raccordés en 2017). Par ailleurs, 2022 aura enregistré la mise en service du premier parc en mer français. Plus de dix après le lancement de l’opération, il était temps. Le deuxième chiffre notable est celui de la part de 9 % qu’a pris la filière éolienne dans la production d’électricité totale du pays l’an passé. Avec ce niveau de production, la filière reste la deuxième source d’électricité renouvelable derrière l’hydraulique (11 %). Dernier indicateur, celui de l’emploi. L’éolien a représenté 28 266 emplois directs et indirects à fin 2022 en France, soit une hausse de 11 % par rapport à 2021.

  • ÉOLIEN EN MER – Nouveau centre logistique à Saint-Nazaire 13 octobre 2023

    Nantes Saint-Nazaire Port a été officiellement choisi pour accueillir le centre logistique du futur parc éolien en mer d’Yeu-Noirmoutier. Un accord a été signé entre Siemens Gamesa Renewable Energy, Nantes Saint-Nazaire Port et la société Éoliennes en Mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) pour l’utilisation de 14,5 hectares de surfaces foncières entre mars 2024 et décembre 2025. Les infrastructures portuaires seront mises à contribution, notamment pour le transport des nacelles et des pales de 62 éoliennes depuis Le Havre et Brest. Le parc aura une puissance de près de 500 MW, alimentant 800 000 personnes par an, et représente un investissement de 2,5 milliards d’euros. Le chantier créera 1 600  emplois directs en France, dont une centaine dans le secteur portuaire.

  • ÉOLIEN – Gros contrat pour Vestas 5 octobre 2023

    Vestas a remporté une commande majeure en Pologne pour le projet Baltic Power Offshore Wind. La commande de 1 140 MW, passée par Baltic Power Sp. z o.o., implique la fourniture, l’installation et la mise en service de 76 éoliennes V236-15.0 MW. Vestas sera en charge de la maintenance des machines via un contrat de service. Le parc sera situé en mer Baltique, près de Zeba, à 23 kilomètres de la côte polonaise. La livraison des éoliennes commencera en 2025, avec une mise en service prévue en 2026, marquant une étape importante dans la transition énergétique de la Pologne, dont 66 % de l’électricité est encore produite par des centrales au charbon.

  • ÉOLIEN – Nouveau parc en mer du Nord 5 octobre 2023

    Le parc éolien en mer Hollandse Kust Zuid a été inauguré officiellement par le Roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, en présence des dirigeants de Vattenfall, BASF et Allianz, les propriétaires du site. Ce parc, situé à une distance de 18 à 36 kilomètres de la côte néerlandaise et déployé entre Scheveningen et Zandvoort est l’un des plus grands au monde. Équipé de 139 turbines et d’une capacité totale de 1,5 GW, sa production représentera la consommation de 1,5 million de foyers néerlandais. La moitié de l’électricité produite sera livrée à BASF, ce qui permettra au groupe de réduire ses émissions en Europe. Lors de sa construction, le projet a également pris en compte la biodiversité avec la mise en place d’un double rideau de bulles pour atténuer le bruit sous-marin pendant le battage des monopieux et limiter l’impact sur les marsouins présents dans la zone. La structure des fondations a été pensée pour offrir un abri à la faune marine à l’intérieur des turbines grâce à des trous elliptiques. Des récifs artificiels ont aussi été ajoutés afin d’attirer un plus grand nombre de poissons, de crabes et de crustacés. Trois des turbines sont équipées de pales recyclables, facilitant le processus de recyclage et la réutilisation des matériaux en fin de vie.

  • ÉVÉNEMENT – Spécial Colloque national éolien 2023 5 octobre 2023

    Le Journal de l’Éolien est présent aujourd’hui au grand rendez-vous annuel de la filière (stand 99). L’équipe sera heureuse de vous y rencontrer. À cette occasion, un numéro spécial sera distribué gratuitement sur le salon. Vous le trouverez également disponible en téléchargement sur le blog du magazine.

SEPTEMBRE 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • ÉOLIEN FLOTTANT – Éolien flottant en Espagne 28 septembre 2023

    L’éolienne flottante DemoSath, située au large de Bilbao au Pays basque, a commencé à fournir de l’électricité au réseau espagnol le 18  septembre. Ce projet de démonstration, développé par le cabinet d’ingénierie espagnol Saitec Offshore, en collaboration avec RWE et la société japonaise Kansai Electric Power, a porté sur l’élaboration d’une éolienne flottante de 2 MW, capable de produire l’équivalent de la consommation annuelle en électricité d’environ 2 000 ménages. Située à moins de quatre kilomètres de la côte, la machine est installée dans la zone d’essais BiMEP connectée au réseau et accueillant aussi des installations fonctionnant à l’énergie houlomotrice. Le projet a pour objectif de recueillir des données sur le comportement de la technologie de flotteur SATH, une structure reposant sur deux flotteurs cylindriques horizontaux en béton développée par Saitec Offshore Technologies, et de surveiller les systèmes installés sur la plateforme afin de comprendre son interaction avec l’écosystème environnant. Des outils spécialisés pour l’identification de l’avifaune ont été installés ainsi que des systèmes de surveillance de la biodiversité marine de l’environnement local. « La plateforme unique (de DemoSATH) en béton et son amarrage à un seul point élargissent encore nos connaissances sur les concepts innovants d’éoliennes flottantes », a déclaré Sven Utermöhlen, PDG de RWE Offshore Wind.

  • ÉOLIEN – Parc éolien et mobilité électrique 28 septembre 2023

    Le 18 septembre l’entreprise spécialisée dans les projets d’énergies renouvelables couplés à la mobilité électrique VDN Group a inauguré son nouveau parc éolien. Situé sur les communes de Tupigny et Grand-Verly dans l’Aisne, dans les Hauts-de-France, le parc de la Voie Verte sera doté de six éoliennes de 3 MW chacune. Elles alimenteront en énergie renouvelable 18 000 riverains pour leur consommation domestique. L’entreprise a également mis à disposition des habitants une voiture électrique et une borne de recharge couplée au parc. VDN souhaite déployer cette mesure de couplage à tous ces projets de parc éoliens et solaires à venir. Selon l’entreprise, cette mesure permettra d’augmenter le maillage du territoire en bornes électriques et particulièrement en zone rurale. Les retombées fiscales sont conséquentes et vont permettre à la commune de développer différents projets, comme la rénovation de l’église et d’un pont, la création d’un estaminet avec quatre chambres d’hôtes. « Nous voulons redynamiser notre village pour que les habitants soient heureux d’y vivre, et attirer une nouvelle population », a déclaré M. Egret, maire de Tupigny.

  • ÉOLIEN – L’Unesco félicite la France 22 septembre 2023

    C’est une première en France, le parc éolien Centre Manche, situé au large du Cotentin en Normandie, a fait l’objet d’une étude spéciale sur les impacts potentiels du projet sur un bien inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Alors qu’elle prend fin, le gouvernement avait lancé cette étude afin de savoir si ce parc éolien pouvait être installé sans porter atteinte à la vue des tours observatoires de la Hougue et de Tatihou, qui font partie des fortifications de Vauban inscrites au patrimoine mondial de l’humanité. Ces études ont été réalisées en amont des études d’impact qui seront menées par les promoteurs du parc. Divisée en deux parties, l’étude a cherché dans un premier temps à déterminer les caractéristiques de la vue du site de Vauban. Des photomontages et une carte de sensibilité paysagère de la zone maritime autour des tours ont été réalisés. La seconde partie formule des recommandations sur la manière d’implanter le parc éolien dans la zone afin de limiter ou de contrôler les impacts visuels. Le gouvernement français a décidé de retenir pour le projet une zone située à plus de 32 km de la côte afin de limiter l’impact visuel des 83 éoliennes d’environ 260 mètres qui sont attendues. L’Unesco salue l’attention portée aux options de configuration du projet pour diminuer les impacts visuels du projet. Les enseignements tirés seront utilisés en France pour de futurs projets similaires.

  • ÉOLIEN – Éolien offshore : 13 millions d’euros en R&D 22 septembre 2023

    Pour accompagner l’accélération du développement de l’éolien offshore, France Énergies Marines a annoncé, le 12 septembre, un investissement de 13 millions d’euros dans le cadre d’un programme de recherche et d’innovation, dont 9 millions opérés directement par l’institut. « Le budget total des projets de R&D lancés cette année s’élève à 13  millions d’euros. Il est en progression de 30 % par rapport à 2022 », déclare Herveline Gaborieau, directrice générale de France Energies Marines. En juillet dernier, le conseil d’administration de l’institut a validé le lancement d’un programme de cinq projets de recherches. Réunissant 45 partenaires privés et publics, chaque étude porte sur une thématique cruciale de la filière. Le projet 2C Now cible les effets du changement climatique, Draccar-Nemo porte sur l’évaluation fine de la turbulence atmosphérique, Bamos permettra d’améliorer la conception et le suivi de l’utilisation d’ancrages hydrides pour les systèmes flottants, Opharm2 traite de la production d’hydrogène à partir d’éoliennes offshore, et enfin le projet Draccar-Mmermaid suivra en temps réel la mégafaune marine pour les parcs très éloignés des côtes. Le programme devrait commencer à l’automne 2023.

  • ÉOLIEN – RWE ajoute 22,8 MW dans l’Aisne 14 septembre 2023

    Le producteur d’énergie RWE a inauguré le 7 septembre dernier l’extension du parc éolien de l’Épine Marie-Madeleine. Situées dans l’Aisne dans les communes de Montigny-le-Franc, Tavaux-et-Pontséricourt et Agnicourt-et-Séchelles, sept éoliennes d’une puissance totale de 22,8 MW ont été ajoutées à celles déjà en place. Elles répondront aux besoins annuels en électricité d’environ 12 800 ménages pendant 30 ans, assure RWE. Sur les sept éoliennes, quatre atteignent 164,9 mètres en bout de pale et trois, 171,9 mètres. Ces différences s’expliquent notamment par la volonté paysagère de placer les nacelles à une hauteur similaire en compensant le relief des sols. RWE et son partenaire Energie d’Ici proposeront des réductions sur les factures d’électricité des foyers et petites entreprises des trois communes d’implantation du parc. L’entreprise a également mis en place des mesures compensatoires en rénovant les places des églises d’Agnicourt-et-Séchelles par exemple.

  • ÉOLIEN – Électricité éolienne pour hydrogène vert 14 septembre 2023

    Le 7  septembre dernier, le producteur d’hydrogène vert Lhyfe et VSB énergies nouvelles, filiale du producteur d’énergies renouvelables VSB ont annoncé la signature d’un contrat long terme de fourniture d’électricité renouvelable (CPPA). Lhyfe a lancé la construction d’un site de production d’hydrogène vert et renouvelable nommé « Lhyfe Bretagne ». Cette unité sera mise en service fin 2023 et devrait produire jusqu’à 2  tonnes d’hydrogène par jour. Elle sera alimentée en électricité par le parc éolien de Buléon exploité par VSB énergies nouvelles. Situé dans le Morbihan, il compte six éoliennes Vestas d’une puissance de 2,2 MW chacune pour un total de 13,2 MW. Ce contrat de fourniture d’électricité d’une durée de 16 ans permettra à Lhyfe de bénéficier de 100 % de l’électricité du parc pour produire de l’hydrogène. Ce dernier est destiné aux besoins locaux et servira à des usages liés à la mobilité et à des procédés industriels.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – 88 MW d’éolien flottant en Norvège 8 septembre 2023

    Le prince héritier de Norvège a inauguré le 23 août dernier le parc éolien flottant Hywind Tampen. Situé en mer du Nord, il fournira de l’électricité aux champs pétroliers et gaziers Snorre et Gullfaks de l’énergéticien Equinor, qui a également développé le parc. Ce dernier se compose de onze éoliennes flottantes et est doté d’une capacité de 88  MW. Il devrait couvrir environ 35 % des besoins annuels en électricité des cinq plateformes Snorre et Gullfaks. La mise en œuvre du projet a duré cinq ans. Son coût, estimé au départ à 434 millions d’euros, s’élève finalement à environ 642 millions d’euros. En cause, le COVID-19  et ses multiples impacts qui pourraient en partie être compensés par l’augmentation du prix du gaz et de la taxe CO2. Le cabinet d’investissement Enova a soutenu le projet à hauteur de 200 millions d’euros et le fonds NoX à hauteur de 49 millions d’euros. « Hywind Tampen devrait réduire les émissions de CO2 de 200 000 tonnes par an provenant des principaux producteurs de pétrole et de gaz de la mer du Nord », a déclaré Kjetil Hove, vice-président exécutif pour le plateau continental norvégien chez Equinor.

  • ÉOLIEN – État des lieux de l’éolien en France 8 septembre 2023

    Le ministère de la Transition énergétique a publié en août dernier son  « tableau de bord » du secteur éolien en France concernant le premier semestre 2023. La puissance raccordée au cours des six premiers mois de l’année s’élève à 588 MW pour l’éolien terrestre, soit un net recul par rapport au premier semestre 2022 (660 MW). La puissance éolienne en mer a pour sa part atteint 496 MW, contre 480 MW sur la même période l’an dernier, grâce au parc de Saint-Brieuc qui a vu ses premières éoliennes raccordées même s’il n’est pas encore entré en service. Avec ces 1 084  MW supplémentaires, le parc éolien français a ainsi atteint au 30 juin une puissance cumulée de 22,5 GW, dont 21,6 GW d’éolien terrestre et 1  GW d’éolien en mer. L’objectif de 26,5 GW fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour fin 2023 paraît par conséquent bel et bien hors d’atteinte. La production d’électricité éolienne s’est élevée à 28,4 TWh au cours du premier semestre, et l’éolien en mer y contribue à hauteur de 0,8 TWh. 10,8 % de la consommation électrique française était d’origine éolienne au 30 juin 2023. La production a augmenté de 48 % par rapport au premier semestre 2022 avec la mise en service du parc de Saint-Nazaire fin 2022.

JUILLET 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • ÉOLIEN EN MER – Parc de Dunkerque : la requête de la Belgique rejetée par le Conseil d’État 27 juillet 2023

    Le 10 juillet dernier, le Conseil d’État a rejeté la requête de l’État Belge qui demandait l’annulation du projet de parc éolien offshore de Dunkerque. La Belgique, la Région de Flandre, la commune de la Panne et le port d’Ostende ont déposé, en juillet 2021, une requête devant le tribunal administratif de Lille pour obtenir l’annulation du projet. En cause, un manque de concertation autour de l’emplacement du parc. Le pays voisin estime que ce dernier se trouve dans l’espace aérien contrôlé par la Belgique, ce qui est préoccupant pour la sécurité du trafic au départ et à destination de la base militaire de Coxyde. Aussi, l’implantation complique, selon la Belgique, d’éventuelles opérations de sauvetage dans cette zone et bloque des routes maritimes historiques entre le Royaume-Uni et le port d’Ostende. La concertation post-débat public du projet est toujours en cours. L’enquête publique devrait avoir lieu dans le courant de l’année 2023. Mais à l’heure actuelle, les 46 éoliennes, d’une capacité totale de 600  MW, situées en limite des eaux territoriales, devraient voir le jour en 2027.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Première éolienne flottante pour Provence Grand Large 27 juillet 2023

    Le 25 juillet dernier, EDF Renouvelables a annoncé que la première éolienne en mer flottante du projet Provence Grand Large vient d’être assemblée. Le parc est installé à 17 kilomètres au large de Fos-sur-Mer, en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il compte trois éoliennes d’une puissance totale de 25 MW et produit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 45 000  habitants. Les machines prennent place sur des flotteurs « à lignes d’ancrage tendues  » mesurant 45 mètres de haut et 80 mètres de large. Ces derniers sont posés sur une zone de 100 mètres de profondeur. Ils ont été développés et assemblés, sur le site d’Eiffage Métal dans le port de Marseille-Fos, par le sous-traitant de l’industrie énergétique, SBM Offshore et le groupe IFPEN. EDF Renouvelables développe ce projet pilote depuis plus de 10 ans et le parc devrait être mis en service début 2024.

  • ÉOLIEN – CPPA entre la SNCF et CNR 20 juillet 2023

    Le 10 juillet dernier, SNCF Energie, filiale de SNCF Voyageurs, et CNR (Compagnie nationale du Rhône) ont signé un contrat d’achat direct d’électricité, d’une durée de 25 ans, pour de l’énergie éolienne. CNR, via sa filiale Vensolair, prévoit de construire deux parcs éoliens et fournir 88 GWh par an à SNCF Energie, soit la consommation électrique annuelle du RER D en Île-de-France. Situés dans les départements de la Haute-Vienne et d’Eure-et-Loir, ces deux parcs, totaliseront douze éoliennes pour une puissance installée de 36 mégawatts (MW). Ce contrat permettra à SNCF Voyageurs d’éviter l’émission de 4 000 tonnes de CO2  chaque année. Vensolair prévoit de débuter leur construction dès cet automne. SNCF Energie dirige le programme « corporate PPA » et a pour objectif de produire, à partir de 2027, plus de 560 GWh par an issus de centrales photovoltaïques et de parcs éoliens. L’entreprise espère disposer de 1 100 GWh d’électricité d’origine renouvelable issue de CPPA à partir de 2028, soit 20 % de ses besoins électriques pour la traction de ses trains. Pour développer et installer les énergies renouvelables sur ses réserves foncières, le groupe SNCF a annoncé, le 6 juillet dernier, le lancement de sa filiale SNCF Renouvelables.

  • ÉOLIEN – Allemagne : enchères négatives pour l’offshore 20 juillet 2023

    L’Agence fédérale allemande des réseaux a livré le 12 juillet les résultats d’un appel d’offres portant sur 7 GW de projets éoliens en mer, pour lequel elle avait reçu plusieurs offres ne réclamant aucune subvention. La loi allemande prévoit dans ce cas un « appel d’offre dynamique » ou  « enchères négatives », sous forme de formulaire en ligne. Les entreprises intéressées doivent donner le prix qu’elles sont prêtes à verser pour obtenir le droit d’exploiter la zone. La mieux disante remporte l’appel d’offre. Ici, BP a remporté deux zones de 2 GW chacune en mer du Nord, tandis que TotalEnergies a décroché une zone de 2 GW en mer du Nord et une autre de 1 GW dans la Baltique. Les quatre projets doivent entrer en service en 2030. Les lauréats verseront au total à l’État allemand 12,6 milliards d’euros. Sur cette somme, 90 % serviront à financer les coûts de raccordement, 5 % à la préservation de l’environnement marin et 5 % à la promotion de la pêche responsable.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Accord financier pour l’éolien flottant 13 juillet 2023

    Le constructeur de parcs éoliens en mer flottants BW Ideol et Ademe Investissement, outil public français de financement de projets dans les secteurs de la transition énergétique et écologique, ont conclu un accord, le 5 juillet dernier, pour le développement de projets éoliens flottants. Une société a été créée, BW Ideol Projects Company SAS, dans laquelle, BW Ideol transférera son portefeuille de projets de développement et l’Ademe Investissement apportera 17,85 millions d’euros dans le cadre d’un premier accord financier prévu en septembre 2023. Les injections de capitaux ultérieures se feront sur la base d’appels à financement de projets avec un cofinancement à parts égales entre BW Ideol et l’Ademe Investissement à hauteur de 40 millions d’euros chacun investi au total.

  • ÉOLIEN – 31 GWh dans la Vienne 13 juillet 2023

    Le 6 juillet dernier, l’énergéticien français Valorem a inauguré le parc éolien de Saint-Secondin situé dans le département de la Vienne. Le parc compte quatre éoliennes et prolonge celui d’Usson-Bouresse où dix éoliennes sont déjà en service. Deux-cents habitants ont pris part au financement participatif, lancé en 2018, qui a réuni 150 000 euros. Le parc produira 31 GWh d’électricité par an, l’équivalent de 60 % de la consommation électrique des habitants de la communauté de communes de Vienne et Gartempe. La région a adopté, en 2019, le SRADDET (schéma Régional d’Aménagement de Développement Durable et d’Égalité des Territoires), pour développer les projets d’énergies renouvelables. L’objectif visé par celui-ci est de porter la production éolienne à plus de 17 000 GWh à l’horizon 2050, pour 2 880 GWh aujourd’hui.

  • ÉOLIEN EN MER – Navire autonome pour études en mer 6 juillet 2023

    L’énergéticien danois Ørsted a conçu et développé le premier navire de surface sans équipage (USV) de mesures océanographiques. Envoyé seul en mer, l’USV collecte de grandes quantités de données sur, entre autres, les conditions de vent, l’état des fonds marins et les mesures biologiques et écologiques. Il permet de réduire les incertitudes liées à la production annuelle d’énergie des futurs parcs éoliens offshore. Il est conçu pour fonctionner dans des conditions extrêmes pendant 1 an avec un système de navigation intégré et peut être contrôlé à distance selon les besoins. Il diminue les coûts de campagne de mesure en mer et « améliore la sécurité en supprimant le risque pour les techniciens offshore, réduit considérablement les émissions globales de carbone et augmente la fenêtre opérationnelle car il peut fonctionner en toute sécurité dans des conditions d’état de mer élevé », explique Frederik Søndergaard Hansen, directeur de programme et co-inventeur du concept USV. Ørsted a déjà commencé sa production en série basée sur son prototype « Hugin USV » et a élargi ses capacités opérationnelles pour inclure les opérations en eaux profondes.

  • ÉOLIEN – 12 MW dans le Cher pour Boralex 6 juillet 2023

    Le 3 juillet dernier, l’énergéticien Boralex a annoncé la mise en service du parc de Préveranges, situé sur la commune éponyme et sur celle de Saint-Saturnin dans le département du Cher. Constitué de 4 éoliennes Nordex N117 d’une puissance de 3 MW chacune, le parc produira 22,5 GWh d’énergie chaque année, l’équivalent des besoins annuels en électricité d’environ 11 000  habitants. « Construit en l’espace de 10 mois, le parc éolien de Préveranges (…) est le deuxième de Boralex à voir le jour en 2023 », déclare Nicolas Wolff, premier vice-président et directeur général Europe chez Boralex. L’entreprise d’origine québécoise compte désormais six parcs en opération en région Centre-Val de Loire, et porte sa puissance installée en France à 1 210 MW pour une puissance mondiale de 3 029 MW. Elle ambitionne, avec son « Plan stratégique 2025 », 4,4 GW de puissance installée dans le monde pour 2025.

  • ÉOLIEN EN MER – Première éolienne posée à Fécamp 6 juillet 2023

    La première éolienne du parc en mer de Fécamp a été posée, ont annoncé, le 4 juillet dernier, EDF Renouvelables, EIH S.à.r.l (détenue par Enbridge Inc. et CPP investments) et Skyborn. Les 71 éoliennes prévues, d’une puissance de 7 MW chacune, se situeront à une distance variant entre 13 et 24 kilomètres des côtes normandes. D’une capacité totale de près de 500 MW, le parc fournira en électricité l’équivalent de la consommation annuelle de 770 000  personnes, soit environ 60 % de la population du département de la Seine-Maritime. Durant les trois ans de chantier, le parc a mobilisé 2 000 personnes dans la région Normandie pour la fabrication des pales, des nacelles et des fondations gravitaires, et plus de 450 à Saint-Nazaire pour la construction de la sous-station électrique. Le parc devrait être mis en service au cours de l’hiver 2023-2024.

JUIN 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • ÉOLIEN EN MER – Un deuxième parc flottant en Méditerranée 30 juin 2023

    Une troisième zone a été confirmée par le gouvernement pour l’installation de projets d’éolien en mer. Après les zones au large du sud de la Bretagne et de la Narbonnaise, en Occitanie, la Méditerranée accueillera un second parc éolien flottant, situé au large du golfe de Fos, à plus de 22 km de la côte. Composée de 10 à 20 éoliennes, la puissance de cette installation atteindrait les 250 MW et il est déjà prévu de lui ajouter une extension de 500 MW à l’avenir. La localisation précise de ce parc sera connue dans les mois prochains, à l’occasion de la rédaction du cahier des charges à destination des candidats présélectionnés pour l’appel d’offres. Le lauréat de ce projet sera choisi par le gouvernement au printemps 2024, pour une mise en service envisagée en 2031. Le parc et son extension permettront de produire l’équivalent de l’électricité nécessaire aux besoins d’environ 1,4  million d’habitants, soit près de 9% de la consommation électrique totale de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il est attendu du futur développeur qu’il prenne des mesures effectives pour minimiser l’impact de son projet sur la biodiversité.

  • ÉOLIEN EN MER – Nouveau contrat pour les Chantiers de l’Atlantique 30 juin 2023

    Le 19 juin dernier, à Saint-Nazaire, RWE a sélectionné Atlantique Offshore Energy, l’unité commerciale de « Chantiers de l’Atlantique » dédiée aux énergies marines, comme fournisseur officiel. L’entreprise est chargée de concevoir, fabriquer et mettre en service les deux sous-stations électriques offshore du parc éolien Nordseecluster A, de RWE, qui sera construit en Allemagne, dans la mer du Nord. D’une puissance totale de 660 MW (435 MW et 225 MW), les deux stations seront installées en 2026. Elles collecteront, transformeront et injecteront sur le réseau électrique allemand l’électricité produite par les éoliennes, tout en permettant le contrôle à distance du parc éolien en mer, via la station HVDC BorWin 6. C’est le contrat le plus important d’Atlantique Offshore Energy, qui s’ajoute aux trois sous-stations déjà commandées représentant 2 GW d’électricité décarbonée à connecter au réseau électrique européen. « Cette signature est une excellente nouvelle pour nos équipes en nous donnant de la visibilité jusqu’à 2026. Nous continuerons les recrutements en cours (près de 100 postes ouverts cette année) et renforcerons nos partenariats avec les acteurs locaux », indique Frédéric Grizaud, directeur d’Atlantique Offshore Energy.

  • ÉOLIEN EN MER – Partenariat pour la protection des dauphins 23 juin 2023

    En avril 2023, l’énergéticien suédois Vattenfall a réalisé une étude sur l’impact du bruit de la construction de son futur parc éolien offshore, Vesterhav Nord situé au Danemark, sur les dauphins. L’entreprise a partagé les résultats de cette étude le 8 juin dernier, lors de la journée internationale de l’océan. L’origine de cette étude est la découverte faite, en 2020, par le photographe Lars Mikkelsenen d’un groupe de sept dauphins à proximité du futur parc Vesterhav Nord. Soucieux de l’impact sonore des travaux sur les dauphins, il a pris contact avec l’entreprise danoise. Un partenariat a été conclu entre les deux acteurs ainsi que l’université du Danemark pour évaluer le bruit des travaux dans la zone. Lors du chantier, Vattenfall a mis en place différents moyens pour réduire la pollution sonore. Un écran physique a été déployé autour du pieu pour absorber le bruit, et le battage des pieux a commencé à force réduite afin de laisser le temps aux mammifères marins de s’éloigner de la zone de travaux. Après différentes analyses faites en phase de construction, les résultats indiquent que les dauphins sont toujours là et qu’ils ne semblent avoir changé de comportement ni pendant ni après la construction. Au contraire, grâce à l’effet récif qui fait revenir les poissons dans les zones où la pêche au chalut est interdite, les dauphins pourraient même trouver avantage à rester dans le voisinage de ce parc.

  • ÉOLIEN EN MER – Danemark : pales recyclables pour un parc en mer 23 juin 2023

    L’énergéticien allemand, RWE a annoncé, le 14 juin dernier, l’installation de pales recyclables sur les rotors de 40 des 72 éoliennes (SG 14-236 DD) du parc Thor, située en mer du Nord près des côtes danoises. L’entreprise avait déjà annoncé, en avril dernier, l’installation de mâts en acier « GreenerTower », plus écologique, de l’entreprise Siemens Gamesa pour équiper ce même parc. L’entreprise allemande réitère sa confiance en munissant plus de la moitié des éoliennes de pales recyclables provenant du même fabricant. Grâce à un nouveau type de résine, les matériaux composites des pales peuvent être séparés en fin de vie et réutilisés dans d’autres applications, l’industrie automobile par exemple. L’installation en mer est prévue pour 2026 et le parc entrera en production, au plus tard, fin 2027. Avec une capacité de 1 000 MW, le parc éolien sera capable de produire suffisamment d’électricité pour alimenter l’équivalent de plus d’un million de foyers, soit un foyer danois sur trois.

  • DÉDICACE – Cédric Philibert en dédicace au salon Seanergy 16 juin 2023

    Cédric Philibert, spécialiste de l’énergie et du climat, dédicacera son essai intitulé Éoliennes, pourquoi tant de haine ? sur le stand d’Observ’ER (F59) lors du salon Seanergy le mercredi 21 juin de 13h à 14h. Dans cet ouvrage, l’auteur s’attaque aux idées reçues et démontre l’absolue nécessité de l’éolien aujourd’hui pour mener à bien la transition énergétique. Le livre apporte des réponses documentées à tous les pseudo-arguments ressassés par la mouvance anti-éolienne en France.

  • ÉOLIEN EN MER – Ørsted émet des obligations bleues 16 juin 2023

    Lors de la journée mondiale de l’océan, le 8 juin dernier, le producteur d’énergies renouvelables danois, Ørsted, a annoncé émettre une obligation bleue à hauteur de 100  millions d’euros à un taux fixe de 3,6 % pendant 5 ans. Les obligations bleues prennent la forme de placements privés orientés vers des projets océaniques qui ont des retombées positives sur l’environnement, l’économie et le climat. Elles financeront des initiatives de protection de la biodiversité en mer et dans le transport maritime durable. « Pour financer ces solutions océaniques à grande échelle et atteindre les objectifs fixés par l’ODD 14 [objectif de développement durable des Nations unis pour préserver les océans, ndlr], nous devons accroître le financement de l’économie océanique durable. Les obligations bleues (…) sont des outils importants pour fournir un financement crucial aux projets », estime Sanda Ojiambo, sous-secrétaire général des Nations unies et directrice générale du Pacte mondial des Nations unies. L’entreprise s’est fixée pour ambition de produire un impact net positif sur la biodiversité pour tous les nouveaux projets à partir de 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – De l’hydrogène éolien dans la péninsule ibérique 16 juin 2023

    Le 12 juin dernier, Capital Energy, producteur et distributeur espagnol d’énergie renouvelable et Lhyfe, producteur et fournisseur d’hydrogène vert, ont signé un accord pour le développement commun de projets de centrales hydrogènes offshore renouvelables. Situé près des côtes espagnoles et portugaises, le projet prendra forme sur des sites où Capital Energy développe actuellement des parcs éoliens offshore, ce qui favorisera une interconnexion. « Nous avons l’intention d’utiliser une partie de l’énergie produite par nos parcs éoliens en mer pour produire de l’hydrogène », explique Pablo Alcón, directeur offshore de Capital Energy. L’entreprise vise une capacité de production d’hydrogène vert de 200 MW à l’horizon 2026 et 3 GW en 2030.

  • ÉOLIEN – Repowering en Centre-Val de Loire 9 juin 2023

    Trois parcs éoliens ont été inaugurés par Boralex, le 26 mai dernier à Louville-la-Chenard en Centre-Val de Loire. Les 12 éoliennes des deux parcs de Remise de Reclainville et Evits et Josaphat avaient été mises en service en 2006. Leurs turbines ont été remplacées par douze nouveaux aérogénérateurs plus performants d’une puissance de 3 MW chacun. S’ajoute à cela, l’extension du parc de Bois des fontaines avec 7 nouvelles éoliennes, portant sa puissance à 53  MW. La triple installation produit annuellement plus de 138 GWh, ce qui correspond à la consommation annuelle d’environ 63 000 personnes et l’équivalent de 60 % des besoins en électricité des villes de Chartres ou d’Orléans. Ce renouvellement des parcs et l’extension du troisième permettent au village et à la communauté de communes de recevoir des fonds de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (l’IFER).

  • ÉOLIEN – Nouveaux parcs en France : un bon début d’année 9 juin 2023

    Le département statistique du ministère de l’Environnement a publié en mai dernier son « tableau de bord » du secteur éolien en France au cours du premier trimestre 2023. En termes d’éolien terrestre, la France affiche son meilleur démarrage avec 367 MW nouvellement installés depuis le début de l’année, sur un total en service de 21 038 MW. L’éolien en mer poursuit son déploiement, et double au premier trimestre 2023 sa puissance avec un total de 976 MW, grâce au parc éolien en mer en cours de construction à Saint-Brieuc. Malgré un début d’année prometteur, l’objectif de 24,1 GW pour l’éolien terrestre et 2,4 GW pour l’éolien en mer fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) à fin 2023 paraît toutefois compliqué à tenir. Pour le terrestre, le nombre de projets entrés en file d’attente au 31 mars 2023 est de 11 GW, dont 2,2 GW correspondent à des projets avec une convention de raccordement signée. Pour l’éolien en mer, 2,6 GW sont entrés en file d’attente dont 2 GW avec une convention de raccordement signée. La diversité géographique des parcs éoliens reste faible au premier trimestre. La région Haut-de-France a connu le plus d’installations terrestres et la plus grande puissance raccordée en 2023  avec 143 MW. La Bourgogne-Franche-Comté connaît la deuxième plus grande puissance raccordée au premier trimestre 2023, avec 81 MW. La région Grand-Est, deuxième région pour l’éolien terrestre en puissance cumulée, a connu une faible croissance en ce début d’année, avec seulement 13 MW raccordés.

  • ÉOLIEN – Référendum pour un nouveau parc en Normandie 1 juin 2023

    Le mardi 23 mai, le parc éolien du Moulin de la Houssaye a été inauguré à La Houssaye-Béranger, en Seine-Maritime. Sept éoliennes Vestas d’une puissance unitaire de 2,2 MW, soit 15,4 MW au total, y sont en service depuis octobre dernier. À l’initiative de l’entreprise Vensolair, le projet a débuté en 2013 sur le territoire de La Houssaye-Béranger et de Fresnay-le-Long. Au terme de multiples discussions entre les élus locaux et l’entreprise, la décision a été de laisser le choix aux habitants en optant pour un référendum local. La majorité des habitants a répondu positivement à ce projet, dont la construction a débuté en 2021. Le territoire possède une plaine agricole favorable aux vents donc idéal pour la construction de ce parc éolien. La production annuelle estimée équivaut à la consommation de 9 600 foyers sur la base de la moyenne française, chauffage compris, soit environ 21 000 personnes. Cette production d’électricité propre et durable permet d’éviter 2 100 tonnes de CO2 par an, correspondant aux émissions d’environ 19 millions de km parcourus en voiture.

  • ÉOLIEN – L’Ukraine met en service 114 MW 1 juin 2023

    L’énergéticien ukrainien, DTEK, a annoncé le 22 mai dernier la mise en service du parc éolien de Tyligulska de 114 MW, dans la région de Mykolaïv située dans le sud du pays, à 100 km de la ligne de front. Ce parc, qui constitue la phase 1 d’un projet plus vaste, est équipé de 19  éoliennes EnVentus Vestas de 6 MW. Il couvrira l’équivalent des besoins annuels de 200 000 foyers. Débutée en 2021, la construction s’est arrêtée au début de la guerre pour reprendre en 2022 avec une équipe entièrement ukrainienne. La phase 2 prévoit d’ajouter 64 turbines pour porter la capacité totale à 500 MW. 200 millions d’euros ont été investis par DTEK dans ce projet. « L’entreprise continuera à contribuer à la mise en œuvre de la stratégie ukrainienne visant à construire 30 GW de capacité d’énergie renouvelable d’ici 2030. Avec des projets comme celui de Tyligulska, nous pouvons reconstruire une Ukraine plus verte et plus propre et devenir un partenaire clé du futur énergétique de l’Europe. En développant des infrastructures décentralisées plutôt que centralisées, nous créons un approvisionnement énergétique plus stable et plus résilient », déclare Maxime Timchenko, PDG de DTEK.

MAI 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • ÉOLIEN EN MER – Protocole d’accord pour des éoliennes flottantes SeaTwirl 25 mai 2023

    Le Suédois SeaTwirl, concepteur d’éoliennes flottantes à axe vertical, et le développeur éolien norvégien Kontiki Winds annoncent la signature d’un protocole d’accord pour conquérir de nouveaux marchés. Les deux entités souhaitent implanter les éoliennes SeaTwirl à proximité de plateformes gazières et pétrolières en mer afin de les fournir en électricité. Les applications en micro-réseaux sont aussi un axe de développement, ainsi que l’alimentation électrique de fermes piscicoles, d’usines de dessalement d’eau de mer et d’autres projets à petite échelle, qui sont actuellement alimentés par des combustibles fossiles. Les éoliennes SeaTwirl reposent sur une fondation flottante de type  « spar », en forme de crayon. Pour l’instant, elles n’existent qu’au stade de prototype. Un démonstrateur de 1 MW doit être mis à l’eau en 2023.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Provence Grand Large : mise à l’eau du premier flotteur 25 mai 2023

    EDF Renouvelables et ses partenaires, Enbridge Éolien France et Cap Investments, annoncent la mise à l’eau du premier flotteur du parc éolien Provence Grand Large. Amarré au quai Graveleau du port de Marseille-Fos, le flotteur mesure 45 mètres de haut et 80 mètres de large. La même opération sera reproduite sur les deux autres flotteurs à quelques semaines d’intervalle. Courant juin, les éoliennes seront placées sur les flotteurs par Siemens Gamesa Renewable Energy, qui assure la construction et l’installation des turbines. Le système d’attache des flotteurs est dit « à lignes d’ancrage tendues », une innovation technologique, inspirée des plateformes pétrolières, qui peut être déployée dans des zones à fortes profondeurs et permet une grande stabilité. Installées à 17 kilomètres des côtes, les trois éoliennes en mer flottantes de 8,4 MW chacune, soit 25,2 MW au total, produiront l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 45 000 habitants. Leur mise en service est prévue début 2024.

  • ÉOLIEN EN MER – Californie, le port de Long Beach prépare l’offshore 17 mai 2023

    Le port de Long Beach en Californie (États-Unis) vient de présenter Pier Wind, un projet portant sur la réalisation d’une infrastructure tout spécialement destinée à la fabrication et l’assemblage d’éoliennes offshore. Une fois en service, ce serait alors la plus grande installation de tous les ports maritimes américains spécialement conçue pour accueillir l’assemblage d’éoliennes en mer qui pourront aller jusqu’à des tailles de 330 mètres de hauteur. Pier Wind s’étendra sur plus de 160 hectares dans une zone située dans le district du port pour un investissement évalué à 4,31 milliards d’euros. Le chantier devrait débuter en janvier 2027 pour sa première tranche avec une mise en service prévue début 2031. Les deux tranches suivantes devraient s’échelonner jusqu’à 2035. Cette infrastructure jouera un rôle important dans la transition énergétique californienne qui vise un parc éolien en mer de 25 gigawatts d’ici 2045.

  • Éolien en mer – PREMIÈRE ÉOLIENNE INSTALLÉE À SAINT-BRIEUC 17 mai 2023

    Ailes Marines, filiale du groupe Iberdrola a annoncé le 12 mai dernier, l’installation de la première éolienne du parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc. Les travaux ont été réalisés par Siemens Gamesa Renewable Energy appuyés par le navire auto-élévateur (« jack up ») Brave Tern de la société norvégienne Fred Olsen windcarrier. Les éoliennes du parc de Saint-Brieuc sont fabriquées sur le site industriel de Siemens Gamesa Renewable Energy, situé sur le port du Havre (Seine-Maritime). Sur ce site dédié, environ 900 emplois sont mobilisés pour leur construction et leur assemblage. Le parc éolien de Saint-Brieuc en chiffres : 75 km² de superficie, 62 éoliennes Siemens Gamesa SG 8.0-167 DD de 8 MW, 496 MW de puissance installée et 1 820 GWh/an de production, soit la consommation annuelle en électricité de 835 000 habitants (chauffage compris). La mise en service progressive du site se fera à partir de fin 2023.

  • ÉOLIEN EN MER – Innovation pour réduire l’érosion des sols marins 11 mai 2023

    La société écossaise Balmoral, spécialisée dans le secteur de l’éolien en mer, vient de lancer un nouveau dispositif de protection contre l’affouillement des fondations fixes des éoliennes, c’est-à-dire l’érosion des fonds marins autour des fondations des éoliennes. L’affouillement est l’un des risques particulièrement surveillés sur les sites de l’éolien offshore posé car il peut provoquer une instabilité des turbines et endommager les raccordements électriques. Baptisée HexDefence, la technologie proposée par Balmoral repose sur l’application autour de la structure des fondations d’un habillage d’un matériau composite fabriqué à partir de roche, de béton ou d’un tissu géotextile spécialement conçu à cet effet. Cette innovation réduit l’érosion des sédiments tout en évitant de déverser des amas de roche autour des fondations pour les consolider. Elle offre ainsi une technologie moins invasive pour l’environnement marin du site. Balmoral précise que la technologie HexDefence, facile à transporter sur les sites en mer, ne nécessite pas d’équipement spécifique pour être acheminée sur les chantiers. Le revêtement est pour sa part enfilé jusqu’à la base des fondations.

  • ÉOLIEN – Repowering en Allemagne : 16 éoliennes en remplacent 50 11 mai 2023

    Le groupe VSB, spécialiste du solaire et de l’éolien, annonce le démarrage des travaux du projet Elster Repowering situé dans le Land du Saxe-Anhalt, en Allemagne. Après plusieurs années de planification et le démantèlement de 50 anciennes turbines, les travaux de construction du nouveau parc vont commencer. Les 50 éoliennes démantelées vont être remplacées par seulement 16  éoliennes modernes de 6,6 MW chacune, en utilisant moins des deux tiers de la surface d’origine et avec un rendement multiplié par six. Le parc éolien Elster Repowering aura une capacité de 105,6 MW et produira environ 235 GWh par an, soit suffisamment pour alimenter 67 000 foyers de trois personnes en énergie renouvelable. Les premières éoliennes devraient être installées au premier trimestre 2024 et le parc éolien repoweré devrait être opérationnel d’ici fin 2024.

AVRIL 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • ÉOLIEN – Mâts d’éoliennes en « acier vert » 27 avril 2023

    Le 21 avril dernier, Siemens Gamesa a présenté la GreenerTower, un mât d’éolienne fabriqué à partir d’acier dit « écologique ». Pour produire cet acier qui émet, d’après l’entreprise, 63 % de gaz à effet de serre en moins, le fabricant allemand Salzgitter AG utilise notamment des fours à arcs électriques alimentés en électricité verte ainsi que davantage de ferrailles. Les mâts représentent environ un tiers des émissions liées aux éoliennes. Si l’entreprise remplaçait toutes ses éoliennes par des machines comprenant la GreenerTower, le volume d’émissions économisé serait équivalent à celui de 466 000 voitures retirées de la circulation pour une année. La production des mâts GreenerTower émet un maximum de 0,7 tonne de CO2 par tonne d’acier, contre 1,9 tCO2 par tonne d’acier standard. L’énergéticien RWE a déjà passé commande de ces mâts  « verts ». Ils devront en effet équiper le projet de parc Thor en mer du Nord, situé au Danemark. D’une puissance de 1 000 MW, ce dernier comportera 72 turbines de 14 MW chacune, dont 36 érigées sur les mâts en acier bas carbone. Le parc doit entrer en service en 2026. D’après Sven Utermöhlen, directeur de RWE Offshore : « L’éolien offshore a déjà l’une des empreintes carbones les plus faibles parmi les technologies de production d’électricité. […] En ce moment, nous testons sous conditions réelles les premières pales recyclables de Siemens Gamesa. » Les tours GreenerTower seront disponibles pour les parcs terrestres et en mer devant être construits à partir de 2024.

  • ÉOLIEN EN MER – Éolien français : création de France Offshore Renewables 27 avril 2023

    Le collectif de la Région Bretagne, Bretagne Ocean Power, dédié aux énergies marines renouvelables, et cinq clusters français spécialistes de l’éolien en mer, annoncent dans le cadre du salon WindEurope, qui a lieu à Copenhague du 25 au 27 avril, la création de France Offshore Renewables, le regroupement de ces clusters sous une bannière commune. Ces regroupements d’entreprises concernent la Bretagne (Bretagne Ocean Power), les Pays de la Loire (Neopolia), la Normandie (Normandie Maritime), la Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine Blue Energies), l’Occitanie (Wind’Occ) et la Région Sud (Sudeole). Cette alliance formera un réseau de plus de 500 entreprises de la chaîne d’approvisionnement française dont l’objectif est d’offrir aux donneurs d’ordres internationaux un accès facilité aux entreprises françaises de la filière de l’éolien en mer.  Positionnées sur l’ensemble de la chaîne de valeur, elles peuvent répondre aux enjeux industriels des développeurs, adossées notamment aux infrastructures portuaires dédiées aux projets offshores.

  • ÉOLIEN EN MER – Éolien flottant : 2 GW au large du Portugal et de l’Espagne 20 avril 2023

    IberBlue Wind, développeur éolien sur le marché ibérique, vient d’annoncer deux projets situés le long de la côte nord atlantique, à la frontière entre l’Espagne et le Portugal. Les futurs parcs éoliens flottants de Juan Sebastián Elcano (522 MW) et de Creoula (1 440 MW) seront localisés au large des côtes de Pontevedra (Espagne) et Viana do Castelo (Portugal). À eux deux, ils couvriront une superficie totale de 530 km² pour une capacité installée de 1,96 GW. Au total, les deux sites exploiteront 109  turbines de 18 MW chacune, qui auront la capacité de fournir de l’électricité à plus d’un million de foyers. Les noms Juan Sebastián Elcano et Creoula ont été choisis en hommage à deux navires-écoles historiques qui faisaient partie des marines espagnole et portugaise. L’investissement global nécessaire à la construction et à la maintenance des deux projets avoisinera les 4 milliards d’euros et générera plus de 5 000 emplois. IberBlue Wind projette que la synergie issue de la collaboration des deux pays sur ce projet transfrontalier devrait permettre de réduire les coûts de développement de 32 %. La date de mise en service de ces deux parcs n’a pas été précisée.

  • ÉOLIEN – L’État autorise le débridage pour produire plus 20 avril 2023

    Dans le contexte de défaillance du parc nucléaire français et de pénurie de production d’électricité, le gouvernement cherche différents moyens pour augmenter la production des installations disponibles, dont les parcs éoliens. Le ministère de la Transition énergétique a ainsi publié le 3  avril dernier un arrêté relatif à l’augmentation de la puissance des installations éoliennes. Il autorise les producteurs éoliens bénéficiant d’un contrat de complément de rémunération (dans les conditions prévues par l’arrêté du 6 mai 2017) à débrider leurs installations (pour des parcs de six éoliennes maximum). Ils pourront ainsi produire au-delà de la puissance plafond de 3 MW par machine, dans la limite d’une augmentation de 1 MW par installation, et ce, jusqu’au 31 décembre 2023. Ce débridage exclut une augmentation de puissance par l’installation de nouvelles turbines pour remplacer les anciennes. Afin de bénéficier de ce décret, le producteur doit notifier sa volonté de débridage avant le 31 octobre 2023. Cette décision vise à réquisitionner rapidement des moyens de production supplémentaires dans le contexte de crise énergétique suite au feu vert de la Commission Européenne en décembre 2022.

  • ÉOLIEN – L’éolien dans le monde en 2022 13 avril 2023

    L’association mondiale de l’éolien, la World Wind Energy Association (WWEA), a publié en mars 2023 son rapport annuel 2022. D’après lui, le nombre des nouvelles installations est resté en deçà des prévisions avec seulement 88,6 GW en 2022, soit une croissance de 10,5 % (contre 13,4 % en 2021). La Chine reste leader au niveau mondial avec 49 GW à elle seule, soit 55 % du marché mondial. En Europe, la Finlande crée la surprise avec 2,4  GW de nouvelles capacités en un an. Le reste du continent affiche en revanche une croissance trop lente par rapport à ses objectifs. Les États-Unis ont également ralenti avec seulement 8,8 GW installés en 2022. Le Brésil s’est quant à lui démarqué avec, de loin, le premier marché d’Amérique du sud (4 GW). « Le marché de l’éolien 2022 a été décevant pour nous, se désole Stefan Gsänger, secrétaire général de la WWEA. Après plus de deux ans à préparer des programmes de relance post-Covid et six ans après l’accord de Paris sur le climat, nous étions plutôt confiants quant à une croissance régulière de l’industrie éolienne, même si nous avions noté de sérieuses lacunes au niveau politique. La guerre contre l’Ukraine, qui a entraîné d’énormes turbulences sur le marché de l’énergie, a donné un nouvel élan à l’amélioration des cadres d’investissement pour l’éolien. Malheureusement, comme le montrent les résultats, ces cadres ne sont pas encore suffisants pour permettre à la filière éolienne d’investir suffisamment. »

  • ÉOLIEN EN MER – Début de chantier pour le parc en mer de Vendée 13 avril 2023

    Ocean Winds, co-entreprise d’Engie et EDP Renewables, annonce la décision finale d’investissement pour le parc éolien en mer de 496 MW des îles d’Yeu et de Noirmoutier, en Vendée. Le projet représente un investissement d’environ 2,5 milliards d’euros. Il prévoit la construction et l’installation de 62 éoliennes de 8 MW chacune, à 11,7 kilomètres au large de l’île d’Yeu et à 16,5 kilomètres de celle de Noirmoutier. Les premières opérations en mer auront lieu cet été avant un démarrage effectif des travaux en 2024 et 2025. Les éoliennes, produites par Siemens Gamesa dans son usine du Havre, seront installées au cours de l’année 2025. La mise en service est prévue pour le second semestre 2025. La phase de construction durera deux ans et demi et générera 1 600 emplois directs en France. Le site alimentera chaque année près de 800 000 personnes en électricité, soit l’équivalent de la population de la Vendée

  • ÉOLIEN – Contrat monstre pour Vestas au Brésil 7 avril 2023

    Vestas annonce la signature d’un contrat de 1,3 GW avec le Brésilien Case dos Ventos pour la construction de deux parcs éoliens terrestres au Brésil. Le premier parc, baptisé Serra do Tigre, sera situé dans l’État de Rio Grande do Norte et le second, Babilonia Centro dans l’État de Bahia. La commande comprend la fourniture, l’installation, l’exploitation et la maintenance de 291 turbines V150-4,5 MW : 168 éoliennes pour le projet Serra do Tigre de 756 MW et 123 machines pour le projet Babilonia Centro de 554 MW. La mise en service des deux parcs est prévue pour 2025.

  • ÉOLIEN – Europe : trop peu d’investissement dans l’éolien 7 avril 2023

    Le rapport annuel de WindEurope sur les tendances de financement et d’investissement dans la filière éolienne révèle que l’Europe (géographique, incluant la Norvège, le Royaume-Uni notamment) n’a investi que 17 milliards d’euros dans de nouveaux parcs en 2022, soit le niveau le plus bas depuis 2009. C’est l’Allemagne qui a investi le plus, suivie de la Finlande et de la Pologne. Les 17 milliards d’euros investis ont financé des parcs éoliens pour une capacité totale de 12 GW dans toute l’Europe, dont 10 GW au sein de l’Union européenne. La quasi-totalité de la capacité financée était destinée aux parcs éoliens terrestres. La France a été le seul pays à financer deux petits projets éoliens flottants en mer d’une capacité totale de 60 MW. Pas un seul parc éolien offshore à échelle commerciale n’a atteint la décision finale d’investissement (FID) en 2022. Autres éléments mis en avant dans le rapport annuel : l’industrie éolienne souffre toujours de la hausse des coûts de ses composants et de perturbations de sa chaîne d’approvisionnement. L’augmentation des coûts des matières premières et du transport maritime international a été amplifiée en 2022 par l’invasion russe de l’Ukraine, la forte inflation et la flambée des prix de l’électricité. En conséquence, le coût de production d’une éolienne en Europe a pu augmenter jusqu’à 40 % au cours des deux dernières années.

MARS 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • ÉOLIEN EN MER – EDF remporte le parc en mer de 1 GW en Normandie 30 mars 2023

    La ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a dévoilé le 27 mars dernier les lauréats du quatrième appel d’offres éolien en mer lancé en janvier 2021, baptisé projet Centre Manche 1. Le futur parc sera situé au large de la Normandie, à plus de 32 km des côtes des départements de la Manche et du Calvados, pour une capacité installée d’environ 1 GW. Le ministère de la Transition énergétique a donc choisi Éoliennes en Mer Manche Normandie, la société de projet détenue par le consortium formé par EDF Renouvelables, filiale du groupe EDF, et Maple Power (coentreprise détenue à 50-50 par Enbridge Inc. et le Canada Pension Plan Investment Board – CPP Investments), pour assurer la conception, la construction, l’exploitation et le démantèlement du futur parc. « Un projet attribué à un tarif inférieur à 45 €/MWh (hors raccordement) démontre une nouvelle fois la robustesse de la filière, tant au niveau technique qu’économique », déclare France Énergie Éolienne (FEE) dans un communiqué daté du 28 mars. La production de ce parc représentera la consommation électrique d’environ 800 000 foyers et sa mise en service est attendue en 2031.

  • ÉOLIEN – L’état de l’éolien en Europe en 2022 30 mars 2023

    EurObserv’ER a publié le 29 mars son dernier baromètre de l’éolien en Europe, portant sur le marché 2022. Les nouvelles capacités ont représenté 15 GW dont 963 MW offshore avec : le parc de Saint-Nazaire (480 MW) en France, celui de Kaskasi (342 MW) en Allemagne, une première tranche de 111 MW pour les parcs Hollandse Kust Zuid 1&2 aux Pays-Bas, ainsi que 30 MW avec Beleolico, premier projet italien en Méditerranée. En 2022 le parc européen total s’élève dorénavant à 202,7 GW, et aura produit 419,5 TWh (soit 32,6 TWh de plus que l’an passé). Les vents ont en effet été beaucoup moins irréguliers l’an dernier qu’en 2021. Mais globalement le taux de croissance des installations reste trop faible pour atteindre les objectifs de l’UE. En Chine et aux États-Unis le marché s’est quant à lui contracté, après une bonne année 2021, seulement 36,8 GW de nouvelles capacités éoliennes ont été raccordées en Chine (contre 72,6 GW en 2021), et aux USA 8,6 GW, soit son plus faible niveau depuis 2018.

  • ÉOLIEN – Un parc éolien produira de l’hydrogène vert 23 mars 2023

    Le fabricant d’éoliennes danois Vestas annonce avoir reçu une commande pour une capacité totale de 50 MW afin d’équiper le projet Bad Lauchstädt TerraWatt localisé dans le Land de Saxe-Anhalt, en Allemagne. Le contrat porte sur la fourniture, l’installation et la mise en service de huit turbines V16 qui développeront chacune une puissance de 6,2 MW. L’accord comprend également un contrat de service sur une durée de 25 ans. Le producteur exploitant du site, Energiepark Bad Lauchstädt, utilisera l’énergie électrique générée pour produire de l’hydrogène vert à l’échelle industrielle, grâce à une usine d’électrolyse située à proximité et pouvant atteindre 30 MW. La livraison et l’installation des éoliennes devraient commencer au premier trimestre 2024 avec une mise en service totale prévue au deuxième trimestre de la même année.

  • ÉOLIEN – Soutien à l’industrie éolienne européenne, le compte n’y est pas 23 mars 2023

    La Commission européenne a publié son plan industriel du pacte vert (Green Deal Industrial Plan) le 16 mars, qui vise à permettre à l’industrie européenne d’atteindre le zéro émission nette grâce aux nouvelles technologies. Ce plan comporte le règlement pour une industrie « zéro net » (Net Zero Industry Act, NZIA), le règlement sur les matières premières critiques (Critical Raw Materials Act, CRMA) et la réforme de l’organisation du marché de l’électricité.Pour l’éolien, le plan industriel vise une capacité de production d’éoliennes de 36 GW par an, ce dont se réjouit l’association européenne WindEurope. Pour y parvenir, l’association estime que les financements publics européens et nationaux seront décisifs, or les mécanismes de financement ne sont pas encore précisés dans le règlement NZIA. La Commission dit envisager la création d’ici l’été prochain d’un nouveau Fonds souverain pour soutenir les chaînes d’approvisionnement. Elle propose également de refondre l’actuel Fonds pour l’innovation. « Le plan de l’industrie verte de l’UE est insuffisant en l’état, estime Giles Dickson, directeur général de WindEurope. Les fonds de souveraineté et d’innovation seront essentiels, mais l’UE doit cesser d’être obsédée par les percées technologiques. L’expansion des chaînes d’approvisionnement en énergies renouvelables est un enjeu de mise à l’échelle. Nous n’avons tout simplement pas assez d’usines et d’infrastructures aujourd’hui pour construire et installer les volumes souhaités par l’Europe. Il reste donc beaucoup de choses à faire pour que ce plan porte ses fruits ». Enfin, la question des matières premières nécessaires à la transition énergétique est mise sur la table avec le CRMA. Ce dernier dresse la liste des ressources importantes pour l’industrie éolienne et souhaite que 10 % des matières critiques consommées en 2030 soient extraites en Europe. Mais le CRMA n’inclut pas les tissus de fibre de verre, qui entrent dans la fabrication des matériaux composites (pales, nacelles, etc.). Il s’agit pourtant d’un composant essentiel pour l’industrie éolienne, qui dépend là aussi lourdement des importations.

  • ÉOLIEN EN MER – Un accord entre Vestas et Nordseecluster pour 1,6 GW d’éoliennes 16 mars 2023

    Vestas a été sélectionné pour fournir les éoliennes au projet Nordseecluster de 1,6 GW en mer du Nord allemande. Il s’agit d’une coentreprise pour la construction de 4 parcs éoliens formée par RWE et Northland Power. Ils seront situés près de l’île de Juist et compteront 104 éoliennes de 15  MW. Le projet se déroulera en deux phases, deux parcs pour une puissance cumulée de 660 MW sont actuellement en phase de demande de permis (Nordseecluster A) tandis que les deux autres (Nordseecluster B) devraient être mis aux enchères cette année, et ajouteront 900 MW supplémentaires dès 2029. Pour Nils de Baar, Président de Vestas Northern & Central Europe « Cet accord est la preuve de la compétitivité de la turbine V236-15.0 MW pour les projets prévus dans la seconde moitié de la décennie. »

  • ÉOLIEN – LM Wind Power rejoint le projet Blades2Build 16 mars 2023

    Le producteur de pales éoliennes LM Wind Power vient de rejoindre les treize autres partenaires du projet Blades2Build (B2B) destiné à développer de nouvelles solutions de recyclage pour les pales. Le projet B2B porte notamment sur la construction d’une usine de démonstration industrielle à grande échelle en Espagne qui convertira les déchets en nouvelles solutions de construction telles que le béton, les granulats ou les mortiers secs. Selon l’association WindPower Europe, le marché européen de l’éolien terrestre et offshore devrait augmenter d’environ 40 % d’ici 2030 et la problématique du recyclage des pales des premières machines installées va devenir prépondérante. Si les options de recyclage sont encore limitées, plusieurs initiatives comme le projet Zebra (duquel LM Wind Power est déjà partie prenante) ou CETEC (voir l’actu du 17 février 2023) s’attèlent à développer de nouvelles technologies ou procédés. « L’industrie éolienne produit beaucoup moins de déchets composites que les autres industries. Pourtant, c’est un objectif important pour nous de garantir l’existence de solutions de recyclage durables pour tous les matériaux utilisés dans une éolienne. Les lames sont déjà aujourd’hui recyclables dans le sens où il existe des solutions techniques pour gérer leurs déchets. Mais, dans la pratique, les pales ne sont très souvent pas recyclées en raison du manque de solutions rentables sur la plupart des marchés », a déclaré Katelyn Huber, responsable de la durabilité de LM Wind Power.

  • ÉOLIEN EN MER – Parc de Saint-Brieuc, premiers résultats des impacts environnementaux 10 mars 2023

    La société Ailes Marines, qui porte le projet de parc éolien en mer au large de Saint-Brieuc, annonce la publication des premiers résultats de plusieurs études environnementales relatives à la vie marine, réalisées dans la Baie de Saint-Brieuc. Entre 2018 et 2022, quatre chercheurs ont conduit des études sur l’impact du bruit des travaux d’installation sur la coquille Saint-Jacques, la praire et le homard. Le parc de Saint-Brieuc est le premier à mettre en place de telles mesures de suivi, selon Ailes Marines, permettant de faire avancer la recherche en biologie marine, notamment sur les coquilles Saint-Jacques. Ces études ont été demandées par les organisations de pêcheurs. Une des études s’est penchée sur l’impact du bruit de battage et de forage, lors de l’installation des fondations des éoliennes, sur le développement de larves de coquille Saint-Jacques et de praires. « Les travaux concluent que les taux de survie chez les larves et post-larves de la coquille Saint-Jacques sont toujours supérieurs à 96 % pour une exposition de 4 jours. La biologie de l’animal est modifiée dans de très faibles proportions lors de ces expérimentations, précise Ailes Marines. » Les résultats d’autres études de l’impact du bruit sur le comportement des coquilles Saint-Jacques seront publiés d’ici quelques mois.De même, le développeur du parc a fait réaliser un suivi de l’avifaune durant 5 ans. Il indique notamment que les Fous de Bassan ne privilégient pas la zone du parc éolien mais « concentrent leur déplacement en proche côtier et dans la Manche ». Ailes Marines n’évoque en revanche pas le comportement des autres espèces identifiées sur la zone du parc.

  • ÉOLIEN EN MER – Éoliennes flottantes : début des travaux de raccordement 10 mars 2023

    Le 5 mars dernier, RTE a commencé les travaux de liaison électrique sur environ une vingtaine de kilomètres dans le cadre du projet pilote Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion (EFGL). Les trois éoliennes flottantes seront installées sur la zone dite de « Leucate », à 18 kilomètres au large des communes de Leucate et du Barcarès, situées en région Occitanie, dans les départements de l’Aude et des Pyrénées-Orientales. Cette première tranche de travaux concerne l’acheminement du fourreau qui viendra accueillir un câble de 63 000 volts entre la terre et les éoliennes. Ce parc pilote sera composé de trois éoliennes de 10 MW chacune. Le site produira chaque année, à partir de 2024, l’équivalent de la consommation électrique de plus de 50 000 habitants. Le bassin méditerranéen en France va accueillir plusieurs projets d’éolien flottant dans les prochains mois : Eolmed située au large de Port-la-Nouvelle (30 MW), et Provence Grand Large dans le Golfe de Fos (25 MW). D’ici quelques années, deux parcs flottants commerciaux de 250  MW chacun verront le jour, et doivent faire l’objet d’extensions ultérieures de 500 MW. Le premier d’entre eux sera situé en Occitanie, au large de la Narbonnaise dans l’Aude. L’emplacement du second parc reste encore à définir entre une zone préférentielle en Provence-Alpes-Côte d’Azur au large du Golfe de Fos et une seconde zone dans les Pyrénées-Orientales au large du Roussillon. Cet emplacement sera choisi à l’issue des études techniques et environnementales et de la concertation en cours.

  • ÉOLIEN – Éolien en France en 2022, un record historique 10 mars 2023

    L’an dernier, 2 GW d’éolien ont été mis en service en France, un record historique et un bond de 50 % par rapport à l’année précédente, indiquait fin février le service statistique du ministère de la Transition écologique. Une bonne partie de la croissance revient toutefois à l’éolien en mer avec le premier parc offshore raccordé d’une puissance de 480 MW. Toutefois, l’éolien terrestre n’est pas tout à fait en reste avec 1 478 MW raccordés, un mieux de 13 % par rapport à 2021. La production d’électricité éolienne s’est élevée à 37,9 TWh au cours de l’année 2022, soit 8,3 % de la consommation électrique française. Les projets éoliens en cours d’instruction, pouvant par conséquent être disponibles à court terme, représentent une puissance de 13,8 GW, dont 10,7 GW d’éolien terrestre et 3,1 GW de projets en mer.

  • ÉOLIEN EN MER – Éolien flottant, une maturité commerciale avant 2035 ? 2 mars 2023

    Le groupe norvégien DNV, expert en management des risques, a interrogé 244 développeurs, investisseurs, fabricants ou opérateurs impliqués dans l’éolien en mer flottant sur leur perception de la trajectoire de la filière. Il en ressort que 60 % des personnes interrogées pensent que le secteur atteindra sa pleine commercialisation d’ici 2035, c’est-à-dire une maturité technologique et commerciale lui permettant de s’affranchir totalement des aides d’État. Un quart des acteurs interrogés pensent même que ce sera le cas dès 2030. Si les investissements sont au rendez-vous, les coûts actualisés de l’éolien offshore flottant chuteront de près de 80 % d’ici 2050, estime l’analyse. En termes d’obstacles, les défis de la chaîne d’approvisionnement apparaissent comme le principal risque pouvant enrayer la dynamique de la filière avec notamment le manque d’infrastructures portuaires. Vient ensuite le problème de la disponibilité des navires d’installation pour les équipements flottants qui sont différents de ceux utilisés pour les éoliennes posées sur le fond marin. « Le point de vue de l’industrie est clair. Il y a une confiance écrasante dans le fait que l’éolien flottant peut atteindre le succès commercial en un peu plus de 10 ans. DNV prévoit que d’ici 2050, 15 % de toute la capacité installée d’éolien offshore proviendra d’éoliennes flottantes. Cependant, des obstacles doivent être surmontés. Les gouvernements peuvent jouer un rôle de premier plan en rendant le marché attractif pour les investissements, avec des cadres politiques et réglementaires stables à long terme, et en adaptant les infrastructures critiques telles que les réseaux et les ports », a commenté Ditlev Engel, PDG d’Energy Systems chez DNV.

  • ÉOLIEN EN MER – Parc éolien flottant de 990 MW au Portugal 2 mars 2023

    L’entreprise irlandaise spécialisée dans l’éolien flottant Simply Blue a annoncé le 17 février le premier projet de sa joint-venture IberBlue Wind formée avec les entreprises espagnoles Proes Consultores et FF New Energy Venture. Ce projet baptisé Botafogo se situerait entre 30 et 50 km au large de Figueira da Foz, entre Porto et Lisbonne. Il s’agit d’un parc de 55 éoliennes flottantes pour une puissance totale de 990 MW. Pour Adrián de Andrés, vice-président d’IberBlue Wind « Figeira de Foz est une région à fort potentiel. Outre les vents forts et les infrastructures portuaires existantes, la ville est située au niveau du centre du pays où une importante demande d’énergie de la part des consommateurs industriels et privés existe ». IberBlue Wind ambitionne de développer au moins 2GW de capacités offshores au large de la péninsule ibérique. Un autre parc flottant a également été annoncé en Espagne, Noa Victoria, d’une puissance de 990 MW au large de Cadix et Malaga.

  • PARUTION – Éoliennes, pourquoi tant de haine ? 2 mars 2023

    Cédric Philibert, spécialiste de l’énergie et du climat, publie ce jour, le 2 mars, un essai intitulé Éoliennes, pourquoi tant de haine ? aux éditions Les petits matins. Dans cet ouvrage, l’auteur s’attaque aux idées reçues et démontre l’absolue nécessité de l’éolien aujourd’hui pour mener à bien la transition énergétique. Il pourfend également une vaste entreprise de désinformation sur l’éolien, venant d’une coalition d’intérêts économiques ou purement politiques. Coûts, impacts environnementaux, terres rares, stockage… Le livre apporte des réponses documentées à tous les arguments ressassés par la mouvance anti-éolienne en France. Si le ton de l’ouvrage n’est pas militant, il écorche tout de même dans d’ironiques « Intermèdes » les prétendus spécialistes de l’énergie et éditorialistes de plateau reprenant à l’envi les mensonges les plus éhontés sur la filière éolienne. Toutefois, le grand intérêt du livre est qu’il ne s’arrête pas à l’éolien. Il fait aussi quelques rappels bienvenus sur l’état de l’industrie nucléaire et ses perspectives d’avenir. Surtout, il offre de façon pédagogique une vision de l’ensemble de la transition énergétique. En s’appuyant sur les travaux prospectifs menés au niveau national (RTE, Ademe) et mondial, il démontre combien l’intégration dans le système énergétique de l’éolien et du solaire pourra être simplifiée par l’électrification des usages : l’industrie, la chaleur, le froid et la mobilité électrique offrant alors autant de nouvelles flexibilités au système. « Pour le dire autrement, la stabilité d’un réseau essentiellement basé sur l’éolien et le solaire est un problème, oui, mais un problème déjà résolu », conclut l’auteur. Cédric Philibert est membre du collège des personnes qualifiées d’Observ’ER, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et enseigne à Sciences Po-Paris.

FéVRIER 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • ÉOLIEN EN MER – Production d’algues au sein d’un parc en mer 24 février 2023

    Amazon annonce un investissement de 1,5 million d’euros dans le projet North Sea Farm 1, dédié à la production d’algues au sein d’un parc offshore et à la conduite pendant un an de recherches scientifiques sur la réduction du CO2 par l’algoculture. Le site de culture sera déployé dans les espaces inutilisés entre les éoliennes d’un parc éolien en mer situé au large du littoral néerlandais. Cet investissement apportera les fonds nécessaires à la construction d’une exploitation de production d’algues de 10 hectares, qui devrait produire au minimum 6 tonnes d’algues fraîches la première année. Le projet, géré par un consortium de scientifiques et de partenaires de la filière algue, a pour chef de file l’organisation à but non lucratif North Sea Farmers (NSF) et devrait être opérationnel d’ici la fin de l’année.

  • ÉOLIEN – Un parc de 65 MW en Bretagne 24 février 2023

    Boralex annonce la mise en service du parc éolien des Moulins du Lohan, situé sur la commune des Forges de Lanouée, dans le département du Morbihan (Bretagne). Initié il y a dix ans, le parc a été construit en 17 mois. D’une puissance installée de 65 MW, il est composé de 17 éoliennes Vestas V126 pour 3,8 MW de puissance unitaire. Le site produira l’équivalent de la consommation annuelle de plus de 60 000 habitants. La forêt de Lanouée, exploitation sylvicole dans laquelle est déployée le parc, dispose d’une superficie de presque 4 000 hectares. L’emprise du parc concerne 0,3 % de cette surface, soit 11,4 hectares, qui seront reboisés avec des essences feuillues sur une surface de 12,25 hectares. Avec la finalisation de ce projet, Boralex dépasse le cap des 3 GW de puissance installée dans le monde

  • ÉOLIEN – PPA pour un nouveau parc éolien 24 février 2023

    Le développeur Voltalia et l’enseigne Leroy Merlin viennent de signer un contrat d’achat d’électricité de gré à gré (power purchase agreement, PPA) portant sur la production d’un parc éolien de 23,6 MW actuellement en construction en Bourgogne-Franche-Comté. Le contrat porte sur la fourniture annuelle de 60 GWh, soit l’intégralité de la production du parc, durant 23 ans. Cela permettra au groupe Adeo France, dont Leroy Merlin fait partie, de couvrir environ 20 % de sa consommation avec de l’électricité verte. Selon Sébastien Clerc, directeur général de Voltalia, ce PPA, conclu pour un nouveau parc éolien, serait le premier du genre en France. En effet, les PPA conclus ces dernières années concernaient des parcs éoliens existants arrivés au terme de leur contrat d’obligation d’achat. Le nouveau parc devrait être mis en service avant la fin du premier semestre 2023. Le groupe Adeo France et Voltalia appartiennent tous deux au groupement économique Association familiale Mulliez.

  • ÉOLIEN EN MER – Usine de nacelles Siemens Gamesa à New-York 17 février 2023

    Siemens Gamesa a annoncé le 13 février un projet d’usine de nacelles d’éoliennes offshore devant s’implanter dans l’État de New York. Elle servira les parcs en mer devant voir le jour sur la côte est des États-Unis. L’usine devrait créer 420 emplois directs pour un investissement de près de 500 millions de dollars. Elle renforcera la stratégie de Siemens Gamesa qui consiste à implanter une chaîne d’approvisionnement le long de la côte est, aux côtés de l’usine de pales prévue à Portsmouth en Virginie et annoncée en octobre 2021. Le seul État de New York ambitionne d’installer 9 GW de parcs en mer, soit une part significative de l’objectif du pays de 30 GW en service en 2030. Les États-Unis sont ainsi en train de devenir un marché de premier plan pour les industriels du secteur. En 2021, EDF avait remporté 1,5  GW de l’appel d’offres lancé dans l’État du New Jersey.

  • ÉOLIEN – Le recyclage des pales devient possible 17 février 2023

    Vestas vient d’annoncer la mise au point d’une nouvelle technologie pouvant rendre les pales d’éoliennes à base de résine époxy totalement recyclables, et ce, sans qu’il soit nécessaire de modifier leur conception ou la composition des matériaux utilisés. Cette avancée s’appuie sur une solution récemment développée dans le cadre de l’initiative CETEC (Circular Economy for Thermosets Epoxy Composites), un groupement d’industriels et de chercheurs centrés sur l’innovation dans le recyclage des pales éoliennes. Cette technologie, qui repose sur un processus qui décompose chimiquement la résine époxy en matériaux vierges pouvant être réutilisés, pourra être appliquée aux pales actuellement en service. « Cette innovation montre que les pales de turbine à base d’époxy peuvent être transformées en une source de matière première pour potentiellement construire de nouvelles pales de turbine », a déclaré Mie Elholm Birkbak, spécialiste de l’innovation et des concepts chez Vestas avant d’ajouter : « comme le processus repose sur des produits chimiques largement disponibles, sa commercialisation à une échelle industrielle devrait se faire rapidement ».

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Un facteur de charge de 60 % pour Floatgen 9 février 2023

    BW Ideol, basé à la Ciotat et spécialiste de l’éolien en mer flottant, annonce des records de production pour son prototype d’éolienne flottante Floatgen de 2 MW. Installé depuis cinq ans au large du Croisic (Pays de la Loire), sur le site d’expérimentation en mer de l’École Centrale de Nantes (SEM-REV), l’éolienne a affiché un facteur de charge moyen de 59,2 % sur une période de trois mois allant de novembre 2022 à janvier 2023. Floatgen est la première éolienne en mer installée au large des côtes françaises, à une hauteur de fond de 33 mètres. Elle a été inaugurée le 13 octobre 2017 à Saint-Nazaire et est raccordée au réseau électrique depuis l’été 2018. Elle alimente en électricité près de 3 000 ménages.

  • ÉOLIEN – Un robot suspendu pour réparer les pales 9 février 2023

    Rope Robotics, entreprise danoise spécialisée dans la maintenance robotique d’éoliennes, a présenté début février son robot « cordiste ». Il a été conçu pour répondre notamment aux problèmes d’érosion causés par les intempéries, qui abîment les pales et altèrent leur aérodynamisme. Attaché à la nacelle, ce robot de 150 kg est piloté par un technicien sur site ou à distance. Il peut descendre lorsque la pale est positionnée à la verticale pour la réparer en trois étapes : tout d’abord il ponce la zone endommagée afin de créer une surface rugueuse adaptée, ensuite nettoie les saletés et la graisse avec une brosse et de l’alcool, enfin il va appliquer le matériau de protection et le modeler afin de reproduire l’aérodynamisme initial. Lancés sur le marché de l’éolien terrestre en avril 2021, les robots de Rope Robotics ont déjà effectué plus de 150 réparations à travers le monde. L’entreprise ambitionne désormais de commercialiser sa solution pour l’éolien en mer dès 2024. D’après l’entreprise, le robot pourrait offrir un service de maintenance quatre fois plus rapide que les interventions humaines, en revenant deux fois moins cher, promesse d’un retour sur investissement d’à peine six mois.

  • ÉOLIEN – La loi d’accélération est adoptée 9 février 2023

    Avec le vote du Sénat le 7 février, succédant au vote en deuxième lecture à l’Assemblée nationale le 31 janvier, la loi dite d’accélération des énergies renouvelables est définitivement adoptée. Le syndicat de l’éolien France énergie éolienne (FEE) a salué l’adoption du texte, malgré « l’opposition démagogique d’une partie de la représentation nationale ». Il estime que cette loi rend les élus locaux co-responsables du succès ou de l’échec de la transition énergétique, mais y voit une opportunité pour une réelle planification énergétique territorialisée. FEE attend désormais que cette loi se concrétise par l’instruction et le raccordement des plus de 10 GW de projets solaires et éoliens actuellement en file d’attente et par la réalisation d’un zonage de l’espace maritime français devant permettre d’allouer 11 GW de projets éoliens en mer d’ici la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, afin d’atteindre l’objectif de 18 GW offshore en service en 2035.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Un hub haute tension sous-marin 2 février 2023

    Subsea7, spécialiste britannique des infrastructures sous-marines dans le domaine de l’énergie et l’équipementier allemand Siemens Energy ont annoncé un accord de développement commun autour d’un projet de hub haute tension sous-marin dédié à l’éolien offshore flottant. Cette technologie innovante permettra de connecter plusieurs éoliennes à un seul hub sous-marin, ce qui donnera plus de souplesse à l’architecture et à la construction des parcs éoliens offshore flottants. Cela permettra également de réduire les coûts d’investissement et de simplifier la maintenance des systèmes en mer. De plus en plus d’acteurs s’engagent massivement dans le secteur de l’éolien en mer flottant pour lequel de nombreux programmes nationaux – au Royaume-Uni, en Pologne, au Danemark, en Allemagne ou encore aux Pays-Bas pour ne citer que des pays européens – ambitionnent des dizaines de gigawatts dans les années à venir.

  • ÉOLIEN EN MER – Parc de Saint-Brieuc : mise en service fin 2023 2 février 2023

    Lors de la présentation de ses vœux le 25 janvier dernier, la société Ailes Marines (filiale du groupe Iberdrola) en charge du développement, de la construction et de l’exploitation du parc éolien en mer de Saint-Brieuc, a annoncé sa mise en service pour fin décembre 2023. Le parc sera constitué de 62 éoliennes Siemens Gamesa Renewable Energy de 8 MW, pour une puissance totale de 496 MW. Les turbines seront réparties sur une surface de 75 km², l’éolienne la plus proche étant située à 16,3  kilomètres des côtes bretonnes. La production d’énergie attendue s’élèvera à 1 850 GWh, soit l’équivalent de la consommation électrique de 835 000 habitants, chauffage compris. La mise en service du parc sera progressive et se fera par tranche, 20 %, 50 % puis 100 % en décembre 2023.

JANVIER 2023

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • ÉOLIEN – Forte progression de l’éolien terrestre en Finlande 26 janvier 2023

    En janvier, l’association de l’éolien finlandais, la Finnish Wind Power Association (FWPA), a publié son rapport statistique 2022, dans lequel elle estime que la production nationale électrique éolienne a augmenté de 41 % en 2022 dans le pays. Cela correspond à 11,5 TWh, soit 14,1 % de la consommation nationale d’électricité (environ 80 TWh). Plus de 2,4 GW d’éoliennes terrestres ont été installés dans le pays l’an dernier, soit presque la moitié de la puissance cumulée en service de 5,7 GW. D’après les projections de la FWPA, l’éolien devrait couvrir 28 % de la consommation domestique en 2028. Sur l’année, le parc national installé a augmenté de 75 %, ce qui correspond à 2 430 MW supplémentaires en un an. Comme la majorité des 437 nouvelles turbines n’ont commencé à produire qu’en fin d’année, nous n’observerons les bénéfices de leur installation qu’en 2023. « Aucune autre industrie n’apporte autant d’euros d’investissements annuels à la Finlande que l’énergie éolienne. L’énergie éolienne apporte également de la vitalité à de nombreuses petites municipalités, qui n’ont pas beaucoup d’autres opportunités d’investissement. En plus des investissements, l’énergie éolienne améliore l’indépendance énergétique de notre pays à un très bon rythme – justement au moment où de nouveaux moyens de production d’électricité abordables sont plus que jamais nécessaires. À l’heure actuelle aucune autre filière ne peut être développée en Finlande aussi rapidement et de manière aussi rentable », déclare Anni Mikkonen, présidente de la FWPA.

  • ÉOLIEN – Une éolienne pour l’Ukraine 26 janvier 2023

    Le producteur français d’énergie renouvelable, Volta, annonce la fin des travaux de remplacement des trois éoliennes par des machines plus performantes sur son parc éolien de Bel-Air situé sur la commune de Plestan, dans les Côtes-d’Armor (Bretagne). Les trois éoliennes de Bel-Air, installées en 2006, ont produit pendant 15 ans quelque 10 GWh annuels, soit l’équivalent de la consommation de 2 000 foyers bretons (4  200 personnes). De marque Nordex, culminant à 125 mètres, leurs rotors, équipés de pales de 90 mètres, balayaient une surface de 6 360 m². Leurs remplaçantes, les turbines danoises Vestas de 3,6 MW, délivreront 55 % de puissance supplémentaire. Dotées de pales de 63 mètres et culminant à 165 mètres, elles balayent une surface doublée : 12 460 m² par éolienne. Volta estime la production à 23 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 4 400 foyers (8 800 personnes). Après révision, les trois éoliennes remplacées auront une deuxième vie. Deux éoliennes seront installées en Turquie durant l’année 2023, pour alimenter des usines de textile. La troisième a pris le chemin de l’Ukraine. Elle est actuellement en cours d’installation à Tchernivtsi dans l’Ouest de l’Ukraine, où elle contribuera à assurer l’approvisionnement électrique dès cet hiver.

  • ÉOLIEN EN MER – Contrat de deux sous-stations pour le groupe Vinci 20 janvier 2023

    Le groupement composé de Dragados Offshore – filiale de Cobra IS (groupe VINCI) – et de Siemens Energy s’est vu attribuer par l’opérateur allemand Amprion Offshore, le contrat de conception-construction-installation de deux sous-stations électriques offshore en Mer du Nord. Baptisées LanWin1 et LanWin3, ces plateformes permettront de convertir le courant alternatif produit par plusieurs parcs éoliens en courant continu haute tension, qui sera lui-même acheminé vers des stations terrestres, situées dans un rayon de 400 kilomètres, pour y être à nouveau converti en courant alternatif afin d’être distribué vers les consommateurs. Dotées d’une capacité unitaire de transformation et de transport d’électricité de 2 GW, soit 4 GW au total, ces plateformes seront parmi les premières d’une telle capacité à être développées en Europe du Nord. Leur mise en service est prévue en 2029 pour la première et 2030 pour la seconde. Ce chantier représentera plus de 2 000 emplois jusqu’à son achèvement.

  • ÉOLIEN – L’éolien en Allemagne en 2022 20 janvier 2023

    L’an dernier, 2,4 GW d’éolien terrestre ont été mis en service en Allemagne, soit 25 % de plus que l’année précédente. En prenant en compte les éoliennes démantelées, la puissance nette raccordée est de 2,1 GW. La capacité globale en service dans le pays s’établit désormais à 58,1 GW. Toutefois, pour atteindre les objectifs du gouvernement, soit 10 GW installés par an à partir de 2025 afin de parvenir à 115 GW en 2030, le rythme de construction des parcs éoliens terrestres va devoir accélérer Outre-Rhin. Ainsi, le parlement allemand a adopté durant l’année 2022 une série de simplifications administratives, tandis que le volume d’appels d’offres a été relevé en 2023 à 12,84 GW, conformément à la nouvelle loi énergies renouvelables. « 2023 peut devenir l’année d’un nouveau départ pour l’éolien », se réjouit Hermann Albers, président de l’association fédérale de l’éolien (Bundesverband WindEnergie, BWE). L’association pronostique de 2,7 à 3,2 GW raccordés cette année. L’éolien en mer a pour sa part connu une reprise modeste en 2022 avec 342 MW nouvellement installés, amenant à 8,1 GW sa capacité cumulée. Pour atteindre l’objectif de 30 GW en service en 2030, BWE réclame au gouvernement un soutien plus fort à l’industrie allemande de l’éolien offshore.

  • ÉOLIEN EN MER – Des navires-drones pour l’inspection des fonds marins 12 janvier 2023

    Dans le cadre de l’exploitation d’un parc éolien en mer, il est nécessaire d’étudier périodiquement les fonds marins autour des fondations des turbines afin de surveiller les changements de profondeur d’enfouissement des câbles et l’action de creusement des eaux. Pour ce type de missions, l’énergéticien suédois Vattenfall utilise désormais des navires de surface sans équipage. Nettement plus petits que les embarcations traditionnellement utilisées pour ces opérations, ces navires de 4,5 mètres de long sont des drones flottants contrôlés par un opérateur à terre. Ils permettraient de réduire la consommation de carburant jusqu’à 90 % pour ce type d’opération, par rapport à des embarcations classiques. Ce service est fourni par la société d’acquisition de données océaniques Xocean, qui utilise ce type d’équipements depuis 2019. L’entreprise suédoise a fait travailler ces navires en 2022 pour effectuer les relevés d’inspection des sites Horns Rev 1, Horns Rev 3 et Krieger’s Flak au Danemark ainsi que ceux de Lillgrund en Suède et de Thanet au Royaume-Uni.

  • ÉOLIEN EN MER – 18 MW, qui dit mieux !? 12 janvier 2023

    En matière de technologie éolienne plus qu’ailleurs, les records sont faits pour être battus. Alors que Vestas venait d’annoncer la production des premiers kWh de sa turbine V236 (15 MW – voir Actu du 6 janvier 2023), et que le fabricant MingYang proposait sur le marché un modèle à 16 MW, l’entreprise chinoise CSSC Haizhuang repousse plus loin les limites avec une éolienne de 18 MW. La machine a des dimensions de titan avec notamment un rotor de 260 mètres de diamètre, capable de balayer une surface de près de 52 000 m², soit l’équivalent de sept terrains de football. CSSC Haizhuang indique que chaque unité de ce nouveau modèle, baptisé H260-18, pourrait générer 74 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de 40 000 foyers. Soucieuse d’éviter tout ralentissement dans la chaîne d’approvisionnement, le constructeur chinois précise que 80 % des composants de la turbine proviennent de filières internes du groupe, y compris les principaux composants tels que les pales, la boîte de vitesses et le générateur.

  • ÉOLIEN – L’éolienne de Vestas de 15 MW a produit ses premiers kWh 6 janvier 2023

    Présenté comme l’éolienne la plus puissante au monde – le prototype offshore Vestas V236-15.0 MW – vient de produire ses premiers kWh. La prochaine étape est désormais une batterie de tests et de vérifications approfondies avant le lancement d’une production en série. La turbine V236-15.0 MW dispose d’un rotor au diamètre impressionnant de 236 mètres qui lui permettra de balayer, à chaque rotation, une surface de 43 743  mètres carrés. Avec une hauteur de mât de 280 mètres, c’est également la plus haute éolienne du monde. Les pales (d’une longueur de 115,5 mètres chacune) ont été fabriquées dans l’usine Vestas de Nakskov, au Danemark, tandis que le prototype de la nacelle a été développé et assemblé sur le site du port de Lindø à Odense, également au Danemark. Les performances annoncées pour un tel géant sont à l’avenant puisqu’une seule éolienne de ce type pourra produire 80 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 20 000 foyers européens moyens et permet d’économiser plus de 38 000 tonnes de dioxyde de carbone. L’implantation des premières V236-15.0 MW sur un parc commercial devrait se faire début 2024 autour du développement du parc éolien danois de Frederikshavn. Le modèle a également été sélectionné pour équiper le parc éolien offshore Atlantic Shores du New Jersey, aux États-Unis, ainsi que pour les projets Empire Wind 1 et Empire Wind 2 de New York.

  • ÉOLIEN EN MER – Feu vert pour le parc de Dieppe-Le Tréport 6 janvier 2023

    Mercredi 28  décembre, le Conseil d’État a rendu sa décision concernant l’installation du parc éolien en mer de Dieppe-Le Tréport. La plus haute juridiction a rejeté les deux recours formulés par les associations de protection de l’environnement et les communes environnantes et donné son feu vert pour l’installation de 62 éoliennes en mer (496 MW). Pour le Conseil d’État, « l’ensemble des mesures prévues [sont] suffisantes pour garantir le maintien, dans un état de conservation favorable, des populations des espèces concernées dans leur aire de répartition naturelle ». Il rappelle en outre que le projet permettra de couvrir environ 8 % de la consommation électrique de la région Normandie et 4 % de la région Hauts-de-France, et qu’il participe ainsi de manière déterminante à l’atteinte des objectifs internationaux, européens et nationaux concernant les énergies renouvelables. Le projet répond à une raison impérative d’intérêt public majeur. Le début des travaux de construction du futur site est prévu courant 2024.

DéCEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • ÉOLIEN EN MER – Une coopération en Mer du Nord 22 décembre 2022

    Le Royaume-Uni vient de signer un protocole d’accord avec les membres de la North Seas Energy Cooperation (NSEC) et la Commission européenne. L’objet du NSEC est de faciliter le développement coordonné des parcs éoliens en mer du Nord, en mer d’Irlande et en mer Celtique. Les pays doivent coordonner la manière dont ils développent leurs parcs éoliens en mer, collaborer sur les connexions aux réseaux électriques ainsi que les impacts sur la biodiversité. Afin de renforcer la sécurité énergétique et garantir une électricité abordable aux particuliers et aux entreprises européennes, les pays de l’Union européenne ambitionnent 110 GW d’éolien offshore d’ici 2030, dont 76 GW en mer du Nord. De son côté, le Royaume-Uni vise un parc de 50 GW à cet horizon. Au sein de ces programmes, la mer du Nord fera office de centrale électrique renouvelable puisque la zone devrait recevoir l’essentiel de toutes les installations au cours des cinq prochaines années. En 2050, les pays de la NSEC ambitionnent d’atteindre une capacité en service de 260 GW, soit 85 % des 300 GW visés par l’Union européenne. Il était donc important que les britanniques renouent leur collaboration avec le NSEC trois ans après l’avoir quitté suite à l’entrée en vigueur du Brexit.

  • ÉOLIEN EN MER – Une alliance pour l’appel d’offres Centre Manche II 22 décembre 2022

    L’alliance composée de Vattenfall, Skyborn Renewables et la Banque des Territoires vient d’annoncer sa candidature à la préqualification pour le projet de parc éolien en mer « Centre Manche II » (AO8) qui a été lancée par l’État le 17 octobre dernier. D’une puissance de 1 500 MW et situé dans une zone au large de Barfleur, dans la Manche, ce projet est localisé à proximité du premier projet « Centre Manche » (AO4), pour lequel l’alliance a soumissionné une offre en novembre 2022, parmi d’autres candidats. Le lauréat de cet appel d’offres sera désigné début 2023 par le gouvernement. Le dialogue concurrentiel entre les différents candidats de Centre Manche II sera pour sa part mené en 2023 et le lauréat de l’appel d’offres désigné début 2024. Ces deux projets, qui devraient être mis en service respectivement en 2030 et 2031, approvisionneront l’équivalent de 4,5 millions d’habitants en électricité d’origine renouvelable.

  • ÉOLIEN – Espèces protégées : avis du Conseil d’État 16 décembre 2022

    Le 9 décembre, le Conseil d’État a rendu son avis concernant les conditions et la méthode de demande et d’octroi de la dérogation à l’interdiction d’atteinte aux espèces protégées. De nombreux projets de parcs éoliens étaient en attente de cette décision. La loi protège en effet de façon stricte les espèces protégées, mais les développeurs de parc éoliens, entre autres, peuvent être obligés de demander une dérogation si le projet constitue un risque potentiel pour une espèce protégée présente sur le site. En parallèle, cette dérogation impose aux développeurs de mettre en place des mesures compensatoires permettant de favoriser ces espèces en dehors des sites éoliens. L’avis publié précise les conditions imposant de déposer une demande de dérogation et les conditions de sa délivrance. Il répond à une question de la cour administrative de Douai, qui cherchait à savoir si la demande de dérogation devait être déposée dès qu’un individu d’une espèce protégée était menacé ou seulement quand une « part significative » d’une espèce protégée l’était. L’avis du Conseil d’État formule deux conditions cumulatives. La dérogation doit être exigée si des spécimens sont présents sur le site et si le risque est suffisamment caractérisé, en regard des mesures d’évitement et de réduction proposées par le développeur. L’avocat Arnaud Gossement s’est livré à une exégèse complète de l’avis.

  • APPEL D’OFFRES – Neoen remporte 180 MW de projets éoliens et solaires 16 décembre 2022

    L’entreprise française Neoen vient de remporter 180 mégawatt (MW) de projets solaires et éoliens lors du dernier appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE). Dans cet ensemble se trouvent deux projets solaires, situées dans la région Grand-Est, d’une puissance cumulée de 42,1 MW. Ces deux futures centrales permettront de valoriser deux sites artificialisés : respectivement une ancienne carrière à Isle-sur-Marne (Marne) et un terrain militaire délaissé à Morhange (Moselle). À cela s’ajoutent neuf projets éoliens, d’une puissance cumulée de 137,8 MW, parmi lesquels se trouve le projet de parc éolien de Vesly dans l’Eure, d’une puissance de 12 MW. Une fois opérationnels, ces 9 parcs éoliens produiront environ 300 GWh par an, soit la consommation de plus de 120 000 personnes en France (chauffage inclus). Ils permettront ainsi de soutenir le réseau électrique en période de forte consommation, notamment l’hiver, période à laquelle les éoliennes produisent le plus.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Un site pilote pour NextFloat 8 décembre 2022

    Le consortium composé de 13 entreprises de huit pays différents, dont Technip Énergies en tant que coordinateur de projet, X1 Wind, Naturgy, 2B Energy, Hellenic Cables, Technical University of Denmark, Hydro, l’École Centrale de Nantes, Schwartz Hautmont, Ocas, Tersan Shipyard, Ocean Ecostructures et Cybernetix annonce le développement d’un système éolien pilote flottant de 6 MW dans le cadre du projet NextFloat. Mis en œuvre par la startup catalane X1 Wind, le projet vise à alléger la plate-forme flottante sur laquelle repose l’éolienne et à remplacer le mât traditionnel par une structure en trépied qui utilise moins d’acier. Ce prototype sera testé mer Méditerranée au large des côtes françaises dans le but de suivre son évolution pour un développement commercial futur. Ce projet est soutenu par l’Union européenne et est financé par le programme Horizon Europe.

  • ÉOLIEN EN MER – Dieppe Le Tréport annonce la liste de ses fournisseurs 8 décembre 2022

    La société Éoliennes en Mer Dieppe Le Tréport (EMDT) a dévoilé le 28  novembre dernier la liste des principaux fournisseurs du parc éolien en mer de Dieppe Le Tréport, composé de 62 éoliennes. Après avoir sélectionné les Chantiers de l’Atlantique pour la construction de la sous-station du parc, EMDT révèle l’identité des autres fournisseurs : Siemens Gamesa Renewable Energy pour la fabrication des éoliennes   ; Jan de Nul Group pour le transport et l’installation  des éoliennes ; Navantia Seanergies pour les fondation jackets ; le consortium Navantia/Windar pour la fabrication des 62 fondations jackets des éoliennes et DEME se chargera du transport et de l’installation des fondations jackets, de la sous-station  et des câbles. RTE a démarré cet été les travaux préalables de raccordement électrique terrestre du parc qui prévoit d’alimenter près de 850 000 personnes par an en électricité verte à partir de 2026.

  • ÉOLIEN EN MER – Partenariat entre Engie et Google 1 décembre 2022

    Engie et Google viennent d’annoncer un contrat d’achat d’électricité (corporate PPA) pour une capacité de 100 MW et une durée de 12 ans à partir d’une production éolienne offshore. L’énergie sera fournie par le parc éolien en mer de Moray West qui devrait être mis en service d’ici trois ans au large des côtes écossaises et dont la capacité de production sera proche des 900 MW. Ce site fait partie des projets en développement d’Ocean Winds, une joint-venture dédiée à l’éolien offshore détenue à parts égales entre EDPR et Engie. Pour Google, ce contrat entre dans sa stratégie de décarbonation de son activité d’ici à fin 2030. Grâce à l’énergie du site écossais la branche britannique de Google fonctionnera à partir d’une énergie décarbonée à 90 %.

  • ÉOLIEN EN MER – Premier parc offshore français en service 1 décembre 2022

    Le 23 novembre dernier, EDF Renouvelables a annoncé la mise en service complète du parc éolien en mer de Saint-Nazaire pour une puissance installée de 480 MW, dont la production sera équivalente à la consommation électrique annuelle de 700 000 personnes. Le parc est composé de 80 éoliennes situées entre 12 et 20 kilomètres des côtes et le chantier, démarré il y a trois ans, a mobilisé 2 300 personnes dont 1 200 en Pays-de-la-Loire. Les 80 nacelles et la sous-station de transformation électrique ont été fabriquées à Saint-Nazaire, respectivement dans les usines de GE Renewable Energy et des Chantiers de l’Atlantique. Pour les 25 années à venir, une centaine de personnes assureront l’exploitation et la maintenance du parc depuis la base de maintenance de La Turballe, en Loire-Atlantique.

NOVEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • ÉOLIEN EN MER – Nouvelle station de stockage pour l’offshore britannique 24 novembre 2022

    Le développeur de projet d’énergie renouvelable Harmony Energy a mis en service une station de stockage électrique par batteries de 196 MWh à Pillswood, près de Hull dans la région du Yorkshire (Angleterre). Elle est raccordée à la sous-station électrique Creyke Beck, celle à laquelle seront également raccordées les futures tranches A et B du parc éolien en mer du Dogger Bank, de 1,2  GW chacune. La première tranche doit être mise en service dès l’été 2023. La fonction de cette station de stockage est de permettre au réseau électrique national d’optimiser l’injection d’électricité éolienne et par conséquent de réduire la dépendance aux combustibles fossiles. Pour le directeur de Harmony Energy, Peter Kavangh : « les systèmes de stockage par batteries sont essentiels pour libérer le potentiel des énergies renouvelables au Royaume-Uni, et j’espère que ce projet mettra en valeur le Yorkshire en tant que leader en termes d’énergies vertes ».

  • ÉOLIEN – Repowering : premier parc rénové dans la Somme 24 novembre 2022

    Installées en 2005, les six éoliennes du parc de Bougainville dans la Somme viennent d’être totalement démantelées pour être remplacées par six turbines Vestas de dernière génération. Cette opération a permis d’augmenter la puissance du parc de 12 à 18 MW sans emprise supplémentaire foncière. La production d’électricité augmentera ainsi de plus de 50 %. Ce repowering mené par Boralex, qui exploite le parc depuis 2018, est le premier du genre dans le département. Outre le gain de puissance, le renouvellement de ce parc profite à l’économie circulaire puisque les éoliennes démantelées vont être acheminées vers la filière recyclage afin de bénéficier d’une seconde vie sur le marché de l’occasion européen. Les matériaux (béton et acier) retirés des fondations seront également envoyés vers leurs filières de recyclage respectives pour être revalorisés dans le secteur du BTP. « Entre l’influence positive sur l’environnement, les avancées technologiques permettant une plus grande production, la pérennisation des engagements avec des territoires accoutumés à l’éolien et la rapidité de déploiement, le renouvellement de parcs éoliens est une réponse concrète à la volonté affichée par le gouvernement français d’accélérer la production d’énergies renouvelables », commente Nicolas Wolff, premier vice-président et directeur général, Europe de Boralex.

  • ÉOLIEN EN MER – Neuf pays rejoignent l’Alliance mondiale pour l’éolien en mer 17 novembre 2022

    À l’occasion de la COP27 sur le climat en Égypte, neuf pays ont annoncé avoir rejoint l’Alliance mondiale pour l’éolien en mer (Gowa). L’Allemagne, la Belgique, la Colombie, les États-Unis, l’Irlande, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni intègrent ainsi cette alliance initiée conjointement par l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena), le Danemark et l’association mondiale des professionnels du secteur (Global Wind Energy Council). Leur objectif est de lever les barrières au développement de cette énergie afin de la développer « à grande échelle, en peu de temps et à un prix compétitif ». L’Irena et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estiment, en effet, que les capacités éoliennes en mer devront dépasser les 2 000 GW en 2050, contre seulement un peu plus de 60 GW aujourd’hui, pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C et atteindre la neutralité carbone. L’alliance ambitionne de contribuer à cet objectif avec une capacité totale installée d’au moins 380 GW d’ici 2030.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Hywind Tampen entre en service 17 novembre 2022

    La première éolienne flottante du site de Hywind Tampen est entrée en service début novembre. Situé à 140 kilomètres des côtes norvégiennes, ce site sera le plus grand parc éolien flottant au monde avec une puissance de 88 MW. Il comportera au total 11 éoliennes de 8 à 8,6 MW chacune, fixées sur des flotteurs de type “spar” (en forme de crayon immergé). Développé par Equinor, une société norvégienne du secteur de l’industrie pétrolière et gazière, le parc devrait voir la mise en service de six éoliennes supplémentaires d’ici la fin de l’année, les quatre dernières étant attendues pour 2023. Le site de Hywind Tampen participera à la transition énergétique de la Norvège, mais sa production d’électricité alimentera des plateformes gazières et pétrolières Snorre et Gullfaks opérant en mer du nord norvégienne. Le parc couvrira 35 % de leurs besoins d’électricité, réduisant de 200 000 tonnes par an les émissions de CO2 des plateformes.

  • ÉOLIEN – Un parc de 500 MW dans le golfe de Suez 10 novembre 2022

    Le consortium Red Sea Wind Energy, formé par Engie, le japonais Eurus Energy, l’entreprise égyptienne Orascom Construction et l’investisseur nippon Toyota Tsusho Corporation, a posé le 31 octobre la première pierre du parc éolien de 500 MW, situé à Ras Ghareb, en Égypte, sur les rives du Golfe de Suez. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministère égyptien de l’Électricité et de l’énergie renouvelable. Les travaux devraient durer 30 mois et l’électricité produite sera vendue à l’entreprise publique Egyptian Electricity Transmission Company (EETC) dans le cadre d’un contrat d’achat d’électricité d’une durée de 20 ans. Il sera en mesure d’alimenter l’équivalent de 800 000 foyers égyptiens. Un premier parc de 262,5 MW avait déjà été inauguré fin 2019 à proximité par Red Sea Wind Energy.

  • ÉOLIEN EN MER – Eolink passe en phase d’essai 10 novembre 2022

    L’Ademe vient d’accorder une aide financière de 14,9 millions d’euros dans le cadre du Programme « France 2030 » pour soutenir l’installation de l’éolienne flottante Eolink sur le site d’essai en mer du SEM-REV en Loire-Atlantique. Le projet, qui associe Eolink, Valorem ainsi que l’École Centrale de Nantes, porte sur le développement d’une éolienne flottante innovante, où la turbine est juchée en haut d’une structure quadripode et non en haut d’un mât comme les éoliennes actuelles. Cette conception devrait permettre de diminuer le coût de l’électricité grâce notamment à la réduction de 30 % de la masse d’acier du flotteur, estime Eolink. Le démonstrateur sera mis en service courant 2024 sur le site d’essai au large du Croisic. D’une puissance de 5 MW, l’éolienne subviendra à la consommation électrique annuelle de 7 000 habitants. Eolink est concepteur et coordinateur du projet, les Chantiers de l’Atlantique contribuent à la fabrication du flotteur en acier, tandis que Valorem est en charge de l’assemblage turbine-flotteur et de la maintenance de l’éolienne durant son exploitation. Selon Alain Morry, directeur commercial d’Eolink, « Les éoliennes flottantes pourraient subvenir à 50 % des besoins électriques de la France en couvrant seulement 3 % de notre espace maritime. Les éoliennes flottantes tirent profit du vent stable en mer et peuvent être installées loin des côtes. L’enjeu de cette technologie est d’offrir un coût de l’énergie acceptable dans la décennie à venir. Le projet 5 MW est une étape importante pour le développement de notre entreprise, il nous permettra de proposer une solution compétitive pour les fermes commerciales, notamment sur les projets Bretagne Sud et Méditerranée. »

  • ÉOLIEN – Nouveau parc éolien dans la Vienne 4 novembre 2022

    Arkolia Énergies et EDF Renouvelables ont inauguré, le 20 octobre dernier, le parc éolien du Vent de la Javigne situé dans le département de la Vienne (Nouvelle-Aquitaine). Le parc de 15 MW est composé de 5 éoliennes et produit équivalent de la consommation électrique annuelle de 15 000 habitants, soit plus de la moitié de la Communauté de communes du Civraisien en Poitou. Une attention particulière a été portée à la préservation de la biodiversité sur la zone : 1,5 hectare de terrain a été ensemencé avec des plantes dites mellifères, attractives pour les abeilles. Des mesures ont également été mises en place pendant la moisson et la fauche, en bonne coordination avec les exploitants agricoles locaux, afin que les oiseaux puissent venir sur la parcelle se nourrir.

  • ÉOLIEN – L’éolien tiraillé entre le gouvernement et le Sénat 4 novembre 2022

    Le gouvernement et la majorité Les Républicains (LR) du Sénat peinent à s’accorder concernant l’éolien terrestre. La chambre haute a proposé un amendement qui donnerait un « droit de veto » des maires en amont des projets d’implantation d’éoliennes terrestres, y compris pour les maires des communes limitrophes. Les sénateurs proposent de conditionner l’autorisation environnementale à l’accord de toutes les communes concernées par le projet. Un tel droit de veto accordé aux maires irait à l’encontre de la volonté du gouvernement d’accélérer le développement des énergies renouvelables. Ce texte adopté par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat propose un système à double détente qui donnerait la possibilité aux élus locaux de « faire évoluer » le projet en amont puis dans un second temps de valider ou non l’implantation. La ministre de la Transition énergétique s’étonne sur France Inter le mercredi 2 novembre « qu’avant même d’avoir regardé l’impact économique, l’impact sur la biodiversité et sur les paysages, on permettrait à des maires qui n’accueillent pas de projet de donner leur avis. » Selon la ministre, ce droit de veto n’est pas demandé par les maires eux-mêmes. Elle rappelle au contraire les enjeux de souveraineté énergétique du pays et la nécessité d’accélérer le développement de toutes les énergies renouvelables.

OCTOBRE 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • ÉOLIEN EN MER – Un partenariat pour 5,2 GW supplémentaires au Danemark 28 octobre 2022

    Ørsted a annoncé le 25 octobre un partenariat avec Copenhagen Infrastructure Partner (CIP) pour le développement de 5,2 GW d’éoliennes en mer au Danemark. Le développeur et le fonds d’investissement joignent ainsi leurs forces (avec une participation de 50 % chacun) pour développer quatre projets : Vikinge Banke (1,1 GW) et Jyske Banke Nord à l’ouest de la péninsule du Jutland, et Bornholm Bassin Syd (1,5 GW) et Bornholm Bassin Øst (1,5 GW) à l’est en mer Baltique. Ces projets seront développés sous le nouveau système « open-door » danois. Ce dernier donne l’initiative au développeur pour proposer son projet (avec une description minimale) qui doit ensuite obtenir une licence pour effectuer des investigations supplémentaires. « Nous sommes fiers de présenter notre proposition avec Ørsted pour garantir la fourniture d’énergie au Danemark, ce qui n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui. Si nous réussissons à mener à bien ces projets, nous assurerons également l’électricité renouvelable nécessaire à l’industrie danoise pour booster le Power-to-X », assure Torsten Lodberg Smed, associé chez CIP.

  • BORNE DE RECHARGE RENOUVELABLE – Recharge à l’électricité éolienne 28 octobre 2022

    Kallista Energy, la start-up qui présentait son projet de station de recharge pour véhicules électriques alimentées par l’éolien il y a plus de 2 ans, a inauguré fin septembre sa station pilote en présence de ses partenaires ABB E-mobility et Seine Normandie Agglomération. Située le long de l’A13, elle accueille quatre points de charge. Les bornes ABB Terra 360 peuvent proposer jusqu’à 360 kW, permettant de recharger 100  kilomètres d’autonomie en 3 minutes, d’après l’entreprise. Cette station pilote permettra d’étudier la possibilité d’un déploiement de 90 autres stations très haute puissance à partir de 2023 dont la majorité sera directement raccordée à des éoliennes (lire le hors-série « La mobilité électrique renouvelable » d’avril 2021 du Journal des énergies renouvelables). « La borne ABB Terra 360 réunit plusieurs qualités que nous voulons mettre au service de nos clients, à savoir la puissance, la simplicité d’usage et l’évolutivité notamment avec les 4 points de charge par borne. À cela viendra s’ajouter une plus grande compétitivité du prix de la recharge quand nous lancerons nos stations raccordées à des éoliennes », explique Johann Tardy, directeur général de Kallista Energy.

  • ÉOLIEN OFFSHORE FLOTTANT – Choix du transporteur des éoliennes flottantes du Golfe du Lion 20 octobre 2022

    Eiffage Métal a confié à Maersk Supply Service (filiale de l’armateur danois Maersk) le transport et l’installation de trois éoliennes de 10 MW sur le parc éolien flottant pilote EFGL (Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion) en Méditerranée. L’étendue des travaux comprend l’ingénierie, le transport, la livraison sur site et l’installation en mer des éoliennes, ainsi que l’approvisionnement et l’installation des systèmes d’amarrage. Le futur parc de EFGL est situé à à 16 kilomètres au large de Leucate dans le Parc Naturel Marin du Golfe du Lion. Les co-développeurs sont Ocean Winds (coentreprise EDPR/Engie) et La Banque des Territoires avec pour projet d’alimenter en électricité 50 000 foyers et entreprises. Les trois turbines seront installées sur des unités WindFloat semi-submersibles conçues par Principle Power. Les opérations devraient avoir lieu au quatrième trimestre 2023.

  • ÉOLIEN OFFSHORE FLOTTANT – Un premier parc flottant sans subvention ? 20 octobre 2022

    Le développeur d’énergies renouvelables allemand BayWa r.e. vient officiellement de demander les droits exclusifs d’exploitation d’une aire marine au large des côtes de Viana do Castelo au Portugal pour un projet, qui, selon la société, sera le premier parc éolien flottant sans subvention au monde. L’entreprise prévoit de développer un site offshore flottant qui comptera 30 turbines et développera jusqu’à 600 MW de puissance totale. Le modèle d’affaires de BayWa r.e. sur le site de Viana do Castelo ne repose que sur la vente de l’électricité du futur parc au travers d’un contrat d’achat d’électricité (PPA). Le directeur technique de l’énergie éolienne en mer de BayWa au Portugal, Ricardo Rocha, a déclaré au journal portugais Público : « Dès que nous aurons le droit d’exploitation, nous commencerons à investir dans le projet rapidement, car notre objectif est de commencer la construction en 2025 pour une mise en service en 2028. » Ce projet représenterait un investissement de 2,5 milliards d’euros, a-t-il ajouté. Au-delà du seul parc de Viana do Castelo, BayWa r.e. entend mobiliser les infrastructures locales pour la création d’une chaîne d’activité tournée vers le segment de l’éolien en mer au Portugal.

  • ÉOLIEN – Nouveau parc éolien dans le Beaujolais 14 octobre 2022

    Le 29 septembre dernier, EDF Renouvelables a inauguré le parc éolien de Beaujolais Vert, situé sur la commune de Valsonne dans le département du Rhône pour une puissance de 12 MW. Composé de 4 éoliennes, le parc a été développé en étroite collaboration avec la commune de Valsonne et la Communauté de Communes de l’Ouest Rhodanien depuis 2014, la construction du parc a été lancée en 2019, mobilisant majoritairement des entreprises locales. Les habitants du département et des départements limitrophes ont été invités à investir dans le projet à travers une plateforme de financement participatif en 2017. Les 150 000 € récoltés ont été collectés à hauteur de 87 % auprès des habitants de la Communauté de l’Ouest Rhodanien. Dans un souci de préservation de la biodiversité, l’impact sur le boisement a également été réduit au maximum avec 2,5 hectares défrichés puis replantés dès la fin du chantier. Le parc fournira l’équivalent de la consommation électrique annuelle d’environ 13 000 habitants, soit un quart de la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien.

  • ÉOLIEN EN MER – Parc éolien de Noirmoutier : les commandes sont passées 14 octobre 2022

    Un an après le lancement des appels d’offres pour ses fournisseurs de rang 1, le parc éolien en Mer des îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) vient d’annoncer la sélection pour les lots majeurs du futur chantier. Les différents éléments des 62 éoliennes de 8 MW chacune seront fabriqués (pales) et assemblés (nacelles et génératrices) dans la nouvelle usine de Siemens Gamesa au Havre. Les fondations de type monopieux, les pièces de transition seront fabriquées par Eiffage Metal dans ses usines belges de Smulders tandis que la partie basse des monopieux sera réalisée par le groupe chinois Dajin dans ses usines de Penglai, en Chine. La sous-station électrique sera construite par les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire. Concernant le câblage, un contrat a été signé avec la société française Louis Dreyfus TravOcean pour l’installation des câbles sous-marins, reliant les éoliennes à la sous-station électrique, et celle de leur protection. Les câbles sous-marins, seront fabriqués par le groupe Prysmian dans les usines de Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne). La mise en service progressive du parc, qui à terme développera une puissance de 496 MW, est prévue courant 2025.

  • ÉOLIEN – Un parc citoyen dans les Côtes-d’Armor 7 octobre 2022

    Le parc éolien du Clos-Neuf, situé sur les communes d’Illifaut et de Merdrignac dans le département des Côtes-d’Armor, a été inauguré le 16  septembre dernier. Le parc, d’une puissance de 12 MW, est composé de quatre éoliennes pour une production annuelle estimée à 26 GWh soit l’équivalent de la consommation électrique de 14 000 habitants. Il a pour actionnaire la société Clos Neuf Éolien Citoyen, la Banque des Territoires, le groupe breton Quénéa et le producteur indépendant d’énergie renouvelable BayWa r.e. Sur un investissement total de 22  millions d’euros, un million d’euros a été investi soit directement par des citoyens actionnaires (500 000 €), soit sous forme de financement participatif (500 000 €). Les actionnaires citoyens disposent ainsi d’un accès à la gouvernance du parc éolien et bénéficieront des retombées économiques du projet en proportion de leurs investissements, sur l’ensemble de la durée de vie du parc.

  • ÉOLIEN – Une filière en retard sur ses objectifs 7 octobre 2022

    Mardi 4 octobre, France énergie éolienne (FEE) a présenté son Observatoire éolien 2022. Ce moment est l’occasion de revenir sur les principaux agrégats économiques et énergétiques du secteur mais également de passer quelques messages forts quant à la situation de l’éolien en France. Côté chiffres clés, le secteur représentait fin 2021  9 000 éoliennes installées sur le territoire pour une puissance totale de 19 GW et une production électrique de 36,8 TWh, soit 7,7 % de la consommation électrique du pays. C’est également la première filière renouvelable en termes d’emplois avec 25 500 emplois directs recensés, un chiffre en progression de 12,8 % par rapport à 2020. Autre donnée importante, la somme reversée à l’État dans le cadre du dispositif de complément de rémunération s’est élevée à 8 milliards d’euros en 2021  pour les filières éolienne et photovoltaïque. Une manne importante qui contribue directement au financement du bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement pour faire face à l’envolée des prix des énergies. Du côté des messages, la FEE rappelle ce que toutes les études nationales ou internationales ont démontré, à savoir que l’éolien, terrestre et en mer, est une filière indispensable pour décarboner le mix énergétique. Aussi, l’association insiste sur le retard pris par rapport aux objectifs fixés par la Programmation pluriannuelle de l’énergie car en 2021 seuls 1 191 mégawatts supplémentaires ont été raccordés, soit la moitié de ce qui aurait été nécessaire pour rester sur la trajectoire des 24 GW en service fin 2023. Au total, France énergie éolienne estime le manque à gagner (sur les recettes perçues par l’État) dû au non-respect des objectifs de la PPE à 600 millions d’euros en 2021.

SEPTEMBRE 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • ÉOLIEN – Parc éolien dans le Maine-et-Loire 30 septembre 2022

    CNR (Compagnie Nationale du Rhône) et l’exploitant français éolien, energieTEAM, ont inauguré le 14 septembre dernier le parc éolien du Haut-Segréen situé sur la commune de Segré-en-Anjou-Bleu dans le département du Maine-et-Loire. Ce parc éolien mis en service en août 2020, est composé de 3 éoliennes Vestas V100, d’une hauteur en bout de pale de 150 mètres, qui produisent 15 millions de KWh par an, l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 7 000  habitants, soit près du tiers de la population de Segré-en-Anjou-Bleu, et permettent d’éviter l’émission de 4 400 tonnes de CO2 par an.

  • HYDROGÈNE RENOUVELABLE – Un nouveau pas vers une production d’hydrogène vert pour Lhyfe 30 septembre 2022

    Jeudi 22 septembre, la start-up nantaise Lhyfe a franchi une nouvelle étape dans le cadre de son projet Sealhyfe avec l’inauguration à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) du premier démonstrateur de production d’hydrogène renouvelable en mer. Le dispositif est constitué d’une barge flottante houlomotrice (réalisée par GEPS Techno) couplée à une unité de désalinisation d’eau de mer de Lhyfe et un électrolyseur de 1 MW de type PEM (membrane à échange de protons) fourni par l’américain Plug Power. Intégrée par Eiffage énergie systèmes, l’unité pilote produit déjà de l’hydrogène bas carbone à partir d’eau de mer mais utilise pour cela le courant du réseau électrique. L’électrolyseur est, en effet, toujours à quai et ce pour une période test de 6 mois. Au printemps 2023, le démonstrateur sera déployé à 20 km au large du Croisic, sur le site d’essais du SEM-REV de Centrale Nantes, pour une campagne de 12  mois, durant laquelle le système sera alimenté par l’éolienne flottante Floatgen de BW Ideol.

  • ÉOLIEN – Power to X : production d’hydrogène et de chaleur au Danemark 22 septembre 2022

    Au premier semestre 2023, l’entreprise danoise European Energy, spécialiste des projets d’énergie renouvelable, mettra en service une unité de production d’hydrogène vert sur le port d’Esbjerg, situé à l’est du pays. Les électrolyseurs seront alimentés « directement » par le parc éolien de Måde, situé aux portes de la ville d’Esbjerg. L’hydrogène servira aux usages portuaires et maritimes, ainsi qu’à des clients industriels. La chaleur produite par les électrolyseurs alimentera le réseau de chaleur de la ville. Elle permettra de couvrir les besoins de 200 foyers. European Energy ne précise pas la puissance des électrolyseurs mais annonce déjà de futures extensions. « L’usine est également une usine de démonstration et fournira de précieuses connaissances à l’industrie sur la façon de mettre en œuvre le couplage sectoriel lorsque des usines encore plus grandes devront être construites », a déclaré Rene Alcaraz Frederiksen, responsable de l’économie et de l’optimisation des projets Power-to -X, de European Energy.

  • ÉOLIEN – Réparation de pale sur site 22 septembre 2022

    La société danoise CNC a développé un procédé pour réparer sur site les pieds de pale d’éolienne. Avec le temps, des microfissures peuvent en effet se former à la base des pales, connectée au rotor, qui peuvent endommager leur structure voire mener à la casse pure et simple d’une pale. La réparation impliquant un retour en usine, long, logistiquement compliqué et coûteux, le plus simple était généralement de remplacer la vieille pale par une nouvelle. CNC propose au contraire de démonter la pale sur place, et grâce à une unité mobile de forer les cavités usagées et d’y fixer de nouvelles pièces de connexion au rotor. La réparation sur place permettrait ainsi d’étendre la durée de vie des éoliennes existantes. Le service de CNC devrait être disponible à partir de l’automne 2022, pour toutes les tailles de pales, assure l’entreprise.

  • ÉOLIEN – Les préfets rappelés à l’ordre 22 septembre 2022

    Dans une circulaire datée du 16 septembre, le gouvernement demande aux préfets de « mettre en place toutes les actions requises » afin d’accélérer le déploiement des énergies renouvelables sur le territoire et en particulier l’éolien terrestre. Cette circulaire signée par les ministres de la Transition écologique, de la Transition énergétique, de l’Industrie et de l’Intérieur, indique que les dossiers en cours d’instruction représentent « près de 10 GW de projets photovoltaïques et éoliens et environ 5 TWh de capacités de gaz renouvelables ». Pour le gouvernement, il s’agit de « faire en sorte qu’aucune instruction n’excède 24 mois, sauf situation très exceptionnelle ». En ce qui concerne l’éolien, la circulaire met en avant «  un objectif de 18 mois entre la date de dépôt d’un projet de renouvellement ou d’augmentation de puissance de parcs éoliens existants, et sa mise en œuvre ».

  • ÉOLIEN EN MER – Nouveau parc sans subvention en Allemagne 16 septembre 2022

    En Allemagne, moins d’une semaine après la clôture du dernier appel d’offres éolien en mer, l’Agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur) a annoncé l’heureux lauréat le 7 septembre dernier. L’entreprise RWE Renewables Offshore HoldCo Four GmbH se voit ainsi attribuer un parc de 980 MW en Mer du Nord au prix de 0 c€ par kWh. Le candidat s’est montré en effet assez confiant pour estimer pouvoir vendre l’électricité du futur parc sur le marché ou via des contrats de gré à gré. Le parc doit entrer en service en 2027, précise l’agence. Pour cela, la zone concernée avait au préalable été étudiée (faune, flore, sol marin, etc.) par l’Office fédéral de la navigation maritime et de l’hydrographie (BSH). Les coûts des études préliminaires sont imputés au soumissionnaire retenu.

  • ÉOLIEN EN MER – Seatwirl : le démonstrateur de 1 MW prend forme 16 septembre 2022

    Le projet d’éolienne flottante innovante S2x de l’entreprise suédoise Seatwirl connaît de nouveaux développements. S2x est le démonstrateur d’1 MW d’une éolienne flottante à axe vertical, à trois pales. C’est justement du côté des futures pales qu’une étape importante a été validée début septembre avec l’achèvement des tests de pré-production menés auprès du spécialiste suédois des matériaux composites Elitkomposit. Les essais menés sur une section témoin de deux mètres, mais issus du véritable moule qui sera utilisé lors de la production industrielle, ont été fructueux. Ils ont notamment permis de mieux prévenir la formation de poches d’air dans la structure des pales et de préconiser que les lames soient recouvertes d’un treillis de cuivre afin de mieux prévenir les dégâts de la foudre. La production des véritables pales, longues de 40  mètres, devrait débuter à l’automne. La seconde avancée concerne la construction de la S2x pour laquelle un partenariat a été signé avec le norvégien Westcon Yards, spécialiste de l’industrie maritime et offshore. Pour l’instant, l’accord se limite à une lettre d’intention mais un contrat devrait être prochainement conclu pour le montage et l’acheminement du prototype sur un site d’essai localisé en Norvège et pour lequel Seatwirl a obtenu une concession de cinq ans de la part de la Direction norvégienne des voies navigables et de l’énergie. Le site de démonstration de l’éolienne flottante S2x est situé à environ 700  mètres de la côte dans des profondeurs d’eau allant jusqu’à 130 mètres. Parmi les avantages de la conception à axe vertical figure le fait que le générateur se situe à la base du mât, et non en hauteur comme les éoliennes classiques, ce qui devrait notamment faciliter la maintenance.

  • ÉOLIEN – La Suisse teste un couplage éolien-solaire 9 septembre 2022

    Le centre de compétences immobilières du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, armasuisse Immobilier, a déposé un permis de construire pour l’installation d’une éolienne hybride. Des « pétales » solaires photovoltaïques bifaces, seront en effet fixés à la base du mât de l’éolienne, de façon à former une  « Fleur des vents » comme la nomme la société. Ce dispositif hybride devrait être testé dans l’espace alpin de la zone « La Stadera » (district de la Surselva, canton des Grisons – Suisse). Le rendement attendu pour la partie éolienne est d’environ 27 MWh/an et d’environ 35  MWh/an pour la partie photovoltaïque. Le dispositif devrait pouvoir passer en mode test à l’automne 2023 et l’analyse des résultats est attendue pour le 4e trimestre 2024. Ces données détermineront si le projet d’aménagement final de neuf installations hybrides sera mis en œuvre.

  • ÉOLIEN EN MER – Le parc de Saint-Nazaire est au complet 9 septembre 2022

    Les 80 éoliennes du parc éolien en mer Saint-Nazaire ont toutes été installées, annonce la société Parc du Banc de Guérande, propriétaire du projet. Le raccordement des éoliennes se poursuit mais la mise en service de l’intégralité du parc doit être effective d’ici la fin de l’année. L’électricité produite par le parc fournira l’équivalent de 20 % de la consommation du département de la Loire-Atlantique.

  • ÉOLIEN EN MER – Le plus grand parc éolien offshore au monde 9 septembre 2022

    Développé par la société Ørsted et localisé à 90 kilomètres au large des côtes du Yorkshire, au Royaume-Uni, le site de Hornsea 2 développe une capacité totale de 1,3 GW et peut ainsi générer suffisamment d’électricité pour alimenter environ 1,4 million de foyers, ce qui correspond à la taille de Manchester. Avec le premier parc de la zone, Hornsea 1 de 1,2 GW, ils sont capables d’alimenter 2,5 millions de foyers. Chacune des 165  turbines de Hornsea 2 mesure environ 200 m de haut à partir du niveau de la mer jusqu’au sommet des pales qui mesurent, quant à elles, 81 m de long. Une seule rotation prend six secondes et fournit suffisamment d’énergie pour alimenter une maison pendant une journée. Le futur parc d’Hornsea 3, également attribué à Ørsted en juillet dernier, comptera 2,85 GW supplémentaires, de quoi fournir l’électricité à 3,2 millions de foyers britanniques. Le Royaume-Uni vise 50 GW de capacité en mer d’ici 2030. Il y a dix ans, les énergies renouvelables ne représentaient que 11 % du mix énergétique du Royaume-Uni. En 2021, il était de 40 %, l’éolien offshore étant la composante la plus importante.

  • ÉOLIEN EN MER – L’éolien flottant se concrétise en Méditerranée 1 septembre 2022

    Début août, le gouvernement a annoncé une nouvelle étape pour les deux futurs parcs éoliens flottants de 250 MW en Méditerranée avec la sélection de 13 candidats qui participeront à la phase de dialogue concurrentiel. Un résultat qu’Anne-Catherine de Tourtier, présidente de l’association France énergie éolienne (FEE), qualifie de « nombre record de candidats, preuve de l’attractivité du territoire français, de l’engagement des collectivités territoriales et du leadership français en la matière ». Chaque société va désormais s’atteler à l’élaboration d’un projet de cahier des charges avec les services de l’État. Une fois cette période de dialogue concurrentiel achevée, le gouvernement choisira un ou deux lauréats à l’automne 2023. Le projet débouchera à terme sur la construction de deux parcs éoliens flottants de 250 mégawatts (MW) chacun dans le golfe du Lion : l’un au large de Port-la-Nouvelle (Aude) et l’autre près de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Il est également prévu que chaque parc puisse éventuellement bénéficier d’une extension de 500 MW supplémentaires. Leur mise en service est fixée pour 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – Des pales recyclables pour le parc du Calvados 1 septembre 2022

    Le gestionnaire du parc éolien en mer du Calvados annonce la commande de pales recyclables baptisées RecyclableBlade, développées par Siemens Gamesa et qui seront installées sur dix éoliennes du futur parc. Fabriquée à partir d’une combinaison de matériaux coulés ensemble avec de la résine, le modèle RecyclableBlade permet de séparer efficacement la résine des autres composants à la fin de vie de la pale, pour une réutilisation des matériaux dans de nombreuses applications (industrie automobile, aéronautique, ferroviaire…). Le site sera le premier parc français à être équipé de ces pales recyclables innovantes. D’une capacité de 450 MW, le parc sera composé de 64 éoliennes localisées à plus de 10 kilomètres des côtes du Bessin. En construction depuis 2021, sa mise en service est prévue à l’horizon 2024. Il produira l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 630 000 personnes, soit plus de 90 % des habitants du Calvados.

JUILLET 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • ÉOLIEN – Éolien et photovoltaïque rapportent 15 milliards à l’État 22 juillet 2022

    Selon la délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) du 13 juillet relative à l’évaluation des charges de services publics de l’énergie (CSPE), l’éolien et le photovoltaïque devraient rapporter 15,45 milliards d’euros à l’État sur les exercices 2022 et 2023, dont 10,44 milliards pour l’éolien seul, relève France Énergie Éolienne (FEE). Ce phénomène s’explique par le système de complément de rémunération. Ce dernier prévoit que l’État complète la rémunération des exploitants quand le prix de marché est inférieur au tarif accordé aux projets renouvelables. À l’inverse, quand le prix de marché est supérieur au tarif d’achat convenu pour l’électricité renouvelable, les exploitants reversent le trop-perçu à l’État. FEE avait estimé en avril dernier le bénéfice pour l’État à 14,4  milliards, ce qui est proche du chiffre révélé aujourd’hui par la CRE. D’après cette association des professionnels de l’éolien, ce mécanisme montre qu’il peut être un amortisseur aux crises de l’énergie. Sa présidente, Anne-Catherine de Tourtier, remarque en outre que « La France rallume ses centrales à charbon alors que dans le même temps 4,7  GW de projets éoliens et 3 GW de projets solaires sont actuellement bloqués en instruction. »

  • ÉOLIEN – WPD s’engage pour protéger les pollinisateurs 22 juillet 2022

    Le développeur éolien WPD et Noé, association de protection de la biodiversité, ont conclu un partenariat pour la protection des pollinisateurs. Il s’inscrit dans un contexte où la science nous montre un déclin exceptionnel des populations de pollinisateurs sauvages en France. D’après le directeur général délégué de WPD, Guillaume Wendling, ce partenariat part du constat que « Les énergies renouvelables et la protection de la biodiversité partagent un combat commun : lutter contre le changement climatique, et ses effets qui affectent tant la biodiversité. Pour cela, la transition énergétique ne peut se faire que dans le respect de la biodiversité. »Divisé en deux volets, le partenariat vise à restaurer des milieux favorables aux pollinisateurs, à améliorer les connaissances scientifiques sur les insectes et sensibiliser le grand public. Le premier volet est un accompagnement de WPD par Noé dans ses actions en faveur de la biodiversité. Le second consistera à partir de l’été 2022 à effectuer un protocole d’échantillonnage des pollinisateurs sur les jachères fleuries situées sur les parcelles des parcs de WPD dans le but de mesurer l’efficacité de la mise en place de ces jachères pour les pollinisateurs sauvages.

  • ÉOLIEN – VSB inaugure 9 MW en Loire-Atlantique 13 juillet 2022

    Le développeur et exploitant renouvelable VSB énergies nouvelles, filiale du groupe VSB, vient d’inaugurer un nouveau parc éolien sur la commune de Rougé, en Loire-Atlantique. Il comporte trois éoliennes Nordex N117 de 150 m pour une puissance totale de 9 MW. La production estimée est de 19,6 GWh par an, soit 5 630 tonnes de CO2 évitées. Le projet est né en 2014 grâce au partenariat avec la ville de Rougé. « Les éoliennes sont désormais incontournables dans notre paysage », affirme Jean-Michel Duclos, maire de la ville. «  Leur fonction première est la production d’électricité. D’ailleurs, le développement des parcs éoliens sur notre communauté de communes conduit à estimer que l’équivalent des 100 % de la consommation de notre territoire sera atteint dès 2022. Nos consommations domestiques, le développement économique, les moyens de la mobilité, individuels ou collectifs, nécessitent toujours plus d’électricité. Cette transition (…) est rendue encore plus nécessaire par la crise ukrainienne et les tensions sur les marchés des produits énergétiques. Chaque territoire doit contribuer à cet effort collectif. Chaque territoire doit s’appuyer sur les ressources qu’il peut mobiliser. Nos ressources sont simples à identifier, c’est l’éolien ou le solaire, exactement ce que la transition exige. » Le parc de Rougé vient s’ajouter aux parcs voisins de Soulvache (20 MWh par an) et aux centrales photovoltaïques de La Marne et Tougas. VSB énergies nouvelles exploite 34,3 MW en Loire-Atlantique.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Un parc de 2,85 GW pour Ørsted 13 juillet 2022

    Ørsted annonce avoir remporté l’appel d’offres de l’État britannique pour la construction du futur parc éolien éolien en mer Hornsea 3 avec complément de rémunération sur 15 ans. D’une capacité de 2,85 GW il s’agira du plus grand parc jamais construit, de quoi alimenter en électricité l’équivalent de 3,2 millions de foyers britanniques. Il se situera à 160 km au large des côtes du Yorkshire et pourrait entrer en service dès 2027. Le projet a été attribué à un prix de 37,35 livres par MWh, indexé sur l’inflation, soit un prix près de trois fois moins élevé que l’électricité produite par la future centrale nucléaire d’Hinkley Point, en construction dans le Somerset. Ørsted entend prendre la décision finale d’investissement au cours des 18 prochains mois, voire même d’ici fin 2022. Avec les parcs Hornsea 1 et 2, l’ensemble de la zone devrait représenter 5 GW. D’après les porteurs du projet, Hornsea 3 pourrait contribuer à créer 5 000 emplois pendant la phase de construction puis 1 200 emplois permanents durant son exploitation.

  • ÉOLIEN EN MER – 2021, une année « record » pour l’éolien offshore dans le monde 7 juillet 2022

    En marge de la conférence mondiale sur les océans organisée la semaine dernière à Lisbonne par l’ONU, le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC) a publié son Global Offshore Wind Report. Cette étude annuelle pose le bilan du développement de l’éolien en mer dans le monde et qualifie l’année 2021 « d’année record ». En effet, le secteur a enregistré le raccordement de 21,1 gigawatts (GW) de nouvelles capacités, un chiffre trois fois supérieur à celui de 2020. Cette progression a permis d’atteindre une capacité de 56 GW pour l’ensemble des parcs offshore installés sur la planète. Comme déjà annoncé en avril dernier dans le baromètre EurObserv’ER, c’est la Chine qui se taille la part du lion, avec à elle seule 80 % des nouvelles installations. Le pays, qui bénéficie d’une croissance époustouflante dans ce domaine, occupe la première place du point de vue des nouveaux parcs pour la quatrième année consécutive. En dehors de l’Asie, l’Europe est la seule autre région du monde avec de nouvelles installations raccordées l’an dernier. Arrive en tête le Royaume-Uni (plus de 2,3 GW), suivi par le Danemark (605 MW) et les Pays-Bas (392 MW). Fort de cette croissance, le GWEC a relevé ses prévisions et attend désormais 316 GW de capacités nouvelles sur la décennie (2022-2031), portant le total installé à 370  GW fin 2031. Toutefois, ces prévisions sont inférieures à l’objectif de 380 GW d’ici 2030 fixés par les professionnels en collaboration avec l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena).

  • ÉOLIEN – Grâce aux agriculteurs locaux, RWE inaugure un nouveau parc 7 juillet 2022

    Après le site de Martinpuich (Pas-de-Calais) au printemps dernier (14,7  MW), RWE vient d’inaugurer son deuxième site éolien dans les Hauts-de-France et son troisième sur le plan national. Situé sur la commune de Thieux (Oise), le parc des Hauts Bouleaux va développer une capacité totale de 18 MW répartie sur six éoliennes. Lors de l’inauguration, Joseph Fonio, président de RWE Renouvelables France et exploitant du nouveau site, a tenu à saluer tout particulièrement les agriculteurs locaux à qui le projet doit une fière chandelle. En effet, si le site a pu être livré dans les temps, c’est notamment grâce à l’aide de plusieurs agriculteurs qui ont aidé à l’automne dernier les équipes de construction à assécher le terrain avec des pompes et des camions-citernes. Le chantier avait été inondé à la suite de pluies torrentielles et les travaux étaient alors à l’arrêt. L’intervention a permis de finaliser le raccordement des six éoliennes au réseau électrique. RWE construit actuellement quatre autres parcs éoliens terrestres en France : l’extension du parc éolien de l’Epine Marie-Madeleine (22,8 MW), Moulin à Vent (6 MW), Montagne d’Huilly (15  MW) et Les Nouvions (43,6 MW), ce qui portera la capacité totale en exploitation à près de 150 MW à fin 2022.

JUIN 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • ÉOLIEN EN MER – Westwood projette 15 GW d’éolien flottant d’ici 2030 30 juin 2022

    Le cabinet de conseils et d’expertise anglais Westwood Global Energy Group (Westwood) vient d’annoncer que sur les 121 GW de projets éoliens en mer flottants actuellement en cours de développement dans le monde, près de 15 GW devraient être mis en service d’ici 2030. Cette projection a été réalisée à partir du logiciel d’intelligence WindLogix, créé par Westwood, qui dispose d’une base de données quasi exhaustive dans le domaine de l’éolien offshore. Dans cet ensemble, l’Europe se taille la part du lion puisqu’elle héberge 66 % des projets actuellement en cours de développement dans le monde et 61 % des sites attendus pour 2030  devraient se situer dans cette zone du monde. Plus précisément, c’est le Royaume-Uni qui se révèle être le plus actif avec 32 GW de projets éoliens flottants en développement. Autre aspect intéressant pointé par Westwood, les nombreuses passerelles entre les technologies initialement élaborées pour des plate-formes d’extraction de gaz ou de pétrole et le secteur de l’éolien flottant. Les compétences pétrolières et gazières sont, pour une bonne part, transférables aux technologies renouvelables offshore telles que les structures semi-submersibles, les barges, les plates-formes à jambes tendues ou les bouées à espar. Il en va de même pour les techniques utilisées dans l’exploitation, la maintenance et la réparation des plate-formes. Ces rapprochements technologiques sont également un moyen pour l’industrie éolienne de recruter de la main-d’œuvre déjà qualifiée et opérationnelle. Le Royaume-Uni a d’ailleurs déjà bien identifié ce point puisqu’il prévoit de lancer au troisième trimestre 2023 un passeport numérique tout particulièrement tourné vers une main-d’œuvre ayant une expérience dans l’exploitation du pétrole et du gaz en mer et qui souhaite s’orienter vers l’éolien en mer.

  • ÉOLIEN EN MER – Récifs artificiels au secours des cabillauds 30 juin 2022

    L’énergéticien danois Ørsted et la branche danoise du Fonds mondial pour la nature (WWF Danemark) viennent d’immerger douze structures de récifs artificiels, imprimées en 3D, près des turbines du parc éolien offshore d’Anholt dans le Kattegat (mer du nord). Le but est d’aider l’écosystème marin de la zone à mieux se réguler notamment afin de faire face à une surpêche qui a entraîné un appauvrissement des stocks de cabillaud au cours des 20 dernières années. La morue étant un prédateur important, elle se nourrit d’autres espèces et contribue grandement au maintien de l’équilibre de l’écosystème marin. Lorsque le nombre de morues diminue, l’abondance de leurs proies, comme le crabe vert, augmente. En conséquence, les herbiers marins déclinent car les crabes mangent à la fois leurs graines ainsi que de nombreux escargots qui empêchent la prolifération d’algues nocives aux herbiers. Ce phénomène crée donc un effet domino négatif entraînant l’épuisement en oxygène des fonds et une accélération de la diminution des espèces. L’idée de ces récifs artificiels est venue de l’observation des impacts positifs entraînés par les récifs qui avait été immergés il y a une dizaine d’années, lors de la construction du parc d’Anholt. L’objectif est de recréer des zones propices à la reproduction des cabillauds afin d’inverser la courbe d’évolution des stocks. Les récifs artificiels testés, qui serviront de refuges aux jeunes, sont constitués pour 70 % de sable et pour 30 % de ciment pouzzolanique issu notamment de cendres volcaniques. Ces matériaux sont donc naturels et ne seront pas nocifs pour le milieu environnant, même si certaines parties des récifs devaient s’éroder avec le temps.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Projet d’hydrogène produit en mer 23 juin 2022

    Le producteur d’énergie Vattenfall a reçu une substantielle aide à l’innovation de la part du gouvernement britannique. Le fonds Net Zero Innovation Portfolio Low Carbon Hydrogen Supply 2 a en effet octroyé un soutien de 10,8 millions d’euros au projet Hydrogen Turbine 1 (HT1) développé par le groupe suédois. Ce projet pilote vise à intégrer une unité complète de production d’hydrogène à l’intérieur d’une éolienne offshore. Le site, d’une puissance de 8 MW, va être implanté dans la baie d’Aberdeen au large de l’Écosse et devra être capable de produire suffisamment d’hydrogène pour permettre à un bus de parcourir 24 000  kilomètres. L’hydrogène sera acheminé ensuite vers le rivage au port d’Aberdeen. L’objectif est d’avoir une technologie qui puisse être reproductible à grande échelle afin de pouvoir se combiner aux parcs éoliens offshore en développement ou en activité. La mise en production de l’hydrogène devrait commencer courant 2025.

  • ÉOLIEN – Sondage : les Français voient l’éolien d’un bon œil 23 juin 2022

    Le 15 juin, à l’occasion de la journée européenne du vent et de l’éolien, le groupe espagnol Iberdrola a publié les résultats d’un sondage commandé à l’institut de sondage IFOP sur la perception qu’ont les français du contexte énergétique actuel et sur leurs attentes vis à vis de l’éolien. C’est sans surprise que dans un marché de l’énergie marqué par des hausses de prix le thème de la souveraineté énergétique du pays apparaît comme « tout à fait prioritaire » pour 73 % des sondés. Interrogés plus spécifiquement sur le sujet de l’énergie éolienne, un peu plus de la moitié des répondants (54 %) déclarent avoir un bon a priori sur la filière éolienne, un chiffre qui monte à 60 % dans le cas de personnes vivant à proximité d’un parc en fonctionnement. En revanche, ils sont 53 % à déclarer se sentir plutôt mal (44 %) ou très mal informés (9 %) sur les réalités économiques et énergétiques de la filière. Ainsi, 77 % des sondés se jugent mal ou plutôt mal informés concernant la façon dont les éoliennes sont démantelées et recyclées, 72  % sur la façon dont elles sont produites ou encore 68 % sur l’impact de la filière éolienne sur l’économie nationale. Cependant, malgré cette méconnaissance, un Français sur deux estime que la France est en retard par rapport à d’autres grands pays européens concernant le développement de l’éolien. Enfin, questionnés sur l’énergie perçue comme idéale pour l’avenir, les Français évoquent en premier le besoin d’avoir une énergie 100 % renouvelable (52 %), puis peu coûteuse (51 %) et enfin made in France (47 %). « Ce sondage apporte un véritable éclairage sur la nécessité d’accompagner au plus près le développement des projets éoliens pour favoriser leur acceptation. En tant qu’acteur clé de ce secteur, Iberdrola a à cœur d’améliorer la compréhension du public sur l’éolien, qui apporte une réponse aux enjeux énergétiques et climatiques auxquels nous faisons face. En effet, sans l’éolien et sans le développement massif des énergies renouvelables en général, nous ne pourrons pas atteindre les objectifs de transition écologique et d’indépendance énergétique », commente Emmanuel Rollin, directeur offshore Iberdrola Renouvelables France.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Un parc de 20 MW dans le Grand-Est 16 juin 2022

    L’opérateur italien ERG annonce la mise en service du parc “Les Bouchats” situé dans la Région Grand-Est pour une capacité totale de production de 20 MW. Il est composé de neuf turbines Vestas V 110 d’une puissance de 2,2 MW chacune pour une capacité de production annuelle d’environ 52 GWh. Cette capacité de production énergétique permettra d’éviter l’émission d’environ 25 000 tonnes de CO2 chaque année. Le parc bénéficiera d’un tarif d’achat (un complément de rémunération) pendant 20 ans à compter de sa mise en service. À cette occasion, ERG a signé un accord de partenariat avec Volterres, fournisseur innovant d’électricité verte, afin de proposer une offre énergétique à des prix compétitifs à près de 200 riverains proches du parc.

  • ÉOLIEN EN MER – Des “murs” d’éoliennes en mer 16 juin 2022

    Le norvégien Wind Catching Systems AS (WCS) développe un concept d’éoliennes flottantes en mer, qui rompt totalement avec les modèles actuels. Un “Wind Catcher” (capteur de vent) consiste en une structure rectangulaire haute comme la tour Eiffel et dotée de 117 mini-éoliennes de 1 MW chacune. Selon l’entreprise, ce design permettrait de capturer plus efficacement le vent, de continuer à produire même par vent fort, quand les éoliennes actuelles se mettent en sécurité dès que les vents dépassent des vitesses de 11 à 12 mètres par seconde et ainsi de produire bien plus d’énergie. Cinq de ces unités seraient capables de produire autant que 25 éoliennes classiques. Une seule produirait cinq fois plus qu’une éolienne de 15 MW. Bien qu’en rupture avec les développements actuels de l’industrie offshore, ce concept semble toutefois susciter l’intérêt des investisseurs. En effet, le norvégien a annoncé le 10 juin dernier l’achèvement d’un cycle d’investissement de série A de dix millions de dollars en capital risque. Un investissement de série A est le nom généralement donné au premier cycle de financement par capital risque d’une entreprise. Cette opération devrait déboucher sur une valorisation de WCS à hauteur de 30 millions de dollars. Ces fonds nouvellement levés seront utilisés pour financer le développement et la commercialisation des technologies de WCS qui a également signé un accord de partenariat stratégique avec la société North Energy couvrant des actions de développement technologique, l’exécution de projets et de lobbying.

  • ÉOLIEN – Un faible impact sur le prix de l’immobilier 9 juin 2022

    À l’occasion de la 23e édition des Assises Européennes de la Transition Énergétique, l’Ademe a rendu publique une étude portant sur l’évaluation de l’impact du développement de l’éolien sur les prix de l’immobilier à proximité des parcs. Ce travail s’est basé sur une analyse statistique des historiques de vente des biens immobiliers couplée à une enquête de terrain. Les conclusions mettent en avant un impact marginal de la présence d’un parc éolien sur le prix de l’immobilier puisqu’il n’y aurait eu aucun effet dans 90 % des cas et seuls 10 % des biens vendus auraient observé un très faible impact. Toutefois, les résultats sont partiels car l’Ademe reconnaît avoir été confrontée à un manque d’information portant plus spécifiquement sur le marché immobilier des biens distants de 500 à 2 000 mètres des turbines, soit ceux situés au plus près des parcs. L’Agence regrette notamment le trop faible retour d’information provenant des agences immobilières. L’Ademe indique ainsi des pistes pour peaufiner les résultats de cette étude, notamment le fait d’explorer de nouvelles méthodes d’analyse quantitative ou mener des enquêtes de terrain à réaliser à moins de 5 km d’une éolienne pour mieux qualifier la perception des riverains.

  • ÉOLIEN EN MER – Les fondations arrivent sur zone à Saint-Brieuc 9 juin 2022

    Ailes Marines et le groupe espagnol Navantia Seanergies ont annoncé le 3  juin dernier le chargement sur barges des quatre premières fondations jackets qui viendront soutenir les éoliennes de 8 MW Siemens Gamesa (SG 8.0-167 DD) du parc éolien de la baie de Saint-Brieuc. Ce dernier en comptera au total 62 lorsqu’il sera achevé. L’opération d’embarquement des fondations a été réalisée sur le site de Navantia Seanergies à Fene, en Galice (Espagne). Ces fondations en forme de trépied de 1 150 tonnes et d’une hauteur de 75 mètres ont été installées sur la barge “Sarens Caroline” de la société Van Oord qui procédera à leur installation cet été au large de Saint-Brieuc. Les composants des 62 fondations jackets ont été pour partie construits et assemblés à Fene et sur le polder de Brest par la société Navantia Windar. Sur le site de Brest, 250 emplois ont été mobilisés sur deux ans pour leur réalisation.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Un nouveau parc éolien dans les Vosges 3 juin 2022

    Le groupe Neoen a inauguré le 24 mai dernier, le parc du Pays entre Madon et Moselle situé dans le département des Vosges et qui est son plus grand parc sur le sol français. D’une puissance de 39,6 MW, le site constitué de 18 éoliennes Vestas V110 (2,2 MW) produira l’équivalent de la consommation électrique de 37 400 habitants, chauffage inclus et permettra d’éviter l’émission de près de 28 500 tonnes de CO2 par an. Le parc éolien contribuera également à l’emploi et à l’insertion professionnelle dans la région avec l’entretien des abords et l’aménagement du parc qui ont été confiés à l’association socio-économique et socio-éducative La Bouée, située à Mirecourt (Vosges) et spécialisée dans la réinsertion de personnes éloignées de l’emploi.

  • ÉOLIEN EN MER – Acciona entre au capital d’Eolink 3 juin 2022

    La filiale énergétique du groupe de BTP espagnol Acciona a annoncé le 30  mai être entrée à hauteur de 24 % au capital d’Eolink et devenant ainsi son actionnaire principal. Créée en 2015 et basée à Plouzané (Finistère), Eolink développe un concept innovant d’éolienne flottante où une structure quadripieds remplace le classique mât unique supportant l’éolienne. Cette nouvelle technologie propose un système d’ancrage qui laisse l’ensemble de la structure s’orienter face au vent, et non la nacelle seule comme pour les éoliennes classiques. Cette conception présenterait l’avantage de réduire les contraintes mécaniques sur les machines et d’allonger leur durée de vie. L’entreprise travaille sur une première éolienne flottante pré-commerciale de 5 mégawatts (MW) qui devrait être installée sur le site de test Sem-Rev au large du Croisic en 2023. Réalisée à partir d’une structure légère, le concept d’Eolink vise à mettre sur le marché des équipements à un prix avantageux. L’an passé, à l’occasion de l’annonce de sa coopération avec le néerlandais Kranendonk, spécialiste notamment de l’automatisation dans la construction navale, Eolink avait annoncé viser des éoliennes flottantes pouvant délivrer de l’énergie à un coût de 35 €/MWh. Le business plan d’Eolink est tout particulièrement orienté vers les marchés espagnol et portugais de l’éolien en mer flottant. Ces deux pays disposent en effet de plateaux côtiers profonds pour lesquels la technologie d’Eolink est particulièrement bien adaptée.

MAI 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • ÉOLIEN TERRESTRE – Nouveau modèle d’éolienne Nordex 25 mai 2022

    Neuf mois après le lancement de la version à 6 mégawatts (MW) de son modèle Delta400, le constructeur d’éoliennes allemand Nordex SE vient d’annoncer l’installation des premières unités de son nouveau modèle N163/6.X sur les sites de Zeebiestocht et Olsterwind dans la province néerlandaise de Flevoland (Pays-Bas). Plutôt adaptée aux conditions de vent moyen et léger, la N163/6.X développera une puissance de 6 MW grâce à des pales d’une longueur de 80 mètres pour une zone balayée de 20 867  mètres carrés. Certaines options incluent différentes hauteurs de rotor allant jusqu’à 164 mètres. Il existe également une version pour climat froid avec système antigivre avancé pour les pales. Alors que la production en série est prévue pour début 2023, plusieurs commandes ont déjà été passées, dont une pour le parc éolien finlandais Pjelax-Bole-Kristinestad Norr de 380 MW.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Provence Grand Large sur de bons rails 25 mai 2022

    EDF Renouvelables et Enbridge Éolien France 2 ont fait état le 17 mai de l’avancement de leur projet-pilote d’éolien en mer flottant, Provence Grand Large, qui doit être installé au large de Port-Saint-Louis-du-Rhône (Bouches-du-Rhône). Soutenu par l’Union européenne (programmes Ner 300 et Feder) ainsi que par le Programme d’investissements d’avenir (PIA) géré par l’Agence de la transition écologique (Ademe), Provence Grand Large serait le premier projet éolien en mer flottant de France en construction, selon le communiqué. Le projet repose sur un système innovant de flotteurs à lignes d’ancrage tendues, développé par SBM Offshore et IFP Énergies Nouvelles. Installées à 17 km des côtes, les trois éoliennes en mer flottantes de 8,4 MW chacune, soit 25,2 MW au total, produiront l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 45 000 habitants. Le projet a franchi plusieurs étapes importantes ces derniers mois. Lancé en fin d’année 2020, le chantier d’assemblage des flotteurs situé sur le site Eiffage Métal de Fos-sur-Mer se poursuit, mobilisant actuellement une centaine de personnes dans la zone portuaire. Parallèlement, les travaux de raccordement terrestre préalables à la pose des câbles électriques sont en cours de finalisation. Les accords de financement du projet entre le consortium et ses partenaires financiers ont été sécurisés en novembre 2021 pour un coût total d’investissement du projet d’environ 300 millions d’euros. La mise en service est prévue courant 2023.

  • ÉOLIEN EN MER – Deux contrats pour Eiffage en Allemagne 20 mai 2022

    Smulders, la filiale belge d’Eiffage Métal, a été choisie par le spécialiste danois de l’éolien, Ørsted, pour la fabrication des structures secondaires en acier des fondations monopieux de deux parcs éoliens offshore, situés en Allemagne. Il s’agit de 23 éoliennes et de la sous-station offshore pour le parc offshore Gode Wind 3 (mise en service en 2025) ainsi que de celles des fondations des 83 éoliennes du parc offshore Borkum Riffgrund 3 (mise en service en 2025), tout deux situés en mer du Nord. Smulders fournira notamment les structures d’accostage, les échelles extérieures, les plateformes internes suspendues et les cages d’anode servant à la protection contre la corrosion. Ces deux parcs produiront chaque année l’équivalent de la consommation d’environ 1,2 million de foyers allemands.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Nouvelle étape pour l’éolien flottant en Méditerranée 20 mai 2022

    La décision finale d’investissement vient d’être prise pour le projet pilote d’éolien flottant de la société de projet EolMed. Ce projet porté avec Qair, TotalEnergies et BW Ideol devrait être mis en service mi-2024 au large des côtes occitanes de Narbonne (département de l’Aude). Concrètement ce sont 3 éoliennes flottantes de 10 MW chacune qui seront montées sur les flotteurs développés par BW Ideol. De nombreux acteurs publics et privés soutiennent ce projet car il représente beaucoup pour la Région Occitanie qui a pour ambition de devenir la première région européenne à énergie positive en 2050, mais aussi pour l’État français. En effet ce dernier a lancé en mars un appel d’offres pour la construction en Méditerranée de 2 parcs commerciaux de 250 MW chacun, et vise 20 000 emplois créés d’ici 2035. C’est pourquoi le projet pilote d’EolMed est surveillé de près par les acteurs de l’éolien en mer pour qui la Méditerranée représente un potentiel exceptionnel.

  • ÉOLIEN – Recyclage : un accord entre Siemens Gamesa et la start-up Fairmat 13 mai 2022

    La start-up française Fairmat et le groupe industriel éolien Siemens Gamesa viennent d’annoncer un accord de coopération en R&D dans le but de recycler les déchets composites de la fabrication des pales d’éoliennes. Ce partenariat sera basé sur la technologie mise au point par Fairmat qui, en traitant à froid carbone et résine, permet un recyclage des fibres de carbone dans des secteurs tels que l’automobile ou le bâtiment. Le procédé permet également de réduire les coûts énergétiques du recyclage et d’éviter l’émission de 41 kg de CO2 par kg de composite carbone recyclé. Dans le cadre du partenariat, la société française sera chargée de collecter les déchets composites émanant de la fabrication des pales d’éoliennes et de les transporter vers son site de production situé à Bouguenais (44). Ensuite, les deux partenaires étudieront la compatibilité de ces déchets avec le procédé industriel de la start-up française. Fairmat vise une capacité de 5 000 tonnes de matière recyclée par an sur son site de production.

  • ÉOLIEN EN MER – Comment lutter contre la disparition des coraux ? 13 mai 2022

    Le développeur danois Ørsted s’est fixé l’ambition d’aider les coraux à se développer en luttant contre leur blanchiment qui menace la survie des écosystèmes coraliens. Ce phénomène est causé par le réchauffement climatique qui conduit à une augmentation des températures de surface, où vivent les coraux. Ainsi l’entreprise a développé le projet ReCoral (voir la vidéo explicative). Il consiste à profiter des températures plus stables au large, là où sont implantées les éoliennes en mer, pour cultiver des coraux près de la surface, sur les fondations. Depuis 2020  divers spécialistes de biologie marine et de coraux ont étudié la faisabilité du projet. C’est en 2021 que l’équipe a, pour la première fois, réussi à faire pousser des coraux sur des structures de test installées à quai. Et en juin 2022 de nouveaux essais auront lieu sur les sites des parcs éoliens en mer du Grand Changhua à Taïwan (900 MW à terme). Si le concept prouve sa pertinence, Ørsted projette de partager les connaissances acquises avec d’autres développeurs portant des projets éoliens offshore dans les eaux tropicales.

  • ÉOLIEN EN MER – Débat public du parc en mer d’Oléron : absence de consensus 6 mai 2022

    Le débat public concernant le futur parc éolien en mer au large de l’Île d’Oléron (entre 500 MW et 2 000 MW), organisé par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), vient de publier son compte-rendu et ses recommandations. Le projet d’Oléron a été l’occasion d’organiser un débat public, particulièrement novateur, avec notamment la participation de quatre youtubers et le développement d’un jeu pédagogique, le “serious game Énergie 2049”. Au total, 15 900 personnes ont participé au débat public d’une manière ou d’une autre. Le bilan du débat établi par la présidente de la CNDP, Chantal Jouanno, conclut à l’absence de consensus sur la zone retenue pour le développement du parc. La CNDP a acquis la conviction que « la condition de faisabilité de ce projet de parc en mer est son glissement plus loin en mer ». Ce projet de parc a soulevé les mêmes débats et reproches que les autres projets en mer, en particulier l’insuffisance d’études environnementales sur les zones identifiées. Si le public adhère à l’objectif de transition énergétique, il questionne le besoin de production électrique supplémentaire, au nom de la sobriété, et réclame une visibilité à long terme sur le déploiement des parcs en mer. La CNDP relève toutefois les efforts de l’État sur ces sujets. Ce dernier a par exemple lancé fin 2019 un programme de recherche pour répondre au déficit de données environnementales. Cependant, la CNDP appelle à une planification à 20 ou 30 ans pour les projets en mer, afin d’offrir de la visibilité aux acteurs locaux sur les différents usages de la mer.

  • ÉOLIEN EN MER – Un premier navire de service conçu et construit en France 6 mai 2022

    Après l’installation de la première éolienne sur le site du parc en mer de Saint-Nazaire début avril, le chantier a connu une nouvelle actualité avec la mise à l’eau d’un premier navire de transfert d’équipage ou CTV pour Crew Transfer Vessel. Destiné à la maintenance du parc, ce navire est le premier d’une commande de deux bâtiments qui avait été passée par GE Renewable Energy à Louis Dreyfus Armateurs et Tidal Transit en décembre 2020. Entièrement conçus et construits en France, ces navires sont l’illustration de la structuration de la filière des énergies marines renouvelables française qui comptent déjà près de 4 900 emplois selon l’Observatoire des énergies de la mer. Les CTV navigueront sous le drapeau français et assureront le transfert des techniciens et de leur matériel entre la côte et le parc éolien pour la maintenance des machines. Ces navires sont équipés de batteries qui leur permettent de fonctionner en mode hybride. Ils sont également dotés d’un foil (une aile spécifique qui, de par sa forme et sa position, contribue à la stabilité et à la vitesse des bateaux) afin de limiter leur consommation de carburant et leur empreinte environnementale. Avec 80 éoliennes GE Haliade 150-6MW, le parc éolien de Saint-Nazaire aura une capacité de 480 MW et fournira un volume d’énergie équivalent à la consommation de 700 000 personnes. Sa mise en service est attendue pour la fin de l’année en cours.

  • ÉOLIEN – Impression 3D de mâts d’éoliennes 2 mai 2022

    L’américain GE Renewable Energy a inauguré le 21 avril dernier à Bergen (Etat de New-York) aux États-Unis un centre de recherche et de développement dédié à l’impression 3D des mâts d’éoliennes. De la taille d’un immeuble de trois étages, cette « imprimante » fabriquée par l’entreprise COBOD est en mesure d’imprimer des pieds d’éoliennes en béton jusqu’à une hauteur de 20 mètres. Elle peut couler plus de 10 tonnes de béton par heure, assure le fabricant. Le but de ces recherches est de mettre au point cette technologie qui permettrait d’imprimer les bases des éoliennes, dont les diamètres sont les plus grands, directement sur leur site d’implantation. Cette méthode réduirait le coût du transport des sections de mât. Les premières mises en application sur le terrain sont attendues d’ici cinq ans. Le projet est subventionné par le Département américain de l’énergie.

  • ÉOLIEN – Pays-Bas, recyclage d’un parc en mer 2 mai 2022

    L’énergéticien Vattenfall a entrepris en avril le démantèlement du parc éolien “Irene Vorrink“, implanté le long du lac de l’Yssel, à l’est d’Amsterdam, à quelques mètres du rivage (nearshore). Afin de résoudre l’épineux problème du recyclage des pales constituées de matériaux composites, le groupe suédois a fait appel à l’entreprise norvégienne Gjenkraft AS, ainsi qu’au consortium européen de recherche CarbonGreen (projet LIFE). Ce dernier a développé durant 3 ans de nouveaux procédés de retraitement des pales. Ces dernières seront ainsi utilisées par Gjenkraft pour produire des fibres recyclées, des huiles et gaz de synthèse, qui entreront dans la fabrication de différents produits : équipements sportifs (skis, snowboards), isolants, structures composites. En outre, l’institut de formation néerlandais ROCvA a réservé deux anciennes pales qui serviront de plateforme de formation aux futurs chargés de maintenance éolien. Les éoliennes sont déjà recyclables à plus de 90 % (fondations en béton, mât et nacelle). L’exploration des voies du recyclage des pales entre dans la stratégie de Vattenfall d’atteindre un taux de 100 % en 2030.

AVRIL 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • ÉOLIEN EN MER – Les fondations favorisent-elles la biodiversité ? 22 avril 2022

    L’énergéticien suédois Vattenfall va étudier les fondations des turbines de son parc Hollandse Kust Zuid (Pays-Bas) pour déterminer si elles peuvent contribuer au développement de la biodiversité marine. Situé entre 18 et 34 km des côtes, cet énorme parc de 1,5 GW couvrira une superficie de 225 km2. Des ouvertures elliptiques mesurant environ 30 cm sur 1 mètre ont été aménagées au-dessus du fond marin et juste sous la surface de l’eau. De cette façon, les fondations des éoliennes offrent la possibilité aux poissons et autres espèces marines d’y entrer et d’en ressortir. Des mesures seront effectuées à l’intérieur des ouvertures et autour des turbines pendant les deux prochaines années. Inédite au niveau mondial, cette étude permettra de connaître l’impact de ces refuges sur la vie marine. L’éolien en mer est l’une des technologies renouvelables les plus amenées à se développer dans les prochaines années. Son impact va par conséquent devenir un sujet majeur, qu’il va falloir maîtriser, comme l’explique Gijs Nijsten; responsable RSE du parc Hollandse Kust Zuid : « Nous cherchons constamment des moyens de minimiser l’impact de nos projets sur l’écosystème marin grâce à l’innovation dans le design de nos turbines ».

  • ÉOLIEN – Quand l’éolien rapporte à l’État 22 avril 2022

    Dans cette période de flambée des prix de l’énergie, le syndicat France Énergie Éolienne (FEE) a une bonne nouvelle à annoncer : le secteur de l’éolien, loin de grever les budgets publics, permet au contraire de générer des économies substantielles ainsi que des recettes nouvelles pour l’État. Ce phénomène est dû aux dispositions des contrats d’achat d’électricité passés avec les producteurs renouvelables. Conçus pour garantir un prix de rémunération fixe aux acteurs de l’éolien qui oscille entre 85 et 90  euros, ces contrats prévoient une compensation financière pour les producteurs lorsque les prix de marché sont inférieurs à ces niveaux cibles et, en retour, un versement à l’État quand les prix sont supérieurs. Or, depuis le début de la crise de l’énergie, les prix de l’électricité s’envolent ! Au cours du premier trimestre 2022, le prix moyen de l’électricité a été de 231 €/MWh contre 108,83 €/MWh en 2021 et une moyenne de 50 €/MWh avant la pandémie de Covid. Ainsi, alors que pour l’année en cours la Commission de régulation avait budgété 1,3  milliard d’euros de soutien à la filière éolienne à travers les contrats d’achat de l’électricité, cette aide sera nulle et se transformera en produit à hauteur 3,7 milliards d’euros, selon FEE. Anne-Catherine de Tourtier, présidente de France Énergie Éolienne analyse « La filière éolienne aura reversé à la fin de l’année en cours 34 % de ce qu’elle a perçu depuis le début du soutien, en 2003. Si les prix restent conformes aux prévisions de la CRE d’ici à 2025, l’équivalent de l’ensemble du soutien public aura été reversé d’ici le dernier trimestre 2024. » Mieux, en combinant les économies sur les charges du service public de l’électricité et les montants reversés à l’État par l’éolien et le photovoltaïque, ce sont pas moins de 14,4 milliards d’euros qui reviennent dans les caisses de l’État. L’État a-t-il déjà réalisé un meilleur investissement énergétique ?

  • ÉOLIEN EN MER – Repsol et Ørsted s’associent pour l’éolien flottant en Espagne 14 avril 2022

    Ørsted, entreprise danoise spécialisée dans l’éolien offshore et l’énergéticien espagnol Repsol ont signé un accord pour le développement conjoint de projets éoliens flottants en Espagne. Pour Repsol, ce partenariat s’inscrit dans la démarche de décarbonation de son portefeuille, qui vise 20 GW de capacités renouvelables installées en 2030. Les deux entreprises souhaitent ainsi participer à l’objectif espagnol de développement de l’éolien flottant, visant 3 GW d’ici 2030. Le directeur exécutif de Repsol, João Costeira, rappelle que son entreprise est « déjà un partenaire expérimenté pour Ørsted grâce à son implication dans le projet Windfloat Atlantic au large du Portugal ».

  • ÉOLIEN EN MER – Hydrogène d’origine éolienne en Suède 14 avril 2022

    Lhyfe, spécialiste français de la production d’hydrogène renouvelable, et wpd Offshore AB, filiale suédoise du développeur allemand de sites éoliens terrestres ou en mer, ont annoncé le 8 avril dernier avoir conclu un protocole d’accord pour réaliser conjointement une unité de production d’hydrogène à proximité du futur parc éolien en mer suédois de Storgrundet de 1 026 MW, situé sur la localité de Söderhamn, à 280 km au nord de Stockholm. Cette unité, d’une capacité de 600 MW, utilisera l’énergie issue du parc éolien pour produire jusqu’à 240 tonnes d’hydrogène par jour. Ce projet se situe dans une zone du pays où plusieurs autres opérations relatives à l’hydrogène se développent pour des usages dans l’industrie ou dans les transports. Cette opération est cependant planifiée sur le long terme puisque le parc éolien de Storgrundet, développé par wpd Offshore AB, est actuellement dans sa phase d’obtention des permis et devrait être raccordé au réseau en 2030. La construction de l’unité de production d’hydrogène, quant à elle, devrait débuter courant 2025.

  • ÉOLIEN EN MER – Une première éolienne offshore en France ! 14 avril 2022

    La première éolienne en mer de France a été installée au sein du parc offshore de Saint-Nazaire en vue d’une mise en service début mai, constatait mardi 12 avril l’Agence france presse (AFP) sur Twitter. Il s’agit de la première machine du premier parc éolien en mer commercial français. Jusqu’ici, seul le démonstrateur d’éolien flottant Floatgen, installé en 2018, était raccordé au réseau, sur le site d’essai SEM-REV de l’École centrale de Nantes. Le parc de Saint-Nazaire sera composé de 80 éoliennes de 6 MW chacune, pour une puissance totale de 480 MW, et doit être achevé fin 2022. Lire le dossier du Journal de l’éolien « Éolien, pilier du futur mix électrique. »

  • ÉOLIEN EN MER – Occitanie : éoliennes Flottantes du Golfe du Lion choisit Vestas 8 avril 2022

    Le constructeur Vestas vient de se voir confirmer une commande de trois turbines V164 pour équiper le futur parc éolien flottant Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion (EFGL). Composé de trois éoliennes d’une puissance unitaire de 10 MW, ce site pilote totalisera une puissance de 30 MW. Le projet EFGL est porté par Ocean Winds, un joint-venture formé en 2019 par EDP Renewables (EDPR) et Engie. La commande porte à la fois sur la fourniture des machines, mais également leur transport, leur installation ainsi que sur leur maintenance pendant une durée de 18 ans. Les éoliennes V164 seront installées sur des flotteurs semi-submersibles en acier conçus par la société Principle Power et construits par Eiffage. Elles seront ensuite remorquées depuis Port-la-Nouvelle jusqu’à leur localisation définitive située à plus de 16 kilomètres au large de la zone de Leucate-Le Barcarès en mer Méditerranée, à des profondeurs d’eau de 65 à 80  mètres.

  • ÉOLIEN – 11,3 GW raccordés en Europe en 2021 8 avril 2022

    Le baromètre EurObserv’ER 2022 de l’éolien en Europe est disponible. En 2021, le secteur a installé 11,3  GW de puissance supplémentaire sur terre et en mer. Bien qu’en progression par rapport à l’activité 2020, le rythme de développement est toujours beaucoup trop lent pour atteindre les objectifs que l’Union européenne s’est fixés. Avec 0,6 GW mis en service, les installations terrestres compensent à peine une année catastrophique pour l’éolien en mer. L’industrie de l’éolien en mer est pourtant très innovante avec des prototypes de 15 MW en phase de test. Toutefois les contraintes liées aux autorisations de nouveaux parcs brident cette dynamique. Pour atteindre 40 % de renouvelables dans la consommation finale d’énergie en 2030, il faudrait tripler le rythme actuel de développement de l’éolien en Europe. La capacité totale cumulée au sein de l’Union européenne s’élève désormais à 187,8 GW. Côté production d’énergie, l’année 2021  est paradoxalement en recul, avec 384,9 TWh délivrés au réseau, par rapport à 2020 (397,4 TWh), qui avait cependant été une année exceptionnellement ventée.

  • ÉOLIEN EN MER – Production d’hydrogène en mer Celtique 1 avril 2022

    Le groupe de conseil londonien ERM et le développeur britannique Source Energie ont annoncé vouloir utiliser la technologie du projet ERM Dolphyn pour produire de l’hydrogène à partir de l’électricité fournie par éoliennes flottantes en mer Celtique. Il s’agit d’une technologie qui combine électrolyse, dessalement d’eau de mer et production d’hydrogène sur une plateforme éolienne flottante imaginée par ERM. Cette innovation est développée avec le soutien notamment des gouvernements britannique, écossais et gallois qui y voient une opportunité pour exploiter le fort potentiel éolien de leurs côtes. Source Energie, qui travaille sur l’éolien flottant en mer Celtique, s’est rapproché d’EMR afin de développer cette technologie de production d’hydrogène vert. Le projet éolien Dylan, prévu pour une mise en service en 2027-2028, a été identifié comme l’un des meilleurs sites pour cette technologie. Il serait situé à 60 km au large de la côte du Pembrokeshire au Pays de Galles, permettrait d’installer des pipelines à faible impact environnemental, bénéficierait de bonnes conditions de vent et d’un fort potentiel d’expansion. À terme ERM et Source Energie visent ainsi une capacité de production de 2 GW d’hydrogène vert.

  • ÉOLIEN ET SOLAIRE – Éolien et solaire produisent 10 % de l’électricité mondiale 1 avril 2022

    C’est une première ! Le solaire et l’éolien ont représenté conjointement 10,3 % de l’électricité produite dans le monde en 2021, dépassant d’une courte tête le nucléaire (10 %). En y ajoutant l’ensemble des autres énergies renouvelables, le ratio est porté à 38 %. Ces chiffres proviennent de la dernière édition du Global Electricity Review réalisé par le think-tank Ember. On y apprend également que 50 pays ont produit plus d’un dixième de leur électricité à partir de l’énergie éolienne et solaire en 2021, « y compris les cinq plus grandes économies du monde  ». En 2020, ce club des « 10 % » ne comprenait que 43 membres, et 36 en 2019. Parmi les nouveaux pays on compte notamment la Chine (11,2 %) et le Japon (10,2 %). Par ailleurs, la transformation la plus rapide du réseau électrique se produit aux Pays-Bas, en Australie et au Vietnam. En effet, entre 2019 et 2021, ces pays ont connu un recul de la part des combustibles fossiles dans leur mix électrique allant de 9 à 15 points de pourcentage. Ainsi, aux Pays-Bas, la part de l’énergie éolienne et solaire est passée en deux ans de 14 % à 25 %. La progression de l’éolien et du solaire à l’échelle globale est d’autant plus remarquable qu’elle a été réalisée dans un contexte de très forte augmentation de la demande d’électricité, puisque en 2021 le niveau a bondi de +1 414  TWh par rapport à 2020 (année de crise sanitaire) « ce qui équivaut à ajouter une nouvelle Inde à la demande mondiale d’électricité », précise le rapport. Hélas, malgré la croissance record des filières éolienne et solaire, seulement 29 % de la hausse mondiale de la demande d’électricité en 2021 a été comblée par ces deux énergies, contre 59 % par le charbon et les 10 % restants par le gaz et le fioul. Le charbon a d’ailleurs progressé par rapport à 2020 (+ 9 %), profitant de la flambée des prix du gaz.

  • ÉOLIEN EN MER – Une usine d’éoliennes au Havre 1 avril 2022

    Siemens Gamesa a annoncé le 30 mars avoir démarré la production de nacelles et de pales d’éoliennes dans son usine flambant neuve du Havre. « Projet industriel historique d’énergie renouvelable en France, l’assemblage des nacelles d’éoliennes offshore et la production de pales sont pour la première fois au monde regroupées sur un même site, précise le fabricant. » L’usine emploie déjà 500 personnes, tandis que 250 postes supplémentaires doivent être pourvus d’ici le début 2023. Elle dispose d’un carnet de commandes de 2,5 GW en France, constitués de commandes fermes et d’accords de fournisseur privilégié. Les premières nacelles et pales produites sont destinées aux parcs éoliens en mer de Saint-Brieuc et de Fécamp. Outre cette usine, Siemens Gamesa et ses partenaires locaux – la délégation de L’union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) du Havre ainsi que les organismes de formation professionnelle AFPI et AFPA –, ont créé dans la ville normande un centre de formation dédié à la production de nacelles et de pales d’éoliennes. France Énergie Éolienne (FEE) s’est félicitée de cette annonce, précisant qu’avec ce nouveau site industriel, la France dispose désormais d’un tiers des capacités de production de composants d’éoliennes en mer en Europe, en comptant les sites de GE Renewable Energy et des Chantiers de l’Atlantique à Cherbourg, Montoir-de-Bretagne et Saint-Nazaire. La filière éolienne en mer française compte 5 000  emplois, sur les 22 000 emplois de l’éolien recensés à ce jour, et s’est engagée, à travers un pacte signé avec l’État, à atteindre 20 000  emplois à elle seule d’ici 2035. « Pour ne plus être dépendant des importations d’énergies fossiles, qui représentent près de 65% de notre consommation d’énergie, nous devons disposer de moyens de production sur notre territoire et plus largement en Europe, ajoute Anne-Catherine de Tourtier, présidente de FEE. Il est indispensable de libérer le développement de l’éolien terrestre et des énergies renouvelables en général – élément crucial pour protéger le pouvoir d’achat des Français, assurer la sécurité énergétique de notre pays, mais aussi pour s’extraire de notre dépendance au gaz russe et plus largement aux énergies fossiles à horizon 2025. »

MARS 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • ÉOLIEN EN MER – Les cinq pays leaders de l’éolien flottant 25 mars 2022

    Bien qu’émergent, le marché mondial de l’éolien en mer flottant est très prometteur comme vecteur d’une transition énergétique neutre en émissions de carbone. Afin d’analyser les potentialités de différentes zones du monde, le Conseil mondial de l’énergie éolienne (GWEC) vient de publier un rapport qui se penche sur la situation de 115 pays afin d’identifier les futurs potentiels, leaders du secteur. Chaque marché est passé au crible de sept critères, qui évaluent les potentiels techniques disponibles, dont la hauteur des fonds marins défavorables à l’offshore posé, les politiques de soutien en place, les contraintes posées au secteur, mais également les niveaux de concurrence posés par d’autres technologies renouvelables comme l’éolien posé ou le photovoltaïque. Sur la base de cette première analyse, le rapport retient 30 marchés nationaux où l’éolien flottant profite déjà d’un certain développement. Dans un second temps, une analyse plus approfondie met en avant cinq pays qui présentent actuellement les meilleures conditions pour devenir les futurs leaders du secteur après 2030. Si les pays pionniers, Écosse, Corée du Sud et Japon, seront les premiers à déployer des parcs de grande taille, à plus long terme, les mieux positionnés sont l’Italie, le Maroc, les Philippines, l’Irlande et les États-Unis (et plus particulièrement sa côte ouest). Cependant, le rapport insiste sur le fait que si certains pays ont aujourd’hui une avance, rien n’est définitif et que le volontarisme des politiques de soutien jouera un rôle prépondérant dans la structuration des futures places fortes industrielles du secteur de l’éolien flottant.

  • ÉOLIEN – Gouvernance citoyenne en Bretagne 25 mars 2022

    Le développeur de projets renouvelables BayWa r.e. annonce l’ouverture prochaine d’une campagne de financement participatif autour du futur parc éolien de Clos Neuf, situé sur les communes de Merdrignac et d’Illifaut dans les Côtes-d’Armor. Ce site, dont le chantier est actuellement en cours et dont la mise en service est attendue pour septembre prochain, avait déjà bénéficié d’une première campagne de financement lancée en janvier 2018. Par la suite, les riverains avaient souhaité aller plus loin et en concertation avec BayWa r.e., la société Clos Neuf Éolien Citoyen avait été constituée pour permettre à un collectif de 60 personnes d’intégrer le projet en tant qu’actionnaires. La nouvelle campagne, qui débutera le 28 mars et sera accessible via la plateforme de Lendosphere, sera d’un genre nouveau, car bien qu’elle se fasse sous la forme d’obligations (les investisseurs seront donc de simples prêteurs sans participation au capital du projet), elle donnera la possibilité d’accéder à la gouvernance du parc. Ainsi, les investisseurs pourront élire les représentants élus parmi les souscripteurs qui siégeront au Comité Stratégique élargi afin de participer à la gestion du parc de Clos Neuf. L’objectif de cette collecte complémentaire est d’atteindre la somme de 500 000 euros et elle sera ouverte en priorité aux communes situées à proximité du futur site.

  • ÉOLIEN EN MER – Deux nouveaux projets d’éolien en mer flottant en méditerranée 17 mars 2022

    Lundi 14 mars a été un jour faste pour le secteur de l’éolien en mer français. Alors que se signait le « pacte de l’éolien en mer » (voir Actu ci-dessus), le Premier ministre, en visite dans l’Aude, a annoncé le projet de deux parcs éoliens flottants en Méditerranée d’ici 2030. L’un des deux devrait se situer à une vingtaine de kilomètres de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, “sous réserve des résultats des dernières études environnementales”, a précisé Jean Castex. L’autre serait localisé à une vingtaine de kilomètres au large de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude. Chaque parc devrait développer une puissance de 250  mégawatts (MW) mais ils pourront être étendus dans un deuxième temps pour atteindre 750 mégawatts de capacité. Concomitamment à cette annonce, le gouvernement a lancé deux nouveaux appels à manifestation d’intérêt orientés sur le secteur de l’éolien en mer. Leur but est de structurer les infrastructures portuaires du pays pour les adapter aux technologies de l’éolien flottant et de faire émerger une véritable industrie de la fabrication et de l’assemblage des flotteurs dès 2023. Ces dispositifs seront ouverts aux candidatures à la fin du mois de mars et seront dotés d’une enveloppe de 300 millions d’euros, dans le cadre du plan France 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – Signature du « Pacte éolien en mer » entre l’État et la filière 17 mars 2022

    Les ministères de la Transition écologique, de l’Industrie et de la Mer ont signé lundi 14 mars un « pacte de l’éolien en mer » avec des représentants du Syndicat des énergies renouvelables (SER), de France Énergie éolienne (FEE) et du Comité stratégique de la filière des nouveaux systèmes énergétiques (CSF-NSE). Ce pacte réaffirme l’intention du gouvernement d’attribuer, dès 2025, un minimum de 2 gigawatts (GW) de puissance éolienne en mer supplémentaire chaque année dans le but d’atteindre une capacité totale raccordée de 18 GW en 2035 puis de 40 GW d’ici 2050. De son côté, la filière s’engage à investir plus de 40  milliards d’euros pour l’atteinte de ces objectifs au cours des quinze prochaines années. Cela devrait conduire à quadrupler la main-d’œuvre du secteur d’ici à 2035, avec au moins 20 000 emplois directs et indirects en France à cette date. De plus, qualitativement l’ambition est d’avoir un contenu local d’au moins 50 % de l’ensemble des investissements des projets tout en réalisant des opérations exemplaires en matière d’intégration à l’environnement. L’ensemble des professionnels de la filière se sont félicités de la signature de ce pacte qui « démontrent la maturité et l’importance stratégique de l’éolien en mer dans notre pays, au moment où la France doit atteindre ce triple objectif : accéder à la neutralité carbone de manière exemplaire, renforcer notre indépendance énergétique tout en relocalisant notre industrie ».

  • ÉOLIEN EN MER – Des drones pour des livraisons vers des éoliennes en mer 10 mars 2022

    Marco Polo Marine, un exploitant de navires basé à Singapour, vient de s’associer à la start-up de drones F-drones pour co-développer à grande échelle les premiers drones électriques de livraison aérienne pour les parcs éoliens offshore. Cette technologie devrait permettre de réduire de plus de 90 % les coûts d’acheminement, d’être quatre fois plus rapide et bien moins consommateur de carburant que les moyens actuels qui reposent essentiellement sur des bateaux ou des hélicoptères. F-drones, qui a déjà développé des drones pour livrer des cargaisons pesant jusqu’à 100 kg et sur une distance de 100 km, proposera son expertise technologique. De son côté, Marco Polo Marine fournira des capacités techniques, opérationnelles et commerciales dans le secteur de l’éolien offshore. Cet accord porte sur le déploiement des drones en Asie-Pacifique.

  • ÉOLIEN EN MER – Saint-Brieuc : reprise des travaux 10 mars 2022

    Ailes Marines, qui développe le futur parc éolien en mer au large de Saint-Brieuc, a annoncé la reprise des travaux de construction des fondations du parc. Le chantier, qui avait été mis à l’arrêt suite deux fuites de fluide hydraulique biodégradable survenues en juin et juillet 2021 lors de la réalisation des forages et l’installation de pieux par la société néerlandaise Van Oord, avait repris durant l’été 2021 après renforcement des mesures environnementales, pour terminer cette première phase de travaux en octobre 2021.  Trois phases supplémentaires sont ainsi prévues entre 2022 et 2023. La première consistera à l’installation des fondations par la société Van Oord. Dans un second temps, la société Saipem installera la sous-station électrique sur site, parallèlement à l’ensouillage des 90 kilomètres de câbles tripolaires sous-marins destinés à relier les éoliennes entre elles. Le parc complet doit être livré et mis en service fin 2023. D’après Ailes Marines, ces travaux mobiliseront sur site simultanément une vingtaine de navires au pic d’activité.

  • ÉOLIEN – Europe : deux fois plus d’éolien nécessaire 3 mars 2022

    L’association de l’énergie éolienne WindEurope a publié le 24 février dernier son rapport annuel présentant les principaux chiffres du marché 2021. Le constat principal est que l’UE-27 est loin de déployer assez de parcs éoliens pour atteindre les objectifs du Green Deal. En 2021, seuls 11 GW ont été raccordés au réseau dans l’Union européenne, et 17,4 GW en y ajoutant le Royaume-Uni. Sur la période 2022 à 2026 ce chiffre devrait plafonner à 18 GW par an. Pourtant, il faudrait au moins installer 30 GW par an pour que l’Europe atteigne ses objectifs d’énergie renouvelable d’ici à 2030. Elle compte sur les différentes technologies en mer pour y arriver bien que l’éolien terrestre reste encore la technologie largement majoritaire, représentant 81 % de la puissance installée. D’après WindEurope les ambitions des États membres sont bel et bien présentes, mais la mise en œuvre de leurs politiques pose problème, notamment au niveau des délais d’autorisation. Associés à la hausse des coûts des matières premières, ces retards entraînent des pertes importantes pour les industriels. En effet, quatre des cinq principaux fabricants d’éoliennes ont subi des pertes nettes l’an dernier. Pourtant l’Europe a plus que jamais besoin de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles, elle qui importe toujours 58 % de son énergie.

  • ÉOLIEN EN MER – Parcs offshore de New York : trois français lauréats 3 mars 2022

    Vendredi 25 février ont été dévoilés les résultats des enchères organisées autour des futurs parcs éoliens en mer dans la zone triangulaire appelée New York Bight, au large des côtes du New Jersey et de New York, aux États-Unis. Les montants sont spectaculaires puisque les six groupements les mieux disant vont débourser un total de 4,37 milliards de dollars (3,93 milliards d’euros) pour obtenir les concessions des six zones offshore ouvertes. Des sommes records qui ont largement dépassé celles dépensées lors des précédentes opérations similaires aux États-Unis. En 2018, les lots pour les futurs parcs de Vineyard Wind au large du Massachusetts (800 MW) et de South Fork Wind au large de Rhode Island et de New York (130 MW) étaient partis à 1 040 dollars l’acre contre près de 9 000 dollars par acre cette fois. La France n’est pas absente de cette opération puisque trois groupes nationaux figurent parmi les lauréats : TotalEnergies, EDF et Engie. Ces enchères ne sont que le début d’un long processus, les consortiums vainqueurs devant désormais obtenir les permis nécessaires avant de pouvoir débuter les travaux. Avec 5,6 à 7 gigawatts (GW) de puissance attendue, le projet de New York Bight produira l’équivalent de la consommation de 2 millions de foyers. Il est l’une des clefs de voûte d’un vaste programme éolien offshore lancé par l’administration Biden et qui vise à déployer 30 GW d’ici 2030. Six autres ventes aux enchères devraient se tenir d’ici 2025, avec notamment des zones au large de la Caroline du Nord et du Sud et de la Californie. New York et le New Jersey visent à eux seuls 16 GW en service en 2035.

FéVRIER 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • ÉOLIEN EN MER – Fécamp, première fondation achevée 24 février 2022

    Bouygues Travaux Publics annonce avoir achevé le 11 février la première des 71 fondations gravitaires devant supporter les éoliennes du parc en mer de Fécamp. La construction de ces fondations en béton a débuté il y a 14 mois et doit s’achever à l’été 2022. Chacune d’entre elles pèse 5  000 tonnes et mesure 31 mètres de diamètre à sa base, pour 48 à 54  mètres de hauteur. Ce chantier mobilise jusqu’à 1 000 salariés. Les fondations seront installées en mer à partir du début de l’été 2022, à 13 km des côtes de Fécamp, posées sur le sol marin et remplies de gravier. L’ensemble du parc doit être mis en service fin 2023. D’une capacité de 500 MW, il produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 770 000 personnes, soit 60 % des habitants de Seine-Maritime.

  • ÉOLIEN – Une nouvelle loi inutile 24 février 2022

    Le 9 février, la Loi relative à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration et portant diverses mesures de simplification de l’action publique locale, dite « loi 3DS », a été adoptée par le Sénat et l’Assemblée nationale. Côté face, cette loi permettra aux collectivités d’augmenter leur participation dans les projets d’énergie renouvelable en accordant à des sociétés de projets jusqu’à 15 % de leurs recettes réelles de fonctionnement annuel, contre 5 % jusqu’ici. Côté pile, le texte comporte une disposition ajoutant une contrainte réglementaire au développement de l’éolien. La loi 3DS ajoute un article au code de l’urbanisme permettant aux élus locaux de définir dans leur plan local d’urbanisme des zones d’exclusion de l’éolien dès lors que les éoliennes « sont incompatibles avec le voisinage habité ou avec l’usage des terrains situés à proximité ou qu’elles portent atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages, à la qualité architecturale, urbaine et paysagère, à la mise en valeur du patrimoine et à l’insertion des installations dans le milieu environnant ». L’avocat Florian Ferjoux, du cabinet Gossement Avocats, a qualifé cette disposition « d’inutile » et de « périlleuse à appliquer pour les élus locaux », dans une tribune parue dans La Gazette des Communes. Inutile, car les élus peuvent déjà planifier et réglementer l’implantation des éoliennes et ces implantations sont déjà régulées par ailleurs. Périlleuse, car la loi ouvre la porte aux pressions que pourraient subir les élus locaux pour « protéger » des intérêts particuliers. À vouloir trop contraindre, on étouffe.

  • ÉOLIEN EN MER – Nouvelle commande pour les Chantiers de l’Atlantique 18 février 2022

    L’Allemand RWE a choisi Atlantique Offshore Energy, la division dédiée aux énergies marines de la société́ française Chantiers de l’Atlantique, pour réaliser l’ingénierie, la fourniture, la construction, l’installation et la mise en service de la sous-station électrique du parc éolien F.E.W. Baltic II en mer baltique polonaise. Il s’agira de la deuxième collaboration entre RWE et Chantiers de l’Atlantique, puisqu’une première association avait été réalisée lors du développement du parc offshore d’Arkona en Allemagne en 2018. La sous-station recueillera et transmettra l’électricité produite par les éoliennes en mer via des câbles sous-marins à haute tension, tout en contrôlant et en surveillant à distance le fonctionnement du parc. La mise en service du site Baltic II est prévue pour 2025. Ses 350 MW devraient alors permettre de fournir suffisamment d’électricité́ pour répondre aux besoins d’environ 350 000 foyers polonais.

  • ÉOLIEN – Le chef de l’État souffle le chaud et le froid sur la filière 18 février 2022

    En visite la semaine dernière à Belfort, le chef de l’État a déroulé une nouvelle feuille de route combinant énergies renouvelables et nucléaire. Concernant l’éolien, les annonces ont alterné le chaud et le froid. Du côté des points positifs, Emmanuel Macron a mis en avant l’éolien en mer en reconnaissant un retard français en la matière et en jetant les bases d’une nouvelle impulsion qui porterait le parc à un niveau « de l’ordre de 40 gigawatts en service en 2050, soit, pas moins d’une cinquantaine de parcs ». Un développement, certes moins impressionnant que celui du Royaume-Uni (40 gigawatts d’ici à 2030), mais qui a tout de même été salué par les professionnels du secteur. Ainsi pour Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), l’objectif du président de la République est possible car pour le réaliser, « on aura besoin de moins de 3 % du territoire maritime national métropolitain », a-t-il assuré à nos confrères de France Info. Cependant cette croissance ne se fera pas toute seule. « Il faut que l’État mette des moyens humains dans les différents ministères qui seront responsables de la politique énergétique et maritime ». Même constat du côté du syndicat éolien France énergie éolienne (FEE), pour qui les annonces présidentielles font preuve de « volontarisme ». En revanche, le secteur s’inquiète des propos du président, sur l’éolien terrestre. Emmanuel Macron a annoncé un objectif de 37 gigawatts en 2050, alors que l’actuelle programmation pluriannuelle de l’énergie prévoit d’atteindre entre 33 et 35 gigawatts en 2028. Pour Anne-Catherine de Tourtier, présidente de FEE, le Président envoie un mauvais signal : « les volumes et le rythme proposés sur l’éolien terrestre sont clairement en décalage avec les besoins de notre pays. Dans ces conditions, cette trajectoire ne permettrait pas, à court comme à moyen termes, de mettre les Français à l’abri des chocs énergétiques, ni d’assurer, dans un temps maîtrisé, le niveau de sécurité et d’indépendance énergétiques qu’un pays comme la France se doit de maintenir. Les travaux de RTE le démontrent d’ailleurs clairement : d’ici à 2035, l’éolien terrestre est la solution la plus efficace et pragmatique à déployer. »

  • ÉOLIEN – Valorem se déploie en Finlande 10 février 2022

    Le développeur et exploitant d’énergies renouvelables Valorem poursuit son développement à l’international. Le 8 février, il a annoncé avoir bouclé le financement d’un parc éolien de 148,5 MW en Finlande, baptisé Matkussaari, soit un investissement de 195 millions d’euros. Situé dans la région de Ostrobothnia, à l’ouest de la Finlande, ce parc accueillera 27 éoliennes d’une puissance unitaire de 5,5 MW, fournissant l’équivalent de la consommation électrique de 60 000 foyers chaque année. Le parc fait partie du projet VIIATTI, qui compte un autre champ éolien de 165 MW vendu par Valorem à un consortium finlandais. Les deux parcs produiront près d’1TWh d’électricité par an, soit 1,2 % de la consommation actuelle du pays. « Nous sommes très heureux de ce closing qui signe l’arrivée de Valorem comme producteur indépendant d’énergie verte en Finlande, a déclaré Philippe Tavernier, directeur général adjoint de Valorem. Le groupe Valorem nourrit de grandes ambitions sur la Finlande avec plus de 500 MW supplémentaires en cours de développement, s’appuyant sur une filiale et une équipe locale forte et en pleine croissance installée à Helsinki. »

  • ÉOLIEN – Les professionnels de l’éolien dénoncent l’acharnement 10 février 2022

    France Énergie Éolienne (FEE) et le Syndicat des énergies renouvelables (SER), ont vivement réagi la semaine dernière à une disposition adoptée par le Parlement dans le cadre du projet de loi relatif à la différenciation, la décentralisation, la déconcentration, dit « 3 DS ». Une commission mixte paritaire a en effet voté mardi 1er  février un texte qui précise que le Plan Local d’Urbanisme (PLU), communal ou intercommunal, peut délimiter les secteurs dans lesquels l’implantation d’éoliennes est impossible. Pour les syndicats, cela revient à mettre en place un « régime d’exception » pour l’éolien, rappelant que le secteur est soumis depuis plus de dix ans au respect de règles parmi les plus strictes du droit de l’environnement et que les élus disposent déjà de plusieurs outils pour organiser leur territoire, tels que le plan climat-air-énergie territorial (PCAET), le schéma de cohérence territoriale (SCoT) ou encore le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet). Les syndicats dénoncent une mesure injustifiée d’un point de vue réglementaire, qui participe à une stigmatisation de l’éolien terrestre. Pour Anne Catherine De Tourtier, présidente de la FEE, cette disposition est terriblement paradoxale : « Alors que la France est le seul pays européen à ne pas atteindre ses objectifs en matière d’énergies renouvelables, une fois de plus, à travers l’éolien, c’est la transition énergétique de notre pays qui est affaiblie par des tractations de couloir. Pour ne plus être la victime de sa dépendance aux énergies fossiles dont les prix ne cessent d’augmenter et qui impactent chaque jour un peu plus le pouvoir d’achat des Français, notre pays doit développer ses énergies renouvelables et l’éolien en particulier. Pour réussir, nous avons besoin d’une vision de long terme, d’une stratégie fédératrice, et de restaurer la capacité planificatrice de notre pays. » SER et FEE ajoutent : « voter une disposition qui risque de favoriser la multiplication de zones entières interdites à l’éolien revient à accorder à l’activisme organisé d’opposants minoritaires un poids politique excessif, démocratiquement problématique au regard de l’état réel de la volonté populaire et des enjeux climatiques. »

  • HYDROGÈNE RENOUVELABLE – Projet de méthanol de synthèse en Suède 3 février 2022

    Pariant sur une croissante forte à venir des carburants verts, le producteur d’énergie danois Ørsted a annoncé un accord avec le développeur suédois Liquid Wind AB selon lequel il entrerait à hauteur de 45 % dans l’opération FlagshipONE de production de méthanol de synthèse, dit « e-méthanol ». Ce projet a pour ambition de développer une unité d’électrolyse d’environ 70 MW afin de produire 50 000 tonnes d’e-méthanol par an, à partir d’hydrogène d’origine renouvelable et de CO2. Les électrolyseurs produisant l’hydrogène seront alimentés par de l’électricité éolienne. Le CO2 sera pour sa part capté en sortie de la centrale à charbon suédoise de Hörneborgsverket, qui fonctionne en cogénération pour produire chaleur et électricité. Cet e-méthanol est destiné à être utilisé principalement dans le secteur du transport maritime, dont la décarbonation est plus difficile à effectuer que dans d’autres secteurs. Les navires ne peuvent en effet pas utiliser l’électricité de façon directe, via des batteries, et nécessitent des carburants décarbonés (liquides ou gazeux). Selon l’Agence internationale de l’énergie, les émissions du transport maritime international ont augmenté de 40 % entre 2000 et 2019 et représentent environ 2 % du total des émissions mondiales de gaz à effet. Le secteur a un besoin urgent de nouveaux types de carburants pour réduire son impact climatique. La décision finale d’investissement pour le projet FlagshipONE devrait intervenir au cours de l’année actuelle pour une mise en service prévue en 2024.

  • ÉOLIEN EN MER – Engie avance sur l’éolien flottant 3 février 2022

    Ocean Winds, la joint-venture des groupes Engie et EDPR, vient d’enregistrer deux avancées majeures en matière d’éolien flottant. La première est à l’international, puisque Ocean Winds, et son partenaire Aker Offshore Wind ont obtenu fin janvier leur première licence électrique (« Electric Business License », EBL) auprès du ministère du Commerce, de l’Industrie et de l’Énergie de Corée du Sud pour le projet Korea Floating Wind. Cette licence porte sur une capacité de 870 MW et correspondra à la première tranche de puissance de l’un des plus importants projets éoliens flottants actuellement au monde. Il s’agit du futur parc qui sera basé au large de la ville portuaire d’Ulsan, au sud-est du pays. Une seconde licence électrique, pour une capacité de 450 MW, est attendue prochainement. Le projet d’Ulsan fait partie de l’ambitieux programme éolien en mer de Corée du Sud, qui vise une puissance totale de 13 GW à fin 2030. La seconde avancée est intervenue le 1er février et concerne un site français, puisque Ocean Winds et la Banque des Territoires viennent de prendre la décision finale d’investissement du projet de ferme pilote d’ Éoliennes flottantes du golfe du Lion (EFGL). Ce parc sera composé de trois éoliennes flottantes de 10 MW, amarrées à plus de 16 km au large de Leucate (Aude) et Le Barcarès (Pyrénées-Orientales). Les éoliennes du projet EFGL seront alors les plus puissantes jamais installées sur un flotteur. Leur production couvrira les besoins annuels en électricité de plus de 50 000  habitants, soit l’équivalent de la ville de Narbonne. La mise en service de la ferme éolienne est prévue fin 2023 pour une durée d’exploitation de 20 ans.

JANVIER 2022

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • ÉOLIEN – L’éolien terrestre renoue avec la croissance en Allemagne 28 janvier 2022

    Le marché de l’éolien terrestre a connu une croissance de 35 % en 2021 en Allemagne par rapport à l’année précédente. Avec une nouvelle capacité installée de 1,9 GW l’an dernier, son développement reste toutefois très insuffisant pour permettre au pays d’atteindre ses objectifs climatiques d’ici la fin de la décennie. Le nouveau gouvernement ambitionne en effet d’avoir 100 GW d’éolien terrestre en service en 2030, contre 56,1 GW raccordés fin 2021. Cela exigerait d’installer en moyenne près de 5 GW d’éoliennes terrestres par an. Or l’association fédérale allemande de l’éolien BWE estime que le marché n’atteindra que 2,3 à 2,7 GW en 2022. Pour monter en cadence, le gouvernement prépare de nouveaux paquets législatifs, afin notamment de libérer du foncier et d’accélérer les procédures d’autorisation. En moyenne, ces dernières durent entre 4 et 5 ans, indique BWE, précisant que 10 GW de projets se trouvent actuellement dans la file d’attente. La révision envisagée des distances minimales avec les radars militaires et systèmes de navigation aérienne pourrait libérer à court terme 4 à 5  GW de capacité éolienne supplémentaire. Le nouveau paquet légistatif doit être présenté au printemps au parlement allemand, pour une mise en application immédiate.

  • ÉOLIEN EN MER – L’Écosse prépare 25 GW en mer 28 janvier 2022

    Le programme éolien en mer écossais s’apprête à connaître une avancée fulgurante. Le 17 janvier, Crown Estate Scotland, l’organisme public responsable de l’aménagement des terres et zones maritimes de l’Écosse, a révélé les résultats d’un appel d’offres concernant l’éolien en mer. Sur 74 projets déposés, 17 ont été sélectionnés, représentant 24,8 GW de nouveaux parcs, soit plus de deux fois le parc actuel d’éolien en mer du Royaume Uni qui comptait 10,5 GW fin 2020. Fait remarquable, plus de 15 GW des projets sélectionnés concernent des parcs éoliens flottants. L’Écosse s’affiche ainsi sur cette filière non seulement comme pionnière mais également leader mondial. Par comparaison, la France envisage de ne lancer que 750 MW d’éolien en mer flottant entre 2022 et 2023. En Écosse, les lauréats se voient proposer des accords réservant les droits sur des zones spécifiques en mer. La superficie couverte par les projets retenus représente un peu plus de 7 000 km2. Parmi les candidats sélectionnés se trouvent BP Alternative Energy Investments, SSE Renewables, Vattenfall, Scottish Power Renewables (Iberdrola) ou Shell. La prochaine étape pour chacun des développeurs va être de finaliser son dossier, notamment en organisant à chaque fois une chaîne d’approvisionnement industrielle locale. « La variété et l’ampleur des projets montrent à la fois les progrès remarquables du secteur éolien offshore et un signe clair que l’Écosse est en passe de devenir une plaque tournante majeure pour le développement de cette technologie dans les années à venir », a déclaré Simon Hodge, directeur général de Crown Estate Scotland.

  • ÉOLIEN EN MER – Le débat public s’associe à quatre youtubers 21 janvier 2022

    Le débat public  « éolienne en mer Nouvelle-Aquitaine » s’est associé à quatre vulgarisateurs scientifiques pour la publication de vidéos destinées à informer les citoyens dans le cadre du débat public sur le futur parc au large de l’Île d’Oléron. Dans une vidéo d’une heure, Le Réveilleur dresse un état des lieux de l’éolien en mer dans le monde et nous explique les différentes technologies existantes, les étapes d’un projet et son intégration dans le mix électrique. La chaîne Le Monde en cartes détaille les multiples critères pour définir le choix d’implantation du futur parc en Nouvelle-Aquitaine. La youtubeuse de Science de comptoir se concentre quant à elle sur l’aspect biodiversité en faisant un état des lieux des études scientifiques disponibles. Enfin la vidéo de Monsieur bidouille nous emmène directement à Saint-Nazaire découvrir le déroulement du chantier en cours pour le futur parc au large des côtes.

  • ÉOLIEN EN MER – Allemagne : aucune éolienne offshore en 2021 21 janvier 2022

    Aucune nouvelle éolienne en mer n’a été raccordée au réseau en Allemagne en 2021. Le pays compte par conséquent toujours 1 501 éoliennes offshore, soit 7,8 GW en service. En 2015 et 2016, le gouvernement Merkel avait en effet tardé à lancer de nouveaux projets de parcs lors de la transition du système de soutien par tarif d’achat vers le mécanisme des appels d’offres. Ce qui a engendré le trou d’air de l’an dernier. Cependant, la construction des nouveaux parcs attribués par appel d’offres en 2017 et 2018 devrait commencer cette année. Les organisations professionnelles espèrent avoir environ 1 GW raccordé additionnel à fin décembre. Avec les 3,1 GW en cours de construction qui seront raccordés après 2022, un total de 12 GW devraient être reliés au réseau allemand d’ici 2026. Par ailleurs, 8,7 GW supplémentaires sont en cours de développement. Mais l’effort ne s’arrêtera pas là. En effet, le nouveau gouvernement entend relever les objectifs pour l’éolien en mer, afin d’atteindre 30 GW raccordés en 2030 (contre 20 GW prévus jusqu’ici), 40 GW en 2035 et 70 GW en 2045. Le gouvernement doit par conséquent rapidement définir de nouvelles zones d’accueil des futurs parcs et soumettre un volume de 9,4 GW par appels d’offres pour atteindre le premier objectif 2030.

  • ÉOLIEN EN MER – Hydrogène éolien aux Pays-Bas 14 janvier 2022

    Shell et Thyssenkrupp ont signé début janvier un contrat prévoyant l’installation de 200 MW d’électrolyseurs sur le port de Rotterdam (Pays-Bas). Ces électrolyseurs doivent être installés par Thyssenkrupp afin de produire de l’hydrogène à partir d’énergie éolienne. La décision finale d’investissement de ce projet baptisé « Hydrogen Holland I » devrait avoir lieu en 2022, pour une mise en service prévue en 2024. Le projet sera constitué d’un hall de deux hectares, et produira l’hydrogène à partir du parc éolien offshore Hollandse Kust Noord, dont il achètera des garanties d’origine et de l’électricité physique. Thyssenkrupp Uhde Chlorine Engineers, filiale du groupe spécialisé dans les électrolyseurs, fournira tous les équipements nécessaires à l’usine. Un pipeline de 40 kilomètres reliera l’usine à la zone industrielle de Shell à Rotterdam, qui vise à atteindre le zéro émission net à l’horizon 2050. Le parc éolien Hollandse Kust Noord, d’une puissance de 759 MW, doit pour sa part être opérationnel en 2023. Il est construit sans subvention par le consortium CrossWind, composé de Shell et Eneco, à 18,5 km au large de la ville de Egmond aan Zee.

  • ÉOLIEN EN MER – Concertation lancée en Normandie 14 janvier 2022

    Le 3 janvier dernier, l’État a donné le coup d’envoi de la