L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DE L’ÉOLIEN

L’Actu Éolien est une synthèse des actualités les plus marquantes de la filière éolienne en France, en Europe et à l’international. C’est le prolongement du magazine qui, en un coup d’œil, permet de ne rien manquer des principales informations économiques, politiques et technologiques du secteur.

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MAI 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

  • ROUMANIE – L’éolien offshore investit pour la première fois la mer Noire 26 mai 2020

    Le producteur d’électricité roumain Hidroelectrica vient de présenter sa stratégie d’investissement pour les années à venir…Lire la suite

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  • ESG – Les renouvelables au service de la recherche médicale 23 mai 2020

    Siemens-Gamesa vient de signer une ligne de garantie bancaire à hauteur de 600 millions d’euros pour couvrir la construction du parc éolien Hornsea Project Two. Le projet est lié à la réalisation de critères ESG (sigle international est utilisé par la communauté financière pour désigner les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) qui permettra de financer un projet de recherche sur le cancer du sein au La Paz Institut de Madrid. Situé en mer du Nord (à environ 89 km des côtes du Yorkshire) et appartenant à la société de service public danoise Ørsted, ce parc offshore sera composé de 165 éoliennes Siemens-Gamesa (1,4 GW), capables de produire suffisamment d’énergie propre pour alimenter 1,3 million de foyers au Royaume-Uni. Hornsea Project Two occupera une surface de 462 km2 et deviendra le plus grand parc éolien offshore du monde en 2022.

  • US OFFSHORE – Conférence virtuelle pour la relance économique 23 mai 2020

    L’agence de presse Reuters a annoncé la tenue d’une importante conférence virtuelle gratuite “How U.S Offshore Wind Can Power a U.S Recovery” les 18 et 19 juin prochains. Ce sera l’occasion de faire se rencontrer de nombreux acteurs de la filière, et peut être créer des liens qui permettront de stimuler l’expansion rapide de la filière offshore aux US. D’après le planning annoncé, des acteurs européens comme Iberdrola, RWE Renewable International, Engie et Eolfi devraient prendre part aux conférences. Le représentant du BOEM (Bureau of Ocean Energy Management), l’agence du Département de l’Intérieur américain responsable des projets offshore sera également présent, ainsi que 150 autres intervenants pour s’exprimer devant plus de 5 000 participants. D’après l’American Wind Energy Association, la filière offshore pourrait permettre la création de 83 000 emplois d’ici 2030, en plus des 120 000 qui dépendent déjà de la filière terrestre.

  • ENTREPRISES – Aalto Power passe sous pavillon espagnol 13 mai 2020

    L’énergéticien espagnol Iberdrola vient d’acquérir la société française d’énergie renouvelable Aalto Power pour 100 millions d’euros. Créée…Lire la suite

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  • RELANCE – L’industrie éolienne appelle les gouvernements à placer leur filière au centre de leur plan de relance économique 13 mai 2020

    Le 6 mai dernier, le GWEC (Global Wind Energy Council) associé aux principaux acteurs du secteur éolien a publié une déclaration soulignant le rôle clef de l’énergie éolienne pour la reprise économique après le choc du COVID-19. Cette action se base sur le poids du secteur aujourd’hui dans l’économie mondiale qui revendique près de 4 millions d’emplois directs et indirects et des investissements annuels de plus de 200 milliards de dollars. Pour Ben Backwell, président du GWEC, les choix qui vont être faits seront lourds de conséquences et doivent donc être mûrement réfléchis. «Les jeunes en particulier supporteront les coûts financiers, sociaux, sanitaires et environnementaux des plans de relance en cours d’élaboration, et porteront la dette associée à ces dépenses. Nous devons donc nous assurer qu’ils pourront bénéficier des décisions d’aujourd’hui. Dans le même temps, les gouvernements devraient établir comme principe de base pour les dépenses de relance économique qu’elles aillent dans le sens d’une réelle transition énergétique, ne bénéficient pas aux industries de l’énergie fossile que l’on doit éliminer afin d’écarter le risque d’un changement climatique climatique irréversible ». La déclaration appelle les gouvernements, les organismes intergouvernementaux et les institutions de prêt mondiales à placer l’investissement éolien au centre de leurs plans de relance économique et de croissance en prenant les mesures clés décrites dans la déclaration. La déclaration a été signée par les grandes entreprises du secteur éolien, notamment Vestas, Siemens Gamesa, Iberdrola, Mingyang Smart Energy, MHI Vestas, Acciona, Nordex, ReNew Power, EDPR, ZF, Orsted, Goldwind, Envision.

  • OFFSHORE – Saint-Brieuc choisit le néerlandais Van Oord pour l’installation des fondations 13 mai 2020

    Dans un communiqué de presse du 6 mars Van Oord annonce avoir été sélectionné par Ailes Marines, l’entreprise de projet du futur parc éolien au large de Saint-Brieuc, pour l’installation des fondations de son parc. Prévu pour 2023, le parc situé à 16,3 km de la côte accueillera 62 turbines Siemens-Gamesa de 8 MW chacune, pour une capacité installée totale de 496 MW. Le néerlandais débutera les travaux en 2021 grâce à son navire spécialement conçu pour l’installation des tubes, l’Aeolus. Construit en 2014 pour l’installation de parcs éoliens en mer, il est doté d’une grue d’une capacité de plus de 1 600 tonnes, et ses pieds de levage de 85 mètres lui permettent d’être surélevé et d’opérer dans des eaux jusqu’à 45 mètres de profondeur. En 2022, un second navire assistera celui-ci pour l’installation des jackets, qui seront fabriqués à Brest, et en Espagne à Fene.

  • SUÈDE – Un premier mât d’éolienne en bois avant une production commerciale en 2022 6 mai 2020

    C’est sur l’île de Björkö, au large de Göteborg, qu’a été érigée la première éolienne dont…Lire la suite

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  • PAYS-BAS – Appel d’offres offshore sans subvention 6 mai 2020

    L’agence néerlandaise pour l’entreprise (RVO) vient de clore un appel d’offres pour la zone d’éolien offshore Hollandse Kust (noord) située à 18,5 km des côtes de la province de Hollande du nord. La zone comprend deux sites qui pourront accueillir entre 693 et 760 MW au total. Plusieurs développeurs ont soumis une proposition pour obtenir un permis de construire et d’exploiter une ferme offshore sans subvention. leur identité n’est pas connue, même si Ørsted a annoncé avoir participé et Vattenfall a décliné, ayant déjà gagné les deux premiers permis de fermes sans subvention dans la zone en 2018 et 2019. Hollandse Kust (noord) est l’une des trois zones d’éolien offshore que le gouvernement néerlandais a choisies de développer d’ici à 2023 avec Borssele et Hollandse Kust (zuid). Cet appel d’offres et le 5e d’une série qui verra un total de 11 GW offshore installés d’ici à 2030. Approximativement 25  % de la zone sont situés dans les eaux territoriales néerlandaises et donneront lieu au paiement à l’État d’une location au coût de 0,98 € / MWh par an sur la base de 700 MW installés et un facteur de charge de 4  000 heures, soit un peu plus de 700 k€ par an.

  • PPA – Deux géants signent un contrat sur 15 ans 6 mai 2020

    Le géant de l’agroalimentaire, Nestlé UK et le danois Ørsted, spécialiste de l’énergie éolienne signent un accord de vente directe d’électricité (PPA) à prix fixe indexé sur 15 ans. Le contrat réserve une part de 31 MW sur le parc éolien offshore de Race Bank situé à une vingtaine de kilomètres des côtes du North Norfolk (est de l’Angleterre). Depuis le 1er mai, il couvre la moitié de la consommation électrique du groupe au Royaume-Uni. Selon Rasmus Errboe, vice-président d’Ørsted « les grandes entreprises prennent de plus en plus des mesures climatiques en s’approvisionnant en énergie verte, contribuant ainsi de manière importante à la demande d’énergie renouvelable. » L’accord avec Nestlé est le plus gros contrat d’électricité à prix fixe signé jusque-là par Ørsted avec une société britannique. Il contribuera à réduire les émissions de gaz à effet du groupe qui s’est engagé à atteindre le zéro émission en 2050.

AVRIL 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

  • ALLEMAGNE – Les grands groupes allemands souhaitent une reprise économique verte 29 avril 2020

    En préparation à la Petersberger Climate Dialog, la conférence annuelle allemande sur le climat, 68 entreprises parmi les plus importantes du pays ont instamment demandé à la chancelière allemande Mme Angela Merkel d’adopter une politique post-crise Covid ambitieuse qui soit largement axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans un communiqué conjoint, des groupes tels que Deutsche Telekom AG, ThyssenKrupp AG ou Bayer SE souhaitent des mesures qui permettent à l’Allemagne de rester dans la trajectoire de ses engagements pris en 2015 lors de la COP21 de Paris, c’est à dire un objectif de «neutralité climatique» nationale d’ici 2050. Alors que l’économie Allemande est sur le point de connaître sa plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale, le cabinet de Mme Merkel a promis plus de 1 000 milliards d’euros pour endiguer cet effondrement, mais a montré sa réticence à s’engager sur de nouveaux financements pour des programmes publics à plus long terme avant le reflux de la crise. La chancelière a cependant indiqué que la question du climat et le projet de Green Deal européen seraient bien au centre des préoccupations de la présidence allemande du Conseil de l’UE qui couvrira le second semestre 2020. La démarche des entreprises allemandes fait écho à celle, radicalement différente, du patronat français qui a récemment demandé à son gouvernement une suspension des réglementations dans plusieurs domaines comme la lutte contre les gaz à effet de serre et les avancées sur l’économie circulaire en faveur d’une gestion durable des ressources afin de favoriser une reprise économique plus rapide.

  • FLOTTANT – En Norvège, des plateformes pétrolières alimentées par de l’éolien ! 29 avril 2020

    Le ministère norvégien du pétrole et de l’industrie vient d’approuver le projet du groupe Equinor (compagnie d’énergie pétrolière et éolienne norvégienne) pour le développement et l’exploitation du parc éolien offshore flottant de Hywind Tampen en mer du Nord. L’énergie produite alimentera en électricité les cinq plateformes pétrolières et gazières de Snorre et Gullfaks. Intitulé Hywind Tampen, ce programme est cofinancé par Equinor et le gouvernement norvégien pour une mise en service prévue fin 2022. Le parc de 88 MW, sera composé de 11 éoliennes, répondant à environ 35 % de la demande électrique annuelle des cinq plateformes. Le projet, à défaut d’un arrêt de l’exploitation de sources fossiles, devrait aider à réduire les émissions de dioxyde de carbone de plus de 200 000 tonnes par an, ce qui équivaut aux émissions annuelles de 100 000 voitures.

  • USA – 2,5 GW offshore autorisé par New York 29 avril 2020

    Le 23 avril, le PSC (New York Public Service Commision) a autorisé un appel d’offres pour 2,5 GW d’éolien offshore dans le cadre du plan d’urbanisme de l’Etat. Cette décision donne le feu vert à la NYSERDA (Energy Research and Development Authority) pour au moins 1 GW d’appel d’offres en 2020. Ce projet est actuellement le plus grand aux Etats-Unis en terme de puissance et s’inscrit dans l’objectif de New York d’atteindre la neutralité carbone du réseau électrique d’ici 2040. L’Etat a prévu d’atteindre 9 GW d’éolien offshore d’ici 2035 et a pour l’instant effectué 2 appels d’offres en 2019 donnant lieu à 2 projets, 880 MW par Ørsted et Eversource, et 816 MW par Equinor. Cependant, les enchères sont pour l’instant suspendues en raison de la crise sanitaire.

  • TRANSITION ÉCOLOGIQUE – Proposition pour un fonds européen de relance et de transition écologique 22 avril 2020

    La pandémie actuelle fait vivre à l’Union européenne une épreuve qui doit la conduire à se réinventer, notamment dans ses outils “anticrise” qui doivent absolument associer relance économique et transition énergétique. C’est à partir de ce paradigme qu’Alain Granjean, économiste et actuel président de la fondation Nicolas Hulot, associé à Olivier Bodin (ancien fonctionnaire international et  fondateur de l’ONG Greentervention), ont rédigé un article plaidant pour la création d’un fonds européen de relance et de transition écologique. Ce nouvel instrument, mobilisable sur une période 5 à 7 ans, pourrait être doté d’un budget de 1 500 à 2 000 milliards d’euros, soit environ 2 % du revenu national brut de l’Union européenne. Parmi les avantages cités, ce fonds pourrait notamment permettre de contrecarrer les pressions qui s’exercent aujourd’hui par des lobby industriels pour rechercher la relance économique la plus rapide possible quitte à s’affranchir des considérations environnementales et à retarder le green deal européen alors qu’il est fondamental que celui-ci reste au cœur des priorités d’action de l’UE. Principalement financé par l’émission d’obligations garanties par l’Union européenne, ce fonds permettrait à chaque État européen de bénéficier des conditions d’emprunt de l’Union européenne qui sont globalement meilleures que celles que peuvent avoir la plupart des pays membres en direct. Cela leur donnerait le pouvoir d’engager les dépenses d’investissement qui leur sont le mieux adaptées étant donné leur propre contexte économique et social. L’idée des auteurs n’est pas de remettre en cause les budgets communautaires existants et alloués à des domaines comme la politique agricole commune (PAC), les grands programmes de R&D ou le développement d’infrastructures transnationales. Au contraire, le fonds décrit est davantage imaginé comme un outil complémentaire plus rapide dans la mise en œuvre des programmes choisis et qui sécuriserait les États par la disponibilité de fonds hors ressources nationales.

  • HYDROGÈNE – De l’hydrogène grâce à l’éolien offshore 22 avril 2020

    Le britannique ITM Power, spécialiste de l’hydrogène énergie et l’énergéticien danois Ørsted travaillent à l’intégration d’un électrolyseur dans la tour d’une éolienne en mer. Le projet intitulé « Hydrogen supply competition » prévoit d’utiliser de l’eau prélevée en mer puis purifiée. L’énergie produite par la turbine sera transmise via une connexion en courant continu directement à l’électrolyseur. L’hydrogène produit sera ensuite comprimé puis acheminé vers le rivage par un réseau de canalisations sous-marines ou souterraines. Une solution économique dans la mesure où les canalisations d’hydrogène coûtent moins cher au kilomètre que les câbles électriques. Les perspectives de développent de ce procédé pourront aussi s’adapter à d’autres énergies renouvelables : photovoltaïque, biomasse, géothermie, hydraulique et biogaz.

  • COVID-19 – Quel marché en 2020 ? 22 avril 2020

    Dans un communiqué de presse daté du 16 avril, le WWEA (World Wind Energy Association) a présenté ses statistiques de marché de l’année 2019, rendues publiques ce même jour lors de son webinaire. 2019 a été la seconde meilleure année avec une croissance de 10,1%, soit 59,7 GW, amenant la capacité installée mondiale à 650,8 GW. Ainsi l’énergie du vent permet de couvrir plus de 6% de la demande totale d’électricité. Alors que la Chine et les USA sont en tête du classement avec respectivement 27,5 et 9,1 GW installés, l’Europe a subi un ralentissement en partie dû à une baisse du soutien des politiques publiques, notamment en Allemagne qui n’a installé que 2 GW supplémentaires (contre 6,7 GW en 2017). Ceci confirme les tendances publiées en mars par EurObserv’ER et le GWEC. Tous les intervenants de ce webinaire s’accordent pour dire que la crise sanitaire actuelle fera subir un ralentissement important à l’industrie éolienne en 2020, les raisons principales étant les ruptures de chaînes d’approvisionnement mais également les contraintes réglementaires nationales touchant l’ensemble des industries. L’éolien est plus durement touché que d’autres technologies car les besoins de maintenance, plus importants, sont par conséquent davantage impactés. Le secrétaire général de la WWEA appelle les gouvernements à inclure des politiques de soutien fortes aux énergies renouvelables, notamment éoliennes, dans leur plans de relance post-covid, faisant d’une pierre deux coup pour combattre les crises économique et climatique.

  • FINANCE – WindEurope publie son bilan 2019 sur les investissements dans l’éolien 14 avril 2020

    Dans son rapport publié en avril 2020 WindEurope revient sur les investissements de l’industrie éolienne sur l’année 2019. Avec 13 milliards d’euros investis, l’éolien terrestre a bénéficié de plus de 68% des nouveaux investissements en Europe. Ces projets représentent plus de 10 GW installés. Parmi les 25 pays actifs sur ces filières, plus de 130 FIDs ont été annoncés sur l’année, et c’est l’Espagne qui est en tête avec 28 projets éoliens terrestres décidés pour un investissement moyen d’1 million d’€ par MW installé. La Pologne se place en 3ème position du classement grâce à ses investissements dans 630 MW supplémentaires dans l’éolien terrestre également. Au total ce sont 19 milliards d’€ qui ont été investis dans de nouvelles capacités éoliennes, soit une baisse en volume financier de 24% par rapport à 2018, surtout au niveau des investissements dans l’offshore. En termes de nouvelles capacités onshore, 2019 se place en 2ème position depuis 2010 derrière 2018. Dans le cadre du Greendeal, l’Union Européenne vise à mobiliser au moins 1 milliard d’€ supplémentaire pour les infrastructures énergétiques propres au cours de la prochaine décennie, cependant la crise du COVID-19 risque de jouer fortement, au moins à court terme, sur l’atteinte de ces objectifs, réduisant la liquidité sur les marchés. Le président de WindEurope Giles Dickson fait un appel aux investisseurs dans cette période de grande incertitude, et a déclaré que « les énergies renouvelables et le Green Deal européen sont le moteur de la reprise en Europe. »

  • HYDROGÈNE – Des éoliennes produiront de l’hydrogène vert en Vendée 14 avril 2020

    Le Conseil départemental de Vendée vient d’annoncer la construction d’un site de production d’hydrogène vert. Initiée par le département, ce projet a été confié à Lhyfe, une start-up Nantaise, spécialiste de l’hydrogène. L’usine située à proximité du parc de Bouin utilisera comme procédé, l’électrolyse et comme énergie, l’électricité produite par les éoliennes. Une solution 100 % verte contrairement à la production d’hydrogène « gris » (environ 900 000 tonnes par an) qui génère 11,5 millions de tonnes de CO2 par an. Dans un premier temps, l’hydrogène produit sera distribué par quatre stations-services situées à La Roche-sur-Yon, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Challans et Les Sables-d’Olonne. Il sera destiné à des flottes captives (les véhicules reviennent à leur point de départ) : bus, camions, bennes à ordures, véhicules de pompiers, etc. Les premières kilos seront produits au premier semestre 2021 en quantité industrielle.

  • EOLIEN FLOTTANT – Le texte définissant le tarif d’achat est paru 14 avril 2020

    L’arrêté fixant les conditions du tarif d’achat de l’électricité produite par les fermes pilotes éoliennes flottantes de l’appel à projet d’août 2015 est paru en date du 9 avril. La formule de calcul est précisée (annexe 1 du texte). Le texte prévoit des mesures pour éviter une surcompensation des coûts au producteur. Ainsi, « au delà d’un taux de rentabilité interne du projet de 8,5% après impôts, les gains additionnels sont partagés à 50% entre l’État et le producteur, en tenant compte de l’évolution des conditions économiques de fonctionnement de l’installation » (annexe 2 du texte). L’arrêté indique les projets ne peuvent compter que 4 aérogénérateurs chacun maximum. Les contrats d’achat seront conclus pour 20 ans, durée qui sera raccourcie si l’attestation de conformité de l’installation est envoyée après le 30 septembre 2021.

  • STOCKAGE – La Nissan LEAF va stocker de l’énergie éolienne 8 avril 2020

    Nissan, acteur de la mobilité électrique, l’opérateur allemand TenneT et l’entreprise de haute technologie The Mobility House, viennent de lancer en Allemagne un système pilote de charge dit « bi-directionnel ». Ce projet vise à utiliser les batteries des Nissan LEAF comme outil de stockage de l’énergie éolienne produite en surplus et de la réinjecter dans le réseau. La finalité est de stabiliser la distribution d’électricité durant les pics de consommation en réponse à la problématique du marché allemand de l’énergie qui fait face à une déperdition d’électricité renouvelable. En cause, les contraintes de transport de l’électricité renouvelable qui est uniquement produite dans le Nord du pays et l’impossibilité de la stocker. TenneT travaille d’ores et déjà au développement d’une plateforme paneuropéenne avec d’autres opérateurs. A terme, ces coopérations permettront une véritable flexibilité des réseaux, avec l’intégration des véhicules électriques comme recharges d’énergie mobile à grande échelle.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Possibilité de déroger à la règle des 1 500 mètres 8 avril 2020

    Un arrêté du 30 mars 2020 vient de modifier les conditions du complément de rémunération des sites éoliens composés au maximum de six aérogénérateurs. Initialement, l’arrêté du 6 mai 2017 prévoyait que tout nouveau projet éolien devait respecter une distance minimale d’au moins 1 500 mètres avec toute autre installation ou projet d’installation dont la demande de contrat avait été déposée dans les deux ans précédant. L’arrêté du 30 mars introduit la possibilité d’une dérogation à cette règle si le porteur de projet démontre d’une part que sa société est totalement indépendante de celle(s) développant l’autre parc situé à proximité et qu’en outre, les deux projets n’ont pas fait l’objet d’un “développement conjoint”. Un futur parc peut également déroger à la règle de distance minimale des 1 500 mètres lorsqu’il y a une impossibilité manifeste à respecter cette distance pour des raisons liées aux capacités de raccordement au réseau. Dans ce cas, la demande de dérogation doit être formulée et justifiée auprès d’EDF sur la base d’un document émanant du gestionnaire de réseau. Cette demande doit être signée par le représentant légal de chacune des deux installations. Néanmoins, il est important de souligner que cette dérogation s’applique uniquement à un ensemble composé au maximum de deux installations qui comportent chacune au maximum six aérogénérateurs.

  • DÉVELOPPEMENT – Valorem et Solaterra partenaires dans l’Indre et le Cher 8 avril 2020

    Valorem, opérateur indépendant d’énergies renouvelables, et Solaterra, entreprise de conseil dans l’accompagnement des territoires dans leur valorisation énergétique, ont signé un contrat de partenariat pour développer ensemble des projets éoliens sur le territoire de l’Indre et du Cher en privilégiant une forte collaboration avec les territoires, les élus et les citoyens. Solaterra sera chargé des missions de développement nécessaires à la réalisation d’un projet éolien pour ces deux départements. Ce partenariat sera pour Valorem l’occasion d’y renforcer sa présence en s’appuyant sur un acteur ayant une bonne connaissance du tissu local et pour Solaterra d’accélérer la mise en œuvre de sa démarche Énergie Projet Commun, qui se fonde sur une forte participation des acteurs locaux à tous les niveaux (diagnostic, décision, gouvernance et réalisation).

  • BILAN 2019 – Le GWEC et EurObserv’ER publient les chiffres du marché 2019 1 avril 2020

    Dans la 15e édition de son Global Wind Report du 25 mars, le GWEC (Global Wind Energy Council) annonce que 60,4 GW de capacités éoliennes ont été installés en 2019 dans le monde. Soit une augmentation de 10 % qui fait passer la totalité de la capacité mondiale à 651 GW. L’activité en 2019 a été la deuxième plus importante enregistrée de toute l’histoire de la filière. La Chine et les USA restent sur le haut du podium représentant à eux seuls près de 60 % des nouvelles installations. Au sein du marché de l’éolien, l’offshore a représenté 10 % des nouvelles installations avec 6,1 GW. Le rapport préconise la constitution de nouveaux outils d’évaluation économique davantage basés sur la soutenabilité à long terme par rapport aux “coûts actualisés de l’énergie”, ainsi que l’utilisation de nouvelles techniques d’hybridation et d’hydrogène vert associées à l’éolien. Pour 2020, l’impact de l’épidémie Covid-19 reste flou et le rapport laisse entendre que l’année en cours pourrait être une nouvelle année record avec 76 GW prévus. Pour la partie européenne, EurObserv’ER vient de publier le Baromètre éolien 2020 qui confirme également les bons chiffres sur le vieux continent. En comptant le Royaume-Uni, l’UE28 a vu le raccordement de 12 GW de nouvelles capacités en 2019, contre moins de 11 GW en 2018. Concernant la production électrique au sein de l’UE 28, ce sont 426 TWh (363 TWh pour l’UE 27) qui ont été générés par le vent en 2019, dont 71 TWh par les parcs offshore. L’un des enseignements est que la filière voit de plus en plus “grand”. Non seulement la puissance unitaire des éoliennes en mer se compte désormais à deux chiffres, mais la taille des projets a elle aussi considérablement augmenté rendant possibles des coûts de production jusqu’alors jamais atteints.

  • AUSTRALIE – Un projet de 1,2 GW dans le Queensland 1 avril 2020

    Le gouvernement du Queensland, en Australie, vient d’approuver le développement d’un important projet éolien de 1 200 MW. Le futur parc cohabitera avec une plantation de pins de l’État actuellement exploitée par l’industrie du bois de la région. L’investissement sera de 2 milliards de dollars et il permettra d’implanter 226 turbines. Les éoliennes seront distantes d’un minimum de trois kilomètres avec les premiers résidents pour garantir qu’industrie, communauté locale et environnement puissent coexister harmonieusement. Le projet est porté par Forest Wind, une coentreprise issue du rapprochement entre le géant mondial de l’énergie et fabricant de turbines Siemens et la société d’énergie renouvelable du Queensland, Clean Sight. « Il s’agit d’un important projet d’énergie propre pour le Queensland qui contribuera à la réalisation de notre objectif : porter à 50 % la part des énergies renouvelables dans notre bilan d’ici 2030 », a déclaré le ministre d’État chargé de la planification, Cameron Dick. Ce projet devrait créer environ 440 emplois pendant la construction et 50 autres à temps plein pendant son exploitation.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Iberdrola mise sur le flottant 1 avril 2020

    Dans le cadre du programme Horizon 2020 de la Commission européenne, l’énergéticien espagnol va diriger le consortium international Flagship composé d’entreprises et d’institutions espagnoles, norvégiennes, danoises, allemandes et d’EDF côté français. Ce projet d’éolien flottant a pour objet la mise en place et l’installation d’un démonstrateur de 10 MW en mer du Nord, au large de la Norvège. Il s’agit du plus grand programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne jamais réalisé et Iberdrola espère un financement à hauteur de 25 millions d’euros. La fabrication de la plateforme flottante pourrait débuter au cours du deuxième trimestre 2021 pour une installation prévue au premier trimestre 2022. Iberdrola prévoit aussi la mise en place d’un autre démonstrateur qui sera déployé au large de l’Espagne près des îles Canaries.

MARS 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

Voir actus
  • WEBINAIRE – Concilier préservation de l’environnement et développement des projets d’énergie marine 18 mars 2020

    Le 10 mars dernier, l’association RespectOcean a organisé un webinaire (disponible en ligne) sur le thème de la conciliation entre préservation de l’environnement marin et les projets d’énergie marine renouvelable. Réseau initié en 2013, devenu association en 2018, RespectOcean a pour but de développer et professionnaliser le réseau d’entreprises partenaires pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de préservation de l’environnement marin. Lors de ce séminaire, les porteurs des projets éoliens de Dieppe-Le Tréport & Île d’Yeu et de Noirmoutier ont présenté leurs méthodes et résultats d’évaluation environnementale, notamment via la création d’un GIS (Groupement d’Intérêt Scientifique) par les partenaires. Les représentants présents du Comité français de l’UICN ont pu exprimer leurs recommandations. Ainsi il ressort de leur analyse des pistes d’amélioration, notamment la priorisation de l’évitement des impacts par rapport aux actions de compensation trop peu satisfaisantes dans l’état actuel des connaissances scientifiques des écosystèmes et du manque de retour d’expérience sur ce type de projet. Ils proposent également d’uniformiser suivant les nombreux projets offshore à venir les protocoles d’acquisition de données, d’utiliser les indicateurs de la  Directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM), et de mettre en place une grille d’évaluation commune pour juger de la gravité des impacts. Les entreprises Ecocéan et WIPSEA étaient présentes pour parler de leurs solutions techniques de limitation des impacts. Ecocéan, spécialisé dans l’ingénierie de la réhabilitation des écosystèmes marins, développe des structures pouvant permettre d’adapter les éoliennes au cycle de reproduction des espèces marines. Le projet SEMMACAPE de WIPSEA consiste quant à lui au suivi et à l’étude de la mégafaune marine et des activités de plaisance, ainsi que la création de cartes de distribution d’espèce par automatisation de l’analyse d’images aériennes. Ceci pourrait faciliter le choix des zones d’implantations des parcs éoliens.

  • CORONAVIRUS – L’éolien s’en sortirait mieux que le solaire 18 mars 2020

    Le site energy4climate.com rapporte que Bloomberg New Energy Finance (BNEF) vient de publier une étude dans laquelle les prévisions de croissance mondiale pour l’éolien et le photovoltaïque sont revues à la baisse du fait de l’impact de la pandémie. La chute des cours du pétrole impacte les revenus des grandes compagnies pétrolières et pourrait amputer leur capacité à financer leur transition vers les énergies renouvelables. Pour le solaire, les analystes anticipent une baisse de 16 % pour 2020 passant d’une fourchette de 121-152 GW à 108-143 GW installés dans l’année. L’éolien serait moins impacté : si la prévision de 75 GW de nouvelles capacités éoliennes installées en 2020 ne tient plus, l’année 2020 devrait tout de même constituer une année record. L’étendue de la baisse dépendra de la rapidité de la Chine à reprendre son rythme de production et d’installation. 35 % des nouvelles capacités éoliennes mondiales sont en effet érigées en Chine.

  • OFFSHORE – Un partenariat franco-chinois 18 mars 2020

    China Energy Investment Corporation, société d’État chinoise des mines et de l’énergie vient d’annoncer la signature d’un accord avec l’énergéticien français EDF pour développer conjointement un projet de parc offshore dans la province du Jiangsu dans l’Est de la Chine. Même si la France n’a pas encore de parcs éoliens offshore, l’expertise d’un groupe comme EDF-Renouvelables est très prisée à l’étranger avec l’exploitation de plusieurs parcs à travers le monde. Ce projet de joint-venture marque pour la Chine une ouverture car c’est la première fois que le pays s’ouvre à une entreprise et à des capitaux étrangers en matière d’éolien en mer. L’investissement total est de 7,9 milliards de yuans soit 1 milliard d’euros, détenus à 62,5 % par China Energy et 37,5 % par EDF. La capacité installée totale du projet sera de 502 MW pour une production annuelle de 1,39 milliard de kilowattheures ce qui couvrira les besoins annuels en électricité de près de 2 millions de foyers chinois. La mise en service du parc est prévue pour début 2021.

  • HAUTS-DE-FRANCE – Record de production début 2020 12 mars 2020

    Les Hauts-de-France sont la première région éolienne française avec 4 GW installés, soit 27 % des capacités nationales. France Bleu relève que le début d’année a vu la production éolienne de la région battre de nombreux records du fait des vents forts et tempêtes. En effet, le 9 février à 9h45, d’après RTE, les deux tiers de la demande électrique régionale étaient issus du parc éolien, soit un parc fonctionnant à 92 % de sa capacité. Un tel niveau de production n’est habituellement atteint que par la centrale nucléaire de Gravelines. Mais ce n’est pas la première fois que cela survient, car plus tôt cette année, les 14 janvier et 2 février, ce sont 60 % des besoins régionaux qui étaient couverts. En 2019 sur l’année, l’éolien a couvert en moyenne 18,1 % des besoins électriques de la région. A ce jour, le taux de couverture moyen se monte à 29,2 % pour 2020. Nos voisins belges constatent également que février a été un mois record pour l’éolien belge en mer du Nord avec 804 GWh produits pour un facteur de charge moyen record de 74 % en février.

  • TECHNOLOGIE – Vers des pales toujours plus longues 12 mars 2020

    Bien plus que la taille des mâts, c’est la taille des pales qui concentre les efforts de R&D des constructeurs éoliens ces dernières années. Fin 2019, General Electric Renewable Energy présentait son dernier modèle offshore, l’Haliade-X. Fabriquée en France et actuellement en phase test dans le port de Rotterdam, cette machine haute de 260 mètres est équipée d’une pale de 107 mètres, un record mondial. Ce rotor géant de 220 mètres permet, en augmentant la surface balayée moyenne par la turbine, de capter une plus grande partie du vent qui passe et d’être plus efficace. Le facteur de charge atteint les 63 % (5 à 7 points de plus que la concurrence), ce qui permet de diminuer les coûts de production de l’électricité. Une telle turbine sera capable de générer de l’électricité pour 16 000 foyers, soit une production brute annuelle de 67 GWh dans les conditions typiques d’un site allemand en mer du nord. Les concurrents de GE tentent une réponse avec de nouvelles machines. Dans cette course à l’envergure, on retrouve Gamesa Renewable Energy avec la SG 193-10 MW qui affiche un rotor de 193 mètres, Siemens Gamesa avec la SG 11.0-200 DD (11 MW) avec un rotor de 200 mètres et MHI Vestas avec la V164-10 MW et son rotor de 164 mètres. Tous ces constructeurs annoncent des mises en service entre 2022 et 2025.

  • OFFSHORE – Iberdrola actionnaire à 100 % d’Ailes Marines 12 mars 2020

    Le producteur espagnol d’électricité a racheté à La Caisse des Dépôts et à RES leurs parts dans Ailes Marines, société de projet du parc éolien offshore au large de Saint-Brieuc. Depuis le début du projet en 2011 Iberdrola possédait 70% des parts. En janvier dernier déjà, son contrôle était monté à plus de 90 %. Aujourd’hui, le processus se finalise en passant à 100 % suite au feu vert du ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Seule aux commandes, Iberdrola va construire un parc de 62 turbines de 207 mètres de haut développant 8 MW chacune pour une puissance installée totale de 496 MW. Le parc s’étendra sur 75 km2. Estimé à 2,4 milliards d’euros le projet devrait être opérationnel à l’horizon 2023. A la demande de l’État français il devra stimuler l’économie locale : les fondations seront fabriquées à Brest par Navantia, les éoliennes au Havre par Siemens, et RTE a choisi Nexans pour le raccordement à terre. A moyen terme, suite à ces investissements, l’entreprise espagnole souhaite intégrer davantage le marché français, « qui est devenu un marché de plus en plus stratégique pour Iberdrola », selon le communiqué de presse.

  • EMPLOIS EN EUROPE – L’éolien deuxième employeur EnR d’Europe 4 mars 2020

    Vendredi 28 février, la 19e édition du baromètre bilan EurObserv’ER a été mise en ligne. Ce document, intitulé l’État des énergies renouvelables en Europe, présente dans le détail la situation de l’ensemble des différentes technologies renouvelables développées au sein des pays de l’Union européenne à travers des indicateurs énergétiques, économiques ou financiers. Depuis une dizaine d’année, les baromètres EurObserv’ER couvrent également la dimension socio-économique. Sur la thématique de l’emploi, les indicateurs publiés évaluent à 1,51 million le nombre de personnes travaillant de façon directe ou indirecte dans le domaine des énergies renouvelables en Europe en 2018. Ce chiffre est en croissance de 4 % par rapport à l’année précédente (1,45 million). Avec 325 300 emplois, le secteur de l’éolien se classe à la deuxième place des filières, soit derrière la biomasse solide (360 600 emplois) mais devant les biocarburants (248 200 emplois) ou le photovoltaïque (117 600 emplois). Au niveau de l’activité économique, l’éolien est le premier secteur avec 43,9 milliards d’euros. Pourtant, pour 2018 l’éolien a vu l’évaluation de son contenu en emploi significativement diminuer (- 9 %, 356 700 emplois en 2017). A l’origine de ce phénomène, le net recul en 2018 des marchés allemand et britannique. L’État des énergies renouvelables en Europe est disponible en libre téléchargement ainsi que l’ensemble des baromètres thématiques publiés au long de l’année.

  • ÉOLIEN EN AUTOCONSOMMATION – 8 éoliennes pour la future gare multimodale de Chambéry 4 mars 2020

    Start-up française spécialisée dans la fabrication d’éoliennes de petite puissance en autoconsommation, Éolie vient d’être choisie par l’exploitant de parking Q-Park pour son projet d’aménagement de l’ancienne gare Sncf de Chambéry (Savoie), en passe d’être transformée en pôle multimodal. Équipées d’un rotor de 2 m2, les 8 éoliennes à axe vertical développeront une capacité unitaire de 500 watts et seront installées sur le toit du parking de la future gare. Le courant produit sera autoconsommé sur le site, il n’y aura pas d’injection sur le réseau électrique. Fondée en 2011, Éolie a installé depuis sa création une centaine d’éoliennes en France et en Europe. Ses éoliennes, qui sont produites en France, ont ainsi équipé plusieurs stations de traitement des eaux du groupe Veolia ou un projet immobilier porté par le groupe Schuler au Luxembourg. A plus long terme, Éolie songe à s’orienter vers des projets en mer flottant, un segment qu’avait tenté de développer l’entreprise lilloise Nénuphar mais dont la liquidation judiciaire avait été prononcée en 2018.

  • AFRIQUE DE L’OUEST – Un parc éolien de 158 MW au Sénégal 4 mars 2020

    Inauguré officiellement, le 24 février dernier, par M. Macky Sall, président du Sénégal, le parc de Taïba N’Diaye devrait être totalement opérationnel en mai prochain. Composé de 46 mâts, le projet construit par la société Lekela devrait coûter environ 342 millions d’euros et permettra de couvrir la consommation électrique de 2 millions de Sénégalais dans un pays où seuls 45 % de la population ont accès au réseau électrique. Ce site sera l’un des plus grands sites éoliens d’Afrique de l’Ouest. Il devrait permettre d’éviter 300 000 t de CO2 par an dans un pays où le charbon et le pétrole prédominent toujours dans le mix électrique. Les autorités ont placé le développement énergétique au cœur du Plan Sénégal Émergent (PSE), et le pays produit une électricité à 22 % renouvelable sur son réseau, géré par la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

FéVRIER 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • ÉOLIEN OFFSHORE – 2019, une année record 26 février 2020

    L’organisation World Forum Offshore Wind (WFO) vient de publier son Global Offshore Wind Report sur l’évolution de l’éolien en mer dans le monde. La publication est courte mais éloquente quant à la croissance de ce secteur. Avec une capacité supplémentaire de 5 194 MW installée en 2019, la filière a réalisé sa meilleure année jamais enregistrée. 16 nouveaux sites offshore ont été raccordés l’an passé au sein de 6 pays : Chine, Royaume-Uni, Danemark, Belgique et Taïwan. La taille moyenne des nouvelles fermes éoliennes a été de 325 MW. Au niveau mondial, la puissance totale recensée à fin 2019 est de 27 213 MW, un chiffre en hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Le premier pays est le Royaume-Uni (9 710 MW), devant l’Allemagne (7 498 MW) et la Chine (4 906 MW). Ce classement devrait cependant être amené à évoluer dans les années futures puisque la Chine affiche 3 662 MW de capacité en construction en 2019 contre seulement 714 pour le Royaume-Uni et 220 pour l’Allemagne. D’après les observations du WFO, l’empire du Milieu devrait être le premier marché mondial pour l’éolien en mer en 2020.

  • ENTREPRISE – Alphabet met les voiles 26 février 2020

    Alphabet, la maison mère de Google, va définitivement se séparer de sa filiale dédiée à la conception de petites éoliennes volant au bout d’un câble, Makani, a annoncé Fort Keller, le directeur général de cette entité mardi. Comme il le rappelle sur le blog de Makani, l’entreprise est née en 2006 de l’intérêt d’un groupe de kitesurfeurs pour la possibilité d’exploiter l’énergie du vent par des voiles de cerfs-volants. 13 ans plus tard, après avoir été incubée 7 ans dans le laboratoire de projets futuristes d’Alphabet, l’équipe est parvenue à développer une nouvelle technologie de cerfs-volants pouvant mettre en oeuvre 600 kW de puissance électrique. Le partenariat entamé avec Shell en 2019 se poursuit, lui, en vue de continuer à développer la technologie de Makani.

  • PROJET CITOYEN – Enercoop achète la production de 4 éoliennes citoyennes 26 février 2020

    C’est un mouvement discret mais qui prend de l’ampleur. De plus en plus de sites quittent l’acheteur historique EDF tout en conservant leur contrat d’obligation d’achat. Ainsi, le parc breton de Bégawatts a annoncé qu’il vend désormais toute sa production à la coopérative Enercoop, organisme qui est aussi agréé pour la gestion des contrats d’obligation d’achat d’électricité renouvelable. Cela devrait représenter un productible annuel de 16 900 MWh. L’originalité de ce parc de 8,2 MW, construit en 2014, est d’avoir été initié par l’association Énergies citoyennes en Pays-de-Vilaine, elle-même membre du mouvement Énergie Partagée. Ses quatre éoliennes ont été financées par un collectif de plus 700 citoyens qui possèdent la majorité des parts et peuvent ainsi décider de l’avenir du parc. Le projet a été lent à sortir de terre puisque les premières réflexions avaient été lancées 12 ans avant la mise en service du site. A l‘origine, Bégawatts était lié à EDF par un contrat en obligation d’achat. En 2020, Bégawatts, comme 28 autres producteurs en obligation d’achat a décidé de se tourner vers Enercoop. Ce site représentera 3 % du portefeuille du fournisseur en terme de volume d’électricité produite.

  • EUROPE – Il faut encore accélérer 18 février 2020

    Avec 15,4 GW de capacités éoliennes installées en Europe en 2019, dont 13,2 GW dans l’Union européenne à 28, le continent (Russie comprise) dispose désormais de 205 GW de capacités éoliennes, selon les chiffres publiés par l’association européenne WindEurope. 3,6 GW de ce volume sont des capacités éoliennes offshore, un record d’installation qui permet à l’Europe de compter désormais une capacité éolienne offshore totale de plus de 22 GW. Avec 417 TWh, l’énergie éolienne a représenté 15 % de toute la consommation d’électricité dans l’Union européenne à 28 l’année dernière contre 14 % en 2018 et 12 % en 2017. Le facteur de charge moyen ressort à 26 %. Pour autant, souligne WindEurope dans un communiqué du 17 février, et même si les installations nouvelles ont crû de 27 % par rapport à 2018, le taux d’installation doit doubler pour atteindre les objectifs 2050 fixés dans le Green Deal, le pacte vert européen promu par la Commission. « L’Europe ne construit pas assez de fermes éoliennes », avance son président, Giles Dickson. L’expansion de cette énergie « requiert une approche nouvelle, en termes de planification comme de délivrance des permis, mais aussi des investissements continus dans les réseaux. A l’Union européenne de s’assurer qu’ils soient ambitieux, et concrétisés », ajoute-t-il.

  • FRANCE – Un 1er système de stockage par batterie pour Boralex 18 février 2020

    Boralex a annoncé la mise en service commercial, à compter du 1er mars, de sa première unité de stockage d’électricité. Celle-ci a été mise en place au pied de ses parcs éoliens Vallée de l’Arce (30 MW) et Comes de l’Arce (10 MW), dans le département de l’Aube. « Le site est doté d’une puissance installée de 2MW dont 1MW pourra être commercialisé via un agrégateur. Il est équipé de batteries au lithium-ion dont la densité énergétique favorise le déploiement à grande échelle tout en réduisant l’espace nécessaire », précise un communiqué du 14 février. Cette opération s’inscrit dans le projet Venteea, porté par Enedis depuis 2012 et pour lequel le groupe canadien a repris l’entièreté des droits en 2018 à l’issue des expérimentations. « Le stockage de l’électricité est une technologie ambitieuse et prometteuse pour le nouveau monde énergétique, en ligne avec notre pilier stratégique lié à la diversification technologique », explique Nicolas Wolff, vice-président et directeur général Europe de Boralex.

  • FLOTTANT – Lancement d’un projet de recherche franco-allemand 18 février 2020

    Le projet franco-allemand de recherche sur l’énergie éolienne en eaux profondes dénommé Vamos/Floateole a été lancé le 17 février, a annoncé l’École centrale de Nantes. D’une durée de 36 mois, ce projet a donc deux volets, Vamos et Floateole. L’objectif à long terme de Vamos (pour Validation, mesure et optimisation de l’énergie éolienne flottante) est « de concevoir des éoliennes offshore moins chères et d’augmenter la part de l’éolien sur le marché de l’énergie ». Il consiste en une campagne de mesure à grande échelle, menée sur la première éolienne offshore flottante française, Floatgen et une étude de validation. La campagne de mesure du sillage sera réalisée dans le cadre du projet français Floateole, lequel « se concentre sur la caractérisation expérimentale de l’influence des mouvements de la plateforme flottante sur le comportement aérodynamique des éoliennes et de leur sillage. » Enfin, « pour la première fois, un projet de recherche sur l’énergie éolienne flottante est cofinancé par le ministère fédéral allemand de l’économie et de l’énergie et le cluster régional français WEAMEC », précise le communiqué.

  • ÉOLIEN EN MER – L’UE compte plus de 22 GW de capacité offshore 11 février 2020

    Jeudi 6 février, WindEurope, l’association européenne de l’énergie éolienne, a mis en ligne son rapport annuel sur le segment de l’offshore. L’étude annonce qu’en 2019, l’Union européenne a raccordé 10 nouveaux parcs en mer, représentant 502 nouvelles éoliennes, soit une puissance supplémentaire de 3 627 MW. L’Europe dispose désormais d’une capacité offshore totale de 22 072 MW provenant de 5 047 éoliennes raccordées situées dans 12 pays. La puissance unitaire moyenne des turbines installées l’an passé a été de 7,8 MW, un chiffre supérieur de 1 MW à la moyenne observée en 2018. Le premier pays reste le Royaume-Uni avec 9 945 MW, dont 1 750 MW ont été ajoutés en 2019. Les britanniques possèdent notamment le plus important parc au monde avec le site de Hornsea One qui affiche une capacité totale de 1218 MW. La France n’est pas absente mais elle apparaît en dernière place. En effet, si les premiers parcs en mer posés n’entreront pas en service avant 2021 ou 2022, le pays compte depuis 2018 une capacité de 2 MW au travers du projet d’éolienne flottante de Floatgen. Le rapport de WindEurope suit également l’activité économique du secteur puisqu’on y apprend qu’en 2019, 6 milliards d’euros ont été investis dans des nouveaux projets qui verront le jour dans les 4 à 8 ans à venir. Autre information intéressante, les appels à projets conclus en 2019 en Europe se sont tous soldés par des opérations qui annonçaient des coûts de production compris entre 40 et 50 € le MWh.

  • ÉNERGIES MARINES – Ouverture de l’AMI Sea-GRID 11 février 2020

    Le lancement de l’Appel à Manifestation d’Intérêt Sea-GRID a été annoncé vendredi 7 février à Nantes au Showroom SMILE, lieu dédié aux compétences industrielles des régions Bretagne et Pays de la Loire en matière de réseaux électriques intelligents. Sea-GRID est porté par Centrale Nantes, RTE, Enedis ainsi que leurs partenaires S2E2, le Pôle Mer Bretagne Atlantique, SMILE, et Weamec. Le but de cet AMI est de développer des briques technologiques pour la production de l’énergie en mer ainsi que ses usages locaux à terre. Les projets devront s’appuyer sur un développement des technologies de gestion intelligente de l’électricité pour des solutions de raccordement électrique de la mer à la terre. Il pourra s’agir d’un raccordement en mer « par le biais d’une plateforme flottante pour tester en conditions réelles les machines électriques de futures sous stations électriques offshore et des solutions de monitoring et de stockage en mer »et, à terre, « par la mise en place d’un exemple concret de réseau intelligent, qui sera l’interface entre l’électricité produite en mer et son usage local (par exemple : solution de monitoring et de stockage d’énergie en mer) ». Au moins un des partenaires devra être implanté en Pays de la Loire. Les réponses pourront être envoyées jusqu’au 7 avril 2020. Après sélection des projets, ceux-ci bénéficieront du soutien technique de Centrale Nantes, RTE et Enedis pour confirmer leur faisabilité dans le but de déployer un démonstrateur sur le site SEM-REV opéré par Centrale Nantes. Règlement, cahier des charges et dossier de candidature : ici

  • ENTREPRISE – Mywindparts intègre le groupe Voltalia 11 février 2020

    Dans un communiqué de presse daté du 3 février, Mywindparts annonce rejoindre le groupe Voltalia. Créé en 2016, Mywindparts est spécialisé dans la fourniture et la réparation de pièces détachées d’éoliennes et assiste les exploitants de parcs éoliens dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement. Voltalia est, depuis 2005, devenu un acteur important du secteur de la production d’origine renouvelable avec plus d’un GW en exploitation dans le monde (19 pays). Il est prestataire de services de développement, construction et maintenance pour ses propres centrales et pour celles de ses clients. En intégrant le groupe Voltalia, Mywindparts vient compléter l’offre de maintenance de Voltalia et agrandit significativement son propre réseau de partenaires au niveau international.

  • ÉTATS-UNIS – Un marché solide où les PPA se multiplient 4 février 2020

    9 143 MW de projets éoliens ont été mis en service aux États-Unis en 2019, selon les chiffres publiés le 30 janvier par l’Association américaine de l’éolien (AWEA). C’est plus qu’en 2018, où le total des raccordements éoliens ressortait à 7 588 MW. Encore plus impressionnant, 5 476 MW ont été mis en service au cours des trois derniers mois de l’année uniquement. S’il est courant que le chiffre du dernier trimestre annuel soit important, cette tendance est particulièrement marquée pour le dernier trimestre 2019 qui a vu la connexion au réseau de 35 projets (répartis dans 16 États. Les États-Unis comptent désormais 105 583 MW d’éolien soit 56 800 turbines (dans 41 États). À noter, avec 8 726 MW (contre 8 507 MW en 2018), le nombre de contrats d’achat d’électricité (PPA) concernant des parcs éoliens a aussi atteint des sommets. 60 % (5 266 MW) de ces contrats concernent des utilities et 40 % (3 640 MW), des entreprises.

  • APPEL D’OFFRES TERRESTRE – La recyclabilité des pales bientôt prise en compte ? 4 février 2020

    C’est en tout cas le souhait de la Commission de régulation de l’énergie. « La CRE est disposée à initier dès à présent et en lien avec les services du ministère les travaux permettant d’inclure un critère lié au bilan carbone, comme le prévoit le projet de loi relatif à l’énergie et au climat », explique l’autorité dans sa délibération, publiée le 3 février, sur la quatrième période de l’appel d’offres. « Il apparait également nécessaire d’étudier la prise en compte d’autres critères environnementaux, notamment celui portant sur la recyclabilité des pales », ajoute la CRE. Elle recommande également aux pouvoirs publics d’annoncer rapidement les dates et volumes des périodes du prochain appel d’offres. Enfin, toujours en vue du prochain appel d’offres, dont la date limite de candidature de la sixième et dernière période est fixée au 1er juin, la CRE « estime que la formule du complément de rémunération doit être modifiée en déduisant un revenu de référence lié au mécanisme de capacité. »

  • BELGIQUE – Vers un nouveau plan éolien ? 4 février 2020

    Le gouvernement régional wallon, en Belgique, va réfléchir à une nouvelle “pax eolienica”, a affirmé le 3 février, en commission du Parlement de Wallonie, le ministre régional de l’Energie, Philippe Henry (Écolo), selon nos confrères de la RTBF. « Dans un contexte ambitieux, l’éolien jouera un rôle essentiel et l’adaptation du cadre existant est nécessaire », a précisé le ministre. Compétence du ministre régional de l’Energie mais aussi des ministres de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, « le dossier éolien nécessite une solide coordination », a-t-il poursuivi. Adoptée en mars 2018 par le gouvernement wallon, la première ‘pax eolienica’ compilait 15 mesures, à traduire en texte, destinées à favoriser le développement de la filière éolienne, rappelle la RTBF. Le parc éolien wallon a franchi en 2019 le cap du GW de puissance installée.

JANVIER 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • FRANCE – Eoloscope, un outil pour un développement exemplaire 29 janvier 2020

    France Nature Environnement, l’Ademe et l’industriel Boralex ont présenté le 28 janvier l’« Eoloscope Terrestre », un « outil de dialogue territorial, d’aide au positionnement à destination des associations, mais aussi des porteurs de projets éoliens et des collectivités qui souhaitent mieux comprendre les attentes des associations et améliorer leurs pratiques. » L’objectif affiché par les trois partenaires est de contribuer au développement d’une filière éolienne vertueuse, pilier de la transition énergétique. « L’énergie éolienne, qui fait l’objet d’une opposition active et marquée de la part d’une partie minoritaire de la population française, avec fortes communications de contre-vérités et idées reçues, nécessite un outil comme l’Eoloscope qui apporte objectivité et un esprit d’ouverture entre les acteurs », explique David Marchal, directeur adjoint à la direction exécutive de l’expertise et des programmes à l’Ademe. L’Eoloscope fera l’objet d’un atelier de présentation jeudi 30 janvier (à 11h30 en salle G2) à l’occasion des Assises Européennes de la transition énergétique, qui se sont ouvertes ce 28 janvier à Bordeaux.

  • PARTENARIAT – CNR et Banque des Territoires partagent de grandes ambitions 29 janvier 2020

    La Banque des Territoires et la Compagnie nationale du Rhône (CNR) ont annoncé la signature (le 23 décembre) d’un accord de partenariat de 10 ans qui vise « à détenir ensemble plus de 500 MW de nouveaux projets éoliens. » Le partenariat inclue dès à présent une société portant 90 MW d’actifs éoliens déjà en exploitation ou en cours de construction et dont CNR sera l’acteur industriel supervisant l’exploitation. Il vise une augmentation du portefeuille d’actifs éoliens en co-détention de 400 MW sous 5 ans, sur la base de projets actuellement en développement. La Banque des Territoires et CNR se laissent la possibilité « d’étendre ce partenariat à de nouveaux projets d’ores et déjà identifiés qui devraient voir le jour dans les 10 prochaines années », précisent-elles dans un communiqué commun en date du 20 janvier. Ce nouveau partenariat stratégique « fait suite à l’acquisition par CNR du développeur Vol-V ER fin 2019, détaille le communiqué. Cette année a d’ailleurs permis un rapprochement opérationnel significatif entre CNR et la Banque des Territoires, déjà actionnaire de CNR à hauteur de 33,2 %, puisqu’un premier partenariat portant sur 23 MW, via trois parcs photovoltaïques, avait déjà été signé le 6 novembre 2019. »

  • INNOVATION – La turbine de 9,5 MW en test au Danemark 29 janvier 2020

    MHI Vestas a annoncé le 24 janvier avoir installé son prototype d’éolienne de 9.5 MW (V174-9.5) à Osterild, dans le centre national de test du Danemark. Dotée de pales de 85 mètres pour une hauteur totale de 197 mètres, la machine devrait y subir une batterie de tests dans l’objectif de « contrôler minutieusement la fiabilité et la performance en matière de production » de la turbine destinée à l’offshore, explique dans un communiqué la joint-venture à 50/50 entre le japonais MHI et le danois Vestas. MHI Vestas annonce un volume de commandes de 934 MW pour ce modèle, avec des projets en Europe et en Asie Pacifique. Les premières machines sont destinés aux parcs éoliens offshore allemands de Baltic Eagle et Arcadis et devraient être installées en 2022.

  • PPE – Objectifs contrastés pour l’éolien 21 janvier 2020

    Depuis le 20 janvier, la dernière version de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2019-2028, ainsi que la Stratégie nationale bas carbone à horizon 2050, est désormais ouverte pour consultation publique. Les changements pour l’éolien sont favorables à l’offshore tandis que l’éolien terrestre voit ses objectifs rabotés. Ainsi les objectifs pour l’éolien en mer passent à 5,2 à 6,2 GW en 2028, contre 4,7 à 5,2 GW dans une précédente version. Côté onshore les objectifs passent désormais de 34,1-35,6 GW à 33,2-34,7 GW. Ce repli intervient quelques jours après des annonces quelque peu critiques d’Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Pau : « Le consensus sur l’éolien est en train de nettement s’affaiblir dans notre pays. » Et de poursuivre, « Il y a l’éolien offshore qu’on a développé et relancé très fortement, mais de plus en plus de gens ne veulent plus voir d’éolien près de chez eux. » Interrogé par l’AFP, Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), se veut rassurant, estimant que la nouvelle feuille de route de la PPE visent surtout à « compenser budgétairement la montée de l’éolien en mer. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais pas une catastrophe non plus. » Pour France énergie éolienne (FEE), cette PPE, en discussion depuis trois ans, « doit désormais être adoptée rapidement, pour donner de la visibilité aux acteurs », a expliqué, sa déléguée générale Pauline Le Bertre à l’agence de presse. « Regrettant » que le gouvernement n’ait « pas saisi tout le potentiel de l’offshore », elle s’est réjouie que le secteur et les régions littorales disposent enfin d’« un calendrier clair » : « c’est un premier pas. » La consultation publique est ouverte jusqu’au 19 février.

  • OFFSHORE – Vers un renforcement d’Iberdrola dans Ailes Marines ? 21 janvier 2020

    Dans un article du 14 janvier, le journal espagnol Expansion fait état de changements dans le capital du consortium Ailes Marines, en charge du développement du parc éolien au large de Saint-Brieuc. Iberdrola, jusqu’alors actionnaire à 70 % du projet, aurait racheté des parts à Res et à la Caisse des dépôts (qui détenaient 30 % du capital via une société commune, Avel Vor). À l’issue de cette opération, l’énergéticien espagnol contrôlerait plus de 90 % d’Ailes Marines, ce qui lui donnerait « la pleine autorité pour gérer le projet ».

  • ETUDE – L’offshore booste les investissements mondiaux dans les EnR 21 janvier 2020

    Les investissements en matière de capacités de production d’énergies renouvelables sont ressortis en légère hausse l’an dernier, avec un premier marché mondial, la Chine, en recul, mais un record atteint aux États-Unis et un bond de l’éolien offshore, selon un bilan publié le 16 janvier par Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Conséquence, les investissements dans l’éolien ont dépassé ceux dans le solaire en 2019, à respectivement 138,2 milliards de dollars (+ 6 %) et 131,1 mds$ (- 3 %). Et l’offshore a connu une année record avec un investissement total de 29,9 milliards de dollars (+ 19 %). « Les développeurs dans l’éolien offshore en Chine ont mené à bien 15 projets devant l’expiration attendue des tarifs de rachat dans ce pays », explique Tom Harries, responsable du secteur chez BNEF, qui s’attend à ce que cet élan mondial se poursuive cette année, du Royaume uni à la côte Est des États-Unis.

  • ENTREPRISE – Siemens Gamesa finalise la reprise partielle de Senvion 14 janvier 2020

    Siemens Gamesa a annoncé avoir finalisé la reprise des divisions Services et Équipements onshore en Europe de Senvion, placé en redressement judiciaire en avril. Le fabricant germano-espagnol d’éoliennes a racheté les « activités européennes de service et les droits de propriété intellectuelle » de son rival allemand pour 200 millions d’euros, explique-t-il dans un communiqué du 9 janvier. La transaction va augmenter de 15 % le volume de ses contrats de service d’éoliennes et élargir les activités de Gamesa dans 13 pays. Cela va lui permettre d’assurer la maintenance d’un portefeuille d’éoliennes de 69 GW dont environ 9 GW de Senvion, précise la filiale du géant industrie allemand Siemens. Concernant le rachat des installations de fabrication de pales d’éoliennes de Senvion à Vagos et Oliveira de Frades (Portugal), détenues par sa filiale Ria Blades, la transaction devrait être finalisée d’ici fin mars 2020.

  • SÉNÉGAL – Mise en service du plus grand parc d’Afrique de l’Ouest 14 janvier 2020

    Au Sénégal, le parc éolien de Taiba N’Diaye est raccordé au réseau électrique national depuis la fin de l’année. À terme, son achèvement est prévu pour mi-2020, l’installation de 200 milliards de francs CFA (342 millions d’euros) augmentera de 15 % la part du renouvelable dans le mix énergétique sénégalais, assure son développeur, Lekela. Le premier projet éolien à échelle industrielle du pays aura alors une capacité totale de 158,7 MW grâce à 46 machines de 117 mètres de haut.

  • FLOTTANT – Une première turbine au Portugal pour Windfloat 14 janvier 2020

    Si le projet Windfloat Atlantic, d’une capacité de 25 MW, est encore en cours de déploiement à 20 km au large de Viana do Castelo, au Portugal, sa première éolienne flottante (8,4 MW) a commencé à produire de l’électricité après sa connexion au réseau portugais le 31 décembre dernier, s’est félicité EDP Renewables le 2 janvier. MHI Vestas assure la fourniture des trois éoliennes de modèle V164-8,4 MW. WindFloat Atlantic est porté par le consortium Windplus qui comprend EDP Renewables (54,4 %), Engie (25 %), Repsol (19,4 %) et Principle Power (1,2 %) pour ce qui est des fondations flottantes.

  • FRANCE – Vers le balisage intelligent ? 7 janvier 2020

    A l’issue de la première réunion du nouveau groupe de travail éolien, le gouvernement a présenté en fin d’année 2019, plusieurs pistes de travail et de réflexion pour renforcer l’acceptabilité de la filière. « Les mesures que nous présentons ont un double objectif : lever les verrous tout en préservant l’acceptabilité par les territoires », a expliqué la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne. « Des expérimentations de solutions innovantes vont être lancées courant 2020 pour réduire les nuisances lumineuses tout en préservant la sécurité des aéronefs et permettre d’envisager de nouveaux dispositifs pouvant prétendre à une homologation début 2021 », a-t-elle ajouté. Le balisage intelligent (qui ne s’allumerait qu’à l’approche d’un aéronef) est donc pour la première fois dans les tuyaux. Le gouvernement lancera par ailleurs un groupe de travail, en partenariat avec les collectivités locales, les filières professionnelles, et les associations, « pour que le développement de l’éolien soit plus équilibré au niveau national et éviter des risques de saturation ». Des propositions sont attendues pour le printemps 2020. Participant à ce groupe de travail, France énergie éolienne (FEE) s’est en tout cas réjouie de ces échanges dans un communiqué publié le 19 décembre. « Nous sommes convaincus que ces discussions – et les solutions qui en émaneront – permettront d’accélérer une transition énergétique au profit de tous les territoires, de perpétuer la démarche vertueuse de la filière et de lever des freins trop souvent liés à une désinformation dont l’éolien est régulièrement victime », explique Nicolas Wolff, alors tout nouveau président de FEE.

  • ALLEMAGNE – Du mieux pour le dernier appel d’offres de 2019 7 janvier 2020

    Pour la première fois en 2019, le volume cible de 500 MW a été atteint à l’occasion de la dernière période de l’appel d’offres éolien terrestre en Allemagne. L’Agence fédérale allemande des réseaux (BNetzA) a en effet annoncé le 20 décembre avoir sélectionné 56 projets totalisant un volume de 509 MW (parmi 76 projets candidats, totalisant 685,8 MW). Les prix moyens pour cette dernière période ont très légèrement baissé entre 5,74 c€/kWh et 6,18 c€/kWh. Pour rappel, l’ensemble des périodes précédentes ont été sous-souscrites). Il faudra attendre la prochaine période de l’appel d’offres, le 1er février 2020, pour savoir si cette tendance, positive, se confirme.

  • OFFSHORE – Akrocean fournira les données de vent et de courant 7 janvier 2020

    « Météo-France renouvelle sa confiance à Akrocean avec l’attribution d’un contrat cadre de 4 ans pour la fourniture de données de vent et de courant destinées au dérisquage des futurs projets éoliens offshore posés et flottants français », a annoncé l’entreprise installée à Guérande dans un communiqué du 7 janvier. Le dérisquage vise à effectuer un certain nombre d’études techniques et environnementales, portées par la Direction générale énergie climat (DGEC, ministère de l’Ecologie). Ces études, ainsi que les résultats des débats publics portant sur chaque zone propice à l’éolien offshore, seront portés à la connaissance des consortiums candidats aux futurs appels d’offres au terme du processus de dialogue concurrentiel mené entre ces consortiums et la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Le contrat remporté par Akrocean contrat porte sur la réalisation de la totalité des campagnes de mesure sur le littoral français dans les 4 ans à venir. « Peu de temps après avoir mis en service 2 Lidar flottants en Australie, Akrocean assoie sa position de fournisseur reconnu de données météo-océaniques pour l’industrie offshore », se réjouit la société.

DéCEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • MOBILITÉ HYDROGÈNE – De la pale au moteur 18 décembre 2019

    C’est aujourd’hui qu’étaient inaugurés le parc éolien du Pays Haut et la première station de recharge hydrogène pour véhicules en auto-partage du projet MHyRABEL à Audun-le-Roman, en Meurthe-et-Moselle. Ce programme, retenu au sein de l’appel à projets national Territoires Hydrogène de 2016, mis en œuvre par la communauté de communes Cœur du Pays Haut et la société d’économie mixte SOGEDER regroupe également Engie green et le CEA Tech. Le projet MHyRABEL vise à mettre œuvre une transition énergétique territoriale fondée sur les énergies renouvelables et le vecteur hydrogène. L’hydrogène est produit grâce à un électrolyseur fonctionnant à partir d’électricité d’origine éolienne et alimente une flotte de trois véhicules à hydrogène en autopartage. Le service sera complété d’une flotte de véhicules électriques qui s’alimenteront aux bornes de recharge électriques émaillant le territoire. Une autre station de recharge hydrogène est prévue sous peu à Strasbourg.

  • BRETAGNE – Un débat public pour un projet de parc éolien flottant 18 décembre 2019

    La Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé de «  l’organisation d’un débat public qui sera conduit sous l’égide d’une commission particulière dont la présidence sera désignée ultérieurement », a expliqué l’institution dans un communiqué du 4 décembre à propos du développement d’un projet de parc éolien flottant commercial au sud de la Bretagne. Cette décision fait suite à l’annonce du 14 juin par François de Rugy, alors ministre de la Transition écologique et solidaire, que trois appels d’offres relatifs au développement de trois parcs éoliens commerciaux flottants de 250 MW chacun (deux en Méditerranée et un au sud de la Bretagne) seraient lancés. Considérant que « les enjeux et impacts socio-économiques et environnementaux attachés à ce projet sont majeurs et d’intérêt national », la CNDP a donc décidé d’organiser un débat public en 2020 en préalable à l’appel d’offre. Après la désignation d’un(e) président(e) (dans un délai légal de 35 jours), la Commission particulière du débat public (CPDP) préparera le débat et décidera de ses modalités.

  • LES FRANÇAIS À L’ÉTRANGER – Akuo boucle le financement de ses projets en Pologne 18 décembre 2019

    Fin 2018, le producteur indépendant français d’énergie renouvelable Akuo Energy avait été retenu pour la réalisation de trois parcs éoliens en Pologne. Une nouvelle étape vient d’être franchie dernièrement avec l’annonce du bouclage du financement de ces projets grâce à un accord de partenariat conclu avec Mirova Eurofideme 4, un fonds géré par Mirova (Natixis). Les trois futurs sites réuniront 53 éoliennes et totaliseront une puissance de 132 MW. Vestas sera le fournisseur des turbines pour des mises en service attendues en 2021. Une fois opérationnelles, les centrales éoliennes produiront une énergie qui répondra à la demande en électricité de plus de 200 000 foyers polonais, tout en évitant plus de 300 000 tonnes de CO2 chaque année. Ce projet est un aboutissement pour Akuo car c’est le fruit d’un travail de prospection débuté il y a treize ans en Pologne, un pays très dépendant du charbon pour sa production d’électricité et qui vise à atteindre une part de 27 % d’EnR dans son mix électrique d’ici à 2040 (contre 13.1 % en 2017).

  • ACQUISITIONS – Engie renforce sa position en Italie et en France 11 décembre 2019

    Engie a annoncé jeudi 5 décembre avoir acquis la société Renvico, développeur de sites éoliens essentiellement implanté en France et en Italie. L’entreprise exploite un portefeuille de 329 mégawatts (MW) éoliens dont 142 MW sont installés en Italie et 187 MW en France. Par ailleurs, Renvico revendique un portefeuille de 300 MW de projets en Europe. « Cette acquisition s’inscrit parfaitement dans l’ambition d’Engie d’ajouter 9 GW d’énergies renouvelables à son activité au niveau mondial d’ici 2021, dont 3 GW en Europe. En France, cette opération permettra au groupe de conforter son leadership sur l’éolien terrestre avec une capacité installée de 2,1 GW fin 2018. En Italie, Engie doublera sa capacité raccordée en éolien terrestre pour atteindre plus de 300 MW », a commenté Gwenaëlle Avice-Huet, directrice générale adjointe d’Engie, en charge des renouvelables. La conclusion de la transaction est soumise à l’approbation des autorités chargées de la concurrence et du contrôle des investissements étrangers.

  • TERRITOIRES – Un partenariat entre BayWa r.e. et la Banque des Territoires 11 décembre 2019

    Mardi 10 décembre 2019, le développeur éolien allemand BayWa r.e. a annoncé la signature d’un accord avec la Banque des Territoires afin de faciliter la prise de participation des collectivités locales et des citoyens dans ses projets. Les parcs éoliens seront développés et construits par BayWa r.e. avant d’être cédés au moment de leur mise en service aux acteurs du territoire et à la Banque des Territoires. BayWa r.e. assurera ensuite l’exploitation et la maintenance des parcs. « Nous acceptons d’ouvrir jusqu’à 100 % du capital de nos projets éoliens une fois construits. C’est un investissement totalement dérisqué pour les investisseurs, qu’ils soient des SEM ou des citoyens », confirme Corentin Sivy, directeur du développement et des acquisitions de BayWa r.e. En ce qui concerne le financement participatif, les collectes seront concentrées dans le département du projet, mais à la demande de certains élus, elles pourront être étendues à un ou deux départements limitrophes. Certes, la démarche d’intégrer des collectivités locales dans des projets EnR n’est pas nouvelle. En revanche, le fait que la démarche vienne d’un développeur pure player des projets renouvelables pour un modèle de transfert de propriété à 100 % vers les territoires constitue une vraie première. Ce partenariat se base sur le portefeuille de projets développés par l’acteur allemand en France et vise dans un premier temps une tranche de 50 MW.

  • PPA – Electrons verts pour la chimie allemande 11 décembre 2019

    Covestro, industriel allemand fabricant de polymères, annonce la signature, début décembre, d’un contrat d’achat direct (PPA) d’électricité avec l’énergéticien danois Ørsted. Selon Covestro, il s’agit du premier grand PPA corporate conclu sur de nouvelles centrales en Allemagne. Le contrat, d’une durée de 10 ans, couvre la production de 100 MW d’éolien offshore, issus d’un parc qui sera construit d’ici à 2025 au large de l’ile de Borkum, en mer du nord. Ce parc sera construit sans subventions. « En achetant de l’électricité verte, nous renforçons notre stratégie globale de durabilité et nous nous préparons à l’augmentation attendue des prix de l’énergie et du CO2 », indique M. Markus Stelleman, Directeur Général. « Sans électricité d’origine renouvelable, l’industrie chimique, pas plus que l’industrie dans son ensemble, ne pourra apporter sa contribution à l’atteinte de la neutralité carbone pour l’Allemagne à l’horizon 2050, comme prévu par le Plan de protection du climat. »

  • UE – Vers les 450 GW d’ici 2050 ? 3 décembre 2019

    Dans un rapport publié le 26 novembre, l’association européenne WindEurope assure que l’Union européenne pourrait atteindre le haut de la fourchette de son objectif de 230 à 450 GW d’éolien en mer d’ici à 2050. Cette puissance offshore serait répartie entre la mer du Nord (212 GW), l’Atlantique (85 GW), dont la mer d’Irlande, la mer Baltique (83 GW), en Méditerranée (70 GW) et sur les côtes atlantiques de l’Espagne et du Portugal. Pour atteindre les 450 GW, deux scénarios, aux coûts différents, sont envisagés par WindEurope. Dans le premier, dans lequel les zones d’exclusion de l’éolien en mer ne seraient pas touchées, « seulement un quart des volumes pourrait être installé avec un LCOE (coût actualisé de l’énergie) à moins de 50 €/MWh », explique l’association. Dans le second scénario, des zones de coactivités sont encouragées. Le volume de parcs avec un LCOE en dessous de 50 €/MWh grimperait à 248 GW contre 112 GW dans le précédent.

  • OFFSHORE – Et de 11 MW pour Siemens Gamesa 3 décembre 2019

    « Développée à partir de la plus puissante turbine offshore de la flotte de Siemens Gamesa Renewables Energy (SGRE), la SG 11.0-193 DD Flex peut atteindre une capacité de 11 MW », explique SGRE dans un communiqué du 26 novembre. Vattenfall et le turbinier germano-espagnol ont en effet annoncé leur accord pour étendre l’approvisionnement en turbines du parc en mer Hollandse Kust Zuid (HKZ) (sous réserve de certaines conditions, notamment la décision d’investissement finale de Vattenfall). La zone du parc éolien de HKZ devrait ainsi être équipée d’environ 140 unités de la version améliorée de la turbine offshore Direct Drive de SGRE, laquelle permet désormais d’atteindre une capacité de 11 MW. Cette nouvelle machine a été présentée lors de la WindEurope Offshore 2019 Conference & Exhibition qui s’est tenue à Copenhague du 26 au 28 novembre.

  • OFFSHORE – EDF lance la construction d’un parc écossais de 450 MW 3 décembre 2019

    EDF a annoncé le 28 novembre la construction, qui devrait débuter en juin 2020, de Neart na Gaoithe, un parc éolien de 450 MW qui sera situé au large de la côte Est de l’Ecosse et dont la compagnie irlandaise ESB prend 50 %. « Après avoir mis en place l’ensemble des accords de financement, EDF Renouvelables lance à présent la construction du projet », explique l’énergéticien dans un communiqué. Et de préciser que « la fabrication des composants à terre est désormais lancée. La construction sur le site en mer devrait débuter en juin 2020 et la mise en service du parc est prévue en 2023. » EDF avait acquis en 2018 ce projet de 54 turbines (des 8 MW de Siemens Gamesa Renewable Energy – SGRE) situé dans l’estuaire de la Forth, une zone très venteuse sur la côte Est de l’Écosse.

NOVEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • FRANCE – Production en forte hausse au 3e trimestre 26 novembre 2019

    La production éolienne a augmenté de 46,6 % au 3e trimestre de l’année 2019 par rapport au 3e trimestre 2018, selon les chiffres du dernier Panorama de l’électricité renouvelable. La production éolienne représente sur cette période 6 TWh, soit 6,2 % de la consommation électrique française, explique ce document trimestriel publié le 21 novembre par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Enedis, l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF) et l’Agence des Opérateurs de Réseaux d’Energie (ORE). Côté raccordement, les chiffres sont beaucoup plus sages, puisque le Panorama recense 240 MW de puissance raccordée au 3e trimestre 2019, soit moins qu’au 2e trimestre (337 MW). Les régions les plus dynamiques ont été le Grand Est (+ 85 MW), les Hauts-de-France (+ 58 MW) puis le Centre-Val de Loire (+ 39 MW). Le parc éolien français atteint ainsi 15 928 MW.

  • AUSTRALIE – Akrocean déploie deux lidars Windsea 26 novembre 2019

    La start-up nazairienne Akrocean a été sélectionnée pour collecter les données de vent et météo-océaniques du premier projet de parc éolien offshore australien, nommé Star of the South (Sots) d’une puissance prévue de 2GW au large des côtes du Gippsland (Victoria) en Australie. L’opération sera réalisée via son Lidar flottant Windsea, explique le spécialiste de la collecte de données environnementales offshore dans un communiqué du 21 novembre. Akrocean « confirme ainsi son objectif de devenir un fournisseur majeur et international de données météo-océaniques (gisement éolien, houle, etc.). »

  • TOUT SUR L’ÉOLIEN – Un centre qui a de la ressource 26 novembre 2019

    Le Centre de ressources sur l’éolien en France (édité par Observ’ER, par ailleurs éditeur du Journal de l’Éolien) met à disposition du plus grand nombre des fiches thématiques et des données actualisées centrées sur les aspects énergétiques, économiques, technologiques ou environnementaux de la filière éolienne. La page consacrée à l’emploi dans l’éolien a été mise à jour récemment. Vous pourrez ainsi y trouver les chiffres clés et les indicateurs économiques actualisés.

  • FLOTTANT – La turbine de 10 MW de MHI Vestas choisie pour le Golfe du Lion 19 novembre 2019

    MHI Vestas a annoncé le 18 novembre avoir remporté le contrat du parc éolien flottant de Golfe du Lion (EFGL) mené, en mer Méditerranée, par le consortium Engie, EDPR, CDC, Eiffage, Principle Power. Golfe du Lion devrait ainsi devenir, lors de son installation prévue en 2022, le premier parc éolien flottant du monde à être équipé d’éoliennes de 10 MW, puisqu’il s’agit du modèle V164-10 MW. « Choisir cette toute dernière technologie de l’éolien en mer permet au projet EFGL d’augmenter la production d’électricité de sa ferme pilote (de 25 à 30 MW : soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de plus de 50 000 personnes) tout en réduisant à trois le nombre de ses structures », explique Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion (EFGL) dans un communiqué. Et d’ajouter que « cette augmentation de puissance unitaire est sans incidence sur les études environnementales déjà entreprises. »

  • BRETAGNE-PAYS DE LA LOIRE – Lancement de l’AMI « Challenge Innovation : éolien en mer » 19 novembre 2019

    La société WPD offshore France et le Pôle Mer Bretagne Atlantique ont annoncé le lancement d’un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Challenge Innovation : éolien en mer ». Cet AMI vise à faire émerger et identifier des solutions innovantes pour la conception, l’installation et l’exploitation de parcs éoliens en mer. Il s’adresse aux entreprises et aux académiques ayant une partie de leur activité implantée en Bretagne ou en Pays de La Loire. Les projets/produits/services, en phase de développement ou déjà commercialisés, devront répondre à l’une des 9 thématiques proposées. Selon la maturité du projet, le prix décerné prendra la forme d’une mise en relation commerciale avec WPD et/ou de potentiels investisseurs ou un accompagnement technologique et financier visant à mener le projet à son stade opérationnel. Le projet pourra également être accompagné par le Pôle Mer Bretagne Atlantique, ou un autre membre de l’AMI, afin de l’intégrer dans les dispositifs de financements existants ou à venir.

  • ÉTATS-UNIS – GE remporte près de 500 MW de contrats auprès d’Engie 19 novembre 2019

    Engie North America a annoncé le 13 novembre avoir attribué pour 494 MW de contrats au fabricant américain de turbines GE Renewable Energy. Ces accords comprennent ainsi, détaille la filiale nord-américaine d’Engie dans un communiqué, la livraison de 88 éoliennes terrestres de type 2.8-127 pour le projet de King Plains dans l’Oklahoma et de 92 turbines de type 2.7-116 pour la première phase du parc Triple H Wind dans le Dakota du Sud. La construction de ces parcs doit débuter en 2019 pour une mise en service en 2020.

  • OFFSHORE – Ouverture imminente du débat public sur les futurs parcs normands 12 novembre 2019

    Les Normands sont invités à s’exprimer à partir du 15 novembre (et jusqu’au 15 mai 2020) sur le futur parc offshore posé au large de la Normandie. Il s’agit d’une première car jusqu’ici les débats autour de ce type d’installations étaient lancés une fois l’appel d’offres défini. Pour mener à bien cette consultation, la Commission nationale du débat public (CNDP) a été saisie par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Bien en amont, donc, de la procédure de mise en concurrence des candidats. Cette échange devra permettre de définir le futur lieu d’implantation du parc éolien de 1 GW (d’une superficie de 300 km2), au sein d’une macrozone s’étendant de Cherbourg au Tréport, ainsi que, au sein de cette même surface de 10 500 km2, d’autres zones de projets potentiels à lancer à partir de 2023. Les conclusions de ce débat seront présentées avant le 15 juillet 2020.

  • CHINE – GE Renewables sélectionné pour un parc de 715 MW 12 novembre 2019

    GE Renewable Energy a annoncé le 6 novembre la signature d’un contrat avec le groupe chinois Huaneng pour la construction d’un parc éolien à terre de 715 MW, situé à l’est de la Chine, dans la province du Henan. GE fournira ainsi 286 turbines, d’une capacité unitaire de 2,5 MW et adaptées à des vitesses de vent faibles, à ce parc dont la construction devra être achevée d’ici juillet 2020. Cet accord, dont le volet financier n’a pas été dévoilé, représente « le contrat éolien le plus important jamais remporté par GE en Asie et le plus gros contrat jamais accordé par la Chine à un équipementier étranger dans le secteur éolien terrestre », s’est félicité le groupe dans un communiqué

  • AFRIQUE – Nouvelle annonce du GWEC 12 novembre 2019

    Le Global Wind Energy Council (GWEC) a annoncé le 6 novembre la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) avec la fondation RES4Africa, qui promeut le développement des énergies renouvelables sur le continent africain, pour renforcer leur coopération à travers des projets communs visant à améliorer la résilience des systèmes énergétiques en Afrique. Cette annonce fait écho à la création d’un groupe de travail Afrique (Africa Task Force), en juin dernier, afin de rassembler les acteurs du secteur éolien du continent.

  • FLOTTANT – Eolfi tombe dans les bras de Shell 5 novembre 2019

    « Shell a signé un accord afin d’acquérir 100 % d’Eolfi, développeur d’énergies renouvelables français spécialisé dans les projets éoliens flottants, a annoncé la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise dans un communiqué du 5 octobre. L’acquisition est soumise à autorisation par les autorités compétentes et devrait être finalisée en décembre 2019. » Une fois l’acquisition finalisée, « Eolfi sera une filiale intégrée 100 % Shell », est-il précisé. Ce rachat « inclut un projet pilote qui sera l’occasion pour Shell d’apporter son expérience dans l’offshore et dans la gestion de projets, appliquée à l’éolien flottant », poursuit le groupe qui y voit aussi des opportunités pour se développer dans l’éolien offshore en France. Eolfi porte en effet le projet de parc flottant pilote de Groix Belle Île qui prévoit l’installation de trois éoliennes de 9,5 MW fournies par MHI Vestas et qui devraient être mises en service en 2022. « Eolfi rejoint le groupe Shell à un moment clé pour le marché de l’éolien flottant, explique de son côté son fondateur, Alain Delsupexhe. Notre héritage dans l’éolien flottant combiné à l’expertise offshore de Shell et à sa présence globale nous permettront de nous développer dans les activités en mer, mais aussi terrestres avec nos projets éoliens et solaires photovoltaïques, au sein de l’entité Nouvelles Énergies de Shell. » Eolfi, spécialisée dans l’éolien flottant depuis 2012, emploie plus de soixante-cinq collaborateurs répartis à Paris, Lorient, Marseille et Montpellier.

  • PPA – FEE dévoile son contrat standard 5 novembre 2019

    Il y a un peu plus d’un an, France énergie éolienne (FEE) annonçait le lancement d’un groupe de travail pour l’élaboration et la rédaction d’un contrat standard d’approvisionnement en électricité renouvelable (corporate PPA). Le document est désormais à disposition des acteurs en open source, tout comme le contrat d’agrégation proposé par FEE. Dans le détail, le contrat d’approvisionnement standard signé par le producteur et le consommateur, organisant la vente des kWh et des garanties d’origine, est complété par un contrat dit “Sleeving Agreement”. Ce dernier concerne l’équilibrage de la production de l’installation par le fournisseur du consommateur. Ce contrat d’équilibrage contient les dispositions les plus techniques et inhérentes au secteur. « Nous nous félicitons de la publication de ce contrat standard pour les Corporate PPA, fruit d’un important travail collaboratif qui contribuera au développement de nouveaux modèles de développement des énergies renouvelables en France », explique Olivier Perot, président de FEE. Et pour cause, plus de 200 personnes d’une centaine de sociétés différentes, adhérentes ou non du syndicat éolien, ont participé au groupe de travail.

  • ÉTATS-UNIS – Les 100 GW dans le rétroviseur 5 novembre 2019

    La puissance éolienne installée aux États-Unis a dépassé les 100 GW s’est réjouie l’association américaine de l’éolien (AWEA) le 31 octobre à l’occasion de la publication d’un document sur le marché éolien américain au troisième trimestre 2019. 1 927 MW de projets ont ainsi été mis en service au cours de ces 3 mois, selon l’AWEA qui annoncent de belles perspectives avec un record de projets éoliens en construction (plus de 22,5 GW) et à des stades avancés de développement (près de 24 GW) dont près de 6 GW de projets éoliens offshore.

OCTOBRE 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • OFFSHORE – Un potentiel « quasi illimité », selon l’AIE 29 octobre 2019

    L’éolien offshore a « le potentiel technique de produire plus de 420 000 TWh par an au niveau mondial », soit l’équivalent de 11 fois la demande mondiale d’électricité estimée en 2040, explique l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son Offshore WindOutlook 2019, publié le 25 octobre. Pour son directeur exécutif, Fatih Birol, le potentiel de la filière est même « quasi illimité ». Si on s’en tient aux prévisions de l’AIE basées sur les politiques annoncées, les capacités éoliennes offshore mondiales seraient multipliées par 15 d’ici à 2040, à 130 GW, ce qui représenterait près de 1 000 milliards de dollars d’investissements cumulés durant cette période et une production de près de 1 280 TWh. L’éolien offshore compterait ainsi pour 3,1% de la production électrique mondiale, contre seulement 0,3 % l’an dernier. Avec 19 GW à fin 2018 (sur 23 GW installés au niveau mondial), l’Europe tient la barre d’autant que ses capacités pourraient s’élever à 127 GW en 2040, selon l’Agence, ce qui lui permettrait de couvrir 15,9 % de sa production annuelle d’électricité (contre 1,8 % en 2018). La Chine, où ont été installées les plus importantes capacités éoliennes offshore en 2018 (1,6 GW), va elle aussi « jouer un rôle majeur dans le développement à long terme de l’éolien offshore. » Elle pourrait même disposer des principales capacités éoliennes offshore cumulées devant le Royaume-Uni aux environs de 2025 et atteindre 110 GW en 2040 (contre 4 GW à fin 2018), mais avec une part de la filière dans le mix électrique encore inférieure à 3 % à cet horizon. En Chine, estime l’AIE, l’éolien offshore sera compétitif avec les nouvelles centrales à charbon « aux alentours de 2030 ».

  • TECHNOLOGIE – La Chine refait son retard dans l’offshore 29 octobre 2019

    « Si la Chine domine incontestablement [le marché] de la fourniture de turbines éoliennes offshore, elle est encore en train de rattraper son retard concernant la technologie de ces turbines », explique un rapport du Conseil mondial de l’éolien (GWEC) dévoilé le 18 octobre. Si parmi les 10 fabricants mondiaux les plus importants, 6 sont chinois (Shanghai Electric, Envision, Goldwind, Mingyang, United Power et XEMC), européens et chinois ne proposent pas la même taille de turbines. « En 2018, la taille moyenne des turbines installées en Europe a surpassé 7 MW […], alors qu’en Chine, la taille moyenne était toujours en dessous de 4 MW », explique le GWEC, qui annonce des changements. La puissance moyenne des turbines en Chine devrait en effet passer la barre des 5 MW en 2020 et des 7 MW en 2025. Les machines chinoises pourraient par ailleurs s’adapter pour fonctionner efficacement avec des vitesses de vent plus faibles, à l’instar du mouvement pris par les constructeurs européens.

  • SÉNÉGAL – Mise en service en fin d’année d’un premier parc 29 octobre 2019

    Le premier parc éolien du Sénégal sera connecté au réseau dans la deuxième semaine de décembre, ont indiqué les responsables de l’entreprise britannique Lekela, qui conduit le chantier. Dénommé Taïba N’Diaye, ce parc est situé à l’ouest du pays. Il sera composé, dans une première phase, de 16 éoliennes Vestas de 3,45 MW connectées au réseau de la Senelec, la compagnie nationale. À terme, le parc devrait atteindre 46 turbines pour une puissance totale de 158 MW.

  • RECYCLAGE – Les recommandations du CGEDD 22 octobre 2019

    Le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) s’est penché sur la question de l’« économie circulaire dans la filière éolienne terrestre en France. » Son rapportvient d’être dévoilé. Y figurent 7 recommandations dont les suivantes : « Engager une concertation avec les exploitants en vue de modifier les exigences de remise en état en imposant l’excavation complète des massifs d’ancrage (éoliennes nouvelles et actuelles) », « Ajouter à la part fixe actuelle de la garantie financière de 50 000 €/éolienne une part variable proportionnelle notamment à la masse de l’éolienne (éoliennes nouvelles et actuelles, fixation par arrêté) », « Faire tenir par exemple par le CGEDD un tableau de bord de la fin de vie des parcs, retraçant en particulier les flux de matières à partir des informations détenues par les préfets », « Réaliser une cartographie (SIG) des parcs et des zonages applicables pouvant empêcher ou limiter le “repowering” dans ces parcs (servitudes aéronautiques, liées à la défense, électroniques et autres, zones Natura 2000, etc…). » France Énergie Éolienne s’est déjà prononcée en faveur des deux premières recommandations par la voix de son président lors du colloque national éolien les 16 et 17 octobre derniers. Les flux susceptibles de contribuer à une économie circulaire dans la filière éolienne « ne deviennent significatifs qu’à partir de 2025», explique le service du ministère de la Transition écologique et solidaire. Parmi les défis à résoudre, le traitement des matériaux composites (résines organiques et fibres de renforcement) constitutifs des pales d’éoliennes pose un défi particulier : « aucune des solutions actuellement mises en œuvre n’offrent de garantie satisfaisante à la fois sur les plans technique, écologique et économique », prévient le CGEDD. La voie la plus prometteuse à terme consisterait à « remplacer dans la fabrication des pales d’éoliennes les résines thermodurcissables actuelles par une résine thermoplastique, plus facilement recyclable ; en particulier, la société française Arkema promeut une telle résine. » Reste à obtenir la certification nécessaire pour ce matériau, et « à démontrer la possibilité de fabriquer des éoliennes fiables en validant un prototype. »

  • OFFSHORE – Lancement officiel du round 4 au Royaume-Uni 22 octobre 2019

    Le 14 octobre, Crown Estate a annoncé le lancement officiel du 4e round de mise aux enchères de concessions pour le développement de projets éoliens offshore au Royaume-Uni. Le gestionnaire des domaines de la Couronne britannique a publié sur son site le document de pré-qualification que les candidats peuvent remplir jusqu’au 29 novembre. Les premières concessions devraient ainsi être attribuées en 2021 pour une mise en service des projets à la fin de la décennie. Suite à une réévaluation fin 2018, ce quatrième round propose une capacité combinée d’au moins 7 GW de concessions dans les eaux anglaises et galloises

  • FLOTTANT – Installation, au Portugal, de la 1re turbine de WindFloat Atlantic 22 octobre 2019

    Le 21 octobre, Engie et ses partenaires ont annoncé le démarrage de l’installation de la première des trois éoliennes flottantes qui constituent le parc pilote de WindFloat Atlantic. Il s’agira à terme de trois structures flottantes de 30 mètres dont les colonnes seront distantes de 50 mètres les unes des autres. Le projet d’une capacité de 25 MW, et qui va être déployé à 20 km au large de Viana do Castelo, au Portugal, constitue « le premier parc éolien flottant semi-submersible au monde », se félicite Engie dans un communiqué. « Le projet WindFloat Atlantic repose sur le succès du prototype WindFloat1 », un prototype de 2 MW mis en service entre 2011 et 2016. « Le simple transport de la première des trois structures flottantes du parc éolien flottant de Viana do Castelo constitue en soi une étape importante, car il permet d’éviter l’utilisation d’un remorqueur spécifiquement conçu pour cette opération », précise l’énergéticien. WindFloat Atlantic est porté par le consortium Windplus qui comprend EDP Renewables (54,4 %), Engie (25 %), Repsol (19,4 %) et Principle Power (1,2 %).

  • FLOTTANT – Création d’une Alliance de la mer Celtique 15 octobre 2019

    Un accord de collaboration dans le développement de l’éolien flottant a été signé en mer Celtique le 9 octobre. Cette initiative, qui réunit des organisations du Pays de Galles, d’Irlande et des Cornouailles (sud-ouest de l’Angleterre), se matérialise par la création d’une « Alliance de la mer Celtique », explique Marine Energy Wales, l’un des partenaires (avec le partenariat des entreprises locales de Cornouailles et des îles Scilly – LEP et l’association industrielle irlandaise des énergies marines renouvelables – MRIA), dans un communiqué du 9 octobre. « Les prochaines étapes pour l’Alliance incluent : tout d’abord la formation d’un cluster industriel pour l’éolien offshore en mer Celtique ; ensuite, la poursuite d’une politique stratégique pour sécuriser un pipeline d’au moins 1 GW de capacité éolienne flottante en mer Celtique avant 2030, ce qui permettrait d’attirer 2 milliards de livres (2,3 mds€) d’investissements régionaux et la création d’un nombre considérable de nouveaux emplois », ajoute le communiqué.

  • JAPON – Nouveau partenariat pour Ideol 15 octobre 2019

    La société basée à La Ciotat (13) a annoncé le 10 octobre avoir signé un accord sur l’éolien flottant au Japon avec Taisei, l’un des principaux groupes de BTP de l’archipel. L’accord porte sur le développement et la promotion conjointe, au Japon, de projets de parcs éoliens flottants équipés de fondations en béton utilisant la technologie brevetée Damping Pool d’Ideol. « Au Japon, le potentiel de l’éolien en mer flottant est trois fois plus important que celui des parcs éoliens offshore fixes », assure Ideol dans un communiqué. « Au-delà, l’utilisation du béton comme matériau de construction, qui permet de réduire le coût des fondations, permettra à Ideol et Taisei de se positionner de manière très compétitive sur ce marché à fort potentiel », ajoute l’entreprise française.

  • PUBLICATION – Un numéro spécial pour le Colloque national éolien 15 octobre 2019

    Le Colloque national éolien, organisé par France énergie éolienne (FEE) les 16 et 17 octobre, est un rendez-vous incontournable pour la filière… et pour Le Journal de l’Éolien. C’est pour cela qu’un numéro spécial sera proposé aux nombreux visiteurs attendus au parc floral de Paris. Vous y trouverez le dernier baromètre éolien édité par l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER, également éditeur du magazine), ainsi que des articles inédits sur, entre autres sujets, l’ouverture des zones d’entrainement aérien aux projets de parcs et le codéveloppement des projets éoliens. Une coquille s’est par ailleurs glissée dans la publication. Page 7, dans l’annonce de l’appel à projets de l’Office national des Forêts, il s’agit d’un « parc éolien en forêt domaniale » (et non d’un parc photovoltaïque, comme mentionné par erreur). Pour les abonnés qui ne peuvent se rendre au colloque FEE, pas de panique. Ce numéro spécial vous sera livré avec le prochain Journal de l’Éolien, dont la sortie est prévue autour du 15 décembre.

  • FRANCE – 18 200 emplois dans l’éolien français en 2018 9 octobre 2019

    En association avec Capgemini Invent, France Énergie Éolienne a présenté mardi 8 octobre les résultats de l’édition 2019 de son observatoire de l’éolien. Globalement, les indicateurs sont au vert comme l’a expliqué Olivier Pérot, président du syndicat. « En 2018 la filière a créé 1 100 emplois supplémentaires, soit une augmentation de 6,4 % par rapport à 2017, et a atteint un total de 18 200 emplois directs et indirects. L’éolien est ainsi le premier employeur énergie renouvelable de France ». Sur le plan énergétique, la filière poursuit sa progression en ayant dépassé le seuil de 15 GW de puissance totale raccordée et en ayant couvert 6 % de l’ensemble de la consommation d’électricité du pays en 2018. Au delà des indicateurs énergétiques, Olivier Pérot a rappelé de quelle façon les parcs éoliens participaient activement au développement des territoires : « en moyenne on peut retenir le chiffre de 1 M€ de retombées économiques par an et par parc dont 85 % profiteront au tissu local (communes et collectivités) ». Pour l’avenir, l’objectif premier du secteur est de renforcer cette croissance en continuant d’améliorer l’intégration des parcs dans les territoires et en poursuivant le dialogue avec le gouvernement afin de s’assurer d’un cadre réglementaire stable, condition essentielle à l’investissement des futurs parcs terrestres ou en mer.

  • ALLEMAGNE – A la recherche de la bonne distance 9 octobre 2019

    L’association européenne WindEurope alerte sur l’une des mesures contenues dans le « paquet climat » d’Angela Merkel, la Chancelière allemande, dévoilé courant septembre. Il s’agirait d’interdire la construction de parcs éoliens à moins de 1000 mètres d’une habitation. Selon WindEurope, cette mesure rendrait impossible la construction de nouvelles fermes éoliennes dans la moitié du pays et bloquerait également le repowering de nombreux parcs existants. Aujourd’hui, seule la Bavière applique une distance limite de 10 fois la hauteur de la turbine, ce qui a totalement bloqué le développement de l’éolien dans ce Land, le plus grand du pays. Dans les pays européens qui appliquent une limite, celle-ci est plutôt de l’ordre des 500 mètres. C’est le cas de la France.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – MHI Vestas intègre le projet de Groix & Belle-Ile 9 octobre 2019

    Suite à l’abandon de la production de l’éolienne Haliade 150-6 MW par General Electric, les partenaires du projet d’éoliennes flottantes au large de Groix et Belle-Ile en Bretagne étaient à la recherche d’un nouveau turbinier pour équiper les flotteurs produits par Naval Énergies. Ce sera MHI Vestas Offshore Wind qui fournira trois éoliennes de 9,5 MW pour remplacer les quatre machines de 6 MW initialement prévues, ainsi que l’ont officialisé la société de projet et le constructeur lundi 7 octobre à l’occasion de la visite du roi du Danemark à Paris. L’emprise spatiale du projet passerait ainsi de 14 à moins de 9 km2, signale le site du journal le marin. Il reste à confirmer qu’il ne sera pas nécessaire de refaire l’étude d’impact. Grâce à cet accord, les partenaires réunis au sein de la société Ferme Éolienne Flottante de Groix & Belle-Ile (FEFGBI) portée par EOLFI ont pu débloquer les financements de l’Ademe et envisagent le début des travaux sur le site à partir de 2021-2022.

  • MONDE – L’Asie va tirer la croissance de l’offshore d’ici 2030 1 octobre 2019

    Si le marché de l’éolien en mer a progressé de 21 % en moyenne chaque année depuis 2013 (avec plus de 4 GW mis en service en 2017 et en 2018), cette tendance devrait s’accentuer pour atteindre 6 à 8 GW de nouvelles capacités mises en service chaque année. Telles sont les prévisions avancées par le conseil mondial de l’éolien (GWEC) concernant la croissance du marché de l’éolien offshore d’ici 2030. Ainsi, la capacité installée pour l’éolien en mer pourrait atteindre 220 GW d’ici 2030 (scénario haut) et l’Asie, avec 100 GW prévus d’ici 2030, devrait prendre le relai de l’Europe pour tirer la croissance du secteur. La Chine fera ainsi la course en tête au niveau mondial, mais l’Asie comptera d’autres acteurs importants, tels que Taïwan, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde.

  • OFFSHORE – L’Haliade-X sélectionnée pour le plus grand parc du monde 1 octobre 2019

    « La plus grande éolienne au monde dans le plus grand parc au monde. » C’est ainsi que GE Renewable Energy a annoncé, le 1er octobre, la sélection de son Haliade-X pour équiper les futurs parcs de Dogger Bank. La co-entreprise détenue à 50/50 par Equinor et SSE Renewables développe 3 projets de 1,2 GW situés en mer du Nord, à 130 km environ au large des côtes du Yorkshire, au Royaume-Uni. Si le nombre d’éoliennes à livrer n’est pas encore déterminé, GE est retenu « en qualité de fournisseur privilégié ». Les projets Dogger Bank « s’achemineront vers une décision d’investissement financier d’ici à la fin 2020, après confirmation de GE Renewable Energy comme fournisseur des éoliennes. La construction à terre devrait intervenir début 2020, la production d’énergie devant commencer en 2023 », précise le groupe américain. Il s’agit du 2e contrat pour l’Haliade X, après celui de 100 machines signé mi-septembre avec le Danois Ørsted pour deux parcs aux États-Unis.

  • ENTREPRISE – Vestas va supprimer près de 600 emplois en Europe 1 octobre 2019

    Vestas a annoncé, dans un communiqué du 27 septembre, la suppression à venir de 590 emplois dans ses usines de pales en Allemagne (à Lauchhammer) et au Danemark (à Lem). Le fabricant danois d’éoliennes explique cette décision par le changement de son portefeuille de produits, notamment le succès des nouvelles plateformes EnVentus, des pales V117 et V150, qui oblige le groupe à réorienter sa production au détriment des pales V136, produites par les deux usines en question. L’entreprise emploie actuellement 24 500 personnes au niveau mondial, cette suppression d’emplois représente donc une baisse de 2,4 % de ses effectifs totaux.

SEPTEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • DANEMARK – Une journée éolienne à 130 % 24 septembre 2019

    La demande électrique danoise a été entièrement couverte par l’énergie éolienne pendant la journée du dimanche 15 septembre, a annoncé, dans un communiqué du 23 septembre, Energinet, le gestionnaire du réseau de transport (GRT) de gaz et de l’électricité du Danemark. Il s’agit d’une journée record à plus d’un titre puisqu’il s’agit du premier jour pendant lequel les installations éoliennes ont surpassé la demande danoise en électricité (de 30 % en moyenne), mais aussi, qu’entre 2 h et 3 h du matin, avec une production de 60 % supérieure à la demande du marché danois, le record de production d’électricité d’origine éolienne a été battu. Le précédent record datait du 9 juin (+52 % de la demande).

  • OFFSHORE – Direction les États-Unis pour les premières Haliade-X 12 MW 24 septembre 2019

    Le « premier déploiement commercial au monde du modèle Haliade-X 12MW » aura lieu aux États-Unis sur deux parcs d’Ørsted. Le groupe danois Ørsted a en effet choisi GE pour lui fournir une centaine de machines, ont annoncé les deux groupes dans un communiqué commun en date du 19 septembre, sans dévoiler pour autant de détails commerciaux. La turbine en question est présentée par GE comme « l’éolienne en mer la plus puissante au monde » (12 MW), elle est fabriquée sur le site de Saint-Nazaire pour les nacelles et le site de Cherbourg pour les pales, tandis que le mât est fabriqué à Séville en Espagne. Si l’opération est encore soumise à l’obtention des autorisations réglementaires et à la signature du contrat final, Ørsted entend déployer ces machines sur les futurs parcs de Skipjack, au large du Maryland (120 MW), et d’Ocean Wind, au large du New Jersey (1 100 MW) et table sur une mise en service en 2022 et 2024, respectivement.

  • OFFSHORE – Lancement imminent du round 4 au Royaume-Uni 24 septembre 2019

    Le 4e round de mise aux enchères de concessions pour le développement de projets éoliens offshore au Royaume-Uni débutera en octobre pour se conclure à l’automne 2020, a annoncé le 19 septembre le Crown Estate. Les premières concessions devraient ainsi être attribuées en 2021 pour une mise en service des projets à la fin de la décennie, précise le gestionnaire des domaines de la Couronne britannique. Suite à une réévaluation fin 2018, ce quatrième round propose une capacité combinée d’au moins 7 GW de concessions dans les eaux anglaises et galloises (et non plus 6 GW, comme prévu initialement).

  • ALLEMAGNE – La disette continue pour l’appel d’offres éolien 17 septembre 2019

    À l’instar des résultats précédents, la nouvelle tranche de l’appel d’offres allemand pour l’éolien terrestre n’a pas fait le plein. Seuls 187 MW, Sur les 500 MW proposés, ont trouvé preneur, explique la Bundesnetzagentur (BNetzA), dans un communiqué du 10 septembre. L’agence fédérale des réseaux allemande explique que le prix moyen ressort à 62 €/MWh, ce qui est « à nouveau au niveau de prix le plus élevé. » Le ministre allemand des Affaires économiques et de l’Énergie, Peter Altmaier, a organisé le 5 septembre, un sommet sur la situation du secteur éolien en Allemagne. Il faut dire qu’avec 134 MW, le 1er trimestre 2019 a été le pire depuis l’année 2000 en termes d’installation de puissance éolienne terrestre, s’est récemment alarmé WindEurope. Et le pays devrait installer seulement 1 à 2 GW d’éolien terrestre sur l’ensemble de l’année 2019, contre en moyenne 4,3 GW par an sur ces 5 dernières années, assure l’association européenne.

  • Navantia fabriquera les fondations du parc de Saint-Brieuc – OFFSHORE 17 septembre 2019

    Ailes Marines, en charge du développement du parc de Saint-Brieuc, a annoncé lundi 16 septembre avoir sélectionné, pour un montant non dévoilé, l’entreprise espagnole Navantia pour la fabrication des 62 fondations du futur parc offshore. La technologie des fondations retenue est de type jacket trois pieds, soit des structures sous forme d’un treillis métallique en acier pesant jusqu’à 1 175 tonnes, pour une hauteur pouvant atteindre 74 mètres, fixées sur le fond marin par des pieux. Les composants de la fondation seront assemblés sur le polder de Brest par la société Navantia sur un espace dédié de 11 hectares situé au nord du site. Ce chantier en plein air, organisé à l’horizontale, mobilisera entre 2021 et 2023, un minimum de 250 emplois équivalent temps plein sur 2 ans, selon les informations communiquées par Ailes Marines, détenue à 70 % par Iberdrola et 30 % par Avel Vor (RES et le groupe Caisse des Dépôts). L’assemblage complet aura lieu en Espagne et le port de Brest sera à nouveau mobilisé pour une surface de stockage temporaire avant envoi des fondations sur le site, est-il précisé.

  • EDF Renouvelables acquiert 300 MW outre-Rhin – ALLEMAGNE 17 septembre 2019

    EDF Renouvelables a annoncé le 12 septembre l’acquisition, auprès d’Altus AG, d’un portefeuille de projets éoliens d’une capacité d’environ 300 MW en cours de développement en Allemagne. La mise en service des parcs éoliens concernés devrait avoir lieu dans les cinq prochaines années, précise le groupe. Situés dans dix Länder différents, ils sont à divers stades de développement. Si « les  baux fonciers ont été conclus et les études environnementales sont en cours », après obtention de toutes les autorisations requises, « les projets participeront aux appels d’offres organisés par l’Etat fédéral allemand en vue de sécuriser des contrats de vente d’électricité sur vingt ans », ajoute EDF Renouvelables. « Altus AG poursuivra le développement de ces projets en étroite collaboration avec EDF Renouvelables jusqu’au début de la construction des futurs parcs éoliens », précise l’énergéticien dans un communiqué. EDF Renouvelables exploite déjà en Allemagne plus de 580 MW de parcs éoliens au travers de filiales, dont 400 MW de capacités éoliennes en mer.

  • FRANCE – L’éolien se porte bien 10 septembre 2019

    En France, concernant le développement de l’éolien, les six premiers mois de 2019 ont été plus dynamiques que la même période en 2018, selon le tableau de bord pour l’éolien au premier semestre 2019 publié le 30 août par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) du Commissariat général au développement durable. Cela a permis à la production d’électricité éolienne d’atteindre 16,5 TWh sur le premier semestre 2019 « en raison des conditions climatiques favorables en mars », soit 11 % de production d’électricité en plus par rapport à celle du premier semestre 2018. Les éoliennes ont ainsi assuré 6,7 % de la consommation électrique française sur les six premiers mois de l’année. Au 30 juin 2019, la puissance du parc éolien français atteignait 15 757 MW avec 549 MW (41 nouvelles installations) mis en service au premier semestre, soit une hausse de 4 % de la capacité par rapport au 31 décembre 2018 et une progression de 37 % des mises en service par rapport au premier semestre 2018. La puissance des projets en cours d’instruction s’élève à 12,1 GW au 30 juin 2019, dont 1,9 GW correspondant à des projets avec une convention de raccordement signée.

  • ÉTUDE – Le GWEC relève ses estimations à 2023 10 septembre 2019

    Le conseil mondial de l’éolien, le GWEC, a révisé, à la hausse, son estimation effectuée au premier trimestre 2019. Ce nouveau rapport (UpdatedMarket Outlook 2019) publié le 3 septembre prévoit que 330 GW de nouvelles capacités éoliennes seront installées à l’échelle mondiale d’ici 2023, soit 9 GW de plus que les premières estimations. « Le rôle grandissant de l’éolien offshore dans la transition énergétique mondiale est une des principales raisons de l’accélération de la croissance. Il représentera environ 18 % de la capacité éolienne totale en 2023 contre 9 % en 2018 », précise le rapport. Tirée par la Chine et les Etats-Unis (avec respectivement 10 GW et 6,5 GW sur les deux prochaines années), la capacité éolienne installée à l’échelle mondiale devrait ainsi atteindre plus de 900 GW en 2023, avec une croissance annuelle moyenne supérieure de 14 GW par rapport à celle de 2018. Après 2023, les projets non subventionnés et les PPA devraient tirer la croissance du secteur, explique le GWEC.

  • TECHNOLOGIE – L’érosion à l’étude 10 septembre 2019

    5 industriels ont annoncé le 6 septembre la signature d’un accord de partenariat pour étudier l’érosion des pales de turbines éoliennes. Dans leurs parcs éoliens situés à travers le monde, EDF Energy, Duke Energy Renewables, Engie, E.ON, Innogy et Kruger Energy effectueront des essais sur différents systèmes de protection et partageront les résultats obtenus. La base de données générée et son analyse seront gérées par l’Offshore Renewable Energy (ORE) Catapult, le centre britannique de recherche et d’innovation pour les énergies renouvelables. D’autres fournisseurs et opérateurs de turbines éoliennes onshore et offshore sont « les bienvenus » pour se joindre à l’initiative dont les résultats seront connus d’ici trois ans.

  • OFFSHORE – La Chine dans la course pour l’éolienne de 10 MW 3 septembre 2019

    Dongfang Electric Corp (DEC) a annoncé fin août avoir réalisé et testé son éolienne de 10 MW dans son usine de Deyang, dans la province de Sichuan. La plus grande éolienne offshore chinoise (par sa puissance et son diamètre de rotor) a ainsi passé tous les tests nécessaires et est prête pour l’expédition, a expliqué DEC dans un communiqué. À entraînement direct et avec un générateur à aimant permanent, la machine de DEC a été conçue « pour résister aux conditions rencontrées dans les eaux chinoises notamment les typhons », explique DEC. Elle devrait être installée dans un parc éolien situé dans la baie de Xinghua dans l’est de la province de Fujian. Avec cette annonce, la Chine reste dans la course industrielle sur le marché de l’éolien offshore. Le dano-japonais MHI-Vestas et le germano-espagnol Siemens Gamesa oeuvrant pour une mise à l’eau de leurs modèles d’éolienne de 10 MW à très brève échéance, tandis que GE fait la course en tête avec son Haliade-X de 12 MW, sortie d’usine récemment à Saint-Nazaire.

  • OFFSHORE – Inauguration du plus grand parc suédois 3 septembre 2019

    La Suède a inauguré officiellement fin août le parc de Horns Rev 3, situé entre 25 et 40 km au large de la côte ouest du pays. Il doit permettre d’augmenter de 12 % la production éolienne de ce pays qui vise 100 % d’électricité renouvelable d’ici 2030. Constitué de 49 éoliennes de 8,3 MW fournies par le constructeur MHI Vestas (pour une puissance cumulée de 406,7 MW) le parc pourrait produire 1 700 GWh d’électricité par an, ce qui correspondrait à un facteur de charge de presque 48 %, selon son exploitant, Vattenfall, qui avait remporté l’appel d’offres portant sur ce parc en 2015, avec un prix d’achat de l’électricité produite de près de 103 €/MWh. L’électricien suédois précise dans un communiqué que « moins de deux ans se sont écoulés entre la pose de la première fondation [en octobre 2017] et l’inauguration de Horns Rev 3 ». Horns Rev 3, dont les premières éoliennes produisent depuis fin décembre 2018, rejoint ceux de Horns Rev 1 (160 MW de puissance cumulée) et Horns Rev 2 (209 MW), qui étaient tous deux les plus grands parcs éoliens offshore au monde à leur mise en service, respectivement en 2002 et 2009.

  • ÉTATS-UNIS – Les chiffres de l’éolien 3 septembre 2019

    L’éolien a compté pour 6,5 % de la production d’électricité des États-Unis en 2018 (contre 5,1 % en France métropolitaine) et le facteur de charge moyen des parcs éoliens américains avoisine désormais 35 %, celui des installations construites entre 2014 et 2017 s’étant même élevé en moyenne à 41,9 % l’an dernier. Ces informations sont compilées dans un rapport du Département américain de l’énergie publié fin août. Il dévoile que le LCOE moyen des parcs éoliens construits en 2018 aurait atteint un niveau historiquement bas de 36 $/MWh. Plu largement, les États-Unis constituent le 2e marché au monde pour la filière éolienne, avec 7 588 MW de nouvelles capacités installées sur le sol américain en 2018, pour 11 milliards de dollars d’investissements au total. La puissance installée du parc éolien de ce pays a atteint ainsi plus de 96 GW en fin d’année dernière. Le rapport ajoute que la filière continue de se développer « à un rythme rapide » grâce au dispositif de soutien fédéral (production tax credit) et aux aides mises en œuvre par de nombreux États américains, dont le Texas, État qui compte, avec près de 24,9 GW à fin 2018, les plus importantes capacités éoliennes.

JUILLET 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • EMPLOI – L’usine de General Electric à Cherbourg augmente ses effectifs 9 juillet 2019

    General Electric Renewable Energy (GE Renewable Energy) a annoncé dans un communiqué le 3 juillet qu’il prévoit d’atteindre 320 employés à la fin de l’année dans l’usine de pales à Cherbourg de sa filiale, LM Wind Power, rachetée en mars 2017. 120 personnes avaient été recrutées en 2018, et 60 personnes sur les 200 prévues cette année ont déjà été recrutées. Cette annonce fait suite à la promesse que le groupe avait faite en 2017 lors du début de la construction de l’usine, et selon laquelle, à terme, l’usine fournira plus de 550 emplois directs en période de pleine production. La « première usine de fabrication de pales d’éoliennes en France » a débuté en janvier 2019 la phase de prototypage, afin de produire cinq pales de l’éolienne Haliade-X (12 MW, annoncée en 2018), « la première pale au monde de plus de 100 mètres », selon Erwan Le Floch, directeur de l’usine. Les nacelles de l’Haliade-X sont quant à elles produites dans l’usine GE de Saint-Nazaire. Trois des pales en cours de production seront envoyées à Rotterdam pour être assemblées sur le prototype de l’Haliade-X, dont la production devrait atteindre le stade commercial en 2021. GE Renewable Energy est également le turbinier du parc en mer de Saint-Nazaire, qui sera composé de 80 éoliennes Haliade 150-6 MW.

  • FLOTTANT – Résultats prometteurs pour Floatgen 9 juillet 2019

    Le constructeur de fondations flottantes Ideol a partagé les résultats d’exploitation de l’éolienne flottante de 2 MW Floatgen, première éolienne en mer en France, et installée depuis l’an dernier au large du Croisic. Sur le premier semestre 2019, elle aurait « produit un total de 2,2 GWh et […] fait face à des houles de plus de 6,2 mètres de hauteur significative (soit des vagues allant jusqu’à 11,7 mètres) », indique-t-il dans un communiqué le 4 juillet. « Lors de la tempête Miguel du 7 juin 2019, une combinaison de houles de 4,4 mètres de hauteur significative (et des vagues allant jusqu’à 8,5 mètres) et de vents de 22 m/s (avec des rafales allant jusqu’à 103 km/h) a été validée avec l’éolienne en production », témoigne-t-il également. Ideol possède un autre démonstrateur, l’éolienne Hibiki de 3 MW au Japon, et prévoit la construction d’un projet pré-commercial de 24 MW (4 éoliennes) en Occitanie à l’horizon 2021, le projet EolMed.

  • FLOTTANT – Une nouvelle coopération franco-japonaise 9 juillet 2019

    Le français Naval Energies, filiale spécialisée dans les énergies marines renouvelables (EMR) de Naval Group, leader européen du naval de défense, et Hitachi Zosen Corporation, industriel japonais, ont annoncé dans un communiqué leur volonté de travailler ensemble pour, à terme, « concevoir et construire conjointement des éoliennes flottantes d’une capacité de plusieurs centaines de mégawatts équipées de la solution de flotteurs semi-submersibles de Naval Energies au large des côtes japonaises. » La coopération entre les deux entreprises, annoncée à l’occasion du déplacement au Japon d’Emmanuel Macron, président de la République, et de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, va débuter par une étude de faisabilité. « Les conditions environnementales au Japon sont très favorables à l’installation de cette technologie et nous disposons de tout le savoir-faire nécessaire au développement local de cette nouvelle filière industrielle. Nous espérons que cette étape est la première d’une collaboration pérenne et fructueuse entre nos deux sociétés », explique Laurent Schneider Maunoury, président de Naval Energies.

  • BONNES VACANCES ! – L’Actu revient le 3 septembre 9 juillet 2019

    Votre rendez-vous hebdomadaire avec les dernières nouvelles de la filière éolienne revient dès le 3 septembre. Toute l’équipe de l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) et du Journal de l’Éolien vous remercie pour votre fidélité et vous souhaite un très bel été !

  • FRANCE – Financement bouclé pour l’usine de Siemens Gamesa au Havre 2 juillet 2019

    Le financement de l’aménagement du port du Havre, nécessaire pour la construction de l’usine de Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE), a été bouclé, a annoncé Haropa (établissement public des ports du Havre, de Rouen et de Paris) dans un communiqué du 28 juin. Il manquait environ 35 M€ afin d’atteindre l’objectif de 146,7 M€ nécessaires à l’aménagement. Le projet sera donc financé à hauteur de 78,5 M€ par les acteurs publics (État 48 M€, région Normandie 16 M€, communauté urbaine du Havre 12,4 M€, ville du Havre 2 M€, chambre de commerce et d’industrie 0,1 M€), et de 68,2 M€ par le Grand port maritime du Havre, dont environ 23 M€ seront remboursés par SGRE sous forme de loyer. Cette usine permettra de créer 750 emplois directs et indirects, selon SGRE, et fournira cinq des six projets offshore français en cours de développement, SGRE ayant remplacé General Electric comme fournisseur de deux des trois projets de Éolien Maritime France (EMF). « Portant plus de 60 % du plan de soutien public de l’opération, l’État répond […] pleinement aux défis de la transition énergétique auquel contribue l’éolien en mer. […] La Normandie a toutes les clés en main pour être la première région française des énergies marines renouvelables. Outre l’usine Siemens-Gamesa, notre région accueille l’usine de pales d’éoliennes en mer LM Wind Power de Cherbourg […]. En plus des parcs de Fécamp, Courseulles et Dieppe-Le Tréport, déjà autorisés, un appel d’offres d’1 GW sera lancé en 2020 au large de la Normandie à la suite d’un débat public organisé cette année pour définir les zones faisant l’objet de la meilleure acceptabilité », a déclaré Pierre-André Durand, préfet de la région Normandie, dans un communiqué.

  • FLOTTANT – Un projet à échelle commerciale au Japon 2 juillet 2019

    Le français Ideol a annoncé dans un communiqué du 27 juin avoir signé un accord avec Shizen Energy, développeur d’énergies renouvelables japonais, pour un projet offshore flottant à échelle commerciale au large de l’île de Kyushu. Cette signature, effectuée à l’occasion de la visite officielle d’Emmanuel Macron, président de la république, à Tokyo, et en présence de Bruno Le Maire, ministre de l’économie, permettra au Japon de développer son potentiel éolien offshore, pays où il n’existe pas de projets à échelle commerciale (article de l’Agence des ressources naturelles et de l’énergie). « Avec nos deux démonstrateurs à échelle 1 en exploitation en France et au Japon, ainsi qu’un parc éolien pré commercial en cours de développement en Méditerranée française, Ideol et sa technologie brevetée Damping Pool® sont à l’avant-garde d’une industrie éolienne flottante compétitive et en forte croissance », a affirmé à cette occasion Paul de la Guérivière, PDG d’Ideol. L’entreprise avait lancé en août 2018 un projet pilote d’éolienne flottante, Hibiki, au large de la même île. Ideol, qui s’autoproclame « leader global de l’éolien en mer flottant », avait également dévoilé une sous-station électrique flottante au début du mois de juin.

  • ÉTUDES – L’offshore continue sa croissance dans le monde 2 juillet 2019

    L’association de professionnels de l’éolien au Royaume-Uni RenewableUK a publié de nouveaux chiffres sur l’évolution mondiale de la filière offshore, qui aurait ainsi crû de 16 % dans les 12 derniers mois. L’Europe demeure la région avec le plus de projets en cours de développement (66 % du total), notamment grâce au Royaume-Uni (38,4 GW de projets dans les tuyaux) et dans une moindre mesure l’Allemagne (16,5 GW), tandis que les États-Unis connaissent une accélération importante grâce à des projets de grande envergure sur la côte est, par exemple au New Jersey. Le Global Offshore Wind Council (GWEC) a également publié son rapport sur la filière, qui indique qu’en termes de puissance installée (et non de projet en cours de développement comme pour les chiffres de RenewableUK), la Chine est passée devant le Royaume-Uni et l’Allemagne en 2018. Il souligne aussi que dans un scénario « business as usual », le monde pourrait dépasser 200 GW de puissance installée d’ici 2030. Les prédictions du GWEC misent sur une croissance importante du marché asiatique (Chine, Taiwan, Japon, Corée du Sud, Inde, Vietnam), qui représenterait la moitié de cette puissance en 2030, ainsi que sur une baisse des coûts, à l’image des résultats de l’appel d’offres de Dunkerque en France.

JUIN 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • INDUSTRIE – La fin de FrancÉole ? 25 juin 2019

    Alors que ses 61 salariés sont au chômage technique depuis le mois de mai, le seul fabricant de mâts d’éoliennes français risque la liquidation judiciaire, rapportent nos confrères de France Bleu. La société, basée à Longvic en Bourgogne-Franche-Comté depuis sa création en 2007, n’a trouvé aucun repreneur pour son troisième redressement judiciaire.  Une audience aura lieu le jeudi 27 juin devant le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône afin de se prononcer sur la liquidation judiciaire. Le moral est au plus bas parmi les salariés. « Cette fois-ci ça sent vraiment la fin », confie Imad Khouadri, délégué du personnel CFDT chez FrancÉole. En cause, l’actionnaire principal de la société, le fonds d’investissement Nimbus, et l’État auraient abandonné FrancÉole, laissant ses carnets de commande vides. Ce à quoi il faut ajouter la compétitivité accrue des pays voisins et la perte de son client Senvion. Conséquence : la société n’a aujourd’hui plus les moyens de continuer. « On n’a jamais eu une politique industrielle de l’éolien en France. On en voit les conséquences aujourd’hui », se désole Sophie Haag, directrice générale de FrancÉole.

  • OFFSHORE – Le gouvernement norvégien veut ouvrir plus de territoire 25 juin 2019

    Le développement de l’éolien offshore en mer du Nord n’est pas prêt de s’arrêter. Dernière nouvelle en date, l’annonce, le 19 juin, par le ministère du Pétrole et de l’énergie de Norvège, de sa volonté d’ouvrir deux zones de son territoire marin afin de profiter pleinement de la baisse des coûts de cette technologie. Les deux zones, Utsira Nord et Sørlige Nordsjø II, ont un gisement total estimé entre 1,5 à 3,5 GW. Cette deuxième zone est suffisamment proche des côtes danoises pour envisager un potentiel raccordement au réseau électrique continental. La proposition d’ouverture sera dans un premier temps soumise à une audition afin de récolter les avis des institutions et organisations concernées. La Norvège est le pays avec la plus grande part d’énergie renouvelable dans sa production d’électricité en Europe, majoritairement grâce à l’énergie hydraulique. L’éolien y représente 3,4 % de la puissance installée.

  • ÉTATS-UNIS – Ørsted remporte un projet offshore de 1,1 GW 25 juin 2019

    Ørsted a annoncé dans un communiqué avoir été choisi par l’état du New Jersey afin de développer son premier parc offshore. Le projet, nommé Ocean Wind, aura une puissance de 1,1 GW, et sa mise en service est prévue pour 2024. Ce n’est pas le seul projet offshore que la compagnie danoise va développer aux États-Unis, explique Ørsted, trois autres projets sont également en cours de développement sur la côte est, avec des mises en service prévues en 2022 et 2023. Au total, ce sont plus de 2 GW que le groupe va installer dans le pays dans les années à venir.

  • FRANCE – Annonce des lauréats de Dunkerque et révision de la PPE 18 juin 2019

    François de Rugy s’est déplacé à Saint-Nazaire le 14 juin pour le lancement du premier projet offshore de France, qui a reçu l’aval du Conseil d’État le 7 juin. À cette occasion, il a annoncé la décision du gouvernement de retenir le groupement EDF Renouvelables, Innogy et Enbridge en tant que lauréat de l’appel d’offres de Dunkerque. Ce projet aura une puissance de 600 MW, et sa mise en service est prévue en 2026. Le tarif de l’électricité s’établit à un niveau très bas, «notablement inférieur à 50 €/MWh », là où les précédents appels d’offres avaient atteint environ 200 €/MWh, révisés depuis à 150 €/MWh, en moyenne. Pour France Energie Eolienne (FEE), «le projet lauréat, retenu à un tarif inférieur à 50 €/MWh, est le nouveau marqueur d’une filière d’avenir, mature et prête à contribuer largement à la transition énergétique du pays. » EDF s’est également félicité de cette décision dans un communiqué. Dunkerque est le premier site à profiter des réformes gouvernementales sur le contentieux, la mise en place du dialogue concurrentiel et les permis enveloppes. Cela devrait permettre d’accélérer la mise en place du projet, et de donner la flexibilité nécessaire pour s’adapter à des évolutions futures. François de Rugy a en outre confirmé l’annonce qu’Edouard Philippe avait faite le 12 juin, en déclarant que l’objectif d’attribution de 750 MW de projets offshore par an de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) serait revu à la hausse, à 1 GW par an. Cette annonce très attendue (FEE considérant par exemple le premier objectif « très décevant ») a donc été bien accueillie. Trois autres appels d’offres pour des parcs offshore de 250 MW chacun (un en Bretagne, deux en Méditerranée) ont également été confirmés par le ministre. Quelques jours plus tôt, était dévoilé le résultat de la troisième vague d’appel d’offres pour l’éolien terrestre, pour laquelle 516 MW ont été attribués sur un total de 21 projets, avec un prix moyen de 63 €/MWh. Cette période atteint ainsi son objectif de 500 MW, le précédent appel d’offres ayant été largement en dessous des attentes. La quatrième période de candidature à l’appel d’offres terrestre sera clôturée le 1er août.

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Succès fulgurant pour le projet offshore d’Yeu-Noirmoutier 18 juin 2019

    Lancée à l’échelle nationale le 11 juin, la campagne de financement participatif de la société Éoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) a dépassé toutes les attentes en atteignant son plafond seulement un jour après le lancement. 340 000 euros avaient déjà été récoltés depuis le 23 avril (ouverture du financement au département de la Vendée, puis à la région Pays de la Loire), et l’objectif était de 850 00 euros. Le 12 juin, la campagne a atteint son plafond, soit un million d’euros, se terminant, de fait, bien avant sa date de clôture initialement prévue au 2 juillet. Pour Lucile Forget, directrice des relations extérieures d’EMYN, « c’est une très bonne nouvelle qui souligne le soutien du grand public au projet. […] L’objectif de 850 000 € pouvait paraître ambitieux mais il correspondait à une réelle demande du territoire. » Le projet d’EMYN est le premier projet offshore à utiliser le financement participatif, et ouvre la voie pour des projets futurs. « La concertation avec les territoires qui accueillent les parcs éoliens en mer est primordiale pour favoriser l’acceptabilité des projets. Le financement participatif, au même titre que d’autres outils d’association des acteurs locaux au projet […] peut y participer et venir renforcer le travail de terrain qu’effectuent les équipes locales », affirme Lucile Forget. Le parc aura une capacité totale de 496 MW, et sa mise en service est prévue pour 2021.

  • ASIE DU SUD-EST – Le GWEC lance un groupe de travail pour la région 18 juin 2019

    Le Global Wind Energy Council (GWEC) a annoncé la création d’un groupe de travail Asie du Sud-Est (South East Asia task force) à l’occasion de sa conférence annuelle Vietnam wind power conference, le 11 juin. Cette annonce fait suite à l’annonce d’un groupe de travail Afriquele 28 mai. L’objectif du groupe est de promouvoir le développement de l’énergie éolienne en encourageant des dialogues et coopérations entre les différents acteurs publics et privés du secteur, et en menant des études et de la recherche. Le groupe de travail a ainsi publié une étude intitulée Market Update on South East Asia – Insights on Vietnam, qui analyse entre autres le potentiel éolien du Vietnam. « Le nouveau rapport […] montre que le Vietnam est le pays avec un des plus haut potentiels de la région, à la fois pour l’éolien terrestre et en mer, avec 1 GW de puissance attendue en 2021. […] C’est le seul pays de la région ayant développé l’éolien offshore, avec 99 MW de capacité », explique ainsi Ben Backwell, CEO du GWEC, dansun communiqué.

  • OFFSHORE – Plus d’obstacles pour le parc de Saint-Nazaire 11 juin 2019

    Le Conseil d’État a validé le 7 juin le projet de parc éolien en mer de Saint-Nazaire, dont l’autorisation d’exploitation était contestée par des associations environnementales et de riverains. La mise en service des 80 éoliennes du site, d’un total de 480 MW, est prévue à l’horizon 2022. GE Renewable Energy, turbinier du projet, a salué la décision du Conseil d’État. EDF et Enbridge se sont également félicités de cette décision dans un communiqué, en soulignant que celle-ci « confirme la robustesse du projet développé par la société Éolien Maritime France (EMF), co-contrôlée par EDF Renouvelables et par Enbridge. » EMF avait remporté l’appel d’offres de l’État français en 2012 pour les trois projets éoliens en mer de Courseulles-sur-Mer, de Fécamp et de Saint Nazaire, d’une capacité totale cumulée de 1 428 MW. GE Renewables était à l’origine le turbinier exclusif pour ces trois projets, mais fournira ses turbines seulement au projet éolien de Saint-Nazaire, le premier à recevoir toutes les autorisations administratives. Les deux autres projets recevront des turbines Siemens-Gamesa.

  • FINANCEMENT – Les français peuvent désormais investir dans l’éolien offshore 11 juin 2019

    Après les citoyens belges, les français peuvent désormais également investir dans l’éolien offshore. Dans un communiqué du 11 juin, la société Éoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) a annoncé que la campagne de financement participatif pour son projet éolien en mer de 496 MW était désormais ouverte à l’ensemble des français, une première dans le pays. Depuis le 23 avril, cette campagne est ouverte au département de la Vendée, puis, depuis le 21 mai, à la région Pays de la Loire. Elle a déjà permis de récolter à ce jour plus de 340 000 euros. Cette campagne de financement participatif, mise en place sur la plateforme en ligne Enerfip, prendra fin le 2 juillet, et a pour objectif de récolter 850 000 euros.

  • CORÉE DU SUD – Lancement d’un projet offshore de 1,4 GW 11 juin 2019

    Le premier LiDAR flottant de Corée du Sud a été installé au large de la ville d’Ulsan, qui accueillera le projet de ferme éolienne offshore du même nom, a révélé le Green Investment Group (GIG) dans un communiqué du 10 juin. Ce LiDAR permettra de rassembler des données sur la vitesse des vents en vue de construire le parc éolien d’Ulsan dont la puissance devrait atteindre les 1,4 GW, à terme. La première phase du projet devrait se terminer d’ici 2022 avec pour objectif 400 MW de puissance installée. Ce projet s’inscrit dans une stratégie de développement des énergies renouvelables pour la Corée du Sud, qui vise à produire 20 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030 (contre 7,6 % en 2017), dans le cadre du Renewable Energy 3020 Plan du gouvernement. La ville d’Ulsan est devenue l’un des acteurs majeurs du pays dans le secteur grâce à la signature de plusieurs protocoles d’accord avec des acteurs internationaux, comme Equinor ou Shell.

  • OFFSHORE – Commercialisation de la première sous-station électrique flottante 11 juin 2019

    Les français Ideol et Atlantique Offshore Energy (AOE, business unit des Chantiers de l’Atlantique, anciennement STX France) ont dévoilé dans une annonce du 4 juin 2019 leur sous-station électrique offshore flottante destinée aux parcs éoliens offshore (posés et flottants), dès 40 mètres de profondeur. Cette sous-station a été développée sur la base de la sous-station SeeOs d’AOE et du concept breveté Damping Pool d’Ideol, en coopération avec l’entreprise de technologies numériques ABB. Prête à être commercialisée, elle a également été conçue pour être très modulable afin d’apporter une solution universelle adaptable à travers le monde. Elle permet notamment de se passer d’opérations de levage lourd en mer, l’installation du topside et les phases d’essais et de pré-mise en service industrielle se faisant à quai. Ceci lui donnerait un avantage en terme de coût par rapport aux sous-stations électriques offshore traditionnelles. Ideol a inauguré dans la foulée l’éolienne flottante Hibiki, qui avait été mise en mer au large de Kitakyushu au Japon le 29 août 2018, et qui utilise également le système Damping Pool.

  • CHINE – Disparition des subventions d’ici à 2021 4 juin 2019

    Après une première réduction des tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque il y a un an, la National Energy Administration de la République Populaire de Chine a dévoilé le 24 mai un plan afin de supprimer progressivement les subventions accordées aux projets éoliens. Ces subventions, qui permettent aux producteurs d’avoir un prix d’achat de l’électricité produite subventionné sur une période de 20 ans, disparaîtront au 1er janvier 2021. Première conséquence de cette annonce, une importante augmentation de la puissance installée est attendue en 2019, afin de profiter de ces subventions tant qu’il est encore temps. Les subventions à l’énergie solaire suivent également une trajectoire similaire. Pékin cherche à réduire la dépense publique et à favoriser la concurrence entre projets de façon à amplifier la baisse des prix, pour que ces filières puissent être compétitives face au charbon qui fournit encore la majorité de l’électricité du pays.

  • BELGIQUE – Le financement participatif s’ouvre à l’offshore 4 juin 2019

    Nuhma (aussi connue sous le nom de Het Limburgse Klimaatbedrijf), société d’investissement et de gestion de portefeuille dans le secteur des énergies renouvelables détenue par 41 communes du Limbourg et la municipalité de Laakdal, a annoncé le 31 mai le lancement de la coopérative ECO2050, à travers laquelle les citoyens belges peuvent désormais directement investir dans des projets d’énergies renouvelables pour un montant de 50 € par action. La première société dans laquelle il est possible d’investir est Z-Kracht, qui détient des actions et finance les parcs éoliens offshore opérationnels C-Power et Rentel, en mer du Nord, mais aussi le développement du parc éolien SeaMade, dont la mise en service est prévue en 2020. Le montant des intérêts reversés par ECO2050 sera variable selon la quantité d’électricité produite, mais devrait se situer entre 4 et 6 % à la mise en service du site. « Ce financement indirect d’éolien offshore n’est qu’une première étape. Nous pensons qu’il est intéressant que les citoyens puissent investir dans un portefeuille diversifié de projets énergétiques allant des parcs éoliens terrestres aux parcs offshore, en passant par des centrales de biomasse, des parcs solaires et des réseaux de distribution d’énergie comme Elia et Fluxys », a expliqué Ludo Kelchtermans, CEO de Nuhma, au quotidien économique belge l’Echo.

  • AFRIQUE – Le GWEC crée un groupe de travail Afrique 4 juin 2019

    Le Global Wind Energy Council, qui réunit la majorité des acteurs du secteur éolien à travers le monde, a créé un groupe de travail Afrique (Africa Task Force) afin de rassembler les acteurs du secteur éolien du continent. Ce groupe de travail sera présidé par Jon Lezamiz, directeur du développement du marché africain chez Siemens Gamesa Renewable Energy, principal turbinier en Afrique. Les objectifs annoncés sont notamment de conseiller les gouvernements sur les régulations et les systèmes d’enchères, de développer l’investissement dans le secteur éolien, de mesurer les bénéfices économiques et sociaux de cette énergie, de partager les connaissances et meilleures pratiques entre acteurs du secteur et de créer des plateformes appropriées pour la promotion de l’énergie éolienne en Afrique. Le continent a aujourd’hui 5,3 GW de puissance installée, et pourrait connaître un taux de croissance annuel moyen de 24 % jusqu’en 2028 selon Wood Mackenzie. Cela équivaudrait à un ajout total de 33 GW de capacité supplémentaire.

MAI 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • ÉTATS-UNIS – Un appel à propositions pour 800 MW d’offshore 29 mai 2019

    Un appel à propositions pour des projets éoliens en mer – projets qui pourront aller de 200 MW à 800 MW – a été lancé par les entreprises locales de distribution et le Massachusetts Department of Energy Resources aux États-Unis. Les parcs devront être mis en service d’ici le 1er janvier 2027. Les propositions (confidentielles) devront êtres remises le 9 août 2019 au plus tard. Le ou les lauréats seront annoncés le 8 novembre pour une signature des contrats (après négociations) le 13 décembre. Le prix nominal ne devra pas dépasser 84,23 $/MWh. Le contrat d’achat d’électricité sera signé pour une durée de 15 à 20 ans avec les entreprises locales de distribution.

  • OFFSHORE – La construction du plus grand parc danois (600 MW) est lancée 29 mai 2019

    La construction du futur plus grand parc du Danemark, Kriegers Flak, a démarré, « en ligne avec le planning initialement prévu », explique Vattenfall dans un communiqué du 23 mai. Le soudage de chacun des 72 monopieux est actuellement en cours pour former la base de ce parc situé en mer baltique et constitué de 72 turbines Siemens de 8,4 MW pour une capacité totale d’un peu plus de 600 MW. Une fois le parc mis en service, à l’horizon fin 2021, il viendra augmenter la production d’électricité danoise d’origine éolienne de 18 %, soit l’équivalent de la consommation domestique annuelle d’environ 600 000 foyers danois. « Le parc éolien en mer de Horns Rev 3 en mer du Nord sera mis en service cet été et nous lançons, dans un timing croisé parfait, la construction de Kriegers Flak », déclare Michael Simmelsgaard, directeur de l’éolien offshore chez le groupe public danois. Les fondations sont fabriquées à Rostock, en Allemagne, par EEW Special Pipe Constructions. « Au printemps 2020, ces monopieux de près de 800 tonnes seront transportés directement sur le site de construction pour être installés au large des côtes danoises ».

  • FRANCE – Octopus rachète un parc de 18 MW à Res 29 mai 2019

    Octopus Energy Investments, qui fait partie de l’investisseur basé au Royaume-Uni Group Octopus, a fait l’acquisition du parc éolien La Roche Quatre Rivières (18 MW) auprès de Res (qui gère plus de 5 GW d’actifs EnR opérationnels dans le monde). Ce projet a été développé par Res qui sera également en charge de la construction et l’asset management du parc. La construction a déjà commencé et le parc éolien devrait être mis en service à la fin de l’année 2019. « D’autres acquisitions devraient suivre prochainement », affirme Res dans un communiqué du 21 mai. Ce projet est le troisième parc éolien acheté par Octopus auprès de Res et le premier en France.

  • OFFSHORE – EDPR et Engie unissent leurs forces 21 mai 2019

    Après six ans de coopération au sein de consortiums dans les projets d’éoliennes en mer (fixes et flottantes), le portugais EDP et le français Engie ont annoncé le 21 mai la signature d’un « protocole d’accord stratégique visant à créer une co-entreprise gérée conjointement à 50/50 dans le secteur. » La nouvelle entité sera l’instrument d’investissement exclusif d’EDP, via sa filiale EDP Renewables (EDPR), et d’Engie pour le développement de l’éolien en mer dans le monde. La coentreprise « ciblera principalement les marchés européen et américain, ainsi que certaines régions d’Asie, sur lesquels l’essentiel de la croissance sera concentré. » Son objectif est « de parvenir à s’autofinancer. Les projets qui seront développés respecteront les critères d’investissement de chacune des deux compagnies. » EDP et Engie combineront leurs actifs dans l’offshore (1,5 GW) et leur portefeuille de projets (4 GW) au sein de la nouvelle coentreprise. « L’objectif est d’atteindre d’ici 2025 un portefeuille de 5 à 7 GW de projets en opération ou en construction et de 5 à 10 GW en développement avancé. » Les deux groupes visent une mise en œuvre opérationnelle d’ici la fin de l’année.

  • FRANCE – Vers une concertation nationale 21 mai 2019

    « On va lancer une grande concertation sur l’éolien. C’est un bon moyen de produire de l’électricité mais il faut mieux expliquer comment cela fonctionne », a twitté Emmanuelle Wargon. La Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire explicite cette annonce dans un courte vidéo posté sur le compte de Renaissance, la liste du parti LaREM pour les élections européennes. Expliquant qu’il faut « des progrès » sur le démantèlement, et l’implantation (et donc l’acceptabilité) des éoliennes,  Emmanuelle Wargon conclut que « l’éolien est un bon moyen de produire de l’électricité, comme le solaire et comme d’autres énergies renouvelables. » Elle ajoute : « pour passer à 50 % d’énergies renouvelables, il faut qu’on utilise tous les moyens. […] Mais il ne faut pas le faire contre les gens, il y a d’ailleurs beaucoup de recours. On voit bien qu’il y a une question et on voudrait essayer de l’adresser politiquement et citoyennement. »

  • ARGENTINE – Neoen boucle le financement d’un parc de plus de 200 MW 21 mai 2019

    Neoen s’est félicité d’avoir clôturé le financement d’une centrale solaire de 208 MW dénommée Altiplano 200 et située dans la province de Salta en Argentine. Il s’agit de l’union de deux projets, Puna (107 MW) et Altiplano (101 MW), remportés dans le cadre des appels d’offres RenovAr 1 et 2 en Argentine et détenu à 100 % par le développeur français. La construction du projet a commencé, il sera mis en service au premier trimestre. Il « sera financé par deux tranches de dette senior sans recours », explique Neoen dans un communiqué du 17 mai, lequel ajoute que l’une des tranches (plus de la moitié du financement) « bénéficie d’une garantie crédit acheteur apportée par Bpifrance Assurance Export (« BPIAE »). Il s’agit de l’une des premières centrales solaires au monde à bénéficier de ce mécanisme, et le premier avec BPIAE. »

  • ALLEMAGNE – Allemagne : un trou d’air aux lourdes conséquences 14 mai 2019

    Avec 134 MW, le 1er trimestre 2019 a été le pire depuis l’année 2000 en termes d’installation de puissance éolienne à terre, s’est alarmé WindEurope dans un communiqué publié le 10 mai. Pour l’association européenne, le pays installera seulement 1 à 2 GW d’éolien terrestre sur l’ensemble de l’année 2019, ce qui « représente une baisse significative par rapport aux cinq dernières années, lorsque l’Allemagne installait en moyenne 4,3 GW par an. » Pour WindEurope, l’éolien offshore ne devrait pas redresser la barre : seuls 730 MW par an sont attendus d’ici 2030. Cet effondrement des capacités installées remet en cause les objectifs allemands, mais aussi européens, de déploiement d’énergie renouvelable, met en garde l’association européenne. Si certaines causes sont identifiées (allongement du processus d’obtention des permis, contestation de ceux-ci devant les tribunaux, etc.), les récents résultatsdu deuxième appel d’offres éolien terrestre de l’année, avec 270 MW attribués sur 650 MW mis aux enchères, ont confirmé les craintes de WindEurope. Il fait suite à un premier appel d’offres, également décevant.

  • ROYAUME-UNI – Un parc sans subventions change de main 14 mai 2019

    Res a annoncé dans un communiqué du 7 mai la cession à ERG de « son premier projet non-subventionné », actuellement en cours de développement. Il s’agit du parc de Craiggore en Irlande du Nord et pour lequel l’investissement total réalisé par ERG s’élève à environ 41 M €. Les travaux (réalisés par Res) de ce projet de 25 MW devraient commencer au quatrième trimestre 2019 pour une mise en service début 2021. « Cette vente marque le début d’une nouvelle ère pour les énergies renouvelables, où il est possible de proposer une énergie décarbonée à moindre coût pour les consommateurs », explique Lucy Whitford, directrice développement & construction chez Res. « Le parc éolien de Craiggore est le premier d’un portefeuille éolien de plus de 200 MW développé par RES au Royaume-Uni et que la société envisage de financier sans subventions au cours de l’année à venir », précise le développeur.

  • ENTREPRISE – ERG se développe en Europe et en France 14 mai 2019

    ERG a annoncé qu’il dépassait désormais les 3 000 MW de puissance installée dans l’énergie éolienne, solaire, hydroélectrique et thermoélectrique en Europe. Le groupe italien annonce également dans un communiqué du 10 mai avoir finalisé l’acquisition, par l’intermédiaire de sa filiale ERG Éolienne France SAS, de 100 % du capital de la société Les Moulins de Fruges SAS portant sur 6 parcs éoliens situés dans les Hauts-de-France et dont la capacité totale installée est de 52 MW. Cette opération permet à ERG de « dispose[r] désormais d’une puissance globale installée en France de 360 MW. »

  • FRANCE – Vers une restriction du guichet ouvert 7 mai 2019

    Le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) va étudier un projet d’arrêté ayant notamment pour objet de réformer le guichet ouvert de l’éolien en France. Ce projet, qui ne devrait entrer en vigueur qu’en juin 2020, prévoit de fermer le guichet en complément de rémunération aux parcs de plus de deux éoliennes contre six actuellement et ce afin d’accroître le champ de l’appel d’offres (moins coûteux pour les finances publiques). Il fait l’objet d’une discussion entre la filière et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Le texte en question propose de réserver ce mécanisme : aux parcs comprenant au maximum deux éoliennes de 3 MW chacune ; aux parcs jusqu’à 6 éoliennes de moins de 125 m justifiant d’une contrainte de hauteur (radars civils ou militaires) ; et aux parcs en renouvellement jusqu’à 6 éoliennes de moins de 125 m, justifiant d’une exploitation précédente datant de moins de trois ans. Le CSE devrait examiner le projet d’arrêté le 14 mai.

  • ENTREPRISE – Premier projet finlandais pour Valorem 7 mai 2019

    Valorem a annoncé la réalisation prochaine de son premier projet éolien en Finlande, cofinancé avec le fonds britannique Octopus Energy Investments. Le groupe français va assurer la construction et le suivi d’exploitation de deux parcs éoliens dans le sud-ouest du pays, représentant une puissance cumulée de 71,4 MW (17 turbines Vestas de 4,2 MW) pour un investissement global de 80 millions d’euros, détaille-t-il dans un communiqué du 2 mai. Valorem développe ce projet, pour lequel le début de la production d’électricité est prévu pour la fin 2020, avec son partenaire local Megatuuli. Il s’agit des premiers parcs éoliens terrestres sans tarif d’achat pour le fonds d’investissement Octopus Energy Investments (OEI) en Europe du Nord.

  • ETATS-UNIS – Un premier trimestre de records 7 mai 2019

    Au cours des trois premiers mois de l’année, 841 MW de projets éoliens ont été mis en service aux États-Unis, ce qui a permis au pays d’atteindre une capacité installée de 97 223 MW. Plus spectaculaire, les développeurs ont annoncé 6 146 MW de projets éoliens aux États-Unis au cours de trois premiers mois de l’année 2019, soit « plus que la capacité actuellement en exploitation en Californie ». L’association américaine de promotion de l’éolien (AWEA) dévoile ce chiffre dans un rapport publié le 26 avril et nommé « U.S. wind industry first quater 2019 market report ». Fort de ces chiffres spectaculaires, le portefeuille de projets en construction et en développement a atteint le niveau record de 39 161 MW au 31 mars, en hausse de 11 % par rapport au trimestre précédent. Avec près de 40 GW en développement, l’éolien aux États-Unis « est sur le point de croître de 40 % à court terme », explique Tom Kiernan, qui préside l’AWEA. Sur les 40 GW, 17 213 MW sont en construction dans 21 États dont 6 528 MW au Texas (dont 1 255 MW depuis le début de l’année). Le reste (21 949 MW) sont des projets à « des stades de développement avancés. » Outre-Atlantique, l’arrêt du principal mécanisme de soutien à l’éolien (Production tax credit – PTC) est programmé pour la fin de l’année. Les développeurs veulent en profiter tant qu’il est encore temps, même si le sort du PTC n’est pas scellé et que la mobilisation pour la prolongation a déjà commencé.

AVRIL 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • OFFSHORE – Un potentiel offshore de 40 GW au Danemark 30 avril 2019

    Une étude présentée le 26 avril par l’Agence danoise de l’énergie identifie des emplacements favorables pour l’implantation d’éoliennes offshore d’une capacité cumulée de 12,4 GW. Le document chiffre par ailleurs à 40 GW le potentiel de développement de l’éolien offshore du Danemark. À fin 2018, quatorze parcs totalisant 1 329 MW étaient raccordés au réseau électrique danois. Quatre projets ont été lancés depuis l’été 2018 et trois autres parcs sont d’ores et déjà prévus. Le développement de 12,4 GW pourrait se réaliser via la construction de douze à quinze parcs situés principalement en mer du Nord et, dans une moindre mesure, en mer Baltique. « La mer du Nord doit devenir une zone mondiale leader pour l’énergie éolienne offshore. Avec ce nouveau plan, nous sommes prêts à allouer rapidement de nouveaux sites », explique Lars Lilleholt, ministre de l’Énergie, de l’approvisionnement et du Climat, dans un communiqué.

  • EUROPE – EDPR cède 800 M€ d’actifs 30 avril 2019

    La branche renouvelables de l’énergéticien portugais EDP, EDP Renovaveis (EDPR), a cédé l’ensemble de ses participations dans un portefeuille éolien terrestre de 998 MW en Europe pour un montant total de 800 millions d’euros, a-t-elle annoncé dans un communiqué du 23 avril. Dans le détail, EDPR se sépare de 491 MW en France, en Espagne, au Portugal et en Belgique. L’ensemble du portefeuille est en exploitation depuis sept ans en moyenne, précise le groupe portugais, qui a déjà cédé, à plusieurs reprises ces dernières années, des participations minoritaires dans ces différents parcs. Cette opération devrait être finalisée d’ici la fin du deuxième trimestre de cette année.

  • FRANCE – Enercoop, Hydronext et Valorem signent un contrat d’agrégation 30 avril 2019

    Le fournisseur d’électricité Enercoop et l’agrégateur Hydronext ont annoncé le 25 avril avoir signé un contrat d’agrégation avec le développeur français Valorem. « Enercoop est acheteur de l’énergie produite, tandis que la partie en lien avec les marchés de l’énergie est couverte par Hydronext (prévisions de production, garantie du M0, etc.) », expliquent les partenaires dans un communiqué commun. Par ailleurs, Enercoop bonifie le contrat d’agrégation via une prime versée au développeur. L’exploitant du parc recevra un complément de rémunération dans le cadre de la politique de soutien public au développement des énergies renouvelables. Le contrat porte sur un parc de dix éoliennes, pour une puissance de 36 MW, et une mise en service est prévue au troisième trimestre 2019. Le fournisseur coopératif Enercoop, qui diversifie ainsi son portefeuille d’approvisionnement, jusqu’ici principalement hydroélectrique, souligne qu’avec ce contrat il fait son entrée « sur le marché émergent du complément de rémunération ».

  • EOLIEN EN MER – Inauguration du parc d’Arkona en Allemagne 23 avril 2019

    Mardi 16 avril, en présence d’Angela Merkel, l’Allemagne a inauguré le parc d’Arkona, soit 60 éoliennes pour 385 MW en mer Baltique. Ces éoliennes sont déjà en fonctionnement depuis plusieurs mois et permettent de fournir de l’électricité propre à l’équivalent de 400 000 ménages. Cependant, cette inauguration, où la France et la Norvège seront également représentées, permet d’offrir un cadre propice pour un discours sur l’Europe de la transition écologique, à un mois des élections européennes. L’éolien en mer devient en effet une énergie de premier plan pour accompagner la transition allemande, en lui offrant un second souffle. Face à une contestation grandissante vis-à-vis des éoliennes terrestres, l’offshore rencontre moins d’opposition. C’est pourquoi le pays compte déjà 1 300 éoliennes, soit 6,4 GW répartis dans 20 parcs en mer Baltique. L’entreprise française Engie rachètera l’électricité produite par Arkona. C’est également elle qui a fourni la station sous-marine du projet, qui a été assemblée sur les Chantiers de l’Atlantique (STX) de Saint-Nazaire.

  • FINANCE – 500 millions d’obligations vertes pour ERG 23 avril 2019

    ERG, un producteur d’énergie renouvelable italien a émis une obligation verte inaugurale le 26 mars 2019, qui a suscité beaucoup d’intérêt puisque l’entreprise a reçu six fois plus de demandes que ce que représentait l’offre initiale, comme annoncé dans un communiqué. Celle-ci se monte à 500 millions d’euros, et fait partie d’un plan de financement global d’un milliard. Les obligations en circulation ont un taux d’intérêt fixe de 1,875%, une maturité de 6 ans, et peuvent s’échanger sur le marché depuis le 11 avril 2019. Ce projet permettra de financer ou de refinancer des projets de production d’énergie basés sur l’éolien ou le solaire. L’évolution financière notable d’une telle stratégie est qu’ERG n’est pas passée par un modèle classique de financement de projets, où seul un parc renouvelable est financé, avec ses risques propres et indépendamment de la maison mère. L’entreprise a choisi de se financer directement, liant ainsi la maison-mère au « risque » que peuvent représenter les parcs financés, prouvant ainsi sa confiance et sa solidité financière.

  • UNION EUROPEENNE – En 2018, 27 milliards dédiés à l’éolien 23 avril 2019

    Dans un rapport « Financing and Investments Trends », publié le 18 avril 2019, WindEurope comptabilise un investissement total de 27 milliards débloqués en 2018 pour de nouvelles capacités éoliennes. Ce montant est équivalent à ce qui avait été investi en 2017. Cependant, comme les coûts de l’éolien ont baissé, la capacité totale financée, soit 16,7 GW est plus importante. En effet, d’après WindEurope, 1 MW d’éolien terrestre coûte désormais 1,4 millions d’investissements, contre 2 millions en 2015. La baisse est plus marquée encore pour l’éolien en mer puisque l’Europe est passé d’un investissement de 4,5 millions d’euros en 2015 pour 1 MW à 2,5 millions en 2018. Le pays ayant le plus investi est le Royaume-Uni, surtout du fait de l’éolien offshore, suivi de la Suède. Par ailleurs, le rapport indique que 24,1 milliards d’euros ont été investis pour acquérir des parcs éoliens, certains étant encore en développement. Cela montre que le marché de l’éolien devient de plus en plus liquide, c’est-à-dire que ses actifs s’échangent plus facilement car ils séduisent de plus en plus d’investisseurs potentiels, du fait d’une maturité qui s’accroît.

  • Offshore – GE laisse la place à Siemens Gamesa pour deux projets d’EMF 16 avril 2019

    La société Eolien Maritime France (EMF), détenue par EDF Renouvelables et le canadien Enbridge, a indiqué que Siemens Gamesa remplacera GE en tant que fournisseur des turbines de deux de ses trois projets éoliens en mer français (Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Nazaire). « Cette annonce fait suite à la décision de GE Renewable Energy, jusqu’alors fournisseur exclusif, d’assurer la livraison des éoliennes pour un seul des projets français portés par EMF », commente EMF dans un communiqué du 16 avril. GE construira ainsi les turbines Haliade 150-6MW du « premier projet qui sera lancé dès que ses autorisations seront purgées de recours. » Pour expliquer ce revirement, GE met en avant « les retards excessivement importants cumulés depuis 2012 », liés aux recours et qui « ont eu un impact significatif pour GE Renewable Energy sur les caractéristiques économiques de ces projets. » Les deux projets suivants d’EMF seront équipés de turbines Siemens Gamesa « de dimensions similaires, les autres caractéristiques des projets étant conservées ». Le turbinier « fabriquera ses éoliennes dans l’usine qu’il a prévu de construire au Havre. » EDF Renouvelables et Siemens Gamesa sont déjà partenaires pour le parc éolien offshore de Teesside au Royaume-Uni, ainsi que pour le projet éolien flottant de Provence Grand Large en France. L’actualité de Siemens Gamesa ne s’arrête pas là puisque Vattenfall a choisi ses nouvelles éoliennes de 10 MW pour le projet offshore Hollandse Kust Zuid, « premier parc éolien en mer au monde sans subvention », situé au large des côtes néerlandaises, en mer du Nord. 76 éoliennes seront installées pour Hollandse Kust Zuid 1 & 2. Et « si Vattenfall remporte l’appel d’offres pour le projet Hollandse Kust Zuid 3 & 4 (en cours), les éoliennes pourront aussi être installées pour ce parc, soit un total de 152 éoliennes pour les deux projets », précise l’énergéticien public suédois.

  • Offshore – FEE et SER refont la PPE 16 avril 2019

    France énergie éolienne et le Syndicat des énergies renouvelables se sont unis pour dénoncer le volet sur l’éolien en mer (posé et flottant) du projet actuel de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Celui-ci prévoit une capacité installée de 4,7 à 5,2 GW en 2028. « L’option haute du projet de PPE correspond donc en grande partie à des volumes déjà attribués », expliquent les représentants de la filière dans un communiqué commun. FEE et SER affichent des propositions précises (et argumentées) : « accroitre le volume global de projets éoliens en mer pour atteindre au minimum l’attribution de 1000 MW par an, notamment par un accroissement des volumes éoliens en mer posés » et « garantir un développement industriel pérenne et territorialement équilibré de l’éolien flottant. » Pour cela, les syndicats professionnels proposent : « le lancement de deux appels d’offres supplémentaires d’éolien en mer posé (2x750MW) attribués entre 2021 et 2022, en comptant sur la forte compétitivité de cette technologie » et « le lancement de trois appels d’offres supplémentaires éolien en mer flottant, permettant d’engager d’ici 2025 le lancement d’un appel d’offres de 250MW, complété 2 à 3 ans plus tard par une tranche de 500 MW, dans chacune des 3 régions accueillant une ferme pilote. » Le SER et FEE demandent également à ce que soient rehaussées les capacités qui seront attribuées à partir de 2025, à hauteur de 1,5 GW par an, et dont les mises en service interviendront entre 2032 et 2035. La profession demande également que toute baisse des coûts par rapport aux prix cibles indiqués soit nécessairement retraduite en une hausse proportionnelle des volumes considérés.

  • France – Les premières turbines Envision changent de main 16 avril 2019

    Le groupe chinois Envision Energy a conclu la vente d’un projet éolien de 40 MW situé en Côte d’Or (Bourgogne-Franche-Comté) au fonds d’investissement The Renewables Infrastructure Group (TRIG), selon un communiqué publié le 11 avril. Développé par Velocita énergies, filiale française d’Envision, ce parc de 16 machines est actuellement en construction et devrait être mis en service au début de l’année 2020. « Il s’agit du 1er parc éolien sur lequel seront installées des turbines de la marque Envision en France », est-il précisé. L’exploitation et la maintenance seront assurées par Velocita Energies pendant toute sa durée de vie, soit 25 ans.

  • ENTREPRISE – GE sanctionné par la Commission européenne 9 avril 2019

    « La Commission européenne a infligé à General Electric une amende de 52 millions d’euros pour avoir fourni des renseignements inexacts au cours de l’enquête menée par la Commission, sur la base du règlement de l’UE sur les concentrations, au sujet du projet de rachat de LM Wind par GE », peut-on lire dans un communiqué de la Commission européenne en date du 8 avril. La Commission explique que GE avait affirmé en janvier 2017 dans sa notification « qu’aucune éolienne de puissance supérieure » à 6 MW n’était en développement pour des applications marines. Or, « grâce à des informations communiquées par un tiers », l’institution a appris que c’était faux, ce qui a contraint GE a déposé quelques semaines plus tard une nouvelle notification. « La Commission estime que cette infraction est grave car elle l’a empêchée d’avoir toutes les informations pertinentes aux fins de l’appréciation de l’opération. » D’où cette amende de 52 M€. Pour autant, cette décision « n’a aucune incidence » sur l’approbation par l’Union européenne de l’acquisition du fabricant de pales d’éoliennes LM Wind Power, annoncée fin 2016 pour 1,65 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros), précise la Commission.

  • OFFSHORE – Un débat public sur de futurs parcs au large de la Normandie 9 avril 2019

    François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) sur un projet de parc éolien en mer de 1 GW et son raccordement, ainsi que sur d’éventuels projets de parcs offshore posés et leurs raccordements au large de la Normandie (une zone totale de plus de 10 500 km2). Ces projets feront donc l’objet d’un débat public, affirme la CNDP dans une décision prise le 3 avril. Cette procédure entre dans le cadre de la récente loi “Société de confiance” (Essoc – 10 août 2018). Elle permet d’associer le public en amont de la procédure de mise en concurrence, sur la ou les zones potentielles d’implantation des installations éoliennes envisagées. Le débat public, dont la date n’est pas encore arrêtée, se déroulera sous l’égide d’une commission particulière présidée par Jean-Pierre Tiffon.

  • ETATS-UNIS – Donald Trump en flagrant délit de fake news sur l’éolien 9 avril 2019

    Lors d’un récent discours à l’occasion du dîner annuel des élus républicains du Congrès, Donald Trump s’est longuement attardé sur l’énergie éolienne, multipliant les approximations et les contre-vérités. « Ils disent que le bruit (des éoliennes) provoque le cancer », a notamment lancé le président américain qui met régulièrement en doute la réalité du changement climatique. Depuis plusieurs semaines, le  président multiplie les blagues moqueuses sur cette énergie renouvelable lors de ses meetings de campagne. « Chérie, je veux regarder la télévision. Désolée, il n’y a pas de vent… », lançait-il, sous les rires, la semaine précédente dans le Michigan

  • ENTREPRISE – EnBW va mettre un pied en France grâce à Valeco 2 avril 2019

    L’énergéticien allemand EnBW a annoncé le 28 mars être entré en négociations exclusives pour racheter le développeur français de projets d’énergies renouvelables Valeco, dans le cadre de sa stratégie de développement sur le marché français. EnBW « a transmis aux actionnaires de Valeco une offre ferme de rachat de 100 % du capital de l’entreprise. Sur la base de cette offre, les propriétaires de Valeco ont décidé d’entamer des négociations exclusives avec EnBW », indique le groupe dans un communiqué. Basée à Montpellier (Hérault), Valeco a déjà installé 276 MW d’éolien terrestre, 56 MW de capacités solaires et détient un portefeuille de projets de 1 700 MW. Elle réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 50 millions d’euros. Cette opération marque une première concrétisation de la stratégie du groupe allemand pour se positionner sur le marché français, en particulier dans l’éolien terrestre. Il avait ainsi créé en juin dernier une filiale en France, avec l’objectif d’installer au moins une centaine de mégawatts d’ici à 2020.

  • FRANCE – ERG rachète Moulins de Fruges et ses 52 MW 2 avril 2019

    ERG a annoncé l’acquisition de 100 % du capital de la société Les Moulins de Fruges qui possède six parcs éoliens situés dans les Hauts-de-France, d’une puissance cumulée installée de 52 MW. « Avec cette acquisition ERG dispose désormais d’une puissance globale installée en France de 360 MW », explique le groupe dans un communiqué du 29 mars. Cette transaction de 52,2 millions d’euros, qui devrait être finalisée au deuxième trimestre 2019, a été réalisée entre la filière ERG Eolienne France du groupe italien et Profond Finanzgesellschaft, basé à Zurich, propriétaire de la société Les Moulins de Fruges. Les parcs éoliens en question, « ont été mis en service entre 2007 et 2009 [et] bénéficient d’un tarif incitatif (FIT) pour une période de 15 ans qui était égal en moyenne à 93 €/MWh en 2018 », précise ERG.

  • OFFSHORE – Une validation décisive pour Akrocean 2 avril 2019

    Co-entreprise entre Geps Techno et Valemo, Akrocean a annoncé « la validation par DNV GL de son lidar flottant au niveau 2 de la feuille de route Carbon Trust pour l’acceptabilité commerciale des Lidars flottants. Cette validation représente une étape majeure dans le développement d’Akrocean et l’accès à des opportunités commerciales à l’international », explique la jeune entreprise basée à Saint-Nazaire dans un communiqué du 26 mars. Baptisé Windsea, ce lidar flottant est un outil flottant de mesure du vent qui permet d’étudier des gisements éoliens pour de nouveaux sites en mer. Le système est composé d’un flotteur fourni par Geps Techno, d’un lidar offshore de chez Leosphere et d’un service de supervision et maintenance assuré par Valemo. La validation a été remise lors du forum franco-américain “French American Innovation Days” qui se déroulait à Boston les 18 et 19 mars. « Pour une entreprise créée il y a seulement 18 mois, l’obtention de cette certification reconnue internationalement est une grande satisfaction », se félicite le directeur des opérations Matthieu Blandin. « Elle valide la stratégie mise en place avec nos partenaires Geps Techno et Valemo. Il s’agit d’un lourd investissement que nous espérons rapidement voir se traduire en commandes du fait de l’important travail commercial également mené ces derniers mois. »

MARS 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • ENTREPRISE – Restructurations annoncées chez Senvion 26 mars 2019

    Le groupe allemand Senvion (ex. REpower) spécialisé dans la construction d’éolienne a déclaré, par l’intermédiaire de son directeur général M. Yves Rannou, qu’il allait devoir réduire ses gammes d’éoliennes et se retirer d’une trentaine de pays sur les cinquante que le constructeur couvre actuellement. Dans un premier temps, aucune autre précision n’a été apportée. Cette annonce fait suite à la publication des résultats financiers du groupe pour 2018 qui, pour la quatrième année consécutive, sont négatifs. Parmi les raisons avancées, le constructeur a mis en avant son manque de réaction à s’organiser pour diminuer ses coûts de production dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Une situation commune à plusieurs autres industriels et qui a été présentée plus en détail dans le dernier baromètre EurObserv’ER consacré à l’éolien. Une autre explication vient des mauvais résultats enregistrés sur le marché nord américain où d’importantes commandes ont été retardées. Senvion avait notamment annoncé à l’été 2018 son retour sur le marché américain avec une commande de 275 MW pour le projet TG East Wind dans le comté de Knox au Texas. L’objectif pour Senvion est désormais d’entamer une restructuration profonde de son processus de production afin de réduire ses coûts fixes, d’améliorer ses marges et de rassurer ses investisseurs. Dans ce but, un directeur de la restructuration a été nommé en la personne de Neil Robson, associé du cabinet de conseils en restructuration THM Partner LLP.

  • FLOTTANT – Le Pacte de Narbonne se renforce 26 mars 2019

    Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales a annoncé le 25 mars avoir rejoint le Pacte de Narbonne, un mouvement de lobbying crée en novembre 2018 pour le développement de l’éolien flottant. Peu convaincu par les objectifs affichés par la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie 2019-2028 (PPE) en ce qui concerne les projets d’éoliennes en mer, de nombreux élus de la région Occitanie se sont organisés pour faire entendre leur message au gouvernement. Pour eux, les 500 MW d’éolien flottant visés à fin 2022 représentent un volume trop restreint pour que les opérateurs puissent développer leur technologie et réduire leurs coûts, empêchant ainsi l’émergence d’une filière industrielle nationale. Pour la région Occitanie, l’enjeu est à la fois énergétique et économique puisque deux fermes pilotes de quatre turbines flottantes et de 24 MW chacune doivent entrer en service en 2021, au large de Gruissan-Port-la-Nouvelle et Leucate-Port-Barcarès. Au delà de ces projets, le territoire ambitionne de devenir le hub des énergies marines renouvelables en Méditerranée et s’en ait donné les moyens avec 210 millions déjà investis dans l’aménagement, à Port-la-Nouvelle, d’un quai éolien et de digues dédiées à l’assemblage de huit éoliennes pilotes. A terme, le chantier devrait représenter 1 700 emplois pendant les quatre ans de travaux.

  • OFFSHORE – EDF Renouvelables codéveloppera deux projets en Chine 26 mars 2019

    La visite du Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a été l’occasion pour EDF Renouvelables de signer un partenariat avec China Energy Investments Coporation (CEI), un électricien chinois, annonce un communiqué de l’énergéticien français. Les deux entreprises réaliseront, en commun, deux projets éoliens offshores en Chine. Dongtai IV et V sont situés au large de la province du Jiangsu, au nord de Shanghai et cumuleront 500 MW. Il s’agira des premières réalisations offshores d’EDF en Chine. Si la construction de Dongtai IV est en cours, celle de Dongtai commencera plus tard dans l’année. Les deux parcs seront progressivement mis en service à l’horizon 2021. La Chine exploite déjà 3,8 GW d’éolien en mer et devrait représenter la moitié du marc mondial en 2030, soit 50 GW.

  • DUNKERQUE – Au moins 6 consortiums candidats à l’appel d’offres 19 mars 2019

    L’appel d’offres pour le parc éolien en mer de Dunkerque a obéi à de nouvelles modalités. Contrairement aux précédents, celui-ci a commencé par une présélection de candidats en 2017, suivie d’un dialogue concurrentiel entre les candidats et l’administration. Le 15 mars 2019, 6 offres portées par 6 consortiums ont été annoncées. Cependant, 3 jours plus tard, Boralex, qui composait un consortium avec les entreprises Eneco et Van Oord et DGE, a déclaré se retirer car « sa participation dans ce projet ne satisfait plus ses critères d’investissements ». Néanmoins, les 2 partenaires du consortium devraient maintenir leur offre. Les cinq autres candidats annoncés sont le consortium formé par les groupes belge Deme, français Quadran Energies Marines et anglo-néerlandais Shell; un second qui regroupe le suédois Vattenfall, l’allemand WPD et la Caisse des Dépôts; l’alliance entre le français Engie, le portugais EDPR et l’allemand EON; celle composée du belge Elicio, du français Total et du danois Orsted; et enfin le consortium entre EDF, l’allemand Innogy et le canadien Enbridge. Par ailleurs, 3 autres présélectionnés n’ont pas encore confirmé leur dépôt d’offre. Ce nouveau type d’appel d’offres, pensé d’abord pour réduire le temps de réalisation du projet, semble également remplir son rôle de mise en concurrence, afin d’atteindre le meilleur coût possible.

  • RECORD – L’éolien a couvert 18 % de la consommation 19 mars 2019

    Le vent était particulièrement fort le jeudi 14 mars. C’est ce qui a permis au parc éolien français de battre un record de production, à 14h 30 précisément. En effet, la filière a pu satisfaire l’équivalent de 18 % de la consommation d’électricité nationale, selon RTE. A cette heure là, d’après l’outil Eco2mix d’RTE, 12 323 MW d’éolien étaient mobilisés. Ce record a également été possible grâce à l’augmentation du parc installé (+11,2 % par rapport à 2017), et qui s’établit à 15 100 MW à la fin de décembre 2018. Au moment du record, le facteur de charge de la filière était donc de 82 %, alors qu’il était en moyenne de 21 % en 2018.

  • ENTREPRISE – Les éoliennes les plus hautes de France 19 mars 2019

    Le constructeur Senvion a fourni 6 éoliennes à BayWa r.e qui construira un parc de 18 MW dans le département de la Haute Vienne. Les éoliennes en question sont des 3.0M122, d’une puissance unitaire de 3 MW. Les mâts, composés de six sections auront une hauteur de totale de 139 m, et les pales feront 61 mètres de long. Ces éoliennes culmineront donc à 200 mètres en bout de pales, ce qui leur permettra de « capter un vent plus fort et plus régulier dans le but d’optimiser la production. Au total, la production électrique attendue pour ce parc est de plus de 50 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de 10 000 foyers », commente Can Nalbantoglu, Président de BayWa r.e France SAS.

  • ROYAUME-UNI – Un accord pour 30 GW d’offshore en 2030 13 mars 2019

    Alors que l’ensemble des capacités éoliennes offshore actuelles représentent un peu plus de 8 GW, le gouvernement britannique veut atteindre 30 GW d’éolien offshore en 2030, selon un accord sectoriel signé avec les industriels de la filière et rendu public le 7 mars. À cet horizon, l’éolien en mer produirait ainsi un tiers de l’électricité britannique. « Pour la première fois dans l’histoire du Royaume-Uni, plus d’électricité sera produite à partir d’énergies renouvelables que d’énergies fossiles », explique le département de l’énergie (BEIS), qui mise sur 70 % d’électricité bas carbone dans le mix en 2030. Le Royaume-Uni devra en tout cas doubler son rythme d’installation de nouvelles capacités (à 2 GW par an) s’il veut atteindre cet objectif. Dans cette optique, le gouvernement a prévu d’allouer 557 millions de livres (648 M€) sur dix ans aux prochains contrats pour différence (CfD). « En fonction des prix obtenus, ces appels d’offres attribueront 1 à 2 GW d’éolien offshore par an dans les années 2020 », affirme le BEIS.

  • OFFSHORE – Dernière autorisation préfectorale pour Yeu-Noirmoutier 13 mars 2019

    Le préfet de la Vendée a annoncé le 6 mars la signature de la dernière des dix autorisations nécessaires à la réalisation du projet de parc éolien (496 MW) au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier, porté par la société des éoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) qui associe Engie, EDPR, Sumitomo et la Caisse des Dépôts (CDC). Cette dernière autorisation offre à RTE, en charge de la construction de la liaison entre le parc et le réseau de transport « une dérogation pour arrachage, enlèvement et transport de spécimens d’une espèce végétale protégée et pour perturbation intentionnelle de spécimens d’espèces animales protégées ». Quelques jours plus tard, le collectif d’opposants Touche pas à mon île (TPAMI) annonçait qu’une enquête avait été ouverte à l’automne 2018 par le parquet des Sables-d’Olonne suite à une plainte de leur part sur des soupçons de faits présumés de corruption. En cause, un partenariat financier entre la ville de Noirmoutier-en-l’Île et EMYN pour le financement d’un festival de musique de la ville.

  • NOMINATION – Gunnar Groebler, nouveau président de WindEurope 13 mars 2019

    Gunnar Groebler, vice-président du secteur éolien chez Vattenfall, est le nouveau président de WindEurope pour les 18 mois à venir. L’association européenne de l’éolien a annoncé cette nomination le 6 mars. Il remplace Ivor Catto, directeur général de RES.

  • OFFSHORE – Un premier PPA au Royaume-Uni 5 mars 2019

    Northumbrian Water, groupe britannique, et Orsted, énergéticien danois, ont annoncé le 28 février le premier accord d’achat à long terme d’électricité (PPA) du Royaume-Uni signé entre entreprises pour de l’électricité issue d’installations éoliennes en mer. Northumbrian Water s’approvisionne en effet, depuis le 1er mars, à hauteur de 30 % de ses besoins auprès du parc éolien Race Bank exploité par Orsted. « Ce PPA n’est pas seulement une première en son genre au Royaume-Uni, il est, et c’est le plus important, en droite ligne avec nos objectifs de développement durable et avec notre ambition de construire une stratégie de gestion de l’énergie véritablement cohérente », explique Graham Southall, directeur commercial de Northumbrian Water, cité dans un communiqué. Cet accord fait suite à un contrat d’approvisionnement en électricité renouvelable conclu entre les deux sociétés en avril 2018. Il est d’une durée de 10  ans pour un volume total de 1 TWh, ce qui correspond à la mobilisation de 23 MW de capacité du parc sur les 573 MW qu’il compte au total.

  • OFFSHORE – Les arrêtés préfectoraux pour le parc de Dieppe sont signés 5 mars 2019

    Les préfectures de Seine-Maritime et de la Somme ont annoncé le 26 février dans un communiqué commun la signature des arrêtés pour la réalisation du parc éolien au large de Dieppe et du Tréport et son raccordement par RTE. La mise en service de ce parc de 62 éoliennes, d’une puissance totale de 496 MW, développé par le consortium associant Engie, le portugais EDPR, le japonais Sumitomo Corporation et la Banque des Territoires, est prévue pour 2023. Les différents arrêtés approuvent « la convention de concession d’utilisation du domaine public maritime » entre l’État et EMDT, et autorisent « au titre de la loi sur l’eau, l’aménagement et l’exploitation du parc éolien ». Avec ces arrêtés, le consortium va pouvoir préparer la construction du parc (fondations, sous-station électrique, câbles inter-éoliennes, etc.) et la conduite des appels d’offres de sous-traitance pour la fabrication et l’installation de ces composants.

  • OFFSHORE – E.ON entre dans la course pour Dunkerque 5 mars 2019

    Engie et EDPR ont annoncé le 27 février l’entrée de l’allemand E.ON dans leur consortium qui va candidater au projet de parc éolien en mer de Dunkerque. « Avec l’arrivée d’E.ON dans le groupement, Dunkerque Eoliennes en Mer réunit maintenant 3 champions européens des énergies renouvelables et enrichit l’excellence industrielle de son offre », se félicite les 2 partenaires dans un communiqué. « E.ON est heureux d’apporter au groupement Dunkerque Eoliennes en Mer son expérience de près de 20 ans dans l’éolien en mer et 4 pays européens. Notre expérience internationale dans ce domaine est un atout pour ce projet majeur », explique de son côté Sven Utermöhlen, directeur des opérations d’E.ON Climate and Renewables. Comme neuf autres porteurs de projets, Dunkerque Éoliennes en Mer a été qualifié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans le cadre du dialogue concurrentiel. Ils ont jusqu’au 15 mars pour déposer leurs offres définitives pour ce projet de parc éolien en mer dont la puissance peut atteindre 600 MW.

FéVRIER 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • OFFSHORE – Siemens Gamesa lance son complexe industriel au Havre 26 février 2019

    Siemens Gamesa a annoncé le 25 février avoir déposé un permis de construire pour un complexe industriel dédié à l’énergie éolienne offshore au Havre. Le fabricant germano-espagnol d’éoliennes estime que cela créera « 750 emplois directs et indirects. » Le permis a été déposé le 15 février, « c’est une étape importante », même si « ce n’est pas la fin du chemin », a expliqué Filippo Cimitan, directeur général de Siemens Gamesa en France, cité par l’AFP, lors d’une conférence de presse au Havre. Le calendrier du projet est le suivant : la construction du complexe devrait débuter mi-2020 pour un démarrage de la production attendue en 2021. L’usine produira au départ les principaux composants du modèle SG 8.0-167 DD, c’est-à-dire les pales, les nacelles et les génératrices. Elle doit fournir les parcs éoliens en mer (en projet) au large de Dieppe-Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier, ainsi que les futurs projets éoliens en mer en France et en Europe, selon l’industriel. En revanche, l’État et les collectivités locales sont encore « en discussion » pour boucler le plan de financement des travaux nécessaires pour préparer le terrain de 36 hectares où serait construite cette usine, a précisé le maire (ex-LR) du Havre Luc Lemonnier. Il manque 23 millions d’euros sur les 140 millions que coûtera au total l’adaptation de la friche, selon les collectivités et le port. Pour autant, ces travaux préparatoires ont commencé, selon le Port du Havre.

  • ENTREPRISE – Une usine de pales au Mexique pour Nordex 26 février 2019

    Nordex a annoncé la construction d’une usine de fabrication de pales pour éoliennes au Mexique, à Matamoros, dans l’État de Tamaulipas. La capacité de production sera de 1 GW par an, précise le groupe allemand dans un communiqué du 12 février. Nordex, qui a des usines en Allemagne, en Espagne, au Brésil, aux États-Unis et en Inde, précise que ce nouveau site fabriquera également les équipements de ces nouvelles éoliennes AW et Delta4000 dont la fabrication démarrera cette année. Le groupe au plus de 5 000 employés, annonce qu’il a installé plus de 25 GW de capacité éolienne sur plus de 40 marchés et a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros.

  • OFFSHORE FLOTTANT – Bruxelles valide le soutien aux 4 projets français 26 février 2019

    La Commission européenne a donné son feu vert lundi 25 février à une aide publique aux quatre parcs pilotes d’éoliennes flottantes en Méditerranée et Atlantique : Groix Belle Île (Atlantique), Golfe du Lion, Eolmed et Provence Grand Large (Méditerranée). « La Commission européenne a considéré que quatre projets français visant à promouvoir la production d’électricité à partir de sources d’énergie éolienne renouvelables étaient compatibles avec les règles de l’UE en matière d’aides d’État. Ces mesures apporteront une contribution supplémentaire à la réalisation des objectifs énergétiques et climatiques de l’UE sans fausser indûment la concurrence sur le marché unique », explique la Commission dans un communiqué. Chacune des quatre fermes pilotes d’éoliennes utilisera une combinaison particulière de turbine, de flotteur et de câbles. « L’objectif de l’aide publique est de tester ces différentes solutions technologiques, l’objectif à long terme étant de tester cette technologie avant de la déployer à plus grande échelle », précise encore la Commission. Le soutien prend la forme d’une aide à l’investissement – partiellement versée sous forme d’avances remboursables – et d’une aide au fonctionnement.

  • ALLEMAGNE – Vers un trou d’air pour les projets à terre ? 19 février 2019

    Seulement 67 projets totalisant 476 MW (sur un volume cible de 700 MW) de capacités éoliennes terrestres ont été attribués lors du dernier appel d’offres allemand, a indiqué dans un communiqué du 15 février l’agence fédérale allemande des réseaux (Bundesnetzagentur). « Il s’agit du 3e appel d’offres de suite sous-souscrit. Il est clair que le processus d’obtention des permis n’est plus adapté. Cela prend de plus en plus de temps pour obtenir un permis », s’alarme Giles Dickson, le PDG de WindEurope dans un communiqué du même jour. Le processus d’obtention des permis en Allemagne requis pour les nouveaux parcs éoliens à terre « peut maintenant prendre plus de 2 ans contre 10 mois il y a seulement 2 ans », précise WindEurope. De plus, une fois les permis obtenus, ceux-ci sont de plus en plus contestés devant les tribunaux, avance encore WindEurope qui estime à « au moins 750 MW » les projets bloqués dans des procédures judiciaires

  • OFFSHORE – Total, Orsted et Elicio réunis pour Dunkerque 19 février 2019

    Total a annoncé le 18 février son alliance avec le danois Orsted et le producteur d’énergie renouvelable belge Elicio pour soumettre une offre commune pour un projet de parc éolien offshore (jusqu’à 600 MW) au large de Dunkerque (Nord). L’appel d’offres se clôt le 15 mars et le lauréat doit être désigné courant 2019. Le nouveau consortium rejoint la liste des autres présélectionnés dans laquelle figurent notamment les consortiums Shell-Quadran Energies marines-Deme, Vattenfall-WPD Offshore-Caisse des Dépôts, Engie-EDPR ou EDF-Innogy-Enbridge. « La participation de Total à cet appel d’offres pour un projet éolien offshore s’inscrit dans notre stratégie de développement dans l’électricité bas carbone en Europe », explique Philippe Sauquet, directeur général de la branche Gas, Renewables & Power de Total, cité dans un communiqué. Jusqu’ici, les principaux investissements de Total dans les renouvelables ont essentiellement ciblé la production solaire, avec l’acquisition de l’américain SunPower pour 1,3 milliard de dollars (1,15 milliard d’euros) et la prise d’une participation de 23 % dans Total Eren.

  • OFFSHORE – Le projet de Saint-Nazaire devrait repartir en cour d’appel 19 février 2019

    Lors de l’audience du 13 février au Conseil d’État au sujet du parc éolien offshore de Saint-Nazaire, la rapporteure s’est prononcée en faveur des deux associations de protection de l’environnement, estimant qu’elles avaient un intérêt à agir et étaient légitimes à le faire, ce qui devrait avoir pour conséquence un renvoi devant la Cour administrative d’appel de Nantes. « Lors de l’audience au Conseil d’Etat, la rapporteure s’est prononcé pour un renvoi en cour d’appel sur une question de forme et non sur le projet en lui-même. Le jugement interviendra dans quelques semaines, nous espérons qu’il soit favorable au parc éolien en mer de Saint-Nazaire », a réagi dans la foulée et via Twitter Anne-Claire Boux, chef de projet éolien en mer chez EDF Renouvelables. Le suivi de l’avis de la rapporteure devrait entraîner de nouveaux délais pour ce projet de 480 MW attribué en 2012 et mené par EDF Renouvelables en association avec le groupe canadien Enbridge. General Electric (GE) fournira les éoliennes.

  • OFFSHORE – Royaume-Uni et Allemagne font la course en tête 12 février 2019

    L’Europe n’a pas attendu la France pour prendre son envol dans l’éolien offshore. Ainsi, à la fin de 2018, la puissance des éoliennes en mer en service en Europe atteint 18,5 GW pour 105 parcs répartis dans 11 pays, selon les chiffres de WindEurope sur les capacités éoliennes offshore mises en service en 2018. Cela représente 10 % de la capacité éolienne installée en Europe (le reste étant sur terre). Avec 2 649 MW raccordés au réseau durant l’année, soit 18 % de hausse par rapport à 2017, 2018 se classe en 3e position au niveau des raccordements, après 2017 et 2015, précise l’association. Au total, quinze parcs éoliens offshore ont été mis en service sur la période. Loin devant, le Royaume-Uni (8,2 GW de puissance éolienne offshore installée) et l’Allemagne (6,4 GW)  représentent 85 % des nouvelles installations. Avec 62 % des 409 éoliennes connectées en 2018, Siemens Gamesa reste le premier fournisseur de turbines en 2018 devant MHI Vestas (33 %) et GE renewable energy (5 %). En 2018, douze projets ont bouclé leur financement et représentent une capacité totale de 4,2 GW ainsi que plus de 10 milliards d’euros d’investissement. Un montant supérieur de 37 % à celui enregistré en 2017 mais une capacité en hausse de 91 %, ce qui montre que les coûts sont en baisse.

  • FLOTTANT – Avis positif pour EolMed 12 février 2019

    « L’étude d’impact est complète et d’excellente facture », a estimé L’Autorité environnementale dans son avis publié le 6 février sur le projet de parc pilote éolien flottant EolMed, dans la zone de Gruissan – Port-la-Nouvelle, dans l’Aude et en région Occitanie. L’instance ajoute cependant plusieurs recommandations au maître d’ouvrage, le consortium constitué de Quadran énergies marines, Ideol, Bouygues et Senvion, notamment sur la biodiversité. Pour rappel, ce projet de 200 millions d’euros prévoit l’implantation à 18 km des côtes de quatre éoliennes de 6,2 MW chacune. L’Autorité demande également à l’État de « fournir des bases solides aux études d’impacts des parcs éoliens opérationnels et de le placer sous sa responsabilité et celle d’un conseil scientifique indépendant ».

  • AMÉRIQUES – Capacités installées en nette hausse en 2018 12 février 2019

    + 12 %. Telle est l’augmentation des capacités éoliennes installées sur le continent américain en 2018 par rapport à 2017, selon les chiffres publiés le 5 février par le Conseil mondial de l’éolien (GWEC). Un total de 11,9 GW a été mis en service l’an dernier outre-Atlantique. Le continent américain est dominé par les États-Unis, le Brésil et le Mexique. Dans son ensemble, il a représenté 25 % des nouvelles capacités mises en service dans le monde en 2018 et affiche désormais une puissance installée de 135 GW. À noter, la hausse a été plus importante en Amérique latine (+ 18,7 %) qu’en Amérique du Nord (+ 10,8 %). Les États-Unis à eux seuls ont connecté au réseau un peu plus de 7,5 GW l’année dernière tandis que le Brésil atteint 2 GW et le Mexique 1 GW.

  • FRANCE – L’armée libère 9 000 km2 pour l’éolien 5 février 2019

    « Le ministère des armées vient de conduire un nouvel examen du périmètre de ses zones. Ajustée au strict besoin opérationnel, cette réévaluation a permis une libération supplémentaire de plus de 9 000 km² de territoires à fort potentiel éolien (soit 13 % des zones), jusqu’ici contraints pour le développement de parcs éoliens, sans préjudice des contraintes d’autres natures », a annoncé Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué du 30 janvier. En 2014, l’armée avait libéré 14 % de certaines zones d’entrainement au vol en basse altitude, rappelle le communiqué. Les zones ainsi libérées sont disponibles sur le site du ministère des Armées. Un groupe de travail associant les porteurs de projets éoliens, les usagers aéronautiques et les régulateurs du ministère de la transition écologique et solidaire et du ministère des armées poursuit ses travaux pour aller plus loin sur la question des dispositifs lumineux nocturnes des éoliennes. Ce, même si de nouvelles règles de balisage entreront en vigueur à compter du 1er février 2019 dans le but d’atténuer la gêne visuelle des éoliennes pour les populations. « Le ministère des armées continue ainsi à accompagner la promotion du développement des énergies renouvelables dans le respect des activités opérationnelles découlant de ses missions permanentes ainsi que des besoins d’entraînement au vol basse altitude », assure le communiqué.

  • GROUPE DE TRAVAIL – Premier bilan, un an après les conclusions 5 février 2019

    Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a réuni l’ensemble des acteurs concernés pour établir le bilan de la mise en œuvre des dix propositions dévoilées il y a un an par le groupe de travail éolien et destinées à accélérer la concrétisation des projets et améliorer leur acceptabilité au niveau local. « L’ensemble des mesures est aujourd’hui concrétisé ou en passe de l’être, à l’image de la suppression d’un degré de juridiction introduite par le décret du 29 novembre 2018, permettant de réduire les délais de traitement du contentieux éolien terrestre », avance le gouvernement dans un communiqué du 30 janvier. Outre l’annonce de la libération de 9 000 km2 et des nouvelles règles de balisage, la ministre insiste sur la révision de la répartition de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER), « actée dans la loi de finance 2019, qui garantit désormais 20 % de retombées fiscales pour la commune d’implantation d’un parc éolien », et l’instruction gouvernementale du 11 juillet 1018 venant clarifier les règles d’évaluation des projets de renouvellement des parcs en fin de vie (repowering) « dont les premières retombées permettent dans certains cas de réduire le nombre de machines tout en augmentant les capacités de production. »

  • INDE – Un PPA de 25 ans et 300 MW pour EDF Renouvelables 5 février 2019

    EDF Renouvelables et son partenaire indien, le groupe SITAC, ont annoncé le 4 février avoir signé un contrat de vente d’électricité (PPA) de long terme, portant sur la production d’un parc éolien de 300 MW, projet remporté en septembre 2018. « L’énergie produite par le futur parc éolien sera vendue à SECI, institution du ministère indien des énergies nouvelles et renouvelables dédiée au développement des énergies renouvelables, dans le cadre d’un PPA d’une durée de 25 ans », expliquent les deux partenaires dans un communiqué commun. La construction du parc éolien démarrera en 2019. « Le développement, la construction, le financement et la gestion d’actif de ce projet éolien de 300 MW sont assurés par SITAC Management & Development, coentreprise entre EDF Renouvelables et le SITAC dédiée à l’éolien en Inde », est-il précisé.

JANVIER 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • GUADELOUPE – Inauguration d’un parc de 16 MW (avec stockage) à Sainte-Rose 29 janvier 2019

    D’une puissance de 16 MW, le plus grand parc éolien des Antilles françaises a été inauguré le 26 janvier à Saint-Rose, ont annoncé les partenaires dans un communiqué. « Le parc est équipé d’un dispositif anti-cyclonique qui assure la continuité du système d’orientation des éoliennes, même en cas de déconnexion au réseau, ce qui est fréquent lors des cyclones », est-il précisé. Il dispose également d’un système de stockage d’énergie important composé de batteries lithium-ion afin de continuer à garantir la stabilité du réseau électrique sans contrainte liée à la variabilité du vent. Les 8 machines installées doivent « doubler la part de la production éolienne dans le mix énergétique » de la Guadeloupe pour la porter à 6 %, soit le quart des énergies renouvelables produites localement. Ce projet a coûté près de 50 millions d’euros. Il est géré par la société Sainte-Rose Énergies dont les actionnaires sont Valorem (65 %), la Caisse des Dépôts (30 %) et la SEML Guadeloupe EnR (5 %). Les éoliennes de Sainte-Rose sont le 12e parc éolien guadeloupéen, mais le premier implanté depuis une dizaine d’années. « Les objectifs sont élevés : 50 % d’énergies renouvelables d’ici 10 ans, et l’autonomie énergétique totale pour 2030 !, rappelle Jean-Yves Grandidier, président de Valorem. Pour relever ce défi, il nous paraît évident qu’il faut associer tous les citoyens à notre démarche. C’est pourquoi nous allons mettre en place une campagne de financement participatif, qui permettra aux guadeloupéens de bénéficier directement de la richesse générée par ce parc : des énergies renouvelables produites avec et pour les habitants ! »

  • OFFSHORE – Avis favorable pour le projet du Tréport 29 janvier 2019

    La commission d’enquête publique a rendu « à l’unanimité un avis favorable assorti de deux réserves » sur le projet de parc éolien offshore posé au large du Tréport, en Seine-Maritime. Cette décision, en date du 23 janvier, a été publiée le 25 sur le site de la préfecture. On peut y lire que le projet a évolué « dans le sens d’un moindre impact environnemental » et qu’il présente « un dispositif d’accompagnement environnemental conséquent », ainsi « qu’une dynamique d’emplois sur son territoire d’implantation ». Néanmoins, la commission d’enquête publique souhaite voir désigner collégialement « un médiateur pour accompagner la mise en œuvre d’un schéma de compensation pour les pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France » et que soient repris dans le futur arrêté d’autorisation, les engagements du maître d’ouvrage, notamment « la création d’un groupement d’intérêt scientifique éolien en mer » et « la mise en place d’un fonds d’accompagnement à la pêche professionnelle ». Pour rappel, la mise en exploitation de ce parc offshore de 496 MW est prévue pour 2021, selon Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale du groupe d’énergie Engie, retenue pour mener à bien ce projet.

  • FRANCE – Deux décrets attaqués 29 janvier 2019

    Plusieurs associations revendiquant « la protection de la nature et de l’environnement » ont déposé des recours devant le Conseil d’Etat le 28 janvier pour demander l’annulation de deux décrets simplifiant les règles d’autorisation de nouveaux parcs éoliens, a rapporté l’AFP le 28 janvier. Le premier décret attaqué, daté du 29 novembre 2018 et publié au Journal officiel le 1er décembre, vise notamment « à simplifier le droit et le contentieux applicables aux éoliennes terrestres ». Le second décret, pris le 24 décembre 2018 et publié le 26, a pour objet principalement d’« expérimenter pendant une durée de trois ans la mise en place d’une participation du public par voie électronique en remplacement de l’enquête publique ».

  • OFFSHORE – Dunkerque : un premier parc sans subventions ? 22 janvier 2019

    « Le parc éolien en mer de Dunkerque sera peut-être le premier sans subventions en France », a annoncé le ministre de la Transition énergétique et solidaire. François de Rugy intervenait à la vingtième édition des Assises de la transition énergétique qui se déroulent du 22 au 24 janvier à Dunkerque. Plusieurs des neuf consortiums pré-sélectionnés à l’issue du dialogue concurrentiel ont effet laissé entendre qu’ils remettraient le 15 mars prochain une offre « à zéro euro », c’est à dire sans autre rémunération que la seule vente à prix de marché. « Avec les prix proposés à Dunkerque, les appels d’offres 1 et 2 seront de lointains souvenirs », a indiqué Stéphane Cicollela, directeur de la transition énergétique chez Shell (consortium Moulins de Flandre). L’allocation du projet devrait intervenir à l’été 2019. La filière joue gros sur cette compétition car il s’agit de convaincre le gouvernement de la compétitivité de l’éolien en mer. Le projet de PPE révélé en novembre, et dont la parution officielle est prévue « dans les jours qui viennent » selon François de Rugy, a beaucoup déçu les acteurs de l’éolien en mer avec seulement 2,4 GW de capacité éolienne en mer en 2023 et entre 4,7 et 5,2 GW dans dix ans. C’est trois fois moins que ce qu’espéraient les professionnels. « L’appel d’offres à Dunkerque va changer la façon d’appréhender l’éolien en mer en France », espère Vincent Balès, directeur général de WPD Offshore, qui rappelle également que le facteur de charge de l’éolien en mer est bien supérieur à celui de l’éolien terrestre et du solaire. « Pour remplacer 10 tranches de nucléaire en France, il faudrait 16 GW d’éolien en mer ou 32 GW d’éolien terrestre ou 64 GW de PV », rappelle Vincent Balès.

  • OFFSHORE – Siemens Gamesa présente son éolienne de 10 MW 22 janvier 2019

    Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE) a présenté le 16 janvier la SG 10.0-193 DD, soit sa première éolienne offshore de 10 MW. Cette machine « combine l’expérience et les connaissances de cinq générations de technologies éprouvées d’entraînement direct dans une turbine de 10 MW », explique Markus Tacke, pdg de SGRE, dans un communiqué. Disposant d’un rotor de 193 mètres de diamètre, cette nouvelle machine offre une capacité annuelle de production jusqu’à 30 % supérieure à celle du modèle 8 MW, insiste le constructeur. Ses lames de 94 mètres de long offrent une surface balayée de 29 300 m². Les nacelles de cette nouvelle éolienne seront initialement fabriquées dans l’usine SGRE de Cuxhaven en Allemagne. Un prototype devrait être installé en 2019 et le déploiement commercial est prévu pour 2022.

  • RACCORDEMENTS – Objectifs atteints en 2018, attention à la suite ! 22 janvier 2019

    « Avec 15 312,5 MW raccordés à la fin de l’année 2018, la filière a atteint, et même dépassé, les objectifs qui étaient assignés à l’éolien terrestre (15 000 MW) », se réjouit France énergie éolienne dans un communiqué du 22 janvier, se basant sur les chiffres de son Observatoire de l’éolien. Pour la suite, et notamment la feuille de route énergétique (PPE) pour 2023-2028, le syndicat professionnel « réaffirme la capacité de la filière à atteindre des objectifs ambitieux. »Mais, attention, « depuis plus d’un an (décisions du Conseil d’État de décembre 2017) à un blocage administratif lié à l’absence d’autorité environnementale, rappelle FEE. Après de multiples alertes auprès du gouvernement, la filière est toujours sans solution à ce jour. Plusieurs centaines de projets sont à l’arrêt ou dans l’insécurité juridique et cette situation aura immanquablement des conséquences sur les volumes installés à horizon 2020-2021. » Et Olivier Perot d’ajouter : « Alors que le projet de PPE devrait être soumis à contribution dans les semaines à venir, le gouvernement doit trouver très rapidement une issue à cette situation, car la filière éolienne veut pouvoir tenir ses nouveaux objectifs pour 2023 et 2028, mais pour y parvenir elle a besoin d’un cadre règlementaire qui fonctionne. »

  • ARABIE SAOUDITE – EDF Renouvelables et Masdar vont construire un parc de 400 MW 15 janvier 2019

    EDF Renouvelables et Masdar, réunis en consortium, ont annoncé le 11 janvier avoir remporté l’appel d’offres concernant la construction du parc éolien de Dumat Al Jandal (400 MW), en Arabie saoudite. Le parc, qui sera implanté à 900 km au nord de Riyad, sera « sera le premier d’Arabie saoudite et le plus puissant du Moyen-Orient », expliquent les deux partenaires dans un communiqué. Le projet attribué par le Renewable Energy Project Development Office (REPDO) au ministère saoudien de l’Énergie, de l’Industrie et des Ressources minières, est détenu à 51 % par EDF Renouvelables et à 49 % par Masdar. Selon le ministère saoudien, l’investissement pour réaliser ce parc est de 500 millions de dollars. Un contrat de vente d’électricité d’une durée de 20 ans a été conclu avec la Saudi Power Procurement Company, filiale de Saudi Electricity Company (SEC), la compagnie saoudienne de production et de distribution d’électricité. Il s’agit du plus gros projet éolien en développement pour le groupe français, et le tout premier appel d’offres qu’il remporte en termes d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le pays du Golfe.

  • ÉTATS-UNIS – Mise en service du parc de Copenhagen 15 janvier 2019

    EDF Renouvelables en Amérique du Nord a annoncé dans un communiqué du 15 janvier la mise en service du projet éolien de Copenhagen (80 MW) dans les comtés de Lewis et Jefferson au nord de l’Etat de New York. Ce parc de 40 éoliennes fabriquées par Vestas Wind Systems, bénéficie d’un contrat de vente d’électricité d’une durée de quinze ans avec la Narragansett Electric Company, filiale de National Grid. « En vue d’optimiser les performances opérationnelles de ce parc, EDF Renouvelables fournira des services de gestion d’actifs et du reste de l’infrastructure. Des services de surveillance et de diagnostic à distance 24 h/24 et 7 jours/7, opérés par la filiale locale d’EDF Renouvelables à partir de son centre de contrôle des opérations de San Diego, permettront d’augmenter la disponibilité des équipements et de réduire les temps d’arrêt », précise encore l’énergéticien qui revendique 15 GW de projets éoliens, solaires et de stockage d’électricité développés à travers les États-Unis, le Canada et le Mexique.

  • OFFSHORE – Saint Brieuc choisit Atkins 15 janvier 2019

    Atkins, filiale de l’un des principaux fournisseurs de services d’ingénierie et de conception destinés à l’industrie éolienne offshore mondiale (le groupe canadien SNC-Lavalin), a annoncé le 4 janvier avoir été sélectionnée pour fournir le projet d’ingénierie (FEED) et la conception détaillée des sous-structures du parc éolien offshore de Saint Brieuc (22). Ce parc éolien offshore devrait être opérationnel en 2023 et sera composé de 62 turbines Siemens Gamesa de 8 MW, pour une capacité totale de 496MW. Il est développé par Ailes Marines, un consortium regroupant Iberdrola, RES et la Caisse des dépôts. Atkins a participé au développement de plus de 10 GW de projets éoliens offshore, y compris pour des systèmes flottants, précise-t-elle dans un communiqué.

  • BELGIQUE – 2018, « année historique » pour l’offshore 8 janvier 2019

    « 2018 a été une année historique pour l’éolien en mer en Belgique. Le cap des 1000 MW de capacité de production en mer a été dépassé, ce qui place à nouveau la Belgique dans le top 5 mondial de l’éolien en mer  », a déclaré, dans un communiqué du 4 janvier, Jaak Rutten, CEO de C-Power et Président de la Belgian Offshore Platform (BOP), association regroupant les investisseurs et propriétaires de parcs éoliens en mer du Nord belge. « La Belgique est donc en avance sur les Pays-Bas, qui, malgré leur zone maritime beaucoup plus vaste, produisent moins d’électricité en mer du Nord ! », poursuit-il. Il faut dire qu’à l’heure actuelle, cinq parcs éoliens d’une capacité totale de 1 186 MW sont opérationnels en mer du Nord belge : C-Power, Belwind, Northwind, Nobelwind et Rentel. En 2018, ces parcs ont produit 3 408 GWh d’électricité. Or, durant la seconde moitié de l’année 2019, le sixième projet éolien en mer, Norther (370 MW), actuellement dans sa dernière phase de construction, commencera à produire de l’électricité, ce qui fait dire à la BOP que la capacité de production totale atteindra alors 1 556 MW, et la production d’électricité des parcs éoliens s’élèvera à 4 500 GWh/an. D’ici 2020, ce seront 8 parcs offshore d’une capacité totale de 2 262 MW pour une production annuelle estimée à 8 TWh, « soit environ 10 % de la demande totale d’électricité en Belgique, ou la moitié de la consommation électrique des ménages. »

  • ENTREPRISE – 12 GW de commandes pour Vestas pour 2018 8 janvier 2019

    Vestas a annoncé fin décembre 2018 avoir dépassé les 12 GW de commandes pour 2018, battant ainsi record enregistré fin 2017 (10 GW). Le fabricant danois d’éoliennes a ainsi communiqué sur un contrat de 32 MW pour l’extension du parc d’Ulassai en Italie, puis encore cinq contrats le 31 décembre, parmi lesquels le projet de Fengjigou de Hanas, en Chine, (200 MW), pour un total de 328 MW.

  • FRANCE – Peu de raccordements pour les 9 premiers mois 2018 8 janvier 2019

    La puissance raccordée des nouvelles installations éoliennes est de 288 MW au cours du troisième trimestre 2018, contre 512 MW au troisième trimestre 2017, selon le Tableau de bord publié par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique. Sur les 9 premiers mois de 2018, seuls 676 MW ont été installés, contre 1 070 MW au cours de la même période un an plus tôt. La puissance du parc éolien français dépasse tout de même les 14 GW au 30 septembre 2018. L’objectif prévu par la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de 2016, pour fin 2018 était de 15 000 MW. Il a été atteint à 95 % au 30 septembre 2018. La nouvelle PPE fixe désormais un objectif de 24 600 MW à 2023.

DéCEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • OFFSHORE – La course aux concessions américaines 18 décembre 2018

    Jeudi 13 décembre, à 9 heures 20, onze développeurs étaient dans les starting-blocks pour proposer un prix afin de pouvoir construire et exploiter des parcs éoliens offshores dans trois concessions distinctes au large du Massachusetts, aux États-Unis. La capacité potentielle à installer sur cette zone est de 4,1 GW. Il aura fallu trente-deux rounds, pour déterminer qui pourrait jouir de ces concessions sur 33 ans. Les offres cumulées jeudi 13 décembre au matin atteignaient 777 000 dollars, mais lorsque les enchères se sont closes le, le vendredi 14 décembre à 11h20, cette somme était montée à 405 millions de dollars. Les trois entreprises qui ont réussi à proposer 135 millions pour chacune des concessions sont Equinor, Vineyard Wind et Mayflower Wind Energy. Cette course-poursuite montre à quel point le large américain aiguise les appétits des développeurs internationaux. Elle ne sera sûrement pas la dernière.

  • OFFSHORE – Sumitomo entre sur Dieppe-Le Tréport et Yeu-Noirmoutier 18 décembre 2018

    Le groupe japonais Sumitomo Corporation a annoncé le 18 décembre entrer au capital de deux projets de parcs offshore en France. Situés au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier (Vendée) et au large du Tréport (Seine-Maritime), ces projets de 496 MW chacun sont développés par EDPR et Engie, qui reste l’actionnaire principal (31 %) aux côtés du groupe portugais, dont la part (29,5 %) équivaut désormais à celle de Sumitomo, et de la Banque des Territoires (Caisse des dépôts – 10 %). Les deux projets ont reçu leur autorisation d’exploiter mi-octobre. Cette alliance « permet au consortium de se doter d’une expertise complémentaire reconnue sur le développement, la construction et l’exploitation de projets éoliens en mer » et « d’asseoir encore davantage la réalisation d’une filière française des énergies marines », selon un communiquécommun des trois groupes. Sumitomo est déjà impliqué dans des projets de production d’énergie éolienne en mer en Europe, notamment au Royaume-Uni et en Belgique, pour une capacité de 1,5 GW.

  • FLOTTANT – Avis favorable pour le parc de Groix-Belle-Île 18 décembre 2018

    La construction de la ferme pilote d’éoliennes flottantes au large de Groix et Belle-Île a reçu le 6 décembre un avis favorable de la commission d’enquête. On attend désormais la décision du préfet dans le courant du premier trimestre 2019. Le porteur du projet, Eolfi, prévoit d’implanter quatre machines de 6 MW chacune, qui seront mises en service en 2021. Ce parc pilote fait partie des quatre projets attribués par le gouvernement en 2016 dont trois en Méditerranée et parmi lesquels seul le démonstrateur Floatgen d’Ideol, est opérationnel.

  • Le stockage de l’électricité – EDF – PUBLI-REDACTIONNEL 13 décembre 2018

    Le stockage de l’électricité va transformer radicalement le secteur de l’énergie, prédit EDF



    Le développement des énergies renouvelables rend de plus en plus complexe l’équilibrage des réseaux électriques en fonction de la demande des consommateurs. La solution : stocker l’électricité lorsque la source est abondante, afin de la réinjecter ensuite dans le réseau, notamment lors des pics de consommation. Un domaine dans lequel le groupe EDF entend devenir leader européen.

    Le stockage de l’électricité est un élément essentiel de la transition énergétique. Le développement des énergies renouvelables (EnR) requiert en effet de pouvoir stocker l’énergie « les jours où la nature n’en produit pas », rappelle le groupe EDF. Par exemple : l’éolien ou le photovoltaïque nécessitent d’emmagasiner l’électricité lorsqu’elle est produite en abondance, pour pouvoir ensuite la réinjecter dans le réseau électrique en fonction des besoins.

    Pour accompagner le développement de ces nouveaux usages, le groupe EDF a présenté en mars dernier un « Plan Stockage Electrique », en se fixant comme objectif de devenir le leader européen du secteur. D’ici 2035, EDF prévoit la mise en place de 10 GW de nouveaux moyens de stockage dans le monde, en plus des 5 GW déjà exploités. Ce plan représente un investissement de 8 milliards d’euros sur la période 2018-2035.

    « Les technologies de stockage de l’électricité sont appelées à transformer radicalement le secteur de l’énergie », a déclaré Jean-Bernard Lévy, Président-Directeur Général d’EDF. « Le Plan Stockage Electrique d’EDF s’appuie sur l’expertise de l’ensemble des métiers du groupe et sur 25 années d’investissement en R & D. La nouvelle frontière que le groupe dessine est celle d’un système énergétique 100 % décarboné à l’horizon 2050. »

    Batteries zinc-air, STEP et « mini smart grids »

    Parmi les principales solutions utilisées par le groupe pour stocker l’électricité, figure les batteries. Les chercheurs de la R & D d’EDF développent notamment la technologie de batteries Métal-Air. Elle exploite l’oxygène de l’air pour produire de l’électricité. Offrant des performances équivalentes aux équipements Lithium-ion, la batterie Métal-Air n’utilise aucun produit nocif, est recyclable et présente des perspectives de coûts intéressantes.

    Autre solution : les stations de transfert d’énergie par pompage ou STEP. Ces installations hydroélectriques se structurent autour de deux bassins d’eau, installés l’un au-dessus de l’autre. Lorsque le réseau électrique a besoin d’électricité, la STEP utilise l’eau qui se trouve dans le bassin supérieur (mode turbine). Aux heures de faible consommation, l’eau est pompée du bassin inférieur vers le bassin supérieur. « Le bassin supérieur constitue donc une solution de stockage d’énergie », souligne EDF.

    Enfin, l’énergéticien va accélérer le développement des « mini smart grids* », un concept sur lesquels le groupe travaille depuis 2014. Un mini smart grid est un micro-réseau électrique exploitant différentes sources d’énergie (micro-turbines, piles à combustible, panneaux photovoltaïques…), pour alimenter des zones spécifiques comme un éco-quartier ou une zone commerciale. Ce type de dispositif intègre des unités de stockage, principalement des batteries, mais aussi des solutions « intelligentes de pilotage » (automates/algorithmes) car leur faible dimension requiert un équilibrage complexe.

    *réseau intelligent

    EDF-Stockage-Publi-Redactionnel

    www.edfcollectivites.fr

    L’énergie est notre avenir, économisons la !

  • OFFSHORE – Le financement public de Dunkerque approuvé 11 décembre 2018

    La Commission européenne a autorisé l’aide que la France envisage d’octroyer pour le développement du parc éolien en mer au large de Dunkerque et pour lequel la procédure finale d’appel d’offres a été engagée. Le gouvernement a en effet transmis mi-novembre le cahier des charges définitif aux dix groupements d’industriels présélectionnés. « L’aide prendra la forme d’un complément de rémunération octroyé à l’issue d’un appel d’offres concurrentiel, basé sur des critères transparents, objectifs et non discriminatoires, et spécifiques à l’éolien en mer », explique la Commission dans un communiqué du 10 décembre.  Les candidats déposeront leurs offres en avril et le lauréat devrait être annoncé à la mi-2019.

  • REPOWERING – Un parc complètement renouvelé en Allemagne 11 décembre 2018

    Lorsqu’un parc éolien arrive en fin de vie, après environ 20 ans d’activité, son renouvellement (repowering) permet de faire mieux avec moins. EDF Renouvelables a pu le démontrer sur son parc d’Eckolstäldt en Allemagne. En 1999, l’entreprise y avait installé 11 éoliennes de première génération pour une capacité totale de 14,5 MW. Dans un communiqué, elle vient d’annoncer avoir terminé le repowering du site qui s’est étalé sur 6 mois, en 2018, après avoir obtenu un nouveau contrat de vente d’électricité de 20 ans en 2016. Désormais, le parc d’Eckolstäldt ne compte plus que 10 éoliennes, mais sa capacité totale est de 34,5 MW ! Et il ne s’agit que d’un début d’une longue série, car l’Allemagne compte 6 000 éoliennes à renouveler d’ici 2020, soit un potentiel de 4,5 GW, et 1 600 autres, soit 2,5 GW, chaque année entre 2021 et 2026.

  • OFFSHORE – Les ambitions allemandes revues à la hausse ? 11 décembre 2018

    L’objectif gouvernemental allemand en matière de développement de l’éolien offshore pourrait passer de 15 à 20 GW en 2030, une perspective dont se réjouit l’association des opérateurs de parcs éoliens offshore (BWO), qui l’a fait savoir dans un communiqué du 3 décembre. « L’objectif actuel de 15 GW en 2030 date d’une époque où le coût moyen de production d’électricité à partir de l’éolien offshore était beaucoup plus élevé que celui des dernières enchères », explique l’entité. BWO est en revanche en désaccord avec la décision du gouvernement de confier l’organisation des développements nécessaires à l’Agence fédérale maritime et hydrographique (BSH).

  • ONSHORE – La simplification (enfin) en marche 4 décembre 2018

    Comme annoncé, le décret ”éolien” est (enfin) paru. Publié le 1er décembre au Journal officiel, ce texte de simplification issu du groupe de travail éolien mené par Sébastien Lecornu l’an dernier prévoit notamment que les cours administratives d’appel soient compétentes en premier et dernier recours pour l’examen des contentieux. Hélène Gelas, avocat associé au cabinet LPA-CGR avocats, nous en dit plus. Le JDE : Quel sera l’impact des dispositions de ce décret sur la durée de développement des projets ? Hélène Gelas : « En moyenne, le délai de traitement d’un recours devant les tribunaux administratifs était de 2 à 3 ans. L’impact immédiat est donc bien de gagner 2 à 3 ans sur un projet. Par ailleurs, le décret comporte également une disposition procédurale qui permet de cristalliser les moyens développés à compter d’un délai de deux mois de la communication du premier mémoire en défense. Cela permet, là encore, de mettre un terme à certaines pratiques dilatoires consistant à attendre la clôture d’instruction pour développer de nouveaux moyens, connus dès l’origine, afin d’obtenir une réouverture et ainsi de « gagner » 6 mois environ de procédure. Là encore, l’impact du décret est significatif et permet, par ailleurs, d’avoir une meilleure qualité des débats plutôt que des instructions qui s’étirent dans le temps. » Et sur l’accès au financement ? « On le sait, le financement de projets sous recours, sans être impossible, demeure très compliqué. Le nouveau régime procédural ne modifiera pas fondamentalement les positions des organismes de crédit mais accélérera une fois encore la purge des autorisations et donc accélèrera les besoins de financement. » À quels projets vont pouvoir s’appliquer les dispositions de ce décret, et dans quel délai ? « Toutes les dispositions du décret n’ont pas le même régime d’entrée en vigueur. S’agissant de ces innovations procédurales en matière d’éolien terrestre, elles s’appliquent aux recours introduits à compter du lendemain de la publication du décret, c’est-à-dire aux recours introduits à compter de lundi 3 décembre. »

  • ROYAUME-UNI – Reccord battu 4 décembre 2018

    Le 28 novembre, l’éolien a produit 32,2 % de l’électricité consommée au Royaume-Uni, selon les chiffres de National Grid, le gestionnaire de réseau de transport britannique. Les installations éoliennes à terre et offshore au Royaume-Uni ont même atteint une production de 14,9 GWh entre 6h et 6h30 ce même jour, battant ainsi le précédent record qui remontait au 9 novembre dernier, avec 14,5 GWh, s’est réjoui l’association Renewable UK dans un communiqué du 30 novembre.

  • OFFSHORE – Les Régions tirent la sonnette d’alarme 4 décembre 2018

    Avec la Programmation pluriannuelle de l’énergie, « le gouvernement affirme ses ambitions, mais ne propose qu’un développement très limité de l’éolien en mer posé et flottant en France dans les prochaines années avec, dans le meilleur des cas, 5 GW en service en 2028 alors que les professionnels et les territoires en proposaient 10 », déplorent notamment les présidents des régions concernés dans un communiqué du 29 novembre. Les annonces du 27 novembre « remettent en cause les modèles économiques de la filière et des territoires proposés dans le cadre de la transition énergétique et laissent présager d’un scénario catastrophe pour le développement d’une filière de l’économie maritime pourtant compétitive et prometteuse, créatrice aujourd’hui et demain de milliers d’emplois non délocalisables », poursuivent les signataires qui comptent également les syndicats professionnels SER et FEE, ainsi que le président du Cluster maritime français. Le document rappelle notamment que « les Régions Bretagne, Normandie, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Pays de la Loire, Provence- Alpes-Côte d’Azur ont déjà pris, aux côtés des industriels et entreprises, toutes les initiatives nécessaires à l’accompagnement du développement de la filière, notamment par le biais d’investissements massifs et d’appui aux écosystèmes d’entreprises. » Les Régions et les représentants de la filière demandent enfin au gouvernement de « revoir sa feuille de route pour la filière de l’éolien en mer afin de répondre à l’ambition portée collectivement (a minima 1 GW par an) et demandent à être reçus au plus tôt par le Premier ministre. »

NOVEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • PPE – Inquiétude pour l’offshore 27 novembre 2018

    « Si les objectifs pour l’éolien terrestre sont juste satisfaisants, les jalons posés pour l’éolien en mer ne permettront pas d’assurer une transition énergétique pérenne et de déployer cette filière industrielle et les emplois qui y sont attachés, ce malgré le fort investissement des régions littorales », a expliqué France énergie éolienne (FEE), suite aux annonces du 27 novembre sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et de la stratégie nationale bas carbone (SNBC). Le syndicat professionnel appelle « le gouvernement à réviser les objectifs sur l’éolien en mer, sans quoi la France ratera immanquablement l’opportunité que représente cette filière fiable et compétitive, facteur de sécurité d’approvisionnement, et créatrice d’emplois industriels, de dynamisme économique et de cohérence de la politique environnementale française. » La feuille de route énergétique de la France pour les dix prochaines années affiche comme objectifs pour la filière : 24,6 GW à 2023 et 34,1 à 35,6 GW à 2028 pour l’éolien terrestre et 2,4 GW à 2023 et 4,7 à 5,2 GW à 2028 pour l’éolien offshore. « L’objectif défini par la LTECV est de 40 % d’énergies renouvelables électriques dans la production nationale en 2030. […] Les filières principales permettant d’atteindre l’objectif seront l’hydroélectricité, le solaire photovoltaïque (PV) et l’éolien terrestre, puis progressivement l’éolien en mer dont la production augmentera au cours de la seconde période de la PPE », explique le ministère de la Transition écologique et solidaire. Combinée aux objectifs de l’ensemble des filières d’énergies renouvelables électriques, la capacité installée devrait ainsi passer de 48,6 GW à fin 2017 à 74 GW en 2023 et 102 à 113 GW en 2020. Avec ce plan, « ce seront 7 à 8 milliards d’euros par an » consacrés aux énergies renouvelables, a annoncé Emmanuel Macron, précisant le triplement de la production du parc éolien terrestre à l’horizon 2030. « Les objectifs auraient pu être plus ambitieux mais le gouvernement confirme que l’énergie éolienne terrestre […] est le pilier de la transition énergétique de notre pays », explique Olivier Perot, président de FEE, cité dans un communiqué. Côté offshore, il pose la question : le gouvernement « cherche-t-il à décourager les industriels et perdre les investissements publics alors qu’en juin, au Cap Fréhel, le Président de la République présentait l’éolien en mer comme une “réponse énergétique pour le pays“ ? ».

  • OFFSHORE – La CRE s’exprime sur les conditions de raccordement 27 novembre 2018

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé le 22 novembre avoir approuvé le modèle de convention de raccordement au réseau de transport d’électricité des futurs parcs éoliens en mer. Suite à la renégociation des tarifs d’achat pour les six premiers parcs attribués en France, le coût du raccordement est en effet désormais pris en charge par RTE. Une décision actée par la loi ESSOC (État pour une société de confiance). Notant que « de nombreuses évolutions proposées par les acteurs ont été prises en compte par RTE », le régulateur a approuvé le modèle de convention proposé par le gestionnaire de réseau. « Pour ce qui est du raccordement, les conditions sont donc à présent réunies pour permettre la réussite de ces projets ambitieux en matière de transition énergétique et de développement des énergies renouvelables », se félicite la CRE dans un communiqué. L’organisme lance par ailleurs « une consultation publique pour intégrer ces évolutions dans le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe) et inciter RTE à réaliser les raccordements nécessaires au moindre coût. »

  • GROUPE DE TRAVAIL ÉOLIEN – La suppression d’un degré de juridiction imminente 27 novembre 2018

    L’État va effectivement supprimer un niveau de juridiction pour le traitement des contentieux liés à l’éolien terrestre afin d’accélérer le développement des projets. Cette mesure issue du groupe de travail éolien dirigé par Sébastien Lecornu, ancien secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, est très attendue par la filière. Le décret qui doit acter cette mesure « est actuellement en relecture finale au secrétariat général du gouvernement », a annoncé Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat (DGEC) lors des Assises nationales de l’éolien terrestre organisées le 22 novembre par le Syndicat des énergies renouvelables (SER). « Ce décret est fait, il sera publié sous peu. Il supprime effectivement un degré de juridiction », a-t-il expliqué.

  • ROYAUME-UNI – Le soleil brille pour l’offshore 20 novembre 2018

    Le Royaume-Uni a revu à la hausse le prochain appel d’offres éolien offshore prévu pour le printemps 2019 (round 4). Il portera sur 7 GW, et non 6 GW comme prévu jusque là. Dans un document destiné aux développeurs et publié le 16 novembre, le Crown Estate précise également les zones aptes à accueillir les futurs parcs. Cinq zones sont ainsi proposées pour abriter de nouvelles concessions (Dogger Bank, Southern north Sea, East Anglia, North Wales et Irish Sea), et quatre zones sont présentées comme potentiellement aptes après analyses complémentaires (Yorkshire Coast, The Wash, South East, et Anglesey). L’organisme annonce également avoir accédé à la demande de la filière de porter à 60 mètres la profondeur jusqu’à laquelle les projets peuvent aller (contre 50 mètres jusqu’ici). Une réunion complémentaire d’information avec les candidats sera organisée le 27 novembre.

  • OFFSHORE – Ça avance (enfin) à Dunkerque 20 novembre 2018

    A l’occasion du Comité interministériel de la mer, le 15 novembre, le gouvernement a transmis le cahier des charges définitif aux dix groupements d’industriels présélectionnés, il y a dix-huit mois, pour le projet de parc éolien en mer de Dunkerque. « Les candidats déposeront leurs offres dans quatre mois et nous serons en mesure de désigner le lauréat à la mi-2019 », a indiqué le Premier ministre, Edouard Philippe. Ce projet, d’une taille similaire (500 MW), à celle des six premiers parcs attribués en France, a suivi pour la première fois la procédure de ”dialogue concurrentiel”. La filière « accueille positivement cette annonce qui intervient après une refonte complète du cadre législatif et réglementaire pour l’éolien en mer, depuis fin 2016, et salue par ailleurs la conclusion positive des renégociations tarifaires des premiers appels d’offres, socle de la filière industrielle française », s’est réjoui France énergie éolienne (FEE) dans un communiqué du 15 novembre. « La clarification des objectifs éoliens en mer dans le cadre de la PPE constituera la prochaine étape clef pour l’éolien en mer français et un signal clair pour le marché. Il est en effet impératif qu’une trajectoire claire et volontariste en termes de volumes et de calendrier soit tracée par le Gouvernement, qui ne peut plus ignorer les baisses de coûts significatives des technologies déployées et à venir », a ajouté son président, Olivier Perot.

  • AUSTRALIE – Un contrat de 336 MW pour Vestas 20 novembre 2018

    Vestas a annoncé le 14 novembre avoir remporté un contrat auprès de Tilt Renewables pour fournir les turbines du parc éolien terrestre de Dundonnell, en Australie. Le fabricant danois va ainsi livrer 80 unités de son modèle V150-4,2 MW à ce projet sélectionné en septembre dans le cadre de l’appel d’offres de l’État de Victoria. Il doit être mis en service au 3e trimestre 2020. Le contrat prévoit l’installation et la mise en service du parc ainsi qu’un contrat d’exploitation de 15 ans pour maximiser la production d’électricité, précise le communiqué.

  • FRANCE – 20 % de l’Ifer pour les communes d’implantation des parcs 13 novembre 2018

    Selon un amendement au projet de loi de finances pour 2019, adopté le 7 novembre par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, les communes toucheront systématiquement 20 % des retombées fiscales des nouveaux projets. Ce changement de l’Imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (Ifer) était une mesure proposée du groupe de travail national sur l’éolien, présidé par Sébastien Lecornu, alors secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Le ministère proposait en effet de modifier la répartition de l’Ifer pour garantir un minimum de 20 % des retombées fiscales aux communes d’implantation des éoliennes, sans modifier le niveau global de l’imposition. Le texte adopté garantit en effet aux communes d’implantation ce niveau d’Ifer, « quel que soit le régime fiscal applicable au sein de l’intercommunalité ». Auparavant, dans certains cas, l’établissement public de coopération intercommunale (EPCI) recevait ces 20 %, et non la commune. Ce changement s’appliquera pour les « installations à venir », comme le précise un sous-amendement également adopté le 7 novembre.

  • ENTREPRISE – Un carnet bien rempli pour Vestas 13 novembre 2018

    Avec des commandes à hauteur de 3,3 GW, soit « une augmentation de 25 % sur un an », le carnet de commandes de Vestas enregistre « un niveau jamais atteint auparavant », a souligné dans un communiqué du 7 novembre le constructeur danois. Les livraisons de turbines aux États-Unis ont ainsi augmenté de 61 % sur le trimestre, à 1,65 GW. Elles représentent plus de la moitié des livraisons. Toutefois, plombé par la chute des prix due à une concurrence accrue, le chiffre d’affaires a stagné de juillet à septembre, à 2,8 milliards d’euros. Le bénéfice net a lui reculé de près de 30 %, à 178 millions d’euros. Vestas laisse ses prévisions inchangées et mise sur un chiffre d’affaires entre 10 et 10,5 milliards d’euros pour l’ensemble de l’année 2018.

  • OFFSHORE – Lancement d’un premier appel d’offres à New York 13 novembre 2018

    Le gouverneur de l’État de New York a lancé le 8 novembre un premier appel d’offres portant sur 800 MW de projets éoliens offshore. Il s’agit d’une première phase pour atteindre un objectif de « 2 400 MW d’éoliennes en mer » d’ici 2030, assure-t-il dans un communiqué du 8 novembre. Pour favoriser cette première étape, pour laquelle les offres sont attendues pour février 2019 et les attributions annoncées au printemps 2019, l’Agence de recherche et de développement énergétiques de l’État de New York (NYSERDA) organise le 15 novembre un forum sur la question. Son but : mettre en relation des fournisseurs de services locaux avec des développeurs et des fabricants mondiaux d’éoliennes offshore. Il faut dire qu’avec 6 milliards de dollars d’investissements à New York et 5 000 nouveaux emplois hautement qualifiés (et 2 000 supplémentaires à long terme), selon les chiffres du gouverneur, l’État américain a toutes les raisons de miser sur l’offshore.

  • MONDE – La Coface prédit une hausse des coûts de production 6 novembre 2018

    « Les prix des matières premières [de l’éolien] sont orientés à la hausse et les coûts de production augmenteront en conséquence, car l’industrie est confrontée à de nombreux autres défis », prédit la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) dans une étude diffusée le 6 novembre. La « guerre commerciale en cours » entre les États-Unis et la Chine et la fin du « financement bon marché »,  compte tenu du durcissement de la politique monétaire américaine, de la fin de l’assouplissement quantitatif de la BCE prévue pour la fin de l’année et de l’arrêt des subventions par certains gouvernements, sont les principales raisons à cette évolution. « Les coûts plus élevés [notamment de l‘acier] ne se traduiront pas dans les prix de vente, mais auront une incidence sur les résultats nets des fabricants », précise la société d’assurance-crédit. « Coface prévoit plusieurs fusions au sein de l’industrie qui permettraient aux industriels d’atteindre une taille suffisante pour faire baisser les coûts des matières premières et des équipements », avance encore l’assureur. « La qualité réputée des fabricants européens repose sur un vaste écosystème où l’innovation et la concurrence sont encouragées ainsi que sur un développement global des ventes. Coface s’attend à ce que l’Europe continue à dominer au cours de la prochaine décennie, en raison de son avance technique et du fort soutien financier national et européen », est-il précisé.

  • OFFSHORE – C’est bon pour les parcs de l’Île d’Yeu et du Tréport 6 novembre 2018

    Le gouvernement a donné son feu vert à l’exploitation des parcs éoliens offshore de l’ïle d’Yeu et Noirmoutier (Vendée) et du Tréport (Seine-Maritime), dans des arrêtés publiés le 6 novembre au Journal officiel. La société Eoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) « est autorisée à exploiter une installation éolienne de production d’électricité en mer, d’une capacité de production de 496 MW, localisée sur le domaine public maritime au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier », a indiqué le ministère de la transition écologique et solidaire, qui a également donné son feu vert à la société Eoliennes en mer de Dieppe-Le Tréport (EMDT) pour exploiter un parc éolien, d’une capacité de production également de 496 MW. Ces autorisations cessent de « produire effet » si les installations ne sont pas mises en service dans leur « intégralité » au plus tard le 1er juillet 2024, ajoutent les deux arrêtés.

  • FLOTTANT – Une première éolienne pour Kincardine 6 novembre 2018

    Le parc éolien flottant de Kincardine, situé en Écosse, au large d’Aberdeen, a commencé à produire de l’électricité fin septembre, selon un communiqué du 1er novembre de l’américain Principle Power, concepteur des plateformes WindFloat qui équipent le projet. L’électricité actuellement produite est issue de la première turbine, une Vestas de 2 MW. Le développeur de Kincardine, l’espagnol Cobra Wind International, veut y ajouter 5 autres turbines de 8 MW chacune, portant ainsi la capacité de son parc à 50 MW dans les deux ans, ce qui en ferait le plus grand parc éolien flottant au monde, devant le site de Hywind, également en Écosse, dont les 30 MW sont entrés en service il y a un an.

OCTOBRE 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • ROYAUME-UNI – L’éolien flottant, potentiel vivier d’emplois 30 octobre 2018

    Crown Estate Scotland estime à 17 000 le nombre d’emplois pouvant être créés d’ici 2050 dans le secteur de l‘éolien offshore au Royaume-Uni. C’est ce qui ressort d’une étude publiée le 29 octobre (téléchargeable ici) et réalisée à la demande du centre de recherche britannique sur l’éolien offshore (Ore Catapult). L’organisme estime en effet que la filière pourrait représenter une valeur ajouté de 33,6 mds£ (38 mds€) d’ici 2050. Le rapport ajoute que l’éolien flottant comptabiliserait 10 GW à l’horizon 2050. Il estime que « le Royaume-Uni a aujourd’hui une petite fenêtre d’opportunité pour capitaliser sur ses réalisations précoces et réaliser des bénéfices à long terme. » Il en appelle à une politique de soutien « qui encouragera le secteur privé à investir » pour un volume de 100 MW de projets pré-commerciaux d’ici 2025 et des projets à échelle industrielle pour, au minimum, 2027.

  • OFFSHORE – Avec EOL, Saint-Nazaire fait l’article au grand public 30 octobre 2018

    Baptisé EOL, le 1er équipement touristique de découverte de l’éolien en mer à destination du grand public, ouvrira à Saint-Nazaire début février 2019, ont annoncé récemment l’ensemble des partenaires de ce projet inédit. Ce centre éolien regroupe en effet industriels (Parc du Banc de Guérande, Éoliennes en mer îles d’Yeu et Noirmoutier, les Chantiers de l’Atlantique, General Electric Renewable Energy) et institutionnels (Région Pays de la Loire, Conseil départemental de Loire Atlantique, Nantes Saint-Nazaire Port). « Accessible à tous les publics, EOL propose un voyage immersif et souvent ludique dans une aventure technologique et humaine, est-il précisé. Le contenu, décliné en plusieurs séquences, va de l’utilisation du vent par l’Homme dans l’histoire au fonctionnement d’un parc d’éolien en mer, les parcs prévus dans la région servant d’exemples concrets. » Installé dans un espace de 240 m2 à l’intérieur de l’écluse fortifiée du port de Saint-Nazaire, l’équipement se complète par un point de vue depuis la terrasse panoramique du même bâtiment, offrant une vue sur le futur site d’assemblage des éoliennes. Les travaux ont démarré en octobre pour une opération d’un budget global de 510 000 €.

  • OFFSHORE – Une nouvelle note technique publiée 30 octobre 2018

    Une note technique « relative à la gestion des opérations de recherche et de sauvetage dans et aux abords immédiats d’un parc éolien en mer », en date du 8 octobre a été récemment publiée. Destinée « à être prise en compte dans les autorisations administratives, cahiers des charges et documents contractuels de l’État et des exploitants des champs éoliens en mer », cette note complète les deux premières notes techniques publiées par la direction des affaires maritimes portant sur la sécurité maritime dans les champs éoliens : sur les mesures de sécurité maritime applicables à la planification d’un champ éolien en mer (juillet 2016) ; sur les principes permettant d’assurer l’organisation des usages maritimes et leur sécurité dans et aux abords immédiats d’un champ éolien en mer (juillet 2017). « Les lignes directrices contenues dans cette note technique s’appliquent aux phases de construction, d’exploitation et de démantèlement d’un champ éolien en mer », est-il précisé.

  • FLOTTANT – Une subvention européenne de 2,5 M€ pour Ideol 23 octobre 2018

    Ideol a reçu une subvention de 2,5 M€ de la Commission européenne pour son projet Leadfloat, dans le cadre du programme Horizon 2020 – Instrument PME, a annoncé le 22 octobre du spécialiste français de l’éolien flottant. « Ce projet poursuit trois objectifs majeurs : la préparation de la fabrication en série de la fondation flottante Ideol dans la perspective de fermes commerciales de 500 MW et plus ; la valorisation des résultats obtenus par l’exploitation de l’éolienne Floatgen installée au large des côtes françaises (études, équipements) dans l’optique d’une optimisation des coûts d’opération & maintenance ; enfin, la poursuite du développement commercial sur les marchés les plus stratégiques, comprenant notamment l’ouverture d’une filiale au Japon », détaille l’entreprise dans un communiqué. Pour rappel, on doit à Ideol la première éolienne flottante française, Floatgen, d’une puissance de 2 MW. Elle a été raccordée au réseau électrique en septembre. Pour le PDG d’Ideol, Paul de la Guérivière, cette subvention est « la preuve que notre entreprise est reconnue comme l’un des fleurons de la cleantech française et européenne. Ce financement est en effet particulièrement difficile à obtenir, puisque parmi les 1200 entreprises candidates, seules 60 – dont Ideol – ont été sélectionnées. »

  • ALLEMAGNE – Trou d’air pour le dernier appel d’offres 23 octobre 2018

    Les résultats du dernier appel d’offres éolien allemand a été publié le 19 octobre par l’agence allemande des réseaux (Bundesnetzagentur). Et ils ne sont pas bons. Seuls 400 MW ont été proposés sur les 670 MW mis en jeu et 57 offres totalisant 363 MW ont été retenues dont 10 en Bavière (69 MW), 9 dans le Brandebourg (63 MW), et 6 en Basse-Saxe (42 MW) et en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (25 MW). Le prix moyen est ressorti à 62,6 euros/MWh, soit un peu plus que lors du précédent round, en août (61,6 €/MWh) qui marquait une remontée des prix.

  • BELGIQUE – Décision finale d’investissement pour Northwester 2 23 octobre 2018

    Les actionnaires du projet éolien offshore Northwester 2 ont annoncé le 5 octobre le bouclage de son financement. Parkwind et Summit Tailwind, détenu par Sumitomo, sont les deux propriétaires, dans le cadre d’un partenariat, de ce parc de 219 MW qui sera le sixième parc éolien belge dans la mer du Nord. Il sera construit à 50 km au large d’Ostende. L’investissement pour la construction de ce parc, qui devrait démarrer sous peu et s’achever en 2020, est de 690 millions d’euros dont 210 M€ fournis par la Banque européenne d’investissement (BEI).

  • OFFSHORE – Accord signé pour les usines du Havre 16 octobre 2018

    Siemens Gamesa a annoncé le 15 octobre avoir signé un accord-cadre avec le port du Havre (Seine-Maritime) pour préparer la construction au Havre de ses usines (assemblage de nacelles, fabrication de pales) et de son hub logistique dédiés à l’éolien en mer. « Après plusieurs mois d’incertitudes, cet accord signe une reprise effective des travaux de développement de notre projet », se félicite Filippo Cimitan, directeur général de Siemens Gamesa en France, dans un communiqué. « L’objectif de l’accord est de fournir un cadre pour les prochaines étapes de développement du complexe industriel Siemens Gamesa dans le port du Havre pour fabriquer des éoliennes offshore. L’accord comprend également les travaux nécessaires à la préparation de la zone portuaire à l’implantation d’usines », détaille l’entreprise, mettant ainsi un terme aux incertitudes qui entouraient le projet havrais. Le complexe industriel havrais alimentera les parcs éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier, ainsi que les futurs projets éoliens en mer en France et en Europe. « Ces investissements s’inscrivent dans un cadre d’opportunités industrielles durables pour l’éolien en mer à confirmer dans la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie », ajoute Siemens Gamesa. Prochaine étape, pour 2019, le dépôt des dossiers de permis de construire auprès de la ville du Havre.

  • FRANCE – En attendant le colloque national éolien… 16 octobre 2018

    France énergie éolienne (FEE) a dévoilé, à quelques jours de son Colloque national éolien des 17 et 18 octobre, la 5e édition de son Observatoire annuel de l’éolien. « La filière éolienne confirme un fort dynamisme économique, marqué par des créations d’emplois en constante hausse, explique l’organisation professionnelle. En 2017, l’éolien a créé 1 230 emplois et compte ainsi 17 100 emplois dans l’ensemble de la filière, un chiffre en croissance de 18 % depuis 2015 ! »  Dans le détail, l’étude avance que les entreprises françaises de l’éolien couvrent l’ensemble de la chaîne de valeur de la filière, et se répartissent les emplois à parts assez égales : ingénierie et construction (5 032 emplois), études et développement (4 884 emplois), fabrication de composants (3 799 emplois) et exploitation et maintenance (3 384 emplois). Côté trajectoire éolienne française, « les objectifs PPE pour 2018 seront atteints : pour atteindre ceux de 2023 il faudra raccorder 2 GW par an », prévient FEE. Enfin, le syndicat a présenté les résultats d’un sondage réalisé auprès des Français concernant leur perception de l’éolien. Verdict, près de 3 Français sur 4 (73 %) ont « une bonne image » de l’éolien. « Ce chiffre grimpe même de 7 points (80 %) auprès des Français vivant à proximité d’une éolienne », se réjouit FEE.

  • ENTREPRISE – Plus de 400 MW de capacité installée pour wpd à fin 2018 16 octobre 2018

    wpd a annoncé le 12 octobre qu’il allait dépasser les 400 MW de capacité installée dans l’éolien en France fin 2018. « La mise en service de quatre nouveaux parcs éoliens actuellement en construction (52 MW au total), dans les régions Hauts-de-France et Bourgogne-Franche-Comté, permettra à wpd d’atteindre un total de 29 parcs éoliens terrestres en France », se félicite le développeur dans un communiqué. L’entreprise annonce également l’ouverture d’une cinquième agence régionale, à Lyon, après celles de Boulogne-Billancourt, de Limoges, de Nantes et de Dijon. « Avec ses sociétés sœurs à Paris – pour les activités offshore et photovoltaïque – et à Arras – pour l’exploitation des parcs -, wpd France compte aujourd’hui plus d’une centaine de salariés », ajoute le communiqué.

  • FLOTTANT – Quatre régions sur le pont 9 octobre 2018

    Dans un courrier commun adressé au Premier Ministre, les Régions Provence-Alpes Côte d’Azur, Occitanie, Bretagne et Pays de la Loire affirment leur ambition commune sur l’éolien flottant et attendent de l’État qu’il prenne les décisions nécessaires pour développer la filière. Les présidents des Régions concernées, Carole Delga, Christelle Morançais, Loïg Chesnais-Girard et Renaud Muselier demandent « à l’État de prévoir une PPE ambitieuse, à la hauteur des engagements qui ont été pris pour la protection du climat et de l’enjeu industriel des énergies marines. Cela doit passer par le lancement d’appels d’éolien offshore flottant concomitants et équilibrés sur nos façades, Atlantique et Méditerranée. Nos Régions sont prêtes. Ne manquons pas ce rendez-vous ». Les Régions considèrent par ailleurs l’éolien flottant comme un axe majeur du développement industriel de leur territoire. Elles ont, aux côtés de l’ensemble des acteurs industriels, environnementaux et des professionnels de la mer, participé à identifier des macro-zones qui seront versées aux futurs débats publics, pour préciser les périmètres des sites des futures fermes commerciales d’éoliennes offshore en Méditerranée et en Atlantique.

  • INDE – Contrat de 300 MW pour EDF 9 octobre 2018

    L’électricien français EDF a remporté un appel d’offres en Inde pour fournir 300 MW d’énergie éolienne, a annoncé le 3 octobre la secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, lors d’une conférence de presse à l’ambassade de France à New Delhi. L’emplacement de ce projet éolien, qui produira à 2,62 roupies [0,03 euro] du kWh, reste encore à déterminer. Il sera construit par une coentreprise d’EDF avec l’Indien Sitac et fera l’objet d’un investissement de 300 millions d’euros. La structure doit être opérationnelle « sous deux ans », a précisé la diplomatie française. Pour rappel, en avril dernier, Engie avait annoncé avoir remporté un projet éolien de 200 MW en Inde, au Tamil Nadu. Il s’agissait de son deuxième succès dans cet État après un premier projet éolien de 50 MW, remporté le mois précédent. Début 2018, Engie avait également remporté son premier projet éolien en Inde, d’une capacité de 30 MW, dans l’Etat de Gujarat cette fois.

  • ROYAUME-UNI – L’extension de huit projets offshore validée 9 octobre 2018

    La possibilité d’extension des huit parcs éoliens offshore britanniques qui en ont fait la demande en juin a été validée par le Crown Estate. « Les huit projets, qui représentent 3,4 GW de nouvelles capacités potentielles, ont rempli les conditions de candidature », explique l’autorité dans un communiqué du 4 octobre. Les huit installations concernées sont Sheringham Shoal (extension jusqu’à 317 MW), Dudgeon (402 MW), Race Bank (573 MW), Greater Gabbard (504 MW), Galloper (353 MW), Rampion (400 MW), Gwynt y Môr (576 MW) et Thanet (300 MW). Une analyse d’impact sur les sites protégés concernés sera effectuée par le Crown Estate « dans les six à neuf mois », est-il précisé. Les candidats retenus recevront ensuite l’accord pour une nouvelle concession et pourront commencer leurs études environnementales.

  • AUTORITÉ ENVIRONNEMENTALE – Le Conseil d’État débloque la situation 2 octobre 2018

    Enfin ! Le Conseil d’État a rendu le 27 septembre un avis très attendu par la filière éolienne, mettant ainsi fin à un blocage des projets éoliens qu’il avait lui-même déclenché en décembre 2017, lorsqu’il avait annulé un décret qui donnait au préfet de région la compétence pour délivrer l’autorisation environnementale alors qu’il était par ailleurs compétent pour autoriser le projet soumis à cette autorisation. Les projets viciés par un avis rendu par le préfet de région en lieu et place d’une autorité environnementale indépendante peuvent être régularisés, estime cette fois le Conseil d’Etat. À condition de consulter une autorité réellement impartiale. Le Conseil d’État a ainsi suivi les propositions du rapporteur public de confier aux Missions régionales de l’Autorité environnementale (MRAE) l’expertise environnementale des projets. La MRAE est en effet « une entité administrative de l’État séparée de l’autorité compétente pour autoriser un projet » qui dispose d’« une autonomie réelle la mettant en mesure de donner un avis objectif sur les projets qui lui sont soumis », précise la décision. France énergie éolienne (FEE) avait estimé en juillet dernier que 170 projets (soit 3 GW) étaient suspendus suite à cette annulation. Les modalités de la régularisation des projets vis-à-vis de l’information du public sont également définis par ce texte. Ainsi, dans le cas où l’avis de la MRAE n’est pas différent de celui rendu précédemment, « une simple publication sur internet » suffira, mais s’il diffère « substantiellement », alors « une enquête publique complémentaire devra être organisée ».

  • FRANCE – Le Jura inaugure 6 nouveaux sommets 2 octobre 2018

    Avec une hauteur en bout de pale de 193 mètres, les six éoliennes des parcs de SEPE Sabine et Sabine 2, inaugurés le 29 septembre, sont désormais les plus hautes de France. Les deux parcs sont situés, l’un en zone agricole, l’autre en forêt, sur la commune de Chamole dans le Jura. Le bureau d’études Intervent est impliqué depuis 2007 dans ce projet d’une puissance totale de 18 MW et composés de six éoliennes Enercon, dont l’usine française de Longueil‐Sainte‐Marie, dans l’Oise, a fourni les mâts en béton. L’ensemble des six éoliennes est réparti en deux sociétés d’exploitation : cinq éoliennes de la SEPE Sabine sont exploitées par le constructeur des éoliennes Enercon et l’unique éolienne de la SEPE Sabine 2 est exploitée avec un financement participatif. Environ 630 personnes ont ainsi investi près d’un million d’euros dans une société en charge de son financement et son exploitation.

  • ENTREPRISE – Vestas annonce 400 suppressions d’emplois en Europe 2 octobre 2018

    Constatant « une évolution de la croissance des marchés traditionnels de l’éolien vers d’autres marchés à fort potentiel en dehors de l’Europe », Vestas a décidé de licencier environ 400 personnes. Dans un communiqué du 28 septembre, le fabricant danois d’éoliennes précise que près de 75 % des emplois concernés sont dans ses marchés du nord et du centre de l’Europe, et pour 60 % au Danemark et en Allemagne, principalement des cadres. Cette réduction représentera 1,6 % de l’effectif global. Au 30 juin, Vestas employait en effet 24 300 personnes dans le monde. Le groupe estime à 30 millions d’euros, à partir de 2019, les économies annuelles ainsi réalisées.

SEPTEMBRE 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • ÉOLIEN FLOTTANT – Les ports européens seraient inadaptés à l’éolien flottant 25 septembre 2018

    Alors que le premier parc mondial d’éolien flottant vient d’entrer en production au large des côtes écossaises (le site Hywind de 30 MW) un rapport fait état du fait que la grande majorité des infrastructures portuaires européennes serait inadaptée au développement de cette industrie. Cette conclusion est tirée d’une étude menée par le cabinet de conseil en construction navale et maritime LOC Renewables. Parmi les 96 ports européens analysés, seuls quelques-uns, situés en Ecosse, en Norvège et en Espagne, répondaient aux critères nécessaires pour réaliser la fabrication et l’assemblage des machines offshore ainsi qu’aux opérations d’exploitation et de maintenance des futurs sites. Dans la plupart des cas, c’est la place sur les quais pour l’assemblage des gigantesques turbines qui fait défaut, ainsi que des zones de mouillage suffisamment grandes pour y préparer les éoliennes flottantes avant leur acheminement sur les sites de production. Sans des aménagements d’infrastructure, LOC Renewables met en garde contre une probable augmentation des coûts et des délais de mise en service des futurs champs d’éoliennes flottantes. De plus, la flotte de navires capables d’intervenir sur de tels chantiers serait elle aussi trop peu fournie. LOC Renewables présentera en détail son étude le vendredi 28 septembre lors de la conférence WindEurope 2018 qui se tiendra à Hambourg.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – Au salon FWP Atlantic Forum, une filière prête à décoller 25 septembre 2018

    Les 19, 20 et 21 septembre, le salon FWP Atlantic Forum a accueilli son public pour trois jours consacrés à l’éolien offshore sur la côte française atlantique. Le vendredi, les participants ont pu prendre le bateau pour aller visiter le site de Sem-Rev où a été installée Floatgen, qui a été raccordée au réseau électrique pas plus tard que le 18 septembre. Il s’agit de la première éolienne flottante française, d’une puissance de 2 MW. La veille, le jeudi, la région Bretagne et l’entreprise WPD ont annoncé, dans un communiqué commun, un partenariat, afin de dynamiser le secteur des énergies marines dans la région. D’après WPD, « la Bretagne a tout pour devenir le berceau d’une filière d’excellence, à même d’exporter son savoir-faire ». L’éolien flottant est une belle opportunité si la France veut développer une filière nationale, non seulement pour rayonner à l’export, mais aussi pour exploiter le potentiel de 16 GW de l’éolien flottant qu’offrent les 3 500 km de façade maritime du pays.

  • ENTREPRISES – GE Renewable Energy lance une nouvelle plateforme éolienne terrestre 25 septembre 2018

    Après avoir sorti en mars de cette année une nouvelle plateforme éolienne offshore, l’Haliade X, GE Renewable Energy a dévoilé hier la plateforme terrestre Cypress, destinée à accueillir le nouveau modèle de turbine 5.3-158. Cypress devrait permettre d’augmenter la production annuelle d’électricité de 50% sur l’ensemble de la durée de vie de la machine par rapport à la production des turbines existantes GE de 3 MW, contribuant ainsi à une baisse du coût actualisé de l’électricité (LCOE). D’après GE, la turbine sera dotée de pales plus longues, d’un nouveau design, qui permettront d’équiper des sites jusqu’à présent inexploitables. Ces pales pourront en effet être assemblées sur place, ce qui réduira les contraintes logistiques en termes d’équipement et d’accès au site. La plateforme Cypress sera évolutive et permettra à GE d’offrir à ses clients de la gamme 5 MW, un éventail plus large de puissances nominales et de hauteurs de moyeux.

  • ROYAUME-UNI – L’éolien passe les 20 GW de capacité installée 18 septembre 2018

    Le Royaume-Uni a passé la barre des 20 GW de capacités éoliennes installées, s’est réjouie l’association RenewableUK dans un communiqué du 17 septembre. Grâce à la mise en service au début du mois de septembre des 659 MW de l’extension du parc éolien offshore de Walney, la capacité éolienne britannique a atteint 20 128 MW, « ce qui permet de répondre aux besoins annuels en électricité de plus de 14 millions de foyers tout en réduisant les émissions de carbone de 25 millions de tonnes », explique RenewableUK. L’éolien représente la moitié des 30 % d’électricité renouvelable produite en 2017 au Royaume-Uni, ajoute l’association qui rappelle que le premier projet éolien terrestre date de 1991 tandis que l’éolien offshore a démarré en 2000.

  • ENTREPRISE – EDPR renforce sa présence en France 18 septembre 2018

    EDP Renewables (EDPR), filiale de l’énergéticien portugais EDP, a annoncé le 18 septembre la conclusion d’un accord avec RP Global. La transaction, dont le montant n’a pas été dévoilé, porte sur 9 parcs éoliens en cours de développement en France et représente une capacité de 142 MW. Ces « nouvelles capacités viendront s’ajouter aux parcs d’EDPR dans les Hauts de France, en Nouvelle Aquitaine et en Normandie, ainsi qu’en Lorraine où EDPR n’était pas encore présent », détaille EDPR dans un communiqué. Le groupe détient désormais un portefeuille de projets de près de 1 000 MW en France plus 410 MW de capacité installée. EDPR est également partenaire d’Engie dans deux projets de parcs éoliens en mer. De son côté, RP Global, présent en France depuis 10 ans, « développe actuellement un portefeuille de projets éoliens de plus de 800 MW, et prévoit également d’étendre ses activités au solaire photovoltaïque », selon son directeur général, Pierre Muller, dans un communiqué commun.

  • FLOTTANT – WindFloat Atlantic choisit les turbines de 8,4 MW de MHI Vestas 18 septembre 2018

    Le fabricant MHI Vestas a annoncé dans un communiqué du 10 septembre avoir obtenu un contrat ferme pour la livraison de trois turbines V164-8,4 MW au parc éolien flottant WindFloat Atlantic. Ce projet de démonstration, situé près des côtes au nord du Portugal, accueillera donc les turbines les plus puissantes jamais installées sur des fondations flottantes. D’une hauteur de 190 mètres, ces éoliennes seront ainsi placées sur des fondations triangulaires semi submersibles de Principle Power, à 20 km de la côte et à une profondeur de 100 mètres. Le contrat a été signé avec WindPlus, un consortium mené par EDP Renewables.

  • APPEL D’OFFRES – Un flop pour la 2e tranche, comme redouté 11 septembre 2018

    Au contraire de la première tranche, attribuée en février dernier, seuls 118,2 MW ont été attribués lors de la seconde tranche de l’appel d’offres national éolien, bien en dessous de l’objectif initial de 500 MW, selon les résultats publiés le 6 septembre par le gouvernement. Ce qui n’a pas étonné la filière, c’est d’ailleurs ce que redoutait France Energie Eolienne en juillet dernier. Les développeurs de parcs éoliens de plus de six mâts, soumis à appel d’offres, n’ont en effet pas osé postuler pour la deuxième vague à cause de l’incertitude juridique qui perdure pour l’instruction des dossiers et pour lequel un décret de clarification est plus qu’attendu. Parmi les cinq projets attribués, Boralex en a remporté deux, l’un de 35,35 MW dans la région Auvergne-Rhône-Alpes (repowering) et un de 14 MW dans les Hauts-de-France (extension de parc). Dans cette même région, Elicio construira un parc de 31,05 MW, tandis qu’Engie-Green a remporté un parc de 13,8 MW dans la région Grand-Est et RES un parc de 24 MW en Occitanie. À noter, le gouvernement n’a pas publié le prix moyen associé à ces projets.

  • PPA – FEE lance un groupe de travail pour un contrat standard 11 septembre 2018

    Persuadé qu’il s’agit de « l’outil qui à terme permettra les financements et investissements dans les infrastructures de production », France Énergie Éolienne (FEE) a annoncé le lancement d’un groupe de travail « corporate PPA » dédié à l’élaboration d’un contrat standard d’approvisionnement en électricité renouvelable. « À l’image du contrat standard d’agrégation publié par FEE en 2017, ce contrat se voudra flexible et adaptable à tous les cas particuliers, afin d’être utilisé par un maximum d’acteurs de marchés », explique FEE dans un communiquédu 6 septembre, qui précise que ce groupe est ouvert aux sociétés non-adhérentes de FEE, l’objectif étant la création d’un contrat standard pour tous les acteurs de la filière. La première réunion de travail a eu lieu le 6 septembre, et dans les prochaines semaines des séances de travail thématiques traiteront tous les aspects du contrat (économiques et financiers, juridiques, techniques, gestion des risques, etc.).

  • ENTREPRISE – Voltalia cède 197 MW au Brésil 11 septembre 2018

    Le producteur français d’énergies renouvelables Voltalia a annoncé le 11 septembre la vente d’un portefeuille de projets éoliens de 197 MW au Brésil à la société Echoenergia, propriété du fonds d’investissement britannique Actis. Cette vente, dont le montant n’a pas été dévoilé, s’inscrit « dans un partenariat plus large concernant un portefeuille de futurs projets éoliens situés dans le cluster de Voltalia de Serra Branca au Nord-Est du Brésil », détaille le groupe dans un communiqué. Dans le détail, Echoenergia aura accès à une série de projets prêts à construire pouvant aller jusqu’à 500 MW au total (y compris les 197 MW objet de l’annonce). Selon Voltalia, les projets éoliens concernés sont “prêts à construire” et il reste à Echoenergia à sécuriser des contrats de vente d’électricité à long terme et à investir pour financer la construction des projets.

  • REMANIEMENT – Les chantiers du nouveau ministre 4 septembre 2018

    Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy a été nommé mardi 4 septembre ministre de la Transition écologique et solidaire en remplacement de Nicolas Hulot, qui a démissionné la semaine dernière, a annoncé l’Elysée. La filière éolienne n’a pas tardé à réagir à cette nouvelle. Ainsi, France énergie éolienne (FEE) « se tient prête à travailler conjointement avec le nouveau ministre » et lui adresse quelques rappels. FEE demande en effet « que l’autorité environnementale, qui fait défaut depuis décembre 2017, soit désignée dans les plus brefs délais pour débloquer les 170 projets éoliens représentant plus de 3 GW actuellement à l’arrêt. Elle demande également à ce que le traitement des dossiers en suspens soit accéléré. » Autre voeu formulé par le syndicat professionnel, que les effets des engagements consécutifs au groupe de travail national éolien, soient enfin « formalisés par décrets ou présentés en loi de finances. » Enfin, des objectifs ambitieux pour l’éolien terrestre et offshore sont à formaliser dans la PPE, et des appels d’offres pour des fermes commerciales offshore posé et flottant sont plus qu’attendus par FEE.

  • ENTREPRISE – Grâce à un projet éolien, Voltalia sécurise 1 GW d’EnR 4 septembre 2018

    Voltalia affirme, dans un communiqué publié le 4 septembre, avoir « totalement sécurisé » son objectif d’installer 1 GW de capacités d’énergies renouvelables dans le monde d’ici à 2020. Entre 2016 et 2020, le producteur d’énergie renouvelable devrait ainsi plus que doubler ses capacités installées. Déjà très présent au Brésil, Voltalia a annoncé par la même occasion avoir remporté un projet de construction d’un parc éolien de 60,5 MW dans ce pays, lors d’un appel d’offres organisé fin août. Ce parc éolien, baptisé Ventos da Serra do Mel 2, est situé au nord-est du pays dans l’État du Rio Grande do Norte, une région aux conditions de vent particulièrement favorables et où Voltalia est déjà présente, détaille le groupe. Ce dernier contrat a permis au groupe d’atteindre son objectif d’1 GW de capacité installée en 2020.

  • OFFSHORE – Round 3 à Dunkerque : les rangs s’éclaircissent 4 septembre 2018

    La procédure de dialogue concurrentiel lancée en décembre 2016 pour l’allocation d’un projet d’éolien en mer au large de Dunkerque a été momentanément interrompue par la renégociation des tarifs des rounds 1 et 2. Le cahier des charges, initialement attendu pour le début de l’année 2018, devrait sortir d’ici peu ouvrant la voie à une remise définitive des offres, début 2019. « De nouvelles alliances seront alors dévoilées », confient des sources proches de la procédure. Plusieurs acteurs pré-sélectionnés ont déjà jeté l’éponge, comme l’espagnol Iberdrola qui laisse l’anglais RES dans l’incapacité de concourir seul. « Sur le terrain, seuls 7 ou 8 consortiums sont véritablement impliqués », confie un autre industriel. Pour rappel, 10 consortiums internationaux ont été pré-sélectionnés en mai 2017 : outre le duo Iberdrola/RES sont également autorisés à participer au dialogue concurrentiel Engie/EDPR, EDF EN/Innogy/Enbridge, WPD Offshore/CDC/Vattenfall, Boralex/CMI5i Pastor, Valeco/Parkwind, Statoil, Elicio, Deme Concessions et InControl France.

JUILLET 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • FRANCE – FEE prédit un trou d’air pour le 2e appel d’offres 10 juillet 2018

    France énergie éolienne (FEE) a organisé un point presse le 10 juillet pour annoncer que les volumes déposés lors du deuxième appel d’offre éolien terrestre seront en dessous de 300 MW (sur les 500 MW proposés). En cause, l’annulation partielle par le Conseil d’Etat en décembre 2017, de deux décrets de 2016 réformant l’autorité environnementale, celle-ci se retrouvant depuis 8 mois donc sans dépositaire. Or, en l’absence d’autorité environnementale. les projets, faute d’instruction ne pouvaient pas obtenir d’autorisation, ils ne pouvaient donc pas candidater. Et les conséquences vont bien au-delà des résultats, attendus pour la rentrée, du 2e appel d’offres. Sur la base d’un recensement auprès de ses adhérents, FEE estime ainsi que 3 000 MW de projets en instruction sont suspendus et que 2 000 MW de projets autorisés sont sujets à un fort risque d’annulation par les tribunaux administratifs. Les opposants aux projets éoliens trouvent en effet un moyen juridique infaillible pour que leur recours soit synonyme d’annulation de projet. Pour remédier à cette situation, FEE compte sur le projet de décret soumis, vendredi dernier, à la consultation du public, par le gouvernement, lequel propose que la compétence d’autorité environnementale soit transférée du Préfet de région aux Missions régionales de l’évaluation environnementale (MRAe). Ce décret, pour peu qu’il soit publié au plus vite, constitue, en effet, « un premier élément de sortie de crise, selon Olivier Perot, président du syndicat professionnel. Néanmoins au regard des délais qui s’annoncent, il est impératif que l’exécutif permette en outre d’accélérer le traitement des dossiers bloqués pour lesquels un nouvel avis d’autorité environnementale sera nécessaire. Nous estimons qu’au moins 170 projets éoliens représentant plus de 3 GW sont actuellement à l’arrêt. »

  • ESPAGNE – Une commande de 289 MW pour Siemens Gamesa 10 juillet 2018

    Siemens Gamesa a annoncé avoir décroché des commandes auprès de 5 clients différents, dont deux énergéticiens, pour un total de 298 MW de turbines sur le marché espagnol. 92 machines seront installées sur 10 parcs au total et leur livraison débutera en octobre pour les premières d’entre elles, détaille le groupe dans un communiqué du 9 juillet. Dans le détail, il s’agit d’une soixantaine de 58 turbines de 3,4 MW, d’une trentaine d’unités de 2,6 MW et de 6 éoliennes de 2,1 MW.

  • GRÈCE – Succès du 1er appel d’offres terrestre 10 juillet 2018

    171 MW ont été attribué à l’issue du premier appel d’offres éolien terrestre en Grèce, selon un communiqué publié le 5 juillet par WindEurope. Parmi les 14 projets candidats (d’une capacité totale de 308 MW), l’autorité de régulation grecque de l’énergie (RAE) a ainsi attribué sept projets dont les prix sont compris entre 68 et 72 €/MWh, avec un prix moyen de 69,53 €/MWh. Des prix « plus bas qu’attendus, ce qui montre que l’industrie reprend confiance dans le marché grec et anticipe des réductions de coûts à court terme lorsque ces projets seront clôturés et contractés », analyse Pierre Tardieu, chief policy officer de WindEurope, cité dans le communiqué de l’association européenne. En mai 2018, la Grèce a annoncé le lancement d’un appel d’offres pluriannuel de 2,6 GW de capacité d’énergie renouvelable d’ici 2020. Le pays compte aujourd’hui 2,6 GW de capacité éolienne installée, rappelle WindEurope.

  • OFFSHORE – Cherbourg au centre du jeu 3 juillet 2018

    L’usine de pales d’éoliennes LM Wind Power, actuellement en construction à Cherbourg (Manche), va démarrer janvier 2019 avec une centaine d’employés, a annoncé le 28 juin son futur exploitant, filiale de General Electric Renewable Energy, dans un communiqué. « Une centaine de postes en CDI sont à pourvoir sur l’année 2018. Les recrutements se poursuivront en 2019 et en période de pleine production, l’usine devrait accueillir plus de 550 personnes », détaille Duncan Berry, le président de LM Wind Power, cité dans un communiqué. La veille, plusieurs représentants de l’entreprise ont évoqué, à l’occasion du conseil municipal de Cherbourg-en-Cotentin, la potentialité de voir la plus grande éolienne offshore au monde essayée pendant 5 ans au bout du port de Cherbourg. Il s’agit de l’Haliade-X 12MW, une éolienne de 260 mètres de hauteur qui pourrait donc être testée pendant cinq ans dans la ville normande, même si plusieurs autres villes européennes sont aussi en course.

  • ROYAUME-UNI – EDF concrétise la vente de 49 % de son portefeuille 3 juillet 2018

    EDF a annoncé le 29 mai la vente d’une part de 49 % dans une série de projets éoliens au Royaume-Uni pour 701 millions de livres, soit environ 790 millions d’euros. Ces opérations viennent concrétiser la volonté du groupe français de se désengager de ces actifs, comme l’avait dévoilé fin mai la presse britannique. Cette opération « nous aide à continuer à investir dans de nouvelles capacités renouvelables », explique Simone Rossi, directeur général d’EDF Energy, la filiale britannique d’EDF, cité dans un communiqué. Elle a ainsi cédé à deux fonds d’investissement (Dalmore Capital Limited et Pensions Infrastructure Platform) une partie de sa participation dans un portefeuille qui regroupe 24 parcs d’une capacité d’environ 550 MW. EDF conserve les 51 % restants dans ce portefeuille qui concerne essentiellement des parcs terrestres. Le groupe continuera aussi à l’exploiter et à en racheter l’électricité.

  • ENTREPRISE – La CNR se développe dans le Sud 3 juillet 2018

    La Compagnie nationale du Rhône (CNR) a signé l’acquisition des 25 éoliennes (21,25 MW au total) développées en 2005 par Mistral Energie à Port-Saint-Louis-du-Rhône sur la zone industrialo-portuaire. « CNR, via sa filiale CN’AIR, s’est portée candidate à la reprise du parc, car la valorisation des énergies renouvelables est au cœur de son savoir-faire et de sa stratégie de développement, explique l’entreprise dans un communiquéAinsi, à compter de 2020, ce premier parc de la Région PACA verra ses kWh directement vendus sur le marché, sans plus aucun soutien public (obligation d’achat de l’énergie). Cette acquisition concrétise aujourd’hui le modèle de gestion long terme et compétitif imaginé et développé par CNR depuis les années 2000 en matière d’énergie éolienne. » Cette opération lui permet également de devenir « le premier producteur éolien de la région PACA, avec 3 parcs et une puissance globale de 39 MW, (soit près de 80 % de la puissance totale installée en éolien dans la région).

JUIN 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • OFFSHORE – Un nouveau pas vers le projet de Saint-Brieuc 26 juin 2018

    Le Préfet des Côtes-d’Armor a signé le 21 juin un nouvel arrêté préfectoral régularisant l’arrêté initial concernant le projet de parc éolien en mer de la baie de Saint-Brieuc porté par Ailes Marines. Un premier arrêté, le 18 avril 2017, avait donné à Ailes Marines les trois autorisations administratives nécessaires pour développer son projet, notamment la convention d’utilisation du domaine public maritime pour une durée de 40 ans. Mais la cour administrative d’appel de Nantes avait annulé cette convention le 3 avril 2018 en raison d’un vice de forme. Prenant acte de la confirmation par Emmanuel Macron des six appels d’offres lancés par l’État et des financements publics associés pour construire ces parcs offshore, le préfet des Côtes-d’Armor a de nouveau approuvé par arrêté l’occupation par Ailes Marines (composée à 70 % par Iberdrola, à 30 % AVEL VOR : alliance de RES et de la Caisse des Dépôts et Consignations) du sous-sol marin de la baie de Saint-Brieuc. La phase de construction devrait ainsi démarrer en 2021 et durer jusqu’en 2023, année d’entrée en service programmée des six premiers parcs éoliens offshore français.

  • FRANCE – Offensive éolienne du Tchèque CEZ 26 juin 2018

    « La France bénéficie d’un fort potentiel de croissance en sources renouvelables. Mon impression est que nous sommes là à un moment opportun, celui d’une transition énergétique », a expliqué à l’AFP Martin Pacovsky, responsable de la compagnie d’électricité tchèque CEZ. L’entreprise dont l’État est actionnaire à hauteur de 70 % entend ainsi lancer une « offensive éolienne » en France, pays où « il est bon d’être présent », a-t-il ajouté, toujours à l’AFP. Le premier électricien tchèque, a ainsi fait en juin 2017 l’acquisition en France d’un ensemble de neuf projets d’éoliennes en phase de préparation avancée, auprès de la société allemande ABO Wind. Et elle a déjà obtenu les feux verts nécessaires pour quatre de l’ensemble des neuf projets, d’une puissance installée totale de 42,4 MW. La construction de la première éolienne CEZ en France commencera fin 2018 à Aschères-le-Marché, dans le Loiret, pour être achevée au second semestre 2019. Les cinq autres projets se trouvent, eux, « à différentes étapes d’autorisation », selon M. Pacovsky. Ce dernier estime que le processus d’octroi de permis « n’est pas des plus simples » en France. Si l’ensemble des neuf projets sont réalisés, la puissance installée des éoliennes CEZ en France atteindra 100 MW d’ici cinq ans. Fondée en 2017, la société CEZ-France siège à Toulouse.

  • AUSTRALIE – Vestas fournira les turbines d’un projet de 228 MW 26 juin 2018

    Vestas a annoncé dans un communiqué publié le 19 juin avoir reçu une commande de 228 MW de turbines pour le parc éolien australien de Lal Lal situé dans l’État de Victoria. Le fabricant danois d’éoliennes précise qu’il s’agit du premier projet dans lequel Vestas travaille avec des partenaires australiens, Lal Lal étant détenu par un partenariat comprenant InfraRed Capital Partners, Macquarie Capital et Northleaf Capital. Vestas livrera 60 turbines V136-3.6 MW optimisées à 3,8 MW.

  • ENTREPRISE – EnBW attaque le marché français par le terrestre 19 juin 2018

    EnBW (Energie Baden-Württemberg AG) s’implante en France, annonce l’énergéticien allemand dans un communiqué diffusé le 18 juin. « La nouvelle société EnBW Energies Renouvelables SAS, en cours de constitution, compte développer des parcs éoliens terrestres dans l´Hexagone, en totalité ou en nouant des partenariats », précise le groupe. « Nous souhaitons nous développer en France dans le secteur de l’éolien terrestre et éventuellement aussi dans le photovoltaïque », explique Dirk Güsewell, directeur du développement du parc de production chez EnBW, cité dans le communiqué. La nouvelle filiale d’EnBW en France, EnBW Energies Renouvelables, sera dirigé par Philippe Vignal, qui a récemment quitté la co-direction de Wpd SAS, filiale française du groupe allemand Wpd. Dans l’éolien terrestre, EnBW s’est fixé pour objectif d’exploiter, au niveau européen, un parc éolien d’une capacité globale de 1000 MW d’ici 2020.

  • OFFSHORE – Les députés disent ok à la possibilité d’annuler 19 juin 2018

    Les députés ont donné, dans la nuit de mardi 12 juin à mercredi 13 juin, leur feu vert à la possibilité d’annuler les six premiers projets de parcs éoliens en mer, en cas d’échec des renégociations en cours sur les tarifs de rachat de l’électricité. Les députés ont ainsi adopté l’amendement du gouvernement qui réécrit complètement un article de la loi « pour une relation de confiance avec le public » qui autorisait à prendre des ordonnances sur l’éolien en mer. Ainsi, il sera permis d’arrêter des projets issus d’appels d’offres « si les négociations n’aboutissaient pas à des conditions suffisament favorables pour l’Etat. » Le député communiste Sébastien Jumel a de son côté défendu en vain un sous-amendement, similaire à un amendement LR, demandant que la renégociation du prix ne remette pas en cause les engagements pris auprès des acteurs locaux. Il entendait « faire en sorte que les contreparties ne soient pas le parent pauvre des négociations », estimant que cela ouvre la voie à de « l’éolien offshore low-cost. »

  • OFFSHORE – Un parc de 573 MW inauguré au Royaume-Uni 19 juin 2018

    Le parc éolien offshore de Race Bank a été inauguré le 15 juin, a indiqué son propriétaire à 50 %, le groupe danois Orsted, ex-Dong Energy. L’autre moitié de l’installation de 573 MW (91 turbines Siemens Gamesa de 6 MW) est détenue par Macquarie European Infrastructure Fund 5 (25 %), le japonais Sumitomo (12,5 %) et divers autres fonds. La maintenance de ce projet situé au large du Comté de Norfolk sera, pour la première fois, assurée par un navire qui restera en mer en permanence, son équipage travaillant par roulements de 14 jours, explique Orsted dans un communiqué.

  • OFFSHORE – Le gouvernement enfonce le clou sur l’offshore 12 juin 2018

    Le gouvernement maintient son intention de revoir à la baisse les tarifs accordés en 2012 et 2014, compris « entre 180 et 230 euros » par MWh et « entraînant des rémunérations excessives » des lauréats, du fait de la baisse constatée des coûts de l’éolien en mer ces dernières années, explique le gouvernement dans l’exposé des motifs d’un nouvel amendement déposé par ses soins dans le cadre de la nouvelle lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi “Renforcement de l’efficacité de l’administration pour une relation de confiance”. On s’en souvient, une première version de cet amendement avait été rejetée très largement en mars par le Sénat. Or, contrairement à la première mouture du texte, qui ciblait potentiellement tous les projets d’énergies renouvelables, la nouvelle version concerne précisément les « installations de production d’énergie renouvelable en mer dont le candidat retenu a été désigné avant le 1er janvier 2015 et pour lesquelles les contrats (…) n’ont pas encore été conclu », soit six parcs. Elle fixe le cadre des renégociations en cours avec les entreprises concernées. Le texte prévoit que si elles échouent, le gouvernement peut annuler le projet correspondant, moyennant des indemnités versées pour les études réalisées (météos, géotechniques, vent, etc.) et pour les coûts liés à la rupture des contrats conclus pour ce projet. Par ailleurs, il s’engage à lancer « dans un délai ne pouvant excéder six mois », une nouvelle procédure d’appel d’offres sur la zone concernée ou une zone voisine et pour une puissance au moins similaire.

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Records pour un projet de parc en Côte-d’Or 12 juin 2018

    L’opération présentée sur la plateforme de financement participatif Lendosphere par Velocita Energies pour la construction d’un parc éolien en Côte-d’Or a permis de lever 2,2 millions d’euros et a mobilisé plus de 1 000 prêteurs. « C’est la première fois que le cap du millier de prêteurs et celui des 1,7 million d’euros levés exclusivement auprès de particuliers sont dépassés pour un financement participatif dédié aux énergies renouvelables », explique Lendosphere dans un communiqué du 6 juin. Au total, 1 296 investisseurs particuliers ont prêté entre 50 € et 120 000 € à Velocita, à un taux annuel brut de 5,5% sur 2 ans. Sur les 2,2 M€ levés, 500 000 € ont été prêtés par le Fonds Allianz Crowdlending dans le cadre de son partenariat avec Lendosphere. Pour Velocita Energies, cette opération répond à un besoin concret, celui du financement des premières étapes de construction d’un parc de 16 éoliennes. « Nous nous réjouissons du succès rencontré par cette campagne et nous avons l’intention d’utiliser très régulièrement ce formidable levier pour nos projets », explique Eric Caradec, directeur général de Velocita Energies. Ce parc éolien de 16 machines aura une capacité de 40 MW et sera mis en service fin 2019.

  • FLOTTANT – EnBW et Trident à la conquête des eaux américaines 12 juin 2018

    L’énergéticien allemand EnBW et la société américaine Trident winds ont annoncé le 11 juin la création d’une joint-venture afin de développer un projet de parc éolien flottant au large de Morro Bay, en Californie. « Cela représente la première étape pour le groupe EnBW de tirer parti du potentiel élevé du marché américain », explique le groupe allemand dans un communiqué dans lequel il explique également vouloir se concentrer, dans un premier temps, sur des projets de l’ouest des États-Unis et principalement en Californie. Le premier projet que va développer la coentreprise est Morro Bay, dont la capacité installée sera comprise entre 650 et 1 000 MW.

  • FRANCE – Deux propositions de loi pour encadrer l’éolien 5 juin 2018

    L’encadrement du développement de l’éolien est un sujet qui occupe les parlementaires. Deux députés ont en effet déposé des propositions de loi sur ce thème. Le député UDI Jean-Luc Warsmann propose, dans son projet, d’inscrire l’installation de nouveaux parcs éoliens dans le cadre des zones de développement de l’éolien (ZDE) et de leur assigner un seuil minimal de production en exigeant que le nombre de machines électrogènes soit, sauf exception explicitement prévue, au moins égal à cinq. L’exception concerne l’installation d’une machine électrogène de puissance inférieure ou égale à 250 kW et dont la hauteur du mât est inférieure à trente mètres. Le député LR de l’Indre Nicolas Forissier a rédigé une proposition de loivisant « la sécurité et l’information des populations riveraines de parcs éoliens. » Elle propose que la distance de sécurité entre un parc éolien et les zones d’habitation soit portée à 10 fois la hauteur du mât d’éolienne le plus élevé, sans être inférieure à 500 m.

  • FLOTTANT – L’avis de l’Autorité environnementale 5 juin 2018

    Lors d’une séance du 30 mai, l’Autorité environnementale (AE) a rendu un avis sur les futurs parcs offshore flottant de l’île de Groix et de Belle-Ile. Si « le dossier, qui comprend encore plusieurs variantes avant que les choix techniques définitifs n’interviennent à l’automne 2018, pour une production prévue à partir de 2021, est globalement de bonne qualité et détaillé », quelques aménagements ont été demandés aux maîtres d’ouvrage. L’institution recommande notamment de préciser les limites de l’extrapolation à un parc plus important, industriel, des impacts environnementaux de ce projet expérimental, et de rechercher une variante au tracé de raccordement. Elle recommande également de « préciser la consistance et l’implantation des centres de conduite et de maintenance, d’expliciter le comportement des installations face à des tempêtes ou houles exceptionnelles et de compléter les actions de compensation et de suivi prévues et de les mener pendant toute la durée du projet. »

  • OFFSHORE – La dynamique se poursuit au Royaume-Uni 5 juin 2018

    Huit demandes de nouvelles concessions pour l’éolien offshore ont été enregistrées par le Crown Estate, a annoncé le 1er juin l’institution qui clôturait la période de dépôt des demandes d’extension de parcs éolien offshore. Ces huit demandes, qui vont désormais être analysées par le Crown Estate, représentent une capacité potentielle de 3 GW dans les eaux anglaises et galloises. Celles qui seront retenues pourront faire l’objet d’un pré-contrat de concession à l’été 2019, est-il expliqué dans un communiqué. Le Royaume-Uni dispose actuellement de plus de 7 GW de capacités éoliennes offshore en exploitation tandis que 2,6 GW sont en construction.

MAI 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • FRANCE – Un premier trimestre en demi-teinte 29 mai 2018

    Avec 16 nouvelles installations, le premier trimestre a vu 153 MW d’éolien être raccordés au réseau électrique français, soit moins de la moitié des raccordements enregistrés lors des trois premiers mois de l’année 2017. Le niveau de raccordement de l’année passée avait été « exceptionnellement élevé pour un début d’année », tempère le ministère de la Transition écologique dans son Tableau de bord éolien du 1er trimestre 2018, publié par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES). Le niveau de raccordement du premier trimestre 2018 ressort en effet légèrement plus élevé que ceux enregistrés en 2014 (142 MW) et 2016 (141 MW), mais toutefois inférieur à ceux de 2015 (215 MW) et 2017 (331 MW). Au total, le parc éolien atteint 13,6 GW au 31 mars 2018 et la puissance des projets en cours d’instruction s’élève à 11,3 GW (dont 2,2 GW correspondent à des projets avec une convention de raccordement signée). La production d’électricité éolienne s’élève à 9,2 TWh sur les trois premiers mois de l’année et représente 6,3 % de la consommation électrique française.

  • ESPAGNE – Un nouveau projet de 300 MW 29 mai 2018

    Engie a signé un contrat pour construire, avec plusieurs partenaires, neuf parcs éoliens en Espagne « non subventionnés », représentant une capacité totale de 300 MW, a annoncé le groupe français dans un communiqué du 23 mai. Ces projets, situés dans la province de Saragosse, au nord du pays, ont pour partenaires Engie (15 %), la société d’investissement française Mirova (filiale de Natixis – 51 %), l’américain General Electric (25 %) et l’espagnol Forestalia (9 %). Pour les travaux de génie civil et les installations électriques du nouveau complexe éolien, Engie a créé une joint-venture (50 %) avec Acciona Industrial (25 %) et Copsa (25 %). Engie sera en charge de la construction et de la gestion des futurs parcs, et achètera aussi une grande partie de l’électricité produite via un contrat de 12 ans, a-t-il détaillé dans un communiqué. « Le contrat d’achat d’électricité verte garantit la viabilité économique du projet », précise l’énergéticien. Ces parcs, qui représentent un investissement de 300 millions d’euros, bénéficieront d’un prêt de 50 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement, dans le cadre du “plan Juncker”, précise Engie.

  • OCCITANIE – Campagne de financement participatif pour le projet flottant Eolmed 29 mai 2018

    La campagne de financement participatif du projet éolien offshore flottant en cours de développement Eolmed a démarré le 22 mai. Ce projet, lauréat de l’appel à projets de 2015, comprendra quatre éoliennes pour une puissance totale de 24,6 MW. Il doit être installé au large de Gruissan et de Port-la-Nouvelle, dans l’Aude, et nécessite un investissement de 215 millions d’euros, dont 400 000 sont réservés au financement des habitants de la région Occitanie. Cette somme servira à « financer une partie du Lidar flottant » (radar optique mesurant la vitesse du vent), précise dans un communiqué la plateforme Enerfip, laquelle recueille les contributions pour ce projet porté par Quadran Energies Marines.

  • ALLEMAGNE – Un appel d’offres terrestre ne fait pas le plein 22 mai 2018

    Pour sa deuxième vente aux enchères de capacité de production d’énergie éolienne à terre de l’année 2018, l’Allemagne n’a pas pu attribué la totalité des 670 MW proposés. L’Agence fédérale des réseaux (Bundesnetzagentur) a en effet annoncé que les offres proposées ont été insuffisantes, ce qui est une première outre-Rhin. Le prix moyen ressort, lui, en hausse de 21 % par rapport à la précédente enchère (57,3 €/MWh contre 47,3 €/MWh), avec des prix s’étalant de 46 €/MWh (proposé par une coopérative citoyenne) à 62 €/MWh. Ce résultat « confirme la tendance des précédents tours », a indiqué Jochen Homann, président de l’Agence, dans un communiqué. Mais, ajoute-t-il, l’augmentation du soutien dans les futurs appels d’offres devrait offrir aux soumissionnaires plus d’incitations à participer.

  • OFFSHORE – L’Écosse envisage de nouvelles concessions 22 mai 2018

    Crown Estate Scotland, le gestionnaire des territoires en mer et sur terre en Écosse pour la Couronne britannique, a annoncé ses propositions pour déterminer de nouvelles concessions éoliennes offshore dans les eaux écossaises. Un document a ainsi été mis en ligne le 21 mai et les développeurs sont appelés à le commenter. Le développement d’un projet prenant actuellement entre 5 à 10 ans, Crown Estate Scotland veut donc « s’assurer que la construction de nouveaux projets débute dans les années 2020. » Il compte entend donc lancer « son processus final de concession fin 2018 ou début 2019 », en fonction des retours sur le document. Les eaux écossaises comptent actuellement deux parcs en activité (Robin Rigg, 174 MW et Hywind, 30 MW, flottant) et d’autres projets sont en cours de développement.

  • ROYAUME-UNI – EDF met en vente 49 % de son portefeuille 22 mai 2018

    EDF serait en pourparlers pour vendre 49 % de son portefeuille éolien au Royaume-Uni, selon un article publié le 20 mai par le Financial Times. Ces actifs sont actuellement exploités par sa filiale EDF Energy Renewables. Le montant de l’opération serait de 600 millions de livres (684 M€), toujours selon le quotidien britannique qui précise qu’EDF a mandaté Barclays comme conseiller pour cette vente. Les offres fermes sont attendues vers la fin du mois de mai, ajoute le journal économique qui cite plusieurs acquéreurs potentiels. EDF Energy Renewables, détenu à 50/50 par EDF Énergies nouvelles et EDF Energy, possède 23 parcs éoliens onshore et un parc éolien offshore au large des côtes nord-est de l’Angleterre.

  • OFFSHORE – Un appel à contributions pour le projet de Dunkerque 15 mai 2018

    Le groupement Parkwind-Valeco a annoncé le 11 mai le lancement d’un appel à contributions pour « identifier des solutions concrètes dans leur développement, réalisables, pérennes et pouvant être mises en œuvre dans le cadre de la conception, de l’installation ou de l’exploitation du parc éolien en mer de Dunkerque », Pré-qualifié dans l’appel d’offres pour le développement, la construction et l’installation de ce parc offshore, Parkwind (filiale du groupe belge Colruyt) et le français Valeco entendent, avec cette opération nommée dk4wind et disposant d’un site internet dédié, assurer un meilleur ancrage territorial du projet sur le territoire dunkerquois et sur la région Hauts-de-France et une amélioration de la filière éolienne maritime. Cet appel à contributions couvre un large ensemble de sujets : industrie et services, pêche et activité maritime, tourisme et culture, sports nautiques, R&D et innovation, formation initiale et continue, numérique, ainsi que les liens entre éolien en mer et entreprenariat social ou initiatives innovantes. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 11 juin, pour une remise des prix programmée le 20 juin.

  • ALLEMAGNE – E.ON fait l’acquisition de Vortex 15 mai 2018

    Le groupe allemand E.ON a annoncé le 7 mai dans un communiqué avoir fait l’acquisition, pour un montant non dévoilé, des activités allemandes du développeur et exploitant éolien Vortex. Si les activités de l’entreprise en Pologne et en Belgique ne sont pas concernées par cette opération, les 30 salariés de la division allemande seront transférés à E.ON. Installé à Cassel, Vortex opère dans l’éolien terrestre depuis 2004 et détient un portefeuille de 300 MW de projets. Pour rappel, E.ON s’apprête à céder toutes ses activités dans les énergies renouvelables à RWE selon les termes d’un accord conclu en mars entre les deux énergéticiens allemands.

  • CHILI – Premier contrat pour GE Renewable Energy 15 mai 2018

    GE Renewable Energy a annoncé le 9 mai son premier projet d’énergie éolienne au Chili. GE fournira à Arroyo Energy Compañía six turbines de 3,6 MW, représentant un total de 21,6 MW. Ces machines seront installées sur les sites éoliens d’El Maitén et d’El Nogal dans le sud du pays, lequel dispose actuellement de 1,7 GW de capacité éolienne installée, rappelle la compagnie dans un communiqué. Le groupe détaille également le plan «Energia 2050», dirigé par le gouvernement chilien et qui stipule qu’environ 60 % de la demande électrique du pays devront être satisfaites avec des sources d’énergies renouvelables d’ici 2035 et 70 % d’ici 2050.

  • ENTREPRISE – Opération de recapitalisation pour Vergnet 9 mai 2018

    Le fabricant d’éoliennes Vergnet a dévoilé le 3 mai les modalités de son augmentation de capital, d’un montant de 4,1 M€, réservée au consortium financier Arum Industries, qui deviendra actionnaire principal. À l’issue de cette opération, Arum détiendra 63,80 % du capital et des droits de vote de Vergnet, explique le groupe dans un communiqué. Vergnet va également procéder à une augmentation de capital auprès de JMS Consultancy DWC, société basée aux Emirats arabes unis, pour près d’1 M€. Pour rappel, le tribunal de commerce d’Orléans avait, début mars 2018, validé le plan de continuation de Vergnet présenté par Arum. L’entreprise connue pour ses éoliennes rabatables, et qui emploie 140 salariés à Ormes (Loiret), avait été placée en redressement judiciaire le 30 août dernier à la suite de graves problèmes de trésorerie. En 2017, Arum Industries avec, entre autres partenaires, Krief Group, avait repris les titres de la Banque publique d’investissement qui détenait 42 % du capital de Vergnet.

  • OFFSHORE – EDF rachète un projet de parc de 450 MW en Écosse 9 mai 2018

    EDF a annoncé le 3 mai l’acquisition, auprès de la société Mainstream Renewable Power, d’un projet de parc éolien offshore d’une capacité de 450 MW en Écosse. Le groupe indique dans un communiqué avoir acquis ce projet, baptisé “Neart na Gaoithe” (“Puissance du vent” en gaélique), « au terme d’un processus compétitif ». Si EDF n’a pas précisé le coût d’acquisition, le groupe indique que l’investissement total nécessaire à sa réalisation s’élève à près de 1,8 milliard de livres (2 mds€). Cet investissement sera partagé avec des partenaires « le moment venu ». La mise en service de Neart na Gaoithe, qui dispose de toutes les autorisations administratives nécessaires, est prévue en 2023. Le parc bénéficie d’un contrat pour différence (CFD) d’une durée de 15 ans au tarif de 140 €/MWh attribué en 2015, ainsi que d’accords de raccordement au réseau.

  • OFFSHORE – La Belgique adopte un nouveau mécanisme de soutien pour l’éolien offshore 9 mai 2018

    Motivé « en particulier par la diminution sensible des coûts de construction des parcs éoliens offshore à l’horizon 2020-2023 et au-delà, la nécessité d’éviter toute subsidiation excessive dans l’intérêt du consommateur », comme le précise un communiqué, le Conseil des ministres belge a modifié le 27 avril le régime de soutien pour la production d’électricité produite par des parcs éoliens offshores. Concrètement, les parcs Northwerter 2, Mermaid et Seastar, dont le dernier tour d’investissement se réalisera après le 1er juillet 2018, sont concernés, conformément à l’accord conclu et approuvé par le Conseil des ministres fin octobre 2017. Le nouveau mécanisme de soutien prévoit une période de subvention de 17 ans maximum, soit l’équivalent de 63 000 heures de pleine charge, un coût actualisé de l’énergie (LCOE en initiales anglaises) de 79 euros/MWh et la mise en production des parcs avant le 1er janvier 2021. Il prévoit également l’octroi d’un soutien forfaitaire les cinq premières années d’exploitation, sur la base d’une incitation visant à encourager les parcs à rembourser une partie du trop-perçu pendant la période de soutien.

AVRIL 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • ENTREPRISE – Boralex met la main sur Kallista Energy Investment 24 avril 2018

    Boralex a annoncé le 20 avril avoir signé « une convention d’achat visant l’acquisition du portefeuille éolien de Kallista Energy Investment. » Avec cette opération, la puissance installée totale du groupe canadien augmente de plus de 11 %, à 1 619 MW, au niveau mondial. Dans le détail, Boralex acquiert « 163 MW de projets éoliens en opération d’une durée de vie moyenne pondérée restante de 8 ans sous contrat, d’un site prêt à construire de 10 MW ainsi que d’un portefeuille de projets de l’ordre de 158 MW portant ainsi le potentiel de Boralex en Europe à près de 1 000 MW sans considérer les152 MW de projets identifiés en France », où l’entreprise consolide sa place « de premier producteur indépendant d’énergie éolienne » en augmentant sa puissance installée de 609 MW à 772 MW. Le montant de la transaction est de 129,4 millions d’euros et une prise en charge de dettes d’un montant de 94 M€.

  • FRANCE – 4 nouveaux parcs pour le tchèque CEZ 24 avril 2018

    CEZ a annoncé le 19 avril avoir reçu quatre permis de construire et d’exploiter des parcs éoliens terrestres en France, pour une puissance totale de 42,4 MW. Le groupe public tchèque ne précise pas le lieu d’implantation des parcs, mais indique que la construction du premier parc débuterait fin 2018-début 2019 et celle du deuxième fin 2019. CEZ a fait son entrée sur le marché français de l’éolien terrestre en juin 2017 avec l’acquisition de neuf projets de parcs (100 MW au total), auprès de l’allemand ABO Wind. « Nous nous concentrons désormais sur des projets en phase de développement en Allemagne et en France, où nous pouvons appliquer un haut niveau de notre savoir-faire sur le terrain », explique Tomas Pleskac, directeur de la division Nouvelle puissance et distribution de CEZ, dans un communiqué.

  • OFFSHORE – Eolink met à l’eau un petit prototype d’éolienne flottante 24 avril 2018

    Comme prévu (Cf. Le Journal de l’Éolien n° 24), Eolink a annoncé le 20 avril l’installation d’un prototype à l’échelle 1/10e d’une éolienne flottante sur le site expérimental en mer de l’Ifremer de Sainte-Anne-du-Portzic. De 7 m de long et 6 m de large, la structure est dotée de pales qui culminent à 22 m au-dessus de la mer. Elle a été ancrée et connectée au réseau le 19 avril. Cette étape intervient après que le concept ait été éprouvé au bassin d’essai de l’Ifremer, également à Plouzané. Les tests en conditions réelles dureront plusieurs mois, indique l’entreprise. À taille réelle, l’éolienne devrait avoir une puissance de 12 MW d’électricité, mesurer 66 m de long et 58 m de large, et disposer d’un rotor de 200 m de diamètre. L’une des caractéristiques du concept d’Eolink est la structure du mât. Le mât conventionnel est remplacé par quatre bras « qui permettent d’améliorer la résistance de la structure, réduisant ainsi sa masse et son coût ». L’entreprise table sur la construction de premiers prototypes en taille réelle d’ici 2021, pour une fabrication en série en 2025.

  • EUROPE – Hausse de 9 % des investissements en 2017 17 avril 2018

    51,2 milliards d’euros ont été investis dans l’ensemble de la filière éolienne en Europe en 2017 (+ 9 % par rapport à 2016), selon des chiffres publiés le 17 avril par WindEurope. Entre l’onshore et l’offshore, la situation est plus que contrastée. Si le développement de nouveaux parcs a représenté 22,3 mds€ au global, il ressort à 14,8 mds€ pour l’éolien terrestre, soit une hausse de 60 %, et 7,5 mds€ pour l’offshore, soit une baisse de 59 %. Ce montant total pour le développement de nouveaux parcs ressort en baisse de 19 % par rapport à 2016, mais pour un volume cumulé (record) de 11,5 GW, supérieur aux 10,3 GW de 2016. WindEurope explique cela notamment par la baisse des coûts de l’énergie éolienne. À noter, les projets d’acquisition d’actifs ont doublé entre 2016 et 2017 et le volume des contrats d’achat de l’électricité (PPA) a triplé en trois ans en passant de 500 MW en 2014 à 1 400 MW en 2017, souligne WindEurope. « Pour 2018, les perspectives sont bonnes avec des volumes d’investissement qui devraient augmenter, explique Pierre Tardieu. Le système d’enchères pour l’énergie éolienne s’installe, et les projets qui ont remporté des enchères atteignent maintenant leur décision finale d’investissement. » Le directeur des politiques de l’association déplore cependant « un manque de visibilité » sur les nouveaux projets après 2020.

  • OFFSHORE – Renégociation en cours pour faire baisser les prix 17 avril 2018

    Le gouvernement souhaite renégocier au plus vite les tarifs de rachat de l’électricité des six futurs parcs éoliens offshore (au large du Tréport, de Fécamp, de ­Courseulles-sur-mer, de Saint-Brieuc, de Saint-Nazaire et de Noirmoutier), pour aboutir à un nouveau prix d’ici à l’été. Les discussions se feront projet par projet avec les trois opérateurs concernés : EDF, Engie et un consortium dirigé par l’Espagnol Iberdrola. Gérard Rameix, ancien président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), pilotera les discussions. Si les prix restaient « trop importants » à l’issue des négociations, le gouvernement prévoit de relancer des appels d’offres. « Il ne s’agirait pas d’annuler des projets, mais de permettre leur évolution », a affirmé à l’AFP le ministère de la Transition écologique et solidaire. L’exécutif déposerait alors un amendement afin de pouvoir lancer ces nouveaux appels d’offres.

  • MONDE – La baisse des investissements épargne l’éolien 17 avril 2018

    D’après les chiffres publiés le 11 avril par Bloomberg New Energy Finance (BNEF), les investissements dans les énergies propres ont baissé de 10 % au niveau mondial sur les trois premiers mois de l’année 2018 par rapport au premier trimestre 2017. Ils ont atteint 61,1 milliards de dollars. L’éolien est en revanche le seul secteur à afficher une croissance des investissements : + 10 %, à 18,9 mds$. Pour l’ensemble des énergies propres, la Chine arrive une nouvelle fois en première position avec 26 mds$ au premier trimestre (-  27 % par rapport au premier trimestre 2017). Les États-Unis affichent une meilleure dynamique avec 10,7 mds$ (+ 16 %). Tandis que les investissements atteignent 6 mds$ en Europe (-17 %).

  • INDE – Engie remporte un projet de 200 MW 10 avril 2018

    Engie a annoncé le 6 avril avoir remporté un projet éolien de 200 MW en Inde, au Tamil Nadu. Il s’agit de son deuxième succès dans cet État après un premier projet éolien de 50 MW, remporté le mois dernier. Début 2018, Engie avait également remporté son premier projet éolien en Inde, d’une capacité de 30 MW, dans l’Etat de Gujarat cette fois. L’ensemble de ces nouveaux projets permet au groupe de franchir le cap d’1 GW de capacités de production d’électricité renouvelable, installées ou en construction, dans le pays, précise-t-il dans un communiqué. Le dernier projet en date, celui de 200 MW a été remporté par Engie au prix d’« environ 39 $/MWh », dans le cadre d’un appel d’offres portant sur un total de 2 000 MW, organisé par Solar Energy Corporation of India (SECI). Un contrat d’achat d’électricité a été signé sur 25 ans.

  • BRÉSIL – Un projet de 114 MW pour EDF EN 10 avril 2018

    EDF Energies Nouvelles a annoncé le 9 avril avoir remporté un contrat de fourniture d’électricité de long terme pour un projet éolien de 114 MW au Brésil, dont la mise en service est prévue en 2021. « La future installation bénéficie de nouveaux contrats d’achat d’électricité sur 20 ans signés avec 17 distributeurs d’électricité brésiliens », indique la filiale d’EDF dans un communiqué qui ne précise pas les modalités financières de ces contrats mais affirme que ce projet a été remporté, dans le cadre d’une enchère fédérale brésilienne dans l’État de Bahia (est du pays). Présent au Brésil depuis trois ans, EDF EN possède au Brésil 700 MW de capacités de projets éoliens et solaires, en construction ou en exploitation, précise le groupe dont Bruno Bensasson prendra la tête à partir du 16 avril en remplacement d’Antoine Cahuzac, qui a souhaité faire valoir ses droits à la retraite.

  • OFFSHORE – Lancement des enquêtes publiques pour le parc d’Yeu-Noirmoutier 10 avril 2018

    La préfecture de Vendée a ouvert deux enquêtes publiques, du 4 avril au 23 mai, pour le projet de parc éolien offshore des îles d’Yeu et de Noirmoutier. La première est préalable aux demandes d’autorisation liées au projet de parc lui-même, lequel sera situé à 11,6 km de l’île d’Yeu et à 16,5 km de Noirmoutier. Elle porte donc sur l’implantation de 62 éoliennes de 8 MW (pour une puissance totale de 496 MW), sur une surface de 83 km2, et sur la construction de deux bases d’exploitation et de maintenance dans l’enceinte portuaire de l’Herbaudière à Noirmoutier et celle de Port-Joinville à l’Ile-d’Yeu. La deuxième enquête publique concerne, elle, le projet de raccordement électrique du parc éolien.

  • ENTREPRISE – MHI Vestas dans la course à l’offshore taïwanais 3 avril 2018

    MHI Vestas a annoncé le 28 mars la signature de plusieurs protocoles d’entente (MoU) avec des entreprises taïwanaises : CSMC (tours), Li Tien (fabrication de pales), Swancor (composites/résines) et Formosa Plastics Corporation (matériaux pour la fabrication des pales). Ces contrats font suite au choix de MHI Vestas par Copenhagen Infrastructure Partners (CIP) et China Steel Corporation (CSC). Les deux partenaires comptent utiliser la turbine de 9 MW du fabricant dans trois projets éoliens offshore représentant 1,5 GW au large du comté de Changhua, à Taïwan. MHI Vestas entre ainsi dans la course à l’offshore taïwanais dans laquelle plusieurs entreprises européennes sont déjà présentes : EnBW, Siemens Gamesa Renewable Energy, et Orsted. Il faut dire que le gouvernement a dévoilé un plan de développement des énergies vertes en mai 2017, lequel inclut notamment la mise en service de 3 GW d’éolien offshore d’ici 2025.

  • PAYS-BAS – Une feuille de route 2030 pour l’offshore 3 avril 2018

    Tennet, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité néerlandais, a annoncé le 27 mars la publication d’une feuille de route gouvernementale pour l’éolien offshore d’ici 2030. Elle prévoit l’ajout de 7 GW entre 2024 et 2030 pour atteindre une puissance de 11,5 GW. Les Pays-Bas disposent actuellement de 1 GW de capacité et cinq nouveaux parcs représentant une puissance totale de 3,5 GW doivent être mis en service d’ici 2023, pour atteindre une capacité installée à 4,5 GW. La feuille de route spécifie également que trois zones de concession seront ouvertes pour le développement des nouveaux parcs offshore : au nord des îles Wadden près du projet Gemini (600 MW) et sur deux autres secteurs à l’est et au nord-est de la zone de Hollandse Kust. Des appels d’offres pourraient être lancés.

  • OFFSHORE – Une réunion interministérielle sur la question des prix 3 avril 2018

    Le dossier des tarifs de l’éolien offshore français est examiné ce mardi 3 avril lors d’une réunion interministérielle. Une première réunion de ce type avait été programmée le 23 mars, mais avait été reportée suite à l’attentat dans l’Aude. Désormais géré au plus haut niveau, par le secrétariat général de l’Elysée, le sujet agite la filière et tombe à un moment charnière pour le développement de ces premiers parcs en mer français. EDF s’est en effet déclaré « prêt » à lancer « cet été » la construction de son premier parc, au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), une fois le dernier contentieux juridique purgé. Le projet fait en effet encore l’objet d’un pourvoi devant le Conseil d’État, formé par des associations de protection de l’environnement. Début mars, Olivier de la Laurencie, le directeur du projet de parc offshore de Saint-Nazaire, l’un des trois développés par EDF Energies nouvelles en France, estimait que les premiers travaux pourraient commencer « cet été », avec environ « trois ans de retard ». La mise en service partielle de ce parc de 80 éoliennes d’une capacité totale de 480 MW, située sur le banc de Guérande, à entre 12 et 20 km des côtes, est prévue « à partir de l’été 2021 », toujours selon Olivier de la Laurencie. Un calendrier qui pourrait être mis à mal par la volonté du gouvernement de revenir sur les conditions des premiers appels d’offres.

MARS 2018

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • Royaume-Uni – Mitsubishi investit dans l’offshore 27 mars 2018

    La maison de négoce japonaise Mitsubishi Corporation a annoncé le 26 mars avoir signé un accord pour acquérir 33,4 % du projet de parc éolien offshore Moray East, au Royaume-Uni, aux côtés du français Engie et d’EDPR, filiale de l’électricien portugais EDP. D’une capacité de 950 MW et situé en mer du Nord, à 22 km au large de l’Écosse, le parc doit être mis en service en 2022, détaille le groupe dans un communiqué. Dans le détail, Mitsubishi Corporation rachète, via sa filiale Diamond Generating Europe (DGE), spécialisée dans l’éolien en mer et basée au Royaume-Uni, une partie des 77 % détenus jusqu’ici par EDPR. Le groupe japonais détient déjà des participations dans un projet des parcs offshore aux Pays-Bas (700 MW) et en Belgique (300 MW).

  • Justice – Prison ferme requis dans une affaire d’escroquerie 27 mars 2018

    Cinq ans de prison, dont trois ferme, ont été requis le 21 mars à Orléans à l’encontre de Frédéric Bénédite, l’ancien dirigeant de France Éoliennes, dans une vaste affaire d’escroquerie portant sur la commercialisation d’éoliennes domestiques défectueuses. Le procureur de la République Jean-Dominique Trippier, représentant le ministère public, a notamment demandé à ce que cette peine soit assortie d’une mise à l’épreuve consistant à indemniser les quelques 600 parties civiles. Contre Jean-Marie Ollivier, 46 ans, accusé d’avoir occupé un poste de gérant de paille au sein de la société Wind Electric qui a succédé à France Éoliennes après sa liquidation judiciaire, le procureur a réclamé six mois de prison assortis d’une interdiction définitive de gérer une activité commerciale. Enfin, le procureur a réclamé une peine d’un an de prison et une amende de 50.000 euros contre Cyrille Aumont. À la tête de la société Shops Discount, basée en Dordogne, ce dernier importait de Chine des éoliennes défectueuses ou non conformes, et disposait d’un contrat d’exclusivité avec France Éoliennes. Le tribunal correctionnel d’Orléans a mis son jugement en délibéré au 15 mai.

  • PAYS-BAS – Un projet offshore sans subvention 27 mars 2018

    Vattenfall a annoncé le 19 mars avoir obtenu le permis pour développer et exploiter le projet de parc éolien offshore Hollandse Kust Zuid pour lequel le groupe suédois avait présenté en décembre 2017 une offre sans subvention. Ce projet, d’une capacité comprise entre 700 à 750 MW, divisé en deux parcs, sera implanté à 22,2 km au large de la côte ouest des Pays-Bas. « Ce projet sera le premier sans subvention à être opérationnel au monde », a réagi WindEurope. Car le projet néerlandais doit voir le jour en 2022, soit avant les projets sans subvention retenus en avril 2017 en Allemagne qui seront, eux, opérationnels en 2024-2025, détaille l’association. « Cette annonce montre que des offres sans subvention sont possibles pour certains développeurs sur certains marchés, notamment lorsque les gouvernements assument et gèrent une partie des risques du projet », explique encore Giles Dickson, directeur général de WindEurope. Le gouvernement néerlandais assume notamment le coût de la connexion au réseau.

  • OFFSHORE – Nouveaux recours contre 3 parcs 20 mars 2018

    La cour administrative d’appel de Nantes a examiné le 16 mars de nouveaux recours contre trois projets éoliens en mer (Saint-Brieuc, Courseulles-sur-Mer et Fécamp, tous trois attribués en 2012 par le 1er appel d’offres offshore). Les recours ont été déposés par des associations ainsi que des particuliers dans l’idée de faire annuler les conventions de concession de ces trois parcs. Si le rapporteur public a conclu au rejet des recours contre les parcs de Fécamp et de Courseulles-sur-Mer, soulignant « l’éloignement suffisant des futures éoliennes, à au moins dix kilomètres des côtes ou des plages », il a demandé, en revanche, l’annulation de l’arrêté préfectoral approuvant la concession pour le parc au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), pour un vice qui n’affecte pas la concession elle-même. Si la cour suit cet avis, cela entraînerait seulement un nouveau retard dans la mise en service du parc. Les juges administratifs doivent faire connaître leurs décisions dans une quinzaine de jours.

  • ENTREPRISE – 104 MW en France pour Siemens Gamesa 20 mars 2018

    Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE) a annoncé le 15 mars avoir engrangé, depuis octobre dernier, des commandes portant sur 39 turbines éoliennes terrestres, pour une capacité totale de 104 MW. Ces machines sont destinées à cinq parcs en cours de développement dans l’hexagone : 11 éoliennes de 3,2 MW (35,2 MW au total pour le projet d’Eplessier dans les Hauts-de-France (Innovent), même chose pour le projet Les Monts dans la Région Grand Est (Engie), 8 éoliennes de 2 MW (16 MW au total) pour un projet en Bourgogne, 4 éoliennes de 2 MW (8 MW au total) pour un projet dans l’ouest, et 5 éoliennes de 2 MW (10 MW au total) pour un autre projet dans l’ouest. Outre la fabrication, le transport et l’installation de ces turbines, l’ensemble de ces contrats comprennent des accords de services pour les 15 à 20 prochaines années. La France, où le groupe est au 4e rang des fabricants d’éoliennes, est « l’un de ses marchés les plus solides et les plus prometteurs », explique Siemens Gamesa dans un communiqué.

  • OFFSHORE – Le gouvernement persiste sur la renégociation des prix 20 mars 2018

    Le gouvernement est revenu à la charge sur l’amendement décrié par la filière et ce, malgré son rejet par le Sénat le 14 mars. « Nos objectifs restent les mêmes » a indiqué le 15 mars le secrétaire d’État au ministère de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, à propos de ce texte permettant la renégociation des tarifs d’achat des projets éoliens offshore sélectionnés lors des deux premiers appels d’offres en 2012 et 2014. « Le marché de l’offre et de la demande est en train de faire son œuvre avec des prix qui sont en décroissance. Il est logique que les pouvoirs publics qui ont imaginé des mécanismes d’incitation pour faire ces énergies renouvelables, adaptent petit à petit la sollicitation de l’argent du contribuable à mesure que le marché s’empare de ces projets », a-t-il poursuivi lors d’une visite à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). « Ces filières-là, on va les soutenir, on a commencé à le faire, on ne peut pas détacher cet amendement de toutes les mesures – et que d’ailleurs les anti-éoliens me reprochent tous les jours – que nous avons prises ces dernières semaines » pour encourager les renouvelables, a poursuivi le secrétaire d’État.

  • OFFSHORE – GE installe sa première éolienne sur son parc allemand 13 mars 2018

    GE Renewable Energy a annoncé, le 9 mars dans un communiqué, l’installation de la première éolienne du parc éolien offshore Merkur de 396 MW, situé en Allemagne, à environ 35 km au nord de l’île de Borkum, en mer du Nord. La manœuvre a été réalisée par le navire jack up SeaFox 5, qui intervient depuis le port néerlandais d’Eemshaven, où est installée la base logistique de Merkur. Les pales de cette machine de 6 MW (Haliade-150) sont réalisées par LM Wind Power (filiale de GE) à Castellón, en Espagne, les mâts sont fabriqués en Allemagne et en Chine, les nacelles sont produites par l’usine GE Renewable Energy de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire. Ce parc constitue le premier contrat de GE pour un parc offshore commercial et concrétise sa montée en puissance sur cette activité. La fin de l’installation est prévue pour septembre. « Il s’agit d’un jalon extrêmement important pour nous, explique John Lavelle, en charge de la branche éolien offshore de GE Renewable Energy. Nous sommes ainsi devenus le seul fournisseur d’éoliennes en mer à mener à bien des projets à la fois en Europe, en Asie et en Amérique. »

  • ENTREPRISE – Reprise validée et emplois préservés pour Vergnet 13 mars 2018

    Les 110 emplois du site d’Ormes (Loiret) et les 30 autres répartis sur différentes implantations en France et à l’étranger du groupe Vergnet devraient être préservés. Le tribunal de commerce d’Orléans a en effet validé le plan de continuation, présenté par Arum International, de la société spécialisée dans la fabrication d’éoliennes basculantes, placée en redressement judiciaire le 30 août dernier. Et les nouveaux propriétaires ont obtenu un plan d’étalement du passif, évalué en août dernier à 36 millions d’euros, et se sont engagés à ne pas licencier. Il s’agit du consortium Arum International, présidé par Patrick Werner, avec, entre autres partenaires, Krief Group. Il reprend les titres de la Banque publique d’investissement (Bpi) qui détenait 42 % du capital et qui a accepté de remettre à l’entreprise une partie de ses créances. La société espère pouvoir faire recoter son action d’ici la fin du mois de mai. Pour rappel, les représentants salariés du comité d’entreprise avaient manifesté leur préférence pour une offre concurrente qui, elle, prévoyait des suppressions d’emplois.

  • OFFSHORE – La filière vent debout contre un amendement 13 mars 2018

    Un amendement déposé au Sénat le 9 mars par le gouvernement, dans le cadre de l’examen par le Sénat du projet de loi sur un État au service d’une société de confiance (Esoc), a fait bondir la filière éolienne. Pour le SER, qui a réagi le jour même, ce texte permettrait « de remettre en cause de manière rétroactive et par simple décret des projets d’énergies renouvelables pourtant légalement attribués dans le cadre d’appels d’offres. » Le syndicat y voit « un signal désastreux, sans précédent, pour l’ensemble des filières renouvelables et une remise en cause de ses engagements en la matière. » Même son de cloche du côté de FEE, « c’est un message négatif qui porte atteinte à la compétitivité́ de la filière et mine la confiance dans les appels d’offres dont le gouvernement a eu récemment l’occasion de se féliciter. Il fragilise les emplois et les engagements industriels pris. » Une méthode, insiste Olivier Perot, président de FEE, « en contradiction avec la méthode mise en œuvre par le ministère de la Transition écologique et solidaire dans le cadre du Groupe de travail national éolien, qui avait pour but de donner de la visibilité́ à la filière. » Avec cet amendement, le gouvernement entend engager des négociations pour revoir le niveau de prix retenu dans le cadre d’une procédure d’appel d’offres. Le préalable sera alors d’obtenir l’accord du lauréat. À défaut, « une des options pourrait être de mettre fin à ces projets et de relancer une nouvelle procédure dans les meilleurs délais afin de pleinement profiter des améliorations technologiques ». Dans le viseur, les lauréats des six projets de parc éolien en mer suite aux appels d’offres lancés en 2011 et 2013. La discussion en séance publique au Sénat débute ce 13 mars.

  • Appel d’offres – Le gouvernement lance un pavé dans la mare 6 mars 2018

    « Les bons résultats » du 1er appel d’offres pour la réalisation de 500 MW d’éolien terrestre « vont conduire le Gouvernement à privilégier cette procédure pour les futurs projets, en redéfinissant le périmètre des projets éligibles aux soutiens sous forme d’appel d’offre et de tarif d’achat. » Cette phrase, issue d’un communiqué de Nicolas Hulot en date du 1er mars, a plongé la filière dans l’inquiétude. FEE et SER sont d’accords : il est plus qu’important « de ne pas opposer les deux dispositifs », appel d’offres pour les projets importants et un mécanisme de prix forfaitaire, dit “guichet ouvert”, pour les installations plus petites. Or, « cette annonce, moins d’un an après les dernières modifications règlementaires, porte atteinte à la stabilité du marché et met en péril un grand nombre de projets », explique Olivier Perot, président de France Energie Eolienne. Car cette décision, ajoute le syndicat des énergies renouvelables, « serait de nature à fragiliser la filière et devra faire l’objet d’échanges avec la profession. » Pour cette première mise concurrence, les prix des 22 projets lauréats sont ressortis à un prix moyen pondéré 9 % inférieur aux tarifs d’achat (65,4 €/MWh, contre 72 €/MWh). Lancé en mai 2017, l’appel d’offres est divisé en 6 périodes, sur 3 ans, et conduira à l’attribution d’un total de 3 GW. La seconde période de candidature, dont la clôture aura lieu le 1er juin prochain, portera également sur une puissance de 500 MW.