L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DE L’ÉOLIEN

L’Actu Éolien est une synthèse des actualités les plus marquantes de la filière éolienne en France, en Europe et à l’international. C’est le prolongement du magazine qui, en un coup d’œil, permet de ne rien manquer des principales informations économiques, politiques et technologiques du secteur.

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MAI 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

  • ÉOLIEN – Éolienne terrestre de 5,5 MW 7 mai 2021

    Les équipes d’Enercon ont annoncé avoir achevé l’installation du prototype de l’E-160 EP5 E2 sur le site d’essai de Wieringermeer dans la province de Hollande-Septentrionale. Ce modèle est le successeur de l’E-160 EP5 E1 mais avec une puissance nominale portée à 5,5 MW (contre 4,5 MW pour l’E1). Les principales modifications ont porté sur la partie électronique de la machine alors que les aspects fondations, mât ou nacelle n’ont pas été modifiés. Plusieurs séries de tests vont désormais débuter afin de valider les performances du modèle E2. Ce dernier promet une production de plus de 21,5 GWh par an avec des vitesses de vent moyennes annuelles de 7,5  mètres par seconde à hauteur du moyeu, soit un taux de charge de plus de 40 %.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Bretagne : le dialogue concurrentiel débute 7 mai 2021

    La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en ligne vendredi 30 avril l’appel à candidatures pour le développement d’un parc éolien flottant au large du sud de la Bretagne, d’une puissance de 230 à 270 MW. Les candidats ont désormais jusqu’au 1er juillet 2021 pour déposer leurs dossiers. Il s’agit de la cinquième procédure de mise en concurrence pour la création d’un parc éolien en mer et de la première pour un parc éolien flottant commercial. Cette procédure a été mise en place pour simplifier le volet administratif des projets et raccourcir les délais de réalisation des sites. Elle comporte trois phases : une sélection des candidatures sur la base de leurs capacités techniques et financières ; un suivi d’un dialogue concurrentiel avec les candidats admis et enfin la sélection des offres pour désigner un lauréat en fonction du cahier des charges remis aux candidats après le dialogue concurrentiel. Pour le futur site breton, l’appel à candidatures a été ouvert alors qu’il n’y a pas encore de consensus sur la zone d’implantation. Pour le moment, un périmètre de 1 330 km2 a simplement été défini. Le document de consultation présente ce périmètre indicatif à cheval sur la limite des 12 milles entre le domaine public maritime et la zone économique exclusive, à proximité des îles de Groix et de Belle-Île. Une zone plus précise de 100 à 200 km2 doit être définie d’ici le 22 mai par décision du gouvernement. La zone sera encore réduite pendant la procédure de mise en concurrence après les résultats des études techniques et environnementales menées par l’État au second semestre 2021.

AVRIL 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

  • ÉOLIEN – Éoliennes géantes en Allemagne 30 avril 2021

    Fin avril, le producteur indépendant allemand d’énergie Notus Energy a mis en service deux éoliennes terrestres Vestas V150 de 5,6 MW chacune, érigées à 166 m à hauteur de moyeu au sein du parc de Beesenberg, dans le land du Brandebourg. Elles figurent parmi les premières machines de cette taille du fabricant danois à être installées en Allemagne. Fin mars, Vestas annonçait en outre avoir signé un contrat de fourniture de 7 de ces éoliennes, baptisées EnVentus, pour un autre projet allemand, le projet Wohlsdorf à Rotenburg en Basse-Saxe. Porté par la société de projet Windpark Wohlsdorf GmbH & Co. KG, créée par les entreprises Reon et CapCerta, ce projet de 39 MW a été lauréat des derniers appels d’offres de l’Agence fédérale allemande des réseaux (BNetzA). Les éoliennes de ce parc culmineront à une hauteur de 244 mètres, et seront couvertes par un contrat de maintenance de 20 ans entre Vestas et l’exploitant. Les premiers mâts devraient être installés lors du second trimestre 2022. Vestas a également contractualisé des commandes pour des projets en Suède et en Ukraine début 2021.

  • ÉOLIEN EN MER – LES CANDIDATS DU FUTUR PARC DU COTENTIN 30 avril 2021

    Le gouvernement vient d’annoncer la pré-sélection de six candidats pour la mise en œuvre d’un parc éolien en mer, qui sera situé au large du Cotentin (Normandie) pour une puissance prévue de 1 000 MW. Il s’agit de la société Éoliennes en Mer Manche Normandie (EDF avec les canadiens Enbridge et CPPIB) ; de l’espagnol Iberdrola, ; de la coentreprise Ocean Winds (Engie avec le portugais EDPR) ; du groupe anglo-néerlandais Shell ; du consortium franco-allemand Total-RWE et du consortium formé par le suédois Vattenfall, l’allemand Wpd et la Banque des Territoires. Par cette annonce, la ministre Barbara Pompili ouvre officiellement la phase de dialogue concurrentiel issu de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) qui vise à réduire les coûts des projets et à sécuriser leur réalisation. Ce dialogue prévoit des échanges sur le cahier des charges et la prise en compte par les candidats des remarques formulées par le public lors des débats organisés en 2019 et 2020 par la Commission nationale du débat public. La désignation du lauréat est ainsi prévue pour 2022 en vue d’une mise en service du parc envisagée en 2028.

  • EOLIEN – Parc sans subvention en Sicile 22 avril 2021

    Début avril, l’énergéticien allemand RWE a achevé la construction en Sicile du parc éolien Alcamo II de 13,6 MW. Ce parc ne dépend d’aucune subvention publique car l’électricité qu’il produit est intégralement achetée en contrat de gré à gré de long terme (power purchase agreement ou PPA) par le groupe Sofidel, fabricant de papier à usage hygiénique et domestique. Le contrat court de début avril 2021 à fin 2030, précise RWE, et porte sur la livraison de 26 GWh par an. Sofidel acquiert également l’ensemble des garanties d’origine de l’électricité produite. Le tout a offert une stabilité financière suffisante pour rendre la construction du projet possible. Le parc lui-même est constitué de quatre éoliennes Goldwind GW 136 de 3,4 MW chacune.

  • Éolien – La Suède accélère sur l’offshore flottant 22 avril 2021

    L’entreprise suédoise spécialisée dans le développement de projets éoliens flottants, Hexicon, a publié un communiqué de presse le 29 mars pour annoncer un accord conclu avec l’entreprise norvégienne Aker Offshore Wind. Les deux organisations cherchent en effet à explorer les opportunités en Suède concernant le développement de parcs flottants, afin de soutenir l’objectif de zéro émissions nettes de gaz à effet de serre à l’horizon 2045. Il s’agira d’une joint-venture à 50-50 pour développer plusieurs GW de projets après avoir identifié les technologies d’éoliennes flottantes les plus adaptées à la Suède. Hexicon s’est déjà distingué grâce au plus grand parc éolien flottant en service situé en Corée du Sud, le Donghae TwinWind Project de 200 MW. La Suède souhaite accélérer le développement de sites de production d’électricité renouvelable pour remplacer l’énergie nucléaire qui compte encore pour près de 40 % de son mix électrique aujourd’hui.

  • ÉOLIEN EN MER – En Irlande, l’éolien remplace le charbon 16 avril 2021

    La République d’Irlande, via l’entreprise Electricity Supply Board (ESB) dont elle possède 95 % des parts, a annoncé sa volonté de convertir son dernier site de production électrique au charbon en un hub d’énergie renouvelable. Il s’agit du programme Hub Green Atlantic at Moneypoint, qui consiste en plusieurs projets de production d’énergie, dont un site éolien en mer. Il contribuera à atteindre l’objectif de zéro émission nette à l’horizon 2050. Le parc représentera une puissance installée de 1,4 GW sur la côte des Comtés de Clare et de Kerry, à l’ouest de l’île. ESB s’est associé à l’entreprise spécialisée Equinor pour mener à bien ce projet, prévu pour entrer en service avant 2030. Un compensateur synchrone, fournissant de l’énergie réactive au réseau électrique, va être installé pour fournir un service qui était initialement fourni par les machines tournantes de la centrale à charbon. Il s’agira du plus grand compensateur synchrone de ce type au monde. Mais le hub contiendra également une usine de fabrication de turbines d’éoliennes ainsi qu’un site de production et de stockage d’hydrogène vert à destination de l’industrie et des véhicules lourds.

  • ÉOLIEN – Un PPA pour les usines Mercedes 16 avril 2021

    Un nombre croissant de grands industriels cherchent à décarboner leurs process par le biais de contrats d’achat d’électricité renouvelable (PPA, power purchase agreement). Daimler a déjà signé de tels PPA avec des parcs éolien en Allemagne et en Pologne. Un nouvel accord conclu entre Statkraft et le constructeur automobile lui garantit un approvisionnement à 100% en électricité renouvelable en complétant le mix de production éolien et photovoltaïque par de l’hydraulique norvégienne. L’électricité éolienne sera fournie par 200 turbines réparties sur 24 parcs allemands, arrivés au terme de leur contrat de tarif d’achat. Ce PPA permet ainsi d’éviter leur mise hors service. En combinant trois sources d’énergie différentes, cet accord montre que les énergies renouvelables sont capables d’assurer une alimentation fiable et stable à l’industrie.

  • HYBRIDE ÉOLIEN-PHOTOVOLTAÏQUE – Ørsted consolide sa position aux USA 9 avril 2021

    L’entreprise danoise Ørsted a annoncé le 30 mars sa décision finale d’investissement dans le projet Helena Energy Center au sud du Texas. D’une puissance de 518 MW, il s’agira d’un parc hybride éolien et photovoltaïque prévu pour entrer en service début 2022. Situé sur un site propice par son potentiel énergétique et son accès aux réseaux, il consiste en 268 MW d’éoliennes et 250 MW de solaire photovoltaïque pour lesquels Ørsted a contractualisé avec plusieurs PPA pour vendre l’énergie produite, comme celui conclu avec l’entreprise de chimie Henkel et un autre avec l’entreprise de grande distribution Target. Ce projet hybride est également partenaire du programme de recherche Texas Native Seed Program de l’Institut de recherche Caesar Kleberg Wildlife (CKWRI) qui vise à restaurer la flore naturelle au Texas. Avec le projet Helena Energy Center Ørsted continue de progresser au sein du marché états-unien, portant son portefeuille de projets opérationnels et en construction à 4 GW dans le pays.

  • ÉOLIEN EN MER – Aux États-Unis de se jeter à l’eau 9 avril 2021

    Après d’autres, Corée du Sud ou Grande Bretagne, les États-Unis annoncent vouloir faire du développement de l’éolien en mer le pilier de leur transition énergétique et économique. L’administration Biden vient en effet de publier une série de décisions en faveur de ce secteur puisque le pays se fixe officiellement un objectif de 30 GW installés d’ici fin 2030. Les entreprises et les acteurs économiques sont incités à suivre cette voie avec notamment l’annonce d’un programme de prêts garantis doté d’une enveloppe de trois milliards de dollars. L’atteinte de cet objectif nécessitera plus de 12 milliards de dollars d’investissements par an dans des projets sur les deux côtes américaines et devrait permettre la création de dizaines de milliers d’emplois. Les projections font état de 44 000 postes dans l’éolien offshore en 2030. S’il peut apparaître comme ambitieux, le programme américain ne part pas de zéro puisque depuis 2013 plusieurs États ont déjà organisé des appels à projets et ont retenu environ 19 GW de futurs sites en mer, dont les mises en service vont s’étaler jusqu’en 2030. Cette date ne serait d’ailleurs qu’un point d’étape vers l’horizon 2050, pour lequel les États-Unis visent un parc en exploitation de 110 GW. Actuellement, le pays ne compte qu’un seul parc éolien en mer opérationnel, celui de Block Island Wind Farm, composé de cinq turbines Haliade (GE, ex-Alstom) d’une capacité́ totale de 30 MW.

  • INDUSTRIE ÉOLIENNE – L’éolien ne connaît pas la crise 6 avril 2021

    Selon la World Wind Energy Association (WWEA), 93 GW ont été installés dans le monde l’an dernier, dont 52 GW en Chine. Les États-Unis restent en deuxième place, mais loin derrière, avec 16,9 GW. Le tiercé de tête est complété par le Brésil avec 2,5 GW ajoutés en 2020. Malgré la crise sanitaire, le marché éolien mondial a connu une croissance de plus de 50 % par rapport à 2019. La capacité totale en service sur le globe fin 2020 atteint 744 GW, de quoi fournir 7  % de l’électricité mondiale. La Chine affiche une capacité totale cumulée de 290 GW, les États-Unis 122,3 GW et l’Allemagne maintient son rang avec 62,8 GW, près de deux fois plus qu’en Inde, futur géant de l’éolien. L’autre organisation mondiale de l’éolien, le Global Wind Energy Council (GWEC) vient pour sa part de publier le classement annuel des cinq principaux fabricants de turbines éoliennes au niveau mondial en 2020. Comme l’an passé, le groupe danois Vestas occupe la première place avec 16,2 GW installés. Un chiffre qui, soit dit au passage, représente plus de 16 fois le marché total français de 2020 ! Le rapport met en avant la « large stratégie de diversification géographique » du groupe avec de nouvelles installations sur 32 marchés et notamment de bonnes performances aux États-Unis, en Australie, au Brésil, aux Pays-Bas, en France, en Pologne, en Russie ou en Norvège. Le deuxième est l’entreprise GE Renewable Energy qui progresse de deux rangs par rapport au classement de 2019. La firme a installé 14,13 GW dans le monde et a surtout bénéficié du très bon dynamisme de son marché d’origine (les États-Unis) où il a placé pour 10 GW d’éoliennes. Le fournisseur chinois Goldwind complète le podium avec 13,6 GW mais il reste très largement centré sur son marché intérieur avec 12 GW, soit près de 90 % de son activité. Envision (10 717 MW installés) et Siemens Gamesa (8 678 MW) complètent ce classement, respectivement aux quatrième et cinquième places des fabricants éoliens les plus actifs en 2020.

  • ÉOLIEN – Engie ouvre le dialogue sur ses projets 6 avril 2021

    Dans le cadre de son activité de développement et d’exploitation de sites renouvelables en France, Engie a renforcé sa démarche de proximité en développant deux applications tournées vers l’information et le dialogue sur ses parcs en projet, en construction ou en exploitation. La première se nomme Eolien GO. Développée avec la société Highlab, cette application permet de visualiser en réalité augmentée les éoliennes dans le paysage et ce depuis différents points de vue. Utilisée lors des rencontres avec les élus ou les riverains, elle aide à représenter le projet de parc dans son environnement et à retenir sa meilleure configuration. La seconde application, baptisée ENGIE Green & Moi, met à la disposition de tous les publics des informations sur l’avancée des projets, les chantiers en cours et les parcs en fonctionnement.

MARS 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • ÉOLIEN TERRESTRE – Le retour des mâts en bois 26 mars 2021

    InnoVent revient avec ses mâts en bois. Après une longue bataille judiciaire, la Cour d’appel de Nancy vient de donner son feu vert pour la construction de la première éolienne hybride bois/acier en Haute-Marne. En 2006, le développeur éolien, qui prévoit d’installer sept éoliennes en acier sur la commune d’Essey-les-Ponts se voit rendre un avis défavorable suite à une enquête d’utilité publique. Après un long parcours judiciaire, InnoVent obtient l’autorisation de construire son parc et décide d’édifier quatre machines classiques et trois autres hybrides acier/bois. Il faut commencer par installer le mât en acier de l’éolienne (moins long) sur un socle, une structure en treillis composée de poutres de bois. Les travaux débutent, mais la préfecture fait stopper le chantier en avril 2019 pointant le design du mât, qui devait selon elle être intégralement en bois comme prévu initialement. Le 19 janvier 2021, la Cour administrative d’appel de Nancy rend son verdict et suspend l’arrêté préfectoral d’interdiction des turbines hybrides. Le juge invoque l’urgence climatique et reconnaît la contribution du projet « à la lutte contre la pollution et contre le réchauffement ». Une décision historique saluée par l’ensemble des acteurs de la filière. La première éolienne hybride sera mise en service mi-avril. InnoVent indique que ce mât hybride permet de diviser par 8 la quantité de béton dans les fondations et par deux la quantité d’acier utilisée, soit une diminution de 50 % des émissions de CO2 par rapport à un mât conventionnel. « Une innovation française exportable dans le monde entier, se réjouit le développeur. »

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Vers des éoliennes à axe vertical ? 26 mars 2021

    Le projet Periscope, cofinancé par le programme de coopération européen Interreg, a publié un communiqué sur la start-up suédoise SeaTwirl. L’entreprise, qui compte aujourd’hui 13 employés, développe des éoliennes offshore flottantes à axe vertical. Cette technologie est présentée comme plus simple à installer et nécessitant une maintenance moindre que les éoliennes classiques à axe horizontal. La stabilité de la structure flottante est quant à elle assurée par une quille plate permettant de garder la structure droite, à l’instar d’un voilier. Le prototype S1, première éolienne flottante suédoise, consistait en une turbine de 30 kW installée en mer au large de la commune de Lysekil. Aujourd’hui, la SeaTwirl S2, d’une puissance de 1 MW, est en cours de développement et devrait être commercialisée courant 2022, à l’issue des phases de tests sur un modèle pilote. Dans le cadre de sa stratégie sur les énergies renouvelables en mer, l’Union européenne a financé ce projet à hauteur de 2,48 millions d’euros via l’accélérateur EIC (European Innovation Council), à quoi s’ajoutent 500 000 euros dans le cadre du projet Interreg.

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Portail dédié aux renouvelables 19 mars 2021

    L’opérateur en énergie renouvelable, Valorem, vient de mettre en place un portail de financement participatif dédié à ses propres levées de fonds et baptisé “Mon Parc Valorem”. Réalisé en partenariat avec la plateforme Lendosphere le portail regroupe l’ensemble des opérations de Valorem proposant un financement participatif, passées, en cours et à venir. Depuis 2012, date de la première opération du genre, Valorem a convaincu plus de 4 500 prêteurs d’investir 15 millions d’euros dans 39 de ses projets. Dès le lancement du portail, cinq projets éoliens et solaires ont été ouverts au financement participatif : Cléry (Loiret), Saint-Parize (Nièvre), Saint-Amans-Valtoret (Tarn), Montbrun-des-Corbières (Aude) et Garchy (Nièvre). Les modalités de chaque opération concernant les taux d’intérêt ou la durée sont présentées directement sur le portail. Cette démarche vise à rendre l’offre du groupe plus lisible. En 2020, 1,02 milliard d’euros a été collecté sur les plateformes de financement participatif, soit une croissance de 62 % par rapport à l’année 2019, selon le baromètre du financement alternatif en France, publié par Mazars et l’association Financement Participatif France (FPF).

  • ÉOLIEN EN MER – Nouvelle usine pour GE 19 mars 2021

    Le 10 mars, LM Wind Power (groupe General Electric Renewable Energy) a annoncé sa volonté de mettre en service une nouvelle usine de production de pales d’éoliennes dans le Teesside au nord-est de l’Angleterre. Prévue pour débuter sa production en 2023, cette usine servira notamment à fabriquer les éoliennes Haliade-X pour le projet Dogger Bank au large en mer du Nord. Large de 107 mètres de diamètre, les pales de l’Haliade-X en font les plus puissantes éoliennes aujourd’hui en service. Soutenu par le marché britannique très demandeur sur le secteur offshore, GE prévoit la création de 750 emplois directs et de plus de 1 500 emplois indirects dans la région. Cette annonce s’inscrit dans la politique du gouvernement britannique qui prévoit d’atteindre 40 GW d’éolien offshore installés à l’horizon 2030 afin de faire du Royaume-Uni le leader de cette industrie.

  • ÉOLIEN EN MER – Automatisation de la surveillance 11 mars 2021

    Le groupe Belge Sabsca spécialisé dans l’aéronautique a publié un communiqué le 9 mars pour annoncer le succès des tests de drones effectués avec l’exploitant de parcs éolien en mer DEME. Les tests qui se sont déroulés sur le parc Rentel en Belgique sont les premiers de ce type et consistaient en des opérations d’étude, de surveillance, d’inspection, de sauvetage. Des tests de livraison de colis ont également été effectués. Deux types de drones étaient à l’étude, un drone multicopter classique ainsi qu’un drone de surveillance à voilure fixe de plus de 3m d’envergure. Le premier a effectué des vols de surveillance sur le parc depuis la sous station et des navires, tandis que le second était capable de voler 35 km depuis la côte. Les technologies d’intelligence artificielle adaptées au traitement d’image permettent, notamment grâce à la détection infrarouge, d’effectuer des missions de sauvetage en mer très rapidement. Ainsi à terme, les industriels pensent pouvoir considérablement diminuer les coûts d’exploitation liés à la maintenance et la surveillance des parcs actuellement effectuées par bateaux. Sabsca prévoit de déployer ce genre de technologie au-delà des parcs éoliens pour divers besoins en mer et sur terre, dans la région d’Anvers.

  • ÉOLIEN EN MER – Les travaux de raccordement commencent dans le Calvados 11 mars 2021

    RTE vient d’annoncer le démarrage des travaux de raccordement au réseau électrique du futur parc éolien offshore de Courseulles-sur-Mer qui sera situé au large du Calvados pour une mise en service prévue en 2024. Le chantier consiste en une liaison sous-marine de 15 kilomètres entre le parc et le point d’atterrage, lieu de sortie du câble sous-marin, situé au niveau de la commune de Bernières-sur-Mer. Une seconde liaison souterraine de 24 kilomètres ira ensuite de Bernières-sur-Mer jusqu’au poste électrique de Ranville. Composé de 64 éoliennes pour une puissance de 450 MW, le parc produira annuellement l’équivalent de la consommation de 600 000 habitants, soit environ 90 % de la population du Calvados. Selon RTE, le raccordement générera 25 millions d’euros de retombées économiques pour la Normandie. Les différents prestataires seront uniquement locaux : terrassement, fourniture de béton, génie civil, mais aussi les études en mer qui seront réalisées par le laboratoire de l’université de Caen.

  • AILE VOLANTE – Cerf-volant vers l’Asie 5 mars 2021

    Fin février, la startup allemande SkySails Power a annoncé l’expédition depuis le port de Hambourg de son premier système d’aile volante PN-14 vers l’Asie. Le prototype consistait en un cerf-volant de 100 kW pouvant exploiter des vents entre 200 et 400 mètres d’altitude pour produire de l’électricité. Après des tests concluants l’été dernier, l’entreprise passe à l’étape suivante avec une série d’unités dont la première est destinée à l’Asie. L’aile volante PN-14 affiche une puissance de 80 à 200 kW, selon les configurations, avec une surface de 90 à 180 m2. Les prochaines iront alimenter des projets en Allemagne et à l’Île-Maurice. L’avantage principal de ce système est de pouvoir exploiter des vents constants en haute altitude permettant leur utilisation dans des régions reculées, actuellement alimentées en électricité par des générateurs diesel. Le faible impact visuel et la facilité d’installation dans des zones difficiles d’accès permettent de surmonter les problèmes rencontrés par des éoliennes classiques. L’entreprise prévoit également un déploiement en mer sur des plateformes flottantes. Située dans la région de Hambourg, SkySails Power emploie actuellement 90 personnes, et a pour projet de recruter dans les prochaines années, notamment des travailleurs qualifiés en électronique et en mécanique.


  • ÉOLIEN – Hérault : 
la justice exige un démantèlement 5 mars 2021

    
C’est une première : le tribunal judiciaire de Montpellier vient de rendre un jugement devant conduire, pour la première fois en France, au démantèlement d’un parc de sept éoliennes de 93 mètres de hauteur, basé sur le site de Bernagues, à Lunas, près de Lodève (Hérault). Le recours avait été déposé par le collectif “Pour la protection des paysages et de la biodiversité dans l’Hérault”, car le site est localisé dans un couloir privilégié pour les oiseaux migrateurs et elles ont déjà causé la mort de deux oiseaux appartenant à des espèces protégées : un aigle juvénile en 2017 et en 2020, un vautour moine. Le propriétaire du parc éolien, Énergie Renouvelable Languedoc (ERL) du groupe Valeco, a quatre mois pour remettre le site en état sous peine de payer 9 000 euros de pénalités par jour de retard. Le permis de construire de ces éoliennes avait déjà été annulé à trois reprises par le Conseil d’État en 2017, mais il fallait une décision de démolition pour qu’elles soient démantelées.


  • EOLIEN FLOTTANT – Parcs flottants : questions sans réponses 1 mars 2021

    Lundi 22 février, la Commission nationale du débat public (CNDP) a présenté les conclusions des échanges sur l’éolien flottant au sud de la Bretagne. Comme dans le cas du futur parc éolien en mer de la zone “Manche – mer du Nord” (voir l’Actu du 19 novembre 2020), les citoyens ont été consultés autour des deux premiers projets de parc commercial éolien flottant. Le premier devrait être d’une puissance de 250 MW et le second, dont l’attribution n’est pas prévue avant 2024, devrait s’échelonner entre 250 à 500 MW. À l’instar du débat public du futur site normand pour un parc éolien posé, de nombreuses questions sont restées une nouvelle fois sans réponses aux yeux des participants, notamment celles relatives au manque de données environnementales et sur l’absence d’une planification sur le long terme de ce type de projets. L’un des principaux points d’achoppement a été la localisation des deux futurs sites. Malgré le fait qu’une première macrozone de 1 130 km2 avait été préalablement définie, le débat n’a pas permis d’aboutir à une zone consensuelle plus ciblée. Une grande majorité du public a rejeté les zones les plus proches de Groix, Belle-Île-en-Mer et de la presqu’île de Quiberon, là où les éoliennes seraient les plus visibles. De plus, une partie des participants craint que les débats sur l’implantation ne soient que de principe car la conférence régionale de la mer et du littoral, réunissant les parties prenantes bretonnes, avait déjà planché sur la question et abouti à la définition d’une zone consensuelle de 516 km2. Enfin, alors que les quatre fermes pilotes d’éolien flottant françaises n’ont pas encore été construites, des interrogations ont été émises sur la pertinence de lancer des projets industriels avant tout retour d’expérience. « Le public n’a pas compris que l’on n’attende pas les enseignements d’un projet présenté comme expérimental avant de lancer un projet commercial, qui plus est, de grande ampleur », indique le compte rendu de la CNDP. Rappelons toutefois qu’avec 25 GW d’éolien offshore raccordés en Europe fin 2020, les retours d’expérience sur l’éolien offshore posé ne manquent pas.

  • EOLIEN – Unité flottante de désalinisation de l’eau 1 mars 2021

    L’éolien offshore flottant devrait bientôt contribuer à résoudre le problème de la rareté de l’eau potable. Le projet allemand Floating WINDdesal (FWD) consiste en une unité mobile de désalinisation de l’eau de mer, installée sur une structure flottante semi-submersible et surplombée d’une éolienne. La production d’eau potable serait ainsi quasiment entièrement assurée par l’énergie du vent. Floating WINDdesal est piloté par la société Synlift Industrial Products, basé à Potsdam (Brandebourg), spécialiste de la désalinisation d’eau de mer via les énergies renouvelables en partenariat avec d’autres firmes allemandes et européennes*. Une première unité de démonstration doit être mise en service cette année au Moyen-Orient. Selon sa taille, un module est capable de produire 15 000, 30 000 et jusqu’à 50 000 m3 d’eau potable par jour. Le plus grand module pourrait ainsi alimenter l’équivalent d’un demi-million de personnes. L’avantage de cette solution est que l’unité est mobile et pourrait être déplacée en cas de besoin. En outre, l’eau serait produite à un coût inférieur aux procédés traditionnels, assure le directeur du projet Joachim Käufler : « FWD doit rendre la désalinisation d’eau de mer écologiquement durable et économique, tout en la rendant possible à des endroits où la désalinisation conventionnelle ne serait pas finançable. »* Thyssenkrupp Industrial Solutions, CRIST Shipyard, Prysmian Group, Boll & Kirch Filterbau, Aerovide, StoGda Ship Design & Engineering et EMS Maritime Offshore.

FéVRIER 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • ÉOLIEN EN MER – La Corée dévoile ses ambitions 19 février 2021

    Après le Royaume-Uni fin 2020 ou plus récemment la Pologne, la Corée du Sud vient à son tour de dévoiler ses projets en matière d’éolien en mer. Le président du pays, Moon Jae-in, a assuré que « le gouvernement fournira tout le soutien nécessaire dans le cadre de l’objectif de faire de [la Corée du Sud] l’un des cinq plus grands producteurs d’énergie éolienne offshore du monde d’ici 2030 ». Moon Jae-in a notamment promis des mesures administratives visant à raccourcir la période préparatoire au lancement des chantiers et à introduire une législation spéciale pour un “guichet unique”. Preuve des ambitions du pays, un accord d’investissement colossal a été conclu autour de la réalisation de ce qui devrait être le plus grand site de production d’énergie éolienne en mer au monde. Situé dans la province du Jeolla du Sud, le futur parc développera une capacité de 8,2 gigawatts pour un investissement de 43 milliards de dollars. Plusieurs entreprises coréennes dont Korea Electric Power Corp., SK E&C et Doosan Heavy Industries & Construction Co. participent au projet qui devrait créer jusqu’à 120 000 emplois.

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ÉOLIEN TERRESTRE – Luxcara s’associe à GE pour le plus grand parc européen 19 février 2021

    Le gestionnaire d’actifs Luxcara a annoncé le 15 février un accord conclu avec le géant américain GE Renewable pour la construction d’un parc éolien terrestre de 753 MW en Suède. Luxcara finance des projets d’énergie renouvelable depuis 2009 en se concentrant sur les marchés sans subventions. Il possède un portefeuille de 3 GW en Europe. L’accord avec GE stipule la fourniture de 137 éoliennes modèle Cypress 5,5 MW de 158 mètres de rotor au parc d’Önusberget situé dans la région très venté du nord de la Suède, soit 753 MW. À ce jour, il représente le plus important projet éolien terrestre en Europe, mais également le projet le plus important pour GE Renewables en dehors des USA. Les entreprises ont également conclu un contrat de maintenance et de service sur une période de 25 ans pour ce projet, qui devrait permettre d’éviter près d’1 million de tonnes de CO2 au total.

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ÉOLIEN EN MER – Une île artificielle au Danemark 11 février 2021

    L’an passé, le Danemark a signé un accord qui stipule que le pays cessera d’extraire pétrole et gaz en mer du nord après 2050. Cette décision marque un tournant dans l’histoire du pays puisque le Danemark est le premier pays européen producteur de pétrole. Pour préparer le pays à cette échéance, le ministère danois du Climat a annoncé un ambitieux projet de centre énergétique, dont l’appel d’offres est en préparation. Situé en mer du Nord, à 80 kilomètres de la rive de la péninsule du Jutland, ce futur hub se matérialisera sous la forme d’une île artificielle d’une superficie totale de l’ordre de 120 000 mètres carrés, à proximité d’un parc de 200 éoliennes offshore pour la première phase du projet. L’île artificielle centralisera et distribuera l’électricité issue des éoliennes avoisinantes vers le Danemark et les pays voisins. Dans un premier temps, cette énergie devrait permettre l’alimentation en énergie verte de trois millions de foyers. Un volet du projet prévoit également des capacités de stockage pour les surplus de production. Le Danemark souhaite développer ce projet sur la base de partenariats avec le privé et l’appel d’offres à venir devrait préciser les détails de l’opération.

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ÉOLIEN EN MER – Amazon mise sur l’éolien aux Pays-Bas 11 février 2021

    L’Américain Amazon vient d’annoncer qu’il allait acheter plus de la moitié de la production du parc éolien offshore Hollandse Kust Noord qui sera mis en service en 2024 à une vingtaine de kilomètres au large de la station balnéaire d’Egmond aan Zee aux Pays-Bas pour une capacité de production de 759 MW afin d’alimenter en électricité ses sites européens. Ce parc, financé sans aides publiques, composé de 69 turbines Siemens Gamesa, sera construit et exploité par Crosswind Consortium, une co-entreprise fondée par Eneco, fournisseur d’énergie néerlandais et le pétrogazier anglo-néerlandais Shell. Le parc éolien sera couplé à une centrale solaire flottante. Pour le géant du e-commerce, cette initiative contribue à son objectif d’alimenter ses sites avec 100 % d’énergies renouvelables d’ici à 2030. Selon Amazon, cette opération porte à 187 le nombre de projets solaires et éoliens du groupe dans le monde.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Les Français, favorables à l’éolien 4 février 2021

    Plus des trois quarts des Français (76%) ont une bonne image de l’énergie éolienne. Un chiffre qui reste stable depuis 2018 alors qu’en deux ans, l’éolien s’est beaucoup déployé sur le territoire. Ce chiffre fait partie des résultats d’une enquête d’opinion menée en novembre 2020 pour France Énergie Éolienne (FEE) par Harris Interactive. L’étude s’est plus particulièrement intéressée aux habitants résidant à moins de 5 kilomètres d’un parc éolien et les résultats sont éloquents : 85 % des riverains d’un site en activité déclarent que l’installation des éoliennes dans leur commune n’est pas une mauvaise chose et seuls 7 % des citoyens d’une commune abritant un parc déclarent en avoir une très mauvaise image (6 % pour la totalité des Français). L’enquête montre également que c’est dans la tranche d’âge des 35 ans et moins que l’on rencontre le plus d’opinions favorables au développement de la filière (91 % déclare en avoir une bonne image). Pour Antoine Guiheux, secrétaire général de FEE, « l’étude établit qu’il n’y a pas d’évolution de l’image de l’éolien une fois le parc installé, démontrant que, dans un contexte de large déploiement de l’éolien en France, on ne devient pas “anti-éolien”. Être contre l’éolien est une opinion préalable, liée à autre chose que la cohabitation avec un parc éolien. »

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Record de production pour Floatgen en 2020 4 février 2021

    On a l’habitude de dire que la France ne possède pas encore d’éolienne en mer. C’est aller un peu vite et oublier le projet Floatgen d’une éolienne flottante de 2 MW, installée depuis plus de deux ans sur le site d’essai de Sem-Rev (au large du Croisic) et développée par la société Ideol. Le projet s’est d’ailleurs distingué en 2020 en battant son record de productivité avec 6,8 GWh générés, soit 14 % de mieux par rapport à 2019. L’éolienne flottante avait déjà fait parler d’elle en février 2020 lorsqu’elle avait atteint un facteur de charge de 66 % sur le mois et ce, dans des conditions météorologiques plutôt difficiles avec des hauteurs de vagues maximales de près de 11 mètres. Au vu de ces performances, Ideol a confirmé son partenariat avec l’École Centrale de Nantes, qui exploite le site SEM-REV, et signé un accord qui prolonge de trois ans leur partenariat. Ces trois années supplémentaires permettront de poursuivre les activités de recherche afin d’optimiser encore la solution.

JANVIER 2021

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

Voir actus
  • ÉOLIEN EN MER 
 – Pologne : virage vers l’éolien offshore
 28 janvier 2021

    L’association polonaise de l’Énergie du Vent (PWEA) a publié le 13 janvier un article concernant le récent virage éolien qu’a pris la Pologne, qui prévoit 5,9 GW avant 2025. En effet, le sénat polonais vient d’adopter l’Offshore Wind Act sans aucun amendement. Il s’agit d’un projet de loi vieux d’un an sur la promotion de la production d’électricité d’origine éolienne en mer. Il fixe les règles pour l’allocation des soutiens publics aux investisseurs intéressés par la construction de parcs en zone économique polonaise en mer Baltique. La première phase des appels d’offres fait donc état de 5,9 GW d’éolien offshore installés, qui seront alloués par le Régulateur Polonais de l’énergie (ERO) et devraient débuter leur production d’ici 2025. Les dépôts de dossier de la première phase pourront durer jusqu’au 31 mars 2021 et la décision d’ERO devrait être rendue publique à la mi-2021. Avec cette entrée dans le marché européen de l’éolien offshore, la Pologne rejoint la mise en œuvre du Green Deal ouvrant la possibilité d’obtenir des financements de l’Union Européenne.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – 
La justice rejette les tracasseries du préfet
 28 janvier 2021

    Le juge des référés de la Cour administrative d’appel de Nancy a rendu une ordonnance le 19 janvier pour accélérer l’installation d’éoliennes, dont les mâts sont constitués de bois. Le juge a reconnu l’urgence de la demande de l’exploitant d’un parc éolien en Lorraine. L’histoire débute lorsque l’exploitant décide de modifier les matériaux des mâts de son parc, initialement en bois et ayant déjà reçu une autorisation préfectorale, par des mâts hybrides en bois et en acier. Alors, le préfet exige une nouvelle demande d’autorisation, considérant qu’il s’agissait d’une modification substantielle car incohérente esthétiquement avec les mâts traditionnels en acier déjà présents, et ce, alors même que les mâts en bois avaient auparavant été acceptés. En conséquence, l’exploitant fait appel au juge des référés pour obtenir la suspension de cet arrêté préfectoral. Ce dernier refuse d’abord arguant que l’exploitant est responsable du retard pris suite à la modification de son projet. Mais cette décision finit par être annulée par la Conseil d’État en 2020 en raison de l’urgence des effets induits par le litige. En effet, les retards engendrés par cette modification et l’arrêté préfectoral pèsent lourdement sur la société exploitante qui risque de perdre le bénéfice de l’obligation d’achat, alors qu’elle a investi 9 millions d’euros dans le projet, et que les déficits engendrés représentent déjà potentiellement près de 2,9 millions d’euros. Finalement, le juge reconnaît l’urgence à la fois pour ces raisons économiques, parce qu’il considère que la modification aura un très faible impact sur le paysage, et parce qu’il met en avant également l’argument d’intérêt général de lutte contre la pollution et le réchauffement climatique auxquels contribuent les éoliennes. Cette décision fera sans aucun doute jurisprudence sur l’utilisation des mâts en bois et hybrides d’un point de vue esthétique.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – L’Allemagne repart à la charge 28 janvier 2021

    En 2020, l’Allemagne a installé 1 431 MW d’éolien terrestre, indique l’association fédérale de l’éolien (BWE). Cela représente une croissance de 46 % par rapport à 2019, année de l’effondrement avec seulement 1 078 MW mis en service (lire Le Journal de l’Éolien n° 36). L’an dernier, 420 nouvelles éoliennes ont été construites pour 203 démantelées dans le cadre d’opérations de repowering. La capacité éolienne terrestre s’établit désormais à 54 938 MW, à quoi s’ajoutent 7 770 MW d’éolien offshore (219 MW raccordés en 2020). La nouvelle loi énergies renouvelables (EEG), adoptée en décembre, prévoit une capacité installée à terre de 71 GW en 2030. Pour atteindre l’objectif européen de -55 % d’émissions de CO2 à la fin de la décennie, il en faudrait 95 GW, selon le BWE. La profession réclame ainsi de 5 à 6 GW de projets autorisés par an, contre 4 GW d’appels d’offres prévus annuellement par la loi EEG jusqu’en 2028. Cela suppose de libérer du foncier, d’accélérer les procédures et de développer une stratégie pour le repowering. Le BWE ajoute qu’en 2020, l’éolien terrestre a produit près de 20 % de l’électricité du pays, pèse 100 000 emplois pour un chiffre d’affaires de plus de 15 milliards d’euros. Pour l’année 2021, l’association professionnelle pronostique entre 2 000 et 2 500 MW installés à terre.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Une cartographie propice à l’éolien, une idée pas si nouvelle 22 janvier 2021

    Lors d’un débat organisé jeudi 14 janvier à l’Assemblée nationale sur le développement des éoliennes en France, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a déclaré vouloir demander aux préfets de régions de réaliser une cartographie “des zones propices au développement de l’éolien”, affirmant ainsi la volonté gouvernementale d’accélérer le développement de cette énergie dans les territoires. L’objectif de ces futures cartes est d’améliorer la planification du déploiement des nouveaux sites. La ministre a déclaré vouloir « demander aux préfets de région d’engager la rédaction de cartographies des zones propices au développement de l’éolien, en concertation avec les acteurs locaux […] Cette cartographie ne sera pas juridiquement opposable, mais pourra servir de guide lors de la mise à jour des documents d’urbanisme ». S’il semble plein de bon sens, l’exercice de cartographie demandé par la ministre n’est pourtant pas une totale nouveauté. Il se rapproche en effet fortement des zones de développement de l’éolien (ZDE), introduites par la loi de grenelle II de 2010, elles-mêmes remplacées quelques années plus tard par les schémas régionaux éoliens (SRE) contenus dans les schémas régionaux climat air énergie (SRCAE). On se souvient d’ailleurs que ces SRE avaient tous été annulés par le Conseil d’État considérant qu’ils avaient été adoptés sans évaluation environnementale préalable, même si aucun texte réglementaire ne prévoyait une telle évaluation à cette époque. Espérons que les “cartographies des zones propices au développement de l’éolien” connaissent un sort différent.

  • ÉOLIEN EN MER – Normandie : le dialogue concurrentiel ouvert

 22 janvier 2021

    Depuis le 12 janvier 2021, la procédure de mise en concurrence avec dialogue concurrentiel pour le prochain parc éolien au large du Cotentin est officiellement activée sur le site de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les candidats devront déposer un dossier justifiant de leur solidité financière et technique dans un délai de 60 jours (la date de clôture est fixée au 12 mars prochain). Une fois cette date passée, la CRE aura un mois pour transmettre au ministère de la Transition écologique la liste des candidatures qu’elle propose de retenir. Il s’agit de la deuxième fois qu’une telle procédure est lancée, la première avait été organisée pour sélectionner le lauréat du projet éolien en mer de Dunkerque. Inspirée de méthodes danoises ou néerlandaises, la procédure de mise en concurrence avec dialogue concurrentiel est censée rendre plus efficace la préparation et le déroulement d’un appel d’offres. Son objectif est d’identifier, très en amont, des acteurs susceptibles de remporter le futur appel d’offres avec lesquels l’administration va échanger afin de définir en détail le cahier des charges et notamment de préciser la zone exacte du futur site. En parallèle, l’État a d’ores et déjà engagé des études environnementales, géophysiques ou géotechniques qui serviront également à affiner le choix de la zone. En termes de calendrier, dans le cas du prochain parc normand, le gouvernement aimerait aller plus vite que dans le cas de Dunkerque. Le dialogue concurrentiel y avait été lancé en décembre 2016, mais la sélection du candidat final n’avait abouti qu’en juin 2019. Cette fois, l’objectif est d’annoncer le lauréat en 2022.



  • ÉOLIEN TERRESTRE – Facture électrique réduite 14 janvier 2021

    Dans le but d’impliquer davantage les citoyens dans le développement et l’activité de ses parcs éoliens, le producteur d’énergie renouvelable EDPR, associé au fournisseur local d’électricité et de gaz naturel, Synelva, a développé une approche nouvelle en France qui consiste à proposer une réduction de 100 € sur la facture annuelle électriques des habitants proches d’un parc éolien. Cette démarche a été initiée autour du site éolien de Marchéville (Eur-et-Loir) qui, depuis le second semestre de 2020, développe un parc de 13,2 MW de puissance composé de 6 éoliennes. Concrètement, cela s’est traduit par l’envoi d’un coupon de réduction aux habitants de Marchéville, qui devront ensuite le faire parvenir au fournisseur local Synelva. Cette offre est limitée à 500 foyers. Si cette initiative a le mérite de chercher à faire bénéficier directement les populations locales de retombées positives générées par l’implantation des parcs, il n’en reste pas moins que c’est avant tout par une bonne concertation locale que se construit l’acceptabilité des projets.

  • ÉOLIEN OFFSHORE
 – HYDROGÈNE
 – 5 millions d’euros pour le projet OYSTER 14 janvier 2021

    
Le FCH2-JU (Fuel Cells and Hydrogen 2 joint undertaking), un partenariat public-privé de la Commission européenne, a attribué 5 millions d’euros au consortium portant le projet OYSTER qui étudie la possibilité de produire de l’hydrogène par électrolyse directement en mer. Ce consortium, composé d’ITM Power, Ørsted, Siemens Gamesa Renewable Energy et Element Energy, vise à accélérer l’introduction sur le marché des technologies de production d’hydrogène couplées à des parcs éoliens offshore. En effet, pour se développer, ces technologies nécessitent des systèmes très compacts et robustes pour résister aux conditions extrêmes en mer avec un minimum de maintenance. Le projet devra également intégrer un système de désalinisation et de traitement de l’eau de mer afin de pouvoir l’utiliser directement dans le procédé d’électrolyse. Le projet doit durer de 2021 à 2024 et vise, à terme, la fourniture d’hydrogène à un prix compétitif par rapport au gaz fossile.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Premier parc sans subvention au Royaume-Uni 8 janvier 2021

    Le groupe allemand BayWa r.e vient d’annoncer la mise en service du premier parc éolien britannique sans subvention. Situé à Inverclyde, au sud de Greenock à l’ouest de Port Glasgow, le parc éolien a produit ses premiers kilowattheures début janvier. Le site est composé de huit éoliennes pour une puissance totale de 24 MW et l’énergie produite permettra d’éviter plus de 18 000 tonnes d’émissions de CO2 par an. Le parc éolien d’Invercycle représente le premier contrat d’achat d’énergie commercial (PPA : Power Purchase Agreement) sans subvention signé pour la réalisation d’un parc éolien au Royaume-Uni. Le contrat de fourniture d’énergie a été conclu avec l’industriel Tesco Stores Ltd pour une durée de 15 ans, concrétisant ainsi son engagement de couvrir 100 % de ses consommations électriques par de l’électricité d’origine renouvelable d’ici 2030. Ce type de projet n’est cependant pas une première pour BayWa r.e., le groupe avait déjà participé en 2018 au développement de la première centrale photovoltaïque européenne sans subvention avec le parc solaire de Don Rodrigo à Séville en Espagne.


  • Ailes Marines : résultats des études environnementales
 – ÉOLIEN
 OFFSHORE 8 janvier 2021

    En décembre 2020, Ailes Marines, société développant le parc éolien au large de la baie de Saint-Brieuc, a annoncé les résultats des études environnementales et des campagnes de tests d’outillage après deux ans d’études. En conséquence, Ailes Marines a décidé d’abandonner la technique de battage au profit de la méthode de forage pour l’installation des pieux des éoliennes, procédé nettement moins bruyant, ce qui réduira considérablement l’impact, notamment pour les mammifères marins. C’est la première fois que de telles études sont réalisées concernant l’impact du bruit des travaux sur l’environnement marin. Elles montrent que les travaux généreront une intensité sonore comparable à celle des navires de croisière ou des jet-skis et n’entraînent pas d’incidences majeures sur les organismes étudiés. D’autre part, les turbidités mesurées lors du forage (caractérisant la teneur en matériaux en suspension dans l’eau) sont inférieures à 5 NTU (Nephelometric Turbidity Unit, unité standard de mesure de la turbidité) et inférieur à 6 NTU à proximité du point de tranchage, avec des pics ponctuels à 17 NTU. Si le NTU est inférieur à 5 l’eau est claire, entre 5 et 30 légèrement troublée, et supérieur à 50 l’eau est trouble. L’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (Ifremer) a quant à lui estimé que « Les protocoles de réalisation de l’état de référence et du suivi (en phase travaux et exploitation) des populations halieutiques proposés par Ailes Marines et RTE (…) sont suffisamment robustes pour permettre de détecter un éventuel impact du parc et de son raccordement sur les espèces halieutiques ciblées. »

DéCEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • 
ÉOLIEN TERRESTRE
 – Vers un développement plus harmonieux ? 21 décembre 2020

    Le compte-rendu du conseil de défense écologique qui s’est tenu le 8  décembre a été publié sur le site du ministère de la Transition Écologique (MTE), dont l’un des principaux sujets était le développement harmonieux de l’éolien terrestre. Le gouvernement va, avec la filière, expérimenter de nouvelles solutions afin de favoriser l’acceptabilité sociale et environnementale des parcs éoliens. En tête, des mesures concernant les nuisances lumineuses pour les riverains, dues aux éclairages pour la sécurité aérienne, vont être expérimentées pendant les 6 prochains mois. Par ailleurs, la réglementation impose désormais aux exploitants l’excavation complète des fondations lors du démantèlement d’un parc, ainsi que de nouvelles mesures pour 2022 les obligeant à réutiliser ou recycler 90 % de la masse totale des éoliennes. La concertation au sein des territoires est également une priorité. Le gouvernement demande l’élaboration d’une charte avec la filière, afin que les porteurs de projets sollicitent l’accord des communes adjacentes dès les premières phases d’étude des projets, et transmettent aux maires leur étude d’impact environnemental au moins un mois avant leur demande d’autorisation environnementale. L’État s’engage à cofinancer un réseau de conseillers techniques indépendants à hauteur de 5 millions d’euros sur 3 ans, au service des collectivités locales pour leur permettre de mieux appréhender les projets éoliens et photovoltaïques sur leurs territoires. Enfin, une cartographie des zones propices au développement des parcs sera déterminée par les préfets de chaque région afin de sécuriser l’atteinte des objectifs de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Dans cet objectif, le MTE et le ministère des Armées devront également identifier d’ici 2021 des solutions permettant de libérer des espaces d’installation, notamment équipés de radars, car aujourd’hui seuls 20 % du territoire sont accessible aux éoliennes.

  • ÉOLIEN EN MER – 
Coopération en mer du Nord
 21 décembre 2020

    L’Allemagne et le Danemark ont annoncé le 14 décembre leur volonté de coopérer étroitement au développement de l’éolien en mer du Nord. Les deux pays envisagent en particulier de développer ensemble des îles artificielles devant servir de bases de déploiement et de maintenance des parcs offshore, mais aussi de hubs au réseau électrique en mer. À terme, ces îles, dites “Energy Hubs”, pourraient également accueillir des électrolyseurs pour y produire de l’hydrogène vert. Le Danemark porte déjà le projet de construction de deux Energy hubs d’une capacité d’au moins 5 GW d’ici 2030. Par la suite, le pays scandinave souhaite créer des hubs de 12 GW. Lors de l’annonce de ce partenariat transfrontalier, le ministre danois du Climat et de l’Énergie, Dan Jørgensen, a rappelé la décision de son pays de cesser l’exploitation de pétrole et de gaz d’ici 2050. Le dernier numéro du Journal de l’Éolien, également paru le 17 décembre, comporte un dossier complet sur l’industrie éolienne offshore, traitant notamment des Energy hubs en mer du Nord.

  • ÉOLIEN EN MER – 
Au Royaume-Uni, Eni devient partenaire du plus gros projet en cours 10 décembre 2020

    Equinor a annoncé le 4 décembre avoir conclu un accord avec Eni pour vendre 10 % de ses parts des phases A et B du projet Dogger Bank au Royaume-Uni. Ce projet en 3 phases est le plus important projet éolien en mer en construction avec 3,6 GW installés et équipé de la nouvelle Haliade-X de 13 MW de GE. L’autre actionnaire principal, SSE, a également prévu de vendre 10 % de ses parts à Eni aux mêmes conditions, ce qui fera 40 % pour Equinor, 40 % pour SSE et 20 % pour Eni au final. La transaction des 10 % est prévue début 2021, pour un montant de 202,5 millions de livres sterling (environ 225 millions d’euros). D’après Eni, entrer sur le marché de l’éolien offshore avec deux des principaux acteurs du secteur est une opportunité pour gagner en compétence et se développer en conformité avec les objectifs européens à l’horizon 2050. La phase C du projet n’est quant à elle pas concernée : Equinor et SSE gardent chacun 50 % des parts.

  • ÉOLIEN EN MER
 – La zone du futur parc au large de la Normandie a été dévoilée
 10 décembre 2020

    La ministre de la transition écologique, Barbara Pompili, et la ministre de la mer, Annick Girardin, viennent de dévoiler la zone qui accueillera le huitième parc éolien en mer français. Celle-ci est située à plus de 32 kilomètres des côtes normandes au large du Cotentin. Cet espace présente un niveau d’activité de pêche faible et des enjeux de biodiversité limités. La procédure de mise en concurrence peut donc débuter. Elle permettra d’affiner la zone d’implantation, actuellement de 500 km2, pour le futur parc dont la capacité sera d’environ 1 000 MW et qui permettra de produire l’électricité nécessaire aux besoins de 800 000 foyers. La sélection du lauréat est prévue courant 2022. Cette annonce vient après la présentation en novembre dernier des conclusions du débat de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur le futur site éolien en mer dans la zone « Manche – mer du Nord » (voir l’Actu du 19 novembre). Ce débat avait notamment conclu à l’importance de points comme l’impact du futur parc sur l’activité de pêche et la planification du déploiement de l’éolien en mer pour le public qui avait participé aux échanges. Des thématiques qui étaient alors restées sans réponses précises. Aussi, les ministres ont annoncé la nomination d’un garant chargé de s’assurer que l’État apporte des réponses aux différentes interrogations du public. Il sera désigné par la Commission nationale du débat public. Par ailleurs, un site internet d’information sur l’ensemble des projets éoliens en mer devrait être mis en ligne courant 2021, indique le ministère.

  • TRIBUNE – Le jeune Ministère de la Mer défend l’éolien
 4 décembre 2020

    Annick Girardin, actuelle ministre de la Mer, a rédigé un plaidoyer sur l’éolien en mer, publié le 29 novembre dans Le Journal du Dimanche. La filière, très en retard au niveau mondial, et notamment en comparaison à ses voisins européens, fait face à de nombreuses oppositions en France. La ministre défend la mission confiée cet été à son ministère pour développer les espaces maritimes français, considérés comme d’ordre stratégique. Elle prévoit qu’à l’horizon 2050 près d’un quart de l’électricité produite en France le sera en mer, contre 0 % aujourd’hui. Consciente des enjeux environnementaux, touristiques, de pêche, et même économiques, elle met en avant l’opportunité de développer l’éolien en mer, qui est de plus en plus compétitif, à l’image du futur parc de Dunkerque développé par EDF sans soutien public. Ce parc devrait représenter en 2050 près de 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 5 000 emplois non-délocalisables. Déjà affaiblie par les nombreux recours contre elle, la filière avait également subi des renégociations de contrats sur 6 de ses projets de parcs en 2018, jugés trop onéreux en comparaison aux nouvelles technologies disponibles en Europe. La ministre souhaite aujourd’hui montrer le soutien du gouvernement et appelle les industriels et les scientifiques à s’approprier le sujet, pour faire de la France, pays européen au potentiel maritime le plus fort, l’un des leaders mondiaux.

  • ÉOLIEN EN MER – Jackpot pour GE 4 décembre 2020

    General Electric (GE) vient d’annoncer que le financement des phases A et B du projet éolien Dogger Bank Wind Farm de 3,6 GW, au large de la côte nord-est de l’Angleterre, venait d’être bouclé. Le projet, développé par SSE Renewables et Equinor, se fera en effet en trois phases de 1,2 GW chacune. Pour les phases A et B, GE Renewable Energy a remporté le contrat de livraison de 95 machines de type Haliade-X 13 MW pour chaque tranche, soit 190 machines au total. La construction de la première tranche de ce qui sera à terme le plus grand parc éolien offshore du monde, va pouvoir débuter. Les développeurs du projet ont conclu un accord avec un consortium d’institutions financières publiques et privées comprenant BNP Paribas ainsi que des agences de crédit à l’exportation telles que Bpifrance, la GIEK, l’Agence norvégienne de garantie des crédits à l’exportation, et la EKN, l’Agence suédoise de crédit à l’exportation. Le parc éolien de Dogger Bank devrait atteindre sa pleine activité commerciale en 2026. Une fois achevé, ce méga parc éolien en mer devrait alimenter jusqu’à 6  millions de foyers par an au Royaume-Uni, ce qui équivaut à 5 % de sa demande d’électricité. Ce projet est une pièce centrale dans les ambitions éoliennes offshore du Royaume-Uni (40 GW d’ici 2030).

NOVEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

Voir actus
  • ÉOLIEN EN MER – Fécamp lance sa base de maintenance 26 novembre 2020

    EDF Renouvelables vient d’annoncer le démarrage de la construction de la future base de maintenance du parc éolien en mer de Fécamp, qui durera 14 mois. Cette structure, composée de 1 200 m² de bureaux et 800 m² d’entrepôt, accueillera une équipe de 100 personnes en charge de l’exploitation et de la maintenance du futur parc : maintenance préventive et corrective sur les installations, surveillance et optimisation de la production du parc, suivi des conditions météorologiques et planification des interventions. Le chantier a été confié à Eiffage. La construction des pontons, qui serviront aux navires pour acheminer les techniciens de maintenance sur les éoliennes, sera exécutée par Manche Industrie Marine à Dieppe. Une partie des salariés de la base de maintenance sera formée au métier de technicien de maintenance éolien en mer par le Lycée Guy de Maupassant à Fécamp avec le BTS maintenance des systèmes, option éolien. Le parc éolien en mer de Fécamp aura une capacité de près de 500 MW et sera composé de 71 éoliennes localisées entre 13 et 22 km au large des côtes. Sa mise en service est prévue pour 2023.

  • EUROPE – La Commission dévoile sa stratégie pour les énergies marines 26 novembre 2020

    Comme annoncé, la Commission européenne a rendu publique le 19 novembre sa stratégie sur les énergies renouvelables marines. Le point central de celle-ci est d’augmenter la capacité de l’éolien en mer, pour la faire passer de 12 GW aujourd’hui à 60 GW en 2030, puis à 300 GW en 2050. La Commission estime à près de 800 milliards d’euros les besoins d’investissement d’ici 2050, et a clarifié les règles du marché dans un document de travail de ses services. Elle veillera également à ce que les lignes directrices des États membres en matière d’énergie et d’environnement facilitent le déploiement des énergies marines renouvelables. Elle encourage les États à utiliser la « Facilité pour la reprise et la résilience » qui vise à mettre à disposition 672,5 milliards d’euros sous forme de prêts et subventions destinés à soutenir leurs réformes et investissements, ainsi que le programme InvestEU adopté en 2019. Pour permettre le développement industriel de la filière, la Commission veut assurer une chaîne d’approvisionnement en soutenant la formation des travailleurs du secteur et les infrastructures de production. La coopération transfrontalière est également un point central pour optimiser les coûts et le déploiement des parcs.

  • ÉOLIEN EN MER – Manche : questions sans réponses 19 novembre 2020

    Les conclusions du débat de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur le futur parc éolien en mer dans la zone “Manche – mer du Nord” ont été publiées. Il s’agissait de se prononcer sur la localisation de la ou des zones potentielles d’implantations d’un parc éolien de 1 GW dans la Manche, au sein d’une macro zone prédéfinie de 10 500 km2 , s’étendant de Cherbourg au Tréport. Signe de son intérêt, le débat a enregistré 5 600 participants et contributeurs, soit une mobilisation bien supérieure à celle observée lors des sept précédents débats organisés sur des projets éoliens en mer. La CNDP a constaté une défiance grandissante à l’encontre des pouvoirs publics notamment par le fait que des points importants, et déjà largement évoqués par le passé, sont restés sans réponse. Les principales questions ont tourné autour de l’impact du futur parc sur l’activité de pêche et sur la planification du déploiement de l’éolien en mer pour les années à venir. Les pêcheurs ont questionné les autorités sur les conséquences du Brexit et l’opportunité de les laisser exercer leur activité au milieu du parc éolien. Deux points sur lesquels ils estiment avoir eu trop peu de réponses. Le manque d’information n’est pas que politique, il est aussi scientifique notamment sur le plan des impacts environnementaux. Certaines interrogations, comme le bilan carbone et le coût complet comparé des différentes énergies, restent toujours sans réponse, et cela, presque dix ans après les premiers débats. Pour la commission, il est désormais urgent d’apporter des éléments d’information sur ces points sous peine de voir la parole publique discréditée.

  • ÉOLIEN EN MER – Trois lauréats d’un AMI dédié à l’éolien offshore 19 novembre 2020

    Le 16 novembre 2020, trois projets lauréats de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Challenge Innovation : éolien en mer » lancé un an plus tôt par WPD et le Pôle Mer Bretagne Atlantique ont été dévoilés. Cet AMI s’adressait principalement aux entreprises et structures implantées en Bretagne et Pays-de-la-Loire. Le premier lauréat est le projet OT2W piloté par Génie Wind Marine. Il est basé sur un concept de navire “pousseur barge” haute mer proposant des services innovants. L’idée consiste à éviter les allers-retours du navire installateur entre le port, où sont stockés les éléments des éoliennes, et le parc en construction. Dans cette configuration, le navire installateur reste sur la zone du parc et est alimenté par un navire pousseur d’une barge sur laquelle reposent les pales, nacelles, mâts et autres fondations. Genie Wind Marine estime ainsi pouvoir réduire de 10 à 20 % le budget d’installation. Deuxième projet retenu, celui de la société Piriou (entreprise française spécialisée dans la construction et la réparation navale), autour d’un modèle de navire hybride hydrogène/gasoil équipé de deux piles à combustible de 140 kW alimentées en hydrogène grâce à un réservoir. Piriou estime que l’hydrogène pourrait propulser ce navire destiné au transfert des personnes un tiers du temps d’opération. Troisième lauréat, la société Kopadia, basée dans l’incubateur de Paris-Saclay est spécialisée dans l’inspection industrielle sous-marine. Elle a proposé un projet de réseau de capteurs installés sur les parcs éoliens en exploitation afin d’optimiser leur monitoring et d’en améliorer la maintenance.

  • ÉOLIEN EN MER – Association pour une offre intégrée 13 novembre 2020

    Dolfines, expert en gestion de projet et en ingénierie des fondations pour éoliennes en mer (posées ou flottantes) ou sur terre et 8.2 France, spécialiste de la due diligence et de la maintenance, ont annoncé le jeudi 12 novembre la signature d’un protocole d’entente afin de s’associer pour proposer une offre de services intégrés au marché de l’éolien notamment offshore. À l’origine de cet accord, le constat partagé par les deux entreprises françaises sur le manque patent d’acteurs, en France ou en Europe, intégrant des services de gestion d’actifs et de conseil en ingénierie. La plupart des sociétés n’interviennent souvent que sur leur propre domaine d’expertise sans avoir une approche plus complète. « 8.2 France nous apporte son expertise dans les technologies éoliennes très complémentaires des nôtres, nous poursuivons la construction méthodique d’une offre créatrice de valeur pour les grands acteurs du gigantesque marché des énergies renouvelables », a déclaré Jean-Claude Bourdon, président de Dolfines. De son côté, Bruno Allain, Président de 8.2 France, a vu dans Dolfines « Un complément majeur et stratégique à [leur] offre de par son expertise dans les fondations et la gestion de projets offshore et onshore en France et à l’international ». Pour les deux associés, le très fort potentiel du marché européen de l’éolien en mer (450 GW de capacité éolienne offshore pourraient être installés en Europe d’ici 2050 selon l’association WindEurope) offre un terrain de chasse privilégié pour leur nouvelle offre.

  • ÉOLIEN EN MER – La Commission planifie la relance 13 novembre 2020

    La Commission européenne va présenter son plan pour la relance de l’industrie éolienne le 18 novembre. Le quotidien allemand Handelsblatt a pu le consulter et voici ce qui en ressort : elle prévoit de multiplier la production éolienne en Europe par 25 d’ici 2050 en développant un réseau d’éoliennes en mer Baltique, en Mer du Nord, en Méditerranée et dans l’Atlantique, soit 300 GW installés. La Commission prévoit que les investisseurs privés ne pourront pas atteindre seuls cet objectif. Elle estime en effet les besoins d’investissements supplémentaires à 789 milliards d’euros et affirme qu’une amélioration de la coopération transfrontalière est nécessaire pour optimiser l’implantation des réseaux électriques et des moyens de production en réduisant notamment les effets de sillage. En effet, les futures infrastructures seront de plus en plus éloignées des côtes nationales ce qui nécessitera une planification très concertée. La France avec ses 4 700 km de côtes devrait être un acteur majeur de ce plan ambitieux.

  • ÉOLIEN EN MER – L’Haliade-X de 13 MW se confirme 5 novembre 2020

    L’Haliade-X de 13 MW, développée par l’Américain GE, est notamment prévue pour débuter sa production au second semestre 2021 sur le site de Saint-Nazaire. Version améliorée de celle de 12 MW, elle mesure 248  mètres et possède des pales longues de 107 mètres. Testée à Rotterdam depuis novembre 2019, elle a permis après optimisation, d’atteindre une puissance maximale de 13 MW, ce qui d’après GE permettra de produire 4 % d’électricité supplémentaires par an. Ses futurs modèles commerciaux ont déjà été commandés pour le projet Dogger Bank au Royaume-Uni et pour des projets aux États-Unis dans le Maryland et le New Jersey. Aujourd’hui éolienne en service la plus puissante, elle devrait cependant être détrônée en 2024 par la future SG 12-222 DD développée par le germano-espagnol Siemens-Gamesa qui fera plus de 14 MW.

  • ÉOLIEN EN MER – 
L’Écosse ambitionne 11 GW d’éolien en mer d’ici 2030
 5 novembre 2020

    Suite aux annonces faites début octobre par Boris Johnson concernant un plan de développement de l’éolien en mer au Royaume-Uni très ambitieux (30 à 40 gigawatts de puissance d’ici à 2030 – voir l’actu du 8 octobre), le gouvernement écossais vient de se fixer un objectif de 11 GW pour la même échéance. Cette annonce s’inscrit dans la stratégie énergétique de l’Écosse pour une décarbonation de son système énergétique et des transports. Pour accompagner le développement des sites en mer, le gouvernement écossais a mis en place un programme destiné à identifier les zones maritimes les plus appropriées pour les futurs projets éoliens. « C’est un moment charnière pour le développement de notre secteur éolien offshore. Nos mers abritent parmi les meilleures ressources éoliennes au monde et notre ambition de capitaliser sur ce potentiel fait partie de l’action audacieuse que nous menons pour soutenir la reprise économique et devenir une société à zéro émissions de CO2 », a déclaré le ministre écossais de l’énergie, Paul Wheelhouse.

OCTOBRE 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

Voir actus
  • RECRUTEMENT – 350 offres d’emplois au Havre 29 octobre 2020

    Bouygues construction a publié plus de 350 offres d’emplois dédiés au chantier du parc éolien offshore de Fécamp. En collaboration avec Pôle emploi, une campagne de recrutement a été lancée au Havre pour des emplois de coffreurs et d’armaturiers/ferrailleurs dans le cadre de la fabrication des 71 éoliennes du futur parc offshore. Le recrutement se fait sans CV ou qualifications, mais se concentre principalement sur la motivation des candidats, car une formation est prévue par Bouygues, pour des contrats de 12 à 18 mois, rémunérés entre 1 500 et 1 600 €/mois pour les coffreurs. Une trentaine de sessions de tests sont programmées jusqu’en décembre pour une prise de poste à partir de janvier. Bouygues précise que ces contrats peuvent déboucher sur d’autres opportunités de chantiers.

  • APPEL D’OFFRES – L’éolien en baisse de 4 % 29 octobre 2020

    La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, a annoncé le 20 octobre la liste de 100 projets lauréats aux appels d’offres Énergies renouvelables, pour une puissance totale de 600 MW. Ils bénéficieront d’un tarif d’achat garanti de l’électricité dans le cadre de l’accélération du développement des énergies renouvelables électriques. 23 projets éoliens d’une puissance de 258 MW installés avec un tarif moyen de 59,7 €/MWh, soit 4 % de baisse par rapport à la session d’appel d’offres du premier semestre 2020. Le gouvernement a également annoncé le 19 octobre le doublement des capacités d’effacement bénéficiant d’un soutien public. Les 59 projets lauréats représentent une puissance de plus de 1 509 MW effaçables. Le plafond de prix a été doublé passant à 60 000 €/MW mobilisable pour 2021, afin de compenser la réduction de disponibilité du parc nucléaire cet hiver du fait de sa maintenance décalée par le confinement.

  • STOCKAGE EN MER – La technologie Remora récompensée 22 octobre 2020

    Le groupe français d’ingénierie Segula Technologies développe depuis 2015 une solution de stockage par air comprimé de l’électricité produite en mer, baptisée Remora. « Une nouvelle étape de ce projet a été franchie en juin dernier avec le succès des premiers tests de fonctionnement d’un prototype terrestre baptisé ODySEA, indique le groupe. » Ce dernier vient ainsi d’être récompensé pour cette technologie par le Grand Prix National de l’Industrie 2020, organisé par Syntec-Ingénierie. Elle a en effet coché tous les critères évalués par le jury, innovant, pluridisciplinaire, intégrant des composantes du développement durable, attentif aux problématiques technico-économiques et participant à la relance pour une économie résiliente. À présent, les équipes de Segula travaillent au développement d’un véritable démonstrateur en mer, Seamac, devant être installé au large du Croisic et pour lequel le groupe cherche des partenaires industriels.

  • ÉOLIEN OFFSHORE – 228 GW d’éolien offshore en 2030 22 octobre 2020

    Selon les projections de l’IRENA, la capacité mondiale installée d’éolien offshore atteindra 228 GW d’ici 2030. Un chiffre très proche de celui avancé à l’été par un premier travail de projection réalisé par le GWEC (Global Wind Energy Council) et qui avait conclu à un parc de 234 GW au même horizon temporel. L’agence internationale a profité de la diffusion de cette projection pour rappeler que pour elle, les énergies renouvelables offshores dans leur globalité connaîtront une croissance substantielle au cours de la prochaine décennie et joueront un rôle essentiel dans la transition énergétique mondiale. Cet ensemble comprend l’éolien offshore, mais également l’énergie des vagues, des marées, l’énergie thermique des mers et le solaire photovoltaïque flottant. Les énergies marines, hors éolien, devraient atteindre une capacité de 10 GW en 2030, estime l’IRENA. Afin d’accompagner le développement de ces filières, cette dernière a mis en place un cadre de collaboration entre une quarantaine de pays dans le but d’identifier les actions de collaboration internationale pour comprendre le rôle des énergies renouvelables en mer dans la transition énergétique et assurer leur déploiement futur. Lors de la première réunion de ce groupe de travail, les pays engagés ont identifié des domaines dans lesquels l’IRENA pourrait soutenir ses membres dans l’avancement de projets de démonstration conjoints et la commercialisation de nouvelles technologies offshores. Les thèmes de travail sont plus particulièrement la réduction du coût des technologies, le couplage des énergies renouvelables offshores avec le Power-to-X, le transfert de connaissances et de compétences du pétrole et du gaz offshore vers les énergies renouvelables en mer.

  • ÉOLIEN OFFSHORE
 – Certification internationale pour les flotteurs de Naval Énergies 16 octobre 2020

    La structuration d’une offre industrielle française en matière d’éolien en mer progresse. Ainsi, Naval Énergies vient d’obtenir une certification internationale pour la technologie de ses flotteurs semi-submersibles, qui seront utilisés dans le parc de Groix et Belle-Île. Cette certification a été accordée par DNV GL, un organisme de renommée internationale particulièrement impliqué dans les énergies renouvelables et notamment dans le secteur de l’éolien en mer. L’évaluation détaillée effectuée par les experts de DNV GL s’est concentrée sur les méthodes de calcul globales liées à l’hydrodynamique, à la structure, à l’ancrage et aux campagnes de tests en bassin. Elle a abouti à l’approbation, documentée dans un rapport de certification, des méthodes de calcul et de conception applicables au flotteur semi-submersible de Naval Énergies. Cette certification montre que les méthodes de calcul et de conception de Naval Énergies sont applicables pour les projets d’éoliennes flottantes actuels, mais également pour des projets futurs. Laurent Schneider-Maunoury, Président de Naval Énergies, a déclaré : « Notre objectif est de produire, pour la ferme pilote de Groix et Belle-Île, dont nous sommes partenaires, mais aussi pour les futures fermes commerciales en France et dans le monde, un flotteur avec les plus hauts standards alliant qualité, durabilité et bien sûr performance technique et économique. Cette certification, délivrée par un organisme indépendant et expert dans notre secteur, est une avancée majeure. En apportant la preuve de la robustesse de nos méthodes de calcul et de conception, elle apporte une certitude et donc une confiance à nos clients actuels et futurs, condition indispensable au développement industriel et commercial que nous visons. »

  • ÉOLIEN OFFSHORE
 – Une feuille de route pour la Pologne ?
 16 octobre 2020

    L’Association polonaise pour l’énergie du vent (PSEW) a publié un rapport en septembre présentant sa vision du développement de l’éolien offshore en mer Baltique. D’après ce dernier, la Pologne pourrait couvrir 60 % de sa demande d’électricité par l’éolien offshore d’ici 2050, ce qui représenterait 28 GW installés pour produire 140 TWh par an, d’après les estimations du PSEW. Afin d’y parvenir, l’association encourage le développement d’un schéma de régulation stable pour tous les investisseurs sur le long terme. Actuellement, douze projets sont en développement dans la partie polonaise de la mer Baltique et le raccordement a été acté pour deux d’entre eux, soit une capacité de 2,2 GW, et sept autres sont en phase de discussion, soit 7,95 GW (lire Le Journal de l’Eolien n° 33). D’après la Commission européenne, le potentiel total de la mer Baltique s’élève à 93,5 GW sachant que, dans son plan de décarbonation, elle vise 450 GW d’éolien offshore installés en Europe à l’horizon 2050. Le PSEW invite à davantage de coopération entre pays dans le développement de leurs politiques énergétiques, notamment concernant l’utilisation de l’espace maritime et le développement des interconnections. En effet, une étude datant du mois de mars mettait déjà en avant le fait que les effets de sillage des parcs frontaliers n’étaient que peu pris en compte lors de l’élaboration des projets.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – EolMed sélectionne ses turbines 8 octobre 2020

    Qair Marine (anciennement Quadran Énergies Marines), développeur du projet éolien en mer flottant EolMed, a annoncé ce lundi 5 octobre avoir sélectionné MHI Vestas Offshore Wind en tant que fournisseur. En effet, cette coentreprise détenue par deux filiales de Vestas et Mitsubishi, spécialisée dans l’éolien offshore, livrera trois turbines V164 de 10 MW chacune pour le futur projet pilote EolMed. Aidé par l’Ademe, ce second projet issu de l’appel d’offres de 2016 attribué par l’État se situera en Méditerranée, à 18 km au large de Gruissan et de Port la Nouvelle. Parallèlement, Qair a également annoncé le 7 octobre que Total venait de souscrire à une augmentation de capital, l’amenant à devenir actionnaire à 20 % d’Eolmed. Fort de son expérience industrielle en milieu marin, Total sera un partenaire privilégié pour Qair Marine dans sa tentative de démontrer la maturité et la compétitivité de ces technologies.

  • ÉOLIEN EN MER
 – L’or bleu plutôt que l’or noir 8 octobre 2020

    Mardi 6 octobre, à l’occasion de la conférence annuelle du Parti conservateur, Boris Johnson a annoncé un très ambitieux plan de développement de l’éolien au Royaume-Uni. Le Premier ministre britannique souhaite en effet porter la puissance éolienne en mer du Royaume-Uni de 30 à 40 gigawatts d’ici à 2030 contre 9,8 gigawatts fin 2019. L’objectif est simple, faire en sorte que l’éolien « alimente tous les foyers en 2030 » et ainsi faire de son pays « l’Arabie Saoudite de l’éolien », référence à l’exploitation du gisement d’hydrocarbures que l’on pensait illimité dans ce pays du Golfe. Un tel programme a un coût à la mesure de ses ambitions puisque, selon les évaluations du cabinet Aurora Energy Research, cité par le quotidien Les Échos, cela nécessiterait l’investissement de 50 milliards de Livres de la part de la filière britannique. Pour convaincre l’ensemble des investisseurs, Boris Johnson a promis d’injecter 160 millions de Livres dans les ports et les usines du pays afin d’initier un mouvement industriel qui déboucherait sur une filière “Made in UK”. Un tel effort devrait créer rapidement 2 000 emplois dans la construction et permettre au secteur de générer jusqu’à 60 000 emplois directs et indirects d’ici à 2030. Dans son projet, la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne permettra à Londres de distribuer plus librement ses aides aux villes côtières et aux centres industriels du pays. Ses engagements sur l’éolien s’inscrivent dans un plan en 10 points que le gouvernement britannique est en train de finaliser. Cette feuille de route pour une “révolution industrielle verte” doit mener le pays vers une neutralité carbone d’ici à 2050.

  • EOLIEN OFFSHORE – Première nacelle pour le parc de Saint-Nazaire 2 octobre 2020

    GE Renewable Energy, la filiale de General Electric dont l’usine de fabrication d’éolienne offshore est basée à Montoir-de-Bretagne près de Saint-Nazaire, a célébré le 15 septembre dernier la sortie d’usine de la première nacelle du futur Parc du banc de Guérande-Saint-Nazaire. Contenant la génératrice, elle est la première de la série d’éolienne Haliade 150 de 6 MW pour le projet de Saint-Nazaire à être assemblée sur le site. Cet évènement marque une nouvelle étape pour le développement de ce projet porté par GE Renewable Energy, EDF Renouvelables et Enbridge, mais surtout pour la filière offshore française tout entière. En effet, ce sont plus de 1 000 emplois créés au niveau local pour la phase de construction de ce parc, composé de 80 éoliennes situées entre 12 et 20 kilomètres des côtes, et dont la mise en service est prévue en 2022. Parallèlement au chantier de GE, des travaux de terrassement ont lieu sur le port de Saint-Nazaire pour préparer le site de stockage et d’assemblage final des éoliennes. La phase d’installation devrait, quant à elle, débuter en 2021 avec les fondations et les câblages, puis la sous-station électrique l’été prochain.

  • INNOVATION – 
Des pales recyclées à 100 % 2 octobre 2020

    L’Institut de Recherche Technologique Jules Verne (IRT) basé à Nantes vient d’annoncer la création d’un consortium dédié à la recherche pour des pales d’éoliennes 100 % recyclables. Ce projet, intitulé ZEBRA (Zero wastEBlade ReseArch) regroupera Engie, Suez et Owens Corning (leader mondial de la production de fibre de verre), mais aussi le fabricant de pales LM Wind Power, le Centre Technologique CANOE pour les composites et les matériaux avancés, et Arkema spécialisé dans les matériaux de performance. Après 20 ou 30 ans de service, les pales actuelles sont déjà à 80 % recyclables mais l’objectif de ce nouveau projet est d’arriver à 100 %. Le consortium travaillera autour de la résine thermoplastique Elium, d’Arkema qui offre des performances physico-mécaniques reconnues, associées à une recyclabilité intégrale avec pour objectif l’étude de la faisabilité industrielle de la production. Le projet, qui a été lancé pour une période de 42 mois, bénéficie d’un budget global de 18,5 millions d’euros.

SEPTEMBRE 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • ÉOLIEN OFFSHORE – Un contrat de 2,5 GW pour GE 25 septembre 2020

    Le 22 septembre, GE renewable energy a annoncé avoir finalisé son contrat avec Dogger Bank Wind Farm (une joint-venture de SSE Renewables et d’Equinor) pour le projet situé à plus de 125 km au large de la côte du Yorkshire, et dont les deux premières phases seront chacune équipées de 95 Haliade-X de 13 MW. Le contrat de fourniture inclut les 190 éoliennes ainsi qu’un support opérationnel de 5 ans. Les Haliade-X de 13 MW sont une version améliorée de celles de 12 MW, notamment opérationnelles à Rotterdam depuis novembre 2019. Elles possèdent un rotor de 220 mètres de diamètre et des pales de 107 mètres. Les Dogger Bank A et B auront une capacité de 1,2 GW chacun, le premier étant supposé être opérationnel en 2023 et devrait être le premier parc au monde à installer des machines de cette puissance. Ce parc sera également le premier au Royaume-Uni à utiliser le HVDC (courant continu haute tension) pour son raccordement.

  • RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT ÉOLIEN – Éolienne flottante bi-mât 25 septembre 2020

    Le prototype Nezzy² passe en conditions marines. 
EnBW et Aerodyn engineering ont débuté la phase de test en Mer Baltique pour leur prototype à l’échelle 1 : 10 de Nezzy². Cette éolienne flottante à deux têtes, de 18 mètres de hauteur, jusqu’à présent en test dans une ancienne gravière près de Bremerhaven est enfin passée aux conditions de la Mer Baltique pour tester son comportement en présence de houle et de vents plus importants. Elle flotte actuellement à 650 mètres du Port de Vierow au nord de l’Allemagne. Cette technologie flottante pourrait à terme permettre de réduire les coûts de production des éoliennes flottantes grâce à une surface de rotors deux fois plus élevée pour un seul flotteur. EnBW annonce que si les tests sont concluants, une version à taille réelle devrait être installée en Chine entre 2021 et 2022, et cherche à terme à déployer ce type de technologie en France, où le flottant pourrait dépasser les contraintes dues aux profondeurs marines pour le secteur offshore.

  • INNOVATION – L’éolien aéroporté prend son envol 18 septembre 2020

    L’entreprise allemande Enerkite lance une campagne de financement participatif dans le cadre de la commercialisation de son aile volante EnerKíte 2020. Ultra léger et semblable à un deltaplane, ce cerf-volant éolien est mis en altitude via un mât rotatif posé au sol afin d’exploiter l’énergie cinétique du vent. L’aile va donc être propulsée et former des huit dans les airs pour atteindre des vents plus puissants à une altitude allant de 100 à 500 mètres. Les rotations en altitude du cerf-volant exercent une traction sur un câble relié à un alternateur au sol afin de transformer cette énergie mécanique en électricité. Deux autres câbles sont fixés aux extrémités de l’aile et reliés à un enrouleur au sol, ce dispositif servira au décollage et à l’atterrissage du système. Le câblage est en polyéthylène, sept fois plus résistant que l’acier afin de faire face aux vents violents. Le cerf-volant est, quant à lui, fabriqué pour l’essentiel en aluminium et matériaux composites. Le premier modèle commercial aura une puissance comprise entre 30 et 50 kW, avant un modèle de série de 100 kW. Les marchés visés sont les zones insulaires, les sites isolés, les zones rurales non connectées des pays du Sud, entre autres.

  • OFFSHORE – Les pétroliers investissent dans l’éolien 18 septembre 2020

    Total vient d’annoncer un partenariat avec Green Investment Group (GIG), filiale du groupe Macquarie (gestionnaire de fonds australien) pour cinq projets éoliens offshore flottants en Corée du Sud d’une capacité de 2 GW. Les cinq sites concernés seront situés au large des côtes orientales et méridionales du pays (provinces d’Ulsan et de Jeolla du Sud). Des mesures de vents sont actuellement en cours. La construction du premier projet d’environ 500 MW est prévue d’ici fin 2023. Le pétrolier britannique, BP, poursuit pour sa part sa mutation en rachetant 50 % des actifs éoliens offshore du groupe Equinor (compagnie d’énergie pétrolière et éolienne norvégienne) aux Etats-Unis pour un montant d’environ 1,1 Md$. Cette transaction concerne le développement de deux parcs offshore situés sur la côte est des États-Unis pour une capacité 4,4 GW permettant d’alimenter deux millions de foyers. 2 GW pour Empire Wind, au sud-est de Long Island dans l’État de New York et 2,4 GW pour Beacon Wind, au large du Massachusetts. Les travaux du premier parc débuteront en 2022, le second est encore à l’étude.

  • OFFSHORE – Une sous-station pour le futur parc de Saint-Brieuc 11 septembre 2020

    Ailes Marines, filiale de l’espagnol Iberdrola, vient de sélectionner les groupes Eiffage et Engie Solutions pour la construction de la sous-station de transformation électrique du parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc (Bretagne). Les fondations seront de type “jacket” pour une hauteur de 63 mètres (1 630 tonnes), la partie supérieure fera, quant à elle, 55 mètres de long, 31 mètres de large et 23 mètres de haut (3 400 tonnes). L’ensemble devrait être livré courant 2022. Parallèlement à cette annonce, un navire affrété par Ailes Marines est arrivé mercredi 9 septembre dans la baie de Saint-Brieuc pour une série de tests relatifs à l’ensouillage des câbles électriques sous-marins entre chaque éolienne. Le futur parc sera déployé sur 75 km2, aura une puissance totale de 496 MW et produira 1 820 GWh par an, ce qui correspond à la consommation annuelle en électricité de 835 000 habitants. Il sera situé à 16 kilomètres des côtes françaises pour une mise en service prévue en 2023.

  • PPA – Apple investit dans l’éolien 11 septembre 2020

    Apple vient d’annoncer la construction de deux éoliennes géantes de type MHI Vestas 8.4 MW, près de la ville d’Esbjerg située sur la côte ouest du Danemark. Le site prévoit de produire 62 GWh/an pour alimenter en électricité le centre de données Apple de Viborg une ville du nord du Danemark dans le cadre d’un PPA avec European Energy. Après cinq ans de travaux, ce data center déployé sur 45 000 m2 servira à héberger les données de l’AppStore, Apple Music et iMessage en Europe. Le surplus d’électricité sera réinjecté dans le réseau danois selon Apple. Le géant américain qui avait initialement prévu de construire un deuxième centre de données à Aarbenraa au sud du Danemark pour un investissement de 921 millions de dollars a brusquement abandonné le projet en 2019. La firme à la pomme a pour objectif d’alimenter en énergies renouvelables la totalité de ses activités (supply chain, Apple Store, serveurs…) d’ici à 2030.

  • REPOWERING – Une étude de l’Ademe sur l’enjeu du renouvellement des parcs éoliens dans les objectifs PPE 4 septembre 2020

    L’Ademe vient de mettre en ligne une étude détaillée sur la problématique du repowering des parcs éoliens. Ce travail s’inscrit dans le cadre de la nouvelle PPE et traite de la question de l’enjeu du renouvellement des sites dans l’atteinte de ses objectifs nationaux imposés à la filière. Parmi l’ensemble des parcs de l’échantillon étudié, 4 types de renouvellement distincts sont identifiés : ceux qui se révèlent impossibles, ceux qui seront renouvelés quasi à l’identique, ceux ayant des contraintes de hauteur et enfin les “non plafonnés”, c’est-à-dire ne présentant pas de contrainte et pouvant utiliser les dernières technologies disponibles. Dans son scénario principal, l’Ademe estime que sur le périmètre de l’étude (9,2 GW produisant 20 TWh annuels), 1,5 GW de gain de capacité (pour 10 TWh de production supplémentaires) sont envisageables à l’horizon 2031. Pour les parcs renouvelés, “non plafonnés”, les coûts de production devraient se situer sous la barre des 50 €/MWh tandis que pour les quasi-identiques le coût serait plus proche de 70 €/MWh, ce qui pourrait mener à l’abandon de certains sites. Pour la plupart des parcs, la poursuite de l’exploitation au-delà du contrat de tarif d’achat devrait être assurée étant donné les conditions du marché actuel qui se situe aux alentours des 50 €/MWh.

  • OFFSHORE – Un projet de parc hybride aux Pays-Bas 4 septembre 2020

    CrossWind, le consortium formé par Shell (compagnie pétrolière anglo-néerlandaise) et le groupe Eneco (producteur d’électricité néerlandais) vient de remporter l’appel d’offres du gouvernement néerlandais pour la construction du parc éolien baptisé Hollandse Kust. Situé à une vingtaine de kilomètres des côtes néerlandaises, près de la ville de Egmond aan Zee, il sera équipé de 69 éoliennes Siemens-Gamesa (759 MW) avec des machines espacées d’un kilomètre l’une de l’autre afin d’éviter l’effet de sillage. Le site prévoit aussi quelques innovations technologiques avec la mise en place d’une centrale photovoltaïque flottante déployée directement sur le parc. La production sera ainsi stockée au sol par batteries afin de pallier l’intermittence. L’autre innovation sera l’utilisation de l’électricité pour la production d’hydrogène renouvelable via des électrolyseurs. Le groupe Shell prévoit une production de 5 000 à 60 000 kilos d’hydrogène par jour dans l’optique de décarboner la totalité des activités de sa raffinerie de Pernis. Ce site de 550 hectares situé à côté de Rotterdam est le lieu d’implantation historique de la compagnie pétrolière. La mise en service du parc est prévue courant 2023.

JUILLET 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • PPA – Orange passe au vert 15 juillet 2020

    Le groupe Orange, spécialiste français de télécommunications vient de signer un contrat d’achat d’électricité renouvelable (Corporate Power Purchase Agreement – PPA) avec le Canadien Boralex, producteur indépendant d’énergie renouvelable présent en France depuis 20 ans dans le secteur de l’éolien terrestre. À compter du 1er janvier 2021, et ce, pour une durée de cinq ans, Boralex fournira à Orange 67 GWh/an d’électricité renouvelable produite par les 26 éoliennes du parc d’Ally-Mercoeur (Région Auvergne-Rhône-Alpes). Ce contrat permet au parc éolien d’Ally-Mercoeur de sécuriser la vente de son électricité au-delà de son contrat d’obligation d’achat dont l’échéance arrive en décembre 2020. Pour Orange, cet accord est un pas de plus dans sa politique de transition énergétique puisque le groupe a pour objectif de consommer 50 % d’électricité d’origine renouvelable d’ici à 2025.

  • TAIWAN – TSMC sécurise la production d’un parc de 920 MW avec Ørsted 15 juillet 2020

    Ørsted a annoncé le 8 juillet dernier avoir signé un contrat avec le fabricant de semi-conducteur taïwanais TSMC pour la vente de sa future électricité produite par le parc éolien offshore Greater Changua 2b & 4. Le constructeur danois prévoit en effet de mettre en service ces parcs de 920 MW courant 2025/2026 et a signé ce qui devrait représenter le plus gros CPPA (corporate power purchase agreement) au monde avec TSMC pour une période de 20 ans. Le feed-in-tarif initialement prévu en 2018 de 72,30 €/MWh a été revu à la hausse ce qui devrait améliorer la viabilité du projet. Greater Changhua 2b & 4 devrait être construit à environ 50 km de la côte du Comté de Changhua à l’ouest de l’Île de Taïwan, à proximité du Greater Changhua 1 & 2a de 900 MW actuellement en construction, si la décision d’investissement finale est prise en 2023.

  • STATION DE RECHARGE – Des éoliennes pour alimenter des véhicules électriques
 15 juillet 2020

    Producteur français d’énergie renouvelable, Kallista Energy a publié un communiqué de presse le 1er juillet pour présenter son nouveau projet de stations de recharge très haute puissance pour véhicules électriques. L’entreprise prévoit de déployer 80 stations le long des autoroutes françaises de manière à pouvoir effectuer un trajet d’un bout à l’autre du pays. Équipées de bornes ultra-rapides de 350 kW, ces stations permettront de recharger en 10 minutes un véhicule pour un trajet moyen de 300 km. La particularité de ces stations sera d’être alimentées par des éoliennes situées à proximité. Lors des périodes insuffisamment ventées, l’alimentation se fera via le réseau auprès de fournisseurs certifiés 100 % renouvelables. Kallista Energy prévoit la mise en service de leurs premières stations à partir de 2024. Les premiers tarifs annoncés font état d’un coût du kWh aux alentours de 30 centimes d’euro, soit un plein pour 15 €.

  • ONSHORE – De l’électricité verte pour Google 8 juillet 2020

    Neoen, producteur français d’énergie renouvelable, annonce la mise en service du parc éolien de Hedet situé dans l’est de la Finlande à Närpes. D’une capacité de 81 MW, ce parc, détenu à 80 % par Neoen et à 20 % par Prokon Finland (développeur éolien), est équipé de 18 turbines Nordex N149 d’une puissance unitaire de 4,5 MW. L’électricité produite servira à alimenter le data center de Google situé à Hamina, sur la côte sud du pays pour un contrat d’une durée de 10 ans signé avec Neoen. Le géant Américain a investi 14 millions d’euros dans ce data center qui servira à héberger, Stadia, le service de Cloud Gaming de Google. Ce service permettra aux utilisateurs de jouer aux jeux vidéo les plus récents en streaming, directement depuis un navigateur web, et ce, sur n’importe quel appareil connecté à Internet. Le parc éolien de Hedet est le troisième parc qui alimente en électricité renouvelable le data center Finlandais de Google.

  • GROENLAND – L’ambitieux projet Katabata
 8 juillet 2020

    Initié par deux chercheurs de l’Université de Liège, le projet Katabata a pour objectif de mesurer le potentiel des vents catabatiques du sud du Groenland, qui, d’après les simulations, du Modèle MAR (Modèle Atmoshpérique Régional) pourrait être une zone exceptionnelle pour la production éolienne. C’est dans le cadre de l’expédition scientifique Uno Mondo, ayant pris le large le 29 juin dernier en direction de l’Arctique, que 3 stations météos seront mises en places. Prévue pour durer 4 mois, Uno Mondo vise à recueillir des données et témoignages pour mieux anticiper le changement climatique et promouvoir des actions concrètes. Deux de ces stations seront installées sur des petites îles potentiellement très intéressantes pour les régimes de vents, et la troisième dans une vallée glacière aux conditions météorologique extrême. Elles y mesureront la température, l’humidité et bien entendu les régimes de vents à une hauteur de 10 mètres du sol sur la période de 3 ans que dure le projet Katabata. D’après les chercheurs le Groenland est une région qui « enregistre des régimes de vents complémentaires à ceux enregistrés sur le contient européen ». Ainsi, l’idée, à terme, serait d’étudier la faisabilité de relier les deux continents par des lignes électriques hautes tension sous-marines, ou bien d’y produire du gaz synthétique, à partir d’électricité renouvelable, facilement transportable par bateau.

  • ECOSSE – Naval Énergies rejoint Deepwind 8 juillet 2020

    Dans un communiqué de presse du 6 juillet, Naval Énergies, filiale de Naval Group spécialisée dans les énergies marines, a annoncé avoir rejoint le cluster Deepwind. Créé en avril 2019 pour le développement d’une filière logistique de l’éolien en mer, Deepwind rassemble plus de 340 membres issues de l’industrie, du public et du monde universitaire dans le but d’améliorer la chaîne d’approvisionnement des parcs écossais. En effet, l’Ecosse a lancé le 10 juin l’appel d’offres Scotwind Leasing qui vise à atteindre une capacité de 10 GW sur une surface d’environ 8 600 km2. Ce site jouera un important rôle dans la neutralité carbone de l’Ecosse ambitionnée à l’horizon 2045. La majorité de la zone se trouvant à des profondeurs supérieures à 60 m, l’appel d’offres s’adresse principalement à des projets d’éolien flottant, c’est pourquoi Naval Énergies souhaite y apporter son expertise, et peut être son nouveau flotteur semi-submersible. Deepwind fait parti des 8 clusters formés dans le cadre de l’Offshore Wind Sector Deal, partie intégrante de la stratégie industrielle officielle du Royaume-Uni.

  • ENERGIES MARINES – Des chiffres encourageants pour le secteur en 2019 1 juillet 2020

    L’Observatoire des énergies de la mer vient de publier son rapport 2020 présentant les chiffres de la filière des énergies renouvelables en mer. L’étude se base sur les réponses de 291 acteurs de la filière, un chiffre record pour l’association qui enregistre une hausse de 45% des répondants. 2019 marquera le dépassement de la barre des 3 000 emplois en France dans le secteur des énergies marines avec un niveau d’investissement de 452 millions d’euros. Les parcs éoliens en mer de Saint-Nazaire, Fécamp et Saint-Brieuc y sont bien évidemment pour beaucoup depuis leur décision finale d’investissement. En effet ces projets ont fait décoller les engagements financiers des développeurs de projets mais également des acteurs institutionnels et portuaires. La recherche et la formation ne sont pas laissées pour compte avec 11 brevets et 69 thèses traitant des énergies marines présentées en 2019.

  • INNOVATION – Des éoliennes en impression 3D 1 juillet 2020

    Le groupe suisse LafargeHolcim, leader mondial de matériaux et de solutions de construction, vient d’annoncer une collaboration avec GE Renewable Energy et le danois COBOD, spécialisé dans la construction de bâtiments imprimés en 3D. Ce partenariat vise à élaborer des socles d’éoliennes en béton imprimés en 3D (fabrication additive). La base des machines actuelles étant majoritairement limitée à 4,5 mètres de diamètre, tout ce qui est plus large ne peut être transporté par la route, à moins d’en payer le prix fort. Cette solution permettra de construire directement sur place des bases en béton de 10 à 80 mètres pouvant supporter une éolienne en acier de 200 mètres. Un premier prototype de 10 mètres de hauteur a déjà été imprimé en octobre dernier à Copenhague. Selon Matteo Bellucci, responsable des technologies de fabrication avancées pour GE Renewable Energy, « L’impression 3D est dans l’ADN de GE et nous pensons que la fabrication additive grand format bouleversera l’industrie éolienne. Nous nous engageons à tirer pleinement parti de cette technologie tant pour la flexibilité de conception qu’elle permet que pour la simplification logistique qu’elle offre sur des composants aussi massifs. »

  • OFFSHORE – Une première commande de machines de 14 MW pour Siemens Gamesa 1 juillet 2020

    Siemens Gamesa a reçu une première commande conditionnelle pour la fourniture de 100 unités de sa nouvelle éolienne de 14 MW pour le projet offshore Sofia au Royaume-Uni. Ce parc de 1,4 GW prévu pour 2024 pourrait être le premier à être équipé de cette technologie SG 14-222 DD si la décision finale d’investissement était confirmée. Porté par l’énergéticien allemand Innogy, ce projet se situerait à environ 200 km des côtes nord-est de l’île, sur une zone peu profonde connue sous le nom de Dogger Bank. Equipées de rotors de 222 mètres de diamètre, les 100 éoliennes constitueraient le plus gros parc en projet pour l’entreprise, d’une surface de 593 km2, ainsi qu’une innovation majeure pour ce type de parcs situés très au large. Siemens Gamesa estime que ce projet pourrait permettre de fournir l’équivalent de la consommation en électricité renouvelable de 1,2 million de ménages britanniques moyens.

JUIN 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • OFFSHORE – La Belgique dresse le bilan environnemental de 10 années de surveillance 24 juin 2020

    Le 15 juin, à l’occasion du Global Wind Day, l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique a publié un article pour présenter les résultats du programme WinMon.BE, en coopération avec différents institut belges dont l’INBO et l’ILVO. Il s’agit d’un programme de recherche débuté en 2009 et portant sur l’évaluation des impacts environnementaux des projets en mer. D’après l’article, les fondations ont un « effet récif », avec une densité et une diversité plus élevées à proximité des éoliennes. A la surface, les résultats sont très différents suivants les espèces, par exemple pour les oiseaux, les fous de Bassan et les pingouins torda évitent ces zones, tandis que les goélands y sont attirés. L’impact sonore lors de la construction des parcs est réel et peut conduire à des migrations d’espèces de cétacés, notamment les marsouins, mais ce n’est plus le cas en phase d’exploitation. A l’inverse, certaines espèces rarement présentes en Mer du nord semblent attirées, comme certains poissons vivant près des bases des fondations, des invertébrés ainsi que de petites chauves-souris lors de leur migration. La pêche, quant à elle, semble, contrairement aux idées reçues, ne pas être affectée par la présence des parcs belges. Son exclusion des parcs éoliens entraîne un effet de refuge pour certaines espèces, qui, couplé à l’activité des pêcheurs à leurs abords, entraîne des taux de capture de la sole et de la plie égaux voire plus élevés comparés à ce qu’ils étaient dans les zones plus larges. L’atténuation des impacts n’est pourtant pas mise de côté, et des techniques sont présentées dans les rapports, telles que les rideaux de bulles pour réduire l’impact acoustique lors de la construction ou la baisse d’activité des turbines lors des périodes de migration des oiseaux.

  • PARTENARIAT – Un accord germano-danois 24 juin 2020

    Le fabricant d’éoliennes danois Vestas annonce une collaboration avec la société allemande Max Bögl Wind, spécialisée dans la conception et la construction d’installations éoliennes, pour étendre son portefeuille de mâts hybrides en béton. Le système innovant de mâts hybrides 2.0 du groupe Max Bögl permet des hauteurs de moyeux jusqu’à 150 mètres au-dessus du sol pour une hauteur totale de l’installation atteignant 200 mètres. L’objectif de cette collaboration est d’adapter des mâts hybrides à la plateforme EnVentus de Vestas pour les machines V162-5.6 MW et V150-5.6 MW en Allemagne et en Autriche. Le béton réduit l’empreinte en CO2 d’une éolienne de plus de 20 % par rapport aux structures en acier grâce à sa recyclabilité

  • MAINTENANCE – Windsourcing lance sa boutique en ligne 24 juin 2020

    Windsourcing, entreprise allemande spécialisée dans la vente de pièces détachées et de matériels pour l’industrie éolienne, vient d’ouvrir une boutique en ligne entièrement dédiée à ses références. Partant du principe que le secteur de l’éolien doit pouvoir bénéficier d’une offre de pièces détachées très facilement accessibles et cela à travers toute l’Europe et les autres continents, l’entreprise a développé une boutique semblable au modèle des sites de vente en ligne traditionnels. L’acheteur peut créer son compte pour ensuite consulter les nombreux produits proposés comprenant des pièces de rechange d’une éolienne (freins, câbles, rotors, pales, etc.), des éléments électroniques ou électriques mais également des références destinées à la maintenance des machines (revêtement de protection contre la corrosion, mastic, lubrifiant, etc.). Créé en 2013, Windsourcing est partenaire de plusieurs grandes marques de la filière (3M, Akzo Nobel, Sika, ABB, Vestas, Nordex). La boutique en ligne est accessible sur le site de l’entreprise : www.windsourcing.com

  • EOLIEN FLOTTANT – L’industrie cherche à diminuer les coûts 17 juin 2020

    Dans un communiqué presse de juin, l’énergéticien allemand EnBW a présenté le projet Nezzy2. Il s’agit d’un prototype à l’échelle 1 : 10 de double éolienne sur flotteur de 18 m de hauteur. Testé actuellement par EnBW et Aerodyn engineering dans une ancienne gravière près de Bremerhaven, il devrait prendre le large cet été afin d’expérimenter les conditions réelles de vent et de houle en Mer baltique. A l’issue de cette expérience, et si les résultats sont concluants, le prototype devrait être construit en taille réelle avec un partenaire chinois. D’après EnBW les technologies flottantes présentent un fort potentiel, notamment pour les pays possédant peu de zones de faible profondeur, plus propices à l’éolien en mer avec fondation. Une technologie ne nécessitant qu’un seul flotteur pour une surface balayée par les deux rotors deux fois plus importante pourrait à terme permettre de significativement diminuer les coûts de production des parcs. La France est mentionnée par Hannah König, cheffe du département des énergies marines chez EnBW, comme un futur marché très attractif pour cette technologie pour sa filiale Valeco.

  • EOLIEN ET HYDROGÈNE – Fort de son parc éolien, l’Allemagne souhaite devenir le leader mondial de l’hydrogène renouvelable 17 juin 2020

    À 20 jours du début de sa présidence du Conseil de l’UE, le gouvernement allemand vient d’adopter son plan énergétique et climatique national 2030 (NECP) ainsi que sa nouvelle stratégie nationale sur l’hydrogène. Les deux sont étroitement liés car dans ses engagements en matière de climat et d’énergie, l’Allemagne considère « uniquement » l’hydrogène renouvelable, c’est à dire produit par l’électrolyse d’une électricité renouvelable. L’éolien se trouve, de fait, au cœur de la stratégie hydrogène du pays. Le NECP allemand vise à ce que les énergies renouvelables comptent pour 65 % de la production d’électricité et 30 % de la consommation d’énergie finale d’ici à fin 2030. Pour atteindre ses objectifs, l’Allemagne prévoit d’étendre ses capacités éoliennes installées à 67-71 GW pour l’onshore et 20 GW en mer. Le pays veut devenir le « numéro un mondial » des applications et de la production d’hydrogène renouvelable et a besoin pour cela de davantage de puissance éolienne. Ainsi, comme l’a dit la ministre allemande de l’Environnement, Svenja Schulze, « Quiconque dit oui à l’hydrogène renouvelable doit aussi dire oui à l’énergie éolienne ». Le programme hydrogène allemand prévoit 7 milliards d’euros pour accélérer la production nationale, auxquels s’ajoutent 2 milliards d’euros pour établir des partenariats internationaux pour la production et l’importation d’hydrogène.

  • EOLIEN EN MER – Reprise des débats en Normandie 17 juin 2020

    Stoppé le 29 mars dernier suite à la crise sanitaire liée au Covid-19, le débat public portant sur l’implantation d’un quatrième parc éolien dans la Manche a repris le 15 juin avec la réouverture de la plateforme participative dédiée. Il fait suite aux trois parcs éoliens en mer déjà attribués à Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Dieppe-Le Tréport. Le débat public reprend autour d’un débat mobile à travers toute la Normandie, d’un calendrier de réunions présentielles et distancielles, d’outils en ligne pour exprimer un point de vue et proposer une carte de l’implantation du futur parc éolien dans la Manche. Du 1er au 24 juillet, des ateliers cartographie présentiels seront proposés, débutant à Fécamp le 4 juillet. Du 1er juillet au 7 août, se déroulera le débat mobile et fin septembre, la Commission particulière du débat public remettra son rapport.

  • OFFSHORE FRANCE – Top départ pour l’usine du Havre ! 10 juin 2020

    Siemens Gamesa vient d’annoncer la construction de son usine d’éoliennes offshore sur le port du Havre (Seine-Maritime). Confiée au groupement mené par GTM Normandie-Centre, une filiale de Vinci Construction France, le site déployé sur une superficie de 20 hectares avec un bâtiment de 80 000 m2 sera le seul au monde pour Siemens Gamessa à produire à la fois les nacelles et les pales des éoliennes. La construction de l’usine fera appel à des matériaux produits sur le territoire havrais. Le groupement, dont plus du tiers est composé d’entreprises locales, fera appel à des partenaires et sous-traitants de la région. A terme, elle devrait permettre de créer environ 750 emplois directs et indirects et alimentera les projets éoliens offshore en France, comme celui de Fécamp, lancé il y a quelques jours, mais aussi à l’étranger. La mise en service est prévue fin 2021, début 2022.

  • ESPAGNE – Iberdrola a débuté l’exploitation de Cavar wind power complex 10 juin 2020

    Iberdrola a annoncé le début de l’exploitation de son nouveau projet éolien terrestre Cavar, situé dans la région de Navarre. Il est le plus important construit en Espagne depuis 2012, pour une puissance totale installée de 111 MW, ainsi que le 1er depuis le début de la crise sanitaire. Après 12 mois de construction, il aura généré 80 million d’€ de chiffre d’affaires auprès d’un grand nombre de fournisseurs basés dans les régions alentour. En effet presque tout le génie civil et la construction des éoliennes ont été fournis par les régions du nord de l’Espagne, notamment la Navarre. Le projet développé conjointement par Iberdrola et Caja Rural de Navarra, est subdivisé en 4 parcs qui se situent dans les villes de Cadreita et de Valtierra, et permettront d’éviter les émissions de 84 000 tonnes de CO2 par an. Nichés à proximité des parcs, plusieurs spécimens de vautours égyptiens ont été équipés de GPS afin d’étudier leur comportement.

  • ITALIE – L’éolien se taille la part du lion 10 juin 2020

    L’Italien Gestore dei Servizi Energetici GSE SpA vient de publier les résultats d’un appel d’offres destiné aux technologies de production d’électricité renouvelable. Ouvert initialement pour appeler une puissance supplémentaire de 500 MW, le gestionnaire de réseau n’en a finalement retenu que 425,3 MW dont plus de 95 % sont des projets éoliens terrestres. La fourchette des prix proposés par les sites retenus s’étale de 56 à 68,4 € / MWh tout en présentant une moyenne pondérée de 64,6 € par MWh. Les 19,4 MW restant sont issus de projets photovoltaïques. Les développeurs éoliens italiens ont salué le fait que le dispositif d’appel d’offres avait continué de fonctionner durant la pandémie qui a durement touché le pays. Ils y voient un signal fort du pays à l’attention des investisseurs sur l’intérêt porté à leur filière. Les mêmes professionnels ont cependant regretté que les projets de repowering n’aient pas été autorisés à soumissionner. L’Italie a en effet un important potentiel dans ce domaine puisque près de la moitié du parc éolien installé (10 GW) atteindra la fin de sa durée de vie opérationnelle d’ici 2030.

  • OFFSHORE CHINE – Une nouvelle étape dans la joint-venture EDF et CEI 3 juin 2020

    EDF, via ses filiales EDF renouvelables et EDF Chine, est engagé avec CEI (China Energy Investment Corporation) dans deux projets éoliens offshore en Mer de Chine. Dans un communiqué de presse du 2 juin EDF a annoncé avoir franchi une nouvelle étape à travers la clôture financière des accords de joint-venture relatifs à ces deux projets, Dongtai IV et V. Ils portent sur l’exploitation du Dongtai IV mis en service en décembre 2019 ainsi que la construction et la mise en service du Dongtai V, prévu pour 2021, puis la poursuite conjointe de son exploitation et de sa maintenance. Le groupe EDF participe à la joint-venture à hauteur de 37,5 %, suite à l’accord de coopération signé le 25 mars 2019. Déjà acteurs de la filière, les deux entreprises ont acquis une forte expérience, notamment EDF renouvelables qui exploite un portefeuille de 6,5 GW de projet offshore. La Chine est en train de devenir le théâtre du développement de la filière, avec 40 GW prévu à l’horizon 2030, contre 6 GW aujourd’hui, et EDF renouvelables y est déjà présente avec des projets onshore, offshore et solaires. Ce partenariat avec CEI s’inscrit dans la stratégie du groupe de diversifier son portefeuille, ainsi que de multiplier par deux sa capacité renouvelable nette installée entre 2015 et 2030 afin de la porter à 50 GW.

  • RAPPORT IRENA – Vers la fin de l’hégémonie du charbon ? 3 juin 2020

    L’Irena a annoncé la publication du rapport Renewable Power Generation Costs in 2019 début juin. Il nous apprend que les nouveaux projets d’énergies renouvelables permettraient de faire reculer l’intérêt des centrales au charbon existantes. En effet, la moyenne des nouveaux projets éoliens terrestres et photovoltaïques serait moins coûteuse que de continuer à prolonger l’utilisation de certaines centrales au charbon, au point que l’an prochain jusqu’à 1 200 GW de centrale à charbon pourrait connaître des OPEX supérieurs aux coûts totaux de nouvelles centrales, notamment photovoltaïques. Ainsi, remplacer les 500 GW de charbon les plus coûteux par de l’éolien terrestre et du photovoltaïque pourrait permettre d’économiser jusqu’à 23 milliards d’USD par an et de réduire 5 % les émissions mondiales, soit 1,8 giga tonnes de CO2 par an. Parmi les chiffres clés du rapport, on note qu’entre 2010 et 2019 une chute des coûts de 29 % a été observée pour l’éolien offshore, de 39 % pour le onshore, de 82 % pour le photovoltaïque et de 47 % pour le CSP. En 2019 les coûts étaient respectivement de 0,053 USD/kWh et 0,115 USD/kWh pour l’éolien onshore et offshore. D’autre part, le rapport souligne qu’en dépit de la pandémie de Covid-19, le secteur devrait continuer à croître en 2020.

  • OFFSHORE – Début des travaux à Fécamp 3 juin 2020

    EDF Renouvelables annonce le lancement de la construction du parc éolien en mer au large de Fécamp (Manche). D’une capacité de 500 MW, ce parc composé de 71 éoliennes Siemens-Gamesa sera localisé entre 13 et 22 km au large des côtes. Il produira l’équivalent de la consommation annuelle en électricité de 770 000 personnes, soit plus de 60 % des habitants de Seine-Maritime. Le chantier mobilisera au total plus de 1 400 emplois locaux et durant les 25 années d’exploitation une centaine d’emplois locaux pérennes seront créés dans le port de Fécamp pour assurer la maintenance du site. Le coût total de l’investissement du projet est estimé à 2 milliards d’euros avec un consortium composé de EDF Renouvelables (35 %), Enbridge (35 %) et wpd offshore (30 %). La mise en service du parc est prévue pour 2023.

MAI 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • ROUMANIE – L’éolien offshore investit pour la première fois la mer Noire 26 mai 2020

    Le producteur d’électricité roumain Hidroelectrica vient de présenter sa stratégie d’investissement pour les années à venir et parmi ses différents projets se trouve l’ambition de développer ce qui devrait être le premier parc éolien offshore du pays et le premier projet de ce type à être installé en mer Noire. Cette opération, dont la construction est prévue d’ici 2026, aura une capacité comprise entre 300 MW et 500 MW, sous réserve des résultats des études de faisabilité. Le site devrait pouvoir développer un facteur de charge de près de 40% à l’année ce qui permettrait une production électrique de près de 1 TWh pour une puissance installée de 300 MW. En termes financiers, le coût du projet est estimé aux environs des 600 millions d’euros si la puissance retenue est de 300 MW. L’investissement serait financé pour partie par Hidroelectrica et pour une autre part grâce à des financements européens.

  • ESG – Les renouvelables au service de la recherche médicale 23 mai 2020

    Siemens-Gamesa vient de signer une ligne de garantie bancaire à hauteur de 600 millions d’euros pour couvrir la construction du parc éolien Hornsea Project Two. Le projet est lié à la réalisation de critères ESG (sigle international est utilisé par la communauté financière pour désigner les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) qui permettra de financer un projet de recherche sur le cancer du sein au La Paz Institut de Madrid. Situé en mer du Nord (à environ 89 km des côtes du Yorkshire) et appartenant à la société de service public danoise Ørsted, ce parc offshore sera composé de 165 éoliennes Siemens-Gamesa (1,4 GW), capables de produire suffisamment d’énergie propre pour alimenter 1,3 million de foyers au Royaume-Uni. Hornsea Project Two occupera une surface de 462 km2 et deviendra le plus grand parc éolien offshore du monde en 2022.

  • US OFFSHORE – Conférence virtuelle pour la relance économique 23 mai 2020

    L’agence de presse Reuters a annoncé la tenue d’une importante conférence virtuelle gratuite “How U.S Offshore Wind Can Power a U.S Recovery” les 18 et 19 juin prochains. Ce sera l’occasion de faire se rencontrer de nombreux acteurs de la filière, et peut être créer des liens qui permettront de stimuler l’expansion rapide de la filière offshore aux US. D’après le planning annoncé, des acteurs européens comme Iberdrola, RWE Renewable International, Engie et Eolfi devraient prendre part aux conférences. Le représentant du BOEM (Bureau of Ocean Energy Management), l’agence du Département de l’Intérieur américain responsable des projets offshore sera également présent, ainsi que 150 autres intervenants pour s’exprimer devant plus de 5 000 participants. D’après l’American Wind Energy Association, la filière offshore pourrait permettre la création de 83 000 emplois d’ici 2030, en plus des 120 000 qui dépendent déjà de la filière terrestre.

  • ENTREPRISES – Aalto Power passe sous pavillon espagnol 13 mai 2020

    L’énergéticien espagnol Iberdrola vient d’acquérir la société française d’énergie renouvelable Aalto Power pour 100 millions d’euros. Créée en 2005, Aalto Power dont le siège est à Marseille possède 118 MW de parcs éoliens terrestres en exploitation ainsi qu’un portefeuille de 636 MW de projets en différentes phases de développement, en France. Iberdrola (36,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 35 000 salariés) développe actuellement le parc éolien en mer de Saint-Brieuc, après avoir acquis 100 % des parts du projet début mars. Un investissement total d’environ 2,4 milliards d’euros. La construction de ce parc offshore de 496 MW commencera en 2021 pour une mise en service en 2023. Situé à 16 km de la côte bretonne, il générera suffisamment d’énergie propre pour répondre à la consommation annuelle d’environ 835 000 personnes. Alimenté par 62 turbines Siemens Gamesa de 8 MW il s’étendra sur une superficie de 75 km2.

  • RELANCE – L’industrie éolienne appelle les gouvernements à placer leur filière au centre de leur plan de relance économique 13 mai 2020

    Le 6 mai dernier, le GWEC (Global Wind Energy Council) associé aux principaux acteurs du secteur éolien a publié une déclaration soulignant le rôle clef de l’énergie éolienne pour la reprise économique après le choc du COVID-19. Cette action se base sur le poids du secteur aujourd’hui dans l’économie mondiale qui revendique près de 4 millions d’emplois directs et indirects et des investissements annuels de plus de 200 milliards de dollars. Pour Ben Backwell, président du GWEC, les choix qui vont être faits seront lourds de conséquences et doivent donc être mûrement réfléchis. «Les jeunes en particulier supporteront les coûts financiers, sociaux, sanitaires et environnementaux des plans de relance en cours d’élaboration, et porteront la dette associée à ces dépenses. Nous devons donc nous assurer qu’ils pourront bénéficier des décisions d’aujourd’hui. Dans le même temps, les gouvernements devraient établir comme principe de base pour les dépenses de relance économique qu’elles aillent dans le sens d’une réelle transition énergétique, ne bénéficient pas aux industries de l’énergie fossile que l’on doit éliminer afin d’écarter le risque d’un changement climatique climatique irréversible ». La déclaration appelle les gouvernements, les organismes intergouvernementaux et les institutions de prêt mondiales à placer l’investissement éolien au centre de leurs plans de relance économique et de croissance en prenant les mesures clés décrites dans la déclaration. La déclaration a été signée par les grandes entreprises du secteur éolien, notamment Vestas, Siemens Gamesa, Iberdrola, Mingyang Smart Energy, MHI Vestas, Acciona, Nordex, ReNew Power, EDPR, ZF, Orsted, Goldwind, Envision.

  • OFFSHORE – Saint-Brieuc choisit le néerlandais Van Oord pour l’installation des fondations 13 mai 2020

    Dans un communiqué de presse du 6 mars Van Oord annonce avoir été sélectionné par Ailes Marines, l’entreprise de projet du futur parc éolien au large de Saint-Brieuc, pour l’installation des fondations de son parc. Prévu pour 2023, le parc situé à 16,3 km de la côte accueillera 62 turbines Siemens-Gamesa de 8 MW chacune, pour une capacité installée totale de 496 MW. Le néerlandais débutera les travaux en 2021 grâce à son navire spécialement conçu pour l’installation des tubes, l’Aeolus. Construit en 2014 pour l’installation de parcs éoliens en mer, il est doté d’une grue d’une capacité de plus de 1 600 tonnes, et ses pieds de levage de 85 mètres lui permettent d’être surélevé et d’opérer dans des eaux jusqu’à 45 mètres de profondeur. En 2022, un second navire assistera celui-ci pour l’installation des jackets, qui seront fabriqués à Brest, et en Espagne à Fene.

  • SUÈDE – Un premier mât d’éolienne en bois avant une production commerciale en 2022 6 mai 2020

    C’est sur l’île de Björkö, au large de Göteborg, qu’a été érigée la première éolienne dont le mât est entièrement constitué de bois. D’une hauteur de 30 mètres, cette première réalisation va essentiellement être un objet d’étude puisqu’elle est installée sur le site du Centre suédois de technologie éolienne de Chalmers. Toutefois, les ambitions de la société suédoise Modvion AB, qui est à l’origine de cette innovation, est de développer une production commerciale dès 2022. Selon Otto Lundman, PDG de Modvion AB, des discussions seraient engagées avec des développeurs éoliens nationaux comme Varberg Energi pour un mât de 110 mètres de haut ou avec Rabbalshede Kraft pour 10 mâts de 150 mètres de haut. L’avantage du bois est de permettre des mâts moins lourds et moins chers que ceux en acier pour une robustesse équivalente. Le concept de structure modulaire adopté par Modvion autorise un montage par tronçons qui peuvent être transportés plus facilement sur la voie publique. Enfin, le dioxyde de carbone absorbé par les arbres pendant leur croissance est stocké dans les mâts en bois ce qui en fait un matériau neutre sur le plan des émissions de dioxyde de carbone.

  • PAYS-BAS – Appel d’offres offshore sans subvention 6 mai 2020

    L’agence néerlandaise pour l’entreprise (RVO) vient de clore un appel d’offres pour la zone d’éolien offshore Hollandse Kust (noord) située à 18,5 km des côtes de la province de Hollande du nord. La zone comprend deux sites qui pourront accueillir entre 693 et 760 MW au total. Plusieurs développeurs ont soumis une proposition pour obtenir un permis de construire et d’exploiter une ferme offshore sans subvention. leur identité n’est pas connue, même si Ørsted a annoncé avoir participé et Vattenfall a décliné, ayant déjà gagné les deux premiers permis de fermes sans subvention dans la zone en 2018 et 2019. Hollandse Kust (noord) est l’une des trois zones d’éolien offshore que le gouvernement néerlandais a choisies de développer d’ici à 2023 avec Borssele et Hollandse Kust (zuid). Cet appel d’offres et le 5e d’une série qui verra un total de 11 GW offshore installés d’ici à 2030. Approximativement 25  % de la zone sont situés dans les eaux territoriales néerlandaises et donneront lieu au paiement à l’État d’une location au coût de 0,98 € / MWh par an sur la base de 700 MW installés et un facteur de charge de 4  000 heures, soit un peu plus de 700 k€ par an.

  • PPA – Deux géants signent un contrat sur 15 ans 6 mai 2020

    Le géant de l’agroalimentaire, Nestlé UK et le danois Ørsted, spécialiste de l’énergie éolienne signent un accord de vente directe d’électricité (PPA) à prix fixe indexé sur 15 ans. Le contrat réserve une part de 31 MW sur le parc éolien offshore de Race Bank situé à une vingtaine de kilomètres des côtes du North Norfolk (est de l’Angleterre). Depuis le 1er mai, il couvre la moitié de la consommation électrique du groupe au Royaume-Uni. Selon Rasmus Errboe, vice-président d’Ørsted « les grandes entreprises prennent de plus en plus des mesures climatiques en s’approvisionnant en énergie verte, contribuant ainsi de manière importante à la demande d’énergie renouvelable. » L’accord avec Nestlé est le plus gros contrat d’électricité à prix fixe signé jusque-là par Ørsted avec une société britannique. Il contribuera à réduire les émissions de gaz à effet du groupe qui s’est engagé à atteindre le zéro émission en 2050.

AVRIL 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • ALLEMAGNE – Les grands groupes allemands souhaitent une reprise économique verte 29 avril 2020

    En préparation à la Petersberger Climate Dialog, la conférence annuelle allemande sur le climat, 68 entreprises parmi les plus importantes du pays ont instamment demandé à la chancelière allemande Mme Angela Merkel d’adopter une politique post-crise Covid ambitieuse qui soit largement axée sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Dans un communiqué conjoint, des groupes tels que Deutsche Telekom AG, ThyssenKrupp AG ou Bayer SE souhaitent des mesures qui permettent à l’Allemagne de rester dans la trajectoire de ses engagements pris en 2015 lors de la COP21 de Paris, c’est à dire un objectif de «neutralité climatique» nationale d’ici 2050. Alors que l’économie Allemande est sur le point de connaître sa plus grave crise depuis la Seconde guerre mondiale, le cabinet de Mme Merkel a promis plus de 1 000 milliards d’euros pour endiguer cet effondrement, mais a montré sa réticence à s’engager sur de nouveaux financements pour des programmes publics à plus long terme avant le reflux de la crise. La chancelière a cependant indiqué que la question du climat et le projet de Green Deal européen seraient bien au centre des préoccupations de la présidence allemande du Conseil de l’UE qui couvrira le second semestre 2020. La démarche des entreprises allemandes fait écho à celle, radicalement différente, du patronat français qui a récemment demandé à son gouvernement une suspension des réglementations dans plusieurs domaines comme la lutte contre les gaz à effet de serre et les avancées sur l’économie circulaire en faveur d’une gestion durable des ressources afin de favoriser une reprise économique plus rapide.

  • FLOTTANT – En Norvège, des plateformes pétrolières alimentées par de l’éolien ! 29 avril 2020

    Le ministère norvégien du pétrole et de l’industrie vient d’approuver le projet du groupe Equinor (compagnie d’énergie pétrolière et éolienne norvégienne) pour le développement et l’exploitation du parc éolien offshore flottant de Hywind Tampen en mer du Nord. L’énergie produite alimentera en électricité les cinq plateformes pétrolières et gazières de Snorre et Gullfaks. Intitulé Hywind Tampen, ce programme est cofinancé par Equinor et le gouvernement norvégien pour une mise en service prévue fin 2022. Le parc de 88 MW, sera composé de 11 éoliennes, répondant à environ 35 % de la demande électrique annuelle des cinq plateformes. Le projet, à défaut d’un arrêt de l’exploitation de sources fossiles, devrait aider à réduire les émissions de dioxyde de carbone de plus de 200 000 tonnes par an, ce qui équivaut aux émissions annuelles de 100 000 voitures.

  • USA – 2,5 GW offshore autorisé par New York 29 avril 2020

    Le 23 avril, le PSC (New York Public Service Commision) a autorisé un appel d’offres pour 2,5 GW d’éolien offshore dans le cadre du plan d’urbanisme de l’Etat. Cette décision donne le feu vert à la NYSERDA (Energy Research and Development Authority) pour au moins 1 GW d’appel d’offres en 2020. Ce projet est actuellement le plus grand aux Etats-Unis en terme de puissance et s’inscrit dans l’objectif de New York d’atteindre la neutralité carbone du réseau électrique d’ici 2040. L’Etat a prévu d’atteindre 9 GW d’éolien offshore d’ici 2035 et a pour l’instant effectué 2 appels d’offres en 2019 donnant lieu à 2 projets, 880 MW par Ørsted et Eversource, et 816 MW par Equinor. Cependant, les enchères sont pour l’instant suspendues en raison de la crise sanitaire.

  • TRANSITION ÉCOLOGIQUE – Proposition pour un fonds européen de relance et de transition écologique 22 avril 2020

    La pandémie actuelle fait vivre à l’Union européenne une épreuve qui doit la conduire à se réinventer, notamment dans ses outils “anticrise” qui doivent absolument associer relance économique et transition énergétique. C’est à partir de ce paradigme qu’Alain Granjean, économiste et actuel président de la fondation Nicolas Hulot, associé à Olivier Bodin (ancien fonctionnaire international et  fondateur de l’ONG Greentervention), ont rédigé un article plaidant pour la création d’un fonds européen de relance et de transition écologique. Ce nouvel instrument, mobilisable sur une période 5 à 7 ans, pourrait être doté d’un budget de 1 500 à 2 000 milliards d’euros, soit environ 2 % du revenu national brut de l’Union européenne. Parmi les avantages cités, ce fonds pourrait notamment permettre de contrecarrer les pressions qui s’exercent aujourd’hui par des lobby industriels pour rechercher la relance économique la plus rapide possible quitte à s’affranchir des considérations environnementales et à retarder le green deal européen alors qu’il est fondamental que celui-ci reste au cœur des priorités d’action de l’UE. Principalement financé par l’émission d’obligations garanties par l’Union européenne, ce fonds permettrait à chaque État européen de bénéficier des conditions d’emprunt de l’Union européenne qui sont globalement meilleures que celles que peuvent avoir la plupart des pays membres en direct. Cela leur donnerait le pouvoir d’engager les dépenses d’investissement qui leur sont le mieux adaptées étant donné leur propre contexte économique et social. L’idée des auteurs n’est pas de remettre en cause les budgets communautaires existants et alloués à des domaines comme la politique agricole commune (PAC), les grands programmes de R&D ou le développement d’infrastructures transnationales. Au contraire, le fonds décrit est davantage imaginé comme un outil complémentaire plus rapide dans la mise en œuvre des programmes choisis et qui sécuriserait les États par la disponibilité de fonds hors ressources nationales.

  • HYDROGÈNE – De l’hydrogène grâce à l’éolien offshore 22 avril 2020

    Le britannique ITM Power, spécialiste de l’hydrogène énergie et l’énergéticien danois Ørsted travaillent à l’intégration d’un électrolyseur dans la tour d’une éolienne en mer. Le projet intitulé « Hydrogen supply competition » prévoit d’utiliser de l’eau prélevée en mer puis purifiée. L’énergie produite par la turbine sera transmise via une connexion en courant continu directement à l’électrolyseur. L’hydrogène produit sera ensuite comprimé puis acheminé vers le rivage par un réseau de canalisations sous-marines ou souterraines. Une solution économique dans la mesure où les canalisations d’hydrogène coûtent moins cher au kilomètre que les câbles électriques. Les perspectives de développent de ce procédé pourront aussi s’adapter à d’autres énergies renouvelables : photovoltaïque, biomasse, géothermie, hydraulique et biogaz.

  • COVID-19 – Quel marché en 2020 ? 22 avril 2020

    Dans un communiqué de presse daté du 16 avril, le WWEA (World Wind Energy Association) a présenté ses statistiques de marché de l’année 2019, rendues publiques ce même jour lors de son webinaire. 2019 a été la seconde meilleure année avec une croissance de 10,1%, soit 59,7 GW, amenant la capacité installée mondiale à 650,8 GW. Ainsi l’énergie du vent permet de couvrir plus de 6% de la demande totale d’électricité. Alors que la Chine et les USA sont en tête du classement avec respectivement 27,5 et 9,1 GW installés, l’Europe a subi un ralentissement en partie dû à une baisse du soutien des politiques publiques, notamment en Allemagne qui n’a installé que 2 GW supplémentaires (contre 6,7 GW en 2017). Ceci confirme les tendances publiées en mars par EurObserv’ER et le GWEC. Tous les intervenants de ce webinaire s’accordent pour dire que la crise sanitaire actuelle fera subir un ralentissement important à l’industrie éolienne en 2020, les raisons principales étant les ruptures de chaînes d’approvisionnement mais également les contraintes réglementaires nationales touchant l’ensemble des industries. L’éolien est plus durement touché que d’autres technologies car les besoins de maintenance, plus importants, sont par conséquent davantage impactés. Le secrétaire général de la WWEA appelle les gouvernements à inclure des politiques de soutien fortes aux énergies renouvelables, notamment éoliennes, dans leur plans de relance post-covid, faisant d’une pierre deux coup pour combattre les crises économique et climatique.

  • FINANCE – WindEurope publie son bilan 2019 sur les investissements dans l’éolien 14 avril 2020

    Dans son rapport publié en avril 2020 WindEurope revient sur les investissements de l’industrie éolienne sur l’année 2019. Avec 13 milliards d’euros investis, l’éolien terrestre a bénéficié de plus de 68% des nouveaux investissements en Europe. Ces projets représentent plus de 10 GW installés. Parmi les 25 pays actifs sur ces filières, plus de 130 FIDs ont été annoncés sur l’année, et c’est l’Espagne qui est en tête avec 28 projets éoliens terrestres décidés pour un investissement moyen d’1 million d’€ par MW installé. La Pologne se place en 3ème position du classement grâce à ses investissements dans 630 MW supplémentaires dans l’éolien terrestre également. Au total ce sont 19 milliards d’€ qui ont été investis dans de nouvelles capacités éoliennes, soit une baisse en volume financier de 24% par rapport à 2018, surtout au niveau des investissements dans l’offshore. En termes de nouvelles capacités onshore, 2019 se place en 2ème position depuis 2010 derrière 2018. Dans le cadre du Greendeal, l’Union Européenne vise à mobiliser au moins 1 milliard d’€ supplémentaire pour les infrastructures énergétiques propres au cours de la prochaine décennie, cependant la crise du COVID-19 risque de jouer fortement, au moins à court terme, sur l’atteinte de ces objectifs, réduisant la liquidité sur les marchés. Le président de WindEurope Giles Dickson fait un appel aux investisseurs dans cette période de grande incertitude, et a déclaré que « les énergies renouvelables et le Green Deal européen sont le moteur de la reprise en Europe. »

  • HYDROGÈNE – Des éoliennes produiront de l’hydrogène vert en Vendée 14 avril 2020

    Le Conseil départemental de Vendée vient d’annoncer la construction d’un site de production d’hydrogène vert. Initiée par le département, ce projet a été confié à Lhyfe, une start-up Nantaise, spécialiste de l’hydrogène. L’usine située à proximité du parc de Bouin utilisera comme procédé, l’électrolyse et comme énergie, l’électricité produite par les éoliennes. Une solution 100 % verte contrairement à la production d’hydrogène « gris » (environ 900 000 tonnes par an) qui génère 11,5 millions de tonnes de CO2 par an. Dans un premier temps, l’hydrogène produit sera distribué par quatre stations-services situées à La Roche-sur-Yon, Saint-Gilles-Croix-de-Vie, Challans et Les Sables-d’Olonne. Il sera destiné à des flottes captives (les véhicules reviennent à leur point de départ) : bus, camions, bennes à ordures, véhicules de pompiers, etc. Les premières kilos seront produits au premier semestre 2021 en quantité industrielle.

  • EOLIEN FLOTTANT – Le texte définissant le tarif d’achat est paru 14 avril 2020

    L’arrêté fixant les conditions du tarif d’achat de l’électricité produite par les fermes pilotes éoliennes flottantes de l’appel à projet d’août 2015 est paru en date du 9 avril. La formule de calcul est précisée (annexe 1 du texte). Le texte prévoit des mesures pour éviter une surcompensation des coûts au producteur. Ainsi, « au delà d’un taux de rentabilité interne du projet de 8,5% après impôts, les gains additionnels sont partagés à 50% entre l’État et le producteur, en tenant compte de l’évolution des conditions économiques de fonctionnement de l’installation » (annexe 2 du texte). L’arrêté indique les projets ne peuvent compter que 4 aérogénérateurs chacun maximum. Les contrats d’achat seront conclus pour 20 ans, durée qui sera raccourcie si l’attestation de conformité de l’installation est envoyée après le 30 septembre 2021.

  • STOCKAGE – La Nissan LEAF va stocker de l’énergie éolienne 8 avril 2020

    Nissan, acteur de la mobilité électrique, l’opérateur allemand TenneT et l’entreprise de haute technologie The Mobility House, viennent de lancer en Allemagne un système pilote de charge dit « bi-directionnel ». Ce projet vise à utiliser les batteries des Nissan LEAF comme outil de stockage de l’énergie éolienne produite en surplus et de la réinjecter dans le réseau. La finalité est de stabiliser la distribution d’électricité durant les pics de consommation en réponse à la problématique du marché allemand de l’énergie qui fait face à une déperdition d’électricité renouvelable. En cause, les contraintes de transport de l’électricité renouvelable qui est uniquement produite dans le Nord du pays et l’impossibilité de la stocker. TenneT travaille d’ores et déjà au développement d’une plateforme paneuropéenne avec d’autres opérateurs. A terme, ces coopérations permettront une véritable flexibilité des réseaux, avec l’intégration des véhicules électriques comme recharges d’énergie mobile à grande échelle.

  • ÉOLIEN TERRESTRE – Possibilité de déroger à la règle des 1 500 mètres 8 avril 2020

    Un arrêté du 30 mars 2020 vient de modifier les conditions du complément de rémunération des sites éoliens composés au maximum de six aérogénérateurs. Initialement, l’arrêté du 6 mai 2017 prévoyait que tout nouveau projet éolien devait respecter une distance minimale d’au moins 1 500 mètres avec toute autre installation ou projet d’installation dont la demande de contrat avait été déposée dans les deux ans précédant. L’arrêté du 30 mars introduit la possibilité d’une dérogation à cette règle si le porteur de projet démontre d’une part que sa société est totalement indépendante de celle(s) développant l’autre parc situé à proximité et qu’en outre, les deux projets n’ont pas fait l’objet d’un “développement conjoint”. Un futur parc peut également déroger à la règle de distance minimale des 1 500 mètres lorsqu’il y a une impossibilité manifeste à respecter cette distance pour des raisons liées aux capacités de raccordement au réseau. Dans ce cas, la demande de dérogation doit être formulée et justifiée auprès d’EDF sur la base d’un document émanant du gestionnaire de réseau. Cette demande doit être signée par le représentant légal de chacune des deux installations. Néanmoins, il est important de souligner que cette dérogation s’applique uniquement à un ensemble composé au maximum de deux installations qui comportent chacune au maximum six aérogénérateurs.

  • DÉVELOPPEMENT – Valorem et Solaterra partenaires dans l’Indre et le Cher 8 avril 2020

    Valorem, opérateur indépendant d’énergies renouvelables, et Solaterra, entreprise de conseil dans l’accompagnement des territoires dans leur valorisation énergétique, ont signé un contrat de partenariat pour développer ensemble des projets éoliens sur le territoire de l’Indre et du Cher en privilégiant une forte collaboration avec les territoires, les élus et les citoyens. Solaterra sera chargé des missions de développement nécessaires à la réalisation d’un projet éolien pour ces deux départements. Ce partenariat sera pour Valorem l’occasion d’y renforcer sa présence en s’appuyant sur un acteur ayant une bonne connaissance du tissu local et pour Solaterra d’accélérer la mise en œuvre de sa démarche Énergie Projet Commun, qui se fonde sur une forte participation des acteurs locaux à tous les niveaux (diagnostic, décision, gouvernance et réalisation).

  • BILAN 2019 – Le GWEC et EurObserv’ER publient les chiffres du marché 2019 1 avril 2020

    Dans la 15e édition de son Global Wind Report du 25 mars, le GWEC (Global Wind Energy Council) annonce que 60,4 GW de capacités éoliennes ont été installés en 2019 dans le monde. Soit une augmentation de 10 % qui fait passer la totalité de la capacité mondiale à 651 GW. L’activité en 2019 a été la deuxième plus importante enregistrée de toute l’histoire de la filière. La Chine et les USA restent sur le haut du podium représentant à eux seuls près de 60 % des nouvelles installations. Au sein du marché de l’éolien, l’offshore a représenté 10 % des nouvelles installations avec 6,1 GW. Le rapport préconise la constitution de nouveaux outils d’évaluation économique davantage basés sur la soutenabilité à long terme par rapport aux “coûts actualisés de l’énergie”, ainsi que l’utilisation de nouvelles techniques d’hybridation et d’hydrogène vert associées à l’éolien. Pour 2020, l’impact de l’épidémie Covid-19 reste flou et le rapport laisse entendre que l’année en cours pourrait être une nouvelle année record avec 76 GW prévus. Pour la partie européenne, EurObserv’ER vient de publier le Baromètre éolien 2020 qui confirme également les bons chiffres sur le vieux continent. En comptant le Royaume-Uni, l’UE28 a vu le raccordement de 12 GW de nouvelles capacités en 2019, contre moins de 11 GW en 2018. Concernant la production électrique au sein de l’UE 28, ce sont 426 TWh (363 TWh pour l’UE 27) qui ont été générés par le vent en 2019, dont 71 TWh par les parcs offshore. L’un des enseignements est que la filière voit de plus en plus “grand”. Non seulement la puissance unitaire des éoliennes en mer se compte désormais à deux chiffres, mais la taille des projets a elle aussi considérablement augmenté rendant possibles des coûts de production jusqu’alors jamais atteints.

  • AUSTRALIE – Un projet de 1,2 GW dans le Queensland 1 avril 2020

    Le gouvernement du Queensland, en Australie, vient d’approuver le développement d’un important projet éolien de 1 200 MW. Le futur parc cohabitera avec une plantation de pins de l’État actuellement exploitée par l’industrie du bois de la région. L’investissement sera de 2 milliards de dollars et il permettra d’implanter 226 turbines. Les éoliennes seront distantes d’un minimum de trois kilomètres avec les premiers résidents pour garantir qu’industrie, communauté locale et environnement puissent coexister harmonieusement. Le projet est porté par Forest Wind, une coentreprise issue du rapprochement entre le géant mondial de l’énergie et fabricant de turbines Siemens et la société d’énergie renouvelable du Queensland, Clean Sight. « Il s’agit d’un important projet d’énergie propre pour le Queensland qui contribuera à la réalisation de notre objectif : porter à 50 % la part des énergies renouvelables dans notre bilan d’ici 2030 », a déclaré le ministre d’État chargé de la planification, Cameron Dick. Ce projet devrait créer environ 440 emplois pendant la construction et 50 autres à temps plein pendant son exploitation.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – Iberdrola mise sur le flottant 1 avril 2020

    Dans le cadre du programme Horizon 2020 de la Commission européenne, l’énergéticien espagnol va diriger le consortium international Flagship composé d’entreprises et d’institutions espagnoles, norvégiennes, danoises, allemandes et d’EDF côté français. Ce projet d’éolien flottant a pour objet la mise en place et l’installation d’un démonstrateur de 10 MW en mer du Nord, au large de la Norvège. Il s’agit du plus grand programme de recherche et d’innovation de l’Union européenne jamais réalisé et Iberdrola espère un financement à hauteur de 25 millions d’euros. La fabrication de la plateforme flottante pourrait débuter au cours du deuxième trimestre 2021 pour une installation prévue au premier trimestre 2022. Iberdrola prévoit aussi la mise en place d’un autre démonstrateur qui sera déployé au large de l’Espagne près des îles Canaries.

MARS 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • OFFSHORE – L’effet de sillage peut jouer entre les parcs 24 mars 2020

    D’après une étude de mars publiée par les think-tanks Agora Energiewende et Agora Verkerhswende et sur laquelle le site www.technique-ingenieur.com attire notre attention, les effets de sillages des éoliennes en fonctionnement ne sont pas assez pris en compte dans les stratégies des États en mers du Nord et Baltique. En effet, le vent, après qu’il a traversé une hélice, perd en énergie cinétique, car l’éolienne en capte une partie importante. Ceci est susceptible d’impacter la production d’autres éoliennes installées dans le couloir venteux, et ce, sur de grandes distances. Quand les parcs sont trop proches les uns des autres, les think-tanks indiquent que leur productivité peut être réduite jusqu’à ¼. L’étude, portant sur la zone allemande, s’appuie sur les travaux de l’Université technique du Danemark et de l’Institut Planck de biochimie. L’étude souligne que la planification des différents Etats frontaliers, comme l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas ou encore le Royaume-Uni, ne prend pas suffisamment en compte les effets des parcs voisins sur leur propre développement à long terme. Ainsi, en l’absence de coordination transnationale, les parcs de grande échelle, comme ceux prévus de 50 à 70 GW pour l’Allemagne d’ici 2050, pourraient voir leur production réduite de façon non négligeable, passant d’un facteur de charge de 4000h/an à 3000h/an dans les pires scénarios. Même si cette étude se limite à la zone économique allemande de la mer du Nord, les chercheurs mettent l’accent sur la nécessité d’analyser et de coordonner les plans de développement des parcs à la fois sur les zones en Mer du Nord, et en Mer Baltique. Concernant l’éolien terrestre également très développé dans cette zone du nord de l’Allemagne, ils préconisent d’étudier l’impact des sillages du développement massif des parcs offshore.

  • WEBINAIRE – Concilier préservation de l’environnement et développement des projets d’énergie marine 18 mars 2020

    Le 10 mars dernier, l’association RespectOcean a organisé un webinaire (disponible en ligne) sur le thème de la conciliation entre préservation de l’environnement marin et les projets d’énergie marine renouvelable. Réseau initié en 2013, devenu association en 2018, RespectOcean a pour but de développer et professionnaliser le réseau d’entreprises partenaires pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de préservation de l’environnement marin. Lors de ce séminaire, les porteurs des projets éoliens de Dieppe-Le Tréport & Île d’Yeu et de Noirmoutier ont présenté leurs méthodes et résultats d’évaluation environnementale, notamment via la création d’un GIS (Groupement d’Intérêt Scientifique) par les partenaires. Les représentants présents du Comité français de l’UICN ont pu exprimer leurs recommandations. Ainsi il ressort de leur analyse des pistes d’amélioration, notamment la priorisation de l’évitement des impacts par rapport aux actions de compensation trop peu satisfaisantes dans l’état actuel des connaissances scientifiques des écosystèmes et du manque de retour d’expérience sur ce type de projet. Ils proposent également d’uniformiser suivant les nombreux projets offshore à venir les protocoles d’acquisition de données, d’utiliser les indicateurs de la  Directive cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM), et de mettre en place une grille d’évaluation commune pour juger de la gravité des impacts. Les entreprises Ecocéan et WIPSEA étaient présentes pour parler de leurs solutions techniques de limitation des impacts. Ecocéan, spécialisé dans l’ingénierie de la réhabilitation des écosystèmes marins, développe des structures pouvant permettre d’adapter les éoliennes au cycle de reproduction des espèces marines. Le projet SEMMACAPE de WIPSEA consiste quant à lui au suivi et à l’étude de la mégafaune marine et des activités de plaisance, ainsi que la création de cartes de distribution d’espèce par automatisation de l’analyse d’images aériennes. Ceci pourrait faciliter le choix des zones d’implantations des parcs éoliens.

  • CORONAVIRUS – L’éolien s’en sortirait mieux que le solaire 18 mars 2020

    Le site energy4climate.com rapporte que Bloomberg New Energy Finance (BNEF) vient de publier une étude dans laquelle les prévisions de croissance mondiale pour l’éolien et le photovoltaïque sont revues à la baisse du fait de l’impact de la pandémie. La chute des cours du pétrole impacte les revenus des grandes compagnies pétrolières et pourrait amputer leur capacité à financer leur transition vers les énergies renouvelables. Pour le solaire, les analystes anticipent une baisse de 16 % pour 2020 passant d’une fourchette de 121-152 GW à 108-143 GW installés dans l’année. L’éolien serait moins impacté : si la prévision de 75 GW de nouvelles capacités éoliennes installées en 2020 ne tient plus, l’année 2020 devrait tout de même constituer une année record. L’étendue de la baisse dépendra de la rapidité de la Chine à reprendre son rythme de production et d’installation. 35 % des nouvelles capacités éoliennes mondiales sont en effet érigées en Chine.

  • OFFSHORE – Un partenariat franco-chinois 18 mars 2020

    China Energy Investment Corporation, société d’État chinoise des mines et de l’énergie vient d’annoncer la signature d’un accord avec l’énergéticien français EDF pour développer conjointement un projet de parc offshore dans la province du Jiangsu dans l’Est de la Chine. Même si la France n’a pas encore de parcs éoliens offshore, l’expertise d’un groupe comme EDF-Renouvelables est très prisée à l’étranger avec l’exploitation de plusieurs parcs à travers le monde. Ce projet de joint-venture marque pour la Chine une ouverture car c’est la première fois que le pays s’ouvre à une entreprise et à des capitaux étrangers en matière d’éolien en mer. L’investissement total est de 7,9 milliards de yuans soit 1 milliard d’euros, détenus à 62,5 % par China Energy et 37,5 % par EDF. La capacité installée totale du projet sera de 502 MW pour une production annuelle de 1,39 milliard de kilowattheures ce qui couvrira les besoins annuels en électricité de près de 2 millions de foyers chinois. La mise en service du parc est prévue pour début 2021.

  • HAUTS-DE-FRANCE – Record de production début 2020 12 mars 2020

    Les Hauts-de-France sont la première région éolienne française avec 4 GW installés, soit 27 % des capacités nationales. France Bleu relève que le début d’année a vu la production éolienne de la région battre de nombreux records du fait des vents forts et tempêtes. En effet, le 9 février à 9h45, d’après RTE, les deux tiers de la demande électrique régionale étaient issus du parc éolien, soit un parc fonctionnant à 92 % de sa capacité. Un tel niveau de production n’est habituellement atteint que par la centrale nucléaire de Gravelines. Mais ce n’est pas la première fois que cela survient, car plus tôt cette année, les 14 janvier et 2 février, ce sont 60 % des besoins régionaux qui étaient couverts. En 2019 sur l’année, l’éolien a couvert en moyenne 18,1 % des besoins électriques de la région. A ce jour, le taux de couverture moyen se monte à 29,2 % pour 2020. Nos voisins belges constatent également que février a été un mois record pour l’éolien belge en mer du Nord avec 804 GWh produits pour un facteur de charge moyen record de 74 % en février.

  • TECHNOLOGIE – Vers des pales toujours plus longues 12 mars 2020

    Bien plus que la taille des mâts, c’est la taille des pales qui concentre les efforts de R&D des constructeurs éoliens ces dernières années. Fin 2019, General Electric Renewable Energy présentait son dernier modèle offshore, l’Haliade-X. Fabriquée en France et actuellement en phase test dans le port de Rotterdam, cette machine haute de 260 mètres est équipée d’une pale de 107 mètres, un record mondial. Ce rotor géant de 220 mètres permet, en augmentant la surface balayée moyenne par la turbine, de capter une plus grande partie du vent qui passe et d’être plus efficace. Le facteur de charge atteint les 63 % (5 à 7 points de plus que la concurrence), ce qui permet de diminuer les coûts de production de l’électricité. Une telle turbine sera capable de générer de l’électricité pour 16 000 foyers, soit une production brute annuelle de 67 GWh dans les conditions typiques d’un site allemand en mer du nord. Les concurrents de GE tentent une réponse avec de nouvelles machines. Dans cette course à l’envergure, on retrouve Gamesa Renewable Energy avec la SG 193-10 MW qui affiche un rotor de 193 mètres, Siemens Gamesa avec la SG 11.0-200 DD (11 MW) avec un rotor de 200 mètres et MHI Vestas avec la V164-10 MW et son rotor de 164 mètres. Tous ces constructeurs annoncent des mises en service entre 2022 et 2025.

  • OFFSHORE – Iberdrola actionnaire à 100 % d’Ailes Marines 12 mars 2020

    Le producteur espagnol d’électricité a racheté à La Caisse des Dépôts et à RES leurs parts dans Ailes Marines, société de projet du parc éolien offshore au large de Saint-Brieuc. Depuis le début du projet en 2011 Iberdrola possédait 70% des parts. En janvier dernier déjà, son contrôle était monté à plus de 90 %. Aujourd’hui, le processus se finalise en passant à 100 % suite au feu vert du ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire. Seule aux commandes, Iberdrola va construire un parc de 62 turbines de 207 mètres de haut développant 8 MW chacune pour une puissance installée totale de 496 MW. Le parc s’étendra sur 75 km2. Estimé à 2,4 milliards d’euros le projet devrait être opérationnel à l’horizon 2023. A la demande de l’État français il devra stimuler l’économie locale : les fondations seront fabriquées à Brest par Navantia, les éoliennes au Havre par Siemens, et RTE a choisi Nexans pour le raccordement à terre. A moyen terme, suite à ces investissements, l’entreprise espagnole souhaite intégrer davantage le marché français, « qui est devenu un marché de plus en plus stratégique pour Iberdrola », selon le communiqué de presse.

  • EMPLOIS EN EUROPE – L’éolien deuxième employeur EnR d’Europe 4 mars 2020

    Vendredi 28 février, la 19e édition du baromètre bilan EurObserv’ER a été mise en ligne. Ce document, intitulé l’État des énergies renouvelables en Europe, présente dans le détail la situation de l’ensemble des différentes technologies renouvelables développées au sein des pays de l’Union européenne à travers des indicateurs énergétiques, économiques ou financiers. Depuis une dizaine d’année, les baromètres EurObserv’ER couvrent également la dimension socio-économique. Sur la thématique de l’emploi, les indicateurs publiés évaluent à 1,51 million le nombre de personnes travaillant de façon directe ou indirecte dans le domaine des énergies renouvelables en Europe en 2018. Ce chiffre est en croissance de 4 % par rapport à l’année précédente (1,45 million). Avec 325 300 emplois, le secteur de l’éolien se classe à la deuxième place des filières, soit derrière la biomasse solide (360 600 emplois) mais devant les biocarburants (248 200 emplois) ou le photovoltaïque (117 600 emplois). Au niveau de l’activité économique, l’éolien est le premier secteur avec 43,9 milliards d’euros. Pourtant, pour 2018 l’éolien a vu l’évaluation de son contenu en emploi significativement diminuer (- 9 %, 356 700 emplois en 2017). A l’origine de ce phénomène, le net recul en 2018 des marchés allemand et britannique. L’État des énergies renouvelables en Europe est disponible en libre téléchargement ainsi que l’ensemble des baromètres thématiques publiés au long de l’année.

  • ÉOLIEN EN AUTOCONSOMMATION – 8 éoliennes pour la future gare multimodale de Chambéry 4 mars 2020

    Start-up française spécialisée dans la fabrication d’éoliennes de petite puissance en autoconsommation, Éolie vient d’être choisie par l’exploitant de parking Q-Park pour son projet d’aménagement de l’ancienne gare Sncf de Chambéry (Savoie), en passe d’être transformée en pôle multimodal. Équipées d’un rotor de 2 m2, les 8 éoliennes à axe vertical développeront une capacité unitaire de 500 watts et seront installées sur le toit du parking de la future gare. Le courant produit sera autoconsommé sur le site, il n’y aura pas d’injection sur le réseau électrique. Fondée en 2011, Éolie a installé depuis sa création une centaine d’éoliennes en France et en Europe. Ses éoliennes, qui sont produites en France, ont ainsi équipé plusieurs stations de traitement des eaux du groupe Veolia ou un projet immobilier porté par le groupe Schuler au Luxembourg. A plus long terme, Éolie songe à s’orienter vers des projets en mer flottant, un segment qu’avait tenté de développer l’entreprise lilloise Nénuphar mais dont la liquidation judiciaire avait été prononcée en 2018.

  • AFRIQUE DE L’OUEST – Un parc éolien de 158 MW au Sénégal 4 mars 2020

    Inauguré officiellement, le 24 février dernier, par M. Macky Sall, président du Sénégal, le parc de Taïba N’Diaye devrait être totalement opérationnel en mai prochain. Composé de 46 mâts, le projet construit par la société Lekela devrait coûter environ 342 millions d’euros et permettra de couvrir la consommation électrique de 2 millions de Sénégalais dans un pays où seuls 45 % de la population ont accès au réseau électrique. Ce site sera l’un des plus grands sites éoliens d’Afrique de l’Ouest. Il devrait permettre d’éviter 300 000 t de CO2 par an dans un pays où le charbon et le pétrole prédominent toujours dans le mix électrique. Les autorités ont placé le développement énergétique au cœur du Plan Sénégal Émergent (PSE), et le pays produit une électricité à 22 % renouvelable sur son réseau, géré par la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

FéVRIER 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • ÉOLIEN OFFSHORE – 2019, une année record 26 février 2020

    L’organisation World Forum Offshore Wind (WFO) vient de publier son Global Offshore Wind Report sur l’évolution de l’éolien en mer dans le monde. La publication est courte mais éloquente quant à la croissance de ce secteur. Avec une capacité supplémentaire de 5 194 MW installée en 2019, la filière a réalisé sa meilleure année jamais enregistrée. 16 nouveaux sites offshore ont été raccordés l’an passé au sein de 6 pays : Chine, Royaume-Uni, Danemark, Belgique et Taïwan. La taille moyenne des nouvelles fermes éoliennes a été de 325 MW. Au niveau mondial, la puissance totale recensée à fin 2019 est de 27 213 MW, un chiffre en hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Le premier pays est le Royaume-Uni (9 710 MW), devant l’Allemagne (7 498 MW) et la Chine (4 906 MW). Ce classement devrait cependant être amené à évoluer dans les années futures puisque la Chine affiche 3 662 MW de capacité en construction en 2019 contre seulement 714 pour le Royaume-Uni et 220 pour l’Allemagne. D’après les observations du WFO, l’empire du Milieu devrait être le premier marché mondial pour l’éolien en mer en 2020.

  • ENTREPRISE – Alphabet met les voiles 26 février 2020

    Alphabet, la maison mère de Google, va définitivement se séparer de sa filiale dédiée à la conception de petites éoliennes volant au bout d’un câble, Makani, a annoncé Fort Keller, le directeur général de cette entité mardi. Comme il le rappelle sur le blog de Makani, l’entreprise est née en 2006 de l’intérêt d’un groupe de kitesurfeurs pour la possibilité d’exploiter l’énergie du vent par des voiles de cerfs-volants. 13 ans plus tard, après avoir été incubée 7 ans dans le laboratoire de projets futuristes d’Alphabet, l’équipe est parvenue à développer une nouvelle technologie de cerfs-volants pouvant mettre en oeuvre 600 kW de puissance électrique. Le partenariat entamé avec Shell en 2019 se poursuit, lui, en vue de continuer à développer la technologie de Makani.

  • PROJET CITOYEN – Enercoop achète la production de 4 éoliennes citoyennes 26 février 2020

    C’est un mouvement discret mais qui prend de l’ampleur. De plus en plus de sites quittent l’acheteur historique EDF tout en conservant leur contrat d’obligation d’achat. Ainsi, le parc breton de Bégawatts a annoncé qu’il vend désormais toute sa production à la coopérative Enercoop, organisme qui est aussi agréé pour la gestion des contrats d’obligation d’achat d’électricité renouvelable. Cela devrait représenter un productible annuel de 16 900 MWh. L’originalité de ce parc de 8,2 MW, construit en 2014, est d’avoir été initié par l’association Énergies citoyennes en Pays-de-Vilaine, elle-même membre du mouvement Énergie Partagée. Ses quatre éoliennes ont été financées par un collectif de plus 700 citoyens qui possèdent la majorité des parts et peuvent ainsi décider de l’avenir du parc. Le projet a été lent à sortir de terre puisque les premières réflexions avaient été lancées 12 ans avant la mise en service du site. A l‘origine, Bégawatts était lié à EDF par un contrat en obligation d’achat. En 2020, Bégawatts, comme 28 autres producteurs en obligation d’achat a décidé de se tourner vers Enercoop. Ce site représentera 3 % du portefeuille du fournisseur en terme de volume d’électricité produite.

  • EUROPE – Il faut encore accélérer 18 février 2020

    Avec 15,4 GW de capacités éoliennes installées en Europe en 2019, dont 13,2 GW dans l’Union européenne à 28, le continent (Russie comprise) dispose désormais de 205 GW de capacités éoliennes, selon les chiffres publiés par l’association européenne WindEurope. 3,6 GW de ce volume sont des capacités éoliennes offshore, un record d’installation qui permet à l’Europe de compter désormais une capacité éolienne offshore totale de plus de 22 GW. Avec 417 TWh, l’énergie éolienne a représenté 15 % de toute la consommation d’électricité dans l’Union européenne à 28 l’année dernière contre 14 % en 2018 et 12 % en 2017. Le facteur de charge moyen ressort à 26 %. Pour autant, souligne WindEurope dans un communiqué du 17 février, et même si les installations nouvelles ont crû de 27 % par rapport à 2018, le taux d’installation doit doubler pour atteindre les objectifs 2050 fixés dans le Green Deal, le pacte vert européen promu par la Commission. « L’Europe ne construit pas assez de fermes éoliennes », avance son président, Giles Dickson. L’expansion de cette énergie « requiert une approche nouvelle, en termes de planification comme de délivrance des permis, mais aussi des investissements continus dans les réseaux. A l’Union européenne de s’assurer qu’ils soient ambitieux, et concrétisés », ajoute-t-il.

  • FRANCE – Un 1er système de stockage par batterie pour Boralex 18 février 2020

    Boralex a annoncé la mise en service commercial, à compter du 1er mars, de sa première unité de stockage d’électricité. Celle-ci a été mise en place au pied de ses parcs éoliens Vallée de l’Arce (30 MW) et Comes de l’Arce (10 MW), dans le département de l’Aube. « Le site est doté d’une puissance installée de 2MW dont 1MW pourra être commercialisé via un agrégateur. Il est équipé de batteries au lithium-ion dont la densité énergétique favorise le déploiement à grande échelle tout en réduisant l’espace nécessaire », précise un communiqué du 14 février. Cette opération s’inscrit dans le projet Venteea, porté par Enedis depuis 2012 et pour lequel le groupe canadien a repris l’entièreté des droits en 2018 à l’issue des expérimentations. « Le stockage de l’électricité est une technologie ambitieuse et prometteuse pour le nouveau monde énergétique, en ligne avec notre pilier stratégique lié à la diversification technologique », explique Nicolas Wolff, vice-président et directeur général Europe de Boralex.

  • FLOTTANT – Lancement d’un projet de recherche franco-allemand 18 février 2020

    Le projet franco-allemand de recherche sur l’énergie éolienne en eaux profondes dénommé Vamos/Floateole a été lancé le 17 février, a annoncé l’École centrale de Nantes. D’une durée de 36 mois, ce projet a donc deux volets, Vamos et Floateole. L’objectif à long terme de Vamos (pour Validation, mesure et optimisation de l’énergie éolienne flottante) est « de concevoir des éoliennes offshore moins chères et d’augmenter la part de l’éolien sur le marché de l’énergie ». Il consiste en une campagne de mesure à grande échelle, menée sur la première éolienne offshore flottante française, Floatgen et une étude de validation. La campagne de mesure du sillage sera réalisée dans le cadre du projet français Floateole, lequel « se concentre sur la caractérisation expérimentale de l’influence des mouvements de la plateforme flottante sur le comportement aérodynamique des éoliennes et de leur sillage. » Enfin, « pour la première fois, un projet de recherche sur l’énergie éolienne flottante est cofinancé par le ministère fédéral allemand de l’économie et de l’énergie et le cluster régional français WEAMEC », précise le communiqué.

  • ÉOLIEN EN MER – L’UE compte plus de 22 GW de capacité offshore 11 février 2020

    Jeudi 6 février, WindEurope, l’association européenne de l’énergie éolienne, a mis en ligne son rapport annuel sur le segment de l’offshore. L’étude annonce qu’en 2019, l’Union européenne a raccordé 10 nouveaux parcs en mer, représentant 502 nouvelles éoliennes, soit une puissance supplémentaire de 3 627 MW. L’Europe dispose désormais d’une capacité offshore totale de 22 072 MW provenant de 5 047 éoliennes raccordées situées dans 12 pays. La puissance unitaire moyenne des turbines installées l’an passé a été de 7,8 MW, un chiffre supérieur de 1 MW à la moyenne observée en 2018. Le premier pays reste le Royaume-Uni avec 9 945 MW, dont 1 750 MW ont été ajoutés en 2019. Les britanniques possèdent notamment le plus important parc au monde avec le site de Hornsea One qui affiche une capacité totale de 1218 MW. La France n’est pas absente mais elle apparaît en dernière place. En effet, si les premiers parcs en mer posés n’entreront pas en service avant 2021 ou 2022, le pays compte depuis 2018 une capacité de 2 MW au travers du projet d’éolienne flottante de Floatgen. Le rapport de WindEurope suit également l’activité économique du secteur puisqu’on y apprend qu’en 2019, 6 milliards d’euros ont été investis dans des nouveaux projets qui verront le jour dans les 4 à 8 ans à venir. Autre information intéressante, les appels à projets conclus en 2019 en Europe se sont tous soldés par des opérations qui annonçaient des coûts de production compris entre 40 et 50 € le MWh.

  • ÉNERGIES MARINES – Ouverture de l’AMI Sea-GRID 11 février 2020

    Le lancement de l’Appel à Manifestation d’Intérêt Sea-GRID a été annoncé vendredi 7 février à Nantes au Showroom SMILE, lieu dédié aux compétences industrielles des régions Bretagne et Pays de la Loire en matière de réseaux électriques intelligents. Sea-GRID est porté par Centrale Nantes, RTE, Enedis ainsi que leurs partenaires S2E2, le Pôle Mer Bretagne Atlantique, SMILE, et Weamec. Le but de cet AMI est de développer des briques technologiques pour la production de l’énergie en mer ainsi que ses usages locaux à terre. Les projets devront s’appuyer sur un développement des technologies de gestion intelligente de l’électricité pour des solutions de raccordement électrique de la mer à la terre. Il pourra s’agir d’un raccordement en mer « par le biais d’une plateforme flottante pour tester en conditions réelles les machines électriques de futures sous stations électriques offshore et des solutions de monitoring et de stockage en mer »et, à terre, « par la mise en place d’un exemple concret de réseau intelligent, qui sera l’interface entre l’électricité produite en mer et son usage local (par exemple : solution de monitoring et de stockage d’énergie en mer) ». Au moins un des partenaires devra être implanté en Pays de la Loire. Les réponses pourront être envoyées jusqu’au 7 avril 2020. Après sélection des projets, ceux-ci bénéficieront du soutien technique de Centrale Nantes, RTE et Enedis pour confirmer leur faisabilité dans le but de déployer un démonstrateur sur le site SEM-REV opéré par Centrale Nantes. Règlement, cahier des charges et dossier de candidature : ici

  • ENTREPRISE – Mywindparts intègre le groupe Voltalia 11 février 2020

    Dans un communiqué de presse daté du 3 février, Mywindparts annonce rejoindre le groupe Voltalia. Créé en 2016, Mywindparts est spécialisé dans la fourniture et la réparation de pièces détachées d’éoliennes et assiste les exploitants de parcs éoliens dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement. Voltalia est, depuis 2005, devenu un acteur important du secteur de la production d’origine renouvelable avec plus d’un GW en exploitation dans le monde (19 pays). Il est prestataire de services de développement, construction et maintenance pour ses propres centrales et pour celles de ses clients. En intégrant le groupe Voltalia, Mywindparts vient compléter l’offre de maintenance de Voltalia et agrandit significativement son propre réseau de partenaires au niveau international.

  • ÉTATS-UNIS – Un marché solide où les PPA se multiplient 4 février 2020

    9 143 MW de projets éoliens ont été mis en service aux États-Unis en 2019, selon les chiffres publiés le 30 janvier par l’Association américaine de l’éolien (AWEA). C’est plus qu’en 2018, où le total des raccordements éoliens ressortait à 7 588 MW. Encore plus impressionnant, 5 476 MW ont été mis en service au cours des trois derniers mois de l’année uniquement. S’il est courant que le chiffre du dernier trimestre annuel soit important, cette tendance est particulièrement marquée pour le dernier trimestre 2019 qui a vu la connexion au réseau de 35 projets (répartis dans 16 États. Les États-Unis comptent désormais 105 583 MW d’éolien soit 56 800 turbines (dans 41 États). À noter, avec 8 726 MW (contre 8 507 MW en 2018), le nombre de contrats d’achat d’électricité (PPA) concernant des parcs éoliens a aussi atteint des sommets. 60 % (5 266 MW) de ces contrats concernent des utilities et 40 % (3 640 MW), des entreprises.

  • APPEL D’OFFRES TERRESTRE – La recyclabilité des pales bientôt prise en compte ? 4 février 2020

    C’est en tout cas le souhait de la Commission de régulation de l’énergie. « La CRE est disposée à initier dès à présent et en lien avec les services du ministère les travaux permettant d’inclure un critère lié au bilan carbone, comme le prévoit le projet de loi relatif à l’énergie et au climat », explique l’autorité dans sa délibération, publiée le 3 février, sur la quatrième période de l’appel d’offres. « Il apparait également nécessaire d’étudier la prise en compte d’autres critères environnementaux, notamment celui portant sur la recyclabilité des pales », ajoute la CRE. Elle recommande également aux pouvoirs publics d’annoncer rapidement les dates et volumes des périodes du prochain appel d’offres. Enfin, toujours en vue du prochain appel d’offres, dont la date limite de candidature de la sixième et dernière période est fixée au 1er juin, la CRE « estime que la formule du complément de rémunération doit être modifiée en déduisant un revenu de référence lié au mécanisme de capacité. »

  • BELGIQUE – Vers un nouveau plan éolien ? 4 février 2020

    Le gouvernement régional wallon, en Belgique, va réfléchir à une nouvelle “pax eolienica”, a affirmé le 3 février, en commission du Parlement de Wallonie, le ministre régional de l’Energie, Philippe Henry (Écolo), selon nos confrères de la RTBF. « Dans un contexte ambitieux, l’éolien jouera un rôle essentiel et l’adaptation du cadre existant est nécessaire », a précisé le ministre. Compétence du ministre régional de l’Energie mais aussi des ministres de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, « le dossier éolien nécessite une solide coordination », a-t-il poursuivi. Adoptée en mars 2018 par le gouvernement wallon, la première ‘pax eolienica’ compilait 15 mesures, à traduire en texte, destinées à favoriser le développement de la filière éolienne, rappelle la RTBF. Le parc éolien wallon a franchi en 2019 le cap du GW de puissance installée.

JANVIER 2020

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • FRANCE – Eoloscope, un outil pour un développement exemplaire 29 janvier 2020

    France Nature Environnement, l’Ademe et l’industriel Boralex ont présenté le 28 janvier l’« Eoloscope Terrestre », un « outil de dialogue territorial, d’aide au positionnement à destination des associations, mais aussi des porteurs de projets éoliens et des collectivités qui souhaitent mieux comprendre les attentes des associations et améliorer leurs pratiques. » L’objectif affiché par les trois partenaires est de contribuer au développement d’une filière éolienne vertueuse, pilier de la transition énergétique. « L’énergie éolienne, qui fait l’objet d’une opposition active et marquée de la part d’une partie minoritaire de la population française, avec fortes communications de contre-vérités et idées reçues, nécessite un outil comme l’Eoloscope qui apporte objectivité et un esprit d’ouverture entre les acteurs », explique David Marchal, directeur adjoint à la direction exécutive de l’expertise et des programmes à l’Ademe. L’Eoloscope fera l’objet d’un atelier de présentation jeudi 30 janvier (à 11h30 en salle G2) à l’occasion des Assises Européennes de la transition énergétique, qui se sont ouvertes ce 28 janvier à Bordeaux.

  • PARTENARIAT – CNR et Banque des Territoires partagent de grandes ambitions 29 janvier 2020

    La Banque des Territoires et la Compagnie nationale du Rhône (CNR) ont annoncé la signature (le 23 décembre) d’un accord de partenariat de 10 ans qui vise « à détenir ensemble plus de 500 MW de nouveaux projets éoliens. » Le partenariat inclue dès à présent une société portant 90 MW d’actifs éoliens déjà en exploitation ou en cours de construction et dont CNR sera l’acteur industriel supervisant l’exploitation. Il vise une augmentation du portefeuille d’actifs éoliens en co-détention de 400 MW sous 5 ans, sur la base de projets actuellement en développement. La Banque des Territoires et CNR se laissent la possibilité « d’étendre ce partenariat à de nouveaux projets d’ores et déjà identifiés qui devraient voir le jour dans les 10 prochaines années », précisent-elles dans un communiqué commun en date du 20 janvier. Ce nouveau partenariat stratégique « fait suite à l’acquisition par CNR du développeur Vol-V ER fin 2019, détaille le communiqué. Cette année a d’ailleurs permis un rapprochement opérationnel significatif entre CNR et la Banque des Territoires, déjà actionnaire de CNR à hauteur de 33,2 %, puisqu’un premier partenariat portant sur 23 MW, via trois parcs photovoltaïques, avait déjà été signé le 6 novembre 2019. »

  • INNOVATION – La turbine de 9,5 MW en test au Danemark 29 janvier 2020

    MHI Vestas a annoncé le 24 janvier avoir installé son prototype d’éolienne de 9.5 MW (V174-9.5) à Osterild, dans le centre national de test du Danemark. Dotée de pales de 85 mètres pour une hauteur totale de 197 mètres, la machine devrait y subir une batterie de tests dans l’objectif de « contrôler minutieusement la fiabilité et la performance en matière de production » de la turbine destinée à l’offshore, explique dans un communiqué la joint-venture à 50/50 entre le japonais MHI et le danois Vestas. MHI Vestas annonce un volume de commandes de 934 MW pour ce modèle, avec des projets en Europe et en Asie Pacifique. Les premières machines sont destinés aux parcs éoliens offshore allemands de Baltic Eagle et Arcadis et devraient être installées en 2022.

  • PPE – Objectifs contrastés pour l’éolien 21 janvier 2020

    Depuis le 20 janvier, la dernière version de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) pour 2019-2028, ainsi que la Stratégie nationale bas carbone à horizon 2050, est désormais ouverte pour consultation publique. Les changements pour l’éolien sont favorables à l’offshore tandis que l’éolien terrestre voit ses objectifs rabotés. Ainsi les objectifs pour l’éolien en mer passent à 5,2 à 6,2 GW en 2028, contre 4,7 à 5,2 GW dans une précédente version. Côté onshore les objectifs passent désormais de 34,1-35,6 GW à 33,2-34,7 GW. Ce repli intervient quelques jours après des annonces quelque peu critiques d’Emmanuel Macron lors d’un déplacement à Pau : « Le consensus sur l’éolien est en train de nettement s’affaiblir dans notre pays. » Et de poursuivre, « Il y a l’éolien offshore qu’on a développé et relancé très fortement, mais de plus en plus de gens ne veulent plus voir d’éolien près de chez eux. » Interrogé par l’AFP, Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), se veut rassurant, estimant que la nouvelle feuille de route de la PPE visent surtout à « compenser budgétairement la montée de l’éolien en mer. Ce n’est pas une bonne nouvelle, mais pas une catastrophe non plus. » Pour France énergie éolienne (FEE), cette PPE, en discussion depuis trois ans, « doit désormais être adoptée rapidement, pour donner de la visibilité aux acteurs », a expliqué, sa déléguée générale Pauline Le Bertre à l’agence de presse. « Regrettant » que le gouvernement n’ait « pas saisi tout le potentiel de l’offshore », elle s’est réjouie que le secteur et les régions littorales disposent enfin d’« un calendrier clair » : « c’est un premier pas. » La consultation publique est ouverte jusqu’au 19 février.

  • OFFSHORE – Vers un renforcement d’Iberdrola dans Ailes Marines ? 21 janvier 2020

    Dans un article du 14 janvier, le journal espagnol Expansion fait état de changements dans le capital du consortium Ailes Marines, en charge du développement du parc éolien au large de Saint-Brieuc. Iberdrola, jusqu’alors actionnaire à 70 % du projet, aurait racheté des parts à Res et à la Caisse des dépôts (qui détenaient 30 % du capital via une société commune, Avel Vor). À l’issue de cette opération, l’énergéticien espagnol contrôlerait plus de 90 % d’Ailes Marines, ce qui lui donnerait « la pleine autorité pour gérer le projet ».

  • ETUDE – L’offshore booste les investissements mondiaux dans les EnR 21 janvier 2020

    Les investissements en matière de capacités de production d’énergies renouvelables sont ressortis en légère hausse l’an dernier, avec un premier marché mondial, la Chine, en recul, mais un record atteint aux États-Unis et un bond de l’éolien offshore, selon un bilan publié le 16 janvier par Bloomberg New Energy Finance (BNEF). Conséquence, les investissements dans l’éolien ont dépassé ceux dans le solaire en 2019, à respectivement 138,2 milliards de dollars (+ 6 %) et 131,1 mds$ (- 3 %). Et l’offshore a connu une année record avec un investissement total de 29,9 milliards de dollars (+ 19 %). « Les développeurs dans l’éolien offshore en Chine ont mené à bien 15 projets devant l’expiration attendue des tarifs de rachat dans ce pays », explique Tom Harries, responsable du secteur chez BNEF, qui s’attend à ce que cet élan mondial se poursuive cette année, du Royaume uni à la côte Est des États-Unis.

  • ENTREPRISE – Siemens Gamesa finalise la reprise partielle de Senvion 14 janvier 2020

    Siemens Gamesa a annoncé avoir finalisé la reprise des divisions Services et Équipements onshore en Europe de Senvion, placé en redressement judiciaire en avril. Le fabricant germano-espagnol d’éoliennes a racheté les « activités européennes de service et les droits de propriété intellectuelle » de son rival allemand pour 200 millions d’euros, explique-t-il dans un communiqué du 9 janvier. La transaction va augmenter de 15 % le volume de ses contrats de service d’éoliennes et élargir les activités de Gamesa dans 13 pays. Cela va lui permettre d’assurer la maintenance d’un portefeuille d’éoliennes de 69 GW dont environ 9 GW de Senvion, précise la filiale du géant industrie allemand Siemens. Concernant le rachat des installations de fabrication de pales d’éoliennes de Senvion à Vagos et Oliveira de Frades (Portugal), détenues par sa filiale Ria Blades, la transaction devrait être finalisée d’ici fin mars 2020.

  • SÉNÉGAL – Mise en service du plus grand parc d’Afrique de l’Ouest 14 janvier 2020

    Au Sénégal, le parc éolien de Taiba N’Diaye est raccordé au réseau électrique national depuis la fin de l’année. À terme, son achèvement est prévu pour mi-2020, l’installation de 200 milliards de francs CFA (342 millions d’euros) augmentera de 15 % la part du renouvelable dans le mix énergétique sénégalais, assure son développeur, Lekela. Le premier projet éolien à échelle industrielle du pays aura alors une capacité totale de 158,7 MW grâce à 46 machines de 117 mètres de haut.

  • FLOTTANT – Une première turbine au Portugal pour Windfloat 14 janvier 2020

    Si le projet Windfloat Atlantic, d’une capacité de 25 MW, est encore en cours de déploiement à 20 km au large de Viana do Castelo, au Portugal, sa première éolienne flottante (8,4 MW) a commencé à produire de l’électricité après sa connexion au réseau portugais le 31 décembre dernier, s’est félicité EDP Renewables le 2 janvier. MHI Vestas assure la fourniture des trois éoliennes de modèle V164-8,4 MW. WindFloat Atlantic est porté par le consortium Windplus qui comprend EDP Renewables (54,4 %), Engie (25 %), Repsol (19,4 %) et Principle Power (1,2 %) pour ce qui est des fondations flottantes.

  • FRANCE – Vers le balisage intelligent ? 7 janvier 2020

    A l’issue de la première réunion du nouveau groupe de travail éolien, le gouvernement a présenté en fin d’année 2019, plusieurs pistes de travail et de réflexion pour renforcer l’acceptabilité de la filière. « Les mesures que nous présentons ont un double objectif : lever les verrous tout en préservant l’acceptabilité par les territoires », a expliqué la ministre de la Transition écologique et solidaire, Elisabeth Borne. « Des expérimentations de solutions innovantes vont être lancées courant 2020 pour réduire les nuisances lumineuses tout en préservant la sécurité des aéronefs et permettre d’envisager de nouveaux dispositifs pouvant prétendre à une homologation début 2021 », a-t-elle ajouté. Le balisage intelligent (qui ne s’allumerait qu’à l’approche d’un aéronef) est donc pour la première fois dans les tuyaux. Le gouvernement lancera par ailleurs un groupe de travail, en partenariat avec les collectivités locales, les filières professionnelles, et les associations, « pour que le développement de l’éolien soit plus équilibré au niveau national et éviter des risques de saturation ». Des propositions sont attendues pour le printemps 2020. Participant à ce groupe de travail, France énergie éolienne (FEE) s’est en tout cas réjouie de ces échanges dans un communiqué publié le 19 décembre. « Nous sommes convaincus que ces discussions – et les solutions qui en émaneront – permettront d’accélérer une transition énergétique au profit de tous les territoires, de perpétuer la démarche vertueuse de la filière et de lever des freins trop souvent liés à une désinformation dont l’éolien est régulièrement victime », explique Nicolas Wolff, alors tout nouveau président de FEE.

  • ALLEMAGNE – Du mieux pour le dernier appel d’offres de 2019 7 janvier 2020

    Pour la première fois en 2019, le volume cible de 500 MW a été atteint à l’occasion de la dernière période de l’appel d’offres éolien terrestre en Allemagne. L’Agence fédérale allemande des réseaux (BNetzA) a en effet annoncé le 20 décembre avoir sélectionné 56 projets totalisant un volume de 509 MW (parmi 76 projets candidats, totalisant 685,8 MW). Les prix moyens pour cette dernière période ont très légèrement baissé entre 5,74 c€/kWh et 6,18 c€/kWh. Pour rappel, l’ensemble des périodes précédentes ont été sous-souscrites). Il faudra attendre la prochaine période de l’appel d’offres, le 1er février 2020, pour savoir si cette tendance, positive, se confirme.

  • OFFSHORE – Akrocean fournira les données de vent et de courant 7 janvier 2020

    « Météo-France renouvelle sa confiance à Akrocean avec l’attribution d’un contrat cadre de 4 ans pour la fourniture de données de vent et de courant destinées au dérisquage des futurs projets éoliens offshore posés et flottants français », a annoncé l’entreprise installée à Guérande dans un communiqué du 7 janvier. Le dérisquage vise à effectuer un certain nombre d’études techniques et environnementales, portées par la Direction générale énergie climat (DGEC, ministère de l’Ecologie). Ces études, ainsi que les résultats des débats publics portant sur chaque zone propice à l’éolien offshore, seront portés à la connaissance des consortiums candidats aux futurs appels d’offres au terme du processus de dialogue concurrentiel mené entre ces consortiums et la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Le contrat remporté par Akrocean contrat porte sur la réalisation de la totalité des campagnes de mesure sur le littoral français dans les 4 ans à venir. « Peu de temps après avoir mis en service 2 Lidar flottants en Australie, Akrocean assoie sa position de fournisseur reconnu de données météo-océaniques pour l’industrie offshore », se réjouit la société.

DéCEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE DéCEMBRE

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  • MOBILITÉ HYDROGÈNE – De la pale au moteur 18 décembre 2019

    C’est aujourd’hui qu’étaient inaugurés le parc éolien du Pays Haut et la première station de recharge hydrogène pour véhicules en auto-partage du projet MHyRABEL à Audun-le-Roman, en Meurthe-et-Moselle. Ce programme, retenu au sein de l’appel à projets national Territoires Hydrogène de 2016, mis en œuvre par la communauté de communes Cœur du Pays Haut et la société d’économie mixte SOGEDER regroupe également Engie green et le CEA Tech. Le projet MHyRABEL vise à mettre œuvre une transition énergétique territoriale fondée sur les énergies renouvelables et le vecteur hydrogène. L’hydrogène est produit grâce à un électrolyseur fonctionnant à partir d’électricité d’origine éolienne et alimente une flotte de trois véhicules à hydrogène en autopartage. Le service sera complété d’une flotte de véhicules électriques qui s’alimenteront aux bornes de recharge électriques émaillant le territoire. Une autre station de recharge hydrogène est prévue sous peu à Strasbourg.

  • BRETAGNE – Un débat public pour un projet de parc éolien flottant 18 décembre 2019

    La Commission nationale du débat public (CNDP) a décidé de «  l’organisation d’un débat public qui sera conduit sous l’égide d’une commission particulière dont la présidence sera désignée ultérieurement », a expliqué l’institution dans un communiqué du 4 décembre à propos du développement d’un projet de parc éolien flottant commercial au sud de la Bretagne. Cette décision fait suite à l’annonce du 14 juin par François de Rugy, alors ministre de la Transition écologique et solidaire, que trois appels d’offres relatifs au développement de trois parcs éoliens commerciaux flottants de 250 MW chacun (deux en Méditerranée et un au sud de la Bretagne) seraient lancés. Considérant que « les enjeux et impacts socio-économiques et environnementaux attachés à ce projet sont majeurs et d’intérêt national », la CNDP a donc décidé d’organiser un débat public en 2020 en préalable à l’appel d’offre. Après la désignation d’un(e) président(e) (dans un délai légal de 35 jours), la Commission particulière du débat public (CPDP) préparera le débat et décidera de ses modalités.

  • LES FRANÇAIS À L’ÉTRANGER – Akuo boucle le financement de ses projets en Pologne 18 décembre 2019

    Fin 2018, le producteur indépendant français d’énergie renouvelable Akuo Energy avait été retenu pour la réalisation de trois parcs éoliens en Pologne. Une nouvelle étape vient d’être franchie dernièrement avec l’annonce du bouclage du financement de ces projets grâce à un accord de partenariat conclu avec Mirova Eurofideme 4, un fonds géré par Mirova (Natixis). Les trois futurs sites réuniront 53 éoliennes et totaliseront une puissance de 132 MW. Vestas sera le fournisseur des turbines pour des mises en service attendues en 2021. Une fois opérationnelles, les centrales éoliennes produiront une énergie qui répondra à la demande en électricité de plus de 200 000 foyers polonais, tout en évitant plus de 300 000 tonnes de CO2 chaque année. Ce projet est un aboutissement pour Akuo car c’est le fruit d’un travail de prospection débuté il y a treize ans en Pologne, un pays très dépendant du charbon pour sa production d’électricité et qui vise à atteindre une part de 27 % d’EnR dans son mix électrique d’ici à 2040 (contre 13.1 % en 2017).

  • ACQUISITIONS – Engie renforce sa position en Italie et en France 11 décembre 2019

    Engie a annoncé jeudi 5 décembre avoir acquis la société Renvico, développeur de sites éoliens essentiellement implanté en France et en Italie. L’entreprise exploite un portefeuille de 329 mégawatts (MW) éoliens dont 142 MW sont installés en Italie et 187 MW en France. Par ailleurs, Renvico revendique un portefeuille de 300 MW de projets en Europe. « Cette acquisition s’inscrit parfaitement dans l’ambition d’Engie d’ajouter 9 GW d’énergies renouvelables à son activité au niveau mondial d’ici 2021, dont 3 GW en Europe. En France, cette opération permettra au groupe de conforter son leadership sur l’éolien terrestre avec une capacité installée de 2,1 GW fin 2018. En Italie, Engie doublera sa capacité raccordée en éolien terrestre pour atteindre plus de 300 MW », a commenté Gwenaëlle Avice-Huet, directrice générale adjointe d’Engie, en charge des renouvelables. La conclusion de la transaction est soumise à l’approbation des autorités chargées de la concurrence et du contrôle des investissements étrangers.

  • TERRITOIRES – Un partenariat entre BayWa r.e. et la Banque des Territoires 11 décembre 2019

    Mardi 10 décembre 2019, le développeur éolien allemand BayWa r.e. a annoncé la signature d’un accord avec la Banque des Territoires afin de faciliter la prise de participation des collectivités locales et des citoyens dans ses projets. Les parcs éoliens seront développés et construits par BayWa r.e. avant d’être cédés au moment de leur mise en service aux acteurs du territoire et à la Banque des Territoires. BayWa r.e. assurera ensuite l’exploitation et la maintenance des parcs. « Nous acceptons d’ouvrir jusqu’à 100 % du capital de nos projets éoliens une fois construits. C’est un investissement totalement dérisqué pour les investisseurs, qu’ils soient des SEM ou des citoyens », confirme Corentin Sivy, directeur du développement et des acquisitions de BayWa r.e. En ce qui concerne le financement participatif, les collectes seront concentrées dans le département du projet, mais à la demande de certains élus, elles pourront être étendues à un ou deux départements limitrophes. Certes, la démarche d’intégrer des collectivités locales dans des projets EnR n’est pas nouvelle. En revanche, le fait que la démarche vienne d’un développeur pure player des projets renouvelables pour un modèle de transfert de propriété à 100 % vers les territoires constitue une vraie première. Ce partenariat se base sur le portefeuille de projets développés par l’acteur allemand en France et vise dans un premier temps une tranche de 50 MW.

  • PPA – Electrons verts pour la chimie allemande 11 décembre 2019

    Covestro, industriel allemand fabricant de polymères, annonce la signature, début décembre, d’un contrat d’achat direct (PPA) d’électricité avec l’énergéticien danois Ørsted. Selon Covestro, il s’agit du premier grand PPA corporate conclu sur de nouvelles centrales en Allemagne. Le contrat, d’une durée de 10 ans, couvre la production de 100 MW d’éolien offshore, issus d’un parc qui sera construit d’ici à 2025 au large de l’ile de Borkum, en mer du nord. Ce parc sera construit sans subventions. « En achetant de l’électricité verte, nous renforçons notre stratégie globale de durabilité et nous nous préparons à l’augmentation attendue des prix de l’énergie et du CO2 », indique M. Markus Stelleman, Directeur Général. « Sans électricité d’origine renouvelable, l’industrie chimique, pas plus que l’industrie dans son ensemble, ne pourra apporter sa contribution à l’atteinte de la neutralité carbone pour l’Allemagne à l’horizon 2050, comme prévu par le Plan de protection du climat. »

  • UE – Vers les 450 GW d’ici 2050 ? 3 décembre 2019

    Dans un rapport publié le 26 novembre, l’association européenne WindEurope assure que l’Union européenne pourrait atteindre le haut de la fourchette de son objectif de 230 à 450 GW d’éolien en mer d’ici à 2050. Cette puissance offshore serait répartie entre la mer du Nord (212 GW), l’Atlantique (85 GW), dont la mer d’Irlande, la mer Baltique (83 GW), en Méditerranée (70 GW) et sur les côtes atlantiques de l’Espagne et du Portugal. Pour atteindre les 450 GW, deux scénarios, aux coûts différents, sont envisagés par WindEurope. Dans le premier, dans lequel les zones d’exclusion de l’éolien en mer ne seraient pas touchées, « seulement un quart des volumes pourrait être installé avec un LCOE (coût actualisé de l’énergie) à moins de 50 €/MWh », explique l’association. Dans le second scénario, des zones de coactivités sont encouragées. Le volume de parcs avec un LCOE en dessous de 50 €/MWh grimperait à 248 GW contre 112 GW dans le précédent.

  • OFFSHORE – Et de 11 MW pour Siemens Gamesa 3 décembre 2019

    « Développée à partir de la plus puissante turbine offshore de la flotte de Siemens Gamesa Renewables Energy (SGRE), la SG 11.0-193 DD Flex peut atteindre une capacité de 11 MW », explique SGRE dans un communiqué du 26 novembre. Vattenfall et le turbinier germano-espagnol ont en effet annoncé leur accord pour étendre l’approvisionnement en turbines du parc en mer Hollandse Kust Zuid (HKZ) (sous réserve de certaines conditions, notamment la décision d’investissement finale de Vattenfall). La zone du parc éolien de HKZ devrait ainsi être équipée d’environ 140 unités de la version améliorée de la turbine offshore Direct Drive de SGRE, laquelle permet désormais d’atteindre une capacité de 11 MW. Cette nouvelle machine a été présentée lors de la WindEurope Offshore 2019 Conference & Exhibition qui s’est tenue à Copenhague du 26 au 28 novembre.

  • OFFSHORE – EDF lance la construction d’un parc écossais de 450 MW 3 décembre 2019

    EDF a annoncé le 28 novembre la construction, qui devrait débuter en juin 2020, de Neart na Gaoithe, un parc éolien de 450 MW qui sera situé au large de la côte Est de l’Ecosse et dont la compagnie irlandaise ESB prend 50 %. « Après avoir mis en place l’ensemble des accords de financement, EDF Renouvelables lance à présent la construction du projet », explique l’énergéticien dans un communiqué. Et de préciser que « la fabrication des composants à terre est désormais lancée. La construction sur le site en mer devrait débuter en juin 2020 et la mise en service du parc est prévue en 2023. » EDF avait acquis en 2018 ce projet de 54 turbines (des 8 MW de Siemens Gamesa Renewable Energy – SGRE) situé dans l’estuaire de la Forth, une zone très venteuse sur la côte Est de l’Écosse.

NOVEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE NOVEMBRE

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  • FRANCE – Production en forte hausse au 3e trimestre 26 novembre 2019

    La production éolienne a augmenté de 46,6 % au 3e trimestre de l’année 2019 par rapport au 3e trimestre 2018, selon les chiffres du dernier Panorama de l’électricité renouvelable. La production éolienne représente sur cette période 6 TWh, soit 6,2 % de la consommation électrique française, explique ce document trimestriel publié le 21 novembre par RTE, le Syndicat des énergies renouvelables (SER), Enedis, l’Association des distributeurs d’électricité en France (ADEeF) et l’Agence des Opérateurs de Réseaux d’Energie (ORE). Côté raccordement, les chiffres sont beaucoup plus sages, puisque le Panorama recense 240 MW de puissance raccordée au 3e trimestre 2019, soit moins qu’au 2e trimestre (337 MW). Les régions les plus dynamiques ont été le Grand Est (+ 85 MW), les Hauts-de-France (+ 58 MW) puis le Centre-Val de Loire (+ 39 MW). Le parc éolien français atteint ainsi 15 928 MW.

  • AUSTRALIE – Akrocean déploie deux lidars Windsea 26 novembre 2019

    La start-up nazairienne Akrocean a été sélectionnée pour collecter les données de vent et météo-océaniques du premier projet de parc éolien offshore australien, nommé Star of the South (Sots) d’une puissance prévue de 2GW au large des côtes du Gippsland (Victoria) en Australie. L’opération sera réalisée via son Lidar flottant Windsea, explique le spécialiste de la collecte de données environnementales offshore dans un communiqué du 21 novembre. Akrocean « confirme ainsi son objectif de devenir un fournisseur majeur et international de données météo-océaniques (gisement éolien, houle, etc.). »

  • TOUT SUR L’ÉOLIEN – Un centre qui a de la ressource 26 novembre 2019

    Le Centre de ressources sur l’éolien en France (édité par Observ’ER, par ailleurs éditeur du Journal de l’Éolien) met à disposition du plus grand nombre des fiches thématiques et des données actualisées centrées sur les aspects énergétiques, économiques, technologiques ou environnementaux de la filière éolienne. La page consacrée à l’emploi dans l’éolien a été mise à jour récemment. Vous pourrez ainsi y trouver les chiffres clés et les indicateurs économiques actualisés.

  • FLOTTANT – La turbine de 10 MW de MHI Vestas choisie pour le Golfe du Lion 19 novembre 2019

    MHI Vestas a annoncé le 18 novembre avoir remporté le contrat du parc éolien flottant de Golfe du Lion (EFGL) mené, en mer Méditerranée, par le consortium Engie, EDPR, CDC, Eiffage, Principle Power. Golfe du Lion devrait ainsi devenir, lors de son installation prévue en 2022, le premier parc éolien flottant du monde à être équipé d’éoliennes de 10 MW, puisqu’il s’agit du modèle V164-10 MW. « Choisir cette toute dernière technologie de l’éolien en mer permet au projet EFGL d’augmenter la production d’électricité de sa ferme pilote (de 25 à 30 MW : soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de plus de 50 000 personnes) tout en réduisant à trois le nombre de ses structures », explique Éoliennes Flottantes du Golfe du Lion (EFGL) dans un communiqué. Et d’ajouter que « cette augmentation de puissance unitaire est sans incidence sur les études environnementales déjà entreprises. »

  • BRETAGNE-PAYS DE LA LOIRE – Lancement de l’AMI « Challenge Innovation : éolien en mer » 19 novembre 2019

    La société WPD offshore France et le Pôle Mer Bretagne Atlantique ont annoncé le lancement d’un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) « Challenge Innovation : éolien en mer ». Cet AMI vise à faire émerger et identifier des solutions innovantes pour la conception, l’installation et l’exploitation de parcs éoliens en mer. Il s’adresse aux entreprises et aux académiques ayant une partie de leur activité implantée en Bretagne ou en Pays de La Loire. Les projets/produits/services, en phase de développement ou déjà commercialisés, devront répondre à l’une des 9 thématiques proposées. Selon la maturité du projet, le prix décerné prendra la forme d’une mise en relation commerciale avec WPD et/ou de potentiels investisseurs ou un accompagnement technologique et financier visant à mener le projet à son stade opérationnel. Le projet pourra également être accompagné par le Pôle Mer Bretagne Atlantique, ou un autre membre de l’AMI, afin de l’intégrer dans les dispositifs de financements existants ou à venir.

  • ÉTATS-UNIS – GE remporte près de 500 MW de contrats auprès d’Engie 19 novembre 2019

    Engie North America a annoncé le 13 novembre avoir attribué pour 494 MW de contrats au fabricant américain de turbines GE Renewable Energy. Ces accords comprennent ainsi, détaille la filiale nord-américaine d’Engie dans un communiqué, la livraison de 88 éoliennes terrestres de type 2.8-127 pour le projet de King Plains dans l’Oklahoma et de 92 turbines de type 2.7-116 pour la première phase du parc Triple H Wind dans le Dakota du Sud. La construction de ces parcs doit débuter en 2019 pour une mise en service en 2020.

  • OFFSHORE – Ouverture imminente du débat public sur les futurs parcs normands 12 novembre 2019

    Les Normands sont invités à s’exprimer à partir du 15 novembre (et jusqu’au 15 mai 2020) sur le futur parc offshore posé au large de la Normandie. Il s’agit d’une première car jusqu’ici les débats autour de ce type d’installations étaient lancés une fois l’appel d’offres défini. Pour mener à bien cette consultation, la Commission nationale du débat public (CNDP) a été saisie par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Bien en amont, donc, de la procédure de mise en concurrence des candidats. Cette échange devra permettre de définir le futur lieu d’implantation du parc éolien de 1 GW (d’une superficie de 300 km2), au sein d’une macrozone s’étendant de Cherbourg au Tréport, ainsi que, au sein de cette même surface de 10 500 km2, d’autres zones de projets potentiels à lancer à partir de 2023. Les conclusions de ce débat seront présentées avant le 15 juillet 2020.

  • CHINE – GE Renewables sélectionné pour un parc de 715 MW 12 novembre 2019

    GE Renewable Energy a annoncé le 6 novembre la signature d’un contrat avec le groupe chinois Huaneng pour la construction d’un parc éolien à terre de 715 MW, situé à l’est de la Chine, dans la province du Henan. GE fournira ainsi 286 turbines, d’une capacité unitaire de 2,5 MW et adaptées à des vitesses de vent faibles, à ce parc dont la construction devra être achevée d’ici juillet 2020. Cet accord, dont le volet financier n’a pas été dévoilé, représente « le contrat éolien le plus important jamais remporté par GE en Asie et le plus gros contrat jamais accordé par la Chine à un équipementier étranger dans le secteur éolien terrestre », s’est félicité le groupe dans un communiqué

  • AFRIQUE – Nouvelle annonce du GWEC 12 novembre 2019

    Le Global Wind Energy Council (GWEC) a annoncé le 6 novembre la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) avec la fondation RES4Africa, qui promeut le développement des énergies renouvelables sur le continent africain, pour renforcer leur coopération à travers des projets communs visant à améliorer la résilience des systèmes énergétiques en Afrique. Cette annonce fait écho à la création d’un groupe de travail Afrique (Africa Task Force), en juin dernier, afin de rassembler les acteurs du secteur éolien du continent.

  • FLOTTANT – Eolfi tombe dans les bras de Shell 5 novembre 2019

    « Shell a signé un accord afin d’acquérir 100 % d’Eolfi, développeur d’énergies renouvelables français spécialisé dans les projets éoliens flottants, a annoncé la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise dans un communiqué du 5 octobre. L’acquisition est soumise à autorisation par les autorités compétentes et devrait être finalisée en décembre 2019. » Une fois l’acquisition finalisée, « Eolfi sera une filiale intégrée 100 % Shell », est-il précisé. Ce rachat « inclut un projet pilote qui sera l’occasion pour Shell d’apporter son expérience dans l’offshore et dans la gestion de projets, appliquée à l’éolien flottant », poursuit le groupe qui y voit aussi des opportunités pour se développer dans l’éolien offshore en France. Eolfi porte en effet le projet de parc flottant pilote de Groix Belle Île qui prévoit l’installation de trois éoliennes de 9,5 MW fournies par MHI Vestas et qui devraient être mises en service en 2022. « Eolfi rejoint le groupe Shell à un moment clé pour le marché de l’éolien flottant, explique de son côté son fondateur, Alain Delsupexhe. Notre héritage dans l’éolien flottant combiné à l’expertise offshore de Shell et à sa présence globale nous permettront de nous développer dans les activités en mer, mais aussi terrestres avec nos projets éoliens et solaires photovoltaïques, au sein de l’entité Nouvelles Énergies de Shell. » Eolfi, spécialisée dans l’éolien flottant depuis 2012, emploie plus de soixante-cinq collaborateurs répartis à Paris, Lorient, Marseille et Montpellier.

  • PPA – FEE dévoile son contrat standard 5 novembre 2019

    Il y a un peu plus d’un an, France énergie éolienne (FEE) annonçait le lancement d’un groupe de travail pour l’élaboration et la rédaction d’un contrat standard d’approvisionnement en électricité renouvelable (corporate PPA). Le document est désormais à disposition des acteurs en open source, tout comme le contrat d’agrégation proposé par FEE. Dans le détail, le contrat d’approvisionnement standard signé par le producteur et le consommateur, organisant la vente des kWh et des garanties d’origine, est complété par un contrat dit “Sleeving Agreement”. Ce dernier concerne l’équilibrage de la production de l’installation par le fournisseur du consommateur. Ce contrat d’équilibrage contient les dispositions les plus techniques et inhérentes au secteur. « Nous nous félicitons de la publication de ce contrat standard pour les Corporate PPA, fruit d’un important travail collaboratif qui contribuera au développement de nouveaux modèles de développement des énergies renouvelables en France », explique Olivier Perot, président de FEE. Et pour cause, plus de 200 personnes d’une centaine de sociétés différentes, adhérentes ou non du syndicat éolien, ont participé au groupe de travail.

  • ÉTATS-UNIS – Les 100 GW dans le rétroviseur 5 novembre 2019

    La puissance éolienne installée aux États-Unis a dépassé les 100 GW s’est réjouie l’association américaine de l’éolien (AWEA) le 31 octobre à l’occasion de la publication d’un document sur le marché éolien américain au troisième trimestre 2019. 1 927 MW de projets ont ainsi été mis en service au cours de ces 3 mois, selon l’AWEA qui annoncent de belles perspectives avec un record de projets éoliens en construction (plus de 22,5 GW) et à des stades avancés de développement (près de 24 GW) dont près de 6 GW de projets éoliens offshore.

OCTOBRE 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE OCTOBRE

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  • OFFSHORE – Un potentiel « quasi illimité », selon l’AIE 29 octobre 2019

    L’éolien offshore a « le potentiel technique de produire plus de 420 000 TWh par an au niveau mondial », soit l’équivalent de 11 fois la demande mondiale d’électricité estimée en 2040, explique l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son Offshore WindOutlook 2019, publié le 25 octobre. Pour son directeur exécutif, Fatih Birol, le potentiel de la filière est même « quasi illimité ». Si on s’en tient aux prévisions de l’AIE basées sur les politiques annoncées, les capacités éoliennes offshore mondiales seraient multipliées par 15 d’ici à 2040, à 130 GW, ce qui représenterait près de 1 000 milliards de dollars d’investissements cumulés durant cette période et une production de près de 1 280 TWh. L’éolien offshore compterait ainsi pour 3,1% de la production électrique mondiale, contre seulement 0,3 % l’an dernier. Avec 19 GW à fin 2018 (sur 23 GW installés au niveau mondial), l’Europe tient la barre d’autant que ses capacités pourraient s’élever à 127 GW en 2040, selon l’Agence, ce qui lui permettrait de couvrir 15,9 % de sa production annuelle d’électricité (contre 1,8 % en 2018). La Chine, où ont été installées les plus importantes capacités éoliennes offshore en 2018 (1,6 GW), va elle aussi « jouer un rôle majeur dans le développement à long terme de l’éolien offshore. » Elle pourrait même disposer des principales capacités éoliennes offshore cumulées devant le Royaume-Uni aux environs de 2025 et atteindre 110 GW en 2040 (contre 4 GW à fin 2018), mais avec une part de la filière dans le mix électrique encore inférieure à 3 % à cet horizon. En Chine, estime l’AIE, l’éolien offshore sera compétitif avec les nouvelles centrales à charbon « aux alentours de 2030 ».

  • TECHNOLOGIE – La Chine refait son retard dans l’offshore 29 octobre 2019

    « Si la Chine domine incontestablement [le marché] de la fourniture de turbines éoliennes offshore, elle est encore en train de rattraper son retard concernant la technologie de ces turbines », explique un rapport du Conseil mondial de l’éolien (GWEC) dévoilé le 18 octobre. Si parmi les 10 fabricants mondiaux les plus importants, 6 sont chinois (Shanghai Electric, Envision, Goldwind, Mingyang, United Power et XEMC), européens et chinois ne proposent pas la même taille de turbines. « En 2018, la taille moyenne des turbines installées en Europe a surpassé 7 MW […], alors qu’en Chine, la taille moyenne était toujours en dessous de 4 MW », explique le GWEC, qui annonce des changements. La puissance moyenne des turbines en Chine devrait en effet passer la barre des 5 MW en 2020 et des 7 MW en 2025. Les machines chinoises pourraient par ailleurs s’adapter pour fonctionner efficacement avec des vitesses de vent plus faibles, à l’instar du mouvement pris par les constructeurs européens.

  • SÉNÉGAL – Mise en service en fin d’année d’un premier parc 29 octobre 2019

    Le premier parc éolien du Sénégal sera connecté au réseau dans la deuxième semaine de décembre, ont indiqué les responsables de l’entreprise britannique Lekela, qui conduit le chantier. Dénommé Taïba N’Diaye, ce parc est situé à l’ouest du pays. Il sera composé, dans une première phase, de 16 éoliennes Vestas de 3,45 MW connectées au réseau de la Senelec, la compagnie nationale. À terme, le parc devrait atteindre 46 turbines pour une puissance totale de 158 MW.

  • RECYCLAGE – Les recommandations du CGEDD 22 octobre 2019

    Le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) s’est penché sur la question de l’« économie circulaire dans la filière éolienne terrestre en France. » Son rapportvient d’être dévoilé. Y figurent 7 recommandations dont les suivantes : « Engager une concertation avec les exploitants en vue de modifier les exigences de remise en état en imposant l’excavation complète des massifs d’ancrage (éoliennes nouvelles et actuelles) », « Ajouter à la part fixe actuelle de la garantie financière de 50 000 €/éolienne une part variable proportionnelle notamment à la masse de l’éolienne (éoliennes nouvelles et actuelles, fixation par arrêté) », « Faire tenir par exemple par le CGEDD un tableau de bord de la fin de vie des parcs, retraçant en particulier les flux de matières à partir des informations détenues par les préfets », « Réaliser une cartographie (SIG) des parcs et des zonages applicables pouvant empêcher ou limiter le “repowering” dans ces parcs (servitudes aéronautiques, liées à la défense, électroniques et autres, zones Natura 2000, etc…). » France Énergie Éolienne s’est déjà prononcée en faveur des deux premières recommandations par la voix de son président lors du colloque national éolien les 16 et 17 octobre derniers. Les flux susceptibles de contribuer à une économie circulaire dans la filière éolienne « ne deviennent significatifs qu’à partir de 2025», explique le service du ministère de la Transition écologique et solidaire. Parmi les défis à résoudre, le traitement des matériaux composites (résines organiques et fibres de renforcement) constitutifs des pales d’éoliennes pose un défi particulier : « aucune des solutions actuellement mises en œuvre n’offrent de garantie satisfaisante à la fois sur les plans technique, écologique et économique », prévient le CGEDD. La voie la plus prometteuse à terme consisterait à « remplacer dans la fabrication des pales d’éoliennes les résines thermodurcissables actuelles par une résine thermoplastique, plus facilement recyclable ; en particulier, la société française Arkema promeut une telle résine. » Reste à obtenir la certification nécessaire pour ce matériau, et « à démontrer la possibilité de fabriquer des éoliennes fiables en validant un prototype. »

  • OFFSHORE – Lancement officiel du round 4 au Royaume-Uni 22 octobre 2019

    Le 14 octobre, Crown Estate a annoncé le lancement officiel du 4e round de mise aux enchères de concessions pour le développement de projets éoliens offshore au Royaume-Uni. Le gestionnaire des domaines de la Couronne britannique a publié sur son site le document de pré-qualification que les candidats peuvent remplir jusqu’au 29 novembre. Les premières concessions devraient ainsi être attribuées en 2021 pour une mise en service des projets à la fin de la décennie. Suite à une réévaluation fin 2018, ce quatrième round propose une capacité combinée d’au moins 7 GW de concessions dans les eaux anglaises et galloises

  • FLOTTANT – Installation, au Portugal, de la 1re turbine de WindFloat Atlantic 22 octobre 2019

    Le 21 octobre, Engie et ses partenaires ont annoncé le démarrage de l’installation de la première des trois éoliennes flottantes qui constituent le parc pilote de WindFloat Atlantic. Il s’agira à terme de trois structures flottantes de 30 mètres dont les colonnes seront distantes de 50 mètres les unes des autres. Le projet d’une capacité de 25 MW, et qui va être déployé à 20 km au large de Viana do Castelo, au Portugal, constitue « le premier parc éolien flottant semi-submersible au monde », se félicite Engie dans un communiqué. « Le projet WindFloat Atlantic repose sur le succès du prototype WindFloat1 », un prototype de 2 MW mis en service entre 2011 et 2016. « Le simple transport de la première des trois structures flottantes du parc éolien flottant de Viana do Castelo constitue en soi une étape importante, car il permet d’éviter l’utilisation d’un remorqueur spécifiquement conçu pour cette opération », précise l’énergéticien. WindFloat Atlantic est porté par le consortium Windplus qui comprend EDP Renewables (54,4 %), Engie (25 %), Repsol (19,4 %) et Principle Power (1,2 %).

  • FLOTTANT – Création d’une Alliance de la mer Celtique 15 octobre 2019

    Un accord de collaboration dans le développement de l’éolien flottant a été signé en mer Celtique le 9 octobre. Cette initiative, qui réunit des organisations du Pays de Galles, d’Irlande et des Cornouailles (sud-ouest de l’Angleterre), se matérialise par la création d’une « Alliance de la mer Celtique », explique Marine Energy Wales, l’un des partenaires (avec le partenariat des entreprises locales de Cornouailles et des îles Scilly – LEP et l’association industrielle irlandaise des énergies marines renouvelables – MRIA), dans un communiqué du 9 octobre. « Les prochaines étapes pour l’Alliance incluent : tout d’abord la formation d’un cluster industriel pour l’éolien offshore en mer Celtique ; ensuite, la poursuite d’une politique stratégique pour sécuriser un pipeline d’au moins 1 GW de capacité éolienne flottante en mer Celtique avant 2030, ce qui permettrait d’attirer 2 milliards de livres (2,3 mds€) d’investissements régionaux et la création d’un nombre considérable de nouveaux emplois », ajoute le communiqué.

  • JAPON – Nouveau partenariat pour Ideol 15 octobre 2019

    La société basée à La Ciotat (13) a annoncé le 10 octobre avoir signé un accord sur l’éolien flottant au Japon avec Taisei, l’un des principaux groupes de BTP de l’archipel. L’accord porte sur le développement et la promotion conjointe, au Japon, de projets de parcs éoliens flottants équipés de fondations en béton utilisant la technologie brevetée Damping Pool d’Ideol. « Au Japon, le potentiel de l’éolien en mer flottant est trois fois plus important que celui des parcs éoliens offshore fixes », assure Ideol dans un communiqué. « Au-delà, l’utilisation du béton comme matériau de construction, qui permet de réduire le coût des fondations, permettra à Ideol et Taisei de se positionner de manière très compétitive sur ce marché à fort potentiel », ajoute l’entreprise française.

  • PUBLICATION – Un numéro spécial pour le Colloque national éolien 15 octobre 2019

    Le Colloque national éolien, organisé par France énergie éolienne (FEE) les 16 et 17 octobre, est un rendez-vous incontournable pour la filière… et pour Le Journal de l’Éolien. C’est pour cela qu’un numéro spécial sera proposé aux nombreux visiteurs attendus au parc floral de Paris. Vous y trouverez le dernier baromètre éolien édité par l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER, également éditeur du magazine), ainsi que des articles inédits sur, entre autres sujets, l’ouverture des zones d’entrainement aérien aux projets de parcs et le codéveloppement des projets éoliens. Une coquille s’est par ailleurs glissée dans la publication. Page 7, dans l’annonce de l’appel à projets de l’Office national des Forêts, il s’agit d’un « parc éolien en forêt domaniale » (et non d’un parc photovoltaïque, comme mentionné par erreur). Pour les abonnés qui ne peuvent se rendre au colloque FEE, pas de panique. Ce numéro spécial vous sera livré avec le prochain Journal de l’Éolien, dont la sortie est prévue autour du 15 décembre.

  • FRANCE – 18 200 emplois dans l’éolien français en 2018 9 octobre 2019

    En association avec Capgemini Invent, France Énergie Éolienne a présenté mardi 8 octobre les résultats de l’édition 2019 de son observatoire de l’éolien. Globalement, les indicateurs sont au vert comme l’a expliqué Olivier Pérot, président du syndicat. « En 2018 la filière a créé 1 100 emplois supplémentaires, soit une augmentation de 6,4 % par rapport à 2017, et a atteint un total de 18 200 emplois directs et indirects. L’éolien est ainsi le premier employeur énergie renouvelable de France ». Sur le plan énergétique, la filière poursuit sa progression en ayant dépassé le seuil de 15 GW de puissance totale raccordée et en ayant couvert 6 % de l’ensemble de la consommation d’électricité du pays en 2018. Au delà des indicateurs énergétiques, Olivier Pérot a rappelé de quelle façon les parcs éoliens participaient activement au développement des territoires : « en moyenne on peut retenir le chiffre de 1 M€ de retombées économiques par an et par parc dont 85 % profiteront au tissu local (communes et collectivités) ». Pour l’avenir, l’objectif premier du secteur est de renforcer cette croissance en continuant d’améliorer l’intégration des parcs dans les territoires et en poursuivant le dialogue avec le gouvernement afin de s’assurer d’un cadre réglementaire stable, condition essentielle à l’investissement des futurs parcs terrestres ou en mer.

  • ALLEMAGNE – A la recherche de la bonne distance 9 octobre 2019

    L’association européenne WindEurope alerte sur l’une des mesures contenues dans le « paquet climat » d’Angela Merkel, la Chancelière allemande, dévoilé courant septembre. Il s’agirait d’interdire la construction de parcs éoliens à moins de 1000 mètres d’une habitation. Selon WindEurope, cette mesure rendrait impossible la construction de nouvelles fermes éoliennes dans la moitié du pays et bloquerait également le repowering de nombreux parcs existants. Aujourd’hui, seule la Bavière applique une distance limite de 10 fois la hauteur de la turbine, ce qui a totalement bloqué le développement de l’éolien dans ce Land, le plus grand du pays. Dans les pays européens qui appliquent une limite, celle-ci est plutôt de l’ordre des 500 mètres. C’est le cas de la France.

  • ÉOLIEN FLOTTANT – MHI Vestas intègre le projet de Groix & Belle-Ile 9 octobre 2019

    Suite à l’abandon de la production de l’éolienne Haliade 150-6 MW par General Electric, les partenaires du projet d’éoliennes flottantes au large de Groix et Belle-Ile en Bretagne étaient à la recherche d’un nouveau turbinier pour équiper les flotteurs produits par Naval Énergies. Ce sera MHI Vestas Offshore Wind qui fournira trois éoliennes de 9,5 MW pour remplacer les quatre machines de 6 MW initialement prévues, ainsi que l’ont officialisé la société de projet et le constructeur lundi 7 octobre à l’occasion de la visite du roi du Danemark à Paris. L’emprise spatiale du projet passerait ainsi de 14 à moins de 9 km2, signale le site du journal le marin. Il reste à confirmer qu’il ne sera pas nécessaire de refaire l’étude d’impact. Grâce à cet accord, les partenaires réunis au sein de la société Ferme Éolienne Flottante de Groix & Belle-Ile (FEFGBI) portée par EOLFI ont pu débloquer les financements de l’Ademe et envisagent le début des travaux sur le site à partir de 2021-2022.

  • MONDE – L’Asie va tirer la croissance de l’offshore d’ici 2030 1 octobre 2019

    Si le marché de l’éolien en mer a progressé de 21 % en moyenne chaque année depuis 2013 (avec plus de 4 GW mis en service en 2017 et en 2018), cette tendance devrait s’accentuer pour atteindre 6 à 8 GW de nouvelles capacités mises en service chaque année. Telles sont les prévisions avancées par le conseil mondial de l’éolien (GWEC) concernant la croissance du marché de l’éolien offshore d’ici 2030. Ainsi, la capacité installée pour l’éolien en mer pourrait atteindre 220 GW d’ici 2030 (scénario haut) et l’Asie, avec 100 GW prévus d’ici 2030, devrait prendre le relai de l’Europe pour tirer la croissance du secteur. La Chine fera ainsi la course en tête au niveau mondial, mais l’Asie comptera d’autres acteurs importants, tels que Taïwan, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde.

  • OFFSHORE – L’Haliade-X sélectionnée pour le plus grand parc du monde 1 octobre 2019

    « La plus grande éolienne au monde dans le plus grand parc au monde. » C’est ainsi que GE Renewable Energy a annoncé, le 1er octobre, la sélection de son Haliade-X pour équiper les futurs parcs de Dogger Bank. La co-entreprise détenue à 50/50 par Equinor et SSE Renewables développe 3 projets de 1,2 GW situés en mer du Nord, à 130 km environ au large des côtes du Yorkshire, au Royaume-Uni. Si le nombre d’éoliennes à livrer n’est pas encore déterminé, GE est retenu « en qualité de fournisseur privilégié ». Les projets Dogger Bank « s’achemineront vers une décision d’investissement financier d’ici à la fin 2020, après confirmation de GE Renewable Energy comme fournisseur des éoliennes. La construction à terre devrait intervenir début 2020, la production d’énergie devant commencer en 2023 », précise le groupe américain. Il s’agit du 2e contrat pour l’Haliade X, après celui de 100 machines signé mi-septembre avec le Danois Ørsted pour deux parcs aux États-Unis.

  • ENTREPRISE – Vestas va supprimer près de 600 emplois en Europe 1 octobre 2019

    Vestas a annoncé, dans un communiqué du 27 septembre, la suppression à venir de 590 emplois dans ses usines de pales en Allemagne (à Lauchhammer) et au Danemark (à Lem). Le fabricant danois d’éoliennes explique cette décision par le changement de son portefeuille de produits, notamment le succès des nouvelles plateformes EnVentus, des pales V117 et V150, qui oblige le groupe à réorienter sa production au détriment des pales V136, produites par les deux usines en question. L’entreprise emploie actuellement 24 500 personnes au niveau mondial, cette suppression d’emplois représente donc une baisse de 2,4 % de ses effectifs totaux.

SEPTEMBRE 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE SEPTEMBRE

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  • DANEMARK – Une journée éolienne à 130 % 24 septembre 2019

    La demande électrique danoise a été entièrement couverte par l’énergie éolienne pendant la journée du dimanche 15 septembre, a annoncé, dans un communiqué du 23 septembre, Energinet, le gestionnaire du réseau de transport (GRT) de gaz et de l’électricité du Danemark. Il s’agit d’une journée record à plus d’un titre puisqu’il s’agit du premier jour pendant lequel les installations éoliennes ont surpassé la demande danoise en électricité (de 30 % en moyenne), mais aussi, qu’entre 2 h et 3 h du matin, avec une production de 60 % supérieure à la demande du marché danois, le record de production d’électricité d’origine éolienne a été battu. Le précédent record datait du 9 juin (+52 % de la demande).

  • OFFSHORE – Direction les États-Unis pour les premières Haliade-X 12 MW 24 septembre 2019

    Le « premier déploiement commercial au monde du modèle Haliade-X 12MW » aura lieu aux États-Unis sur deux parcs d’Ørsted. Le groupe danois Ørsted a en effet choisi GE pour lui fournir une centaine de machines, ont annoncé les deux groupes dans un communiqué commun en date du 19 septembre, sans dévoiler pour autant de détails commerciaux. La turbine en question est présentée par GE comme « l’éolienne en mer la plus puissante au monde » (12 MW), elle est fabriquée sur le site de Saint-Nazaire pour les nacelles et le site de Cherbourg pour les pales, tandis que le mât est fabriqué à Séville en Espagne. Si l’opération est encore soumise à l’obtention des autorisations réglementaires et à la signature du contrat final, Ørsted entend déployer ces machines sur les futurs parcs de Skipjack, au large du Maryland (120 MW), et d’Ocean Wind, au large du New Jersey (1 100 MW) et table sur une mise en service en 2022 et 2024, respectivement.

  • OFFSHORE – Lancement imminent du round 4 au Royaume-Uni 24 septembre 2019

    Le 4e round de mise aux enchères de concessions pour le développement de projets éoliens offshore au Royaume-Uni débutera en octobre pour se conclure à l’automne 2020, a annoncé le 19 septembre le Crown Estate. Les premières concessions devraient ainsi être attribuées en 2021 pour une mise en service des projets à la fin de la décennie, précise le gestionnaire des domaines de la Couronne britannique. Suite à une réévaluation fin 2018, ce quatrième round propose une capacité combinée d’au moins 7 GW de concessions dans les eaux anglaises et galloises (et non plus 6 GW, comme prévu initialement).

  • ALLEMAGNE – La disette continue pour l’appel d’offres éolien 17 septembre 2019

    À l’instar des résultats précédents, la nouvelle tranche de l’appel d’offres allemand pour l’éolien terrestre n’a pas fait le plein. Seuls 187 MW, Sur les 500 MW proposés, ont trouvé preneur, explique la Bundesnetzagentur (BNetzA), dans un communiqué du 10 septembre. L’agence fédérale des réseaux allemande explique que le prix moyen ressort à 62 €/MWh, ce qui est « à nouveau au niveau de prix le plus élevé. » Le ministre allemand des Affaires économiques et de l’Énergie, Peter Altmaier, a organisé le 5 septembre, un sommet sur la situation du secteur éolien en Allemagne. Il faut dire qu’avec 134 MW, le 1er trimestre 2019 a été le pire depuis l’année 2000 en termes d’installation de puissance éolienne terrestre, s’est récemment alarmé WindEurope. Et le pays devrait installer seulement 1 à 2 GW d’éolien terrestre sur l’ensemble de l’année 2019, contre en moyenne 4,3 GW par an sur ces 5 dernières années, assure l’association européenne.

  • Navantia fabriquera les fondations du parc de Saint-Brieuc – OFFSHORE 17 septembre 2019

    Ailes Marines, en charge du développement du parc de Saint-Brieuc, a annoncé lundi 16 septembre avoir sélectionné, pour un montant non dévoilé, l’entreprise espagnole Navantia pour la fabrication des 62 fondations du futur parc offshore. La technologie des fondations retenue est de type jacket trois pieds, soit des structures sous forme d’un treillis métallique en acier pesant jusqu’à 1 175 tonnes, pour une hauteur pouvant atteindre 74 mètres, fixées sur le fond marin par des pieux. Les composants de la fondation seront assemblés sur le polder de Brest par la société Navantia sur un espace dédié de 11 hectares situé au nord du site. Ce chantier en plein air, organisé à l’horizontale, mobilisera entre 2021 et 2023, un minimum de 250 emplois équivalent temps plein sur 2 ans, selon les informations communiquées par Ailes Marines, détenue à 70 % par Iberdrola et 30 % par Avel Vor (RES et le groupe Caisse des Dépôts). L’assemblage complet aura lieu en Espagne et le port de Brest sera à nouveau mobilisé pour une surface de stockage temporaire avant envoi des fondations sur le site, est-il précisé.

  • EDF Renouvelables acquiert 300 MW outre-Rhin – ALLEMAGNE 17 septembre 2019

    EDF Renouvelables a annoncé le 12 septembre l’acquisition, auprès d’Altus AG, d’un portefeuille de projets éoliens d’une capacité d’environ 300 MW en cours de développement en Allemagne. La mise en service des parcs éoliens concernés devrait avoir lieu dans les cinq prochaines années, précise le groupe. Situés dans dix Länder différents, ils sont à divers stades de développement. Si « les  baux fonciers ont été conclus et les études environnementales sont en cours », après obtention de toutes les autorisations requises, « les projets participeront aux appels d’offres organisés par l’Etat fédéral allemand en vue de sécuriser des contrats de vente d’électricité sur vingt ans », ajoute EDF Renouvelables. « Altus AG poursuivra le développement de ces projets en étroite collaboration avec EDF Renouvelables jusqu’au début de la construction des futurs parcs éoliens », précise l’énergéticien dans un communiqué. EDF Renouvelables exploite déjà en Allemagne plus de 580 MW de parcs éoliens au travers de filiales, dont 400 MW de capacités éoliennes en mer.

  • FRANCE – L’éolien se porte bien 10 septembre 2019

    En France, concernant le développement de l’éolien, les six premiers mois de 2019 ont été plus dynamiques que la même période en 2018, selon le tableau de bord pour l’éolien au premier semestre 2019 publié le 30 août par le Service de la donnée et des études statistiques (SDES) du Commissariat général au développement durable. Cela a permis à la production d’électricité éolienne d’atteindre 16,5 TWh sur le premier semestre 2019 « en raison des conditions climatiques favorables en mars », soit 11 % de production d’électricité en plus par rapport à celle du premier semestre 2018. Les éoliennes ont ainsi assuré 6,7 % de la consommation électrique française sur les six premiers mois de l’année. Au 30 juin 2019, la puissance du parc éolien français atteignait 15 757 MW avec 549 MW (41 nouvelles installations) mis en service au premier semestre, soit une hausse de 4 % de la capacité par rapport au 31 décembre 2018 et une progression de 37 % des mises en service par rapport au premier semestre 2018. La puissance des projets en cours d’instruction s’élève à 12,1 GW au 30 juin 2019, dont 1,9 GW correspondant à des projets avec une convention de raccordement signée.

  • ÉTUDE – Le GWEC relève ses estimations à 2023 10 septembre 2019

    Le conseil mondial de l’éolien, le GWEC, a révisé, à la hausse, son estimation effectuée au premier trimestre 2019. Ce nouveau rapport (UpdatedMarket Outlook 2019) publié le 3 septembre prévoit que 330 GW de nouvelles capacités éoliennes seront installées à l’échelle mondiale d’ici 2023, soit 9 GW de plus que les premières estimations. « Le rôle grandissant de l’éolien offshore dans la transition énergétique mondiale est une des principales raisons de l’accélération de la croissance. Il représentera environ 18 % de la capacité éolienne totale en 2023 contre 9 % en 2018 », précise le rapport. Tirée par la Chine et les Etats-Unis (avec respectivement 10 GW et 6,5 GW sur les deux prochaines années), la capacité éolienne installée à l’échelle mondiale devrait ainsi atteindre plus de 900 GW en 2023, avec une croissance annuelle moyenne supérieure de 14 GW par rapport à celle de 2018. Après 2023, les projets non subventionnés et les PPA devraient tirer la croissance du secteur, explique le GWEC.

  • TECHNOLOGIE – L’érosion à l’étude 10 septembre 2019

    5 industriels ont annoncé le 6 septembre la signature d’un accord de partenariat pour étudier l’érosion des pales de turbines éoliennes. Dans leurs parcs éoliens situés à travers le monde, EDF Energy, Duke Energy Renewables, Engie, E.ON, Innogy et Kruger Energy effectueront des essais sur différents systèmes de protection et partageront les résultats obtenus. La base de données générée et son analyse seront gérées par l’Offshore Renewable Energy (ORE) Catapult, le centre britannique de recherche et d’innovation pour les énergies renouvelables. D’autres fournisseurs et opérateurs de turbines éoliennes onshore et offshore sont « les bienvenus » pour se joindre à l’initiative dont les résultats seront connus d’ici trois ans.

  • OFFSHORE – La Chine dans la course pour l’éolienne de 10 MW 3 septembre 2019

    Dongfang Electric Corp (DEC) a annoncé fin août avoir réalisé et testé son éolienne de 10 MW dans son usine de Deyang, dans la province de Sichuan. La plus grande éolienne offshore chinoise (par sa puissance et son diamètre de rotor) a ainsi passé tous les tests nécessaires et est prête pour l’expédition, a expliqué DEC dans un communiqué. À entraînement direct et avec un générateur à aimant permanent, la machine de DEC a été conçue « pour résister aux conditions rencontrées dans les eaux chinoises notamment les typhons », explique DEC. Elle devrait être installée dans un parc éolien situé dans la baie de Xinghua dans l’est de la province de Fujian. Avec cette annonce, la Chine reste dans la course industrielle sur le marché de l’éolien offshore. Le dano-japonais MHI-Vestas et le germano-espagnol Siemens Gamesa oeuvrant pour une mise à l’eau de leurs modèles d’éolienne de 10 MW à très brève échéance, tandis que GE fait la course en tête avec son Haliade-X de 12 MW, sortie d’usine récemment à Saint-Nazaire.

  • OFFSHORE – Inauguration du plus grand parc suédois 3 septembre 2019

    La Suède a inauguré officiellement fin août le parc de Horns Rev 3, situé entre 25 et 40 km au large de la côte ouest du pays. Il doit permettre d’augmenter de 12 % la production éolienne de ce pays qui vise 100 % d’électricité renouvelable d’ici 2030. Constitué de 49 éoliennes de 8,3 MW fournies par le constructeur MHI Vestas (pour une puissance cumulée de 406,7 MW) le parc pourrait produire 1 700 GWh d’électricité par an, ce qui correspondrait à un facteur de charge de presque 48 %, selon son exploitant, Vattenfall, qui avait remporté l’appel d’offres portant sur ce parc en 2015, avec un prix d’achat de l’électricité produite de près de 103 €/MWh. L’électricien suédois précise dans un communiqué que « moins de deux ans se sont écoulés entre la pose de la première fondation [en octobre 2017] et l’inauguration de Horns Rev 3 ». Horns Rev 3, dont les premières éoliennes produisent depuis fin décembre 2018, rejoint ceux de Horns Rev 1 (160 MW de puissance cumulée) et Horns Rev 2 (209 MW), qui étaient tous deux les plus grands parcs éoliens offshore au monde à leur mise en service, respectivement en 2002 et 2009.

  • ÉTATS-UNIS – Les chiffres de l’éolien 3 septembre 2019

    L’éolien a compté pour 6,5 % de la production d’électricité des États-Unis en 2018 (contre 5,1 % en France métropolitaine) et le facteur de charge moyen des parcs éoliens américains avoisine désormais 35 %, celui des installations construites entre 2014 et 2017 s’étant même élevé en moyenne à 41,9 % l’an dernier. Ces informations sont compilées dans un rapport du Département américain de l’énergie publié fin août. Il dévoile que le LCOE moyen des parcs éoliens construits en 2018 aurait atteint un niveau historiquement bas de 36 $/MWh. Plu largement, les États-Unis constituent le 2e marché au monde pour la filière éolienne, avec 7 588 MW de nouvelles capacités installées sur le sol américain en 2018, pour 11 milliards de dollars d’investissements au total. La puissance installée du parc éolien de ce pays a atteint ainsi plus de 96 GW en fin d’année dernière. Le rapport ajoute que la filière continue de se développer « à un rythme rapide » grâce au dispositif de soutien fédéral (production tax credit) et aux aides mises en œuvre par de nombreux États américains, dont le Texas, État qui compte, avec près de 24,9 GW à fin 2018, les plus importantes capacités éoliennes.

JUILLET 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUILLET

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  • EMPLOI – L’usine de General Electric à Cherbourg augmente ses effectifs 9 juillet 2019

    General Electric Renewable Energy (GE Renewable Energy) a annoncé dans un communiqué le 3 juillet qu’il prévoit d’atteindre 320 employés à la fin de l’année dans l’usine de pales à Cherbourg de sa filiale, LM Wind Power, rachetée en mars 2017. 120 personnes avaient été recrutées en 2018, et 60 personnes sur les 200 prévues cette année ont déjà été recrutées. Cette annonce fait suite à la promesse que le groupe avait faite en 2017 lors du début de la construction de l’usine, et selon laquelle, à terme, l’usine fournira plus de 550 emplois directs en période de pleine production. La « première usine de fabrication de pales d’éoliennes en France » a débuté en janvier 2019 la phase de prototypage, afin de produire cinq pales de l’éolienne Haliade-X (12 MW, annoncée en 2018), « la première pale au monde de plus de 100 mètres », selon Erwan Le Floch, directeur de l’usine. Les nacelles de l’Haliade-X sont quant à elles produites dans l’usine GE de Saint-Nazaire. Trois des pales en cours de production seront envoyées à Rotterdam pour être assemblées sur le prototype de l’Haliade-X, dont la production devrait atteindre le stade commercial en 2021. GE Renewable Energy est également le turbinier du parc en mer de Saint-Nazaire, qui sera composé de 80 éoliennes Haliade 150-6 MW.

  • FLOTTANT – Résultats prometteurs pour Floatgen 9 juillet 2019

    Le constructeur de fondations flottantes Ideol a partagé les résultats d’exploitation de l’éolienne flottante de 2 MW Floatgen, première éolienne en mer en France, et installée depuis l’an dernier au large du Croisic. Sur le premier semestre 2019, elle aurait « produit un total de 2,2 GWh et […] fait face à des houles de plus de 6,2 mètres de hauteur significative (soit des vagues allant jusqu’à 11,7 mètres) », indique-t-il dans un communiqué le 4 juillet. « Lors de la tempête Miguel du 7 juin 2019, une combinaison de houles de 4,4 mètres de hauteur significative (et des vagues allant jusqu’à 8,5 mètres) et de vents de 22 m/s (avec des rafales allant jusqu’à 103 km/h) a été validée avec l’éolienne en production », témoigne-t-il également. Ideol possède un autre démonstrateur, l’éolienne Hibiki de 3 MW au Japon, et prévoit la construction d’un projet pré-commercial de 24 MW (4 éoliennes) en Occitanie à l’horizon 2021, le projet EolMed.

  • FLOTTANT – Une nouvelle coopération franco-japonaise 9 juillet 2019

    Le français Naval Energies, filiale spécialisée dans les énergies marines renouvelables (EMR) de Naval Group, leader européen du naval de défense, et Hitachi Zosen Corporation, industriel japonais, ont annoncé dans un communiqué leur volonté de travailler ensemble pour, à terme, « concevoir et construire conjointement des éoliennes flottantes d’une capacité de plusieurs centaines de mégawatts équipées de la solution de flotteurs semi-submersibles de Naval Energies au large des côtes japonaises. » La coopération entre les deux entreprises, annoncée à l’occasion du déplacement au Japon d’Emmanuel Macron, président de la République, et de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des finances, va débuter par une étude de faisabilité. « Les conditions environnementales au Japon sont très favorables à l’installation de cette technologie et nous disposons de tout le savoir-faire nécessaire au développement local de cette nouvelle filière industrielle. Nous espérons que cette étape est la première d’une collaboration pérenne et fructueuse entre nos deux sociétés », explique Laurent Schneider Maunoury, président de Naval Energies.

  • BONNES VACANCES ! – L’Actu revient le 3 septembre 9 juillet 2019

    Votre rendez-vous hebdomadaire avec les dernières nouvelles de la filière éolienne revient dès le 3 septembre. Toute l’équipe de l’Observatoire des énergies renouvelables (Observ’ER) et du Journal de l’Éolien vous remercie pour votre fidélité et vous souhaite un très bel été !

  • FRANCE – Financement bouclé pour l’usine de Siemens Gamesa au Havre 2 juillet 2019

    Le financement de l’aménagement du port du Havre, nécessaire pour la construction de l’usine de Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE), a été bouclé, a annoncé Haropa (établissement public des ports du Havre, de Rouen et de Paris) dans un communiqué du 28 juin. Il manquait environ 35 M€ afin d’atteindre l’objectif de 146,7 M€ nécessaires à l’aménagement. Le projet sera donc financé à hauteur de 78,5 M€ par les acteurs publics (État 48 M€, région Normandie 16 M€, communauté urbaine du Havre 12,4 M€, ville du Havre 2 M€, chambre de commerce et d’industrie 0,1 M€), et de 68,2 M€ par le Grand port maritime du Havre, dont environ 23 M€ seront remboursés par SGRE sous forme de loyer. Cette usine permettra de créer 750 emplois directs et indirects, selon SGRE, et fournira cinq des six projets offshore français en cours de développement, SGRE ayant remplacé General Electric comme fournisseur de deux des trois projets de Éolien Maritime France (EMF). « Portant plus de 60 % du plan de soutien public de l’opération, l’État répond […] pleinement aux défis de la transition énergétique auquel contribue l’éolien en mer. […] La Normandie a toutes les clés en main pour être la première région française des énergies marines renouvelables. Outre l’usine Siemens-Gamesa, notre région accueille l’usine de pales d’éoliennes en mer LM Wind Power de Cherbourg […]. En plus des parcs de Fécamp, Courseulles et Dieppe-Le Tréport, déjà autorisés, un appel d’offres d’1 GW sera lancé en 2020 au large de la Normandie à la suite d’un débat public organisé cette année pour définir les zones faisant l’objet de la meilleure acceptabilité », a déclaré Pierre-André Durand, préfet de la région Normandie, dans un communiqué.

  • FLOTTANT – Un projet à échelle commerciale au Japon 2 juillet 2019

    Le français Ideol a annoncé dans un communiqué du 27 juin avoir signé un accord avec Shizen Energy, développeur d’énergies renouvelables japonais, pour un projet offshore flottant à échelle commerciale au large de l’île de Kyushu. Cette signature, effectuée à l’occasion de la visite officielle d’Emmanuel Macron, président de la république, à Tokyo, et en présence de Bruno Le Maire, ministre de l’économie, permettra au Japon de développer son potentiel éolien offshore, pays où il n’existe pas de projets à échelle commerciale (article de l’Agence des ressources naturelles et de l’énergie). « Avec nos deux démonstrateurs à échelle 1 en exploitation en France et au Japon, ainsi qu’un parc éolien pré commercial en cours de développement en Méditerranée française, Ideol et sa technologie brevetée Damping Pool® sont à l’avant-garde d’une industrie éolienne flottante compétitive et en forte croissance », a affirmé à cette occasion Paul de la Guérivière, PDG d’Ideol. L’entreprise avait lancé en août 2018 un projet pilote d’éolienne flottante, Hibiki, au large de la même île. Ideol, qui s’autoproclame « leader global de l’éolien en mer flottant », avait également dévoilé une sous-station électrique flottante au début du mois de juin.

  • ÉTUDES – L’offshore continue sa croissance dans le monde 2 juillet 2019

    L’association de professionnels de l’éolien au Royaume-Uni RenewableUK a publié de nouveaux chiffres sur l’évolution mondiale de la filière offshore, qui aurait ainsi crû de 16 % dans les 12 derniers mois. L’Europe demeure la région avec le plus de projets en cours de développement (66 % du total), notamment grâce au Royaume-Uni (38,4 GW de projets dans les tuyaux) et dans une moindre mesure l’Allemagne (16,5 GW), tandis que les États-Unis connaissent une accélération importante grâce à des projets de grande envergure sur la côte est, par exemple au New Jersey. Le Global Offshore Wind Council (GWEC) a également publié son rapport sur la filière, qui indique qu’en termes de puissance installée (et non de projet en cours de développement comme pour les chiffres de RenewableUK), la Chine est passée devant le Royaume-Uni et l’Allemagne en 2018. Il souligne aussi que dans un scénario « business as usual », le monde pourrait dépasser 200 GW de puissance installée d’ici 2030. Les prédictions du GWEC misent sur une croissance importante du marché asiatique (Chine, Taiwan, Japon, Corée du Sud, Inde, Vietnam), qui représenterait la moitié de cette puissance en 2030, ainsi que sur une baisse des coûts, à l’image des résultats de l’appel d’offres de Dunkerque en France.

JUIN 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JUIN

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  • INDUSTRIE – La fin de FrancÉole ? 25 juin 2019

    Alors que ses 61 salariés sont au chômage technique depuis le mois de mai, le seul fabricant de mâts d’éoliennes français risque la liquidation judiciaire, rapportent nos confrères de France Bleu. La société, basée à Longvic en Bourgogne-Franche-Comté depuis sa création en 2007, n’a trouvé aucun repreneur pour son troisième redressement judiciaire.  Une audience aura lieu le jeudi 27 juin devant le tribunal de commerce de Chalon-sur-Saône afin de se prononcer sur la liquidation judiciaire. Le moral est au plus bas parmi les salariés. « Cette fois-ci ça sent vraiment la fin », confie Imad Khouadri, délégué du personnel CFDT chez FrancÉole. En cause, l’actionnaire principal de la société, le fonds d’investissement Nimbus, et l’État auraient abandonné FrancÉole, laissant ses carnets de commande vides. Ce à quoi il faut ajouter la compétitivité accrue des pays voisins et la perte de son client Senvion. Conséquence : la société n’a aujourd’hui plus les moyens de continuer. « On n’a jamais eu une politique industrielle de l’éolien en France. On en voit les conséquences aujourd’hui », se désole Sophie Haag, directrice générale de FrancÉole.

  • OFFSHORE – Le gouvernement norvégien veut ouvrir plus de territoire 25 juin 2019

    Le développement de l’éolien offshore en mer du Nord n’est pas prêt de s’arrêter. Dernière nouvelle en date, l’annonce, le 19 juin, par le ministère du Pétrole et de l’énergie de Norvège, de sa volonté d’ouvrir deux zones de son territoire marin afin de profiter pleinement de la baisse des coûts de cette technologie. Les deux zones, Utsira Nord et Sørlige Nordsjø II, ont un gisement total estimé entre 1,5 à 3,5 GW. Cette deuxième zone est suffisamment proche des côtes danoises pour envisager un potentiel raccordement au réseau électrique continental. La proposition d’ouverture sera dans un premier temps soumise à une audition afin de récolter les avis des institutions et organisations concernées. La Norvège est le pays avec la plus grande part d’énergie renouvelable dans sa production d’électricité en Europe, majoritairement grâce à l’énergie hydraulique. L’éolien y représente 3,4 % de la puissance installée.

  • ÉTATS-UNIS – Ørsted remporte un projet offshore de 1,1 GW 25 juin 2019

    Ørsted a annoncé dans un communiqué avoir été choisi par l’état du New Jersey afin de développer son premier parc offshore. Le projet, nommé Ocean Wind, aura une puissance de 1,1 GW, et sa mise en service est prévue pour 2024. Ce n’est pas le seul projet offshore que la compagnie danoise va développer aux États-Unis, explique Ørsted, trois autres projets sont également en cours de développement sur la côte est, avec des mises en service prévues en 2022 et 2023. Au total, ce sont plus de 2 GW que le groupe va installer dans le pays dans les années à venir.

  • FRANCE – Annonce des lauréats de Dunkerque et révision de la PPE 18 juin 2019

    François de Rugy s’est déplacé à Saint-Nazaire le 14 juin pour le lancement du premier projet offshore de France, qui a reçu l’aval du Conseil d’État le 7 juin. À cette occasion, il a annoncé la décision du gouvernement de retenir le groupement EDF Renouvelables, Innogy et Enbridge en tant que lauréat de l’appel d’offres de Dunkerque. Ce projet aura une puissance de 600 MW, et sa mise en service est prévue en 2026. Le tarif de l’électricité s’établit à un niveau très bas, «notablement inférieur à 50 €/MWh », là où les précédents appels d’offres avaient atteint environ 200 €/MWh, révisés depuis à 150 €/MWh, en moyenne. Pour France Energie Eolienne (FEE), «le projet lauréat, retenu à un tarif inférieur à 50 €/MWh, est le nouveau marqueur d’une filière d’avenir, mature et prête à contribuer largement à la transition énergétique du pays. » EDF s’est également félicité de cette décision dans un communiqué. Dunkerque est le premier site à profiter des réformes gouvernementales sur le contentieux, la mise en place du dialogue concurrentiel et les permis enveloppes. Cela devrait permettre d’accélérer la mise en place du projet, et de donner la flexibilité nécessaire pour s’adapter à des évolutions futures. François de Rugy a en outre confirmé l’annonce qu’Edouard Philippe avait faite le 12 juin, en déclarant que l’objectif d’attribution de 750 MW de projets offshore par an de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) serait revu à la hausse, à 1 GW par an. Cette annonce très attendue (FEE considérant par exemple le premier objectif « très décevant ») a donc été bien accueillie. Trois autres appels d’offres pour des parcs offshore de 250 MW chacun (un en Bretagne, deux en Méditerranée) ont également été confirmés par le ministre. Quelques jours plus tôt, était dévoilé le résultat de la troisième vague d’appel d’offres pour l’éolien terrestre, pour laquelle 516 MW ont été attribués sur un total de 21 projets, avec un prix moyen de 63 €/MWh. Cette période atteint ainsi son objectif de 500 MW, le précédent appel d’offres ayant été largement en dessous des attentes. La quatrième période de candidature à l’appel d’offres terrestre sera clôturée le 1er août.

  • FINANCEMENT PARTICIPATIF – Succès fulgurant pour le projet offshore d’Yeu-Noirmoutier 18 juin 2019

    Lancée à l’échelle nationale le 11 juin, la campagne de financement participatif de la société Éoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) a dépassé toutes les attentes en atteignant son plafond seulement un jour après le lancement. 340 000 euros avaient déjà été récoltés depuis le 23 avril (ouverture du financement au département de la Vendée, puis à la région Pays de la Loire), et l’objectif était de 850 00 euros. Le 12 juin, la campagne a atteint son plafond, soit un million d’euros, se terminant, de fait, bien avant sa date de clôture initialement prévue au 2 juillet. Pour Lucile Forget, directrice des relations extérieures d’EMYN, « c’est une très bonne nouvelle qui souligne le soutien du grand public au projet. […] L’objectif de 850 000 € pouvait paraître ambitieux mais il correspondait à une réelle demande du territoire. » Le projet d’EMYN est le premier projet offshore à utiliser le financement participatif, et ouvre la voie pour des projets futurs. « La concertation avec les territoires qui accueillent les parcs éoliens en mer est primordiale pour favoriser l’acceptabilité des projets. Le financement participatif, au même titre que d’autres outils d’association des acteurs locaux au projet […] peut y participer et venir renforcer le travail de terrain qu’effectuent les équipes locales », affirme Lucile Forget. Le parc aura une capacité totale de 496 MW, et sa mise en service est prévue pour 2021.

  • ASIE DU SUD-EST – Le GWEC lance un groupe de travail pour la région 18 juin 2019

    Le Global Wind Energy Council (GWEC) a annoncé la création d’un groupe de travail Asie du Sud-Est (South East Asia task force) à l’occasion de sa conférence annuelle Vietnam wind power conference, le 11 juin. Cette annonce fait suite à l’annonce d’un groupe de travail Afriquele 28 mai. L’objectif du groupe est de promouvoir le développement de l’énergie éolienne en encourageant des dialogues et coopérations entre les différents acteurs publics et privés du secteur, et en menant des études et de la recherche. Le groupe de travail a ainsi publié une étude intitulée Market Update on South East Asia – Insights on Vietnam, qui analyse entre autres le potentiel éolien du Vietnam. « Le nouveau rapport […] montre que le Vietnam est le pays avec un des plus haut potentiels de la région, à la fois pour l’éolien terrestre et en mer, avec 1 GW de puissance attendue en 2021. […] C’est le seul pays de la région ayant développé l’éolien offshore, avec 99 MW de capacité », explique ainsi Ben Backwell, CEO du GWEC, dansun communiqué.

  • OFFSHORE – Plus d’obstacles pour le parc de Saint-Nazaire 11 juin 2019

    Le Conseil d’État a validé le 7 juin le projet de parc éolien en mer de Saint-Nazaire, dont l’autorisation d’exploitation était contestée par des associations environnementales et de riverains. La mise en service des 80 éoliennes du site, d’un total de 480 MW, est prévue à l’horizon 2022. GE Renewable Energy, turbinier du projet, a salué la décision du Conseil d’État. EDF et Enbridge se sont également félicités de cette décision dans un communiqué, en soulignant que celle-ci « confirme la robustesse du projet développé par la société Éolien Maritime France (EMF), co-contrôlée par EDF Renouvelables et par Enbridge. » EMF avait remporté l’appel d’offres de l’État français en 2012 pour les trois projets éoliens en mer de Courseulles-sur-Mer, de Fécamp et de Saint Nazaire, d’une capacité totale cumulée de 1 428 MW. GE Renewables était à l’origine le turbinier exclusif pour ces trois projets, mais fournira ses turbines seulement au projet éolien de Saint-Nazaire, le premier à recevoir toutes les autorisations administratives. Les deux autres projets recevront des turbines Siemens-Gamesa.

  • FINANCEMENT – Les français peuvent désormais investir dans l’éolien offshore 11 juin 2019

    Après les citoyens belges, les français peuvent désormais également investir dans l’éolien offshore. Dans un communiqué du 11 juin, la société Éoliennes en Mer Iles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) a annoncé que la campagne de financement participatif pour son projet éolien en mer de 496 MW était désormais ouverte à l’ensemble des français, une première dans le pays. Depuis le 23 avril, cette campagne est ouverte au département de la Vendée, puis, depuis le 21 mai, à la région Pays de la Loire. Elle a déjà permis de récolter à ce jour plus de 340 000 euros. Cette campagne de financement participatif, mise en place sur la plateforme en ligne Enerfip, prendra fin le 2 juillet, et a pour objectif de récolter 850 000 euros.

  • CORÉE DU SUD – Lancement d’un projet offshore de 1,4 GW 11 juin 2019

    Le premier LiDAR flottant de Corée du Sud a été installé au large de la ville d’Ulsan, qui accueillera le projet de ferme éolienne offshore du même nom, a révélé le Green Investment Group (GIG) dans un communiqué du 10 juin. Ce LiDAR permettra de rassembler des données sur la vitesse des vents en vue de construire le parc éolien d’Ulsan dont la puissance devrait atteindre les 1,4 GW, à terme. La première phase du projet devrait se terminer d’ici 2022 avec pour objectif 400 MW de puissance installée. Ce projet s’inscrit dans une stratégie de développement des énergies renouvelables pour la Corée du Sud, qui vise à produire 20 % de son électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030 (contre 7,6 % en 2017), dans le cadre du Renewable Energy 3020 Plan du gouvernement. La ville d’Ulsan est devenue l’un des acteurs majeurs du pays dans le secteur grâce à la signature de plusieurs protocoles d’accord avec des acteurs internationaux, comme Equinor ou Shell.

  • OFFSHORE – Commercialisation de la première sous-station électrique flottante 11 juin 2019

    Les français Ideol et Atlantique Offshore Energy (AOE, business unit des Chantiers de l’Atlantique, anciennement STX France) ont dévoilé dans une annonce du 4 juin 2019 leur sous-station électrique offshore flottante destinée aux parcs éoliens offshore (posés et flottants), dès 40 mètres de profondeur. Cette sous-station a été développée sur la base de la sous-station SeeOs d’AOE et du concept breveté Damping Pool d’Ideol, en coopération avec l’entreprise de technologies numériques ABB. Prête à être commercialisée, elle a également été conçue pour être très modulable afin d’apporter une solution universelle adaptable à travers le monde. Elle permet notamment de se passer d’opérations de levage lourd en mer, l’installation du topside et les phases d’essais et de pré-mise en service industrielle se faisant à quai. Ceci lui donnerait un avantage en terme de coût par rapport aux sous-stations électriques offshore traditionnelles. Ideol a inauguré dans la foulée l’éolienne flottante Hibiki, qui avait été mise en mer au large de Kitakyushu au Japon le 29 août 2018, et qui utilise également le système Damping Pool.

  • CHINE – Disparition des subventions d’ici à 2021 4 juin 2019

    Après une première réduction des tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque il y a un an, la National Energy Administration de la République Populaire de Chine a dévoilé le 24 mai un plan afin de supprimer progressivement les subventions accordées aux projets éoliens. Ces subventions, qui permettent aux producteurs d’avoir un prix d’achat de l’électricité produite subventionné sur une période de 20 ans, disparaîtront au 1er janvier 2021. Première conséquence de cette annonce, une importante augmentation de la puissance installée est attendue en 2019, afin de profiter de ces subventions tant qu’il est encore temps. Les subventions à l’énergie solaire suivent également une trajectoire similaire. Pékin cherche à réduire la dépense publique et à favoriser la concurrence entre projets de façon à amplifier la baisse des prix, pour que ces filières puissent être compétitives face au charbon qui fournit encore la majorité de l’électricité du pays.

  • BELGIQUE – Le financement participatif s’ouvre à l’offshore 4 juin 2019

    Nuhma (aussi connue sous le nom de Het Limburgse Klimaatbedrijf), société d’investissement et de gestion de portefeuille dans le secteur des énergies renouvelables détenue par 41 communes du Limbourg et la municipalité de Laakdal, a annoncé le 31 mai le lancement de la coopérative ECO2050, à travers laquelle les citoyens belges peuvent désormais directement investir dans des projets d’énergies renouvelables pour un montant de 50 € par action. La première société dans laquelle il est possible d’investir est Z-Kracht, qui détient des actions et finance les parcs éoliens offshore opérationnels C-Power et Rentel, en mer du Nord, mais aussi le développement du parc éolien SeaMade, dont la mise en service est prévue en 2020. Le montant des intérêts reversés par ECO2050 sera variable selon la quantité d’électricité produite, mais devrait se situer entre 4 et 6 % à la mise en service du site. « Ce financement indirect d’éolien offshore n’est qu’une première étape. Nous pensons qu’il est intéressant que les citoyens puissent investir dans un portefeuille diversifié de projets énergétiques allant des parcs éoliens terrestres aux parcs offshore, en passant par des centrales de biomasse, des parcs solaires et des réseaux de distribution d’énergie comme Elia et Fluxys », a expliqué Ludo Kelchtermans, CEO de Nuhma, au quotidien économique belge l’Echo.

  • AFRIQUE – Le GWEC crée un groupe de travail Afrique 4 juin 2019

    Le Global Wind Energy Council, qui réunit la majorité des acteurs du secteur éolien à travers le monde, a créé un groupe de travail Afrique (Africa Task Force) afin de rassembler les acteurs du secteur éolien du continent. Ce groupe de travail sera présidé par Jon Lezamiz, directeur du développement du marché africain chez Siemens Gamesa Renewable Energy, principal turbinier en Afrique. Les objectifs annoncés sont notamment de conseiller les gouvernements sur les régulations et les systèmes d’enchères, de développer l’investissement dans le secteur éolien, de mesurer les bénéfices économiques et sociaux de cette énergie, de partager les connaissances et meilleures pratiques entre acteurs du secteur et de créer des plateformes appropriées pour la promotion de l’énergie éolienne en Afrique. Le continent a aujourd’hui 5,3 GW de puissance installée, et pourrait connaître un taux de croissance annuel moyen de 24 % jusqu’en 2028 selon Wood Mackenzie. Cela équivaudrait à un ajout total de 33 GW de capacité supplémentaire.

MAI 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MAI

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  • ÉTATS-UNIS – Un appel à propositions pour 800 MW d’offshore 29 mai 2019

    Un appel à propositions pour des projets éoliens en mer – projets qui pourront aller de 200 MW à 800 MW – a été lancé par les entreprises locales de distribution et le Massachusetts Department of Energy Resources aux États-Unis. Les parcs devront être mis en service d’ici le 1er janvier 2027. Les propositions (confidentielles) devront êtres remises le 9 août 2019 au plus tard. Le ou les lauréats seront annoncés le 8 novembre pour une signature des contrats (après négociations) le 13 décembre. Le prix nominal ne devra pas dépasser 84,23 $/MWh. Le contrat d’achat d’électricité sera signé pour une durée de 15 à 20 ans avec les entreprises locales de distribution.

  • OFFSHORE – La construction du plus grand parc danois (600 MW) est lancée 29 mai 2019

    La construction du futur plus grand parc du Danemark, Kriegers Flak, a démarré, « en ligne avec le planning initialement prévu », explique Vattenfall dans un communiqué du 23 mai. Le soudage de chacun des 72 monopieux est actuellement en cours pour former la base de ce parc situé en mer baltique et constitué de 72 turbines Siemens de 8,4 MW pour une capacité totale d’un peu plus de 600 MW. Une fois le parc mis en service, à l’horizon fin 2021, il viendra augmenter la production d’électricité danoise d’origine éolienne de 18 %, soit l’équivalent de la consommation domestique annuelle d’environ 600 000 foyers danois. « Le parc éolien en mer de Horns Rev 3 en mer du Nord sera mis en service cet été et nous lançons, dans un timing croisé parfait, la construction de Kriegers Flak », déclare Michael Simmelsgaard, directeur de l’éolien offshore chez le groupe public danois. Les fondations sont fabriquées à Rostock, en Allemagne, par EEW Special Pipe Constructions. « Au printemps 2020, ces monopieux de près de 800 tonnes seront transportés directement sur le site de construction pour être installés au large des côtes danoises ».

  • FRANCE – Octopus rachète un parc de 18 MW à Res 29 mai 2019

    Octopus Energy Investments, qui fait partie de l’investisseur basé au Royaume-Uni Group Octopus, a fait l’acquisition du parc éolien La Roche Quatre Rivières (18 MW) auprès de Res (qui gère plus de 5 GW d’actifs EnR opérationnels dans le monde). Ce projet a été développé par Res qui sera également en charge de la construction et l’asset management du parc. La construction a déjà commencé et le parc éolien devrait être mis en service à la fin de l’année 2019. « D’autres acquisitions devraient suivre prochainement », affirme Res dans un communiqué du 21 mai. Ce projet est le troisième parc éolien acheté par Octopus auprès de Res et le premier en France.

  • OFFSHORE – EDPR et Engie unissent leurs forces 21 mai 2019

    Après six ans de coopération au sein de consortiums dans les projets d’éoliennes en mer (fixes et flottantes), le portugais EDP et le français Engie ont annoncé le 21 mai la signature d’un « protocole d’accord stratégique visant à créer une co-entreprise gérée conjointement à 50/50 dans le secteur. » La nouvelle entité sera l’instrument d’investissement exclusif d’EDP, via sa filiale EDP Renewables (EDPR), et d’Engie pour le développement de l’éolien en mer dans le monde. La coentreprise « ciblera principalement les marchés européen et américain, ainsi que certaines régions d’Asie, sur lesquels l’essentiel de la croissance sera concentré. » Son objectif est « de parvenir à s’autofinancer. Les projets qui seront développés respecteront les critères d’investissement de chacune des deux compagnies. » EDP et Engie combineront leurs actifs dans l’offshore (1,5 GW) et leur portefeuille de projets (4 GW) au sein de la nouvelle coentreprise. « L’objectif est d’atteindre d’ici 2025 un portefeuille de 5 à 7 GW de projets en opération ou en construction et de 5 à 10 GW en développement avancé. » Les deux groupes visent une mise en œuvre opérationnelle d’ici la fin de l’année.

  • FRANCE – Vers une concertation nationale 21 mai 2019

    « On va lancer une grande concertation sur l’éolien. C’est un bon moyen de produire de l’électricité mais il faut mieux expliquer comment cela fonctionne », a twitté Emmanuelle Wargon. La Secrétaire d’État auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire explicite cette annonce dans un courte vidéo posté sur le compte de Renaissance, la liste du parti LaREM pour les élections européennes. Expliquant qu’il faut « des progrès » sur le démantèlement, et l’implantation (et donc l’acceptabilité) des éoliennes,  Emmanuelle Wargon conclut que « l’éolien est un bon moyen de produire de l’électricité, comme le solaire et comme d’autres énergies renouvelables. » Elle ajoute : « pour passer à 50 % d’énergies renouvelables, il faut qu’on utilise tous les moyens. […] Mais il ne faut pas le faire contre les gens, il y a d’ailleurs beaucoup de recours. On voit bien qu’il y a une question et on voudrait essayer de l’adresser politiquement et citoyennement. »

  • ARGENTINE – Neoen boucle le financement d’un parc de plus de 200 MW 21 mai 2019

    Neoen s’est félicité d’avoir clôturé le financement d’une centrale solaire de 208 MW dénommée Altiplano 200 et située dans la province de Salta en Argentine. Il s’agit de l’union de deux projets, Puna (107 MW) et Altiplano (101 MW), remportés dans le cadre des appels d’offres RenovAr 1 et 2 en Argentine et détenu à 100 % par le développeur français. La construction du projet a commencé, il sera mis en service au premier trimestre. Il « sera financé par deux tranches de dette senior sans recours », explique Neoen dans un communiqué du 17 mai, lequel ajoute que l’une des tranches (plus de la moitié du financement) « bénéficie d’une garantie crédit acheteur apportée par Bpifrance Assurance Export (« BPIAE »). Il s’agit de l’une des premières centrales solaires au monde à bénéficier de ce mécanisme, et le premier avec BPIAE. »

  • ALLEMAGNE – Allemagne : un trou d’air aux lourdes conséquences 14 mai 2019

    Avec 134 MW, le 1er trimestre 2019 a été le pire depuis l’année 2000 en termes d’installation de puissance éolienne à terre, s’est alarmé WindEurope dans un communiqué publié le 10 mai. Pour l’association européenne, le pays installera seulement 1 à 2 GW d’éolien terrestre sur l’ensemble de l’année 2019, ce qui « représente une baisse significative par rapport aux cinq dernières années, lorsque l’Allemagne installait en moyenne 4,3 GW par an. » Pour WindEurope, l’éolien offshore ne devrait pas redresser la barre : seuls 730 MW par an sont attendus d’ici 2030. Cet effondrement des capacités installées remet en cause les objectifs allemands, mais aussi européens, de déploiement d’énergie renouvelable, met en garde l’association européenne. Si certaines causes sont identifiées (allongement du processus d’obtention des permis, contestation de ceux-ci devant les tribunaux, etc.), les récents résultatsdu deuxième appel d’offres éolien terrestre de l’année, avec 270 MW attribués sur 650 MW mis aux enchères, ont confirmé les craintes de WindEurope. Il fait suite à un premier appel d’offres, également décevant.

  • ROYAUME-UNI – Un parc sans subventions change de main 14 mai 2019

    Res a annoncé dans un communiqué du 7 mai la cession à ERG de « son premier projet non-subventionné », actuellement en cours de développement. Il s’agit du parc de Craiggore en Irlande du Nord et pour lequel l’investissement total réalisé par ERG s’élève à environ 41 M €. Les travaux (réalisés par Res) de ce projet de 25 MW devraient commencer au quatrième trimestre 2019 pour une mise en service début 2021. « Cette vente marque le début d’une nouvelle ère pour les énergies renouvelables, où il est possible de proposer une énergie décarbonée à moindre coût pour les consommateurs », explique Lucy Whitford, directrice développement & construction chez Res. « Le parc éolien de Craiggore est le premier d’un portefeuille éolien de plus de 200 MW développé par RES au Royaume-Uni et que la société envisage de financier sans subventions au cours de l’année à venir », précise le développeur.

  • ENTREPRISE – ERG se développe en Europe et en France 14 mai 2019

    ERG a annoncé qu’il dépassait désormais les 3 000 MW de puissance installée dans l’énergie éolienne, solaire, hydroélectrique et thermoélectrique en Europe. Le groupe italien annonce également dans un communiqué du 10 mai avoir finalisé l’acquisition, par l’intermédiaire de sa filiale ERG Éolienne France SAS, de 100 % du capital de la société Les Moulins de Fruges SAS portant sur 6 parcs éoliens situés dans les Hauts-de-France et dont la capacité totale installée est de 52 MW. Cette opération permet à ERG de « dispose[r] désormais d’une puissance globale installée en France de 360 MW. »

  • FRANCE – Vers une restriction du guichet ouvert 7 mai 2019

    Le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) va étudier un projet d’arrêté ayant notamment pour objet de réformer le guichet ouvert de l’éolien en France. Ce projet, qui ne devrait entrer en vigueur qu’en juin 2020, prévoit de fermer le guichet en complément de rémunération aux parcs de plus de deux éoliennes contre six actuellement et ce afin d’accroître le champ de l’appel d’offres (moins coûteux pour les finances publiques). Il fait l’objet d’une discussion entre la filière et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Le texte en question propose de réserver ce mécanisme : aux parcs comprenant au maximum deux éoliennes de 3 MW chacune ; aux parcs jusqu’à 6 éoliennes de moins de 125 m justifiant d’une contrainte de hauteur (radars civils ou militaires) ; et aux parcs en renouvellement jusqu’à 6 éoliennes de moins de 125 m, justifiant d’une exploitation précédente datant de moins de trois ans. Le CSE devrait examiner le projet d’arrêté le 14 mai.

  • ENTREPRISE – Premier projet finlandais pour Valorem 7 mai 2019

    Valorem a annoncé la réalisation prochaine de son premier projet éolien en Finlande, cofinancé avec le fonds britannique Octopus Energy Investments. Le groupe français va assurer la construction et le suivi d’exploitation de deux parcs éoliens dans le sud-ouest du pays, représentant une puissance cumulée de 71,4 MW (17 turbines Vestas de 4,2 MW) pour un investissement global de 80 millions d’euros, détaille-t-il dans un communiqué du 2 mai. Valorem développe ce projet, pour lequel le début de la production d’électricité est prévu pour la fin 2020, avec son partenaire local Megatuuli. Il s’agit des premiers parcs éoliens terrestres sans tarif d’achat pour le fonds d’investissement Octopus Energy Investments (OEI) en Europe du Nord.

  • ETATS-UNIS – Un premier trimestre de records 7 mai 2019

    Au cours des trois premiers mois de l’année, 841 MW de projets éoliens ont été mis en service aux États-Unis, ce qui a permis au pays d’atteindre une capacité installée de 97 223 MW. Plus spectaculaire, les développeurs ont annoncé 6 146 MW de projets éoliens aux États-Unis au cours de trois premiers mois de l’année 2019, soit « plus que la capacité actuellement en exploitation en Californie ». L’association américaine de promotion de l’éolien (AWEA) dévoile ce chiffre dans un rapport publié le 26 avril et nommé « U.S. wind industry first quater 2019 market report ». Fort de ces chiffres spectaculaires, le portefeuille de projets en construction et en développement a atteint le niveau record de 39 161 MW au 31 mars, en hausse de 11 % par rapport au trimestre précédent. Avec près de 40 GW en développement, l’éolien aux États-Unis « est sur le point de croître de 40 % à court terme », explique Tom Kiernan, qui préside l’AWEA. Sur les 40 GW, 17 213 MW sont en construction dans 21 États dont 6 528 MW au Texas (dont 1 255 MW depuis le début de l’année). Le reste (21 949 MW) sont des projets à « des stades de développement avancés. » Outre-Atlantique, l’arrêt du principal mécanisme de soutien à l’éolien (Production tax credit – PTC) est programmé pour la fin de l’année. Les développeurs veulent en profiter tant qu’il est encore temps, même si le sort du PTC n’est pas scellé et que la mobilisation pour la prolongation a déjà commencé.

AVRIL 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE AVRIL

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  • OFFSHORE – Un potentiel offshore de 40 GW au Danemark 30 avril 2019

    Une étude présentée le 26 avril par l’Agence danoise de l’énergie identifie des emplacements favorables pour l’implantation d’éoliennes offshore d’une capacité cumulée de 12,4 GW. Le document chiffre par ailleurs à 40 GW le potentiel de développement de l’éolien offshore du Danemark. À fin 2018, quatorze parcs totalisant 1 329 MW étaient raccordés au réseau électrique danois. Quatre projets ont été lancés depuis l’été 2018 et trois autres parcs sont d’ores et déjà prévus. Le développement de 12,4 GW pourrait se réaliser via la construction de douze à quinze parcs situés principalement en mer du Nord et, dans une moindre mesure, en mer Baltique. « La mer du Nord doit devenir une zone mondiale leader pour l’énergie éolienne offshore. Avec ce nouveau plan, nous sommes prêts à allouer rapidement de nouveaux sites », explique Lars Lilleholt, ministre de l’Énergie, de l’approvisionnement et du Climat, dans un communiqué.

  • EUROPE – EDPR cède 800 M€ d’actifs 30 avril 2019

    La branche renouvelables de l’énergéticien portugais EDP, EDP Renovaveis (EDPR), a cédé l’ensemble de ses participations dans un portefeuille éolien terrestre de 998 MW en Europe pour un montant total de 800 millions d’euros, a-t-elle annoncé dans un communiqué du 23 avril. Dans le détail, EDPR se sépare de 491 MW en France, en Espagne, au Portugal et en Belgique. L’ensemble du portefeuille est en exploitation depuis sept ans en moyenne, précise le groupe portugais, qui a déjà cédé, à plusieurs reprises ces dernières années, des participations minoritaires dans ces différents parcs. Cette opération devrait être finalisée d’ici la fin du deuxième trimestre de cette année.

  • FRANCE – Enercoop, Hydronext et Valorem signent un contrat d’agrégation 30 avril 2019

    Le fournisseur d’électricité Enercoop et l’agrégateur Hydronext ont annoncé le 25 avril avoir signé un contrat d’agrégation avec le développeur français Valorem. « Enercoop est acheteur de l’énergie produite, tandis que la partie en lien avec les marchés de l’énergie est couverte par Hydronext (prévisions de production, garantie du M0, etc.) », expliquent les partenaires dans un communiqué commun. Par ailleurs, Enercoop bonifie le contrat d’agrégation via une prime versée au développeur. L’exploitant du parc recevra un complément de rémunération dans le cadre de la politique de soutien public au développement des énergies renouvelables. Le contrat porte sur un parc de dix éoliennes, pour une puissance de 36 MW, et une mise en service est prévue au troisième trimestre 2019. Le fournisseur coopératif Enercoop, qui diversifie ainsi son portefeuille d’approvisionnement, jusqu’ici principalement hydroélectrique, souligne qu’avec ce contrat il fait son entrée « sur le marché émergent du complément de rémunération ».

  • EOLIEN EN MER – Inauguration du parc d’Arkona en Allemagne 23 avril 2019

    Mardi 16 avril, en présence d’Angela Merkel, l’Allemagne a inauguré le parc d’Arkona, soit 60 éoliennes pour 385 MW en mer Baltique. Ces éoliennes sont déjà en fonctionnement depuis plusieurs mois et permettent de fournir de l’électricité propre à l’équivalent de 400 000 ménages. Cependant, cette inauguration, où la France et la Norvège seront également représentées, permet d’offrir un cadre propice pour un discours sur l’Europe de la transition écologique, à un mois des élections européennes. L’éolien en mer devient en effet une énergie de premier plan pour accompagner la transition allemande, en lui offrant un second souffle. Face à une contestation grandissante vis-à-vis des éoliennes terrestres, l’offshore rencontre moins d’opposition. C’est pourquoi le pays compte déjà 1 300 éoliennes, soit 6,4 GW répartis dans 20 parcs en mer Baltique. L’entreprise française Engie rachètera l’électricité produite par Arkona. C’est également elle qui a fourni la station sous-marine du projet, qui a été assemblée sur les Chantiers de l’Atlantique (STX) de Saint-Nazaire.

  • FINANCE – 500 millions d’obligations vertes pour ERG 23 avril 2019

    ERG, un producteur d’énergie renouvelable italien a émis une obligation verte inaugurale le 26 mars 2019, qui a suscité beaucoup d’intérêt puisque l’entreprise a reçu six fois plus de demandes que ce que représentait l’offre initiale, comme annoncé dans un communiqué. Celle-ci se monte à 500 millions d’euros, et fait partie d’un plan de financement global d’un milliard. Les obligations en circulation ont un taux d’intérêt fixe de 1,875%, une maturité de 6 ans, et peuvent s’échanger sur le marché depuis le 11 avril 2019. Ce projet permettra de financer ou de refinancer des projets de production d’énergie basés sur l’éolien ou le solaire. L’évolution financière notable d’une telle stratégie est qu’ERG n’est pas passée par un modèle classique de financement de projets, où seul un parc renouvelable est financé, avec ses risques propres et indépendamment de la maison mère. L’entreprise a choisi de se financer directement, liant ainsi la maison-mère au « risque » que peuvent représenter les parcs financés, prouvant ainsi sa confiance et sa solidité financière.

  • UNION EUROPEENNE – En 2018, 27 milliards dédiés à l’éolien 23 avril 2019

    Dans un rapport « Financing and Investments Trends », publié le 18 avril 2019, WindEurope comptabilise un investissement total de 27 milliards débloqués en 2018 pour de nouvelles capacités éoliennes. Ce montant est équivalent à ce qui avait été investi en 2017. Cependant, comme les coûts de l’éolien ont baissé, la capacité totale financée, soit 16,7 GW est plus importante. En effet, d’après WindEurope, 1 MW d’éolien terrestre coûte désormais 1,4 millions d’investissements, contre 2 millions en 2015. La baisse est plus marquée encore pour l’éolien en mer puisque l’Europe est passé d’un investissement de 4,5 millions d’euros en 2015 pour 1 MW à 2,5 millions en 2018. Le pays ayant le plus investi est le Royaume-Uni, surtout du fait de l’éolien offshore, suivi de la Suède. Par ailleurs, le rapport indique que 24,1 milliards d’euros ont été investis pour acquérir des parcs éoliens, certains étant encore en développement. Cela montre que le marché de l’éolien devient de plus en plus liquide, c’est-à-dire que ses actifs s’échangent plus facilement car ils séduisent de plus en plus d’investisseurs potentiels, du fait d’une maturité qui s’accroît.

  • Offshore – GE laisse la place à Siemens Gamesa pour deux projets d’EMF 16 avril 2019

    La société Eolien Maritime France (EMF), détenue par EDF Renouvelables et le canadien Enbridge, a indiqué que Siemens Gamesa remplacera GE en tant que fournisseur des turbines de deux de ses trois projets éoliens en mer français (Fécamp, de Courseulles-sur-Mer et de Saint-Nazaire). « Cette annonce fait suite à la décision de GE Renewable Energy, jusqu’alors fournisseur exclusif, d’assurer la livraison des éoliennes pour un seul des projets français portés par EMF », commente EMF dans un communiqué du 16 avril. GE construira ainsi les turbines Haliade 150-6MW du « premier projet qui sera lancé dès que ses autorisations seront purgées de recours. » Pour expliquer ce revirement, GE met en avant « les retards excessivement importants cumulés depuis 2012 », liés aux recours et qui « ont eu un impact significatif pour GE Renewable Energy sur les caractéristiques économiques de ces projets. » Les deux projets suivants d’EMF seront équipés de turbines Siemens Gamesa « de dimensions similaires, les autres caractéristiques des projets étant conservées ». Le turbinier « fabriquera ses éoliennes dans l’usine qu’il a prévu de construire au Havre. » EDF Renouvelables et Siemens Gamesa sont déjà partenaires pour le parc éolien offshore de Teesside au Royaume-Uni, ainsi que pour le projet éolien flottant de Provence Grand Large en France. L’actualité de Siemens Gamesa ne s’arrête pas là puisque Vattenfall a choisi ses nouvelles éoliennes de 10 MW pour le projet offshore Hollandse Kust Zuid, « premier parc éolien en mer au monde sans subvention », situé au large des côtes néerlandaises, en mer du Nord. 76 éoliennes seront installées pour Hollandse Kust Zuid 1 & 2. Et « si Vattenfall remporte l’appel d’offres pour le projet Hollandse Kust Zuid 3 & 4 (en cours), les éoliennes pourront aussi être installées pour ce parc, soit un total de 152 éoliennes pour les deux projets », précise l’énergéticien public suédois.

  • Offshore – FEE et SER refont la PPE 16 avril 2019

    France énergie éolienne et le Syndicat des énergies renouvelables se sont unis pour dénoncer le volet sur l’éolien en mer (posé et flottant) du projet actuel de Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Celui-ci prévoit une capacité installée de 4,7 à 5,2 GW en 2028. « L’option haute du projet de PPE correspond donc en grande partie à des volumes déjà attribués », expliquent les représentants de la filière dans un communiqué commun. FEE et SER affichent des propositions précises (et argumentées) : « accroitre le volume global de projets éoliens en mer pour atteindre au minimum l’attribution de 1000 MW par an, notamment par un accroissement des volumes éoliens en mer posés » et « garantir un développement industriel pérenne et territorialement équilibré de l’éolien flottant. » Pour cela, les syndicats professionnels proposent : « le lancement de deux appels d’offres supplémentaires d’éolien en mer posé (2x750MW) attribués entre 2021 et 2022, en comptant sur la forte compétitivité de cette technologie » et « le lancement de trois appels d’offres supplémentaires éolien en mer flottant, permettant d’engager d’ici 2025 le lancement d’un appel d’offres de 250MW, complété 2 à 3 ans plus tard par une tranche de 500 MW, dans chacune des 3 régions accueillant une ferme pilote. » Le SER et FEE demandent également à ce que soient rehaussées les capacités qui seront attribuées à partir de 2025, à hauteur de 1,5 GW par an, et dont les mises en service interviendront entre 2032 et 2035. La profession demande également que toute baisse des coûts par rapport aux prix cibles indiqués soit nécessairement retraduite en une hausse proportionnelle des volumes considérés.

  • France – Les premières turbines Envision changent de main 16 avril 2019

    Le groupe chinois Envision Energy a conclu la vente d’un projet éolien de 40 MW situé en Côte d’Or (Bourgogne-Franche-Comté) au fonds d’investissement The Renewables Infrastructure Group (TRIG), selon un communiqué publié le 11 avril. Développé par Velocita énergies, filiale française d’Envision, ce parc de 16 machines est actuellement en construction et devrait être mis en service au début de l’année 2020. « Il s’agit du 1er parc éolien sur lequel seront installées des turbines de la marque Envision en France », est-il précisé. L’exploitation et la maintenance seront assurées par Velocita Energies pendant toute sa durée de vie, soit 25 ans.

  • ENTREPRISE – GE sanctionné par la Commission européenne 9 avril 2019

    « La Commission européenne a infligé à General Electric une amende de 52 millions d’euros pour avoir fourni des renseignements inexacts au cours de l’enquête menée par la Commission, sur la base du règlement de l’UE sur les concentrations, au sujet du projet de rachat de LM Wind par GE », peut-on lire dans un communiqué de la Commission européenne en date du 8 avril. La Commission explique que GE avait affirmé en janvier 2017 dans sa notification « qu’aucune éolienne de puissance supérieure » à 6 MW n’était en développement pour des applications marines. Or, « grâce à des informations communiquées par un tiers », l’institution a appris que c’était faux, ce qui a contraint GE a déposé quelques semaines plus tard une nouvelle notification. « La Commission estime que cette infraction est grave car elle l’a empêchée d’avoir toutes les informations pertinentes aux fins de l’appréciation de l’opération. » D’où cette amende de 52 M€. Pour autant, cette décision « n’a aucune incidence » sur l’approbation par l’Union européenne de l’acquisition du fabricant de pales d’éoliennes LM Wind Power, annoncée fin 2016 pour 1,65 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros), précise la Commission.

  • OFFSHORE – Un débat public sur de futurs parcs au large de la Normandie 9 avril 2019

    François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire, a saisi la Commission nationale du débat public (CNDP) sur un projet de parc éolien en mer de 1 GW et son raccordement, ainsi que sur d’éventuels projets de parcs offshore posés et leurs raccordements au large de la Normandie (une zone totale de plus de 10 500 km2). Ces projets feront donc l’objet d’un débat public, affirme la CNDP dans une décision prise le 3 avril. Cette procédure entre dans le cadre de la récente loi “Société de confiance” (Essoc – 10 août 2018). Elle permet d’associer le public en amont de la procédure de mise en concurrence, sur la ou les zones potentielles d’implantation des installations éoliennes envisagées. Le débat public, dont la date n’est pas encore arrêtée, se déroulera sous l’égide d’une commission particulière présidée par Jean-Pierre Tiffon.

  • ETATS-UNIS – Donald Trump en flagrant délit de fake news sur l’éolien 9 avril 2019

    Lors d’un récent discours à l’occasion du dîner annuel des élus républicains du Congrès, Donald Trump s’est longuement attardé sur l’énergie éolienne, multipliant les approximations et les contre-vérités. « Ils disent que le bruit (des éoliennes) provoque le cancer », a notamment lancé le président américain qui met régulièrement en doute la réalité du changement climatique. Depuis plusieurs semaines, le  président multiplie les blagues moqueuses sur cette énergie renouvelable lors de ses meetings de campagne. « Chérie, je veux regarder la télévision. Désolée, il n’y a pas de vent… », lançait-il, sous les rires, la semaine précédente dans le Michigan

  • ENTREPRISE – EnBW va mettre un pied en France grâce à Valeco 2 avril 2019

    L’énergéticien allemand EnBW a annoncé le 28 mars être entré en négociations exclusives pour racheter le développeur français de projets d’énergies renouvelables Valeco, dans le cadre de sa stratégie de développement sur le marché français. EnBW « a transmis aux actionnaires de Valeco une offre ferme de rachat de 100 % du capital de l’entreprise. Sur la base de cette offre, les propriétaires de Valeco ont décidé d’entamer des négociations exclusives avec EnBW », indique le groupe dans un communiqué. Basée à Montpellier (Hérault), Valeco a déjà installé 276 MW d’éolien terrestre, 56 MW de capacités solaires et détient un portefeuille de projets de 1 700 MW. Elle réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 50 millions d’euros. Cette opération marque une première concrétisation de la stratégie du groupe allemand pour se positionner sur le marché français, en particulier dans l’éolien terrestre. Il avait ainsi créé en juin dernier une filiale en France, avec l’objectif d’installer au moins une centaine de mégawatts d’ici à 2020.

  • FRANCE – ERG rachète Moulins de Fruges et ses 52 MW 2 avril 2019

    ERG a annoncé l’acquisition de 100 % du capital de la société Les Moulins de Fruges qui possède six parcs éoliens situés dans les Hauts-de-France, d’une puissance cumulée installée de 52 MW. « Avec cette acquisition ERG dispose désormais d’une puissance globale installée en France de 360 MW », explique le groupe dans un communiqué du 29 mars. Cette transaction de 52,2 millions d’euros, qui devrait être finalisée au deuxième trimestre 2019, a été réalisée entre la filière ERG Eolienne France du groupe italien et Profond Finanzgesellschaft, basé à Zurich, propriétaire de la société Les Moulins de Fruges. Les parcs éoliens en question, « ont été mis en service entre 2007 et 2009 [et] bénéficient d’un tarif incitatif (FIT) pour une période de 15 ans qui était égal en moyenne à 93 €/MWh en 2018 », précise ERG.

  • OFFSHORE – Une validation décisive pour Akrocean 2 avril 2019

    Co-entreprise entre Geps Techno et Valemo, Akrocean a annoncé « la validation par DNV GL de son lidar flottant au niveau 2 de la feuille de route Carbon Trust pour l’acceptabilité commerciale des Lidars flottants. Cette validation représente une étape majeure dans le développement d’Akrocean et l’accès à des opportunités commerciales à l’international », explique la jeune entreprise basée à Saint-Nazaire dans un communiqué du 26 mars. Baptisé Windsea, ce lidar flottant est un outil flottant de mesure du vent qui permet d’étudier des gisements éoliens pour de nouveaux sites en mer. Le système est composé d’un flotteur fourni par Geps Techno, d’un lidar offshore de chez Leosphere et d’un service de supervision et maintenance assuré par Valemo. La validation a été remise lors du forum franco-américain “French American Innovation Days” qui se déroulait à Boston les 18 et 19 mars. « Pour une entreprise créée il y a seulement 18 mois, l’obtention de cette certification reconnue internationalement est une grande satisfaction », se félicite le directeur des opérations Matthieu Blandin. « Elle valide la stratégie mise en place avec nos partenaires Geps Techno et Valemo. Il s’agit d’un lourd investissement que nous espérons rapidement voir se traduire en commandes du fait de l’important travail commercial également mené ces derniers mois. »

MARS 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE MARS

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  • ENTREPRISE – Restructurations annoncées chez Senvion 26 mars 2019

    Le groupe allemand Senvion (ex. REpower) spécialisé dans la construction d’éolienne a déclaré, par l’intermédiaire de son directeur général M. Yves Rannou, qu’il allait devoir réduire ses gammes d’éoliennes et se retirer d’une trentaine de pays sur les cinquante que le constructeur couvre actuellement. Dans un premier temps, aucune autre précision n’a été apportée. Cette annonce fait suite à la publication des résultats financiers du groupe pour 2018 qui, pour la quatrième année consécutive, sont négatifs. Parmi les raisons avancées, le constructeur a mis en avant son manque de réaction à s’organiser pour diminuer ses coûts de production dans un environnement de plus en plus concurrentiel. Une situation commune à plusieurs autres industriels et qui a été présentée plus en détail dans le dernier baromètre EurObserv’ER consacré à l’éolien. Une autre explication vient des mauvais résultats enregistrés sur le marché nord américain où d’importantes commandes ont été retardées. Senvion avait notamment annoncé à l’été 2018 son retour sur le marché américain avec une commande de 275 MW pour le projet TG East Wind dans le comté de Knox au Texas. L’objectif pour Senvion est désormais d’entamer une restructuration profonde de son processus de production afin de réduire ses coûts fixes, d’améliorer ses marges et de rassurer ses investisseurs. Dans ce but, un directeur de la restructuration a été nommé en la personne de Neil Robson, associé du cabinet de conseils en restructuration THM Partner LLP.

  • FLOTTANT – Le Pacte de Narbonne se renforce 26 mars 2019

    Le conseil départemental des Pyrénées-Orientales a annoncé le 25 mars avoir rejoint le Pacte de Narbonne, un mouvement de lobbying crée en novembre 2018 pour le développement de l’éolien flottant. Peu convaincu par les objectifs affichés par la nouvelle programmation pluriannuelle de l’énergie 2019-2028 (PPE) en ce qui concerne les projets d’éoliennes en mer, de nombreux élus de la région Occitanie se sont organisés pour faire entendre leur message au gouvernement. Pour eux, les 500 MW d’éolien flottant visés à fin 2022 représentent un volume trop restreint pour que les opérateurs puissent développer leur technologie et réduire leurs coûts, empêchant ainsi l’émergence d’une filière industrielle nationale. Pour la région Occitanie, l’enjeu est à la fois énergétique et économique puisque deux fermes pilotes de quatre turbines flottantes et de 24 MW chacune doivent entrer en service en 2021, au large de Gruissan-Port-la-Nouvelle et Leucate-Port-Barcarès. Au delà de ces projets, le territoire ambitionne de devenir le hub des énergies marines renouvelables en Méditerranée et s’en ait donné les moyens avec 210 millions déjà investis dans l’aménagement, à Port-la-Nouvelle, d’un quai éolien et de digues dédiées à l’assemblage de huit éoliennes pilotes. A terme, le chantier devrait représenter 1 700 emplois pendant les quatre ans de travaux.

  • OFFSHORE – EDF Renouvelables codéveloppera deux projets en Chine 26 mars 2019

    La visite du Président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, a été l’occasion pour EDF Renouvelables de signer un partenariat avec China Energy Investments Coporation (CEI), un électricien chinois, annonce un communiqué de l’énergéticien français. Les deux entreprises réaliseront, en commun, deux projets éoliens offshores en Chine. Dongtai IV et V sont situés au large de la province du Jiangsu, au nord de Shanghai et cumuleront 500 MW. Il s’agira des premières réalisations offshores d’EDF en Chine. Si la construction de Dongtai IV est en cours, celle de Dongtai commencera plus tard dans l’année. Les deux parcs seront progressivement mis en service à l’horizon 2021. La Chine exploite déjà 3,8 GW d’éolien en mer et devrait représenter la moitié du marc mondial en 2030, soit 50 GW.

  • DUNKERQUE – Au moins 6 consortiums candidats à l’appel d’offres 19 mars 2019

    L’appel d’offres pour le parc éolien en mer de Dunkerque a obéi à de nouvelles modalités. Contrairement aux précédents, celui-ci a commencé par une présélection de candidats en 2017, suivie d’un dialogue concurrentiel entre les candidats et l’administration. Le 15 mars 2019, 6 offres portées par 6 consortiums ont été annoncées. Cependant, 3 jours plus tard, Boralex, qui composait un consortium avec les entreprises Eneco et Van Oord et DGE, a déclaré se retirer car « sa participation dans ce projet ne satisfait plus ses critères d’investissements ». Néanmoins, les 2 partenaires du consortium devraient maintenir leur offre. Les cinq autres candidats annoncés sont le consortium formé par les groupes belge Deme, français Quadran Energies Marines et anglo-néerlandais Shell; un second qui regroupe le suédois Vattenfall, l’allemand WPD et la Caisse des Dépôts; l’alliance entre le français Engie, le portugais EDPR et l’allemand EON; celle composée du belge Elicio, du français Total et du danois Orsted; et enfin le consortium entre EDF, l’allemand Innogy et le canadien Enbridge. Par ailleurs, 3 autres présélectionnés n’ont pas encore confirmé leur dépôt d’offre. Ce nouveau type d’appel d’offres, pensé d’abord pour réduire le temps de réalisation du projet, semble également remplir son rôle de mise en concurrence, afin d’atteindre le meilleur coût possible.

  • RECORD – L’éolien a couvert 18 % de la consommation 19 mars 2019

    Le vent était particulièrement fort le jeudi 14 mars. C’est ce qui a permis au parc éolien français de battre un record de production, à 14h 30 précisément. En effet, la filière a pu satisfaire l’équivalent de 18 % de la consommation d’électricité nationale, selon RTE. A cette heure là, d’après l’outil Eco2mix d’RTE, 12 323 MW d’éolien étaient mobilisés. Ce record a également été possible grâce à l’augmentation du parc installé (+11,2 % par rapport à 2017), et qui s’établit à 15 100 MW à la fin de décembre 2018. Au moment du record, le facteur de charge de la filière était donc de 82 %, alors qu’il était en moyenne de 21 % en 2018.

  • ENTREPRISE – Les éoliennes les plus hautes de France 19 mars 2019

    Le constructeur Senvion a fourni 6 éoliennes à BayWa r.e qui construira un parc de 18 MW dans le département de la Haute Vienne. Les éoliennes en question sont des 3.0M122, d’une puissance unitaire de 3 MW. Les mâts, composés de six sections auront une hauteur de totale de 139 m, et les pales feront 61 mètres de long. Ces éoliennes culmineront donc à 200 mètres en bout de pales, ce qui leur permettra de « capter un vent plus fort et plus régulier dans le but d’optimiser la production. Au total, la production électrique attendue pour ce parc est de plus de 50 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de 10 000 foyers », commente Can Nalbantoglu, Président de BayWa r.e France SAS.

  • ROYAUME-UNI – Un accord pour 30 GW d’offshore en 2030 13 mars 2019

    Alors que l’ensemble des capacités éoliennes offshore actuelles représentent un peu plus de 8 GW, le gouvernement britannique veut atteindre 30 GW d’éolien offshore en 2030, selon un accord sectoriel signé avec les industriels de la filière et rendu public le 7 mars. À cet horizon, l’éolien en mer produirait ainsi un tiers de l’électricité britannique. « Pour la première fois dans l’histoire du Royaume-Uni, plus d’électricité sera produite à partir d’énergies renouvelables que d’énergies fossiles », explique le département de l’énergie (BEIS), qui mise sur 70 % d’électricité bas carbone dans le mix en 2030. Le Royaume-Uni devra en tout cas doubler son rythme d’installation de nouvelles capacités (à 2 GW par an) s’il veut atteindre cet objectif. Dans cette optique, le gouvernement a prévu d’allouer 557 millions de livres (648 M€) sur dix ans aux prochains contrats pour différence (CfD). « En fonction des prix obtenus, ces appels d’offres attribueront 1 à 2 GW d’éolien offshore par an dans les années 2020 », affirme le BEIS.

  • OFFSHORE – Dernière autorisation préfectorale pour Yeu-Noirmoutier 13 mars 2019

    Le préfet de la Vendée a annoncé le 6 mars la signature de la dernière des dix autorisations nécessaires à la réalisation du projet de parc éolien (496 MW) au large des îles d’Yeu et de Noirmoutier, porté par la société des éoliennes en mer îles d’Yeu et de Noirmoutier (EMYN) qui associe Engie, EDPR, Sumitomo et la Caisse des Dépôts (CDC). Cette dernière autorisation offre à RTE, en charge de la construction de la liaison entre le parc et le réseau de transport « une dérogation pour arrachage, enlèvement et transport de spécimens d’une espèce végétale protégée et pour perturbation intentionnelle de spécimens d’espèces animales protégées ». Quelques jours plus tard, le collectif d’opposants Touche pas à mon île (TPAMI) annonçait qu’une enquête avait été ouverte à l’automne 2018 par le parquet des Sables-d’Olonne suite à une plainte de leur part sur des soupçons de faits présumés de corruption. En cause, un partenariat financier entre la ville de Noirmoutier-en-l’Île et EMYN pour le financement d’un festival de musique de la ville.

  • NOMINATION – Gunnar Groebler, nouveau président de WindEurope 13 mars 2019

    Gunnar Groebler, vice-président du secteur éolien chez Vattenfall, est le nouveau président de WindEurope pour les 18 mois à venir. L’association européenne de l’éolien a annoncé cette nomination le 6 mars. Il remplace Ivor Catto, directeur général de RES.

  • OFFSHORE – Un premier PPA au Royaume-Uni 5 mars 2019

    Northumbrian Water, groupe britannique, et Orsted, énergéticien danois, ont annoncé le 28 février le premier accord d’achat à long terme d’électricité (PPA) du Royaume-Uni signé entre entreprises pour de l’électricité issue d’installations éoliennes en mer. Northumbrian Water s’approvisionne en effet, depuis le 1er mars, à hauteur de 30 % de ses besoins auprès du parc éolien Race Bank exploité par Orsted. « Ce PPA n’est pas seulement une première en son genre au Royaume-Uni, il est, et c’est le plus important, en droite ligne avec nos objectifs de développement durable et avec notre ambition de construire une stratégie de gestion de l’énergie véritablement cohérente », explique Graham Southall, directeur commercial de Northumbrian Water, cité dans un communiqué. Cet accord fait suite à un contrat d’approvisionnement en électricité renouvelable conclu entre les deux sociétés en avril 2018. Il est d’une durée de 10  ans pour un volume total de 1 TWh, ce qui correspond à la mobilisation de 23 MW de capacité du parc sur les 573 MW qu’il compte au total.

  • OFFSHORE – Les arrêtés préfectoraux pour le parc de Dieppe sont signés 5 mars 2019

    Les préfectures de Seine-Maritime et de la Somme ont annoncé le 26 février dans un communiqué commun la signature des arrêtés pour la réalisation du parc éolien au large de Dieppe et du Tréport et son raccordement par RTE. La mise en service de ce parc de 62 éoliennes, d’une puissance totale de 496 MW, développé par le consortium associant Engie, le portugais EDPR, le japonais Sumitomo Corporation et la Banque des Territoires, est prévue pour 2023. Les différents arrêtés approuvent « la convention de concession d’utilisation du domaine public maritime » entre l’État et EMDT, et autorisent « au titre de la loi sur l’eau, l’aménagement et l’exploitation du parc éolien ». Avec ces arrêtés, le consortium va pouvoir préparer la construction du parc (fondations, sous-station électrique, câbles inter-éoliennes, etc.) et la conduite des appels d’offres de sous-traitance pour la fabrication et l’installation de ces composants.

  • OFFSHORE – E.ON entre dans la course pour Dunkerque 5 mars 2019

    Engie et EDPR ont annoncé le 27 février l’entrée de l’allemand E.ON dans leur consortium qui va candidater au projet de parc éolien en mer de Dunkerque. « Avec l’arrivée d’E.ON dans le groupement, Dunkerque Eoliennes en Mer réunit maintenant 3 champions européens des énergies renouvelables et enrichit l’excellence industrielle de son offre », se félicite les 2 partenaires dans un communiqué. « E.ON est heureux d’apporter au groupement Dunkerque Eoliennes en Mer son expérience de près de 20 ans dans l’éolien en mer et 4 pays européens. Notre expérience internationale dans ce domaine est un atout pour ce projet majeur », explique de son côté Sven Utermöhlen, directeur des opérations d’E.ON Climate and Renewables. Comme neuf autres porteurs de projets, Dunkerque Éoliennes en Mer a été qualifié par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans le cadre du dialogue concurrentiel. Ils ont jusqu’au 15 mars pour déposer leurs offres définitives pour ce projet de parc éolien en mer dont la puissance peut atteindre 600 MW.

FéVRIER 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE FéVRIER

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  • OFFSHORE – Siemens Gamesa lance son complexe industriel au Havre 26 février 2019

    Siemens Gamesa a annoncé le 25 février avoir déposé un permis de construire pour un complexe industriel dédié à l’énergie éolienne offshore au Havre. Le fabricant germano-espagnol d’éoliennes estime que cela créera « 750 emplois directs et indirects. » Le permis a été déposé le 15 février, « c’est une étape importante », même si « ce n’est pas la fin du chemin », a expliqué Filippo Cimitan, directeur général de Siemens Gamesa en France, cité par l’AFP, lors d’une conférence de presse au Havre. Le calendrier du projet est le suivant : la construction du complexe devrait débuter mi-2020 pour un démarrage de la production attendue en 2021. L’usine produira au départ les principaux composants du modèle SG 8.0-167 DD, c’est-à-dire les pales, les nacelles et les génératrices. Elle doit fournir les parcs éoliens en mer (en projet) au large de Dieppe-Le Tréport, Saint-Brieuc et Yeu-Noirmoutier, ainsi que les futurs projets éoliens en mer en France et en Europe, selon l’industriel. En revanche, l’État et les collectivités locales sont encore « en discussion » pour boucler le plan de financement des travaux nécessaires pour préparer le terrain de 36 hectares où serait construite cette usine, a précisé le maire (ex-LR) du Havre Luc Lemonnier. Il manque 23 millions d’euros sur les 140 millions que coûtera au total l’adaptation de la friche, selon les collectivités et le port. Pour autant, ces travaux préparatoires ont commencé, selon le Port du Havre.

  • ENTREPRISE – Une usine de pales au Mexique pour Nordex 26 février 2019

    Nordex a annoncé la construction d’une usine de fabrication de pales pour éoliennes au Mexique, à Matamoros, dans l’État de Tamaulipas. La capacité de production sera de 1 GW par an, précise le groupe allemand dans un communiqué du 12 février. Nordex, qui a des usines en Allemagne, en Espagne, au Brésil, aux États-Unis et en Inde, précise que ce nouveau site fabriquera également les équipements de ces nouvelles éoliennes AW et Delta4000 dont la fabrication démarrera cette année. Le groupe au plus de 5 000 employés, annonce qu’il a installé plus de 25 GW de capacité éolienne sur plus de 40 marchés et a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 3,1 milliards d’euros.

  • OFFSHORE FLOTTANT – Bruxelles valide le soutien aux 4 projets français 26 février 2019

    La Commission européenne a donné son feu vert lundi 25 février à une aide publique aux quatre parcs pilotes d’éoliennes flottantes en Méditerranée et Atlantique : Groix Belle Île (Atlantique), Golfe du Lion, Eolmed et Provence Grand Large (Méditerranée). « La Commission européenne a considéré que quatre projets français visant à promouvoir la production d’électricité à partir de sources d’énergie éolienne renouvelables étaient compatibles avec les règles de l’UE en matière d’aides d’État. Ces mesures apporteront une contribution supplémentaire à la réalisation des objectifs énergétiques et climatiques de l’UE sans fausser indûment la concurrence sur le marché unique », explique la Commission dans un communiqué. Chacune des quatre fermes pilotes d’éoliennes utilisera une combinaison particulière de turbine, de flotteur et de câbles. « L’objectif de l’aide publique est de tester ces différentes solutions technologiques, l’objectif à long terme étant de tester cette technologie avant de la déployer à plus grande échelle », précise encore la Commission. Le soutien prend la forme d’une aide à l’investissement – partiellement versée sous forme d’avances remboursables – et d’une aide au fonctionnement.

  • ALLEMAGNE – Vers un trou d’air pour les projets à terre ? 19 février 2019

    Seulement 67 projets totalisant 476 MW (sur un volume cible de 700 MW) de capacités éoliennes terrestres ont été attribués lors du dernier appel d’offres allemand, a indiqué dans un communiqué du 15 février l’agence fédérale allemande des réseaux (Bundesnetzagentur). « Il s’agit du 3e appel d’offres de suite sous-souscrit. Il est clair que le processus d’obtention des permis n’est plus adapté. Cela prend de plus en plus de temps pour obtenir un permis », s’alarme Giles Dickson, le PDG de WindEurope dans un communiqué du même jour. Le processus d’obtention des permis en Allemagne requis pour les nouveaux parcs éoliens à terre « peut maintenant prendre plus de 2 ans contre 10 mois il y a seulement 2 ans », précise WindEurope. De plus, une fois les permis obtenus, ceux-ci sont de plus en plus contestés devant les tribunaux, avance encore WindEurope qui estime à « au moins 750 MW » les projets bloqués dans des procédures judiciaires

  • OFFSHORE – Total, Orsted et Elicio réunis pour Dunkerque 19 février 2019

    Total a annoncé le 18 février son alliance avec le danois Orsted et le producteur d’énergie renouvelable belge Elicio pour soumettre une offre commune pour un projet de parc éolien offshore (jusqu’à 600 MW) au large de Dunkerque (Nord). L’appel d’offres se clôt le 15 mars et le lauréat doit être désigné courant 2019. Le nouveau consortium rejoint la liste des autres présélectionnés dans laquelle figurent notamment les consortiums Shell-Quadran Energies marines-Deme, Vattenfall-WPD Offshore-Caisse des Dépôts, Engie-EDPR ou EDF-Innogy-Enbridge. « La participation de Total à cet appel d’offres pour un projet éolien offshore s’inscrit dans notre stratégie de développement dans l’électricité bas carbone en Europe », explique Philippe Sauquet, directeur général de la branche Gas, Renewables & Power de Total, cité dans un communiqué. Jusqu’ici, les principaux investissements de Total dans les renouvelables ont essentiellement ciblé la production solaire, avec l’acquisition de l’américain SunPower pour 1,3 milliard de dollars (1,15 milliard d’euros) et la prise d’une participation de 23 % dans Total Eren.

  • OFFSHORE – Le projet de Saint-Nazaire devrait repartir en cour d’appel 19 février 2019

    Lors de l’audience du 13 février au Conseil d’État au sujet du parc éolien offshore de Saint-Nazaire, la rapporteure s’est prononcée en faveur des deux associations de protection de l’environnement, estimant qu’elles avaient un intérêt à agir et étaient légitimes à le faire, ce qui devrait avoir pour conséquence un renvoi devant la Cour administrative d’appel de Nantes. « Lors de l’audience au Conseil d’Etat, la rapporteure s’est prononcé pour un renvoi en cour d’appel sur une question de forme et non sur le projet en lui-même. Le jugement interviendra dans quelques semaines, nous espérons qu’il soit favorable au parc éolien en mer de Saint-Nazaire », a réagi dans la foulée et via Twitter Anne-Claire Boux, chef de projet éolien en mer chez EDF Renouvelables. Le suivi de l’avis de la rapporteure devrait entraîner de nouveaux délais pour ce projet de 480 MW attribué en 2012 et mené par EDF Renouvelables en association avec le groupe canadien Enbridge. General Electric (GE) fournira les éoliennes.

  • OFFSHORE – Royaume-Uni et Allemagne font la course en tête 12 février 2019

    L’Europe n’a pas attendu la France pour prendre son envol dans l’éolien offshore. Ainsi, à la fin de 2018, la puissance des éoliennes en mer en service en Europe atteint 18,5 GW pour 105 parcs répartis dans 11 pays, selon les chiffres de WindEurope sur les capacités éoliennes offshore mises en service en 2018. Cela représente 10 % de la capacité éolienne installée en Europe (le reste étant sur terre). Avec 2 649 MW raccordés au réseau durant l’année, soit 18 % de hausse par rapport à 2017, 2018 se classe en 3e position au niveau des raccordements, après 2017 et 2015, précise l’association. Au total, quinze parcs éoliens offshore ont été mis en service sur la période. Loin devant, le Royaume-Uni (8,2 GW de puissance éolienne offshore installée) et l’Allemagne (6,4 GW)  représentent 85 % des nouvelles installations. Avec 62 % des 409 éoliennes connectées en 2018, Siemens Gamesa reste le premier fournisseur de turbines en 2018 devant MHI Vestas (33 %) et GE renewable energy (5 %). En 2018, douze projets ont bouclé leur financement et représentent une capacité totale de 4,2 GW ainsi que plus de 10 milliards d’euros d’investissement. Un montant supérieur de 37 % à celui enregistré en 2017 mais une capacité en hausse de 91 %, ce qui montre que les coûts sont en baisse.

  • FLOTTANT – Avis positif pour EolMed 12 février 2019

    « L’étude d’impact est complète et d’excellente facture », a estimé L’Autorité environnementale dans son avis publié le 6 février sur le projet de parc pilote éolien flottant EolMed, dans la zone de Gruissan – Port-la-Nouvelle, dans l’Aude et en région Occitanie. L’instance ajoute cependant plusieurs recommandations au maître d’ouvrage, le consortium constitué de Quadran énergies marines, Ideol, Bouygues et Senvion, notamment sur la biodiversité. Pour rappel, ce projet de 200 millions d’euros prévoit l’implantation à 18 km des côtes de quatre éoliennes de 6,2 MW chacune. L’Autorité demande également à l’État de « fournir des bases solides aux études d’impacts des parcs éoliens opérationnels et de le placer sous sa responsabilité et celle d’un conseil scientifique indépendant ».

  • AMÉRIQUES – Capacités installées en nette hausse en 2018 12 février 2019

    + 12 %. Telle est l’augmentation des capacités éoliennes installées sur le continent américain en 2018 par rapport à 2017, selon les chiffres publiés le 5 février par le Conseil mondial de l’éolien (GWEC). Un total de 11,9 GW a été mis en service l’an dernier outre-Atlantique. Le continent américain est dominé par les États-Unis, le Brésil et le Mexique. Dans son ensemble, il a représenté 25 % des nouvelles capacités mises en service dans le monde en 2018 et affiche désormais une puissance installée de 135 GW. À noter, la hausse a été plus importante en Amérique latine (+ 18,7 %) qu’en Amérique du Nord (+ 10,8 %). Les États-Unis à eux seuls ont connecté au réseau un peu plus de 7,5 GW l’année dernière tandis que le Brésil atteint 2 GW et le Mexique 1 GW.

  • FRANCE – L’armée libère 9 000 km2 pour l’éolien 5 février 2019

    « Le ministère des armées vient de conduire un nouvel examen du périmètre de ses zones. Ajustée au strict besoin opérationnel, cette réévaluation a permis une libération supplémentaire de plus de 9 000 km² de territoires à fort potentiel éolien (soit 13 % des zones), jusqu’ici contraints pour le développement de parcs éoliens, sans préjudice des contraintes d’autres natures », a annoncé Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué du 30 janvier. En 2014, l’armée avait libéré 14 % de certaines zones d’entrainement au vol en basse altitude, rappelle le communiqué. Les zones ainsi libérées sont disponibles sur le site du ministère des Armées. Un groupe de travail associant les porteurs de projets éoliens, les usagers aéronautiques et les régulateurs du ministère de la transition écologique et solidaire et du ministère des armées poursuit ses travaux pour aller plus loin sur la question des dispositifs lumineux nocturnes des éoliennes. Ce, même si de nouvelles règles de balisage entreront en vigueur à compter du 1er février 2019 dans le but d’atténuer la gêne visuelle des éoliennes pour les populations. « Le ministère des armées continue ainsi à accompagner la promotion du développement des énergies renouvelables dans le respect des activités opérationnelles découlant de ses missions permanentes ainsi que des besoins d’entraînement au vol basse altitude », assure le communiqué.

  • GROUPE DE TRAVAIL – Premier bilan, un an après les conclusions 5 février 2019

    Emmanuelle Wargon, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a réuni l’ensemble des acteurs concernés pour établir le bilan de la mise en œuvre des dix propositions dévoilées il y a un an par le groupe de travail éolien et destinées à accélérer la concrétisation des projets et améliorer leur acceptabilité au niveau local. « L’ensemble des mesures est aujourd’hui concrétisé ou en passe de l’être, à l’image de la suppression d’un degré de juridiction introduite par le décret du 29 novembre 2018, permettant de réduire les délais de traitement du contentieux éolien terrestre », avance le gouvernement dans un communiqué du 30 janvier. Outre l’annonce de la libération de 9 000 km2 et des nouvelles règles de balisage, la ministre insiste sur la révision de la répartition de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseau (IFER), « actée dans la loi de finance 2019, qui garantit désormais 20 % de retombées fiscales pour la commune d’implantation d’un parc éolien », et l’instruction gouvernementale du 11 juillet 1018 venant clarifier les règles d’évaluation des projets de renouvellement des parcs en fin de vie (repowering) « dont les premières retombées permettent dans certains cas de réduire le nombre de machines tout en augmentant les capacités de production. »

  • INDE – Un PPA de 25 ans et 300 MW pour EDF Renouvelables 5 février 2019

    EDF Renouvelables et son partenaire indien, le groupe SITAC, ont annoncé le 4 février avoir signé un contrat de vente d’électricité (PPA) de long terme, portant sur la production d’un parc éolien de 300 MW, projet remporté en septembre 2018. « L’énergie produite par le futur parc éolien sera vendue à SECI, institution du ministère indien des énergies nouvelles et renouvelables dédiée au développement des énergies renouvelables, dans le cadre d’un PPA d’une durée de 25 ans », expliquent les deux partenaires dans un communiqué commun. La construction du parc éolien démarrera en 2019. « Le développement, la construction, le financement et la gestion d’actif de ce projet éolien de 300 MW sont assurés par SITAC Management & Development, coentreprise entre EDF Renouvelables et le SITAC dédiée à l’éolien en Inde », est-il précisé.

JANVIER 2019

L’ESSENTIEL DE L’ÉOLIEN DU MOIS DE JANVIER

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  • GUADELOUPE – Inauguration d’un parc de 16 MW (avec stockage) à Sainte-Rose 29 janvier 2019

    D’une puissance de 16 MW, le plus grand parc éolien des Antilles françaises a été inauguré le 26 janvier à Saint-Rose, ont annoncé les partenaires dans un communiqué. « Le parc est équipé d’un dispositif anti-cyclonique qui assure la continuité du système d’orientation des éoliennes, même en cas de déconnexion au réseau, ce qui est fréquent lors des cyclones », est-il précisé. Il dispose également d’un système de stockage d’énergie important composé de batteries lithium-ion afin de continuer à garantir la stabilité du réseau électrique sans contrainte liée à la variabilité du vent. Les 8 machines installées doivent « doubler la part de la production éolienne dans le mix énergétique » de la Guadeloupe pour la porter à 6 %, soit le quart des énergies renouvelables produites localement. Ce projet a coûté près de 50 millions d’euros. Il est géré par la société Sainte-Rose Énergies dont les actionnaires sont Valorem (65 %), la Caisse des Dépôts (30 %) et la SEML Guadeloupe EnR (5 %). Les éoliennes de Sainte-Rose sont le 12e parc éolien guadeloupéen, mais le premier implanté depuis une dizaine d’années. « Les objectifs sont élevés : 50 % d’énergies renouvelables d’ici 10 ans, et l’autonomie énergétique totale pour 2030 !, rappelle Jean-Yves Grandidier, président de Valorem. Pour relever ce défi, il nous paraît évident qu’il faut associer tous les citoyens à notre démarche. C’est pourquoi nous allons mettre en place une campagne de financement participatif, qui permettra aux guadeloupéens de bénéficier directement de la richesse générée par ce parc : des énergies renouvelables produites avec et pour les habitants ! »

  • OFFSHORE – Avis favorable pour le projet du Tréport 29 janvier 2019

    La commission d’enquête publique a rendu « à l’unanimité un avis favorable assorti de deux réserves » sur le projet de parc éolien offshore posé au large du Tréport, en Seine-Maritime. Cette décision, en date du 23 janvier, a été publiée le 25 sur le site de la préfecture. On peut y lire que le projet a évolué « dans le sens d’un moindre impact environnemental » et qu’il présente « un dispositif d’accompagnement environnemental conséquent », ainsi « qu’une dynamique d’emplois sur son territoire d’implantation ». Néanmoins, la commission d’enquête publique souhaite voir désigner collégialement « un médiateur pour accompagner la mise en œuvre d’un schéma de compensation pour les pêcheurs de Normandie et des Hauts-de-France » et que soient repris dans le futur arrêté d’autorisation, les engagements du maître d’ouvrage, notamment « la création d’un groupement d’intérêt scientifique éolien en mer » et « la mise en place d’un fonds d’accompagnement à la pêche professionnelle ». Pour rappel, la mise en exploitation de ce parc offshore de 496 MW est prévue pour 2021, selon Éoliennes en mer Dieppe Le Tréport (EMDT), filiale du groupe d’énergie Engie, retenue pour mener à bien ce projet.

  • FRANCE – Deux décrets attaqués 29 janvier 2019

    Plusieurs associations revendiquant « la protection de la nature et de l’environnement » ont déposé des recours devant le Conseil d’Etat le 28 janvier pour demander l’annulation de deux décrets simplifiant les règles d’autorisation de nouveaux parcs éoliens, a rapporté l’AFP le 28 janvier. Le premier décret attaqué, daté du 29 novembre 2018 et publié au Journal officiel le 1er décembre, vise notamment « à simplifier le droit et le contentieux applicables aux éoliennes terrestres ». Le second décret, pris le 24 décembre 2018 et publié le 26, a pour objet principalement d’« expérimenter pendant une durée de trois ans la mise en place d’une participation du public par voie électronique en remplacement de l’enquête publique ».

  • OFFSHORE – Dunkerque : un premier parc sans subventions ? 22 janvier 2019

    « Le parc éolien en mer de Dunkerque sera peut-être le premier sans subventions en France », a annoncé le ministre de la Transition énergétique et solidaire. François de Rugy intervenait à la vingtième édition des Assises de la transition énergétique qui se déroulent du 22 au 24 janvier à Dunkerque. Plusieurs des neuf consortiums pré-sélectionnés à l’issue du dialogue concurrentiel ont effet laissé entendre qu’ils remettraient le 15 mars prochain une offre « à zéro euro », c’est à dire sans autre rémunération que la seule vente à prix de marché. « Avec les prix proposés à Dunkerque, les appels d’offres 1 et 2 seront de lointains souvenirs », a indiqué Stéphane Cicollela, directeur de la transition énergétique chez Shell (consortium Moulins de Flandre). L’allocation du projet devrait intervenir à l’été 2019. La filière joue gros sur cette compétition car il s’agit de convaincre le gouvernement de la compétitivité de l’éolien en mer. Le projet de PPE révélé en novembre, et dont la parution officielle est prévue « dans les jours qui viennent » selon François de Rugy, a beaucoup déçu les acteurs de l’éolien en mer avec seulement 2,4 GW de capacité éolienne en mer en 2023 et entre 4,7 et 5,2 GW dans dix ans. C’est trois fois moins que ce qu’espéraient les professionnels. « L’appel d’offres à Dunkerque va changer la façon d’appréhender l’éolien en mer en France », espère Vincent Balès, directeur général de WPD Offshore, qui rappelle également que le facteur de charge de l’éolien en mer est bien supérieur à celui de l’éolien terrestre et du solaire. « Pour remplacer 10 tranches de nucléaire en France, il faudrait 16 GW d’éolien en mer ou 32 GW d’éolien terrestre ou 64 GW de PV », rappelle Vincent Balès.

  • OFFSHORE – Siemens Gamesa présente son éolienne de 10 MW 22 janvier 2019

    Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE) a présenté le 16 janvier la SG 10.0-193 DD, soit sa première éolienne offshore de 10 MW. Cette machine « combine l’expérience et les connaissances de cinq générations de technologies éprouvées d’entraînement direct dans une turbine de 10 MW », explique Markus Tacke, pdg de SGRE, dans un communiqué. Disposant d’un rotor de 193 mètres de diamètre, cette nouvelle machine offre une capacité annuelle de production jusqu’à 30 % supérieure à celle du modèle 8 MW, insiste le constructeur. Ses lames de 94 mètres de long offrent une surface balayée de 29 300 m². Les nacelles de cette nouvelle éolienne seront initialement fabriquées dans l’usine SGRE de Cuxhaven en Allemagne. Un prototype devrait être installé en 2019 et le déploiement commercial est prévu pour 2022.

  • RACCORDEMENTS – Objectifs atteints en 2018, attention à la suite ! 22 janvier 2019

    « Avec 15 312,5 MW raccordés à la fin de l’année 2018, la filière a atteint, et même dépassé, les objectifs qui étaient assignés à l’éolien terrestre (15 000 MW) », se réjouit France énergie éolienne dans un communiqué du 22 janvier, se basant sur les chiffres de son Observatoire de l’éolien. Pour la suite, et notamment la feuille de route énergétique (PPE) pour 2023-2028, le syndicat professionnel « réaffirme la capacité de la filière à atteindre des objectifs ambitieux. »Mais, attention, « depuis plus d’un an (décisions du Conseil d’État de décembre 2017) à un blocage administratif lié à l’absence d’autorité environnementale, rappelle FEE. Après de multiples alertes auprès du gouvernement, la filière est toujours sans solution à ce jour. Plusieurs centaines de projets sont à l’arrêt ou dans l’insécurité juridique et cette situation aura immanquablement des conséquences sur les volumes installés à horizon 2020-2021. » Et Olivier Perot d’ajouter : « Alors que le projet de PPE devrait être soumis à contribution dans les semaines à venir, le gouvernement doit trouver très rapidement une issue à cette situation, car la filière éolienne veut pouvoir tenir ses nouveaux objectifs pour 2023 et 2028, mais pour y parvenir elle a besoin d’un cadre règlementaire qui fonctionne. »

  • ARABIE SAOUDITE – EDF Renouvelables et Masdar vont construire un parc de 400 MW 15 janvier 2019

    EDF Renouvelables et Masdar, réunis en consortium, ont annoncé le 11 janvier avoir remporté l’appel d’offres concernant la construction du parc éolien de Dumat Al Jandal (400 MW), en Arabie saoudite. Le parc, qui sera implanté à 900 km au nord de Riyad, sera « sera le premier d’Arabie saoudite et le plus puissant du Moyen-Orient », expliquent les deux partenaires dans un communiqué. Le projet attribué par le Renewable Energy Project Development Office (REPDO) au ministère saoudien de l’Énergie, de l’Industrie et des Ressources minières, est détenu à 51 % par EDF Renouvelables et à 49 % par Masdar. Selon le ministère saoudien, l’investissement pour réaliser ce parc est de 500 millions de dollars. Un contrat de vente d’électricité d’une durée de 20 ans a été conclu avec la Saudi Power Procurement Company, filiale de Saudi Electricity Company (SEC), la compagnie saoudienne de production et de distribution d’électricité. Il s’agit du plus gros projet éolien en développement pour le groupe français, et le tout premier appel d’offres qu’il remporte en termes d’énergies renouvelables (solaire et éolien) dans le pays du Golfe.

  • ÉTATS-UNIS – Mise en service du parc de Copenhagen 15 janvier 2019

    EDF Renouvelables en Amérique du Nord a annoncé dans un communiqué du 15 janvier la mise en service du projet éolien de Copenhagen (80 MW) dans les comtés de Lewis et Jefferson au nord de l’Etat de New York. Ce parc de 40 éoliennes fabriquées par Vestas Wind Systems, bénéficie d’un contrat de vente d’électricité d’une durée de quinze ans avec la Narragansett Electric Company, filiale de National Grid. « En vue d’optimiser les performances opérationnelles de ce parc, EDF Renouvelables fournira d