L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DE L’ÉOLIEN

OFFSHORE
La Belgique dresse le bilan environnemental de 10 années de surveillance


Le 15 juin, à l’occasion du Global Wind Day, l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique a publié un article pour présenter les résultats du programme WinMon.BE, en coopération avec différents institut belges dont l’INBO et l’ILVO. Il s’agit d’un programme de recherche débuté en 2009 et portant sur l’évaluation des impacts environnementaux des projets en mer. D’après l’article, les fondations ont un « effet récif », avec une densité et une diversité plus élevées à proximité des éoliennes. A la surface, les résultats sont très différents suivants les espèces, par exemple pour les oiseaux, les fous de Bassan et les pingouins torda évitent ces zones, tandis que les goélands y sont attirés. L’impact sonore lors de la construction des parcs est réel et peut conduire à des migrations d’espèces de cétacés, notamment les marsouins, mais ce n’est plus le cas en phase d’exploitation. A l’inverse, certaines espèces rarement présentes en Mer du nord semblent attirées, comme certains poissons vivant près des bases des fondations, des invertébrés ainsi que de petites chauves-souris lors de leur migration. La pêche, quant à elle, semble, contrairement aux idées reçues, ne pas être affectée par la présence des parcs belges. Son exclusion des parcs éoliens entraîne un effet de refuge pour certaines espèces, qui, couplé à l’activité des pêcheurs à leurs abords, entraîne des taux de capture de la sole et de la plie égaux voire plus élevés comparés à ce qu’ils étaient dans les zones plus larges. L’atténuation des impacts n’est pourtant pas mise de côté, et des techniques sont présentées dans les rapports, telles que les rideaux de bulles pour réduire l’impact acoustique lors de la construction ou la baisse d’activité des turbines lors des périodes de migration des oiseaux.

Abonnez-vous pour recevoir chaque exemplaire du journal
dès sa parution et bénéficiez d’un tarif préférentiel !