L’ACTU

L’ACTU HEBDOMADAIRE DE L’ÉOLIEN

RECYCLAGE
Les recommandations du CGEDD


Le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) s’est penché sur la question de l’« économie circulaire dans la filière éolienne terrestre en France. » Son rapportvient d’être dévoilé. Y figurent 7 recommandations dont les suivantes : « Engager une concertation avec les exploitants en vue de modifier les exigences de remise en état en imposant l’excavation complète des massifs d’ancrage (éoliennes nouvelles et actuelles) », « Ajouter à la part fixe actuelle de la garantie financière de 50 000 €/éolienne une part variable proportionnelle notamment à la masse de l’éolienne (éoliennes nouvelles et actuelles, fixation par arrêté) », « Faire tenir par exemple par le CGEDD un tableau de bord de la fin de vie des parcs, retraçant en particulier les flux de matières à partir des informations détenues par les préfets », « Réaliser une cartographie (SIG) des parcs et des zonages applicables pouvant empêcher ou limiter le "repowering" dans ces parcs (servitudes aéronautiques, liées à la défense, électroniques et autres, zones Natura 2000, etc…). » France Énergie Éolienne s'est déjà prononcée en faveur des deux premières recommandations par la voix de son président lors du colloque national éolien les 16 et 17 octobre derniers. Les flux susceptibles de contribuer à une économie circulaire dans la filière éolienne « ne deviennent significatifs qu’à partir de 2025», explique le service du ministère de la Transition écologique et solidaire. Parmi les défis à résoudre, le traitement des matériaux composites (résines organiques et fibres de renforcement) constitutifs des pales d’éoliennes pose un défi particulier : « aucune des solutions actuellement mises en œuvre n’offrent de garantie satisfaisante à la fois sur les plans technique, écologique et économique », prévient le CGEDD. La voie la plus prometteuse à terme consisterait à « remplacer dans la fabrication des pales d’éoliennes les résines thermodurcissables actuelles par une résine thermoplastique, plus facilement recyclable ; en particulier, la société française Arkema promeut une telle résine. » Reste à obtenir la certification nécessaire pour ce matériau, et « à démontrer la possibilité de fabriquer des éoliennes fiables en validant un prototype. »

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